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2010
Mois de
fevrier
Les
Echos du 08 fevrier
POSTES
MALIENNES
Le président de la Mutuelle de l'ONP "wanted"
Réuni en assemblée générale jeudi dans la cour de
l’Office national des postes (ONP), le Syndicat national des postes (Synaposte)
a exigé le renouvellement du bureau de la Mutuelle, dirigé par
Toumani Camara au motif qu’il n’y a plus de transparence dans la
gestion des affaires.
Prise de contact avec le personnel et la Mutuelle de la poste étaient
les points inscrits à l’ordre du jour de la première AG de
la Synaposte, tenue le 6 février 2010 dans les locaux de l'ONP. Créée
depuis plusieurs années, la Mutuelle est une association des travailleurs
pour le fonctionnement de laquelle, il est prélevé chaque mois
sur chaque agent 3000 F CFA. L’argent collecté doit servir de prêts
mutuelle ou de prêts malades.
Pourtant, aux dires de la Synaposte, la Mutuelle est aujourd’hui plus que
jamais bloquée d’où cette interrogation des travailleurs
: pouvons-nous continuer à alimenter avec nos salaires une mutuelle bloquée
? Le fond du problème est qu’il n’y a plus aucune transparence
dans la gestion de la Mutuelle.
Selon des responsables du syndicat, "depuis 10 ans des travailleurs ont
versé des cotisations à hauteur de 650 000 F CFA dans l’espoir
d’acquérir des parcelles qui leur avaient été proposées à Diatoula,
Missabougou et Doumanzana par la Mutuelle et assorti du paiement de 180 000 F
CFA pour l’obtention du titre".
Mais là où le bât blesse c’est qu’aucun des postiers
n’a jusqu’à présent vu sa parcelle. Le syndicat avance
que les avancements sont bloqués depuis 2008 de même que le paiement
des arriérés et des indemnités. Face à la situation
qui prévaut, des postiers menacent de commanditer un audit pour la Mutuelle,
le changement du bureau dirigé par Toumani Camara.
Celui-ci, aux dires du syndicat, en plus de la mauvaise gestion de la mutuelle,
cumule des fonctions d’autant plus qu’il est à la fois directeur
des ressources humaines et président de la mutuelle. Or, soutient le syndicat,
les textes parlent d'incompatibilités à ces niveaux de responsabilité.
Mohamed Daou
Acceuil
MOUVEMENT
DES FEMMES ADEMA
Mme Konté Fatoumata Doumbia présidente
La bataille pour la présidence du Mouvement des femmes Adéma n’a
finalement pas eu lieu. La candidate du parti, Mme Konté Fatoumata Doumbia,
a été portée à la tête du Mouvement à l'issue
du 2e congrès ordinaire, tenu les 6 et 7 janvier.
Le 2e congrès ordinaire du Mouvement des femmes de l’Adéma/PASJ
a élu à sa tête le maire de la Commune I, Mme Konté Fatoumata
Doumbia. Elle préside un bureau de consensus de 73 membres pour un mandat
de 5 ans.
La bataille tant annoncée et qui a fait le chou gras de la presse n’a
pas eu lieu. Le congrès s’est déroulé dans la ferveur
et le consensus prônés par le président du parti, Dioncouda
Traoré dans son allocution d’ouverture des travaux.
Dioncounda Traoré a rappelé que ce congrès révèle
une importance particulière, eu égard aux futurs défis et
aux enjeux vitaux qui se profilent à l’horizon. "Nous avons
besoin de troupe saine, d’une armée moralement et politiquement
en ordre de bataille. Nous avons besoin de troupe saine et solidaire et chacun
sait l’importance et l’apport des femmes pour relever ces défis".
Le 3e et dernier défis de ce congrès, selon Dioncouda, est de redynamiser
le Mouvement des femmes Adéma en hibernation depuis de longues années.
Le président du parti de l'Abeille n’a pas omis le rôle historique
joué par les femmes dans la grève des cheminots de 1946, dans le
processus de l’avènement du Mali à l’indépendance
et dans les événements de mars 1991.
Le profil dressé de la présidente du Mouvement des femmes Adéma
par le président du parti à l'ouverture des travaux est "l'engagement
militant, la compétence, l'intégrité, la détermination,
la capacité à mobiliser et à rassembler". Il a dit
préférer la solution consensuelle au vote mécanique.
Le président du PASJ a rappelé les soubresauts que le parti a connus
avec des séparations douloureuses et les divisions qui lui ont fait perdre
la présidentielle de 2002 et mettant un coup d’arrêt au projet
de société engagé et mis en œuvre par le 1er président
du parti et du Mali démocratique, Alpha Oumar Konaré.
L’évocation de ce nom a valu une ovation dans la salle. "Le
moment est particulier parce que nous avons tiré les leçons de
nos échecs, nous avons vu les conséquences de la division… Si
nous devons renouer avec la victoire, nous devons revenir à nos valeurs
fondatrices. Nous avons compris qu’il faut retourner aux valeurs fondatrices
du parti, travailler à l’unité, à la cohésion,
au travail et la discipline", a dit M. Traoré.
Ce discours de l’hymne du renouveau, de la concorde, de l’entente,
prêché par Dioncouda a été cerné par les congressistes
venues des 8 régions du Mali et des 6 communes de Bamako, qui se sont
entendues sur l’essentiel pour sauver les meubles. Les représentantes
des mouvements des femmes des partis amis ont pris part à la cérémonie
d’ouverture.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
IL
FAUT LE DIRE
Au pays des mirages
" Il court, agile, prompt et léger…". Les encenseurs du
Programme de développement économique et social (PDES), qui voient
rose partout, pouvaient parodier l’auteur et chanter de cette façon-là l’hymne à la
gloire d’un projet dont les résultats, ne cessent-ils de dire, sont
palpables. Avec la sérénade en court, je me suis dit que c'est
peut-être moi qui ai la berlue, mais qu’en réalité le
projet, il "galope". Seule la direction n'est pas la même pour
tous.
Car pour les louangeurs, il n’y a que la majorité restée à quai,
qui conteste l’œuvre constructive. Les Maliens sont difficiles, se
disent-ils. Certains sont enclins à faire tempête dans un verre
d’eau parce que pendant deux jours, ils n’ont pas eu droit à l’eau
du robinet sans avertissement ou excuse de la société de distribution.
Quand l’eau potable arrive à Fana, on vante le PDES ; il n’en
est pour rien dans la pénurie dans des quartiers de Bamako qui ont paradoxalement
les pieds dans l’eau.
Pour les louangeurs du PDES, les Maliens râlent parce que des bébés étaient
entassés comme dans une boîte de sardines à la pédiatrie
et souvent couchés à même le sol au moment où des
sportifs, avec dans leur cagnotte 3 milliards de F CFA, optaient plus pour la
bamboula que de mouiller le maillot sur le dos du contribuable. Quand le Stade
malien a remporté la Coupe de la Caf, ils ont vu derrière ce succès
la main du PDES, mais que l’équipe nationale sorte par la petite
porte, personne n’a rien vu ni entendu.
Des Maliens prétextent aussi de la dégradation de l’enseignement
public pour justifier leur colère. Ha les "baniengo", ils sont
vraiment insatiables ! N’ont-ils donc pas fait un tour devant les établissements
privés où il n’y a ni revendication, ni grève, à plus
forte raison rétention des notes ? Qu’ils y inscrivent leurs enfants,
ils verront bien que le PDES "galope" !
Ils prétendent qu’ils ont faim. Le PDES a sorti de son chapeau l’"Initiative
riz", il fait pleuvoir en période d’hivernage ; il a fait de
la mécanisation de l’agriculture un de ses chevaux de bataille.
Les machines sont là, mais personne n’en veut. Solution de facilité :
ils tirent à boulets rouges sur les gouvernants parce qu’ils les
soupçonnent de manger à leur faim. Eskèye !
Les Maliens protestent contre l’insécurité généralisée,
ils en imputent la responsabilité aux autorités. Or, celles-ci
ont bel et bien montré la voie à suivre. Que ceux qui aspirent à la
quiétude-béatitude construisent une villa "bunker" dans
un quartier riche, sollicitent les services d’une société privée
de gardiennage pour être à l’abri de tout danger. Où est
le problème ?
Pour ce qui est de la circulation, l’acquisition d’une 4x4 climatisée
ne ferait de mal à personne et protègerait de surcroît de
ces fous en "Jakarta" qui sèment la désolation sur leur
passage. Les routes de l’intérieur sont sécurisées
pour tous sauf pour ceux qui refusent de voyager par avion. Alors que les recrutements
au sein des forces armées et de sécurité vont crescendo,
des détracteurs osent encore parler d’insécurité dans
notre Maliba.
Le PDES galope ? Et honni soit qui mal y pense !
A. M. T.
Acceuil
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