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2010

Mois de fevrier

Les Echos du 1er fevrier

 

IL FAUT LE DIRE
Une affaire de famille ?
Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous soutenions, il n’y a pas longtemps, que la différence est désormais nette entre citoyens de ce pays, stratifiés en gens de première et de seconde zone.
La sortie, la semaine dernière, du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile sur le grand banditisme corrobore la thèse de ceux qui estiment que nous sommes désormais entre "sans-culottes", "va-nu-pieds" et "âmes en or", car seuls le meurtre de l’épouse d’un porteur d’uniforme et l’enlèvement d’un dignitaire du Nord ont précisément amené les autorités à rompre le silence. Sinon elles pouvaient déjà taper du poing sur la table après les échanges de tir entre gangs à Médine et tous les meurtres rituels de l’année précédente par exemple. Au fait, combien d’anonymes a-t-on déjà enlevés au nord ? Des centaines non ?
Elles pouvaient déjà taper du poing sur la table parce que, depuis longtemps, le Bamakois, qui sort de chez lui le matin en excellente santé et confiant en l’avenir, n’est plus sûr d’y retourner sain et sauf. Heureux ceux qui sont handicapés à vie ! Le gros du contingent, lui, est envoyé ad patres. Très souvent à la fleur de l’âge. Du gâchis quoi dans un pays en construction !
Qu’il soit à pied, à moto ou en voiture, l’usager sait que sa vie n’est dorénavant liée qu’à un mince fil. L’insécurité est telle, que c’est partout un concert de hurlements lugubres de véhicules des sapeurs-pompiers. Certes, le manque de civisme explique dans une certaine mesure ce laisser-aller mortel, mais l’on oublie sciemment de souligner que c’est au laxisme d’agents - plus intéressés par le gain facile - qu’incombe la plus grande part de responsabilité de ce désordre macabre en circulation.
On sait qu’il faut être un candidat au suicide pour se hasarder à moto la nuit tombée dans certains quartiers périphériques. Maintenant, on vous braque à midi dans "Bama Niaré". L’arme ostensiblement brandie, des bandits vous soulagent de votre bien et tiennent en joue ceux qui peuvent intervenir ; les plus téméraires sont envoyés six pieds sous terre. Des Maliens ont déjà payé de leur vie leur "outrecuidance" à vouloir assister des personnes en danger. Personne n’avait encore levé le petit doigt, n’est-ce pas ?
On ne cesse de nous dire que les forces de sécurité sont dotées de moyens à la hauteur de leurs missions ; qu’elles quadrillent la ville. Et pourtant, très souvent lorsqu'elles sont sollicitées, elles vous envoient paître, au motif que le véhicule d’intervention est en panne ou manque de carburant.
On le voit, la mise au point du grand chef de la sécurité n'est qu'une sortie de circonstance, car, voyez-vous, entre gens de la "haute société", on est obligé de se soutenir, quitte à faire de drames familiaux des affaires nationales. Mais encore une fois, la cible est ratée. Le peuple majoritaire a définitivement fondé sa religion sur sa sécurité : elle s’en remet à Dieu et advienne que pourra !
A. M. T.

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INSECURITE GENERALISEE
Les Maliens laissés à eux-mêmes
L’insécurité qui sévit dans la capitale est loin d’être de la fatalité, mais la conséquence du laxisme de ceux-là qui doivent veiller sur la sécurité des populations. Mais hélas, les Maliens sont laissés à eux-mêmes !
En recevant les commandants de brigade de gendarmerie et des commissaires de Bamako et de Kati, le mardi 26 janvier 2010, le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama était dans tous ses états. Dans les extraits de son intervention diffusés le soir à la télévision nationale, témoin de l’événement, le ministre a passé ses nerfs sur les agents de sécurité.
Il a battu en brèche la sempiternelle question ayant trait au manque de véhicules et autres moyens logistiques évoqués par certains intervenants. Le général Gassama lui-même a posé la question à ses éléments ce qui leur manque pour faire correctement leur travail. Cette question ne sera jamais répondue quand on sait qu’au fond, le problème est connu des décideurs mais personne n’est courageux pour l’évoquer encore moins l’endiguer.
Le jour où le général Gassama tançait ses collaborateurs, des bandits ont attaqué à coup de fusil une boutique située à Niamakoro/Batiécorobougou dans la nuit de mardi à mercredi, aux environs de 4 h du matin. Les brigands à bord d’un véhicule BMW se sont enfuis avec des cartons de cigarettes et d’autres marchandises estimées à plus d’un million de F CFA.
Au lendemain de cette attaque armée, le mercredi soir, des policiers peinaient à déloger d’autres bandits cachés sous le pont situé près de l’Institut géographique national du Mali (IGM). Quelques jours auparavant, dans la nuit de vendredi 23 à samedi 24 janvier, une dame a été froidement abattue à Sirakoro Méguétan par des brigands. Ces derniers, qui avaient réussi à s’introduire dans la maison, ont volé trois Jakarta et ouvert le feu sur la pauvre dame sortie pour donner l’alerte.
Boîte de Pandore
La Brigade anti-criminalité (Bac), créée il y a quelques années, a pour mission prioritaire de lutter contre le grand banditisme dans la capitale. Mais cette unité d’élite s'est transformée en boîte de Pandore. Comme la graine pourrie altère les autres, des policiers de la Bac, à l’image d’autres agents rançonneurs, n’hésitent plus à prendre 1000 à 2000 F CFA à des citoyens qu’ils ramassent au cours de leurs patrouilles, pour défaut de carte d’identité.
Leur lieu de prédilection serait même l’ACI-2000 où ils soutirent de fortes sommes d’argent à des amoureux qui essaient de prendre de l’air en ces endroits les accusant de racolage. Leur témérité et cupidité les conduisaient un moment dans les abords des domiciles privés de Lafiabougou et Hamdallaye pour arrêter des individus qui prennent du thé devant leurs portes. Il a fallu un rappel à l’ordre d’un collectif de chefs de quartier pour mettre le holà.
La police et la gendarmerie, dont la mission essentielle est le maintien de la sécurité ont eu trois fois de moyens en ressources matérielles et humaines qu’elles n’avaient il y a 20 à 30 ans. De Diboli à Kayes et Taoudénit au grand nord, des commissariats de police et brigades territoriales ont été construits ou réhabilités et équipés à coup de dizaine de milliards de F CFA. Des centaines de milliers de jeunes recrues servent sous le drapeau.
A Bamako considéré ces derniers temps comme un nid criminogène, le nombre de commissariats de police a été multiplié par quatre. Certaines communes comptent à elles seules trois commissariats ou postes de police. La coopération bilatérale dont provient la plupart des équipements ne cesse de faire des dons de véhicules et d’autres objets de sécurité.
Le citoyen lambda voit souvent ces moyens colossaux surtout le matériel roulant utilisés à d’autres fins : les courses personnelles des responsables ou membres de leur famille. La discipline qui caractérise tout corps militarisé n’est plus de mise. L’armée, la gendarmerie et la police tendent à se transformer en un gros gâteau familial que seuls les fils, neveux des membres de ces corps ont le droit de manger. Il y a une sorte de syndicat mû en association d’enfants de tel ou tel corps dont le quota est exigé dans les recrutements. Le népotisme aidant, il est difficile de sévir contre le fils ou parent d’un collègue en faute au risque d’avoir son tour chez le coiffeur.
Complicité
L’heure de patrouille les importe peu la Bac opère même à 21 h. Pourtant, l’expérience à travers les différents cas d’attaques à mains armées a prouvé que les grands bandits qui s’attaquent à des domiciles privés et magasins le font à des heures indues. Ces voleurs savent aujourd'hui qu’ils ne sont pas la cible des policiers qui ont d’autres chats à fouetter.
D’aucuns n’excluent plus la complicité entre des bandits et des porteurs d’uniformes. Certains policiers qui portent des sobriquets fantasmagoriques d’enquêteurs de la police judiciaire vantent leurs actions après avoir mis la main sur un bandit ou son gang. La vérité qui finit d’éclater au grand jour montre tout le contraire.
L’histoire récente a montré qu’un policier d’un service réputé d’enquête de policière de Bamako s’est fait prendre la main dans le sac dans une affaire d’escroquerie. L’agent en question, dont la réputation de dénicheur de voleurs était quotidiennement relayée par la presse spécialisée dans les faits divers a failli être radié récemment de l’effectif de la police nationale.
Selon des indiscrétions, il a eu la carrière sauve grâce à l’intervention d’ATT. Celui-ci, on ne sait pas trop pourquoi, s’est impliqué pour qu’il soit collé au policier indélicat la moindre sanction : la mutation dans une région. Voilà de manière non exhaustive comme est l’état sécuritaire de la République.
Abdrahamane Dicko

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BANDISTIME A BAMAKO
La quadrature du cercle

Ceux qui sont censés appliquer le droit une fois les bandits appréhendés ne font pas assez pour que les malfaiteurs restent longtemps en taule. Ils recouvrent leur liberté une fois qu’ils sont mis à la disposition de la police ou de la justice. D’où le risque de voir les citoyens se faire eux-mêmes justice.

Profitant de la rencontre avec les autorités de la sécurité, la semaine dernière, le ministre Sadio Gassama, a dit qu’il va demander à son collègue de la Justice de "maintenir plus longtemps les bandits, pourvu qu’ils soient arrêtés". Ces propos du chef de département de la Sécurité intérieure en dit long sur les agissements de la Justice qui met à nu les efforts consentis nuit et jour par ses hommes. De plus en plus à Bamako comme à l’intérieur du pays, beaucoup s’accordent à dire qu’il ne serait pas bien indiqué de livrer un voleur ou un assassin à la police, gendarmerie, justice "parce qu’une fois entre les mains de ces derniers, il a des chances de recouvrer la liberté sans jugement".
L'insécurité qui est à un stade avancé est le fait souvent de bandits mieux organisés et mieux équipés que des commissariats de police, postes et brigades de gendarmerie qu’on dit "dotés en hommes et matériels". La plupart des bandits sont armés jusqu’aux dents. Faisant le constat malheureux, le ministre Gassama s’est engagé à mettre à la disposition de ses hommes encore plus de moyens.
Ce qu’il faut dire, c’est que le plus difficile dans cette histoire d’insécurité reste la relâche des bandits au lendemain de leur arrestation. Dans le temps à Bamako, des bandits avaient été surpris par la population qui en avait appréhendés. Ils avaient été remis à un commissariat de police de la rive droite qui les avait à son tour transférés à la prison centrale de Bamako. Deux semaines, les mêmes bandits avaient été relâchés et remis en liberté totale. Ils circulent librement dans la ville.
Dans les commissariats, on se défend et l'on s’accorde à dire bien que certaines libérations découlent de pressions extérieures. "Le dossier est transmis au procureur qui décide", confie un commissaire. D’aucuns se demandent ce qui pourrait être ce "deal" entre délinquants et justice. Ce qui est sûr c’est que les hors-la-loi sont des groupes bien organisés avec des personnalités comme parrains.

Mieux équiper les forces de l’ordre
Les autorités en charge de la sécurité devront revoir leur système d’intervention. L’insécurité est là. La police et la gendarmerie aussi. Les patrouilleurs existent. On les voit. Mais alors : comment expliquer la multiplicité des cas de vol et de meurtres la nuit alors que les patrouilleurs sillonnent les rues de la ville dans tous les sens ?
Les effectifs suffisent-ils à garantir la sécurité de cette ville de plus d’un million d’habitants ? Sinon, pourquoi ne pas recruter d’autres policiers et gendarmes dont la mission serait uniquement de sévir contre les gangsters de jour comme de nuit ? Ces policiers et gendarmes sont-ils formés spécialement à la lutte anti-gang ou antivol en milieux urbains ? Nos forces de l’ordre disposent-elles des moyens suffisants pour assurer la sécurité des personnes et des biens ?
A titre d’exemple le commissariat du 4e arrondissement ne dispose pas de véhicules de patrouille, d’autres commissariats sont dépourvus de carburant pour les patrouilles. La population doit-elle croiser les bras et attendre que les services chargés de la sécurité s’occupent de cette mission ?
La lutte contre l’insécurité ne peut aboutir sans la collaboration de la population, certains responsables la prônent pour faciliter leur boulot. La semaine dernière après les attaques et arrestations de bandits, le commissaire du 4e arrondissement, Abdoulaye Danfaga, a demandé le concours de la population. "Les bandits vivent avec la population et parfois sont protégés par la même population, car même leurs butins sont gardés par les membres à part entière de la population".
C’est vrai qu’il n’y a pas d'insécurité zéro, mais pour diminuer le phénomène, il faudrait que la justice et la police frappent de manière exemplaire tous ceux qui tomberont dans leurs filets avec la bénédiction de la population. "Nous disons qu’il est temps, pour la population, d’investir dans l’information et de motiver convenablement les forces de l’ordre dans la traque des bandits".
Amadou Sidibé

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RECRUDESCENCE DU FAIT CRIMINEL
Le paradoxe
L'insécurité est en train de prendre une forme qui, jusque-là, était inconnue au Mali. Il était très rare d'entendre qu'il a eu attaque à main armée dans une grande ville du Mali exception faite des régions du Nord.
Il y a moins d'une semaine et à moins de 500 m d'un commissariat de police, une jeune dame a été dépossédée de sa moto Jakarta à l'ACI-2000. Un exemple parmi tant d'autres. Quel paradoxe quand on sait qu'il y a un commissariat de police dans ce secteur ? Quand on sait aussi que de l'autre côté du goudron se trouve la garnison des bérets rouges qui constitue la garde présidentielle ? Quel paradoxe quand on sait qu'à chaque coin de rue de l'ACI-2000 il existe des policiers en faction qui organisent le passage des citoyens qui veulent aborder le pont Fahd ou qui viennent de l'autre côté de la ville ?
Aujourd'hui, la population malienne avoisine les 14 millions d'habitants. Au regard des différents recrutements dans les corps de l'armée, de la police, de la gendarmerie, l'on peut dire que ceux-ci (750 agents par an pour la seule police) suivent cette évolution.
En clair, on ne peut pas nous dire qu'il n'y a pas suffisamment d'agents de forces de sécurité pour veiller sur la quiétude des citoyens à moins que des porteurs d'uniforme eux-mêmes ne soient à la base de l'insécurité généralisée. Loin de nous toute idée de jeter du discrédit sur eux vu "la rigueur dans leurs conditions de recrutement".
Alors quelle explication donner à l'insécurité grandissante dans la capitale et environs et aux différentes formes qu'elle prend ? Est-ce l'hospitalité malienne qui a été transformée par certains étrangers en transit en favoritisme criminel ? Car le plus souvent sur 10 délinquants appréhendés la moitié est d'origine étrangère. Ou alors y a-t-il légèreté de la part de nos unités de police et de gendarmerie ?
Il faudra donc analyser la recrudescence du fait criminel comme un véritable fait de société. En tant que tel, il faudra chercher la solution avec l'implication de toute la société : autorités politiques, autorités administratives, autorités judiciaires, autorités religieuses. Il reste entendu que sans cette chaîne nous demeurerons indéfiniment dans l'insécurité.
Mohamed Daou

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LETTRE A HAITI
Que t’est-il arrivé Haïti ?
Je te vois sous les décombres, les yeux hagards remplis de sang, les membres déchiquetés, criant au secours, implorant le Seigneur.
Belle Haïti, qu’est-il arrivé à tes enfants ?
Je les vois courir dans les rues de Port-au-Prince à la recherche de vie. Ils se déchirent pour une bouteille d’eau, pour des vivres, pour une assistance médicale. Mais je les perçois aussi sous les gravats, impuissants à se dégager, hurlant des SOS sans écho. L’horreur dans le trou noir !
Un séisme de 7,3 de magnitude sur l’échelle de Richter. Oh Haïti, tu es complètement défigurée ! Ton ciel s’est assombri, tes ponts sont tombés. Tes maisons, tes églises, tes écoles, tes hôpitaux, tes marchés, tous se sont effondrés. Ton âme pleure. Mais comment fais-tu ? Malgré la calamité, tu restes débout, telle une mère courage que jamais rien ne pourra ébranler.
Je t’admire.
Haïti, vois-tu, partout à travers le monde, les nations s’unissent pour te clamer leur solidarité, leur amour. Jadis favorite des Espagnols puis des Français, qui t’ont dépouillée et sucée jusqu’à la lie, aujourd’hui, des cinq continents, les avions atterrissent sur ton sol fendu. Les politiques se réunissent sur le tarmac de Port-au-Prince pour aider à acheminer l’aide internationale : Rafael Correa, Bill et Hillary Clinton, Ban Ki-Moon, Alain Joyandet. Les stars les plus prisées lèvent des fonds pour penser tes plaies : Shakira, George Clooney, Stommy Bugzy…
Ici à Bamako, à des milliers de kilomètres de toi, nos cœurs vibrent également. Réunis par Cauris Editions, Seko Donko et Blonba, des artistes se sont rassemblés pour te rendre hommage : Oumou Sangaré, Babani Koné, Mangala Camara, Cheick Tidiane Seck, Tata Bambo, Djénéba Seck, Ché Ché Dramé, Hawa Sangho, Paye Camara, Amadou et Mariam, Fantani Touré, Oumou Sacko, Dabara, Amkoulel, Sadio Sidibé, Mariétou Diabaté, Vieux Farka Touré, Coco Dembélé, Leîla, Lafia Diabaté, Kassé Mady Diabaté…
A leur côté, des religieux : l’iman Mamadou Moussa Diallo, l’abbé Jean-Marie Traoré et le pasteur Daniel Coulibaly. La société civile et la petite communauté haïtienne du Mali qui ont apporté leur touche avec des témoignages vibrants sur Haïti.
L’ancienne première Dame du Mali, l’historienne Adame Ba Konaré, présidente de la Fondation Partage rassemble des contributions pour construire une école à Port-au-Prince. Les partis politiques organisent des collectes auprès de leurs membres. Le Lion’s Club collecte habits, nattes, chaussures, savons…
Ç a va aller.
Ne te lamente pas, car d’aujourd’hui et jusqu’à la nuit des temps tes cris resteront dans nos oreilles.
Pense à demain. Tu te le relèveras, tes enfants reprendront le chemin de l’école, dans des bâtisses solides.
Pense à demain. De tes foyers, s’élèvera la douce saveur du riz accompagné de pois Congo. Pense à demain. Tes rues se repeupleront, tes enfants s’amuseront jusqu’à ce que le jour fasse place aux étoiles en ne se souciant nullement d’une autre catastrophe naturelle.
Pense à demain. Ton esprit reposé s’installera sur tes gazons verts pour respirer l’air marin, contemplant la mer au loin, songeant à cette terre haïtienne au passé glorieux et à l’avenir resplendissant.
Haïti, n’écoute pas quand les bouches folles médisent de toi. Non, tu n’es pas une terre maudite. Comment peux-tu l’être ? Berceau de vibration de l’indépendance des peuples noirs, terre du vaillant Toussaint Louverture, toi qui donnas naissance à de grands intellectuels : Louis-Phillipe Dalembert, Dany Laferrière… aux stars planétaires : Wyclef Jean, Lauren Hill, Jimmy Jean-Louis. Comment ne pas penser aussi à la sublime Michelle Jean, gouverneure générale du Canada ?
Haïti ne pleure pas.
N’écoute pas ceux qui alignent tes innombrables tragédies. Ton jardin est fertile de délicieuses bananes, de goyaves, de cocos… Ton air est doux et suave. Ton paysage est splendide et respire la liberté.
Alors, pourquoi pleure-tu ?
Birama Konaré

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TOMINIAN
Un enseignant accusé du vol d’un téléphone portable
Le vol de téléphone portable est devenu si fréquent que chacun soupçonne l’autre dès la disparition d’un appareil. C’est le cas malheureusement de deux enseignants d’une école du Centre d’animation pédagogique de Tominian, suite à un cas de vol d’un téléphone portable de marque Motorola L7.
Le jour de la disparition du mobile, après la descente, le propriétaire du téléphone, un enseignant, s’est rendu chez lui. Arrivé à son domicile, il met l’appareil à la recharge. Quelque temps après, un de ses collègues vient à passer. Après le départ de celui-ci, il constate la disparition de son téléphone. Sans chercher loin il l'attribue à son collègue enseignant. Il porte l’affaire chez le directeur. L’accusé jure sur tous les saints en affirmant qu’il n’est pas le voleur. Malgré tout son collègue insiste. Mieux il est appuyé par un charlatan qui donne des signes portant sur son collègue.
Incapable de trouver un terrain d’entente entre ses deux adjoints, le directeur est obligé d'en référer à ses chefs hiérarchiques à Tominian. Ceux-ci après avoir fait appel au propriétaire du téléphone lui conseillent de ne pas trop soupçonner son prochain, surtout un collègue. De retour de Tominian, l’enseignant explique au directeur qu’après l’intervention des conseillers pédagogiques, qu’il va revenir en arrière quoique convaincu que son collègue reste son voleur. Depuis le jour du vol de l’appareil, autorités et simples villageois cherchent ledit appareil. La nouvelle a parcouru toute la Commune.
Six mois après, au moment où les populations commençaient à oublier cet incident, certains ont retrouvé un forain en provenance de Kimparana avec le téléphone. Informés, le maire et d’autres autorités du village sont allés le voir pour qu’il restitue l’appareil. Le propriétaire le reconnaît comme le sien.
Selon les affirmations du forain, c’est un jeune qui lui a donné l’appareil. D’après celui-là, il a enlevé le téléphone en charge, dans la cour de son propriétaire.
Après cette nouvelle information qui blanchit son collègue, c’est désormais le propriétaire du téléphone qui s’est mis au-devant de la scène.
Douba Dembélé

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3e SESSION DE LA COUR D’ASSISES
Plus de deux milliards à recouvrer
La 3e session de la Cour d’assises pour l’année 2009 a pris fin vendredi dernier. Sur 12 dossiers concernant 52 accusés inscrits au rôle, 11 ont été jugés.
Excepté le dossier de l’ex-régisseur de CHU Gabriel Touré, qui a été renvoyé, tous les dossiers inscrits au rôle de la 3e session de la Cour d’assises ont été jugés. Il y a eu, en tous, 24 condamnations à la réclusion à temps, 9 condamnations à l’emprisonnement avec sursis, 2 condamnations par contumace et 16 acquittements. Pour le premier président de la Cour d’appel, le bilan de la session est positif.
Les accusés déclarés coupables ont été condamnés aux remboursements des fonds détournés et aux payements des dommages et intérêts. Le total de l’argent de ces condamnations pécuniaires se chiffre à 2 124 836 809 de F CFA.
" Les efforts de contrôle, d’enquête et de la justice seront vains si l’Etat et les structures victimes ne mettent pas à exécution les décisions rendues en leur faveur en vue du recouvrement de ce qui leur a été reconnus étant dû", a indiqué Souleymane Coulibaly, le procureur général, ajoutant que pour ce qui concerne les amendes et frais, ses services prendront désormais les dispositions nécessaires pour les couvrir et les verser au Trésor.
En outre, la justice compte ouvrir une guerre sans merci contre la corruption et la délinquance financière afin de traquer les personnes qui attenteront aux biens publics. "Aucun dossier d’atteinte aux biens publics", a promis le procureur général, ne va plus traîner au niveau de la justice.
Toutes les personnes accusées d’atteintes aux biens publics répondront désormais de leurs actes dans des délais raisonnables, soit devant le tribunal correctionnel, soit devant la Cour d’assises.
Sidiki Doumbia

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