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2010

Mois de decembre

Les Echos du 30 decembre

 

BILLET
A qui la faute ?
Le président du Haut conseil islamique a interpellé le président de la République sur la corruption. ATT a donné raison à l’uléma.
D’aucuns pensaient qu’il allait prendre le taureau par les cornes, mais la pratique continue de plus bel comme si c’est normal de dilapider ou de détourner le denier public. A qui la faute ?
Dans ce pays où le sens de l’honneur et de la dignité restent des vertus, des hommes et femmes n’hésitent plus à se vanter de posséder des biens soustraits à tous. A qui la faute ?
Pour la première fois dans notre histoire, nous voyons l’apparition des ingénieurs de la malversation, du détournement de fonds publics à des fins personnelles. A qui la faute ?
Un serveur de 600 millions de F CFA a été surfacturé à 1,5 milliard de F CFA. L’autorité en cause assiste au conseil des ministres, regarde ses chefs les yeux dans les yeux. A qui la faute ?
Des personnes mues par l’appât du gain, usent de trafic d’influence au su et au vu de tous. Des fonctionnaires s’adonnent ostentatoirement à des investissements immobiliers dépassant de loin ceux des opérateurs économiques. A qui la faute ?
Au premier magistrat pardi !

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SIKASSO
La population exige un audit de la Biennale
Les populations de Sikasso exigent qu’un audit soit fait après la Biennale. Les fonds destinés à la manifestation, à leurs dires, n’ont pas été utilisés de façon judicieuse et transparente.
Dès l’attribution de la Biennale-2010, les autorités de la région, à commencer par le gouverneur Mamadou Issa Tapo, ont lancé un appel à tous les Sikassois où qu’ils soient à se mobiliser pour relever le défi de l’organisation. En plus de nouvelles taxes, des personnes de bonne volonté ont mis la main à la poche.
Pour les contributions financières, deux comptes ont été ouverts à Ecobank et à la BDM-SA. Pour les retraits, la signature du président de la Commission et celle du président de la sous-commission finances étaient nécessaires. Selon les explications de ce dernier, à la date du 22 décembre, l’état des deux comptes laissaient apparaitre un total de 221,5 millions F CFA sur un budget prévisionnel de 268 millions F CFA.
Le 27 décembre au moment où il recevait la presse au gouvernorat. Il a déclaré : "Nous avons un gap de 7,5 millions de F CFA", a précisé le président de la sous-commission finances. Sans entrer dans le détail de l’utilisation de l’argent reçu, le gouverneur n’a pas convaincu l’assistance dans ses tentatives de justification.
Autre grief reproché au gouverneur, c’est qu’il aurait refusé d’exécuter ce qui était consigné dans le plan d’action. Il était également prévu d’allouer un montant à chaque quartier afin de mobiliser. "Le gouverneur, président de la commission a refusé de débloquer les sous", affirme une source.
Aussi, les frais de condiment pour les troupes ont été considérablement revus à la baisse au seul bon vouloir de l’ancien gouverneur de Koulikoro. Des prestataires attendent d’être payés par la commission d’organisation. Juste après la rencontre avec le gouverneur, M. Koumaré, qui a fabriqué les statuts de la Biennale, a pris son courage à deux mains et réclamé au gouverneur son argent.
Très remonté contre le gouverneur, le vestibule présidé par les Traoré a fait part de son indignation aux autorités sur la tension qui a existé entre le chef de l’exécutif régional et les femmes, qui ne réclamaient que leur dû.
Il faut rappeler que le gouverneur Tapo a, au cours de la marche des femmes balayeuses, utilisé du gaz pour les disperser. "Je les ai gazées. Elles se sont dispersées comme des lapins", a affirmé l’ex futur gouverneur de la région. L’attitude de M. Tapo va-t-il rester impunie ? Seuls le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné et le chef de l’Etat pourront donner une réponse à cette question. Espérons qu’au cours de la visite de courtoisie du président ATT au vestibule des Traoré la question Tapo sera remise sur le tapis.
Amadou Sidibé

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OCCUPATION HIER DE L’AMBASSADE DE LA COTE D’IVOIRE PAR LE RHDP
Les occupants délogés à coups de matraques
La crise ivoirienne consécutive au refus obstiné de Laurent Gbagbo, président sortant, de céder le pouvoir à Alassane Dramane Ouattara, président élu et soutenu par la communauté internationale et les institutions sous-régionales ( Cédéao et UA) a tourné hier au Mali, à l’ambassade de la Côte d’Ivoire, située à ACI-2000, à l’affrontement entre des éléments des forces de sécurité maliennes et les partisans du Rassemblement des houphouétistes. On dénombre de blessés.
Si la manifestation des partisans favorables à Alassane Dramane Ouatara à l’ambassade de la Côte d’Ivoire en France s’est déroulée sans violence, cela n’a pas été le cas au Mali. L’occupation de la représentation ivoirienne au Mali, par les Houphouétistes a tourné à l’affrontement entre policiers et protestataires.
Mercredi matin aux environs de 8 h 30, à l’appel de la désobéissance civile lancée par ADO, il y a quelques jours, une quarantaine de ressortissants ivoiriens installés au Mali et favorables au camp ADO, avaient occupé les locaux de l’ambassade. Cette occupation ne fut que de courte durée. Des éléments des forces de sécurité qui avaient bouclé toutes les issues qui mènent à l’ambassade ont été rappelés par leurs chefs hiérarchiques afin de les faire déguerpir.
En effet, l’ambassadeur Ahipeaud Noël, nommé par Gbagbo, n’avait pu rejoindre son bureau. Après un bref entretien avec des commissaires de police, il a été placé en lieu sûr en ville. Peu après le départ de S. E. Ahipeaud, les forces de sécurité, sur instruction de leurs chefs, sont entrées dans l’enceinte de l’ambassade. Et c’est sans ménagement que les occupants ont été délogés.
Certains manifestants que nous avons rencontrés sur les lieux avaient de blessures au visage, d’autres se plaignaient de douleurs suite aux coups reçus. Donatien Midjono, porte-parole du mouvement du RHDP à Bamako raconte : "Ce matin nous sommes venus et nous avons demandé au personnel de l’ambassade de sortir puisque le président ADO a lancé un mot d’ordre de désobéissance civile. L’ambassadeur du Mali a été rappelé, mais il refuse de partir. Nous avons occupé l’ambassade, mais les autorités maliennes appellent leurs policiers qui font irruption au sein de l’ambassade pour nous faire sortir par la violence. Ils ont blessé certains d’entre nous. C’est le contrôleur général de la police du 14e arrondissement. Franchement, le comportement qu’ils ont eu ne me surprend pas. Avant d’arriver à l’ambassade nous savions que les policiers seraient là et effectivement ils étaient là. Notre objectif est de l’empêcher (Ndlr, l’ambassadeur) de travailler. Dans l’enceinte de l’ambassade, nous n’avons touché à rien, pas même le gazon. Nous avons demandé à ne toucher à personne de l’ambassade, de ne rien gâter. Ces consignes ont été respectées par tous. L’ambassade ne relève pas des autorités maliennes. C’est une action au sein de l’ambassade donc du territoire ivoirien en République du Mali. J’estime que nous n’avons aucune autorisation à demander à qui que ce soit si c’est l’enceinte de l’ambassade. Nous étions tout simplement venus demander à l’ambassadeur Ahipeaud de partir. Nous étions venus pour négocier son départ, mais ce que les policiers ont fait est scandaleux. Nous avons des liens très étroits avec le Mali et nous respectons les Maliens".
Délogés de l’ambassade, les protestataires n’ont pas pour autant abandonné leur action qu’ils promettent de continuer jusqu’à leur satisfaction. Et c’est, aux cris d’ADO ! ADO ! ADO !!!!! qu’ils étaient toujours, aux environs de 10 h massés à proximité des locaux de l’ambassade sous l’œil vigilant de leurs surveillants policiers.
L’intervention des forces de sécurité pour déloger les occupants était-elle un signe d’allégeance au camp Gbagbo ? La réponse est oui pour des Ivoiriens qui estiment que depuis l’éclatement de la crise, le Mali, à travers ses plus hautes autorités, adoptent une position ambiguë. En effet, si plusieurs Etats africains ou institutions internationales reconnaissent clairement la légalité et la légitimité d’ADO, notre pays, à travers nos plus hautes autorités, est dans l’indécision.
Denis Koné

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GESTION DU PARC AUTO PAR LE MAIRE
Des conseillers en Commune II confisquent les 4x4
Le maire de la Commune II s’est attribuant d’autorité un véhicule 4x4 sur les trois confisqués par ses trois adjoints et le secrétaire général. C’est le partage de gâteau entre Youssouf Coulibaly et ceux-ci.
En exposant leurs divergences de vue sur la gestion du parc automobiles de la mairie de la Commune II, le maire Youssouf Coulibaly, certains de ses adjoints et le secrétaire général ont délibérément choisi d’occuper de la plus mauvaise manière le devant de l’actualité. Ils n’ont pas pu laver le linge sale en famille et le problème a dépassé les frontières de la mairie.
Entre le maire Youssouf Coulibaly celui là-même qui a pris la responsabilité sur lui d’utiliser des camions de la municipalité pour le transport du sable et ses conseillers, c’est le désamour pour des intérêts inavoués aux dépens de la Commune, plus que jamais malade de ses ordures et de ses autorités communales du fait d’une politique mal inspirée. Les camions destinés à l’assainissement sont loués à des entrepreneurs. Personne ne connaît d’ailleurs la couleur de l’argent issu de cette activité.
L’équipe municipale actuelle de la Commune II a hérité de deux 4x4 dont une de marque Hilux (couleur blanche) et l’autre de marque Toyota (couleur grise) que le nouveau locataire des lieux a pris. Indépendamment de ces véhicules, l’équipe actuelle dirigeante a amené trois autres 4x4.
Partage du gâteau
D’autorité, Youssouf Coulibaly s’est adjugé une "Prado" en ignorant superbement ses conseillers et garder par devers lui les autres clés. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Et c’est à partir de ce moment que les rapports entre Youssouf Coulibaly et ses adjoints ont pris un coup sacré. Les seconds trouvent que le premier a franchi le Rubicon. S’estimant lésés et qu’ils ne sont pas des "maudits", nos sources rapportent que les frondeurs sont passés à la vitesse supérieure.
En s’opposant à ce qu’ils considèrent comme le manquement du maire, ils se sont "soignés" eux-mêmes. Nos sources indiquent que le 1er adjoint, Mamadou Fofana dit Mandjou, a confisqué une 4x4. Le 2e adjoint, Baladji Touré, en a fait la même chose. Le 3e adjoint Abdoulaye Bassolé et le secrétaire général, Moussa Bouaré se partagent la 3e 4x4. Les deux se sont organisés. Le véhicule passe la nuit chez le "Ségal" et pendant la journée il est à la disposition de Bassolé.
A la mairie de la Commune II, il y a, on le voit, de l’eau dans le gaz. L’une des conséquences de ces confiscations découlant d’une tension entre le maire et ses adjoints est que la mairie se retrouve aujourd’hui avec une seule 4x4 Hilux pour le recouvrement. Les autres services comme l’agriculture, l’assainissement, l’urbanisme souffrent le martyre parce qu’ils ne disposent pas de véhicule pour accomplir correctement des missions à eux dévolues.
Pauvre Commune II !
Mohamed Daou

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TRIBUNE
Du Nigeria, du Mali, de la Guinée, de la Biélorussie et de la Côte d’Ivoire
Ces vers de La Fontaine restent d’une dramatique actualité en ces jours de globalisation-mondialisation : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".
On semble l’avoir oublié, mais Goodluck Jonathan, lui, s’en souvient sûrement. C’était un certain 14 avril 2007, puis le 21 du même mois. Ces jours-là, les Nigérians avaient été appelés aux urnes, aux fins d’élire le successeur d’Obasanjo.
Le président sortant, en réalité président sorti (après avoir tout tenté pour se maintenir), organisa l’un des scrutins les plus scabreux de l’histoire électorale ouest-africaine, pour imposer au peuple nigérian le ticket de son choix à la magistrature suprême. A savoir le tandem Yarad’ua-Goodluck. Le chouchou de la communauté internationale et de la Fondation Carter qu’il avait jusque-là été, n’avait pas hésité à recourir à l’irruption flagrante, violente et meurtrière de l’armée nigériane dans le processus électoral.
Des images, édifiantes, en avaient été diffusées dans le monde entier. Elles restent vivaces dans l’esprit de tous, hormis peut-être chez ces amnésiques volontaires qui président de nos jours aux destinées de la communauté internationale. En tout cas qui orientent l’essentiel de ses prises de position.
Rappelons, en passant, qu’en amont, Obasanjo-Le-Grand-Démocrate avait déjà pris le soin d’écarter Atiku Abubacar, son dauphin naturel au sein du PDP tombé en disgrâce pour avoir mené la fronde contre sa tentative de modification constitutionnelle. Cela, de la manière que l’on sait, et que cet autre démocrate africain adoubé par la communauté internationale, Thabo Mbeki, essaiera plus tard, mais en vain, de rééditer contre Jacob Zuma.
La "communauté internationale", les dirigeants européens notamment, semblent avoir oublié ou tourné la page de cet épisode. Aussi convient-il de leur rappeler les termes de la résolution adoptée à Strasbourg par le Parlement européen le 24 mai 2007. Dans ladite résolution, les députés européens s’étaient en effet accordés sur le fait que "les élections présidentielles et fédérales au Nigeria, en 2007, sont demeurées très en deçà des normes élémentaires internationales et régionales en matière d’élections démocratiques et ne sauraient être considérées comme crédibles, libres et équitables".
En conséquence, ils avaient demandé aux autorités du Nigeria d’organiser de nouvelles élections, suite aux graves irrégularités constatées par les observateurs internationaux, lors des scrutins régional, législatif et présidentiel des 14 et 21 avril.
Rappelant qu’au moins 50 personnes avaient été tuées lors du scrutin nigérian, le texte invitait l'Union à ne pas poursuivre les relations avec le nouveau gouvernement nigérian "comme si de rien n'était" et demandait que l'aide apportée par l'Union européenne au Nigeria ne soit pas allouée aux structures fédérales ou étatiques tant que de nouvelles élections crédibles n'auront pas été organisées.
Franchement donc, Goodluck Jonathan, principal bénéficiaire de ce hold-up électoral du siècle, n’a de leçon de démocratie à donner à personne. Et puis, n’a-t-il pas mieux à faire, face aux pogroms en gestation à Jos ou Maiduguri, plutôt que de se constituer bras séculier, prêt au massacre d’une moitié du peuple ivoirien, même à l’appel des dirigeants irresponsables de l’autre moitié ?
On pourrait aisément expliquer le zèle du président nigérian et sa détermination à voler au secours de M. Ouattara, au point de vouloir porter la guerre sur le sol ivoirien. En vérité, les Forces armées des Forces nouvelles n’ont fait, le 28 novembre 2010, que rééditer dans le Septentrion ivoirien, le triste exploit de l’armée nigériane en 2007 au Nigeria.
Mais comment pourrait-on accepter que Goodluck Jonathan, lui-même imposé au peuple nigérian, et mieux (ou pire), comment se faire à l’idée que l’armée nigériane, après avoir ainsi étouffé la libre expression de son peuple, puissent s’ériger aujourd’hui en zorros légitimants, ainsi qu’en référents démocratiques ? En outre, comment ladite communauté internationale peut-elle occulter le fait que, partout où elle a été appelée en mission de maintien de la paix, cette armée s’est plutôt illustrée par des casseroles de toutes sortes, notamment par des violations répétées des droits humains de civils, et par le viol ?
La fin, qui consiste à "déloger Gbagbo pour asseoir Ouattara par tous les moyens", justifierait-elle cette brutale amnésie collective ? En tout état de cause, il importe que ladite communauté prenne garde. Elle sera tenue comme principal responsable de toutes exactions que l’armée nigériane, totalement aux antipodes d’une véritable armée républicaine, pourrait être amenée à perpétrer en République de Côte d’Ivoire.
Autre situation, autre incohérence de la communauté internationale : le Mali de 2002. Cette année-là, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré, quoique favori dans les sondages comme dans l’imaginaire populaire, fut éliminé dès le 1er tour de la présidentielle, avec seulement 4000 voix environ de moins que celui qui sera, au 2e tour, le challenger du président élu. Mais il aura fallu, pour aboutir à un tel résultat, que la Cour constitutionnelle annule plus de 500 000 des deux millions environ de suffrages exprimés.
Qui plus est, plusieurs urnes de Bamako furent portées disparues, et mentionnées comme tel dans l’arrêt de ladite juridiction, alors même qu’IBK avait fait un véritable tabac dans la capitale. Cela s’est fait, au vu et au su de la "communauté internationale", ainsi que de ses innombrables soi-disant observateurs. Parmi ces derniers, du reste, certains avaient même pris un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur en flagrant délit de tripatouillage des enveloppes destinées à la Cour constitutionnelle !
Alors, la question est : Pourquoi s’était-elle tue, elle qui, dans le cas ivoirien, semble si pointilleux quant au respect des suffrages populaires ? IBK, quant à lui, en considération des lois et les règlements de la République du Mali, avait opté de se soumettre à la décision de la Cour constitutionnelle, seule juridiction habilitée à proclamer les résultats présidentiels dans ce pays. Dura lex sed lex, avait-il dit devant 50 000 personnes, réunies en meeting au stade du 26-Mars et prêtes à tout pour que leur victoire leur soit reconnue. Mais on le voit bien, il ne semble pas faire école en Côte d’Ivoire.
Des émules, il en fera par contre en Guinée. Comme l’atteste Cellou Dalein Diallo dans le n°2606 du magazine parisien Jeune Afrique :
" Je me suis conformé à la décision de la Cour suprême… Néanmoins, je ne comprends pas que la Cour suprême ait refusé d’examiner mes réclamations, pourtant appuyées de preuves irréfutables… Elle a subi des pressions pour aller vite… Quand j’ai voulu le report du scrutin après les événements survenus en Haute-Guinée, j’ai reçu des appels du Quai d’Orsay, de l’Union européenne… Ils ont exprimé leur impatience… La communauté internationale a été plus soucieuse de la rapidité du scrutin que de sa crédibilité".
A la question, "donc vous contestez la légitimité d’Alpha Condé ?" Il répondra : "Il est un président légal. Je conteste les résultats, mais je suis légaliste". Dont acte.
Et que dire de ce qui se passe, aujourd’hui et sous nos yeux, en Biélorussie, avec ses 600 opposants condamnés à des peines de prison et l’arrestation de plusieurs anciens candidats à la présidentielle du dimanche 19 décembre 2010 ? La communauté internationale prendra-elle des sanctions contre Loukachenko ? Il est permis d’en douter. On peut également s’autoriser à parier que tout se passera pour elle "comme si de rien n’était", concernant, outre ce pays, l’Egypte, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Libye, l’Iran. Comme quoi, ces vers de La Fontaine restent d’une dramatique actualité en ces jours de globalisation-mondialisation : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".
El hadj Sékou Amadou Bamba
(samadoubamba@gmail.com)

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DOUGABOUGOU
Le conseil municipal interpéllé
" Atteindre l’objectif d’une éducation pour tous d’ici 2015 à travers la scolarisation de tous les enfants de la collectivité ; mettre un point final aux pires formes de travail des enfants ; bannir les mariages précoces des filles" sont, entre autres, les principales recommandations auxquelles souscrivent le maire de Dougabougou et son conseil communal.
Un espace local d’interpellation sur l’éducation s’est déroulé le 23 décembre dernier à l’école primaire de Dougabougou, en partenariat avec le projet "d’éducation des enfants ruraux en situation difficile" de l’ONG Enda Tiers-monde de Markala.. A travers des sketches, ils ont clamé leur droit indéniable à l’éducation, sans aucune discrimination.
Les écoliers ont dénoncé les nombreuses pesanteurs socioculturelles et autres pratiques néfastes encore en cours, qui privent bon nombre de leurs camarades de s’épanouir et d’aller à l’école.
La cérémonie a enregistré aussi une série d’interventions, avec pour thème central la CDE (Convention relative aux droits des enfants). La CDE, adoptée en 1989, par l’Assemblée générale de l’ONU et ratifiée la même année par le Mali, est un engagement solennel des Etats à promouvoir les droits des enfants. Les intervenants ont insisté sur le caractère universel de la CDE, qui s’impose à toutes les nations qui l’ont approuvée.
Le représentant du Cap de Markala a mis l’accent sur les efforts du Mali en matière de promotion des droits des enfants, notamment leur droit à l’éducation. A travers la formation, et le recrutement du personnel enseignant, l’accroissement des infrastructures scolaires au niveau de l’enseignement fondamental. Du reste, notre pays alloue aujourd’hui, plus de 30 % des ressources budgétaires au secteur de l’éducation. Il fait partie des Etats qui travaillent pour l’atteinte de l’objectif de l’Education pour tous à l’horizon 2015.
Le représentant de la direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou a précisé que les gouvernants et leurs partenaires ne sont pas seuls acteurs de l’éducation. Les responsables locaux, les parents, a-t-il souligné, ont un rôle primordial à jouer dans la promotion du droit à l’éducation des enfants.
L’intervention de l’ONG Enda Tiers-monde, qui a été saluée par le maire, se traduit aujourd’hui par la construction, l’équipement de 9 salles de classes, la réhabilitation de sept autres et la construction et l’équipement d’un centre Alpha.
H. Diabaté
(correspondant régional)



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USMA
Diamouténé et Maïga ont signé
Comme prévu, les responsables de l’Union sportive de Medinat d'Alger (Usma) ont organisé mardi dernier une conférence de presse au stade Omar-Hamadi pour présenter les deux nouvelles recrues du club, le défenseur et l’attaquant du Stade malien de Bamako, Abdoulaye Maïga, et Amadou Diamouténé. Les deux joueurs étaient accompagnés du président du Stade malien, Boukari Sidibé alias Kolon.
D’emblée, Mustapha Rahial, celui qui gère actuellement les affaires du club, a annoncé le recrutement officiel d’Abdoulaye Maïga et d’Amadou Diamonténé. "Les joueurs Abdoulaye Maïga et Amadou Diamonténé sont officiellement à l’Usma. Ils ont signé tous deux un contrat de deux ans et demi après avoir accompli toutes les formalités d’usage, les tests médicaux entre autres", a-t-il affirmé.
Ali Fergani, président de la commission technique et du suivi de l’Usma, a par la suite pris la parole pour raconter son voyage au Mali et expliquer comment il a pu convaincre les responsables du Stade malien à lui céder les deux joueurs, car, a-t-il dit, une grande partie du travail a été faite à Bamako et il ne restait que la finalisation à Alger.
Le président du Stade malien est intervenu au cours de cette conférence de presse pour rendre d’abord hommage à Ali Fergani. "Nous avons trouvé ici tout ce que Fergani nous a promis. Je n’ai pas été déçu, je suis même très content et, surtout, rassuré. Il est de notre devoir de veiller sur la carrière des deux joueurs".
Après leur presentation, les deux joueurs sont revenus au Mali pour régler leurs affaires avant de rejoindre définitivement l’Usma. Ils repartiront le 4 janvier prochain pour intégrer de manière officielle les rangs de leur nouveau club.
Sarr
(avec le Buteur)

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