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2010

Mois de decembre

Les Echos du 29 decembre

 

RUMEURS DE PAIEMENT DE SALAIRES IVOIRIENS
Le déficit de communication d’ATT met le Mali en danger
Accusé à tort ou à raison d’avoir aidé Laurent Gbagbo à payer les salaires du mois de décembre des fonctionnaires ivoiriens, malgré une injonction de l’Uémoa, le président ATT se bat seul pour se justifier.
Notre confrère ivoirien "Le Nouveau Réveil", dans sa parution du 24 décembre, a fait cas du paiement du salaire des fonctionnaires ivoiriens au compte du gouvernement mis en place par Laurent Gbagbo. Cette information qu’elle soit vraie ou dénuée de tout fondement fait courir de gros risques à nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire en proie à la guerre civile.
" Le Nouveau Réveil" révèle ainsi que Laurent Gbagbo, voué aux gémonies par la communauté internationale et les organisations sous-régionales (la Cédéao et l’Uémoa), se voit tendre la perche par notre pays au détriment de son rival Alassane Dramane Ouattara (ADO). Celui-ci est en voie d’être rétabli dans ses droits de président démocratiquement élu le 28 novembre 2010 par la même communauté internationale.
Le lundi 27 décembre, quatre jours plus tard à Koulouba, à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux à la presse, ATT donne lui-même sa version des faits. Alors qu’une cérémonie de présentation de vœux n’est pas l’occasion appropriée pour une conférence de presse, le service de communication de la présidence a profité de l’opportunité pour poser une question à ATT sur le sujet, enveloppée d’une autre question d’actualité sur le Fonds mondial.
Dans un exercice de démenti forcé, ATT s’est inscrit en faux contre les allégations de notre confrère, expliquant qu’il n’a jamais ordonné de décaissements d’argent pour Gbagbo et a qualifié l’information de malveillante pour notre pays.
ATT n’aurait jamais dû intervenir aussi tardivement sur un sujet qui pouvait avoir des conséquences fâcheuses sur le pays et les Maliens de Côte d’Ivoire. Alors qu’il a la télévision, la radio et tous les moyens de communication sans débats à lui seul, son long silence est inexplicable. La direction nationale de la Bcéao pour le Mali a été plus prompte à passer dans les médias locaux et internationaux un communiqué de presse pour se laver des accusations.
Malgré une télé aux ordres
ATT se plaint toujours de sa communication comme ce fut le cas dans l’affaire de l’avion "Air Cocaïne" de Tinzawatène, du code des personnes et de la famille, etc. Cette fois encore ses collaborateurs et sa famille politique du PDES ont brillé par leur absence. Des proches du président Abdoulaye Wade du Sénégal connaissent bien la bonne formule.
Pour une incrimination de Me Wade, une place est faite sur le plateau du JT de la RTS à un ministre, un député ou un membre de son parti, le PDS. Celui-ci monte sur ses grands chevaux et va jusqu’à défendre le diable. A la veille du 1er tour de la présidentielle ivoirienne, le même Me Wade avait reçu les foudres du camp Gbagbo l’accusant d’avoir reçu Alassane Dramane Outtara à Dakar.
Pendant trois jours, Me Madické Niang, ministre des Affaires étrangères a occupé le plateau du journal télévisé de la RTS pour convaincre l’opinion nationale et internationale du bien-fondé de la venue d’ADO au Sénégal. Il avait expliqué que son séjour n’avait rien de suspect, mais qu’il a été fait au nom de l’International libéral dont Me Wade et son hôte sont membres.
L’article de "Le Nouveau Réveil" qui tombe comme un cheveu dans la soupe a ébranlé le Mali entier. Pour certains, il n’a pas eu d’effet néfaste pour le moment sur nos compatriotes pour la simple raison qu’il concerne le camp des colombes, celui d’Alassane Dramane Ouattara. Mais la brèche reste ouverte. Le nord, le fief d’Ado est le corridor où passent les marchandises maliennes à l’importation comme à l’exportation. Nous demeurons exposés à tout point de vue.
Abdrahamane Dicko

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DISPARITION D’UN CHEQUE DE 7 MILLIONS DE F CFA
Le scandale de la Biennale éclate à Sikasso
A Sikasso, le chèque de 7 millions de F CFA débloqué par le président de la commission d’organisation de la Biennale devant assainir la ville reste introuvable. Ni le président de la sous-commission finances ni le gouverneur encore moins le maire n’a pu dire la destination réelle du reliquat des 7 000 000 F CFA qui a servi à payer les balayeuses.
Une tension existe entre l’hôtel de ville et la commission d’organisation de la Biennale. Pomme de discorde : la destination du chèque de 7 millions débloqué par le président de la commission d’organisation, Mamadou Issa Tapo, gouverneur de la région pour assainir la ville.
Flash-back. Pour l’assainissement de la ville de Sikasso, la commission d’organisation de la Biennale a proposé un budget prévisionnel de 10 millions F CFA. Trente-cinq femmes ont été retenues pour être payées 20 000 F CFA chacune. Ayant terminé le travail qui leur a été confié, elles ont eu du mal à rentrER en possession de leurs sous. Elles ont donc décidé de se faire entendre en marchant sur le gouvernorat.
" C’est le maire qui leur avait dit que ce n’est pas à lui de payer la facture des femmes, mais que c’est le président de la commission". Ne l’entendant pas de cette oreille, le président de la commission, M. Tapo, a affirmé avoir utilisé "les moyens debout", c'est-à-dire l’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser les femmes, "qui n’avaient pas d’autorisation".
Gouverneur versus maire
A la suite de la marche avortée, il a reçu des représentants deS femmes avec qui il s’est compris. Se disant sensible, le gouverneur a affirmé faire un chèque de 7 millions de F CFA et donner au président de la sous-commission assainissement. Le hic, sur les 7 millions, la mairie n’a reçu que 700 000 F CFA pour payer les 35 balayeuses. Quid du reliquat, 6,3 millions F CFA ? Sans se soucier de l’utilisation de l’argent, le gouverneur a dit avoir remis un chèque de 7 millions "avec preuve à l’appui" à la sous-commission assainissement.
Faux a rétorqué le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mamadou Tangara, qui défie toute personne de lui avoir remis 7 millions. "Je n’ai reçu que 700 000 F CFA pour payer les 35 balayeuses".
A ses dires, le travail de la commission s’est limité à un appui dans l’assainissement des sites d’hébergements des troupes. Il a aussi démenti les propos du gouverneur Tapo qui l’accuse d’avoir dit aux femmes de marcher sur le gouvernorat.
Il faut dire que ce bras de fer entre la mairie et le gouverneur est peut-être l’explication du peu d’intérêt de la population pour la Biennale. Alors que tous ses collègues des autres régions se rendent chaque soir soit à la salle Lamissa Bengaly ou au stade Babemba, Mamadou Issa Tapo, qui doit aller définitivement à la retraire en fin d’année, reste de marbre chez lui. L’argument avancé : "Je suis trop fatigué. C’est pourquoi je préfère me reposer". Seuls 3 sur 10 Sikassois s’intéressent à la Biennale.
Affaire à suivre.
Amadou Sidibé

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OPERATION D’ACHAT DU RIZ A L’O. N.
L’Opam prévoit 1,5 milliard de F CFA
La campagne de commercialisation du riz en zone Office du Niger, cette année, verra la participation de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) qui envisage d’investir 1,5 milliard de F CFA dans des achats.
L’organisation du circuit de commercialisation du riz dans la zone Office du Niger est un vœu cher au PDG de l’entreprise. L’expérience a démontré que les producteurs éprouvent parfois d’énormes difficultés à écouler le fruit de leur labeur pour faire face aux charges. Or, amener les producteurs à jouir de leurs efforts ne relève pas du miracle. Il suffit de mieux les organiser en les amenant à fixer des prix plafonds et indicatifs pour les consommateurs.
C’est à cet exercice que s’attelle depuis plusieurs semaines le PDG de l’Office du Niger auprès des exploitants agricoles. Pour ce faire, Kassoum Dénon a effectué une première sortie le 2 décembre 2010 à Molodo, Zitenga, Dogofry, Diabaly… avec au menu l’organisation de la commercialisation du riz en zone Office du Niger. Le même exercice et le même thème ont été élargis les 22 et 23 décembre derniers à M’Bewani, Macina, Kolongotomo. A toutes ces étapes, un seul constat s’impose : les producteurs disposent de stocks de riz invendus à gogo.
Rien qu’à Zitenga, à quelques encablures de Diabaly, il a été noté 192 tonnes de riz invendues. Idem pour Dogofry où l’on parle de 250 tonnes. Présentement, à l’Office du Niger les activités agricoles en cours restent dominer par le battage. La récolte est à 99 % de réalisation et le battage à 51 %.
Au regard des dispositions prises par la direction générale de l’Office du Niger, les paysans ont de fortes chances de pouvoir écouler leur production. Un signal fort a été donné dans ce sens par le PDG de l’Office du Niger qui a pu arranger le principe de la signature d’un contrat entre l’Opam et les producteurs dans le cadre de l’achat du riz. L’Opam, aux dires de Kassoum Dénon, a manifesté son intérêt pour cette initiative.
Dans les conditions normales, la signature de la convention entre l’Opam et les producteurs à travers les délégués et la Chambre régionale d’agriculture de Ségou pour la quantité du riz devant être commercialisée ne saurait tarder. Le patron de l’Office du Niger a informé les zones visitées que l’Opam prévoit au moins 1,5 milliard de F CFA pour l’achat du riz.
Il était prévu qu’il soit accompagné du PDG de l’Opam dans cette tournée de sensibilisation mais les raisons de calendrier ont eu leur rigueur. Pour l’intérêt des producteurs, Kassoum Dénon leur a proposé de fixer des prix harmonisés et raisonnables pour les consommateurs. Il leur a également fait comprendre que le kilo du paddy ne peut aucunement dépasser 125 F CFA avant fin décembre.
Nul doute qu’avec un accent particulier sur l’organisation de la filière commercialisation, les producteurs de l’Office du Niger pourront sortir de l’auberge.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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ELECTION DES CHEFS DE DER A LA FSEG
Le Snec exige l’application des textes
L’élection des chefs de département d’enseignement et de recherche (DER) pose problème à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg). Des membres de la section syndicale de l’enseignement supérieur du Syndicat national de l’éducation et la culture (Snec) dénoncent le laxisme des autorités universitaires et exigent l’application stricte des textes.
Le secrétaire général de la section de l’enseignement supérieur du Snec, Ismaïla Komé, et son adjoint, Djiguiba Sissoko, ont rencontré des journalistes mardi à la Bourse du Travail pour les informer de la situation qui prévaut à la Fseg.
Pour M. Komé, la Fseg est plongée depuis 2008 dans une situation "d’illégalité et de non droit". Depuis cette date, ce sont des maîtres-assistants et assistants qui assurent les fonctions de chef de DER, contrairement aux textes de l’Université. Ces derniers ont accédé, selon lui, à ces postes suite à un référendum en lieu et place d’une élection pourtant prévue par les textes.
Les conférenciers accusent le doyen de la Faculté Adama Sanogo de vouloir maintenir coûte que coûte cette "situation de non droit" qui lui permet d’écarter les professeurs de rang A susceptibles de prétendre à son poste lors des élections des doyens prévues en mai 2011.
En effet, l’article 108 du décret 06-115/PRM du 16 mars 2006 stipule que devant la candidature des enseignants de rang A (maître de conférence et professeur), celles des assistants et maîtres-assistants sont automatiquement écartées.
Pour contourner cette disposition réglementaire, l’administration de la Fseg a procédé le 17 décembre dernier lors des élections des chefs de DER à un référendum qui a permis d’éliminer les deux candidatures valables devant les textes. Il s’agit de celles d’Antoine Fernand Camara et d’Alpha Ouri Pléah, tous maîtres de conférence.
Les textes stipulent aussi qu’en l’absence de la candidature des enseignants de rang A, les assistants et les maîtres-assistants peuvent postuler. Ce qui n’était pas le cas à la Fseg.
Djiguiba Sissoko a révélé que malgré plusieurs décisions du recteur de l’Université instruisant au doyen de la Fseg d’organiser les élections conformément à l’article 108, celui-ci s’entête et persiste à violer les textes depuis 2008.
" Aujourd’hui, il n’y a pas une autorité légitime à la Fseg", a renchéri Djiguiba Sissoko faisant référence à l’arrêté 125 de la Section administrative de la Cour suprême révoquant le doyen Adama Sanogo. Les syndicalistes considèrent qu’en plus des trois DER dirigés par les enseignants assistants et maîtres-assistants au détriment de leurs pairs du rang A et en violation des textes et un doyen révoqué, qu’ils sont face à une administration illégitime à la Fseg.
" Si les textes ne sont pas appliqués, la Faculté sera paralysée", a menacé Djiguiba Sissoko. Et de préciser que leur combat vise à l’application stricte des textes.
Amadou Waïgalo


Mensonge !
Les conférenciers se sont portés en faux contre l’allégation de Pr. Djibonding Dembélé, secrétaire général de la section du Snesup (Syndicat national de l’enseignement supérieur) de la Fseg et de la FSJP. Ce dernier a soutenu lors d’une conférence de presse que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, fait tout pour imposer ses "protégés" comme chef de DER à la Fseg.
" Ce sont des mensonges, Djibonding sait que c’est un mensonge ce qu’il raconte. Le ministre fait partie des gens qui ont approuvé la révocation en 2004 des deux personnalités qu’elle est supposée soutenir", ont martelé les syndicalistes.
A. W.

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TOMBOUCTOU
La fausse insécurité
Depuis un certain temps, le Nord du Mali est classé parmi les zones touristiques les plus dangereuses par les médias occidentaux. Cette classification est due à la présence supposée du réseau islamiste AQMI. Malheureusement, Tombouctou, la Cité des 333 Saints a subi les conséquences de ces informations calomnieuses. Aminta Fall est une Néerlandaise qui, contre vents et marées, a tenu à tâter la réalité.
Dès son premier jour sur le sol africain de Tombouctou, Aminta Fall a apprécié la spiritualité que possède le continent. Invitée en 1985 par Ibrahima Fall à Dakar, Aminta s’est depuis intéressée à la recherche de l’Afrique originale dans le domaine de la culture. Attirée par l’évolution du cosmos, Aminta est aujourd’hui accueillie par Lamine Sidi Yaya Wangara, imam de la mosquée Djinguarey bèr de Tombouctou.
Etonnée par l’hospitalité tombouctienne, elle dit apprécier l’ouverture d’esprit de ses hôtes. Aminta s’est retrouvée à Niafunké. Malgré toutes les mises en garde, elle s’est lancée le défi de venir voir le Mali, le voisin de son pays d’accueil. Selon elle : "Quand on craint quelque chose, on l’attire". Pour elle, on n’est mieux servi que par soi-même et rien ne vaut une vérification personnelle. Agréablement surprise, elle s’est faite une garde-robe adaptée afin de mieux profiter de son séjour tombouctien.
Aminta Fall n’est pas seule dans son aventure. Une de ses compatriotes l’avait suivie avant de retomber dans la peur et rebrousser chemin si près du but fixé dès le départ. Un autre Occidental est, lui, passé par la Mauritanie. A travers toutes ses expériences, Aminta Fall estime que Tombouctou est plus sûre que Dakar. Avec la participation de la population, les efforts des autorités, les agressions sont presque inexistantes. En plus, la ville reste animée toute la nuit.
Comme le certifie le gouverneur de la Cité Mystérieuse, le colonel Mamadou Mangara "la région est balisée jusqu’aux frontières mauritaniennes et algériennes". Ville touristique, Tombouctou a connu une baisse des activités touristiques, liée à des craintes qui étaient justifiées au début mais qui ne sont plus d’actualité à l’heure actuelle.
Aujourd’hui, le terrorisme c’est du passé à Tombouctou. Les activités reprennent petit à petit. La ville respire à nouveau. Avec le Festival du désert qui se prépare, les Tombouctiens ne se reconnaissent pas une atmosphère terroriste à l’exemple de l’imam. "Nous ne connaissons pas le terrorisme. Ici on sort à n’importe quelle heure", témoigne Lamine Sidi Yaya Wangara. Se disant comblée, Aminta Fall est arrivée le jour même de la Tamkarit où elle a reçu des bénédictions.
Aminata A. Lah
(stagiaire)

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BIENNALE ARTISTIQUE ET CULTURELLE
La troupe de Sikasso a émerveillé
La troupe de la 3e région a prouvé qu’elle a de solides évocations à faire-valoir en tant que région hôte.
Comme toutes les autres troupes régionales, l’ambition de celle de Sikasso est claire : remporter la médaille d’or du cinquantenaire. Dans cette quête, les poulains de Mando Goïta ont produit un spectacle qui a été bien apprécié dimanche soir au stade Babemba Traoré de Sikasso.
La pièce de théâtre : "le Souffle nouveau" est un regard dans le rétroviseur porté sur les événements et faits majeurs qui ont marqué les 50 ans d’indépendance de notre pays. C’est une autocritique faite sur le présent en vue de mieux bâtir l’avenir. Le Ballet à thème intitulé "Yada magni" est une façon, pour la jeunesse du Kénédougou, de déclencher un combat contre la dépravation des valeurs sociétales, la transgression des us et coutumes, la perversion des mœurs et la débauche. Ce thème invite à la retenue et à se ressaisir pour une vie sociétale harmonieuse et paisible.
Le chœur, "Keïmèné", est un chant qui retrace le parcours des 50 années de la nation malienne. Il invite tous les dignes fils du Mali à jeter un regard rétrospectif sur les faits et réalisations des 50 années écoulées dans la vie de notre pays. Il renferme aussi des conseils et des renseignements prodigués à la jeunesse dans le cadre du passage du témoin pour le cinquantenaire suivant en vue de l’entretien et de la bonne conservation des acquis d’une part et de la consolidation de l’unité et de la cohésion sociale d’autre part. Toutes choses indispensables à l’instauration d’un climat de paix, préalable à la construction nationale.
L’Ensemble instrumental : "Nigna nagolo" fustige les mauvais comportements peu honorables des jeunes enfants d’aujourd’hui. Le monde a certes subi des mutations, mais cela ne justifie pas le reniement de soi et de ses origines ou l’abandon des valeurs ancestrales qui ont toujours fait la fierté de notre peuple.
Le solo de chant "Yèrèdon" est un véritable cri de détresse lancé à la détérioration de nos valeurs cardinales de civilisation. En guise de solutions, il nous invite à reconsidérer nos principes d’éducation ; réinstaurer l’autorité parentale ; renforcer la cohésion et l’unité nationale.
La danse traditionnelle : "Niankabout" est une danse traditionnelle sénoufo de Pissasso (ex-arrondissement de Lobougoula, cercle de Sikasso) qui a servi à animer la cour royale du Kénédougou sous les règnes de Tièba et Babemba Traoré. Elle était également dansée au retour des guerriers. De nos jours, elle accompagne les braves paysans au champ et intervient toujours dans les funérailles des vieilles personnes et les grands événements.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)


Des logements sociaux aussi
En plus du conseil des ministres délocalisé à Sikasso, le président de la République inaugurera aussi ce mercredi des logements sociaux deuxième tranche dans la Capitale du Kénédougou. En décidant de tenir, pour la première fois, le conseil des ministres dans une capitale régionale à la faveur de la Biennale 2010, le chef de l’Etat et le gouvernement brisent un tabou. A noter que le conseil des ministres aura pour cadre l’hôtel du Cinquantenaire.
B. Y. C.

BIENNALE-2010
Kayes innove !
Organisatrice de la Biennale 2008, la région de Kayes a donné le meilleur d’elle-même en ballet, solo et en Ensemble instrumental. Les thèmes abordés sont l’école, la protection de l’environnement, la culture du patriotisme.

" Nous sommes là pour gagner et au regard du spectacle que nous avons produit, je peux dire que nous sommes très bien partis", a souligné le directeur de la troupe de Kayes, Habou Doumbia.
Pour un ancien ministre qui s’y connaît, Kayes va faire parler d’elle au cours de la Biennale-2010. La troupe a fait une sortie remarquée et appréciée par l’assistance en solo de chant, ballet, Ensemble instrumental et pièce de théâtre.
La créativité et l’originalité du metteur en scène du ballet à thème n’a laissé personne indifférent. En effet, Habou Doumbia, le directeur de la troupe a puisé dans le tréfonds de la culture du Mali pour créer la différence.
M. Doumbia a montré qu’il est tout à fait possible de jouer autrement le ballet en faisant appel à d’autres instruments de musique que le tam-tam, support de base de cette discipline.
Joué sur fond de kora, flûte, instrument privilégié des chasseurs, le ballet à thème des Kayesiens était intitulé "Donso". Il a dévoilé les différentes étapes de l’initiation dans la confrérie des chasseurs, les interdits, la façon de s’y tenir pour un initié. "C’est une première, nous n’avons jamais vu cette prestation dans un ballet", s’est félicité un responsable de la troupe de Bamako.
La 1re région peut aussi se prévaloir de son solo de chant "Kuma yiri yo", chanté en langue khassonké. C’est sans complaisance et avec beaucoup de maîtrise du sujet que la jeune chanteuse à la voix perçante, a relaté l’histoire d’une petite orpheline, qui au décès de son père, est soumise à tous les travaux pénibles jusqu’au jour de son mariage.
La fierté de Kayes, c’est aussi l’Ensemble instrumental. Les acteurs ont eux aussi déjoué les pronostics en produisant un spectacle séduisant. Dans un titre soninké "Seremagayinbelo" (Halte aux feux de brousse), la trentaine d’artistes a mis en exergue la protection de l’environnement.
Dans la pièce de théâtre, "Femme debout !" Kayes a mis le doigt sur les dérives du système éducatif malien avec ses lots de grèves des élèves et des enseignants. La limitation des moyens de l’Etat à satisfaire les revendications des enseignants a été elle aussi abordée.
C’est le chœur qui semble être la fausse note de la prestation de Kayes. Qu’à cela ne tienne "Mali horonyaara" a trait à l’indépendance du Mali et rappelle la nécessité de conjuguer les efforts de tous les fils et filles du pays pour la construction nationale du Mali debout.
En orchestre, les protégés de M. Doumbia ont rendu leur message dans deux morceaux "N’ganiya", chanté en malinké et "Mi dagni" en peul. Le premier fait cas du combat pour l’unité, le progrès en prônant la lutte contre la corruption, le favoritisme. Et de lancer un appel à préserver les acquis démocratiques, "choisir l’homme qu’il faut à la place qu’il faut".
Amadou Sidibé

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PHASE FINALE CAN CADET
Les Aiglonnets à Kigali sans Ousmane
Le joueur de l’Asko Ousmane Kéita ne sera pas à Kigali pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations des cadets, dont le coup d’envoi sera donné le 8 janvier prochain. Le milieu défensif des Aiglonnets a été victime d’un test ADN effectué par la commission médicale de la Caf.
Pris en main par le staff médical de la Caf, le joueur a subi des analyses tout comme les autres à Dakar qui ont révélé qu’il a dépassé la limite d’âge. Ousmane Kéita, bien qu’ayant disputé les éliminatoires avec les Aiglonnets, a été déclaré inapte à prendre part à la phase finale de la Can des cadets qui aura lieu au Rwanda du 8 au 24 janvier 2011. Aussi l’entraîneur Nouhoum Diané s’est-t-il résolu à se passer de lui.
" Ce n’est pas un secret, on savait depuis quelques jours que la Caf allait prendre des décisions sur cette affaire. Au départ, on n’avait pas peur et malheureusement, c’est tombé sur Ousmane. Je pense que ça aurait pu être quelqu’un d’autre et je l’ai appris lundi. C’est difficile pour un joueur de rater une compétition d’une telle envergure".
A l’issue du test d’ADN de Dakar, la Caf a demandé à la Fédération malienne de football de le remplacer. Les camarades d’Aly Yirango, qui se sont envolés pour Kigali hier auront du temps pour opérer les derniers réglages avant le match à ne pas rater qui les opposera le 9 janvier prochain aux Eléphanteaux.
Le coach Diané nous a confié qu’il mettra à profit ces quelques semaines pour mettre sur la bonne orbite son groupe et surtout pour asseoir une stratégie de jeu en fonction des adversaires du groupe. "On a pris des renseignements après notre qualification, notamment avec le DTN, Joachim Fickert qui a passé des années au Rwanda et je pense que nous seront prêts le jour J", a conclu Diané.
Selon le président de la Fédération rwandaise, Jules Kalisa, le voyage des Aiglonnets était programmé pour ce mercredi. "Ils auront ainsi une dizaine de jours pour s’acclimater", souligne-t-il.
Les Aiglonnets évolueront dans le groupe B avec la Gambie, tenante du titre, le Congo et la Côte d’Ivoire. Ils entameront le tournoi le 9 janvier contre la Côte d’Ivoire avant de poursuivre le 12 janvier contre la Gambie puis de terminer le premier tour le 15 janvier face aux Congolais.
Notre pays a obtenu sa meilleure place dans le tournoi en 1997 au Botswana lorsqu’il avait perdu en finale contre l’Egypte (0-1).
Boubacar Diakité Sarr

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