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2010

Mois de decembre

Les Echos du 28 decembre

 

DIONCOUNDA TRAORE A ATT
" Nous ne voulons pas ce qu’ont connu certains pays"
La cérémonie de présentation des vœux des institutions de la République au président ATT, vendredi dernier, a été l’occasion pour le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, de dire ce qu’il pense clairement des grands sujets de la nation. Le président de l’AN et non moins président de la toute puissante Adéma/PASJ, a clairement mis le président face à ses responsabilités.
L’atmosphère était quelque peu tendue vendredi à Koulouba à la présentation des vœux de nouvel an des présidents des institutions de République (Assemblée nationale, Cour suprême, Cour constitutionnelle, Haut conseil des collectivités territoriales, Conseil économique social et culturel, Médiature) même si les principaux acteurs s’efforçaient de ne pas extérioriser leurs ressentiments, ce qui d’ailleurs ne sied pas en pareil circonstance.
Et Dioncounda Traoré, le président de l’Assemblée nationale à qui l’honneur est revenu d’ouvrir cette liste des présentateurs de vœux au chef de l’Etat n’est pas allé avec le dos de la cuillère. "Nous ne voulons pas connaître ce qu’ont connu ou connaissent certains pays". L’allusion est faite aux crises post électorales qui ont secoué tous les pays africains où des élections se sont tenues ces dernières années et singulièrement en Côte d’Ivoire.
C’est que pour préserver le Mali d’une crise politique post électorale qui pourrait voir le pays sombrer dans un chaos, ATT a initié une série de réformes dont la première phase a été franchie avec le dépôt du rapport de la Commission Daba. Cette Commission a fait son travail, pense Dioncounda, mais ses conclusions traduites en projets de lois ne sont pas encore parvenues à l’Assemblée nationale. Cela suscite de nombreux points d’interrogation surtout qu’une première tentative avait eu lieu avant ATT et qui était restée sans suite.
" Il est indéniable qu’après bientôt vingt ans de pratique et d’expériences, aussi bien notre Constitution que certains textes tels le code électoral, la charte des partis... méritent d’être améliorés et rendus conformes à nos engagements internationaux ou sous-régionaux. Ajouter à cela dans la perspective des prochaines élections, l’établissement d’une liste électorale fiable et de cartes d’électeurs à l’épreuve de la fraude. Cela fait beaucoup de travail en perspective", estime à juste titre le président de l’AN surtout que avril 2012 n’est plus très loin.
Le temps est donc limité et par son message le président de l’AN voudrait que le président accélère le rythme de travail afin qu’en 2012 tout le détail soit réglé ne laissant aucune contestation possible quant au choix du futur président du Mali. Et la petite phrase de Dioncounda qui dit ceci : "en tout état de cause et dit très fraternellement nous n’allons pas vous laisser partir sans avoir réglé ces questions" en dit long sur son ardente ferveur de voir les textes fondamentaux débarrassés de ses insuffisances.
L’inquiétude du président de l’AN semble justifier d’autant plus que les députés sont en intersession et ne devraient regagner l’hémicycle qu’en avril 2011. Bref 2011, s’avère trop court aux yeux des observateurs de la scène politique eu égard l’immensité des sujets à éclaircir. Mais ATT a déjà sa petite idée puisque qu’il dit inviter dans les prochains jours tous les responsables des institutions pour définir un cadre approprié pour la réussite des réformes.
Denis Koné

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BANCARISATION ET MOYENS DE PAIEMENT SCRIPTURAUX
Magistrats et auxiliaires de justice sensibilisés
La Campagne de promotion de la bancarisation et de l’utilisation des moyens de paiement scripturaux dans l’espace Uémoa se poursuit. L’Institut national de formation judiciaire (INFJ) Me Demba Diallo a abrité le lundi 27 décembre, une journée de sensibilisation destinée aux magistrats et auxiliaires de justice.
La rencontre de lundi, organisée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao), a regroupé des magistrats du parquet, des notaires, huissiers de justice et greffiers et secrétaires de greffe et parquet. Ce beau monde a été entretenu par les représentants de la Bcéao conduits par le conseiller technique du directeur national de la Bcéao, du président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBF) et de celui de l’Association des professionnels des institutions de micro finance (Apim) avec la présence du DGA de l’INFS. La sensibilisation du corps judiciaire a surtout l’avantage de les entretenir sur les nouveaux textes règlementaires en matière bancaire et les peines et amandes liées à l’émission de chèque sans provision, la falsification de chèque et carte automatique, entre autres.
Les participants ont d’emblée eu droit à une séance de projection de sketches sur les dangers liés à la circulation de l’argent en espèce, les avantages des cartes de retrait automatiques, etc. Avant l’intervention du président de l’APBF, Moussa Alassane Diallo, et celle de l’Apim, Aliou Sidibé, les thèmes relatifs au contexte de la réforme des nouveaux systèmes de paiement, leurs objectifs, description et avantages ainsi que le cadre juridique ont été développés.
La campagne de promotion du système bancaire et surtout des moyens de paiement scripturaux est la suite logique de celle lancée le 8 octobre 2010 par le gouverneur de la Bcéao, Philipe-Henri Daroury-Tabley. La sensibilisation engagée par la Bcéao dans les 8 pays de l’Uémoa se situe dans le cadre de la réforme engagée depuis mars 2009 en vue de moderniser les systèmes de paiement dans les pays de l’Uémoa.
Modernisation des systèmes de paiement
Cette modernisation découle des constats relatifs à la prépondérance des transactions en espèces, la longueur des délais d’encaissement et d’exécution des opérations financières, le coût élevé des transactions bancaires, la faiblesse des services monétiques et la prédominance des systèmes monétiques, la faible acceptation de la carte par les commerçants, entre autres.
La modernisation des systèmes de paiement dans l’espace Uémoa a pour objectif d’accroître leur efficacité et sécurité, de réduire l’utilisation des paiements en espèces en mettant à la disposition des agents économiques des instruments de paiement diversifiés et modernes, de faciliter l’accès des populations aux services financiers et bancaires et de promouvoir le marché financier régional.
Les nouveaux systèmes de paiement mis en place sont de 3 ordres. Il s’agit de "Star Uémoa", un système de paiement en temps réel, conçu pour les transferts interbancaires de gros montants, le système automatisé de compensation interbancaire appelé "Sica-Uémoa" et la promotion d’un système de paiement par cartes bancaires sous-régionales qu’est "Carte Gym Uémoa".
Il y a aussi l’existence d’un cadre juridique rénové et adapté. Ce qui sous-entend des avantages de temps de transaction, des frais bancaires réduits, de sécurité bancaire et la démocratisation du système bancaire ouvert à tous les portefeuilles. La promotion de la bancarisation et des moyens de paiement scripturaux au Mali vise à atteindre un taux de bancarisation de 20 % à l’horizon 2012 contre moins de 10 % en 2010 dans la zone Uémoa.
Abdrahamane Dicko

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CORRIDOR ABIDJAN-BAMAKO
149 nouveaux gros-porteurs arrivent à Zégoua
Les actions conjuguées du Conseil malien des chargeurs (CMC) et de l’Office ivoirien des chargeurs (OIC) ont permis à 149 gros porteurs maliens de franchir la frontière malienne à Zégoua.
Ce sont en tout 149 gros porteurs transportant des marchandises qui sont arrivés à Sikasso le samedi 25 décembre. A bord des gros-porteurs plusieurs dizaines de tonnes de marchandises qui étaient jusque-là en souffrance au Port d’Abidjan.
Selon une source proche du CMC, l’arrivée des 149 remorques a regroupé à Zégoua, les membres de la délégation régionale du CMC de Sikasso, conduite par Ousmane Sow, vice-président du CMC et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Les 149 gros porteurs suivent un premier convoi de 137 camions arrivé le 12 décembre dernier. Le dénominateur commun des deux convois c’est qu’ils étaient en souffrance à Abidjan en raison de la crise post électorale qui secoue la Côte d’Ivoire.
Ce second arrivage a été rendu possible grâce à la collaboration de l’Office ivoirien des chargeurs (OIC) et du Conseil malien des chargeurs (CMC), à travers la délégation régionale de Sikasso. Il faut dire qu’au lendemain des échéances électorales du 28 novembre dernier en Côte d’Ivoire, le gouvernement malien aura tout essayé mais a buté à quelques obstacles.
Il a fallu l’implication du CMC qui a mis les bouchées doubles pour qu’un début de solution soit trouvé à l’acheminement des marchandises. La stratégie du CMC a consisté à la mise en place d’un comité de crise qui a permis dans un premier temps la réception de 137 gros porteurs qui ont franchi la frontière malienne au grand soulagement des autorités et de la population.
Dès le début de la crise, le président du CMC s’est aussitôt rendu au Bénin pour inspecter toutes les possibilités pour que le Port de Cotonou puisse s’ouvrir au Mali. Le CMC, à travers son président Babalaye Daou, lance un appel aux opérateurs économiques à multiplier les corridors. Il s’agit de Nouakchott-Bamako, Dakar-Bamako, Lomé-Bamako, Téma-Bamako, Accra-Bamako (au Ghana), et Conakry-Bamako.
Amadou Sidibé

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OFFICE MALIEN DE L’HABITAT
La poursuite des opérations de recouvrement
Pour améliorer le taux de recouvrement des arriérés de mensualité des logements sociaux, l’Office malien de l’habitat (OMH) va poursuivre ses opérations coup de poing à Bamako et à l’intérieur du Mali.
Les administrateurs de l’Office malien de l’habitat (OMH) se sont réunis lundi au siège de l’institution à la faveur de la 27e session de leur conseil d’administration.
Le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana, a profité de la cérémonie d’ouverture des travaux pour faire un bilan succinct de la construction de logements en cette année du cinquantenaire de notre indépendance.
Elle a rappelé que de 1960 à 2010, 8158 logements sociaux ont été réalisés dont 7177 de 2009 à 2010, représentant 87,97 %. Pour le ministre, ces chiffres montrent à suffisance l’importance qu’occupe l’OMH dans la réalisation des logements sociaux.
De l’analyse du document financier de l’exercice en cours, il ressort que le budget de l’Office a été exécuté suivant des recettes à hauteur de 97,81 % et en dépenses à 89,12 %. Mais en vue d’améliorer ces résultats vers un meilleur suivi des recettes, le ministre a suggéré la poursuite des efforts de l’OMH.
Mme Gakou a indiqué que c’est dans ce cadre que des missions de recouvrement des arriérés de mensualités des logements sociaux se sont accentuées au niveau de Bamako et dans plusieurs localités. "L’objectif de ces opérations est d’améliorer le taux de recouvrement. Je vous invite à veiller au respect strict de toutes les dispositions contractuelles", a-t-elle expliqué. Et de promettre que ces opérations de recouvrement se poursuivront conformément aux orientations du conseil d’administration.
En cette veille du nouvel an, le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a révélé que l’objectif est de fixer les missions et les orientations qui permettront à l’OMH de rendre plus performantes ses actions ; à savoir : la promotion des logements sociaux et de l’auto construction assistée des sociétés coopératives d’habitat, la gestion des logements sociaux… afin de loger le grand nombre de Maliens.
L’importance de ces missions se traduit par le niveau de la prévision de recettes de 2011 qui est plus de 6 milliards de F CFA contre moins de 5,5 milliards de F CFA en 2010, soit un taux d’accroissement de 32,54 %.
Amadou Waïgalo

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OFFICE DU NIGER
600 millions pour aménager 120 hectares
Les nouveaux aménagements hydro agricoles dont les travaux ont été lancés mardi à Siengo Extension (N’Débougou) sont destinés aux jeunes ruraux et visent à vaincre la pauvreté.
Au regard de ses potentialités, l’Office du Niger offre de réelles opportunités d’emplois aux jeunes. C’est ce qu’a compris l’Agence pour la promotion des jeunes (Apej) qui a procédé le 21 décembre dernier à Siengo Extension (N’Débougou) en zone Office du Niger au lancement des travaux d’aménagement de 120 hectares.
Pour la circonstance, deux ministres ont fait le déplacement. Il s’agit d’Iba Ndiaye (Emploi et de la Formation professionnelle) et d’Abou Sow (secrétariat d’Etat auprès du Premier chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger). Ils étaient accompagnés du PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, et du DG de l’Apej, Modibo Kadjoké.
Avec le lancement des travaux des 120 hectares à Siengo Extension en zone Office du Niger, l’Apej ambitionne d’installer 40 jeunes ruraux en raison de 3 hectares par personne. Par cet acte, l’Agence veut non seulement lutter contre la pauvreté mais aussi l’exode des jeunes ruraux.
D’un montant de 600 millions de F CFA, les nouveaux aménagements hydro agricoles permettront à terme la formation de plus de 200 jeunes en technique de réalisation de rigoles et diguettes et d’entretien des canaux, la génération de revenus de plus de 70 millions de F CFA à la population locale et l’installation de 40 jeunes agro entrepreneurs.
Les deux ministres se sont félicités de cette initiative de l’Apej qui, à n’en pas douter, est de nature à accroître le rythme des aménagements hydro agricoles en zone Office du Niger. A titre de rappel, les 600 millions de F CFA investis par l’Apej pour l’aménagement des 120 hectares proviennent du 1,5 milliard de F CFA mis à la disposition de l’Agence par le gouvernement à la faveur de la cession de 51 % des actions de l’Etat de la Sotelma.
Il reste aux futurs acquéreurs de respecter le décret de gérance de l’Office du Niger en s’acquittant de la redevance eau.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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ORGANISATION DE LA BIENNALE-2012
Mopti et Gao candidats
Les régions de Mopti et de Gao sont les deux candidates déclarées pour l’organisation de la Biennale artistique et culturelle 2012. Le chef de l’Etat tranchera la question au soir du 29 décembre à Sikasso à l’occasion de la clôture de la Biennale.
Après Ségou, Kayes, Sikasso, la région de Mopti et celle de Gao veulent organiser la Biennale artistique et culturelle. Pour ce faire, depuis quelques jours, un fort lobbying est mené sur place à Sikasso par les ressortissants et les autorités de Mopti.
Pour convaincre les autorités, Mopti a pris les devants en envoyant plusieurs correspondances aux plus hautes autorités pour exprimer son désir d’organiser la plus belle rencontre culturelle du Mali. Selon certains observateurs, la Venise malienne a tous les atouts pour accueillir tout le Mali dans sa diversité culturelle. "Les infrastructures sont déjà sur place".
Mopti, aux dires de certaines sources, semble réunir tous les pronostics en sa faveur pour abriter l’événement. "Après Bamako, Ségou, Kayes, Sikasso, l’honneur nous revient d’organiser cette fête. En plus, il n’y a pas de prétendants plus sérieux qui peut nous inquiéter pour l’avoir", affirme un responsable de la région.
Mopti aura comme concurrente la Cité des Askia. L’ancien député de Gao, Arboncana Boubèye Maïga, qui a effectué le déplacement de Sikasso, a fait savoir que sa région souhaite organiser l’édition de 2012 de la Biennale, "même si la ville accuse un retard sur le plan des infrastructures". Pour M. Maïga, la tenue de la Biennale à Gao sera l’occasion pour eux de bénéficier d’un certain nombre d’infrastructures.
Il revient en dernier ressort au président de la République de trancher d’autant plus que le ministère de la Culture n’a plus son mot à dire pour le choix des régions devant abriter la Biennale.
Amadou Sidibé

BIENNALE 2010 A SIKASSO
Kidal dénonce drogue et déforestation

Se passer de la consommation de la drogue, interdire la déforestation : sont les messages que la troupe de Kidal a livrés au public sikassois au stade Babemba Traoré samedi dernier.

S’il y a une discipline qui a retenu l’attention des spectateurs au stade Babemba Traoré samedi soir, c’est bien le ballet et le solo de chant. En effet, les Kidalois n’ont pas cherché loin pour trouver le thème du ballet : "Eau, source de vie", un sujet interpellateur.
" Eau, source de vie", a mis l’accent sur la déforestation cause de sécheresse, de faim, de manque d’eau et de destruction du cheptel. La troupe a lancé un appel pressant à tous pour préserver l’environnement tout en plantant et en entretenant des arbres, seul gage d’un avenir promoteur pour la région.
Evoqué par la troupe de Tombouctou, Gao, le sujet de la drogue est revenu dans le solo de chant de Kidal. Intitulé "la prolifération des stupéfiants", les jeunes artistes de la 8e région ne sont pas partis par quatre chemins pour dire à la jeunesse de se passer de la vente de la drogue qui "dépersonnalise et cause la perte de vies humaines". Leur voix a certainement retenti sur les collines de Missiricoro. Et un silence de mort s’est aussitôt emparé du stade. Tous prêtaient l’oreille aux mélodies de la soliste. Elle a rappelé que la consommation de drogue est prohibée par les érudits et toutes les Ecritures saintes. "C’est une prière adressée à Allah Tout Puissant pour qu’il préserve la jeunesse de la drogue qui est devenue ces dernières années un fonds de commerce".
L’Ensemble instrumental a chanté "la politique politicienne". La vingtaine de chanteurs met en garde contre la mauvaise compréhension et l’instrumentalisation de la politique. Ils recommandent une compétition politique faite sur des bases saines égales non religieuses, non ethniques et non racistes pour la préservation de la cohésion sociale.
Le chœur portait sur "le cinquantenaire, l’éducation". Il a loué les bienfaits de l’instruction pour les filles et les femmes. Il a évoqué les époques glorieuses du Mali indépendant : le socialisme, le parti unique, l’avènement de la démocratie, l’installation de la démocratie partout dans le Mali, en rappelant les grandes réalisations sous la IIIe République qui font la fierté du Mali d’aujourd’hui. Il a demandé aux générations montantes le respect des acquis que les pionniers de l’indépendance ont réalisés pendant les 50 ans pour faire du Mali une terre de paix, de développement.
La danse traditionnelle s’est inspirée d’une danse maure exécutée par les jeunes à l’occasion des fêtes religieuses et mariage. Première en pièce de théâtre en 2008, cette année la troupe de Kidal n’a pas fait une sortie remarquée. La pièce a porté sur l’émancipation de la femme couplée aux élections municipales avec son lot de développement communal.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial)

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GALA DE L’UNAFOM
Magnifique, mais !
Les anciennes gloires du Mali et d’Afrique ont gratifié le public, dont le président de la République, Amadou Toumani Touré, d’un bon spectacle dimanche dernier au stade Modibo Kéita à l’occasion du gala de football organisé par l’Union nationale des anciens footballeurs du Mali (Unafom).
L’occasion a été donnée au public de revoir ceux qui ont écrit les plus belles pages de l’histoire du football malien et africain. Côté malien, les vétérans des campagnes de 1965 (Brazzaville), 1972 (Yaoundé) et 1994 (Tunis) : Salif Kéita, Issa Traoré "Laïs", Cheick Fanta Mady Kéita, Idrissa Touré "Nani", Talibe Mokey Diané, Idrissa Maïga "Métiou", Sory Kourouma "Remetter" et autres Ousmane Farota.
Sur le plan africain, étaient présents les Guinéens Petit Sory et Chérif Souleymane, le Ghanéen Abdul Razack, les Ivoiriens Laurent Pokou et Abdoulaye Traoré alias Ben Bady, le Nigérien Moussa Kanfédéni, le Burkinabé Moïse Traoré, les Sénégalais Joseph Koto et Cheick Seck, les Algériens Kaci Saïd et Moustapha Kouici, le Franco-malien Jean Amadou Tigana et le capitaine des Aigles, Mahamadou Diarra "Djilla".
Il y a eu de beaux gestes techniques avec les pirouettes de Ben Bady, les parades de Sory Kourouma et Cheick Seck, l’aile de pigeon de Kaci et les dribbles de Koto. Mais, au-delà du match de gala, c’est l’idée de ces retrouvailles entre vieilles marmites qui importe et le président de la République, invité spécial de l’événement a apprécié l’initiative. "Je me réjouis de ce que je viens de voir, j’étais ici au passage 7 pour voir Petit Sory, pour voir Koto, pour voir nos grands joueurs. J’étais au stade Mamadou Konaté pour voir les Blocus, Laïs et Doudou. Donc rajeuni, oui, ça m’a rajeuni, mais vraiment je pense que l’initiative qui a été prise aujourd’hui est exceptionnelle. Je félicite d’abord le ministère de la Jeunesse et des Sports, je félicite également l’Association des anciens footballeurs du Mali, je salue et félicite le comité national d’organisation chargé des festivités du cinquantenaire du Mali. Ils ont réussi à ouvrir une autre page du grand livre sportif du Mali et je voudrais profiter de l’occasion pour remercier les joueurs qui sont venus de l’extérieur les Pokou, les Sory, les Koto et Shérif Souleymane, les Algériens, je voudrais féliciter tous ceux qui ont été invités au minimum 2 joueurs par région. Je voudrais surtout saluer les anciens qui étaient là, qui n’ont pas joué, salué les anciens arbitres et dire que la fête a été très belle et avons profité de prouver notre reconnaissance à ces anciens footballeurs".
Ce match de gala est une manière, pour les footballeurs maliens, anciens et jeunes, de célébrer le cinquantenaire du Mali et saluer le parcours du football malien pour qu’ensemble nous prouvions qu’au pays du 1er Ballon d’or africain, le football reste le sport roi. Il a ses adeptes. Ceux qui sont frappés par l’âge refusent d’abandonner leur sport d’antan. C’est pourquoi les anciennes gloires maliennes et africaines se sont retrouvées dimanche pour rappeler les notes de l’art.
Ils sont venus de 8 pays, plus le nôtre pour se retrouver autour du ballon rond. Les footballeurs des années 60, 70 et 80 pour certains et 90 pour d’autres, constitués en quatre équipes, ont joué deux matchs. Le premier s’est soldé par un nul vierge et le second par la victoire (2-0), de l’Unafom sur la sélection africaine avec un doublé d’Aboubakar Traoré "Artiste". Dans l’une ou l’autre formation, le ministre de la Jeunesse et des Sports et son collègue du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées étaient de la partie. Le public a massivement répondu à l’appel.
L’événement était présidé par le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré. On notait la présence de Soumana Sako, ancien Premier ministre, du président de la Commission d’organisation du 50-tenaire, du directeur de l’Onusida, autre ancienne gloire, des représentants du Cnosm, d’Orange-Mali. Ce fut le moment des retrouvailles entre footballeurs d’époques différentes. Certains s’étaient perdus de vue depuis des années. La joie se lisait sur les visages, signe d’une satisfaction totale.
A l’issue des rencontres, les uns et les autres n’ont pas manqué d’encourager l’initiative à commencer par le président de l’Unafom, le ministre Mamadou Dipa Fané : "Je pense après tout ce que je reçois comme félicitations et remerciements et les joies pour le public, qui a vu les grands joueurs, que c’était une obligation pour nous de faire en sorte qu’on n’oublie pas les anciens. Et c’est ce que nous avons voulu faire".
Le Guinéen Petit Sory a abondé dans le même sens. Mais il souhaite qu’un programme soit élaboré et mieux organisé pour que les anciens soient plus représentés dans le football de la sous-région. "Heureux de me retrouver parmi les gloires du football africain qui, chacun à son niveau, a apporté un plus à l’évolution du football africain. Donc, pour moi, c’est un plaisir et je remercie le peuple malien, son public, le président de l’union, le chef de l’Etat malien, une initiative à encourager et à louer", a ajouté Ben Bady, qui s’occupe présentement des jeunes à la Fédération ivoirienne de football. Il a encouragé l’Unafom qui a eu l’initiative de les réunir.
" C’est une chose qu’il faut renouveler, qu’il faut faire tous les ans ou même tous les 3 ans. Je pense que c’est une très belle initiative qu’il faut pérenniser. Elle nous a permis de nous retrouver", a dit l’ancien portier des Lions de la Terranga, Cheick Seck.
L’initiative est plus que satisfaisante. "Ce n’était pas mal, je pense que c’est une très bonne chose d’organiser un événement de cette envergure à l’occasion de la fête du cinquantenaire. Il a permis au public de retrouver les anciennes gloires, qu’il avait vues par le passé, c’était bien", a reconnu l’ancien Fennec, Kaci Saïd.
La remise de 11 prix à des anciens dont le premier entraîneur des Aigles, Ben Oumar Sy, la minute de silence à la mémoire de tous les anciens footballeurs décédés, la remise de ballons dédicacés à ATT, l’exhibition des arts martiaux, les cadeaux du sponsor officiel de Malifoot, Orange-Mali, qui a habillé les équipes, la remise de cadeaux aux joueurs étrangers ont été d’autres temps forts de l’événement du dimanche.
Boubacar Diakité Sarr

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