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2010

Mois de decembre

Les Echos du 27 decembre

 

ALPHA BLONDY
" En réalité, mon candidat Laurent Gbagbo a perdu"
Plus qu’une scène de prestation musicale, le concert grand public sur la place de l’Obélisque de Dakar à l’occasion des festivités du Festival mondial des arts nègres aura été, le vendredi 24 décembre dernier, une tribune politique pour Alpha Blondy, qui a assené quelques vérités à la classe politique ivoirienne.
" Encore une fois la Côte d’Ivoire pâtit à cause de ses politiciens. Le peuple ivoirien en a assez de verser du sang à cause de l’irresponsabilité et l’incurie des hommes politiques", a-t-il martelé. Pour le reggae man ivoirien son pays ne devait pas aller aux élections avec deux armées. "Je leur ai dit ceci mais ils ne m’ont pas écouté et voilà le résultat", a-t-il regretté. Et Blondy de confesser : "En réalité, mon candidat Laurent Gbagbo a perdu. Le vaincu doit respecter le verdict des urnes et le vainqueur doit avoir le triomphe modeste". C’est pourquoi le chanteur a demandé à Alassane Ouattara de protéger Gbagbo pour qu’il ne soit pas tué comme le regretté général Robert Guéï. Alpha Blondy a estimé que Gbagbo est un homme, victime d’un entourage composé de personnes véreuses.
Soucieux d’un retour à la paix en Afrique et surtout en Côte d’Ivoire, le lead vocal de Solar System a trop peu insisté sur les chansons dédiées à la paix devant des centaines de fans en pleine osmose avec lui.
Moussa Camara
(à Dakar)

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NOTE ZERO
Au ministre des Maliens de l’extérieur
L’homme est racé, soigné, la mise impeccable. Il possède de plus une élocution qui n’est pas pour déplaire à quelque émule de Rhéteur. Mais derrière ce visage presque angélique, se cache un cœur de roc, qui ne se mêle pas des histoires de pauvres.
Que 10 Maliens meurent en Côte d’Ivoire en crise depuis le 28 novembre 2010 n’est donc pas de nature à émouvoir le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. D’où son silence après l’annonce de cette triste nouvelle. "L’âne est mort, adieu pet !"
D’ailleurs, d’autres Maliens tombent comme des mouches sous des balles scélérates un peu partout dans le monde sans la moindre indignation ou protestation de cette autorité. Or, au même moment, la France par exemple, soucieuse de l’intégrité et de la dignité de ses ressortissants, remue ciel et terre pour obtenir leur libération quand ils sont détenus. On dirait qu’on n’est plus sur la même planète.
Comblé par la nouvelle donne qui fait de lui le ministre de la Santé, cumulativement avec ses fonctions de ministre des Maliens de l’extérieur, le super toubib en est arrivé à oublier le sacerdoce qui exige d’un membre du gouvernement abnégation, détermination et courage dans la défense des intérêts généraux.
Il se dit qu’il a abandonné ses bureaux de la Cité du Niger pour ceux de Koulouba, où il impose un régime de caserne à ses néo-collaborateurs. Mais tout cela n’est en réalité qu’un maquillage. L’homme agit généralement en dilettante. Promoteur d’une clinique médicale sur la rive droite, il l’a prestement fermée à sa nomination au gouvernement, alors que la santé pour tous est loin d’être un pari gagné dans ce pays.
N’est-ce pas lui le tout-puissant secrétaire général de l’US-RDA qui s’est fait virer par ses ouailles pour travail fractionnel et manque de résultats politiques ? Bien des missions et activités du département des Maliens de l’extérieur n’ont-elles pas été mises sous le boisseau parce que le maître des lieux marchande trop aux yeux des prestataires ?
Nos compatriotes sont donc morts pour eux-mêmes ? Ah ! Que c’est dur d’être Malien de l’extérieur avec un ministre aussi inerte ! Les semeurs de la mort ne font pas de quartier avec les nôtres comme ils réfléchissent par deux fois avant de vider leurs chargeurs sur un Burkinabé, Sénégalais, Togolais, Guinéen, etc. "L’œil ne porte pas la charge, mais sait ce qui est lourd", disent les Bambaras.
Malheureusement, il en restera toujours ainsi en l’absence d’une vraie politique de défense des Maliens de l’extérieur. Avec un homme de conviction, d’idées et d’engagement, pour qui être ministre n’est pas une fin en soi, mais un moyen, ce département pouvait bien sortir le pays de l’ornière, car les Maliens de la diaspora sont un filon plus rentable que toutes les mines d’or du pays, les puits de pétrole, le diamant.
En un mot, ce MMEIA doublé de ministre de la Santé, c’est zéro pointé.
Bayer

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SANAMADOUGOU
Le PDG de l’O. N. calme les esprits
A Sanamadougou (Ségou), les esprits ne sont plus surchauffés après le passage du PDG de l’Office du Niger qui a mis les uns et les autres en confiance à propos du projet de Modibo Kéita de GDCM.
L’attribution en bail emphytéotique de 7400 hectares à Sanamadougou en zone Office du Niger au patron du Grand distributeur céréalier du Mali (GDCM) avait fait couler beaucoup d’encre et de salive tant les habitants n’étaient pas partant pour le projet.
En visite de terrain mercredi dans la zone, le PDG de l’Office du Niger s’est rendu sur le site du projet du GDCM pour un double objectif : constater l’état d’avancement des travaux, mais également s’entretenir avec les villageois afin de trouver une solution aux différents desiderata soulevés ça ou là.
Entre mars et juin 2010, le PDG de l’Office du Niger a reçu trois fois les habitants de Sanamadougou autour du projet de Modibo. Pour la rencontre du 22 décembre 2010, Kassoum Dénon a tenu d’entrée de jeu à faire savoir que "l’Office du Niger est ouvert à tous les investisseurs". Toutefois, il a mis à l’aise ses interlocuteurs de Sanamadougou en leur annonçant que leurs intérêts ne seront pas menacés. Il leur a demandé de lui faire parvenir par écrit tous ce qui leur tient à cœur afin d’y trouver des solutions idoines.
" Le projet du GDCM est un projet de développement autorisé par le pays. Mais il faudrait qu’on prenne en compte Sanamadougou", a dit M. Dénon. Le bail attribué au GDCM prend en compte au-delà de la riziculture, la culture du blé, du maïs, de la pomme de terre, de la carotte… C’est une production diversifiée.
Le projet a été conçu pour la production de la matière première destinée à faire tourner l’usine de transformation, dénommée "Moulins modernes du Mali", qui sera également érigée sur le site. A ce jour, une cinquantaine de jeunes de Sanamadougou travaillent pour le projet du GDCM. Une fois les aménagements terminés, il est question environ 700 hectares à la disposition du village de Sanamadougou.
Pour qui sait que l’aménagement d’un hectare en zone Office du Niger coûte environ 4 millions de F CFA, le projet du GDCM est d’un apport capital d’autant plus qu’il contribuera non seulement à augmenter les superficies cultivables de l’Office du Niger mais à diversifier la production.
Pour sa première visite à Sanamadougou, le PDG de l’Office du Niger a voulu apporter son soutien aux populations. Kassoum Dénon a dit à Sanamadougou de se tranquilliser et que rien de mal ne lui arrivera dans le cadre de la réalisation du projet. Les habitants de Sanamadougou se sont montrés réceptifs au message du PDG de l’Office du Niger devant qui ils n’ont demandé que des exploitations agricoles.
Au regard de la bonne foi du PDG de l’Office du Niger, disposé à accompagner et à préserver l’intérêt des producteurs, le problème de Sanamadougou découlait uniquement d’une incompréhension aujourd’hui dissipée.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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GOUVERNEMENT
Le 1er conseil des ministres délocalisé à Sikasso

De mémoire des Maliens, jamais un conseil des ministres n’a été tenu en dehors de Bamako.

C’est officiel, sauf changement de dernière minute, la Capitale du Kénédougou abritera le premier conseil des ministres délocalisé du Mali depuis son accession à l’indépendance. A Sikasso, la nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre.
On s’interroge sur le pourquoi de la délocalisation et le choix de Sikasso pour abriter le conseil des ministres. Dans les différents hôtels, les commentaires vont bon train. Pour des "proches" d’ATT, "cela fait partie des innovations des activités du cinquantenaire que le président a décidé d’apporter n’en déplaise aux Bamakois. Et d’ajouter que c’est définitivement parti pour la tenue du conseil des ministres dans d’autres régions".
Pour un autre, ATT veut simplement finir en beauté les festivités du cinquantenaire, "c’est pourquoi après le conseil, les ministres se rendront au stade pour la clôture de la Biennale prévue le 29 décembre". Dans les coulisses, on estime que la rencontre de Sikasso n’est pas fortuite. "D’importantes décisions pourraient être prises à l’issue du conseil de Sikasso et qui aura trait à un de ses ministres".
Au-delà de ce que les uns et les autres peuvent avancer, la réalité, c’est qu’à chaque fois que le chef de l’Etat a décidé d’organiser une rencontre à Sikasso s’en est suivi d’importantes décisions. Les exemples ne manquent pas. En 2002, ATT, candidat à l’élection présidentielle, a choisi la Capitale du Kénédougou pour lancer sa campagne. Il a été élu sans grande difficulté. En 2008, à Kayes, à la surprise générale, le président a pris à contre-pied son ministre de la Culture en confiant l’organisation de la Biennale du cinquantenaire à Sikasso.
Amadou Sidibé

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SCOLARISATION D’ENFANTS NOMADES AU NORD
Ibrahim Al-Koni dédie son prix du roman arabe à la cause
10 000 dollars, soit environ 5 millions de F CFA, c’est la valeur du prix du 5e Forum du roman arabe qu’Ibrahim Al-Koni, un écrivain romancier libyen vient de remporter au Caire en Egypte. Pour appuyer la scolarisation d’enfants nomades, il a décidé d’offrir cette somme à une association malienne dénommée Ecoles des sables.
La cérémonie de remise du prix a eu lieu le vendredi dernier au Centre culturel pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel touareg en présence du consul de la Libye au Mali, S. E. M. Moussa Al-Koni, qui n’est autre que le frère de l’écrivain.
En remettant l’enveloppe au président des Ecoles des sables, Moussa Ag Assarid, le consul a exprimé sa joie et la volonté de son frère d’œuvrer pour la scolarisation des enfants nomades dans le Septentrion malien. Tout en remerciant le donateur qui reste, soulignera-t-il, une référence pour son association, le président des Ecoles des sables a noté que l’argent ainsi mis à sa disposition, va servir à doter des écoles en bibliothèques et mener des opérations de reboisement.
" Grâce à ce prix, chaque enfant de nos trois écoles plantera un arbre et s’en occupera tout le long de sa scolarité. Nous construirons aussi une bibliothèque dans chaque école et chacune portera le nom d’Ibrahim Al-Koni", a précisé M. Assarid. Il a ajouté que ce projet va s’appeler "Un enfant - un arbre - une école - une bibliothèque".
Ecoles des sables est une jeune association qui regroupe trois établissements scolaires dans la région de Tombouctou, de Taboye (Gao) et de Tallabite (Kidal). Elle œuvre pour la scolarisation d’enfants nomades dans le Nord-Mali. En effet, il est admis généralement que le Nord enregistre le plus faible taux de scolarisation au Mali. Pour les membres de l’association, il va falloir inverser cette tendance.
Ibrahim Al-Koni est un écrivain tamashek né en 1948 à Ghadamesse dans le Sahara au sud de la Libye. Il vit actuellement à Berne en Suisse et est considéré comme le plus grand romancier contemporain de la langue arabe. Auteur de plus de 80 romans et essais dont "le Saignement de la pierre", "l’Oasis cachée et Ange, qui es-tu ?", Ibrahim Ag-Koni est lauréat de plusieurs prix littéraires.
Amadou Waïgalo

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BIENNALE SIKASSO 2010
Gao dénonce la drogue
Vendredi soir, la troupe de Gao a fait sensation dans ses différentes prestations. Les thèmes abordés étaient axés sur le vécu quotidien du Malien. Le 3e de la dernière Biennale compte faire mieux cette année.

" Nous ne partons pas à Sikasso pour faire de la figuration, nous visons la première place ou à défaut être sur le podium", tel était le propos du directeur de la troupe de la Cité des Askia, Aldjouma Baba Mory Yattara dans une sortie.
Vendredi soir au stade Omnisports de Sikasso, la troupe de Gao a effectivement démontré qu’elle possède des arguments capables de convaincre le jury. Gao a fait sensation dans les disciplines. Toutefois, ce qui a marqué les spectateurs, c’est la pièce de théâtre, intitulée : "Accusé, levez-vous", une invite à la jeunesse à une prise de conscience.
Cette pièce se passe de tout commentaire, tant le contenu est critique à l’endroit des pouvoirs publics. De quoi s’agit-il ? "Accusé, levez-vous" est une sorte de procès qui ne dit pas son nom sur les cinquante ans de l’indépendance de notre pays avec comme corollaire des festivités qui se suivent. Pour "Accusé, levez-vous", le cinquantenaire ne devrait pas être seulement un moment de festivité, mais aussi d’une remise en cause de ce qui s’est passé sous les différentes régimes.
La pièce de théâtre a passé au peigne fin les dossiers brûlants des différents régimes tout en mettant l’accent sur "l’incapacité" des autorités à trouver une solution aux maux. Au finish, en dépit des oppositions des quatre régimes, c’est un appel à l’unité, à la réconciliation qui est prôné. "Les Maliens doivent s’asseoir, se parler, se dire la vérité tout en reconnaissant leur tort afin de bâtir ensemble un avenir meilleur".
L’orchestre moderne, le "Songhoy Star" a lui montré qu’il sait concilier tradition et modernité. La trentaine d’artistes de l’orchestre, habillés de blanc et bleu, a dédié son premier morceau à la femme, "Hugu Linjo". Cette chanson incite à la scolarisation de la fille. Le second titre "Songhay Sabou" est un hommage au peuple songhoy, "un peuple brave".
Comme il sait le faire, l’Ensemble instrumental a rendu un hommage mérité aux autorités qui sont en train de réaliser le barrage de Taoussa, "un rêve devenu une réalité". En danse traditionnelle, Gao a présenté "Tagrit", une danse des possédés en milieu songhoy et bellah qui ne se danse que lorsqu’il y a un problème sérieux, une danse qui est en train de disparaître et qu’ils veulent revivre surtout avec l’Islamisation.
Le chœur "Où sommes-nous ?" est un questionnement de tout ce qui est acquis par le Mali. Et au solo de chant de lancer un appel pressant aux autorités à tous les niveaux pour dire non à la corruption, à la gabegie, au clientélisme, à l’achat de conscience. "Une invite à la vertu, à une reconversion des mentalités, au respect de nos valeurs sociales".
L’un des moments les plus attendus a été le passage du ballet à thème. La troupe de Gao a montré qu’on pouvait compter sur elle en tout cas sur cette discipline. C’est un thème d’actualité qui a été abordé : "le salaire de la honte". Un thème qui pointe les méfaits de la drogue, surtout de la cocaïne dans une région épargnée par ce fléau jusqu’à une date récente.
Les scolaires, dans un mouvement bien apprécié par le public, ont démontré comment la drogue est en train de faire son entrée dans les établissements scolaires. Les autorités ont été invitées "à s’investir pour anéantir les trafiquants de drogue". En attendant les résultats du jury prévu au soir du 29 décembre, la troupe de Gao se dit confiante.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial)

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SIKASSO
Marche sportive contre le diabète
Obésité galopante, changements brutaux d'habitudes alimentaires, difficultés d'accès aux soins, mauvais suivi des traitements prescrits, mauvaise information, etc. De nombreux facteurs expliquent l'inquiétude des médecins sur la situation du diabète dans le monde.
L'Association sikassoise des diabétiques a organisé samedi dernier une marche sportive "Halte" au diabète pour informer et sensibiliser les diabétiques et le grand public sur les risques associés et les complications liées à la maladie. Gratuite et ouverte aux diabétiques, la conférence qui a suivi la marche et tenue à la Maison du peuple était articulée autour de plusieurs significations.
Le président de l’Association, Balla Kouyaté, a évoqué le parcours de cette dernière et a mis l’accent sur la présence indispensable des malades qui, pour certains, n’ont pas daigné se présenter alors que les orientations des médecins sur la maladie ne peuvent qu’être bénéfiques pour eux.
Tout en étant conscient de ce mal inguérissable, les malades ont tout de même été réconfortés par les multiples conseils prodigués. Il existe différents types de diabète. Les plus répandus sont de type1 et 2. Leurs causes sont diverses. Selon les médecins, le diabète sucré est une maladie chronique due à une sécrétion insuffisante d'insuline ou à une réaction insuffisante de l'organisme à l'insuline produite.
Cette insuffisance ne se traduit pas une augmentation de la glycémie (concentration de glucose dans le sang), qui provoque à son tour des lésions dans nombre de systèmes de l'organisme. Le problème du "pied diabétique" apparaît à la suite d'altérations des vaisseaux sanguins et des nerfs qui peuvent évoluer vers l'ulcération et nécessiter l'amputation du membre atteint.
Pourtant, des solutions pragmatiques et médicamenteuses existent. La prévention du diabète de type 1, encore impossible, reste un objectif à atteindre. Le diabète de type 2 peut être prévenu et des mesures doivent être prises. Des essais ont montré qu'une modification durable du mode de vie au niveau de l'alimentation et de l'exercice physique pouvait réduire le risque d'apparition du diabète de type 2.
Une étude sur la prévention du diabète a ainsi montré que les adultes d'âge moyen à haut risque, en améliorant leur alimentation, en faisant davantage d'exercices
physiques et en perdant un peu de poids, pouvaient se protéger contre le diabète de type 2. Toutes les études réalisées à ce jour ont montré que l'amélioration du mode de vie était nettement plus efficace que la prise de médicaments pour les personnes à haut risque.
L'ampleur du problème nécessite des mesures à l'échelle de la population pour réduire les niveaux de surcharge pondérale et d'obésité, la sédentarité. La prise des décisions en connaissance de cause par les responsables des transports, de l'urbanisme et des prix et de la publicité dans le domaine de l'alimentation peut largement contribuer à réduire le risque de diabète de type 2 à l'échelle de la population.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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