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2010

Mois de decembre

Les Echos du 24 decembre

 

TIEMOKO DAO, SG DU SYNESEC
" Le contractuel était comme un animal"
Le Syndicat des professeurs contractuels de l’enseignement secondaire (Sypces) est devenu, aux termes de son congrès extraordinaire les 22 et 23 décembre 2010, Syndicat national des enseignants du secondaire de l’Etat et des collectivités (Synesec). Son secrétaire général, Tiémoko Dao, nous livre dans l’entretien ci-dessous certaines priorités de son bureau, dont l’absorption du retard dans le payement des salaires de ses militants… Interview !

Les Echos : Quelles sont les questions qui ont été abordées lors de vos assises ?

Tiémoko Dao : Nous avons procédé au toilettage des textes et à l’élection d’un nouveau bureau ainsi qu’au renouvellement de la plate-forme revendicative avec des recommandations.

Les Echos : Comment se présente le nouveau bureau que vous présidez et quelle modification ont subis vos textes ?

T. D. : Le nouveau bureau est composé de 25 membres, c’est l’ancien renforcé. Nous osons croire que nous allons repartir avec un nouvel élan dynamique. Nous avons adapté nos textes à la nouvelle situation parce que nous quittons le statut de contractuel pour celui de fonctionnaire. Donc, il fallait modifier certains passages de nos textes.
Les Echos : Est-ce que la question du retard dans le payement du salaire des enseignants des collectivités est résolue au jour d’aujourd’hui ?

T. D. : En réalité, nous continuons de vivre encore le retard récurent, mais à un certain moment nous avons procédé à l’immatriculation de nos camarades contractuels pour minimiser le retard dans le payement de leur salaire. Mais, jusqu’à présent, dans le district, nous avons ce problème et nous avons demandé aux pouvoirs publics de tout faire pour le résoudre définitivement. Il faut surtout retenir que le retard est plutôt fréquent dans le district de Bamako.

Les Echos : A un moment donné, votre syndicat s’était retiré de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) suite à des querelles de leadership. Où en êtes-vous avec cette crise ?

T. D. : Ce n’était pas une crise de leadership. Sur les 4 syndicats qui composent la Coses, c’est le nôtre qui dirigeait cette coordination, car j’étais en même temps SG de la Coses. Mais dès lors qu’il y a eu une brouille par rapport au schéma d’intégration proposé par l’Etat et adhéré par le Sypces contrairement au syndicat des fonctionnaires qui a refusé cette proposition, nous avons pris notre distance.

Les Echos : Aujourd’hui est-ce que l’intégration des enseignants contractuels dans la fonction publique de l’Etat et dans celle des collectivités est effective ?

T. D. : L’opération d’intégration tire vers sa fin, aujourd’hui on est à peu près à 10 000 intégrés dans les deux fonctions publiques et ce sont des lois qui prennent en charge la levée des obstacles juridiques. Un contractuel qui mourait, c’était comme un animal qui meurt parce que le minimum c’était le capital de décès. Or, il ne l’avait pas !

Les Echos : Quelles sont les perspectives du Synesec ?

T. D. : Nous allons œuvrer dans le sens de la résolution de nos doléances pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos militants. La première des choses pour nous, c’est de chercher à résoudre le problème lié au retard dans le payement des salaires de nos camarades des collectivités et la validation des services auxiliaires qui est une conséquence de l’intégration.
Propos recueillis par
Amadou Waïgalo


Une plate-forme revendicative bien étoffée
A l’issue de son congrès, le Synesec a élaboré 20 nouveaux points de revendications qui constituent sa plate-forme revendicative qui sera déposée sur la table des négociations du gouvernement.
Au nombre de ces revendications on peut citer : l’accélération des contrôles pédagogiques, la formation continue des enseignants, la restauration du tutorat, la nomination des inspecteurs en nombre suffisant par discipline et leur responsabilisation.
A. W.

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ETATS-UNIS
Une fenêtre ouverte pour les homosexuels
Grâce à l’abrogation de la loi qui bannissait les homosexuels de tout service militaire aux Etats-Unis, les gays pourront maintenant intégrer les rangs de l’armée américaine. Ce qui constitue une autre victoire politique pour Barack Obama avant la prochaine rentrée parlementaire qui verra beaucoup de sénateurs et représentants démocrates faire leurs adieux au Congrès au profit de la puissante nouvelle vague de législateurs du Parti républicain.
Les personnes travesties aux Etats-Unis peuvent encore souffler. Et pour cause : le président Barack Obama a promulgué la nouvelle législation abrogeant la loi qui interdisait l’emploi au compte des forces armées américaines des homosexuels. Obama met ainsi fin à 17 ans de disette pour les gays désireux de faire une carrière militaire.
Une avancée significative pour ces derniers quand on sait que pendant les 17 ans d’interdiction, plus de 14 000 personnes ont été virées de l’armée américaine à cause de leur inclination sexuelle. Et dire qu’ils sont encore nombreux les homosexuels militaires américains à être forcés de dissimuler leur homosexualité.
Réalisant une de ses nombreuses promesses présidentielles qu’il avait été obligé de mettre en stand-by, Obama a jubilé au rythme d’une société juste et conforme aux principes fondateurs des Etats-Unis. "Cette abrogation renforcera notre sécurité et supportera nos idéaux. Plusieurs dizaines de milliers de nos hommes ne vivront plus dans le mensonge. C’est la bonne chose à faire, car nous Américains croyons que tous les hommes et les femmes sont nés égaux", s’est-il félicité.
Une occasion pour l’homme hybride de rappeler qu’au fil de l’histoire des Etats-Unis, les homosexuels se sont aussi battus pour assurer la sécurité des Américains. Obama, qui peut se réjouir d’avoir ainsi réussi le pari de conserver une partie non-négligeable de son électorat, vient de faire bien d’heureux à travers le pays.
Chez les gays ordinaires, cette abrogation constitue une étape importante en vue de leur total affranchissement. Ils n’excluent pas de voir beaucoup de leurs concitoyens changer de conception concernant leur orientation sexuelle. Les gays ordinaires ne sont pas les seuls à faire la fête et à scander le slogan de campagne d’Obama : "Yes we can". Leurs semblables de la haute classe sociale américaine ne cachent pas aussi leur satisfaction.
Patience
Une des figures de proue de la lutte pour les "droits" des homosexuels américains en tant que citoyen comme tous les autres, le représentant de l’Etat de Massachusetts à la Chambre, Barney Frank, a qualifié cette abrogation de "plus grande chose" en terme de progrès réalisé en matière de droit des homosexuels. Une joie d’autant plus compréhensible qu’il avait lui-même été au centre de polémiques et de discours liés à son homosexualité.
Mais, les jubilants devraient être un peu patients, car les effets de l’abrogation ne seront pas immédiats. Le Pentagone a un plan d’exécution de 87 pages, selon lequel les officiels militaires auront à examiner et à réécrire pendant les prochaines semaines une série de politiques, régulations et directives liées à la présente loi.
Après quoi, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, devrait certifier que l’abrogation n’entamera pas l’unité et la cohésion au sein de l’armée américaine. Il s’est déjà entretenu avec des chefs militaires devant qui il a mis l’accent sur l’efficacité et la rapidité dans l’exécution de cette loi. Ce qui a certainement enchanté la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, déléguée d’un district de Californie.
L’on sait que ce dernier Etat a beaucoup contribué à amener la question des droits des homosexuels sur le devant de la scène politique américaine. Le 16 juin 2008, l’Etat de Californie a été le seul à commencer à délivrer des actes de mariage gay avant de se rétracter quelques mois plus tard après un verdict de sa Cour suprême. Dès lors, les manifestations et les appels du pied des partisans et opposants au mariage entre gays se sont multipliés.
Ce "retour en grâce" des homosexuels au sein de l’armée pourrait rendre plus ambitieux les transsexuels aussi. Sur le plan social, ces derniers n’ont pas de contrainte majeure même si beaucoup parmi eux, en référence à des sondages, se sont jusque-là abstenus de viser certains postes de responsabilité, de crainte d’être rejetés. Mais, Stu Rasmussen reste au-dessus de la mêlée, en tant que premier maire transsexuel du pays élu en 2008 à Silverton dans l’Oregon, un Etat situé au nord de la Californie.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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SECURITE ALIMENTAIRE
Quels effets sur les populations ?
Selon le rapport national 2010 sur la crise alimentaire, les effets varient suivant les populations rencontrées. Ils sont présentés en termes d’effets négatifs et de réactions positives.
Les acteurs rencontrés sur les effets de la crise alimentaire se rapportant aux habitudes alimentaires et aux relations sociales indexent l’aggravation de la pauvreté monétaire.
Selon plusieurs consommateurs approchés, la crise alimentaire peut être suivie de flambée des prix des denrées alimentaires, ce qui a poussé nombre de Maliens à changer leur régime alimentaire. La crise alimentaire conduit les ménages dans la précarité et à redoubler d’effort pour joindre les deux bouts. Pour nourrir la famille, certains sacrifient la qualité ou la quantité des produits qu’ils achètent. D’autres mettent à contribution les enfants, qui sont ipso facto lancés sur le marché du travail.
Certains ménages choisissent une alimentation moins riche en protéines et en minéraux. Par exemple au lieu d’un tô avec une sauce plus riche, ce repas est préparé sans poisson ou viande. Le couscous du dîner est fait avec une sauce qui laisse transparaître quelques grains de haricot. Ces mets sont appelés par les enfants "tremblement de terre ou l’Afrique en danger".
Les ménages urbains pauvres ne font plus qu’un repas par jour et tous les membres de la famille, la nuit tombée, se ruent vers les restaurants à ciel ouvert où sont servis des mélanges de plats appelés "physique-chimie". A Bamako plusieurs ménages ne posent quotidiennement qu’une fois la marmite sur le feu.
Le rapport note que la population urbaine qui consomme en général du riz se tourne vers du riz moins cher parce que vieilli et des céréales comme le mil, le sorgho et le maïs. Le prix de ces céréales commence lui aussi à augmenter, même si elles ne sont pas importées, parce que la demande devient plus forte.
La crise alimentaire a contribué au relâchement et à la détérioration des rapports sociaux. Cela n’est sans influence sur les habitudes alimentaires. Une telle mutation crée des déséquilibres physiologiques provoquant des fois des pertes en vies humaines. Ces tendances sont constatées à chaque flambée des prix selon le rapport.
Endettement paysan
Pour les acteurs de la société civile rencontrés, l’un des effets de la crise alimentaire a été la disparition progressive des greniers dans les concessions et la segmentation des anciennes grandes familles autant dans les centres urbains qu’en milieu rural. Aussi les villages se dépeuplent-ils de leurs bras valides qui migrent vers d’autres cieux plus prometteurs. En ville, cela a pour conséquences la multiplication des quartiers spontanés et des bidonvilles et la prolifération des vendeurs à la sauvette.
Selon le rapport, l’endettement s’est emparé du milieu rural avec ses effets néfastes sur la vitalité des activités paysannes. Les taux d’intérêt et les cautions sont très élevés (respectivement 13 % et entre 15 à 30 %). "Les pêcheurs sont aujourd’hui surendettés auprès des agro-pasteurs et des commerçants. Plusieurs travaillent sous tutelle des femmes commerçantes. Certains multiplient des activités de production en se reconvertissant en ouvriers agropasteurs".
Quant aux agriculteurs, ils passent généralement par les vendeurs d’équipements. Le créancier les oblige à lui rembourser en espèces au moment de la récolte. N’ayant pas d’autre recours, ils ne pourront que brader leur récolte. La crise est aussi liée à une baisse de confiance des paysans envers certaines structures d’aide parmi tant d’autres.
Aminata Traoré
(stagiaire)

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SCHEMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENT DE LA VILLE DE BAMAKO
Le financement en bonne voie
Après la 16e conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Cancun où il a assuré le leadership du groupe africain dans les négociations, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Pr. Tiémoko Sangaré a pris des contacts avec des bailleurs de fonds en vue du financement du Schéma directeur d’assainissement du district de Bamako.
Première étape des contacts avec les bailleurs de fonds, Paris. Dans la capitale française, le ministre Sangaré a rencontré les responsables de l’Agence française de développement (AFD). Il s’est ensuite rendu à Tunis pour discuter avec les dirigeants de la Banque africaine de développement (Bad). Avant de faire le voyage de Lomé pour rencontrer la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque islamique pour le développement et le commerce (BIDC).
Les contacts avec ces différentes institutions de financement ont été fructueux. Les partenaires financiers se sont engagés à soutenir financièrement le projet du Schéma directeur d’assainissement du district de Bamako. Toutes les institutions financières rencontrées ont confirmé leur participation à la table ronde des bailleurs de fonds que notre pays compte organiser pour le financement du Schéma directeur d’assainissement du District de Bamako. Plus spécifiquement, la Bad et l’AFD ont promis leur assistance technique dans l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds.
L’AFD s’est engagée à travailler étroitement avec le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement pour la conception finale du Projet d’assainissement des Communes II et V, actuellement en cours de préparation au niveau de l’institution financière et technique française. Ce projet sera arrimé au Schéma directeur d’assainissement du District de Bamako.
La Bad, de son côté, a accepté d’être le chef de file des bailleurs de fonds dans la préparation et la tenue de la table ronde sur le financement du Schéma directeur d’assainissement de Bamako. L’institution financière africaine a promis aussi de participer au financement d’autres projets comme la Gestion durable des ressources naturelles, la protection des berges, la lutte contre l’ensablement.
La Bad poursuivra également son assistance au secteur eau potable et assainissement. Elle s’est engagée à contribuer au renforcement des capacités des principaux acteurs africains (ministres, négociateurs, points focaux) chargés des questions de changements climatiques.
Rappelons que le Schéma directeur d’assainissement du district de Bamako est un document stratégique de mise en œuvre de la Politique nationale d’assainissement adoptée le 14 janvier 2009 en conseil des ministres. Le schéma directeur d’assainissement prend en charge deux des problématiques majeures de la Politique nationale d’assainissement ; à savoir : la gestion des "déchets liquides" et la gestion des "eaux pluviales". Il a fait l’objet de toutes les validations techniques prévues dans les termes de référence de l’étude et conformément à la procédure nationale de validation technique des documents de stratégie.
L’étude du Schéma directeur d’assainissement du district de Bamako a été rendue possible grâce à un appui financier de la Banque africaine de développement. Réalisé en juin 2009, le Schéma directeur d’assainissement de la ville de Bamako prévoyait une tranche prioritaire pour 2010 et une deuxième tranche (extension) pour l’horizon 2017. Le coût global de la tranche prioritaire a été chiffré à 200 milliards de F CFA.
Elle porte à la fois sur l’assainissement et l’épuration des eaux usées ainsi que le drainage des eaux pluviales. Elle est établie sur la base d’un objectif d’atteindre un taux de branchement de 35 % de la population du district de Bamako à un réseau conventionnel (le tout-à-l’égout). Cet objectif s’intègre dans l’objectif global d’atteindre au moins un taux de 50 % en 2017.
Des concertations seront engagées dans les prochains jours avec le ministère de l’Energie et de l’Eau en vue de la tenue conjointe d’une table ronde du Projet d’adduction d’eau potable de Kabala et du Schéma directeur d’assainissement de la ville de Bamako.
Une autre mission de prise de contact est prévue avant la mi-janvier 2011 pour la sensibilisation des bailleurs de fonds comme Orio (Pays-Bas), la Badéa et la BID.
Bréhima Touré
(CM/MEA)

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MEDIATURE DE LA REPUBLIQUE
La presse sensibilisée
A travers les informations relayées, le médiateur de la République entend améliorer la communication entre l’institution et les journalistes et les amener à s’intéresser plus à ses activités.

Le médiateur de la République, en partenariat avec la Maison de la presse, a organisé une journée d’information et de sensibilisation des journalistes sur le rôle et les missions du médiateur de la République. C’était le mercredi 22 décembre 2010 à la Maison de la presse.
L’atelier s’est ouvert avec l’allocution du directeur de cabinet du médiateur, Abdrahamane Bengaly. Il avait à ses côtés, Gaoussou Haïdara, conseiller en communication, Hadi Traoré, secrétaire général, Adama Tiémoko Traoré du bureau du médiateur, et Makan Koné, président de la Maison de la presse.
L’atelier a été un cadre d’échanges riche en exposés et anecdotes sur les missions et rôle du médiateur au Mali. Selon les différents exposés, le médiateur est une institution d’autorité indépendante qui intervient dans le règlement des litiges entre administrateurs et administrés. Elle ne reçoit d’instruction d’aucune autre autorité dans l’exercice de ses fonctions. Son rôle est de répondre aux besoins de dialogue et de compréhension entre l’administration et ses usagers.
Elle peut intervenir de façon formelle en amont et en aval des décisions juridiques pour aider à mettre la personne qui réclame dans ses droits, mais ne peut interférer sur les décisions juridiques.
Dans l’accomplissement de sa mission, le médiateur est appelé à jouer le rôle de protecteur des droits de l’Homme, particulièrement lorsque les réclamations reçues mettent en cause l’exercice des droits des citoyens. Même si la protection des droits de l’Homme n’est pas expressément exprimée dans ces textes, elle constitue la finalité naturelle de l’action du médiateur.
Au-delà de sa mission de traitement de réclamations, le médiateur de la République est devenu un observateur privilégié du fonctionnement de l’administration. Les avis qu’il formule à travers ses recommandations et ses propositions de réformes puisent leur légitimité des attentes des citoyens. Ce qui corrobore le slogan de l’institution : "un recours pour le citoyen, un conseil pour l’administration".
Aux dires des conférenciers, la presse a pour objectif de dénoncer et de lutter contre les inégalités et les injustices ; elle joue un rôle important dans la sensibilisation du politique et amplifie les recommandations du médiateur, d’où la tenue de cet atelier.
Aminata Traoré
(stagiaire)

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DOSSIER NOEL
EPILOGUE
La fête de Noël
Le Mali est pris pour un Etat laïc depuis 1992 lorsque la Constitution de cette année, adoptée après les événements de mars 1991, a reconnu ce fait. Par Etat laïc, on entend généralement une construction politique dans laquelle tous les cultes sont autorisés et garantis par la loi, de même que toutes les religions, aussi bien les polythéistes que les monothéistes. D’après des statistiques récentes, l’islam serait majoritaire dans ce pays, suivi par les chrétiens et les animistes dont on ne sait pas trop lequel est majoritaire par rapport à l’autre.
Cette querelle des chiffres est d’ailleurs quelque peu partisane parce que tous ceux qui portent des prénoms musulmans ne sont pas forcément des pratiquants de cette religion, tout comme beaucoup de gens indentifiables par des prénoms traditionnels sont d’authentiques adeptes de l’islam. On sait par ailleurs que certains chrétiens nés nous ce sceau ont abandonné cette religion en cours de route et sont devenus autre chose. La carte religieuse du pays n’est donc pas lisible à souhait à cause des nombreuses mutations introduites bien que les courants religieux islamistes tentent de faire croire que l’islam, est la seule religion pratiquée par nos concitoyens.
Quoi qu’il en soit, les fêtes de chez nous sont vécues le plus souvent indépendamment de leur contenu religieux, c’est-à-dire que les gens y participent plus pour leur aspect festif que pour la croyance religieuse accompagnant l’événement. Les grandes fêtes musulmanes, le ramadan et la Tabaski, mobilisent ainsi presque toutes les couches sociales sans rapport avec la religion. L’habitude de faire de cette manière depuis la nuit des temps fait que les gens participent automatiquement à cet événement sans trop s’attarder sur le contenu religieux. Aussi bien dans les préparatifs que dans le cours de la fête, on ne distingue plus qui est musulman et qui ne l’est pas et tout se passe comme si tout le monde était musulman.
Les familles musulmanes célèbrent l’événement au même titre que les Chrétiens avec cette seule différence que ceux-ci, généralement, s’abstiennent de participer à la prière matinale qui est presque obligatoire pour leurs frères musulmans. Lors de la grande fête dite du mouton, beaucoup de chefs de famille chrétiens abattent le mouton de sacrifice comme le font les musulmans et participent pleinement à cette fête.
De leur côté, les adeptes de la religion traditionnelle, les animistes, depuis les temps immémoriaux, célèbrent cette fête avec autant de ferveur et de joie que les musulmans eux-mêmes. Non seulement, ils sont très actifs à l’approche de la fête, mais également laissent de côté le jour de la fête les croyances animistes et participent exceptionnellement avec les musulmans le matin de la fête. Il faut même noter que dans les villages de brousse réputés animistes, les deux fêtes musulmanes durent qu’à la ville puisque, chacune peut prendre 3 à 4 jours alors que dans les grandes agglomérations urbaines un seul jour suffit.
Depuis la fin du XIXe siècle, la fête de Noël correspondant à la naissance de Jésus Christ est un événement religieux de grande portée sociale chez nous. Elle fait partie des fêtes religieuses légales et, à ce titre, est célébrée chaque année sur toute l’étendue du territoire national. En raison de l’enchevêtrement de nos croyances religieuses, les communautés chrétiennes, bien qu’en nombre réduit, entraînent dans leur sillage les voisins, les amis et même les collègues de travail.
De la même manière que les Chrétiens adhèrent aux fêtes musulmanes, les musulmans les accompagnent dans cet événement capital pour eux. Le fait que le jour de Noël est connu d’avance, car correspondant au 25 décembre de l’année, crée moins de problème lié à la date de la fête comme c’est souvent le cas chez les musulmans où jusqu’au dernier moment le suspens est total à cause de l’incertitude planant sur l’apparition de la lune.
Quoique les Chrétiens soient peu nombreux (officiellement 15 % de la population), leur croyance religieuse est respectée dans ce pays à cause du comportement des responsables de l’Eglise, mais également à cause de la tenue d’ensemble de la communauté chrétienne. C’est pour cela que la célébration de Noël n’est pas l’affaire des seuls Chrétiens, mais de toute la nation à cause sans doute de la grande tolérance dont font preuve les Chrétiens à l’égard des autres religions.
Facoh Donki Diarra

LES ORIGINES DE NOEL
Rome confrontée au culte de Mithra
Le site notrefamille.com rapporte qu’à l’origine Noël était une fête païenne et que c’est une astuce qui a conduit l’Eglise à ramener la fête de naissance du Christ (6 janvier en réalité) au 25 décembre parce que cette date qui correspondait à la fête du solstice d’hiver était la célébration la plus importante de l’époque.
Malgré l'influence croissante de l'église et de ses disciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s'imposer face aux festivités païennes des Saturnales. Cette fête pleine d'entrain entrava longtemps la propagation du christianisme. Mais la chrétienté fut également menacée par un autre culte fortement implanté dans l'Empire romain : le culte de Mithra.
Dans l'ancienne religion iranienne, Mithra était le dieu de la lumière, le symbole de la chasteté et de la pureté et il combattait les forces maléfiques. Au IIe et IIIe siècles av. J. C., son culte fut répandu dans tout l'Empire romain et l'empereur Aurélien en fit même la religion d'Etat. Les soldats romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, furent les ambassadeurs de cette religion qu'ils répandirent jusque dans les provinces les plus éloignées de l'Empire.
Au IVe siècle, pour enrayer ce culte païen, l'Eglise chrétienne prit une mesure très astucieuse. La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre. En effet, le solstice d'hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l'an mithraïen : on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu invaincu). L'Eglise n'hésita pas à déclarer le Christ "sol invinctus".
Les Chrétiens procédèrent de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jules chez les Germains. L'objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne.
Un élément facilita cette démarche : il s'avérait impossible de fixer une date précise pour la naissance du Christ, car à l'époque il n'existait pas de calendrier universellement valable. La plupart des Chrétiens furent vite persuadés que la date de la naissance du Christ était le 25 décembre.
On s'interrogea sur la manière dont on allait célébrer l'événement. Les autorités ecclésiastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des Saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les mœurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites. En effet, beaucoup d'éléments de la fête païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ.
Les traditions païennes
Au VIe siècle après Jésus-Christ, le pape Grégoire tempêtait contre les fêtes exubérantes, les danses et le couronnement des portes et se prononçait en faveur d'une fête sublime et non laïque. La coutume qui choqua le plus était celle des hommes déguisés en femme ou en animal ou même nus, qui improvisaient des saynètes. L'Eglise tenta d'interdire toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin de contrer ce type de rite.
En Europe du Nord et en Europe de l'Ouest, l'Eglise se montra longtemps très réticente à intégrer les traditions du solstice d'hiver dans la fête de Noël et c'est ainsi que les coutumes de Noël devinrent de plus en plus variées.
Noël au Moyen-âge
Au VIe siècle, le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l'ordre aux moines d'intégrer les cérémonies chrétiennes dans la tradition des païens afin que les mutations ne les effraient pas trop.
Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un rôle de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l'écroulement de l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare. Ainsi, Noël devint l'une des rares occasions pour les princes de se rencontrer. Dans l'Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour-là, tel Charlemagne, roi des Francs, qui fut nommé empereur du Saint Empire romain, par le pape, le jour de Noël de l'an 800.
On se réunissait pour d'immenses festivités, qui étaient caractérisées par un gaspillage inouï. On se retrouvait autour d'immenses tablées, autour desquelles on mangeait et on buvait souvent en excès, on dansait et on jouait. Les jeux de cartes étaient particulièrement à la mode. En Angleterre, cette pratique n'était autorisée que durant la période de Noël.
Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens. Au lieu d'interdire formellement ces pratiques, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc. Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd'hui en sont vraisemblablement issues.
Elles étaient surtout répandues, à l'époque, dans les régions alpines. Les santons de Provence sont directement issus de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle, favorisant, en France tout d'abord, la diffusion des crèches domestiques. Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Une fête en famille
Peu à peu les fêtes devinrent symbole de prodigalité ce qui déplaisait aux puritains. En Ecosse les presbytériens interdirent dès 1583 les fêtes de Noël. Les puritains anglais finirent par faire triompher leurs conceptions lors de la guerre civile de 1642. On était obligé de travailler le jour de Noël comme un jour ordinaire. Mais certains continuèrent à fêter Noël en famille. Le roi finit alors par lever cette interdiction.
Déjà, on avait pris l'habitude à cette époque de fêter Noël beaucoup plus discrètement et les coutumes devinrent semblables à celles que nous connaissons aujourd'hui. Même dans les pays catholiques comme l'Italie et la France, où les puritains n'avaient pas beaucoup d'influence, Noël était devenu une fête de recueillement en famille.
Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à Noël ou des étrennes au jour de l'An commença à se répandre. Les cadeaux de Noël sont sans doute une représentation symbolique des présents que les rois mages apportèrent à Jésus…
(source : notrefamille.com)

NOEL
La Naissance de Jésus-Christ
En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethlehem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur. Mais l'ange leur dit : "Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche".
Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée ! Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethlehem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.
Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.
Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère. Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, - suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, - et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur.
Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit : Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d'Israël, ton peuple. Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère : Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Étant survenue, elle aussi, à cette même heure, elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qu'ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.
(Luc 2 1-18)

NOEL
Pas de date précise
Il n'existe quasiment aucune information sur le jour de la naissance du Christ. On ne sait pas s'il est né en hiver et s'il est né pendant la nuit. La date du 25 décembre ne repose sur aucun document historique. Elle a une valeur symbolique à cause du solstice d'hiver. C’est du moins ce que pensent certains historiens.

C'est l'Eglise romaine qui a choisi le 25 décembre pour célébrer fête de la naissance de Jésus. Une grande partie de l'Eglise d'Orient célèbre la naissance du Christ, mais cette date est fixée au 6 janvier. La fête de Noël, célébrée le 25 décembre, était ignorée des Chrétiens des trois premiers siècles.
Jusqu’au début du IVe siècle, les Eglises d’Orient et d’Occident ne célébraient pas par un culte spécial, l’anniversaire de la naissance du Christ qui n’était même pas mentionnée. Les premiers Chrétiens ne faisaient guère mention des anniversaires de naissance.
La seule mention d’un anniversaire de naissance relatée dans le Nouveau Testament est celui du roi Hérode au cours duquel Jean le Précurseur fut décapité ! Par contre, les premières générations chrétiennes ont pris l’habitude de célébrer l’anniversaire de la naissance au ciel de leurs martyrs Les évangélistes (Luc, Mathieu, Paul, Jean) ne mentionnent pas le jour de la naissance du Christ.
A la rigueur, le récit de la Nativité chez l’évangéliste Luc pourrait renseigner sur la saison pendant laquelle Jésus serait né. En Palestine, les bergers sont dans les champs de mars-avril à novembre, on pourrait envisager le printemps, l’été ou l’automne. Mais rien de plus précis ne permet de situer la date de la naissance du Christ. Mais, de toute manière, les premières générations chrétiennes n’accordaient pas une importance telle à la naissance du Christ qu’ils auraient eu le désir de la célébrer liturgiquement.
Pour eux, il n’y avait qu’une fête : Pâques, commémoration de la mort et de la résurrection du Christ, accompagnée du cycle de fêtes qui l’entoure immédiatement (Pentecôte, Assomption…). Dans ses Stromates (1,21, 145), Clément d’Alexandrie donne la date du 6 janvier de l’an 2 avant notre ère comme la date de la naissance de Jésus. Et dans le passage qui suit immédiatement (1, 21, 146), il affirme que les disciples de Basilide qui vécut à Alexandrie au second siècle, fêtaient le 6 janvier le jour du baptême de Jésus.
Selon Talley, il y a beaucoup de témoignages de la fête de l’Epiphanie en Egypte qui donnent à penser que le thème de la fête était d’abord le baptême de Jésus et non sa naissance. Mais pourquoi ces disciples de Basilide fêtaient-ils le baptême du Christ le 6 janvier ? Avant l’adoption de la fête du 25 décembre, il semble que de Constantinople à la Syrie, en passant, l’Epiphanie célébrait à la fois la nativité et le baptême de Jésus.
Depuis quelques années, des études d’histoire de la liturgie ont relancé les polémiques sur les origines de la fête de la Nativité du Seigneur célébrée le 25 décembre. Néanmoins, cette actualité de la recherche sur les origines de la fête de Noël n’apporte pas de réponse définitive à la question de savoir si la date du 25 décembre pour célébrer la Nativité du Christ a été choisie pour christianiser une fête solaire païenne ou parce que cette date est en relation à la date de la mort du Christ.
Mais tout compte fait, l’explication la plus commune de l’origine de la fête de Noël célébrée le 25 décembre l’a fait dériver d’une fête païenne du solstice d’hiver qui tombait le 25 décembre dans le calendrier julien. Cette fête païenne a été fixée au 25 décembre par l’empereur Aurélien en 274.
Denis Koné
(Au-delà des origines chrétiennes Dr. Susan K. Roll)

ALPHONSE CISSE
" Noël, c’est notre grande fête"
C'est Noël ! Les jouets, les sapins sont de saison, les "pères Noël" envahissent les marchés et les publicités pour les jouets sont sur presque toutes les radios de proximité à Sikasso. Alphonse Cissé, catholique pratiquant à Sikasso Kaboïla 2, se prépare pour la fête.
En cette période où les nuits sont particulièrement froides et longues et le rhume fréquent, chacun aurait toutes les raisons d'en vouloir au monde entier.
Pourtant, Noël, qui est une grande fête chrétienne, se prépare par tous les chrétiens de Sikasso. Hommes et femmes changent d’attitude. Ils se montrent plus humains et solidaires. Pour Alphonse Cissé, quinquagénaire et père d’une famille de cinq personnes, la fête de Noël est une occasion, pour lui, de rendre grâce au Seigneur pour ses bienfaits.
" Nous devons nous donner bonne conscience pour mieux nous aider". Et d’ajouter que la société et la morale nous poussent à être plus gentils à Noël. Joignant l’acte à la parole, Alphonse a déjà acheté deux dindons, un casier de boisson et de nombreux cadeaux pour ses trois enfants.
Déjà la petite famille Cissé est en effervescence et attend avec espoir et espérance la fête de Noël. Evénement festif et joyeux, fête du don et du partage, la Noël, pour Alphonse, doit réunir les familles et les générations et ce, dans bien des pays.
Célébrée avec plus ou moins de proximité ou de distance avec son sens chrétien, la Noël est appréciée par tous, petits et grands. "Cette fête est, dans notre monde, un signe géant de paix, de résistance spirituelle et de confiance dans l’instant et pour les temps à venir. Noël est, pour tous, consciemment ou non, signe de joie et d’espérance".
A ses dires, pour les chrétiens, Noël ne se résume pas au père Noël et aux cadeaux. "Ce n'est pas non plus une fête réservée aux catholiques qui célèbreraient entre eux la venue du Messie". Il précise qu’être chrétien à Noël, c'est peut-être voir derrière les cadeaux, les mets délicieux qu’il se passe quelque chose de bon en chacun. "Quelque chose qui pousse les hommes et les femmes à s'entraider, à agir pour un monde plus juste et solidaire".
Noël est une fête chrétienne, pas seulement parce que c'est l'anniversaire du Christ, mais aussi parce que c’est un miracle qui fait vivre la bonne nouvelle un peu plus fort à beaucoup de personnes.
Idrissa Sako

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GALA DE L’UNAFOM
Une première qui promet
L’Union nationale des anciens footballeurs du Mali (Unafom) organise le dimanche prochain au stade Modibo Kéita un gala de football auquel prendra part d’anciennes gloires du football malien et africain. A l’occasion, le président de l’Unafom, le ministre Mamadou Dipa Fané, était mercredi dernier face à la presse.
Placé sous le haut patronage du président de la République, Amadou Toumani Touré, ce gala dont le budget s’élève à 22 millions de F CFA dont 60 % ont été acquis auprès des partenaires, s’inscrit, selon le conférencier, dans la logique du renforcement des objectifs de l’Union reflétés dans sa devise : "Fraternité, solidarité, discipline" en coopération avec tous les acteurs de notre sport roi et du mouvement sportif en général au Mali.
Pour la circonstance, l’Union a bénéficié du soutien du président de la République, de la Primature, du ministère de la Jeunesse et des Sports, de Malifoot et d’autres départements, d’opérateurs économiques et de particuliers décidés à soutenir cette manifestation de grande portée nationale et africaine.
Aux dires du ministre Fané, président de l’Unafom, une vingtaine d’anciens footballeurs de onze pays de l’Afrique du Nord et de l’Ouest ont donné leur accord pour participer à l’événement. L’Algérien Kaci Saïd, les Guinéens Petit Sory et Chérif Souleymane, les Ghanéens Anthony Baffoe, Abdul Razack et Abedi Pelé, les Ivoiriens Laurent Pokou et Abdoulaye Traoré alias Ben Bady, le Camerounais Roger Milla, le Congolais Mbono le Sorcier, le Nigérien Moussa Kanfédéni, le Burkinabé Moïse Traoré, les Sénégalais Joseph Koto et Abdoulaye Seck, le Sierra Léonais Toby, deux anciens internationaux tunisiens et quatre anciens internationaux libyens sont de ceux-ci.
Sont également attendus, le meilleur buteur de la Can Yaoundé-1972, Cheick Fanta-Mady Kéita et l’ancien milieu de terrain des Bleus, Jean Amadou Tigana, qui a décidé de venir à ses propres frais pour témoigner sa grande sympathie à l’action de l’Union.
En lever de rideau, les vétérans des campagnes de 1965 et de 1972, respectivement de Brazzaville et de Yaoundé taquineront symboliquement le cuir. Le match de gala proprement dit opposera la sélection africaine aux anciens maliens.
La cérémonie, selon le ministre Fané, sera, entre autres, marquée par de multiples récompenses à divers titres. "Le choix a été porté sur Habibou Konipo dit Bougobaly de Mopti et Sidi Diarra alias Sidibléni de Ségou avec un prix spécial en plus d’autres dont le premier capitaine de l’équipe nationale du Mali indépendant, le premier capitaine de l’équipe nationale, les Aigles du Mali, le joueur malien le plus capé en sélection nationale A (1960-2010), le premier Ballon d’or africain, les meilleurs buteurs de la Can Yaoundé 1972 et de la Coupe du Mali. Nous leur rendons hommage et leur donner ce qu’il faut", indique M. Fané.
L’Unafom
a été mise en place, faut-il le rappeler en 2001, prenant ainsi la suite de l’Amical des anciens footballeurs du Mali dont l’initiateur fut le premier Ballon d’or africain, Salif Kéita.
L’Unafom étudie présentement la possibilité de monter un projet de mutuelle d’assurance pour assurer à ses adhérents et leurs proches un minimum d’assistance médicale et sociale. "Nous allons mettre en place également cette fois-ci un fonds de solidarité avec la bonne collaboration, la couverture du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Il y aura des critères d’éligibilité. Mais au fond, nous ferons en sorte qu’à chaque fois qu’un ancien joueur est dans la difficulté, que ce fonds puisse intervenir parce qu’il est ouvert au concours d’autres fonds et au Mali et à l’extérieur", précise le ministre Fané.
Boubacar Diakité Sarr


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