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2010

Mois de decembre

Les Echos du 23 decembre

 

ELECTIONS AFRICAINES
Un mal qui répand la terreur
Les élections en Afrique ? Parlons-en. Le Negro sapiens Circus effectue ses voyages d’un pays à l’autre, sans se déplacer, reprenant à chaque fois les mêmes numéros d’un spectacle "inédit" sur un air de déjà vu, avec les acteurs locaux dans le rôle de figurants principaux.
Comme toute société du spectacle qui se respecte, le grand cirque électoral tropical a ses clowns et diseurs de bonnes aventures, ses jongleurs et équilibristes, ses prestidigitateurs et magiciens, ses dompteurs et souffleurs, avec tous les animaux emblématiques du zoo politique : lion debout et tombé, léopard du souvenir d’époque, tigre en voie de disparition, caïman affamé et cobra chasseur, parmi les fauves ; bélier "jigi" et "monè", cheval borgne, bouc et bourrique, tout de même fréquentables ; mais aussi les caméléons, les abeilles, les cigognes ; tous les zèbres, pintades, chauves-souris et criquets pèlerins habituels de la faune africaine.
Je n’ai volontairement pas cité les pachydermes comme l’hippopotame, le rhinocéros ou encore l’éléphant. C’est ce dernier mastodonte, en ligne de mire, qui fait la une du théâtre des urnes mis en scène par le célèbre réalisateur providentiel : l’Occident, qui s’invite, cuillères, fourchettes et couteaux, emballés en serviettes pour les convives du banquet de votation au frais du redevable, plébiscité.
L’éléphant a donné son image au pays du Bélier de Yamoussoukro, feu le président Houphouët-Boigny. Très peu savent que ce zoomorphisme ivoirien a été un emprunt du symbole du Syli guinéen. Ce n’est donc pas très étonnant que parlant des élections aujourd’hui, on se retrouve ici et là dans des cas similaires de duplicata.
Les élections en Guinée et en Côte d’Ivoire sont dans le même registre, toutes les deux avec des résultats de la Céni contestée par le perdant, qui réclame l’annulation des votes dans le fief majeur de son adversaire, où il n’a pu disposer d’une bonne représentation du fait de tensions. La différence est que dans le premier cas, les candidats ne sont pas maîtres du jeu, donc obligés de faire amende honorable, ne pouvant manipuler les institutions.
Dans le second, le président sortant, le recalé, se donne la latitude de disqualifier la Céni, de passer outre le mandat de l’Onuci, pourtant agréé par tous, pour se faire justice au tournant du cycle de validation, sous le chapeau melon du Conseil constitutionnel. Du coup, le lapin blanc s’efface et du "geste auguste du semeur" de trouble jaillit un gros bouc ténébreux, ébouriffé. Ce numéro de magie noire du Kotèba de vaudeville est vraiment réussi. On en rirait même, n’eut été l’immolation sur l’autel du scrutin d’innocentes victimes de la barbarie.
Depuis le portage de Georges W. Bush à la présidence américaine par une Cour, et non par les urnes, toutes les démocraties se sont mises au recomptage contentieux des voix qu’il a inauguré, en attendant d’avoir, à sa suite, les nouveaux systèmes électroniques sophistiqués de trucage, pour ceux qui omettront de s’assurer du classique comptage manuel, parallèle. Nous assistons, partout, pas seulement en Afrique, à des épisodes inédits de scrutin, lamentables, tant le vol des uns et la mauvaise foi des autres culminent à des sommets records.
Des pétards
A Haïti, on dénonce les résultats du vote présidentiel et les Occidentaux, à l’origine du désordre là-bas, s’empressent pour rallier la grogne populaire, et admettre des anomalies et un nouveau comptage des voix. L’épisode guinéen s’est dénoué définitivement avec l’investiture du nouveau président. Celui du Burkina Faso aussi. L’Egypte aussi connaît des vagues de dissensions. Le Soudan est en... position d’attente.
Il n’est pas exagéré de dire que les élections en Afrique sont des pétards, des cadeaux explosifs, des bombes à retardement. Car, il s’agit, presque toujours, d’entériner, de légaliser des voies de fait, des fraudes, des tripatouillages, des manipulations grossières de régimes en manque de légitimité, qui estiment qu’ils ne doivent pas perdre les élections qu’ils organisent.
Le cas de la Côte d’Ivoire est à appréhender avec clairvoyance et lucidité, sans verser dans la passion des protagonistes. Gbagbo a perdu ces élections, je n’en disconviens pas. Mais la prise de position de la "communauté internationale" est sujette à caution. Nos dirigeants africains ont eu tort de s’aligner ainsi, sans discernement, sur ce raccourci du malin, car si le soutien à la Céni et à sa livraison, dans les conditions que l’on sait, parait juste dans le fond.
Il est inacceptable de faire fi, à la fois, de la légalité formelle et du principe de compétence des institutions, malgré des entorses à leur impartialité au grand jour. Visiblement, on ne respecte le moins du monde les Africains, par cette folklorisation du sacre du vainqueur. Ce qui donne au camp du pouvoir un prétexte fondé d’opposer à cette condescendance le sentiment national décomplexé.
Il faut féliciter le président Yaya Jammeh, de Gambie, pour sa déclaration demandant à la "communauté internationale" de cesser ses empiètements sur un pays souverain. Il faut le dire à haute et intelligible voix, pour éviter, demain, les pièges, compromissions et foutaises à terme de la part de cette sainte coalition occidentale. Il ne s’agit nullement d’un soutien à Gbagbo, mais, de ne pas ignorer dans son tort, les vérités qu’en la circonstance lui et ses partisans rappellent à juste raison.
La reconnaissance de la victoire d’Alassane Ouattara, inéluctable, ne passe pas par le petit jeu en camarilla de palais, d’une capitale à l’autre (Washington, Paris, Londres...) auquel nous avons assisté entre les Occidentaux, qui ne sont pas nos parrains, ni par les coups de colère du Premier ministre kenyan, victime d’une pareille confiscation, pourtant avalisée par les mêmes.
Certes, le coup électoral du président sortant n’est pas non plus recevable. L’annulation par le Conseil constitutionnel d’un nombre critique de votes (plus de 600 000, dit-on), chose qui entache sérieusement le crédit du scrutin en entier, pousse à la logique de son invalidation totale, sans doute recherchée par le camp Gbagbo.
Les Ivoiriens ne peuvent se donner le luxe d’avoir un président élu par certaines régions, à l’exclusion d’autres, puisqu’il doit être le président de tous les Ivoiriens, chef de l’Etat sur toute l’étendue du sol, élu national reconnu au suffrage universel, et non par un collège attitré.
On ne peut faire entendre raison à quelqu’un qu’on rejette, avec un air de le narguer. Sinon, n’eut été cette provocation à dessein de ces fauteurs de trouble universels, je suis convaincu qu’une solution ivoirienne propre, digne, salvatrice était envisageable. Maintenant, tout se complique, avec les manipulations étrangères.
Péchés
Il est normal pour l’ONU, investie de la casquette consensuelle de l’arbitre, de sécuriser l’écurie Ouattara, jusqu’au dénouement de la crise. Mais, il ne s’agissait pas, à mon avis, de s’en tenir, comme cela l’a été, aux seuls résultats provisoires proclamés par la Céni, certifiés que l’on dit par la représentation de l’ONU ; ça ne fait pas sérieux pour un monde civilisé. Elle devait, la mission onusienne, accompagner le processus jusqu’au bout, établir et prouver la faillite effective du Conseil constitutionnel, à travers un examen contradictoire de son jugement, qui a été rendu public.
Sur la base avérée, clairement démontrée, d’un abus de pouvoir et d’un verdict partisan, constaté par une expertise indépendante ad hoc, déclarer nuls et non avenus les résultats définitifs entachés, saisir les instances africaines et internationales afin de débouter la décision au plan supranational, appeler le président sortant à obtempérer au regard de la "contre-expertise", prendre des mesures conservatoires, suivies de toutes autres actions d’échelle des instruments internationaux, si besoin. Faire l’économie de cette démarche institutionnelle, légitime, "démocratique", qui s’imposait, paraît une méprise, certes, de nos dirigeants, bons et mauvais, mais aussi de nos Etats, incapables "certifiés".
Les élections en Afrique, chacun le sait, n’ont aucune vertu démocratique. Pourquoi donc continuer à se leurrer ? Franchement ! Le vote ne saurait avoir de contenu démocratique avec un électorat ignorant tout des enjeux de sa participation, mystifié par la langue étrangère, non conscient des causes propres ni majeures à défendre, encore moins des idées charabias en débat, pensant juste de son geste mécanique cautionner une personne, un groupe, sur une base relationnelle et de proximité quelconque (lien social, clanique, ethnique, religieux, géographique, émotionnel, occasionnel, circonstanciel), ou spéculative et intéressée (argent, promesses, demandes et engagements, conditions négociées, gratifications diverses), ou encore féodale et coercitive (consigne de chefferies, craintes répressives, menaces de sanctions, embrigadement électoral, main mise et matraquage médiatique).
Où est le jeu démocratique dans ce bazar où l’argent institue la ploutocratie des voleurs suivis de mendiants, avec l’achat de conscience au grand jour, en violation de la loi ? L’intimidation et le bourrage des urnes se font la règle. Que dire, lorsque ceux qui ont les caisses de l’Etat ont beau jeu, non seulement de se servir, mais, en plus, de s’en servir, d’instrumentaliser l’administration publique, de refuser aux adversaires leurs droits élémentaires de candidats (accès aux médias et couverture médiatique, sécurité, accès aux édifices et sites, libre circulation).
Faire-valoir
Pour avoir ce minimum, il faut des pressions extérieures à endiguer les abus et les comportements désinvoltes, patrimonialistes. Cette immixtion étrangère, contradictoirement souhaitée, n’est jamais au rendez-vous, si le pouvoir en place fait l’affaire des puissants coalisés et des groupes d’intérêt qu’ils soutiennent. Des observateurs internationaux "au-dessus de tout soupçon", dont des Africains en faire-valoir, grassement rémunérés, débarquent, au compte des illustres tireurs de ficelles, pour voir et dire ce qui les arrange, dénoncer ou taire, selon, ignorer et éluder les vérités qui les dérangent. Qu’attendre de ces démocraties "mbérébata" bâtie sur l’ethnie, la région, le bled, la bande, la haine, la discrimination, l’attisement des sentiments de division, à contre courant de l’histoire ?
Le modèle de démocratie libérale, assurément, ne fonctionne pas chez nous, il faut le dire. Ladite communauté internationale, actionnant des juristes alimentaires recto verso, le sait, en les faisant chanter à tue tête leurs récitations mal apprises sur les droits de l’Homme, de la femme, de l’enfant, mais aussi des malfrats et des coquins. Elle s’en fout de toute façon, parce que nous faisons ainsi son jeu, elle qui est pourvoyeuse des cartes et des dés pipés, pour tirer son joker et jockey du "poker menteur corrupteur".
Nous aussi, les victimes de toujours, savons, à l’exception de quelques dupes et dogmatiques invétérés, que ce rite d’adoption est purement folklorique, flottant, servant à habiller une réalité qui nous distraie, et qui nous échappe au bout du compte, non conforme à notre être. Chaque acteur sait parfaitement n’être dans ce méli-mélo qu’un pion, un alibi, un poulain, du jeu d’échecs des puissances tutélaires et de leurs alliances, en vue de perpétuer des privilèges et des intérêts aux dépens des populations africaines, dépouillées, exploitées, dominées. Mais, nous, bêtas "ntéta", pas bouger. C’est le festival des nuls et des brigands, qui ont tout à gagner, rien à perdre, car les excellents et les intègres sont introuvables. Où sont-ils ?
Nos pauvres cadres, eux, cherchent leur pain et leurs places au soleil, tant pis, ils ne demandent guère plus, les avantages et privilèges de jouissance leur suffisent. Les hyènes politiques, à leur tour, espèrent chacune être demain du festin promis, celui, pas du veau d’or, mais, de la fameuse chèvre de M. Séguin ("la dèche", en bambara), coriace, à la peau endurcie de tant de misères, d’injustices, de souffrances, qui n’émeuvent plus ces bergers encanaillés du crépuscule morose de l’Afrique aux urgences, qui ne sont gardiens de rien confié, devenus, depuis, de ternes prédateurs, carnassiers, rôdeurs et maraudeurs sous la pâle étoile du soir d’une Afrique cherchant lumière dans l’épaisse nuit de son asservissement, rien qu’une étincelle d’espoir, vainement.
Un messager est demandé, à défaut du sauveur. Les prétendants sont nombreux, baudruches. Simbo, où est-tu ?
Mohamed Coulibaly
(ingénieur)

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INSECURITE A BAMAKO
Un chef de gang arrêté devant la résidence du président de l’A. N.
Il y avait installé ses quartiers. Depuis plus d’un mois, celui qui se fait appeler Amadou Haïdara, ressortissant de Diré était installé de jour comme de nuit sur le trottoir sous un arbre juste à la porte de la maison d’astreinte du président de l’Assemblée nationale à côté du Grand hôtel.
A priori, on le prendrait pour un dément au regard de son accoutrement et des objets qui l’entourent. Mais la première règle en matière de sécurité n’est-elle pas : ne jamais se fier à l’apparence.
Aussi, dans la nuit du mardi 21 décembre aux environs de 23 h, le chef de l’équipe de sécurité, le jeune policier Ibrahim Traoré, plus connu sous le nom de Kalach demande à ses éléments l’identité de l’étrange personnage. Un fou peut-être, lui répond-t-on. Pourquoi laisserait-on un fou devant la porte d’un chef d’institution de la République ? Aussi, il ordonne qu’on l’interpelle pour le faire déguerpir. Surprise.
Le fou ne parait pas si fou que ça. Car aussitôt interpellé, il dit aux policiers qu’il les connaît, car il les voit chaque jour venir prendre et déposer Dioncounda. Voilà il connaît Dioncounda, il connaît Kalach et les autres. Intrigué Kalach et ses compagnons décident de le fouiller. Surprise : une dizaine de couteaux, des pinces coupantes, des clefs de voiture et de motos, des cartes grises, des vignettes de motos, plusieurs passeports et pièces d’identité, des pochettes, plusieurs puces de téléphones, des plaques de stationnement de la gendarmerie, un coffre fort…., matériel de thé, des tasses de repas, bouilloires. Bref, voilà un fou qui a tout d’un homme organisé et propre derrière ses ordures apparentes.
Qui est-il cet énigmatique Amadou Haïdara ? Un espion ou un chef de gang ? Selon le constat des policiers, chaque matin un autre Monsieur en fauteuil roulant passe le voir et s’entretient avec lui et lui sert à manger. A la question où a-t-il bien pu se procurer tout ce qui l’entoure ? Il répond : je l’ai ramassé. Pourquoi est-il là, il répond : comme ça. N’a-t-il pas de parents, réponse : j’ai des parents ici.
Les éléments de la garde rapprochée de Dioncounda après les fouilles et les interrogatoires d’usage ont décidé de remettre celui qui s’appelle Amadou Haïdara venant de Diré aux enquêteurs du 1er arrondissement.
Affaire à suivre.
A. K.

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ENCORE JEAMILLE BITTAR !
Après le cimetière, un foyer des jeunes
Jeamille Bittar, qui a construit sa nouvelle gare routière près du cimetière de Sogoniko dans un désaccord total avec les populations du quartier, est encore opposé aux jeunes de Niamana qu’il a privés d’un espace réservé au foyer des jeunes. La mairie de Kalabancoro a fait arrêter les travaux pour défaut d’autorisation de construire.
La spéculation foncière a de beaux jours devant elle au Mali tant des personnes insoupçonnées en font leur sport favori.
Jeamille Bittar, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), président du Conseil économique, social et culturel et fraîchement élu 1er vice-président du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), qui se réclame du président ATT, se croit en territoire conquis. Comme un éléphant dans une boutique de porcelaine, il s’accroche à des postes électifs en usant du trafic d’influence comme c’est le cas à la CCIM, spolie des parcelles comme bon lui semble. Tout lui est permis et tout lui réussit.
A Niamana, dans la Commune rurale de Kalabancoro, à quelques encablures des logements sociaux de Tabacoro, Jeamille Bittar a chipé une parcelle d’environ 1 hectare, réservée au foyer des jeunes du quartier. Les jeunes de Niamana ont été surpris depuis quelques jours de voir une cohorte d’ouvriers et de maçons en train de creuser des fondations sur l’espace. Des informations recueillies sur place les ont appris que les travailleurs sont au compte du président de la CCIM.
Les jeunes de Niamana, qui tiennent à leur foyer des jeunes comme à la prunelle de leurs yeux, ont alors informé la mairie de Kalabancoro qu’ils avaient de prime abord accusée d’avoir vendu leur espace. La mairie, à son tour, était surprise d’apprendre qu’une tierce est en train de construire la parcelle en question.
L’étonnement de la mairie de Kalanbancoro était d’autant plus grand que la parcelle, réservée au foyer des jeunes, n’a pas changé de vocation. En plus, son changement de vocation et sa ré-attribution devaient faire l’objet de délibération du conseil municipal.
Le mardi 21 décembre, dans la journée, une équipe de la mairie de Kalabancoro a fait irruption sur le chantier pour constater les faits et voir de quel document l’usurpateur se prévaut. Ceux qui étaient sur place n’ont pas été à mesure de produire une simple autorisation de construire. Ils ont été sommés d’arrêter les travaux et leurs matériels de travail ont été saisis.
La construction de sa gare routière dans le lit du marigot jouxtant le cimetière de Sogoniko en Commune IV est le plus grand litige qui l’oppose aux jeunes de ce quartier. Pendant trois hivernages, les populations de Sogoniko ont eu maille à partir avec Bittar dont les travaux ont coupé le passage des eaux du marigot provoquant des inondations dans le cimetière.
Chaque fois qu’il pleut, des tombes s’effondrent ainsi que des maisons environnantes. Sans respect pour le repos des morts, le tout puissant président du CESC et 2e personnalité du PDES qui prétend diriger ce pays poursuit ses travaux de la gare routière qui sont en finition.
Abdrahamane Dicko

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HAUSSE DES PRIX DE L’HUILE ET DU SUCRE
La crise ivoirienne bouc émissaire
L’huile et le sucre, deux denrées de première nécessité largement consommées par les populations maliennes, ont connu ces derniers temps une hausse de prix. Cédé à 400 ou 450 F CFA le kilo, les consommateurs maliens de sucre doivent de nos jours débourser 600 F CFA pour obtenir un kilo de cette denrée.
L’huile, notamment celle destinée à la préparation des mets, connaît également une hausse. Si 50 ou 60 F CFA suffisait pour avoir de l’huile pour préparer une sauce ou un plat en "entrée", aujourd’hui cela n’est pas le cas. L’huile est vendue au détail chez les boutiquiers à 75, voire 100 F CFA le verre.
Selon des commerçants que nous avons approchés, cette hausse du prix de l’huile serait due à la crise ivoirienne. A les en croire, une grosse partie de l’huile consommée par les populations maliennes est importée de la Côté d’Ivoire ou d’autres pays côtiers.
Beaucoup d’opérateurs économiques redoutent d’effectuer des transactions ou autres opérations commerciales en Côte d’Ivoire en raison de l’instabilité ambiante et le risque inhérent de chaos. Nos interlocuteurs soutiennent que cette hausse n’est liée nullement à une pénurie d’huile ni de sucre.
Malgré la disponibilité de matières premières dans la fabrication du sucre et l’extraction de l’huile, notre pays reste encore tributaire des importations. Ainsi, chaque année ce sont de milliers de tonnes de sucre et d’hectolitres d’huile qui sont importés occasionnant un manque à gagner pour le pays.
L’huile et le sucre ne sont d’ailleurs pas les seules denrées chères à cause de la crise ivoirienne. La banane plantain, l’igname, l’avocat ont connu également une hausse de prix.
Denis Konés

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COSC-EPT
Un nouveau bureau face aux défis de l’éducation
La Coalition des organisations de la société civile pour l’Education pour tous au Mali (COSC-EPT) a tenu le mardi dernier à son siège à Lafiabougou son assemblée générale biennale, qui a été mise à profit par les représentants de 51 organisations et associations membres pour procéder à la relecture des statuts et règlement intérieur pour les adapter au nouveau contexte de l’évolution de l’organisation. La rencontre a permis également de renouveler l’organe dirigeant de la Coalition.
A l’issue des travaux, la présidente sortante, Mme Maïga Kadiatou Baby, a été reconduite pour un nouveau mandat de trois ans (2001-2013) avec deux nouveaux entrants dans son bureau. Du coup, les membres de l’organe dirigeant de la COSC-EPT passent de sept à dix.
L’assemblée a permis aux participants d’apprécier, sur la base du "Rapport consolidé des activités", les efforts engagés et les défis à relever.
Ce rapport vise à informer l’ensemble des organisations membres de la Coalition, les partenaires sur les activités mises en œuvre, les ressources mobilisées et engagées ainsi que les perspectives pour les trois années à venir.
Il faut souligner que l’objectif de la COSC-EPT est d’accompagner le ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales dans la mise en œuvre des objectifs de l’Education pour tous et aussi de mettre en place une société civile forte spécialisée dans l’éducation.
Amadou Waïgalo

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BIENNALE-2010 A SIKASSO
Mopti après Bamako
A travers les différentes disciplines retenues pour la compétition, la troupe de la capitale a été la première à faire valoir ses talents artistiques et culturels par des jeunes artistes et comédiens qui entendent être sur le podium au soir de la Biennale du cinquantenaire.
La 26e édition de la Biennale s’inscrit dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance. Au cours des cinquante dernières années, notre pays a célébré sa culture à travers cette grande manifestation artistique et culturelle. L’édition 2010 de la Biennale artistique et culturelle a été lancée dimanche dernier par le président de la République Amadou Toumani Touré.
Tout au long de son histoire, le Mali a visité son patrimoine culturel en y puisant pour promouvoir nos valeurs dans un esprit d’éducation à la citoyenneté, de renforcement de la cohésion sociale et de raffermissement de l’unité nationale. C’est pour dire que ce grand rendez-vous culturel a contribué à renforcer notre identité culturelle.
Comme lors de l’édition 2008 à Kayes, les Maliens de l’extérieur sont représentés à Sikasso à travers des jeunes de la diaspora de France. Ceux-ci ont séduit par des chansons et des sonorités bien de chez nous qui attestent de belles racines. La diaspora nourrit de grandes ambitions pour cette manifestation artistique et culturelle. Le Haut conseil des Maliens de France souhaite voir ces jeunes tenir la compétition avec les régions dans toutes les disciplines retenues pour la Biennale. En une dizaine de minutes, les jeunes Franco-Maliens, comme à Kayes en 2008, ont surpris plus d’un par leur maîtrise musicale.
Le district de Bamako a ouvert le bal des compétitions de la Biennale artistique et culturelle le lundi 20 décembre, au stade Babemba Traoré. Elle a été ainsi la première troupe à faire valoir ses talents artistiques et culturels, à travers les différentes disciplines retenues pour la compétition : pièce de théâtre, orchestre, ballet, ensemble instrumental, danse traditionnelle, chœur, solo de chant.
Le gouverneur et le maire du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné et Adama Sangaré, ont assisté à la prestation de la capitale dont de nombreux supporteurs étaient présents. C’est l’orchestre moderne qui a donné le ton du spectacle. Cette formation musicale a dédié son premier morceau au cinquantenaire de l’indépendance qui, d’ailleurs, est le thème transversal des produits présentés. La pièce de théâtre traite du thème de la "crise scolaire" dans tous ses aspects et les multiples facettes de l’école où la corruption est devenue un fléau récurrent.
Mopti en scène
Dans la mise en scène, les comédiens décoiffent la corruption à laquelle se livre par exemple l’enseignant contre les règles de la déontologie professionnelle et de l’éthique du métier de l’enseignant. Les séquences dramatiques se terminent par une forte interpellation lancée aux autorités de ce pays. Pour cela, les comédiens soutiennent la valorisation de la profession de l’enseignant.
Après le district de Bamako lundi soir, c’était au tour de la troupe régionale de Mopti d’entrer en scène, l’orchestre légendaire de Mopti "Le Kanaga" a joué deux morceaux dont le premier est dédié au cinquantenaire. Les artistes ont chanté en langue nationale bobo. Le second morceau "Mandé" a suivi. Il explique comment les Dogons se sont installés sur les terres qu’ils habitent actuellement.
La pièce de théâtre est axée sur la corruption surtout dans le milieu de la justice. Pour le chœur, la troupe a choisi "Mali Fasa" de mettre en relief les progrès réalisés dans notre pays dans divers domaines. Le chœur invite la nouvelle génération à prendre conscience des enjeux du développement de notre pays.
L’ensemble instrumental a, lui, choisi le thème du pardon à travers un numéro intitulé "Imbega Yafa Miyapa". Le ballet met en exergue l’histoire de Tapama Djénépo pour magnifier l’esprit de sacrifice. "Mi huli aduna" est le thème de solo de chant, une chanson qui évoque les maux de notre société. Pour le numéro de danse traditionnelle, "Kiri", une danse de la région a été interprétée par des jeunes danseurs peuls.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

SIKASSO
Quelle stratégie pour la mobilisation des ressources locales ?
Au Mali, la mobilisation des ressources dans les collectivités décentralisées pose de sérieux problèmes. Pour remédier à cet état de fait, l’Assemblée régionale de Sikasso a initié une série de rencontres avec les régisseurs de recettes pour mobiliser les ressources locales.
L’état des lieux de la mobilisation des ressources locales, plus précisément de leur composante fiscale, basé en partie sur une synthèse des constatations faites, avait fait le point sur les principaux dysfonctionnements et déterminé les niveaux où il se situe dans le processus de mobilisation des ressources. Il s’agit du mauvais fonctionnement des structures chargées de la décentralisation de l’assiette et du recouvrement ; de l’inadaptation du système d’impôts et taxes locaux aux besoins de financement des collectivités locales, de la mauvaise qualité de la gouvernance dans les collectivités locales.
Pour trouver des solutions adéquates, les acteurs principaux venus des communes des cercles de Sikasso et Kadiolo vont échanger sous l’égide de l’Assemblée régionale de Sikasso. Le ton a été donné par son président Yaya Bamba. "Sans les ressources financières, pas de développement. Les projets et programmes sont voués à l’échec. Les régisseurs de recettes sont les premiers acteurs de la chaîne de la décentralisation".
La prise de conscience aussi bien par les acteurs locaux que par l’Etat de la nécessité d’effectuer des réformes profondes pour parvenir à une meilleure mobilisation des ressources locales semble bien réelle ou en tout cas a été plusieurs fois affirmée. Ces réformes se situent sur un plan global, celui de l’amélioration de la gouvernance locale et de la formation des régisseurs chargés de la mobilisation des ressources.
Une réflexion sur les pistes d’actions qui doivent permettre de parvenir dans l’immédiat à une croissance significative du volume des ressources collectées, par l’amélioration de la connaissance de la matière imposable, l’organisation plus efficace du recouvrement et une meilleure disponibilité de l’information financière.
Selon la plupart des estimations, le potentiel fiscal actuel des collectivités est relativement élevé mais sous-exploité. Il faut une démarche qui tienne compte de la nécessité de contribuer dans l’immédiat à la solution des problèmes urgents des collectivités locales dans ce domaine, en attendant que l’adoption et la mise en chantier de réformes de fonds permettent de parvenir à une mobilisation bonne et durable des ressources locales.
Pour cette raison, les propositions seront pour l’essentiel consacrées à l’identification des conditions nécessaires au bon fonctionnement des structures chargées de l’assiette et du recouvrement, c’est-à-dire de la chaîne fiscale. Il faut parvenir à des pistes d’action pour une meilleure adaptation du système actuel d’impôts et de taxes aux besoins de financement des collectivités, pour avoir des résultats bons et durables dans la mobilisation des ressources.
L’exercice effectif par l’Etat de son rôle dans le processus de mobilisation des ressources locales constituera en conséquence une condition indispensable à l’épanouissement des collectivités locales. L’Assemblée régionale de Sikasso entend organiser d’autres rencontres à Koutiala et Bougouni courant l’année 2011.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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10e SIILO

Le 18 décembre dernier, les portes de la VIIIe édition du Salon international du livre de Ouagadougou (Silo) se sont ouvertes pour accueillir les professionnels et les amateurs du livre pendant une semaine. Aujourd’hui, 23 décembre 2010, se refermeront les portes.

Le 10e Salon international du livre de Ouagadougou (Silo) se ferme aujourd’hui à Ouagadougou. Outre le Burkina, il réunit deux autres pays en plus du pays invité d’honneur.
Ce sont plus de 35 stands de plus d’une dizaine de maisons d’éditions de quatre pays qui exposent leurs livres à cette 10e édition de la Foire internationale du livre de la capitale burkinabé, devenue Salon cette année (Silo). Evénement majeur de la culture au Pays des hommes intègres, le Silo est, pour les Burkinabé, ce que le Salon du livre est pour les Français.
Placé sous le thème de "l’introduction des productions littéraires burkinabé dans les programmes d’enseignement : état des lieux et perceptions", l’édition 2010 est parrainée par de l’écrivain burkinabé Pierre Claver Ildoudo avec comme pays invité le Royaume du Maroc. Le ministre marocain de la Culture, Hinnich Ben Salem, a salué les initiatives développées par le Burkina Faso qui contribuent à désenclaver culturellement le pays.
Si pour le moment aucun bilan ne peut être dressé, d’ores et déjà des membres du comité national d’organisation se disent comblés par "le succès" de la manifestation. Selon Ima François, directeur de la Librairie universitaire de Ouaga, et Adama Coulibaly, membres de la Commission d’organisation, nonobstant la tenue de diverses manifestations à travers la ville, les visiteurs ont effectué le déplacement avec en première ligne les scolaires et universitaires.
Pour les éditeurs et exposants nationaux et étrangers présents, le Silo est un véritable "rendez-vous du donner et du recevoir". Une analyse que partage Daniel Nadjiber, responsable des Editions Clé (Yaoundé), et Emmanuel des éditions Classiques ivoiriennes. Ce dernier reconnaît qu’il n’y a pas eu assez de vente, "mais le plus important, c’est que j’ai noué des contacts avec des professionnels".
Fêtes de fin d’année, un handicap
A en croire M. Nadjiber, le manque d’affluence du public s’expliquerait par le fait que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Toutefois, quelques universitaires ont effectué le déplacement. Parmi eux Abdoulaye Issa, étudiant à l’Université de Ouagadougou. "La cherté de la vie n’a sans doute pas permis à acheter les ouvrages convoités". Dépourvu de moyens pour acheter les livres, la centaine d’élèves se sont contentés de participer aux concours de poèmes dans la grande salle.
Des stands comme celui de la librairie "Mercury" (la plus grande librairie de Ouagadougou), celle de "l’Harmattan" (production locale) n’ont pas désempli. Les responsables affirment faire de bonnes affaires surtout en termes d’échanges. Des conférences débats sont aussi organisées.
A la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Philippe Savadogo, a adressé ses félicitations et encouragements aux professionnels du livre qui, au quotidien, se battent pour accomplir les tâches qui sont les leurs dans la presse, la culture, le tourisme et l’hôtellerie. Le Silo a ouvert ses portes le 18 décembre.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial à Ouaga)


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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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