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2010

Mois de decembre

Les Echos du 21 decembre

 

DROGUE ET TERRORISME
Le général Attafi au Mali pour sauver le Polisario
Selon des sources algériennes fiables, l’adjoint du général Tewfic en charge des opérations extérieures, le général Rachid Lallali dit Attafi aurait précipitamment quitté l’Allemagne jeudi 9 décembre au soir, où il accompagnait Abdelaziz Bouteflika lors d’un voyage officiel.
Le général s’est directement rendu au Mali où six trafiquants de drogue issus des rangs du Front Polisario ont été arrêtés jeudi après-midi. L’information ayant été rapportée par l’AFP malgré la promesse orale des Maliens de ne rien divulguer avant samedi, Lallali a dû affréter un avion privé afin de rejoindre dans la nuit Bamako.
Lalalli, qui est le plus "Africain" des généraux algériens - il a été en poste notamment au Congo en tant que chef d’Etat-major de la Commission militaire mixte - aura la très délicate mission de déminer le dossier du narcotrafiquant Sultan Ould Bady, qui figure parmi les six trafiquants capturés.
Sultan Ould Bady qui est chargé des missions "spéciale" du Front Polisario, aurait menacé les autorités maliennes de "balancer" un certain nombre de connexions entre Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et les services de renseignement algériens, le Département renseignement et sécurité (DRS), dirigé par le patron de Lallali, l’inamovible général de corps d’armée Mohammed Médiène dit "Toufik".
Il faudra sans doute au général Rachid Lallali toute sa force de persuasion ainsi que l’entregent de son réseau pour dissuader les Maliens de mener l’enquête à son terme, cette dernière étant de surcroît menée conjointement avec les services de sécurité mauritaniens…
Arrestation de barons du narcotrafic liés à AQMI
Selon des sources sécuritaires maliennes citées par l’AFP, des membres du mouvement indépendantiste Polisario, qui dispute au Maroc le territoire du Sahara occidental, ont été arrêtés dans le cadre d’un vaste coup de filet régional anti-narcos. Le chef du réseau, un sahraoui haut placé dans la direction du Front Polisario répondant au nom de Sultan Ould Bady, serait le chef du "troisième plus gros réseau de trafic de drogue en direction de l’Europe", et aurait également participé directement aux enlèvements d’étrangers dans le Sahel perpétrés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Selon l’agence France Presse.
" Des enquêtes sont en cours pour connaître l’identité réelle d’un certain Sultan Ould Bady, arrêté par l’armée mauritanienne à cette occasion, selon deux sources sécuritaires maliennes". La Mauritanie a quant à elle également procédé à une large opération de ratissage des bandes de trafiquants opérants dans le Sahel en début de semaine, qui s’est soldée par l’arrestation de 7 hommes mardi dernier.
Sultan Ould Bady ne serait vraisemblablement que la partie émergée de l’iceberg d’un réseau sahraoui opérant sous couvert du mouvement indépendantiste anti-marocain pour s’adonner aux trafics dans la bande sahélienne, alimentant les factions d’AQMI en matériel et en vivres, ce qui inquiète les puissances occidentales.
Ces dernières craignent en effet que le Polisario ne passe sous la coupe d’AQMI, la franchise régionale de l’organisation du milliardaire saoudien Oussama Ben Laden, ce qui permettrait au groupement terroriste de bénéficier d’une réserve quasi-intarissable de combattants, recrutant ces derniers au sein des camps du Polisario situés à Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie.

Narcotrafic-AQMI : le "chaînon manquant" serait le front Polisario
Selon l’AFP, les forces de sécurité maliennes ont procédé à l’arrestation de six trafiquants de drogue internationaux qui sont "issus des rangs du Polisario", dans le cadre d’une vaste opération coordonnée avec la Mauritanie voisine. Le chef du groupe, qui a pour nom de guerre Sultan Ould Bady, et dont l’identité serait en cours de vérification par les services maliens, serait à la tête de l’un des "trois plus gros réseaux" qui organise le trafic en direction de l’Europe en passant par le Sahara. Ould Bady serait également une grosse prise pour une autre raison : son implication dans l’enlèvement et la revente de plusieurs ressortissants européens en faveur d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Cette information vient conforter les thèses marocaines sur une éventuelle "dérive mafieuse et terroriste" du front indépendantiste Polisario, alors même que le Royaume chérifien vient de connaître un épisode difficile dans sa gestion sécuritaire du Sahara occidental suite à une évacuation de camps de contestataires sahraouis à Gdem Izik, qui a fait douze morts dans les rangs de l’armée marocaine.
Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, a toujours nié son implication avec Al-Qaïda au Maghreb islamique où les réseaux du narcotrafic sahélien, mais déjà la semaine dernière, des révélations issues de la fuite de documents de la diplomatie américaine "WikiLeaks" à travers le journal espagnol "El Pais" avaient fait état d’une tentative d’interception d’un convoi de ravitaillement entre le Polisario et AQMI par un hélicoptère d’attaque de l’armée algérienne.
La direction du Front Polisario, qui conteste au Maroc la souveraineté du Sahara occidental, n’a fait pour l’instant aucun commentaire relatif aux chefs d’accusations à l’encontre des hauts responsables de son organisation arrêtés au Mali, attendant probablement que l’enquête malienne se précise.
Selon des sources sécuritaires maliennes Ould Bady se serait rendu à plusieurs reprises en Guinée-Bissau ces derniers mois, en faisant probablement le mystérieux intermédiaire d’AQMI dont Sahel Intelligence a révélé la présence lors d’une réunion secrète avec des barons de la drogue latino américains sur une île de l’archipel des Bijagos. Ould Bady serait-il donc le "chaînon manquant" qui confirmerait la connexion narcotrafic-AQMI contre laquelle tous les experts en sécurité mettent en garde les gouvernements de la région ?

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BUDGET D’ETAT 2011
Présidence de la République : 15 milliards de F CFA
Le budget d’Etat 2011 a été voté vendredi par les députés, exceptés ceux du groupe Parena-Sadi. Ces derniers, dont l’honorable Konimba Sidibé, ont estimé que ce budget ne prenait pas en compte l’ensemble des préoccupations des populations notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation qui ont connu une baisse par rapport à l’année précédente. La présidence de la République enlève le jackpot : 15 milliards de F CFA.
" Les projets de lois passent à l’Assemblée nationale qui ressemble beaucoup plus à une chambre d’enregistrement", avait indiqué devant les députés le Pr. Ntji Idriss Mariko, écrivain et historien au cours d’un récent séminaire sur le rôle des députés.
Le vote du projet de loi de Finances 2011, malgré de vifs débats vendredi dernier par une majorité écrasante des élus de la nation, exceptés ceux du groupe Parena-Sadi, vient ajouter de l’eau au moulin de Pr. Mariko et tous ceux qui pensent comme lui. Certes, le rejet du projet de loi par les députés aurait une lourde conséquence pour le gouvernement et l’ensemble du pays, mais pour autant cela ne devait pas inciter les représentants du peuple à faire allégeance à l’exécutif.
Le groupe Parena-Sadi, par la voix de l’honorable Konimba Sidibé, a voté contre ce projet de budget, qui, pour rappel, se chiffre en termes de recettes à 1184,011 milliards de F CFA contre 1326,196 milliards de F CFA en dépenses, soit un déficit de plus de 140 milliards de F CFA. La présidence de la République reçoit encore une fois la part du lion, c’est-à-dire 15 milliards de F CFA.
Un déficit que le gouvernement espère résorber grâce à un taux de croissance attendu de 5,9 % et d’un taux d’inflation de 6,9 %, mais aussi à partir des ressources provenant des aides extérieures et la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunts émis par le Trésor.
Ces arguments n’ont pas convaincu les députés des partis du Bélier blanc et de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’intégration qui trouvent dans le projet du budget une baisse de ressources allouées à des secteurs-clés comme l’éducation, la santé. Ils ont en outre déploré que la justice demeure toujours le "parent pauvre". Ce dernier département se retrouve avec un budget chiffré à 8 986 914 000 F CFA.
Selon le groupe, ces secteurs sociaux méritent beaucoup plus d’attention que d’autres notamment les équipements et les transports qui, malgré une légère baisse de ressources dans le budget 2011, sont de loin mieux nantis dotés que les secteurs sociaux que sont l’éducation, la santé et la justice.
Denis Koné


Budget des institutions de la République
A l’exception de la Haute cours de justice non encore mise sur place, le budget des institutions de la République pour 2011 se chiffre comme suit :
Présidence de la République : 15 268 491 000 F CFA
Primature : 5 858 890 000 F CFA
Assemblée nationale : 9 797 870 000 F CFA
Cour suprême : 1 810 587 000 F CFA
Cour constitutionnelle : 1 079 908 000 F CFA
Conseil économique social et culturel : 891 358 000 F CFA
Haut conseil des collectivités territoriales : 1 561 062 000 F CFA
Autorités indépendantes
Médiateur de la République : 589 637 000 F CFA
Bureau du Vérificateur général : 4 326 018 000 F CFA

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EN VISITE A BAMAKO
Le président de la BM encourage la production diversifiée
Le président du Groupe de la Banque mondiale (BM), Robert B. Zoellick, accompagné d’une forte délégation composée de ses proches collaborateurs, a bouclé dimanche 19 décembre 2010 une visite de deux jours à Bamako. Au cours de son séjour, il a évoqué avec les plus hautes autorités et la société civile les priorités de son institution, notamment l’accroissement de la productivité agricole et industrielle comme source de croissance.
Le patron de la Banque mondiale a successivement été reçu par le Premier ministre, des représentants de la société civile et le président de la République. Partout où il est passé, Robert Zoellick s’est engagé à aider le Mali à mettre en place des infrastructures dans les domaines de l’énergie, du transport, de l’irrigation pour améliorer sa productivité...
Il a profité de ses différents entretiens pour saluer l’effort que Mali déploie pour passer d’une économie axée sur l’agriculture de subsistance et les industries extractives à une économie privilégiant davantage l’accroissement de la production agricole, de l’industrie manufacturière et des services.
Considérant le Mali comme un pays vulnérable, M. Zoellick a indiqué que la production d’or diminuera probablement dans les années à venir. C’est pourquoi, il motive notre pays à poursuivre la mise en œuvre de politiques économiques prudentes et à améliorer la gestion des finances publiques ainsi que "la surveillance fiduciaire et la gestion de la dette".
Mais, la visite du Groupe industriel Madjou Simpara (Grimas) à Moribabougou et la Station de recherche agricole et de diffusion de technologie de Sotuba, deux structures qui bénéficient de l’appui de la banque, constitue le temps fort du séjour des autorités de l’institution de Bretton Woods à Bamako.
Avec un accord de prêt de 14 millions d’euros (plus de 9 milliards de F CFA), Grimas s’est engagé dans un partenariat avec la Société financière internationale (SFI), une institution de la BM chargée des opérations avec le secteur privé.
Satisfaction
A Grimas, Robert Zoellick a visité l’industrie des boissons gazeuses du groupe qui a pour première activité la production de boissons gazeuses à travers sa filiale Nouvelles brasseries bamakoises (NBB). Ses différentes unités dont Santigila-Gaz (285/h de CO2) qui répond aux besoins de l’unité de production de boissons gazeuses (NBB) a impressionné le visiteur. Celui-ci est resté ébahi face aux équipements de production de l’industrie d’emballage plastique de Grimas qui tourne grâce à un personnel qualifié.
Selon les explications techniques fournies au président de la BM, l’activité de cette unité consiste en la fabrication d’emballages industriels pour le conditionnement de liquides (préformes et bouchons). Avant de prendre congé des responsables du groupe, M. Zoellick s’est félicité du partenariat fructueux entre son institution et Grimas.
C’est le même sentiment de satisfaction qu’il a exprimé à l’issue de son passage au Centre de démonstration, de diffusion et de prestation (CDDP), situé à Sotuba.
Le coordonnateur du CDDP de Koulikoro, Fodé Konaté, a expliqué à ses hôtes que son centre est dédié à la production, à travers la mise en démonstration de technologies qui répondent à des problématiques identifiées sur les différentes filières d’intervention du Programme de compétitivité et diversification agricoles (PCDA).
" Les technologies mises en démonstration portent, outre les itinéraires techniques de production, sur différents systèmes d’irrigation : irrigation localisée (goutte-à-goutte, le micro jet) et irrigation par aspersion", a expliqué le technicien.
Les spéculations concernées par cette technique soutenue par la BM pour améliorer la productivité et la croissance par la recherche concernent, selon Fodé Konaté, des produits sur lesquels le Mali jouit d’un avantage comparatif et qui offrent des opportunités de marché confirmées. Il s’agit de la banane, de la mangue, de la pomme de terre, de la tomate…
La délégation de la BM a aussi effectué un bref passage au Jardin agrostologique de Sotuba où sont expérimentées et produites les meilleures espèces de fourrages qui aident, d’après les spécialistes, à mieux produire de la viande et du lait.
Amadou Waïgalo


La BM bloque ses financements pour la RCI
Le président de la BM a bouclé sa visite par une conférence de presse en guise de bilan de son séjour à Bamako. Répondant à une question relative à la situation de la Côte d’Ivoire, il a confirmé que son institution se retient à tout financement en direction du pays de Laurent Gbagbo, cela, dira-t-il, jusqu’à l’instauration d’un régime démocratique. Il a indiqué que sa Banque s’aligne derrière la communauté internationale à travers l’ONU et l’Union africaine (UA).
Zoellick inaugure
La conférence de presse animée par le patron de la BM a eu lieu dans les locaux du tout nouveau bâtiment du ministère de l’économie et des Finances érigé à Hamdallaye ACI 2000. Le ministre de l’Economie et des Finances Sanoussi Touré a relevé que c’est en début de l’année prochaine que son département va emménager ses nouveaux locaux. En décidant d’organiser la conférence de presse là-bas, le ministre a voulu témoigner l’excellente relation entre le Mali et la BM. "C’est donc le président qui inaugure nos nouveaux locaux. Et notre salle de conférence pourrait porter le nom de l’amitié Mali-BM", a suggéré Sanoussi Touré.
Zoellick allergique à la cigarette
Le président de la BM est un personnage souriant et visiblement heureux qui tient beaucoup à sa santé. Au cours de son périple, des instructions fermes ont été données aux fumeurs. "Vous êtes prié d’éviter de fumer aux alentours du président, il est foncièrement allergique à la cigarette", a indiqué un cadre du ministère de l’Economie et des Finances, s’adressant spécialement aux journalistes.
A. W.

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INDUSTRIES MINIERES
Les assureurs maliens veulent leur part d’or
La non-domiciliation des sociétés minières dans les compagnies d’assurance au Mali est une préoccupation majeure du comité des compagnies d’assurance du Mali (CCAM). Un souci évoqué au bureau du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), au cours d’une visite de courtoisie.
Le comité des compagnies d’assurance du Mali (CCAM) est le syndical des compagnies d’assurance et regroupe les assureurs de la place. Il regroupe les 9 grandes compagnies de la place et 7 autres à vocation internationale. Ces compagnies à elles seules présentent un bilan de 20 milliards de F CFA de chiffres d’affaires en 2009 et 7,4 milliards de F CFA de prestations payées.
Ce bilan élogieux est loin de cacher les préoccupations du CCAM. Celui-ci a fait part de ses soucis au président du patronat malien, Mamadou Sidibé au cours de sa visite de courtoisie du mercredi 15 décembre à la tête d’une délégation de son bureau installé le 9 octobre 2010.
« Les assureurs ne connaissent pas beaucoup l’engouement suscité par le secteur minier de notre pays », a entonné, le président du CCAM, Marcus Laforge. Visiblement consterné par cette situation, il a fait savoir que « les sociétés minières ne sont pas beaucoup domiciliées chez nous ». Au moment où les assureurs maliens couvrent les domaines des marchandises, du transport à 90 %, elles sont les grandes oubliées des mines qui sont pour la plupart domiciliées à l’extérieur de notre pays. Mamadou Sinsin Coulibaly, 1er vice-président du patronat et assureur, a affirmé que le seul tort qu’on leur fait est que les compagnies ne sont pas outillées pour ce genre de prestation. Un constat qu’il réfute à juste titre. « A ce jour, pas une seule compagnie qui ne soit pas armée pour cela », a-t-il fait remarquer.
Le rattachement du comité national des assureurs à la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique n’est pas également le goût de ce secteur. Ses responsables appellent à l’application du décret créant la direction nationale du comité d’assurance. Une autre préoccupation est l’application du décret ou la jonction entre l’assurance maladie obligatoire avec les autres compagnies qui font ce genre de prestation.
Abdrahamane Dicko

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BIENNALE ARTISTIQUE ET CULTURELLE 2010
Une somptueuse cérémonie d’ouverture
C’est parti pour la Biennale artistique et culturelle Sikasso 2010. Plus d’un millier de jeunes venus des 8 régions, du district de Bamako et de la diaspora vont rivaliser de talent dans plusieurs disciplines, du 19 au 29 décembre 2010.
La cérémonie inaugurale de la Biennale artistique et culturelle à Sikasso dimanche dernier a été parfaitement organisée. Les participants et le public attendent la suite avec optimisme. La fête a été tout simplement à la dimension de l'événement.
C’était sous la haute présidence du président de la République, Amadou Toumani Touré accompagné de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré. Le couple présidentiel avait à ses côtés le Premier ministre Modibo Sidibé, le président de l’Assemblée nationale, le Pr. Dioncounda Traoré, les membres du gouvernement, les présidents des institutions nationales et plusieurs invités de marque.
Les gouverneurs de régions et du district, les présidents des assemblées régionales, les autorités locales étaient aussi présents au stade Babemba Traoré, qui a abrité l'événement. Les Sikassois sont sortis massivement pour occuper les 20 000 places de la plate-forme sportive.
La Biennale artistique et culturelle est, en fait, un cadre idéal pour stimuler l'esprit de compétition chez les jeunes. Et de cette manière, elle participe activement à l'enracinement et au développement de nos richesses artistiques et culturelles. La jeunesse de toutes les régions, du district et de la diaspora du pays s'est donnée rendez-vous dans la Capitale du Kénédougou pour entrer en compétition, mais aussi pour fêter dans la plus grande communion.
Le président Amadou Toumani Touré a fait le tour d'honneur du stade dans une ambiance festive. Après ce fut l'exécution de l'hymne national et la montée des couleurs. Le public a été émerveillé par l'atterrissage impeccable de trois parachutistes sur la pelouse du stade. La cérémonie s'est poursuivie avec l'entrée des différentes troupes.
Après cet avant-goût, le gouverneur de Sikasso, Mamadou Issa Tapo, a souhaité la bienvenue au chef de l'Etat et à toutes les délégations régionales qui ont fait le déplacement. Il a remercié tous ceux qui ont soutenu les préparatifs de cet événement et plus particulièrement les élèves de la région, qui ont contribué à hauteur de plus de 11 millions de F CFA.
Le gouverneur de région s'est dit satisfait de la mobilisation des populations. Cette Biennale artistique et culturelle à Sikasso, a-t-il poursuivi, restera un événement d'une importance capitale, "en ce sens qu'elle mettra en exergue pendant dix jours, les valeurs culturelles et artistiques de notre pays".
Le chef de l’exécutif régional a apprécié la dimension particulière de la Biennale, celle de constituer, au-delà de son aspect artistique et culturel, le ciment de l'unité nationale par le brassage de la jeunesse de toutes les régions du pays. Il a salué toutes les forces vives de la région qui sont restées mobilisées pendant plus d'un an pour assurer la réussite de l'événement.
A sa suite, le chef de l’Etat a mis l’accent sur l'importance de la Biennale artistique et culturelle "qui permet non seulement de valoriser le riche patrimoine culturel et artistique de notre pays, mais qui constitue aussi une opportunité pour l'émergence des jeunes talents". Il a salué l’effort des autorités et de la population de Sikasso pour avoir réuni les bonnes conditions, afin que les différentes délégations puissent passer un agréable séjour dans la "Cité verte".
Le président de la République a rendu un hommage aux grandes figures de la résistance coloniale et évoqué les temps forts de la célébration du cinquantenaire. Le défilé des forces vives avec en tête, les pionniers et le passage des différentes délégations ont constitué le clou de la cérémonie.
Chaque troupe régionale a fait une démonstration de force : esquissant des pas de danse. Le public a réservé une "standing ovation" à la démonstration de la délégation des Maliens de la France qui a montré son profond attachement à la culture du pays.
La cérémonie a pris fin par la présentation de la légende de Momo Traoré, intitulée "les Aubergines du roi", une brave femme qui a combattu aux côtés de ses frères Tiéba et Babemba, l’empereur du Wassoulou, l’Almamy Samory Touré, et ses guerriers. La nuit tombée, la délégation présidentielle a assisté à la prestation sur scène de la troupe de la délégation des Maliens de la France.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

SIKASSO
Inaugurations en vrac
Le séjour du président de la République dans la Cité du Kénédougou n'a pas été de tout repos. Dès son arrivée, Amadou Toumani Touré a inauguré un certain nombre d'infrastructures et monuments à travers la ville. Il s’agit tout d’abord des monuments de Samory Touré et de son chef de guerre, Nankafaly Camara, situés au sud de Sikasso sur deux collines. La première est le lieu où l’empereur du Wassoulou était basé pour préparer ses attaques armées, la seconde c’est là où son chef de guerre a trouvé la mort sous les balles des sofas de Tiéba, roi du Kénédougou.
Le Musée régional de Sikasso a été ensuite inauguré dimanche dernier. Il est situé au quartier de Médine. Il a coûté plus de 160 millions de F CFA, financés par l’Union européenne. Cette nouvelle vitrine propose une approche pédagogique et culturelle. Elle témoigne également le rayonnement du peuple sénoufo dans la sous-région.
Le président Touré a également inauguré la galerie d'exposition au lycée Mgr de Monclos de Sikasso. Là, il a admiré l'exposition photos des différentes éditions de la Biennale de 1962 (alors Semaine artistique et culturelle) à 2008. La plupart de ces photos proviennent des archives de l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap).
L’exposition fait une grande part à la culture, aux arts qui ont contribué à la fierté nationale et à la renommée internationale du pays. Les photos, souvent inédites, parfois étonnantes, rendent hommage aux hommes et aux femmes, célèbres et aux milliers d’anonymes, qui ont édifié le Mali, un pays transmis aux générations actuelles qui ont le devoir de le porter à leur tour vers d’autres succès éclatants.
B. Y. C.

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BIENNALE-2010
Le parrain accueilli en pompe
Les habitants du Kénédougou ont réservé un accueil chaleureux samedi 18 décembre dans l’enceinte du gouvernorat à Malamine Koné, parrain de la 22e édition de la Biennale artistique et culturelle que Sikasso abrite.
La cour du gouvernorat de Sikasso a servi de cadre aux hommes, femmes et enfants venus de tous les cercles et quartiers de Sikasso et vêtus aux couleurs du cinquantenaire pour réserver un accueil chaleureux au parrain de la Biennale artistique et culturelle "Sikasso-2010".
La cérémonie riche en couleur, teintée de youyou entrecoupée de mélodies sur fond de balafon, instrument annonciateur de bonheur et de joie dans le Kénédoudou, a véritablement donné le ton de cette 22e édition de la plus grande rencontre des jeunes du pays. Faisant aujourd’hui la fierté non seulement de la région de Sikasso, du Mali tout entier et du continent, le choix porté sur Malamine Koné comme parrain, selon le chef de l’exécutif, n’est pas le fruit du hasard.
" Cela est le fruit non seulement de sa persévérance, de son engagement pour le développement de son pays, de sa détermination mais aussi de son attachement à sa nation", a ajouté Mamadou Issa Tapo, visiblement heureux qui a remercié Malamine Koné d’avoir accepté d’être le parrain de cet événement.
Il a invité toute la population de la région de Sikasso dans ses composantes diverses pour qu’elle s’approprie cet événement majeur. Pour lui , cette Biennale artistique est une innovation en ce sens qu’elle s’inscrit dans le cadre du cinquantenaire.
" Une autre innovation depuis l’histoire de la Biennale artistique et culturelle qui date de 1962, c’est la toute première fois que les enfants, amis du président de la République se privent de leur goûter quotidien pour contribuer à hauteur de 11 millions de F CFA pour appuyer la commission d’organisation", a indiqué le premier responsable de la région.
Ainsi chasseurs, sportifs, commerçants, artisans ont-ils marqué de leur empreinte la cérémonie qui a enregistré la présence des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de Sikasso. Heureux, le parrain a remis 700 sous-vêtements, 210 ballons de football, 140 ballons de basket-ball, 50 000 cahiers, 8 plates-formes multifonctionnelles, 10 000 stylos et 8 ordinateurs et accessoires à la région de Sikasso.
Dans la nuit, les populations du Kénédougou ont pris d’assaut les gradins du stade Babemba Traoré où un concert géant a été animé. Des sommités de la musique malienne comme l’inimitable Abdoulaye Diabaté, la reine du didadi Nahawa Doumbia, la perle du Ganadougou Mamou Sidibé, l’impératrice du Wassoulou Oumou Sangaré, la virevoltante Haïra Arby et l’inusable Aïcha Koné, venue de la République de Côte d’Ivoire pour la circonstance, ont mis en effervescence des spectateurs sortis en grand nombre.
Le parrain a saisi l’occasion pour remercier particulièrement la jeunesse de la 3e région et la jeunesse du Mali en général pour la confiance qu’elles ont placée en lui : "Merci à vous jeunes du Mali, mon message est de vous exhorter à z’unir, car c’est l’union qui fait la force. Nous devons nous donner la main pour faire de ce pays ; un pays débarrassé de maladie et de pauvreté".
La soirée qui a pris fin tard fut mise à contribution pour décerner des prix aux associations des femmes de Bougouni de Koutiala, Yorosso, Kolondiéba Kadiolo et Yanfolila.
Idrissa Sako

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AMADOU S. GAMBI, PRESIDENT CASS
" Il y a trop de problèmes dans les clubs de région"
A l’issue de la rencontre (0-0) de samedi dernier au stade Modibo Kéita entre l’AS Police et le Centre d’animation sportif de Sevaré (Cass), comptant pour la 4e journée du championnat national de la Ligue1/Orange, nous avons approché le président du nouveau promu, Cass. Amadou Sékou Gambi estime que des problèmes existent au niveau des clubs. Sur le cas particulier de son équipe qui est entré dans l’élite cette année, il lance un appel à tous pour jouer non pas le maintien, mais les premiers rôles. Entretien.
Les Echos : Quel sentiment cela vous fait-il d’engranger un premier point après 4 journées de championnat national ?
Amadou Sékou Gambi : C’est un sentiment de satisfaction et même de soulagement, car c’est seulement à la 4e journée que l’on est arrivé à engranger notre premier point alors qu’on pouvait le faire depuis la première journée à domicile. J’adresse mes félicitations aux joueurs pour ce point. Le nul est le bienvenu parce que nous étions dans une phase où l’on commençait à douter un peu avec notre effectif composé uniquement des scolaires, de jeunes joueurs.
Les Echos : Comment jugez-vous le niveau de la Ligue après quatre journées ?
A. S. G. : Le niveau général n’est pas trop relevé après quatre journées. Il ne me satisfait pas, vu le nombre de buts marqués, la qualité du jeu, la prestation des équipes, notamment sur le plan offensif. Mais les clubs retrouveront leur marque pour des matches de belle facture.
Les Echos : Quels sont les problèmes particuliers que vous rencontrez ?
A. S. G. : On rencontre beaucoup de problèmes, surtout au niveau du sponsoring, ce qui veut dire qu’au niveau des clubs il y a des problèmes. Il est inconcevable que des clubs se présentent sans administration. Pour la première fois dans l’histoire de Sevaré, il y a une équipe en Ligue 1. Vous savez qu’il y a une nuance car nous sommes une équipe de Sevaré, pas de Mopti. Nous sommes en train de mobiliser les petits moyens, notamment les moyens du sponsoring de la Fédération malienne de football, qui nous aiderons à coup sûr à faire face à des éventualités comme les transports et les primes. Nous étions en débat houleux avec l’encadrement. Je lance un appel à tous les ressortissants de Mopti, sans faire nuance entre Sevaré et Mopti.
Les Echos : Quels sont vos rapports avec la Ligue régionale de football de Mopti ?
A. S. G. : Les rapports sont très bons. Le président Mangal Traoré est avec nous. Chaque fois, il fait ce qu’il peut malgré ses multiples occupations. Les autres membres, le 1er vice-président ou Cissé, le secrétariat général, font de même. Mais le problème est qu’il y a un petit décalage, c'est-à-dire que nous sommes de Sevaré où les correspondances sont envoyées pour Mangal. Sinon la Ligue joue sa partition, mais ses moyens sont limités. Le constat est qu’au niveau de la Ligue ou de la Fédération, nous ne sommes pas invités pour les stages, une fois qu’il y a stage, on ne parle que de Bamako et de Koulikoro, nous autres qui sommes loin, il nous faut forcer pour assister, c’est un vrai problème. Dans l’environnement actuel des choses, il sera très difficile pour une équipe de Mopti, Gao ou Tombouctou de s’en sortir.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

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