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2010

Mois de decembre

Les Echos du 16 decembre

 

INSECURITE
ATT perd le Nord à Tarkint
Beaucoup de nos compatriotes attendaient du chef de l’Etat des engagements plus forts dans la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et le banditisme résiduel au nord. A Tarkint où il présidait mardi l’une des manifestations du cinquantenaire, ATT a laissé plus d’un sur sa faim.
Rien ne justifie le choix de cette bourgade aux confits de Bourem pour abriter un tel événement grandiose de la République au détriment d’un chef-lieu de cercle ou de région. Mais, le choix du lieu n’a certainement pas été fait au hasard, car le président de la République avait un message particulier à faire passer qui est de faire adhérer la population du Nord dans toutes ses composantes à ses stratégies de lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, le banditisme résiduel et à ses projets de développement.
Mais, le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré a raté une belle occasion de mettre les populations plus particulièrement celles du Nord en confiance quant à la lutte contre les différents fléaux qui menacent cette zone et par ricochet tout le pays. Le président de la République n’a fait que se redire tant sur ses méthodes et ses stratégies contre la présence d’AQMI au Mali et contre le trafic de drogues.
Pour la gestion du terrorisme, ATT reste collé à sa stratégie de lutte sous-régionale impliquant tous les pays de la bande sahélo-saharienne, une stratégie qui, on le sait, a du plomb dans l’aile. Tous ceux qui auront suivi le président dans sa logique assimileront cette stratégie comme une fuite en avant de l’Etat malien.
Du déjà entendu
Notre président n’a pas vraiment trouvé les mots pour convaincre le peuple lorsque qu’il affirme que notre armée n’est pas une armée d’amateurs. Et pourtant…. Il n’a pas également trouvé la juste formule pour dire que le Mali sera un pays développé lorsqu’il sera à la retraite où les gens viendront le trouver dans son champ de riz à Mopti pour lui rappeler que ce qu’il disait à propos du Mali était vrai. ATT, en effet quitte le pouvoir en juin 2012. Et quiconque voudra le rencontrer, le trouvera "dans son champ de riz à Mopti".
Notre président n’a pas également enthousiasmé le peuple qui le suivait en direct depuis Tarkint, quant il replace le Mali comme une victime de coups joués ailleurs. Beaucoup de nos compatriotes notamment ceux du Nord auraient préféré qu’il parlât des actions concrètes que lui et son gouvernement ont envisagé pour la sécurité des personnes et de leurs biens.
Les récents enlèvements de véhicules à Gao, notamment une 4x4 des eaux et forêt viennent rappeler la faiblesse de l’Etat dans le domaine de la sécurité des personnes et de leurs biens. Sur ce sujet, les populations semblent laisser pour compte. Même si les populations doivent aider les forces de sécurité à assurer la sécurité des personnes et des biens, cette mission incombe en premier lieu à l’Etat régalien.
Denis Koné

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MORCELLEMENT LE LONG DES RAILS EN COMMUNE II
Le maire dans le collimateur du gouverneur
Sentant la volonté manifeste du maire de la Commune II de remettre en cause son projet de morcellement des alentours immédiats des rails à Bakaribougou, le gouverneur du district a adressé une demande d’explication à Youssouf Coulibaly.
Dans le temps, le maire sortant de la Commune II, Gaoussou Ly avait caressé le rêve de morceler et de vendre les abords des rails à Bakaribougou en Commune II. Mais, l’édile éconduit avait échoué dans sa tentative n’ayant certainement pas obtenu l’aval de sa hiérarchie.
Après son départ en 2009, une nouvelle équipe municipale, dirigée par Youssouf Coulibaly, est aux affaires. Celui-ci, à l’image de son prédécesseur a nourri la même ambition. A peine installé, M. Coulibaly est allé plus loin dans ce projet en invitant le conseil communal à délibérer sur la question. Ce qui a été fait.
Mais c’était sans compter que le gouverneur du district, Ibrahim Féfé Koné, a ordonné le morcellement du même site ; à savoir : le long des rails en face de l’ambassade de Chine jusqu’à l’intersection qui mène à l’usine Mali-Lait en Zone industrielle.
Selon nos informations, le gouverneur du district, qui a morcelé l’espace en question, a réservé une part aux familles fondatrices de Bamako et en a vendu le reste. Ibrahim Féfé Koné aurait mené tout ce travail sans associer la mairie de la Commune II.
Or, apprend-on, de l’avis des autorités communales, le site objet de morcellement est sur leur territoire et que ne serait-ce pour que ça elles devaient être associées en amont et en aval au processus. Apparemment, le gouverneur n’entend pas les choses de cette oreille.
Sursis ?
Mis devant le fait accompli, les habitants de "Bagayogobougou" (Commune II) ont battu le pavé le mois dernier pour se rendre à la mairie de la Commune II où ils ont été reçus par le maire. A ce dernier, ils auraient fait savoir qu’ils ne souscrivent pas à la décision du gouverneur du district pour la simple raison qu’ils n’ont pas eu leur compte.
Selon nos sources, Youssouf Coulibaly aurait donné son point de vue en appuyant les "manifestants" dans leur démarche. Voilà qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le gouverneur du district ayant eu vent des accointances du maire avec la population lui a collé une demande d’explication.
Il nous est revenu que lorsque la lettre du gouverneur a atterri sur la table de Youssouf Coulibaly, ce fut un branle-bas de combat à la mairie de la Commune II. Pour se tirer d’affaire, le maire aurait mobilisé ses conseillers pour étouffer l’affaire. Il se dit que cette demande d’explication du gouverneur du district au maire de la Commune II découle du fait que le premier soupçonne le second de vouloir inciter ou encourager la population à la révolte.
Si dans cette affaire le maire a pu se tirer d’affaire grâce au soutien de ses adjoints, il reste entendu que la gestion de Youssouf Coulibaly est fortement décriée aujourd’hui par ses collaborateurs. C’est le cas par exemple de la gestion calamiteuse faite du parc autos de la municipalité sur laquelle nous reviendrons.
Mohamed Daou

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ELECTIONS DES CHEFS DE DER DES FSJP ET FSEG
Le Snesup dénonce les ingérences ministérielles
Des comités du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) accusent le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, "d’imposer ses protégés" à la volonté des enseignants dans l’élection des chefs de département enseignement et de recherche (DER) aux Facultés des sciences juridiques et politique (FSJP), des sciences économiques et de gestion (Fseg).
Les élections des chefs de DER à la Fseg et à la FSJP qui doivent avoir lieu ce vendredi 17 décembre s’annoncent sur fond de tension. Le comité Snesup des deux Facultés qui a animé hier un point de presse à la Maison de la presse, pour informer les journalistes de l’enjeu de ces élections, crie déjà au hold-up qui risque de prendre une allure de crise.
Le secrétaire général du comité Snesup des Facultés concernées, Pr. Djibonding Dembélé, a d’emblée dénoncé la volonté de son ministre de tutelle de vouloir imposer ses hommes dans l’élection des chefs de DER.
" Le ministre veut imposer ses candidats préférés comme chef de DER à la FSJP et à la Fseg contre la volonté de l’écrasante majorité des enseignants", a ajouté Pr. Dembélé. Et d’avertir que son bureau syndical n’entend pas rester les bras croisés. Il a dit avoir déposé le lundi dernier un préavis de grève en réplique à ce qu’il considère comme une ingérence du ministre.
Dans ses explications, Pr. Dembélé a rappelé que l’ancien ministre Mamadou Lamine Traoré (paix à son âme) par arrêté n°0488/MEN-SG du 16 novembre 2004 a relevé de leurs fonctions Ferdinand Antoine Camara et Amadou Oury Pléah tous deux maîtres de conférence, respectivement ex-doyen et vice-doyen de la FSJP pour des motifs qu’il a avancés. Il s’agit du manquement à l’éthique et à la déontologie et refus d’obtempérer aux mises en demeure.
" Traduit en termes claires, le comportement de ces deux enseignants a perturbé la marche normale de la Faculté", a commenté le conférencier qui a poursuivi que les perturbations à la Fseg ont porté atteinte, à l’époque, à la quiétude du corps professoral et la dégradation des bâtiments, tables banc…
Pour le conférencier jamais des pratiques "détestables et ignominieuses" n’ont atteint un niveau aussi élevé qu’au moment où Ferdinand Antoine Camara et Amadou Oury Pléah étaient aux commandes à la Faculté des sciences juridiques et économiques (FSJE) qui est devenue aujourd’hui deux facultés séparées (Fseg et FSJP).
A l’issue des élections qui se sont déroulées le 7 septembre 2010, le conférencier a indiqué que les deux hommes ont essuyé un échec cuisant face à leurs adversaires qui étaient, selon lui, des assistants et maîtres-assistants.
Cependant, les syndicalistes ont regretté que le recteur de l’Université de Bamako n’ait pas voulu entériner l’issue de ces élections pour des motifs relatifs à la non affectation des enseignants à des DER qui ne pourront voter qu’au niveau de leur DER de rattachement.
Le non affichage des listes électorales est aussi cité par le recteur comme motif de son refus d’entériner les élections du 7 septembre. Le recteur a tenu a rappelé que les chefs de DER sont élus parmi les enseignants de rang A (professeurs et maîtres de conférence). Toutefois, les textes stipulent qu’en cas de nécessité de service un maître-assistant ou un assistant peut être candidat.
Le hic est que les deux enseignants (Ferdinand Antoine Camara et Amadou Oury Pléah) sont toujours candidats aux élections de chef de DER. Les deux hommes ne bénéficient pas visiblement de l’affection de leurs pairs à cause de leur passé peu glorieux.
Mais il se trouve qu’ils sont les seuls professeurs de rang A à la Fseg ce qui fait que leur candidature exclut celles des rangs inférieurs. Le torchon risque de brûler le vendredi prochain à la Fseg, car les syndicalistes ont dit qu’ils ne se laisseront pas guider par des hommes imposer contre leur choix.
Amadou Waïgalo

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TRIBUNE
La patrie de Lénine ennemie des peuples opprimés ?
La Russie de Poutine, patrie de Vladimir Ilitch Oulianov, auteur émérite de "Que faire ?", vainqueur de la révolution prolétarienne d’octobre 1917 et père de l’International communiste, a fait contre toute attente, de la haute résistance diplomatique pour finalement céder et autoriser le Conseil de sécurité de l’ONU (ce machin) à reconnaître la légitimité de Alassane Ouattara comme seul et légitime président élu de la République de Côte d’Ivoire. Ouf ! La marche de la démocratie à l’échelle internationale est momentanément sauvée.
Décidément en cette première décennie finissante du IIIe millénaire, la folle marche des peuples du monde semble s’emballer de façon baroque, accouchant du coup de situations des plus incongrues, inimaginables il y a seulement quelque 10 ans.
Ainsi Moscou, la flamboyante capitale des Soviets, phare éternelle de la révolution prolétarienne, et de l’International communiste, étendard de la libération des peuples asservis sous le joug dégradant du colonialisme, du néocolonialisme et de l’impérialisme stade suprême du capitalisme, Moscou, vous dis-je sombre dans l’incongrue politique et économique, dans la violence raciste et xénophobe des néonazis, des skinheads et autres barbouzes de l’ex-KGB.
La Russie de Poutine n’est plus ce havre de paix pour leaders politiques du Tiers-monde traqués, paradis d’études et de formations pour jeunes Africains, Asiatiques et Sud-Américains. Le campus Lumumba n’est plus cet espace cosmopolite, cet eldorado pour étudiants africains accueillis et chouchoutés en princes partenaires anti impérialistes, venus quérir diplômes et blondes Natacha en quête d’une échappatoire pour une bouffée d’air du monde dit libre. La Russie, la Chine ne sont plus les espoirs des peuples asservis par de sanguinaires dictatures locales aux services des puissances financières étatiques ou multinationales.
La métamorphose des démocraties populaires
" Ah chers camarades ! There was a time… Que n’avons-nous scandé lors de mémorables marches dans les capitales occidentales impérialistes, des slogans et des motions de reconnaissance et d’espérance, "à la gloire de l’altruiste engagement militant de l’Union soviétique, de la Chine et de Cuba, patries du marxisme-léninisme, du trotskisme, du maoïsme et du castrisme, aux côtés des peuples opprimés de par leurs soutiens indéfectibles à toutes les luttes de libération d’Asie et d’Afrique, de changements révolutionnaires en Amérique latine et au Moyen-Orient".
Mais suivant la logique de la dialectique hégélienne, les mouvements d’émancipation matérielle et morale des peuples des démocraties populaires de l’Est s’emballant brutalement à échapper au contrôle de la glasnost et de la perestroïka de Gorbatchev, pour sombrer dans un pathétique naufrage politique, économique et moral de l’empire soviétique où le pillage des ressources de l’Etat par des privatisations sauvages l’a disputé à l’émergence d’une féroce classe d’opérateurs économiques requins, sans foi ni loi, barbotant dans les mêmes eaux troubles que les politiques affairistes.
Le solide bloc "des démocraties populaires de l’Est" contrepoids des puissances capitalistiques de l’Ouest, malgré ses immenses capacités militaires et spatiales s’écroulait comme un vieux château de cartes sur son bouclier, le mur. La dépouille du mammouth ne fut plus qu’une masse de viande de "Kafili-ba Sama" où tous les apprentis démocrates vinrent y tailler leur part. La furia de l’engouffrement dans la brèche ainsi ouverte a été tellement forte que même la furtive communauté économique hâtivement montée sur les cendres de l’empire ne fleurit guère plus longtemps que la douceur d’un printemps.
Chaque nouveau roitelet démocrate voulait tellement prendre ses distances avec le spectre de l’ogre mort, qu’ils ne trouvèrent mieux que de se précipiter sous le parapluie ouvert de l’Otan et de l’Union européenne, laissant l’ours russe seul cerné. Boris Eltsine n’était pas de taille à gérer efficacement, à la russe, le vaste Etat désarticulé.
Et le tsar Vladimir Poutine vint. Prouesse ultime digne des plus retors démocratures tiers-mondistes, il réussit à se succéder à lui-même au pouvoir, après ses deux premiers mandats légaux, tout en respectant les règles de l’alternance démocratique. Et fleurirent, des réseaux de barbouzes, des puissantes et prospères entreprises de trafic d’armes, la mafia russe, les skinheads, les néonazis et la corruption (154e rang mondial selon l’ONG Transparency Emergency).
Les dirigeants chinois ont pu, malgré les fleurs de Tiananmen, sauver leurs tête et celle du parti communiste qui gère d’une poigne de fer, l’implantation et le développement du capitalisme en Chine, érigée aujourd’hui en puissant pays impérialiste. De l’impérialisme communiste ! De quoi faire perdre son chinois à Mao-Tsé-toung qui doit bien se rouler en roue libre dans son mausolée.
Social-impérialisme contre impérialisme financier
Bien loin de nous les belles et vertueuses sympathies et aides avantageuses pour les pays sous-développés maintenus sous-développés par étouffement et par pillage par un Occident plus impérialiste que jamais. Mondialisation qu’ils le nomment à présent. Poutine veut aussi sa part de gâteau dans les énormes potentialités en matières premières du Tiers-monde. Hu Jintao aussi. Impérialisme russe, chinois contre impérialisme occidental en Afrique en général, et en Côte d’Ivoire et au Soudan en particulier.
L’Amérique Latine grâce à l’émergence de leaders politiques plus nationalistes et plus regardants sur la gestion de leur pays, comme Lula Da Silva du Brésil, Hugo Chavez du Venezuela, Evo Morales de Bolivie, Christina Fernandez Kirchner d’Argentine, Michelle Bachelet de Chili, etc. se hisse peu à peu en continent émergent utilisant d’abord ses propres richesses naturelles pour ses propres progrès. Pour le moment…
C’est donc en Afrique, où les politiques ne voient d’abord et encore que le fond de leurs poches et le montant de leurs comptes bancaires à l’étranger, que s’affrontent les impérialismes par coups d’Etat électoraux permanents. Aussi le Russe Vladimir Poutine, le Chinois Hu Jintao se précipitent-ils au secours de tout dictateur africain en conflit passager ou durable avec l’Occident, pour rafler les mises.
Laurent Gbagbo en veut aux Français qu’il soupçonne d’avoir monté, contre lui, le coup d’Etat avorté avec sa délivrance : la rébellion. Il ose braver les intérêts occidentaux pour céder à la compagnie russe Ioukos les énormes quantités de pétrole découvertes dans ses eaux territoriales. Inacceptable, il doit partir.
Il n’est pas cependant plus anti-démocratique que les autres dictateurs d’Afrique centrale ou même de l’Ouest. Mais seulement il est une grande gueule à la main sale et surtout n’a pas su se rabibocher avec les Occidentaux et a naïvement cru qu’avec son pseudo nationalisme à la noix, il pourrait remporter ou truquer les élections.
On aurait pu lui arranger cela, comme ailleurs en Afrique francophone, s’il avait été sage et respectueux des intérêts occidentaux. La guerre pour l’approvisionnement en énergie des puissances économiques et militaires du monde ; plus vive que jamais après la fin de la Guerre froide idéologique, perpétue la guerre froide économique. Et les impérialismes ne se fichent pas mal du sang des peuples.
N’en déplaise à Boris Topanoff, ce politologue russe qui ne voit pas un quelconque intérêt économique russe dans le soutien porté par Poutine à Gbagbo, mais plutôt une volonté de préservation de leur propre mode de vie politique antidémocratique à l’intérieur de leur pays. Poutine ne souhaiterait pas cultiver un précédent qui se retournerait contre lui lors des élections à venir en Russie.
Il peut y avoir un tel calcul, mais l’exploitation des minerais et du pétrole d’Afrique à moindres frais permet de conserver pour le long terme les réserves nationales. La compagnie pétrolière russe Ioukos se bat sur tous les fronts mondiaux de la recherche pétrolière (Nigeria, Côte d’Ivoire) même si le pays en dispose d’importantes réserves.
Sûr, la Russie et la Chine sont bel et bien entrées de plain-pied dans la guerre impérialiste pour l’accumulation de matières premières en générale et africaines en particulier, sans le masque de l’exigence démocratique et le raffinement occidental. Leurs stratégie et méthode étant de s’implanter immédiatement, sans considération humanitaire ou environnementale là où les Occidentaux trébuchent, ils ne s’embarrassent plus de morale politique, humaniste ou écologiste ; ils s’affichent bien volontiers immorales et choquantes aux dictatures les plus honnies sans égard pour la volonté et la souffrance des peuples opprimés qui sont victimes.
Ainsi, même en tenant compte du raisonnement de Boris Topanoff, il apparaît que les dirigeants russes actuels sont prêts, pour préserver leurs pouvoirs, statuts, privilèges et fortunes à maintenir non seulement leurs propres peuples sous des régimes antidémocratiques de goulag, mais aussi ceux de Côte d’ivoire, d’Afrique et s’ils le peuvent ceux du monde entier.
Cruel et cynique retournement de l’Histoire qui doit se faire, se débattre Vladimir Ilitch Oulianov Lénine dans son cercueil, à vaciller le mausolée.
Mandé Alpha

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L’UNESCO FACE AUX OMD
Live pour accélérer l’Education pour tous
Savoir pour pouvoir (Live) a été lancé en 2005 afin d’accélérer le processus d’alphabétisation et d’éducation de base dans les pays où le taux est inférieur à 50 %.
Selon le rapport mondial de l’Unesco, aujourd’hui 759 millions de jeunes et d’adultes sont analphabètes. Pour inverser cette tendance et atteindre l’un des OMD, l’Education pour tous, l’Unesco, en partenariat avec l’Isesco et les ministères chargés de l’Enseignement au Mali organise depuis lundi 13 décembre 2010 un atelier de formation sur la planification des programmes d’alphabétisation.
Cet atelier, qui prend fin vendredi 17 décembre, regroupe des directeurs et cadres nationaux en charge de la planification des programmes d’alphabétisation de pays de la zone Uémoa, de la Mauritanie, du Gabon et du Cameroun.
Pendant cinq jours, ils vont échanger les expériences des pays en matière de planification des programmes d’alphabétisation. A ce titre, l’accent est mis sur les points forts et les point faibles, les fondements, principes et spécificités des programmes d’alphabétisation.
La mobilisation des ressources et de l’opinion dans le cadre de l’alphabétisation fonctionnelle, la conception et la production du matériel didactique ainsi que le suivi des programmes d’alphabétisation sont également des thèmes sur lesquels se pencheront les participants.
Selon Mme Valérie Djioze Gallet, représentante de l’Unesco à la cérémonie d’ouverture, 759 millions de jeunes et d’adultes dans le monde sont encore, de nos jours analphabètes. A ses dires, l’alphabétisation ne reçoit pas l’attention qu’elle devrait avoir de la part des responsables politiques comme de leurs partenaires financiers et techniques.
C’est pour répondre à ce défi que l’Unesco a lancé l’initiative : Savoir pour pouvoir (Live) en 2005 afin d’accélérer le processus d’alphabétisation et d’éducation de base dans les pays où le taux est inférieur à 50 %.
Live vise la création d’un nouveau partenariat pour fédérer les volontés, les actions, les ressources et les imaginations afin d’impulser un changement pour accélérer l’Education pour tous. En matière d’alphabétisation beaucoup de pays dont le nôtre ont fait des progrès. En témoignent les centres d’alphabétisation fonctionnelle et récemment la création de CED.
Mais ces progrès ne doivent pas faire perdre de vue que l’accès à l’éducation reste un grand défi pour le Mali et les pays de la sous-région.
Denis Koné

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COORDINATION DES COMMERÇANTS DETAILLANTS
L’hypothétique renouvellement des bureaux

Le renouvellement des bureaux des groupements professionnels prôné par le président du CNPM n’est pas partout la chose la mieux partagée.

La Coordination des associations et groupements des commerçants détaillants du Mali et le Syndicat national des commerçants détaillants du Mali (Synacodem) étaient les hôtes du Conseil national du patronat malien (CNPM) le 8 décembre.
Le renouvellement des instances réitéré par le président du CNPM, Mamadou Sidibé, n’est visiblement pas du goût de tout le monde. Certains présidents de groupements professionnels, à l’image de celui de la Coordination des associations et groupements des commerçants détaillants, Hama Abba Cissé pensent autrement.
Le renouvellement de bureau demandé par le président du patronat, à chacune de ses visites dans les groupements professionnels, est passé au travers de la gorge d’Hama Abba Cissé qui a reçu la délégation du CNPM.
M. Cissé qui est à la tête du Groupement de commerçants détaillants du Mali depuis une quinzaine d’années voit son fauteuil menacé. N’ayant certainement cure de l’alternance, M. Cissé a répondu que son groupement n’est pas fermé et qu’il est loisible à tous d’en être membre ou non. Il est allé jusqu’à insinuer un coup fourré contre sa personne.
L’attitude d’Hama Abba Cissé est la seule protestation enregistrée jusque-là contre les propositions de renouvellement de bureaux. Cette doléance du patron des patrons maliens a été favorablement accueillie partout où il est passé parce qu’elle participe de la volonté d’inculquer une dynamique aux groupements et de les rendre plus démocratiques.
Le président du Synacodem, Cheick Oumar Sacko, qui a reçu la délégation le même jour que a favorablement accueilli l’idée.
La démarche du nouveau bureau du CNPM, élu le 9 octobre 2010, est de mettre en place des groupements professionnels forts pour une organisation faîtière aussi forte. C’est pourquoi la délégation conduite par Mamadou Sidibé a lancé le 1er décembre 2010 cette série de visites en direction de la soixantaine de groupements professionnels et de conseils régionaux patronaux.
L’objectif est de les remercier pour leur implication dans le renouvellement du bureau mais aussi les inciter à se doter d’un siège avec un secrétaire permanant, de tenir régulièrement leur congrès, du paiement des cotisations patronales, etc.
Abdrahamane Dicko

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BIENNALE-2010
Jour "J" moins 3
Désignée à la surprise générale par le chef de l’Etat, Sikasso, à 72 h de la cérémonie d’ouverture qui sera présidée par le président de la République, semble prête à accueillir les festivaliers.
Il y a deux ans, la 3e région administrative du Mali, Sikasso, a été choisie par le président de la République pour abriter la Biennale du cinquantenaire. C’était lors de la clôture de la Biennale de Kayes en décembre 2008. Le choix de Sikasso a été fait à la surprise générale des festivaliers. C’est ATT, qui a décidé que la Biennale de cette année se tienne dans la Capitale du Kénédougou.
Durant toute la biennale kayésienne, le ministre de la Culture avait dit à qui voulait l’attendre que l’organisation de la Biennale ne sera plus attribuée à une région comme cela se passe depuis la phase décentralisée. Mais, qu’il s’agira, pour chacune des postulantes, c'est-à-dire les régions désireuses d’organiser la manifestation de remplir un cahier de charges préparé à par une commission. "La région qui remplira le dossier sera retenue", avait solennellement affirmé le ministre de la Culture.
Le 30 décembre, au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes, à la surprise générale, le chef de l’Etat a affirmé : "la Biennale-2010 se tiendra à Sikasso". Le ministre de la Culture n’avait pu que constater les dégâts. C’est ainsi que la 3e région s’est retrouvée ville abritant la Biennale-2010 alors qu’elle n’avait aucune intention de l’organiser. A noter qu’une notabilité de Gao se battait comme un beau diable pour que l’on attribuât l’organisation de la Biennale du cinquantenaire à la 7e région.
" L’honneur ne se refuse pas", a admis le gouverneur de Sikasso. A l’appel d’Issa Topo, gouverneur, les Sikassois de tous les horizons se sont levés comme un seul homme pour relever le défi de l’organisation, "malgré les difficultés financières". "Nous ne voulons pas que le chef de l’Etat regrette d’avoir choisi Sikasso pour abriter la Biennale. Rien que pour ça, nous ferons ce qu’on peut pour que la fête soit belle", avait promis une notabilité de Sikasso.
A quelques heures du lancement de la cérémonie au stade de la ville par le chef de l’Etat, la commission d’organisation locale se dit prête à accueillir les festivaliers. "Nous ne pouvons pas affirmer que l’organisation est totale, mais nous avons fait ce qu’on a pu. Pourvu que les uns et les autres comprennent que dans toute manifestation de cette dimension, il y a des imperfections", souligne un membre de la commission d’organisation.
S’étant inspiré appris de la petite volte-face du président de la République, le ministre Mohamed El Moctar, va cette fois-ci entendre ATT pour se prononcer sur la région qui abritera l’édition 2012, année de la fin de son dernier mandat. Il faut rappeler que la Biennale se tiendra du 19 au 29 décembre.
Amadou Sidibé

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