Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de decembre

Les Echos du 15 decembre

 

BIENNALE 2010
La troupe de Sikasso menace de boycotter
Annoncée tambour battant comme l’événement culturel phare du cinquantenaire, la Biennale artistique 2010 risque de se tenir sans la troupe de Sikasso. Et pour cause. Les 110 artistes recrutés au compte de la Cité du Kénédougou menacent de plier armes et bagages si l'exécrable traitement à eux réservé perdurait davantage.
La position clairement affichée par les éléments de la troupe de Sikasso risque de constituer un cheveu dans la soupe de la Biennale artistique et culturelle, prévue du 19 au 29 décembre 2010. En effet, si de leur côté, les plus hautes autorités n’ont pas lésiné sur les moyens pour que la fête soit belle, la Commission d’organisation, est sévèrement critiquée pour ne pas accorder d’importance aux artistes qui réclament une rémunération de 150 000 F CFA au lieu des 75 000 F CFA initialement prévu pour deux mois d’internat.
Depuis le 15 octobre 2010, la troupe de Sikasso est à l’internat. A moins d’une semaine de la Biennale, c'est la tristesse et la désolation sur les visages des artistes. Si certains regrettent de s'être fait enrôler dans les troupes, d'autres, par contre, menacent de quitter les rangs si la situation de maltraitance perdure. C'est dire qu’une lueur de chaos plane sur l’événement.
" La région n'a pas les ressources financières pour vous payer à 150 000 F CFA, la porte est grandement ouverte pour ceux qui ne peuvent pas faire le travail à 75 000 F CFA, car sans vous la Biennale aura bel et bien lieu". Voilà l'incendiaire refrain entonné par le président de la nébuleuse Commission régionale d'organisation, le gouverneur de région en personne.
Le responsable de la troupe de Sikasso, Mando Goïta, pense que les revendications de sa troupe sont légitimes, mais que c’est la manière qui n’y est pas. En outre, a-t-il laissé entendre, certains prennent la Biennale pour une vache laitière. "Il faut que les jeunes soient animés de la fibre patriotique, sans laquelle l’événement ne saurait réussir". Toutefois, a-t-il indiqué, la Commission d’organisation a affiché sa volonté de d’accorder des majorations sur les 75 000 F CFA si seulement la troupe gagne le trophée.
Baguette de fer
Selon nos sources, la Commission, présidée par le gouverneur Mamadou Issa Tapo, a été montée de toutes pièces, ce qui explique sa grande inflexibilité et son manque de sensibilité aux doléances des artistes. Pourtant, ce ne sont pas les fonds qui manquent. Les autorités régionales ont lancé un appel à tous les Sikassois, où qu'ils se trouvent, pour soutenir l'initiative, afin que la région puisse relever le défis.
C'est ainsi que même le plus grand indigent de la région a été harcelé pour mettre quelque chose dans la cagnotte. Mieux, en plus des centaines de millions glanés ça et là auprès des organisations, associations et autres donateurs, la Commission d’organisation a reçu de la part de l’Etat des fonds issus de la privatisation partielle de la Sotelma. C’est dire que les plus hautes autorités n'ont pas lésiné sur les moyens pour que la fête soi belle.
Aussi, selon nos sources, la Commission d’organisation use une stratégie de musellement. C’est ainsi que le porte-parole de la troupe de Sikasso, Souleymane Togola, a été intimidé par un commissaire de police de Sikasso.
Le comble aujourd’hui c'est que ce sont les artistes acquis à la cause qui sont arbitrairement piétinés par le gouverneur et ses collaborateurs. Face au refus de Mando Goïta de transmettre ses doléances aux autorités régionales, la troupe de Sikasso a menacé de plier bagages avant même l’ouverture de la Biennale. Il y a bien sûr peur sur la Biennale du cinquantenaire.
David Dembélé
(26-Mars)

Acceuil


CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS
Ségou, une région ciblée par la Cellule parlementaire
Le travail des enfants dans la zone Office du Niger en particulier pourrait faire perdre des financements à notre pays. Les députés, conscients de la situation, ont décidé d’y mettre le holà. Une Cellule créée aura pour objectif d’avoir à l’œil les maltraitances et les pires formes de travail des enfants.
Le travail des enfants consiste à exploiter la force du travail de l’enfant moyennant un profit revenant toujours à l’adulte employeur. Malgré l’adhésion du Mali aux différentes relatives à la sauvegarde et la protection des droits des enfants, beaucoup d’enfants sont victimes de maltraitances, voire de pires formes de travail.
Selon la Commission du travail, de l’emploi, de la promotion de la femme de femme, de la jeunesse, des sports et de la protection de l’enfant de l’Assemblée nationale, le travail des enfants a atteint une proportion préoccupante dans la zone Office du Niger à Ségou.
Cet état de fait a eu comme conséquence le classement du Mali dans la catégorie 2 de la liste de surveillance relative au travail des enfants à l’échelle internationale. Et si cette situation perdure des sanctions, telle la réduction de l’aide de certains partenaires peuvent frapper notre pays.
Pour respecter ses engagements, notre pays a initié un projet de loi visant à interdire le travail des enfants, adopté par les députés. Il s’agit de la création d’une Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants.
Cette Cellule a pour missions, entre autres, de coordonner, évaluer et suivre l’ensemble des actions relatives à la lutte contre le travail des enfants, de proposer des mesures et stratégies de lutte et de collecter toutes les informations sur les caractéristiques la nature et l’ampleur les facteurs favorisant le travail des enfants.
Il s’agira, pour la Cellule, de créer et mettre à jours des bases de données sur le travail des enfants.
Le Programme national de lutte contre le travail des enfants a déjà exécuté environ 37 projets et a fait de nombreux bénéficiaires notamment plus de 8000 acteurs formés sur la traite et le travail des enfants. Plus de 10 000 enfants effectivement ont été retirés des pires formes de travail et réinsérés à travers l’éducation formelle et non formelle. La Cellule devra travailler dans son sillage.
Denis Koné

[haut]

Acceuil


COMMUNE RURALE DE SANSANDING
Un Pdsec à 500 millions de F CFA
Cinq cents millions de F CFA ! C’est le montant prévu dans le cadre de l’exécution du Plan de développement économique et social (Pdsec) de la Commune rurale de Sansanding pour la période 2011-2015. L’accès à l’eau potable pour tous sera la priorité des priorités.
En fin de semaine dernière, Amadou Kouma, le maire de Sansanding, a réuni autour de lui les partenaires au développement de la collectivité au nombre desquels le Pact, des services techniques déconcentrés et les ONG opérant dans la Commune afin d’élaborer un Plan de développement social et économique communal (Pdsec) pour la période 2011-2015.
A la fin des travaux, des projets socioéconomiques et culturels ont été programmés. Le futur Plan, jugé réaliste, se chiffre à environ 500 millions de F CFA. "A vrai dire, je n’ai jamais vu un Pdsec aussi réaliste, contrairement à beaucoup d’autres communes qui élaborent des programmes qui coûtent plus d’un milliard de F CFA et donc irréalisables", a indiqué le représentant du Pact. Pour les cinq prochaines années, l’accès à l’eau potable pour tous occupera une place de choix à Sansanding.
Onze forages publics vont être réhabilités et cinq nouveaux sont à réaliser. Sansanding, chef-lieu de Commune, aura son adduction d’eau sommaire. Le projet d’électrification n’est pas oublié. Sa mise en œuvre sera diligentée. En matière d’agriculture, le faible rendement des sols trouvera des solutions à travers le compostage pour la fumure organique ; la lutte anti-érosive et l’utilisation des semences certifiées.
Il est aussi prévu de booster les activités génératrices de revenu (AGR) en faveur des femmes à travers l’agrandissement des aires de maraîchage, la disponibilité permanente de l’eau. Les groupements de femmes exploitant ces espaces devront bénéficier d’un renforcement des capacités en matière d’organisation et de gestion.
De même, l’accent sera mis sur la sensibilisation en vue du respect de la charte intercommunale en matière de pêche. Il y aura des campagnes de reboisement pour restaurer le couvert végétal avec un accent particulier sur le respect du code forestier.
Dans le domaine de l’éducation, les infrastructures scolaires seront renforcées par la construction d’une quinzaine de salles de classes équipées. Des CED et des centres Alpha vont s’y ajouter grâce à l’intervention du projet Assaf. En outre, le conseil communal entreprendra des initiatives pour décharger quelque peu les acteurs villageois en matière d’écoles communautaires.
La Commune attend, impatiemment, l’arrivée du projet Bad sur les latrines pour améliorer l’assainissement et l’hygiène publique dans la ville de Sansanding. La mutuelle de santé de l’aire de sanitaire bénéficiera d’un appui communal pour permettre l’accès des 23 000 habitants aux soins de santé. Le dispensaire, annoncé par l’entreprise GDCM, est très attendu.
L’avènement de la radio communautaire facilitera la diffusion rapide des messages et l’accès des 30 000 âmes de la Commune à l’information. D’ores et déjà, les organisations villageoises sont appelées à jouer tout leur rôle dans la restauration et l’entretien de pistes rurales.
H. Diabaté
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


CE QUE J’EN SAIS
La démocratie assimilée
En Afrique, les violences inter communautaires, les mouvements de protestation… sapent les élections destinées à élire démocratiquement un président.
L’incompréhension perdure autour du sens et de la valeur de ce mot "la démocratie", une notion de gouvernance qui prône la liberté de l’individu lambda. Ainsi, à la proclamation des résultats, le vaincu est prêt à lutter contre-vents et marées pour appeler à un recomptage des bulletins ou à inviter les individus qu’il a pu gagner à se causer, à manifester.
Ce sont là des réalités indéniables qui gangrènent le paysage politique, car à chaque élection, on aperçoit sur les petits écrans une marée humaine envahir les places pour protester au nom d’un je-ne-sais-quoi de liberté d’expression. Des avocats du diable ! Et l’on assiste à des réflexes effroyablement alarmants entre les communautés ou encore le vaincu perd sa peine à gloser maladroitement sur son adversaire.
Alors, on est en droit de se demander si l’Africain a le sens de la politique, de la logique, de la légitimité. Ce n’est pas une effronterie, c’est juste un constat. A la vérité, ceux qui tirent les ficelles, les vaincus des élections, sont les véritables ennemis de ces peuples mal avisés, buttés à un problème de raisonnement, car si tu meurs pour leur cause, c’en est fait de toi.
Ils se caseront peu de temps après dans leur fauteuil, serviront sous les ordres de celui qui passait pour leur ennemi. Vous voyez-là que l’Africain se brade, se déprécie d’autant plus qu’il donne de lui-même une image très éclaboussée qui confirme, donne poids aux thèses historiquement et philosophiquement racistes selon lesquelles il n’est pas en mesure de faire fonctionner sa matière grise.
Pour sortir de ce point noir, il faut appeler à un dépassement de la mentalité irraisonnée qui incite à voter de gré ou de force pour le candidat de son ethnie. Ceux qui sont attachés mordicus à la considération ethnique sont les véritables démons de la division. Des actes d’incivisme et d’incivilité !
Toutefois, la question de savoir s’il existe au jour d’aujourd’hui un régime monolithique n’a pas lieu d’être en ce sens que personne n’est sans savoir que dans certains de nos pays, au sud du Sahara, des chefs d’Etat déploient des trésors d’ingéniosités pour conserver leur fauteuil. L’ironie de l’histoire, c’est qu’ils se plaisent de temps à temps à organier des élections dites transparentes à l’issue desquelles ils sortent vainqueurs. C’est le cas dans beaucoup de nations. En ce cas, il est propre d’assimiler cela à ce qui est convenu d’appeler une démocratie de façade qui plombe l’avenir des peuples. Ce faisant, les électeurs refusent catégoriquement de s’inscrire sur les listes électorales du fait de connaître d’ores et déjà le vainqueur. On assiste-là à une intoxication sans précédent sur laquelle surfent nos "Messieurs les présidents" pour redorer leur blason. Un travail coûteux qui, à n’en pas douter, ne peut se faire sans le concours éminent de la presse instrumentalisée ; des articles qui ne sont que des paperasses dans lesquelles on peut mettre ses cacahouètes. C’est la médiocratie qui a le pied à l’étrier : on cultive la médiocrité au lieu de l’excellence.
A demi-mot, le peuple noir a fait défection, car si nous jetons un regard dans le rétroviseur, on ne voit que désillusion, tares. Et la génération qui est supposée être celle du renouveau marche dans le sillage de ceux qui ont supplanté l’administration coloniale, en privilégiant pieusement leurs intérêts personnels. Alors où va l’Afrique finalement ?
Boubacar Sankaré

[haut]

Acceuil


PASSATION DE MARCHE DE DIALAKORODJI-ACI
Le suspense continue !
En décidant la compétition loyale dans l’attribution du marché de drainage et de voirie du marché de Dialakorobougou, le conseil d’administration de l’Agence de cession immobilière (ACI) met momentanément fin à la polémique. Mais celle-ci pourrait bien resurgir le 7 janvier 2011 à l’ouverture des plis du nouvel appel d’offres.
Un conseil d’administration de l’ACI s’est tenu lundi dernier au siège de l’Agence. L’épineuse question de la passation de marché de drainage et de voirie de Dialakorodji-ACI était au centre de la rencontre, présidée par le PDG de l’ACI. Principal enseignement, le marché ne sera pas attribué gré à gré. Mais pour le reste, le suspense continue.
Grand-chose n’a pas filtré du conseil d’administration de l’Agence de cession immobilière de Dialakorodji-ACI, convoqué par la majorité des administrateurs sur la passation du marché de drainage et de voirie du marché de Dialakorobougou.
Toutefois, une source rapporte que les échanges ont été tendus entre les membres du conseil. "Les uns et les autres ont dit ce qu’ils pensent de l’appel d’offres pour la réalisation du marché de drainage et de voirie du site de Dialakorodji-ACI pour un coût de 26 milliards de F CFA", dit-elle.
Conformément aux textes en vigueur sur la passation de marché en République du Mali, les administrateurs, à en croire notre source, se sont néanmoins séparés sur un point d’accord. Le marché ne sera plus un marché de gré à gré comme le voulaient initialement la plupart des membres du conseil d’administration.
C’est dire que l’appel d’offres est ouvert à toute entreprise capable d’accomplir le cahier de charge. En effet, après avoir décidé infructueux le premier appel d’offres qui avait vu Covec et HydroSahel postuler, la seconde dernière est revenu à la charge en proposant de passer le marché de gré à gré. Le syndicat a averti qu’il n’admettra pas qu’on attribue un marché à une société qui n’est pas en mesure d’exécuter les travaux ou de respecter le cahier de charges.
L’ouverture des plis pour du nouvel appel d’offres est prévue pour le 7 janvier 2011.
Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


 

Télédiffuseurs, bureaux de placements… plaident leurs causes
La tournée du CNPM dans les groupements professionnels se poursuit. Les structures privées de l’audiovisuel, de placement payant, des entrepreneurs de services ont été visités le lundi 13 décembre par une délégation conduite par le président du patronat malien.
Partout où il est passé, Mamadou Sidibé, le président du Conseil national du patronat malien (CNPM), a prôné le langage de la solidarité et de la cohésion. Selon lui, un patronat fort signifie des groupements professionnels forts. Mamadou Sidibé accompagné de ses vice-présidents Mamadou Sinsi Coulibaly, Cyril Achcar, Habib Coulibaly, Kassim Coulibaly, Bakary Yaffa, a instruit à ses hôtes la tenue régulière de leurs congrès, la location d’un siège avec un secrétaire permanent, le paiement régulier des cotisations patronales au CNPM, entre autres.
La Fédération nationale des entreprises de services (Fnes), présidée par Mamadou Sinsi Coulibaly a un problème d’identité qui semble entraver sa reconnaissance. Forte d’une quarantaine de membres, elle en est aux campagnes de sensibilisation et aux recensements pour élargir sa base. Le secteur est tellement vaste que certains exercent dans ce domaine sans savoir qu’ils doivent adhérer à la Fnes.
Problèmes de textes de création de TV privées, confusion dans les rôles entre radios privées commerciales et radios associatives et communautaires, concurrence déloyale entre télédiffuseurs et Canal+ Horizons sont des préoccupations du Patronat de l’audiovisuel et des nouvelles technologies (Panotech). Son président Almamy Samory Touré, a affirmé que "la création de TV privée est bloquée à cause des textes datant de la transition de 1992 et qui sont désuets".
Selon lui, 4 fréquences TV étaient prévues à Bamako et des promoteurs ont investi dans des matériels qui sont tous dépassés aujourd’hui. Les mêmes promoteurs attendent les nouveaux textes en vain. Il craint que des étrangers ne viennent ravir la vedette aux Maliens dans ce secteur qui marche à merveille. M. Touré a demandé au CNPM de s’y mettre pour accélérer le dossier des fréquences TV qui doivent passer de 4 à 25 fréquences à Bamako avec le passage de l’analogie au numérique.
Un autre problème évoqué par Almamy Samory Touré est que l’Etat ne parvient pas à distinguer les radios commerciales de celles associatives et communautaires dans le domaine de la gestion publicitaire.
Concurrence déloyale de Canal+, confusion de rôle au CRT
Le secteur de la télédiffusion privée par satellite membre de Panotech est dominé par Malivision, Multicanal et Canal+ Horizons. Ce secteur a des problèmes spécifiques. Selon Moctar Mariko, directeur de Malivision, Canal+ Horizons est en même temps leur fournisseur d’images et leur concurrent.
" Il nous vend des chaînes, nous prive d’autres images qu’elle offre à ses clients sur son bouquet", a affirmé M. Mariko, qui a fait savoir qu’ils sont devant la Cour de justice de l’Uémoa après un passage devant les tribunaux au Mali. Le comble, selon lui, est que les télédiffuseurs privés maliens payent la TVA alors que celle-ci n’est pas facturée à Canal+ Horizons.
Moctar Mariko est en outre fâché contre le Comité de régulation des télécommunications (CRT) qu’il accuse de s’occuper de fréquences alors qu’aucun texte ne l’autorise. "Il y a confusion de rôle", se plaint-il. Il regrette que sa demande de 2007 pour l’octroi d’une fréquence pour tester son TNT (télévision numérique terrestre) soit restée sans suite.
Le président du Panotech, Almamy Samory Touré a déploré la gestion par arrêté ministériel de leur secteur en affirmant que le ministère de la Communication et celui de l’Administration territoriale attribuent et retirent les fréquences.
Le Conseil national des bureaux de placement payant et entreprises de Travail temporaire (Conabem) n’a pas non plus caché ses préoccupations à la délégation du patronat. Créé il y a 4 ans, le Conabem se plaint de l’envahissement de son secteur par des gens de différents niveaux et surtout la concurrence déloyale que les inspecteurs de travail leur font à certains niveaux. Bakary Dagnoko, son président demande l’allègement de leur fiscalité, leur présence dans les conseils d’administration, entre autres.
A l’ensemble des préoccupations exprimées, Mamadou Sidibé, le président du patronat a suggéré de les rédiger en mémorandum adressé au CNPM. Plaidant leur rôle de syndicat d’employeurs au Mali, il a parlé de la création des groupes de propositions et d’action, qui sont des organes statutaires du CNPM composés des experts dans chaque branche d’activité et qui plancheront sur les différents problèmes. Ces problèmes, a-t-il expliqué, seront portés à la connaissance du gouvernement.
Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


 

REVUE A MI-PARCOURS DU PNUAD
Les réalisations et les difficultés recensées
La revue à mi-parcours du Plan cadre des Nations unies pour l’aide au développement (Pnuad) a été l’occasion d’évaluer le chemin parcouru, de mesurer les forces et les faiblesses et de mieux orienter les résultats pour le bien-être des populations.
Fruit d’un partenariat impliquant l’ensemble des parties prenantes : gouvernement, société civile, secteur privé et agences du Système des Nations unies, la revue à mi-parcours du Plan cadre des Nations unies pour l’aide au développement (Pnuad), tenue lundi à Bamako, s’articulait autour des principaux progrès réalisés, les défis fondamentaux, les opportunités, les forces et les faiblesses.
La revue, qui couvre la période 2008-2012, met en exergue le résultat du diagnostic du Pnuad et les solutions proposées pour un meilleur alignement au Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSRP). L’ouverture des travaux était présidée par le directeur national de la coopération internationale, Sambou Wagué, qui avait à ses côtés le coordinateur résident du Système des Nations unies au Mali, Mme M’baranga Gasarabwé, Makane Kane chef de file du Pnuad…
A travers cette revue à mi-parcours, il s’agissait, pour les parties prenantes, de formuler des politiques adéquates pouvant améliorer le niveau de vie des populations. Le Pnuad ou l’Undaf se propose de contribuer au processus de construction d’un Etat de droit, de promotion de la gouvernance locale, de reforme du secteur de la justice pour la rendre équitable et au service du citoyen et de promotion de l’égalité des sexes.
Le tout mis bout en bout vise l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La contribution du Système des Nations unies (SNU) dans l’atteinte des OMD est grande. Ce qui a fait dire au coordinateur résident du Système des Nations unies au Mali, Mme M’baranga que "nous avons fait du chemin et nous avons des efforts à définir". Grâce à l’appui du SNU, les conditions des vie des femmes atteintes de fistules obstétricales se sont nettement améliorées. Le SNU a prévu, pour la période 2008-2012, plus de 40 millions de dollars pour la lutte contre le Sida au Mali.
Dans le domaine des droits humains et genre, des efforts significatifs ont été consentis parmi lesquelles l’élaboration, l’adoption ou la validation de documents de politique tels que la politique nationale en matière de mariage précoce ou forcé, le plan d’action et la politique nationale pour l’abandon de la pratique de l’excision 2008-2012, la stratégie nationale pour l’égalité des sexes…
De plus, une loi portant création de la Commission nationale des droits humains a été adoptée ainsi qu’une étude réalisée sur l’état d’harmonisation de la législation nationale avec les instruments juridiques internationaux et régionaux des droits humains ratifiés par le Mali. Tous ces efforts ont influé sur une tendance à la baisse du taux de prévalence des mutilations génitales féminines (MGF).
Appui multiforme
Grâce aux différentes actions entreprises, le SNU a contribué au renforcement du cadre institutionnel et opérationnel en matière des droits humains et genre. Pour le renforcement des institutions à promouvoir et faire respecter les droits, des formations sur divers aspects des droits humains ont été organisées à l’intention des forces armées et de sécurité, des magistrats et auxiliaires de justice, de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée.
De même, des actions de plaidoyer ont été menées en direction des institutions de la République, en l’occurrence la Médiature. En vue d’assurer la pérennisation de toutes ces actions, des modules de formation aux droits humains ont été introduits dans le cursus de l’Ecole nationale de la police et de celle de la gendarmerie.
L’amélioration du statut de la femme et sa participation aux instances de décisions a constitué une priorité au cours de ces dernières années pour le SNU. Grâce à ses actions et à celles d’autres partenaires, la représentativité des femmes aux postes d décision a augmenté. Autre domaine dans lequel où il y a des avancées significatives, c’est celui de la protection des enfants vulnérables. Pour cela, le SNU a contribué au renforcement des capacités des juges et des centres d’écoute et d’accueil pour enfants vulnérables.
Figure également à l’actif du SNU l’élaboration et la validation d’une politique nationale de protection de l’enfant et la mise en œuvre du Programme national de lutte contre les pires formes du travail des enfants. Un partenariat dynamique avec la société civile est établi en vue de fournir un accompagnement social et judiciaire correct aux enfants en infraction ; une réinsertion sociale et scolaire aux enfants vulnérables et une prise en charge de qualité pour les enfants privés de leur milieu familial.
Des acquis importants ont été enregistrés dans le domaine de la production et de l’adoption de documents cadre de référence pour la gestion effective du développement. Au titre de ces documents, on cite notamment, le CSCRP 2007-2011, le PDES 2008-2012, le Plan décennal et des plans sectoriels (Prodess-II, Prodec…), la Stratégie commune d’assistance au pays (Scap).
L’opérationnalisation de la fonction du Vérificateur général et le renforcement de la Section des comptes de la Cour suprême, la fonctionnalité du Conseil économique et social aux réflexions stratégiques de développement et la mutation institutionnelle de la direction nationale de la statistique en Institut national de la statistique constituent des avancées importantes.
Dans le domaine des politiques et stratégies de développement, le SNU a apporté un appui au gouvernement dans la préparation et l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds du Mali, tenue les 12 et 13 juin 2008 à Bamako, rencontre qui a permis d’enregistrer des annonces de financement de l’ordre de 6,4 milliards de dollars sur la période 2008-2012.
L’appui en matière de gestion macro économique a permis la mise en place d’une unité économique au ministère de l’Economie et des Finances pour améliorer la capacité d’anticipation et de réaction du gouvernement face aux événements économiques. Afin de soutenir les démarches stratégiques d’accélération de l’atteinte des OMD, le SNU a appuyé l’initiative de localisation des OMD dans les plans de développement des 166 communes les plus vulnérables et d’installer les points focaux OMD dans les différents départements.
Dans le domaine de la production et la diffusion de l’information pour le développement, l’élaboration du plan prioritaire de mise en œuvre du schéma directeur de la statistique, le rapport pour mesurer le progrès de l’état de mise en œuvre des OMD au Mali, les rapports diagnostics du système d’analyse financière et institutionnelle de 115 Communes constituent des progrès notoires que le SNU a appuyés. Pour le renforcement des capacités des producteurs de la filière mangue, le SNU n’est pas resté bras croisé. Il a assuré la promotion commerciale et la recherche de marché.
Ces efforts conjugués à ceux de l’Etat et des autres partenaires techniques et financiers a permis l’augmentation des exportations de mangues, qui est passée de 8517 tonnes en 2007 à 12 676 tonnes en 2008 soit une progression de 49 %. L’appui du SNU au processus du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), a permis d’élaborer un rapport d’évaluation et dont les conclusions permettront d’améliorer les performances générales en matière de bonne gouvernance.
L’Université en mire
Le SNU appuie la confection d’un plan de recrutement d’experts expatriés pour renforcer les capacités d’encadrement de l’Université de Bamako qui profitera 2653 étudiants. Le SNU a assuré la réalisation de formations multiples dont profitent différents domaines du secteur privé.
Sur le plan de la réglementation, il faut noter l’élaboration de 7 codes dont un adopté pour la police et deux autres en cours d’adoption pour la douane et les impôts. Les autres concernent la direction nationale du commerce et de la concurrence, la gendarmerie, les eaux et forêts, l’assainissement et le contrôle de la pollution et des nuisances. Les interventions du SNU dans le domaine des services sociaux de base visent à améliorer l’accès, l’utilisation et la qualité de l’éducation, la santé, l’eau, la nutrition, l’assainissement.
Ces actions se focalisent sur l’amélioration de la situation des groupes les plus vulnérables. Il s’agit des populations rurales, des enfants travailleurs, des enfants de la rue des filles, des femmes, etc. Les données les plus récentes de l’éducation de base montrent un progrès significatif de la couverture scolaire pour ce qui concerne le taux brut. La contribution du Système des Nations unies vise à améliorer l’offre, la demande et la qualité de l’éducation de base conformément aux priorités nationales définies dans le Pise et l’initiative Fast Track.
Les interventions des agences ont concerné la construction, la réhabilitation et l’équipement des salles de classe, la distribution gratuite de matériels didactiques et fournitures scolaires dans 424 écoles pour 207 210 élèves, soit 11,3 % des effectifs du fondamental au Mali et la formation continue de 2640 enseignants du fondamental. Par ailleurs, un effort particulier a été consenti pour augmenter le taux d’alphabétisation de la population et particulièrement chez les adolescents et les femmes en milieu rural.
Les agences du SNU se proposent, à travers l’Undaf, de réduire la proportion des populations n’ayant pas accès à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène et assainissement… La rencontre a eu le mérite de passer en revue les projets et programmes réalisés par l’Undaf au Mali, mais sans occulter les difficultés.
Aux dires de Makane Kane, chef de file du Pnuad, qui a fait une présentation globale sur les résultats couvrant la période 2008-2012, il existe des contraintes liées à l’environnement, au taux de croissance démographique élevé, à la rareté des ressources humaines qualifiées. Toutefois, M. Kane se réjouit du fait que sur les 340 millions de dollars devant être mobilisés, plus de 300 dollars le sont déjà, soit 88 % des ressources prévues.
A l’issue d’une journée d’intenses travaux, les participants ont formulé des recommandations. Il a été demandé la révision de l’Undaf en vue de formuler un calendrier détaillé et opérationnel de S-E, de prendre en compte la dimension genre. Dans la perspective de l’Undaf 2012-2017, il a été recommandé de procéder à des analyses complémentaires pour compléter le futur bilan-pays…
La rencontre a recommandé au gouvernement de rendre disponible à temps la contrepartie nationale dans les projets et programmes, d’officialiser la base des données Malikunafoni. Au SNU et au gouvernement, il a été demandé le renforcement des actions de communication autour des appuis du SNU au gouvernement aux niveaux régional et local, revoir l’articulation des revues CSCRP, revue sectorielle et revue Undaf, en vue de favoriser leur complémentarité.
Clôturant les travaux, le directeur national de la coopération international a indiqué que ces recommandations témoignent de la richesse des travaux avant d’ajouter que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour leur exécution correcte.
Mohamed Daou


[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org