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2010

Mois de decembre

Les Echos du 14 decembre

 

WIKILEAKS
Américains et Français se soucient du Nord-Mali
Les efforts de lutte contre le terrorisme et le développement au Mali exigent une région stable et sûre dans le Nord. Se glisser dans le Nord du Mali dans l'agitation et la rébellion va sérieusement affecter notre capacité à faire progresser la paix et les objectifs clés de sécurité. C’est du moins l’analyse faite par l’ambassade américaine en date du 18 juin 2008 et que rapporte WikiLeaks.
" Nous voyons la nécessité d'utiliser nos bons offices en Algérie et au Mali afin d'encourager une meilleure compréhension et la confiance entre les Algériens et les Maliens en même temps que nous encourageons l’accélération de l’application des Accords d'Alger. Parce qu’il existe des moyens, pour les Etats-Unis, de travailler dans le cadre des Accords d'Alger sans remettre en cause le rôle de l'Algérie en tant que médiateur primaire dans la crise du Nord au Mali.
Il est important que les Algériens comprennent que l'insurrection touarègue représente une menace pour la sécurité et la stabilité d'un allié démocratique et régional modéré, et que le développement que nous souhaitons tous pour le Nord du Mali est en danger à cause des actes de rébellion en cours et le banditisme.
En outre, l'armée malienne a la responsabilité et l’obligation de sauvegarder l'intégrité territoriale du Mali, de protéger les populations civiles dans le Nord (dont la plupart reconnaissent que les actes de rébellion entravent le développement). Bien que la confiance du Mali dans la capacité de l'Algérie pour contrôler les rebelles touaregs soit sans doute exagérée, l'Algérie a une certaine influence auprès des chefs rebelles touaregs.
Nous avons besoin de l'Algérie pour utiliser cette influence pour, à tout le moins, obtenir un cessez-le-feu. Le Mali ne sera en mesure d'examiner ses obligations concernant le retour à la pré-2006 dans le Nord qu’une fois que les combats auront cessé les hostilités et que Bahanga et l'ADC auront libéré les prisonniers qu'ils détiennent.
Côté malien, nous devons convaincre le président Touré de la nécessité de lever les unités spéciales malgré les risques inhérents qu'elles font peser sur l'armée malienne. Il y a suffisamment de Touaregs loyalistes et de soldats arabes au sein de l'armée malienne pour prendre en charge une ou deux de ces unités et de contrebalancer les moins dignes de confiance des anciens éléments de la rébellion touarègue.
" Aversion pour la confrontation"
Si les Maliens acceptent de lever une ou deux de ces unités, on pourrait les intégrer dans les événements JCET. Nous faisons également pression sur le président Touré pour qu’il formule une stratégie de relations publiques pour le Nord afin de retrouver le champ de bataille rhétorique d’Ibrahim Bahanga et d'assurer les populations du Nord que le gouvernement malien est en train de trouver la façon de répondre.
Jean-David Levitte, conseiller militaire de Sarkozy, l'amiral Edouard Guillaud et d'autres des Etats-Unis ont informé le commandant d'Africom, le général William E. Ward, le 5 janvier, sur les questions de sécurité dans le Sahel. Les Français souhaitent une coordination (assistance militaire, partage du renseignement et projets de développement) pour aider les pays à faire face à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Selon la France, la Mauritanie pourrait être le "fer de lance" contre AQMI. Le Niger, analyse-t-elle, surprend par son engagement militaire ces dernières années, mais elle pense que le Mali a "une aversion pour la confrontation".
Le commandant de l'Africom, le général E. Ward, a été invité à Paris pour des consultations les 5 et 6 janvier 2008. Il a discuté de la menace d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) sur le Sahel avec le conseiller du président français Jean-David Levitte, l'amiral Edouard Guillaud, Eric Bucquet et Remi Maréchaux.
Plus tard lors d'un dîner organisé par Guillaud auquel Levitte n'a pas assisté, le groupe a continué à discuter d'un large éventail de la sécurité en Afrique. Le général Ward a été rejoint par BG Haas et Polad M. Brown, le personnel de DAO… Le 6 janvier, le général Ward a participé à des événements médiatiques et plus tard, il a tenu des réunions avec les services secrets français.
Au cours de la première réunion, Guillaud, Levitte, et Maréchaux ont fourni une évaluation de la France d'AQMI (en se concentrant sur le Mali, la Mauritanie, et le Niger), qui a été très similaire de l’évaluation faite par les Etats-Unis. La France voit AQMI comme une menace limitée, mais active et dangereuse, comme en témoignent les récents enlèvements d'otages occidentaux, qui ont été rapidement déplacés vers des zones de confort d’AQMI au nord du Mali.
Guillaud a affirmé que AQMI représente pour la France le plus grand souci de sécurité, et qu’il est vital que le groupe n’ait ni la légitimité ni plus d'espace opérationnel. Le Tchad, le Nord du Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal, la Libye et même la Tunisie seront sous le risque d'influence d’AQMI si le Mali ne le contient pas - avec l’assistance des Etats-Unis et de la France.
Il a évalué la Mauritanie comme le plus efficace des trois pays à faire face à AQMI et devrait être considérée comme le "fer de lance". Dans le même temps, Guillaud était "surpris" par les tactiques agressives utilisées récemment par l’armée du Niger.
Guillaud et Levitte ont exprimé leur satisfaction pour l'amélioration de la coordination entre les Etats-Unis et la France".

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LE RPM SUR LA CRISE IVOIRIENNE
" Il faut revoir nos méthodes d’organisation des élections"
La crise ivoirienne ne laisse pas indifférents les partis politiques au Mali notamment le Rassemblement pour le Mali présidé par Ibrahim Boubacar Kéita. Dans l’entretien ci-dessous, le parti du Tisserand, à travers Boubacar Touré, secrétaire à la communication, donne ses sentiments. Entretien.
Les Echos : Quelle analyse fait le Rassemblement pour le Mali de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ?
Boubacar Touré : Au Rassemblement pour le Mali, nous regrettons ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire et nous avons une très forte pensée à l’endroit du peuple ivoirien. Ce qui se passe aujourd’hui pose l’équation des élections en Afrique de manière générale. Et vouloir particulariser, c’est refuser d’apprécier les élections en général en Afrique.
Le problème de la Côte d’Ivoire pose le problème des élections en Afrique. Ne nous attardons pas sur les conséquences immédiates que nous voyons, la cause est profonde et est beaucoup plus liée aux méthodes, aux systèmes d’organisation des élections en Afrique. Aujourd’hui, prendre un cas, le particulariser, le stigmatiser ne serait pas juste dans l’analyse de cette situation qui va au-delà de la Côte d’Ivoire et qui doit servir d’école comme il y a eu des cas similaires ailleurs et toujours en Afrique.
Les Echos : Est-ce à dire qu’il faudra revoir tous nos systèmes d’organisation des élections ?
B. T. : Non, mais plutôt de poser la problématique du mécanisme des élections en Afrique. On ne peut pas dire qu’on ne peut pas faire comme là où les élections marchent, ailleurs sous d’autres cieux. Le véritable diagnostic, c’est le processus électoral en Afrique qui a besoin d’être interrogé.
Les Echos : N’est-ce pas un problème d’hommes que de système électoral ?
B. T. : Mais on ne peut pas apprécier l’organe d’exécution des élections différemment des hommes qui l’animent. Ça va de pair. Une bonne organisation conduite par de bons hommes et femmes ne peut donner que de bons résultats à la satisfaction générale.
Les Echos : Est-ce à dire que les Céni et autres organes d’organisation des élections en Afrique ont montré leur limite ?
B. T. : Sortons de la Côte d’Ivoire et prenons les élections en Afrique d’une manière générale. Elles sont toujours émaillées de protestations. Cela dénote que ce n’est pas lié à un pays. Le mal se situe au niveau du système d’organisation. Au moment où on parle de la Côte d’Ivoire le même phénomène est enregistré en Egypte. En Guinée, on a traîné pendant 4 mois. Au Kenya et au Zimbabwe, on a finalement négocié, la liste est longue. On doit interroger les méthodes, les systèmes d’organisation des élections, l’Afrique n’est pas le dernier des continents.
Les Echos : Les élections ont donné ADO vainqueur qui n’arrive pas à occuper son fauteuil présidentiel. Quelle appréciation faites-vous au RPM ?
B. T. : Une analyse juste, responsable m’incline à ne pas me prononcer parce qu’aujourd’hui nous constatons une bataille de légitimité et de légalité en Côte d’Ivoire. Maintenant celui qui est dans la démarche de la légitimité a son appréciation et son résultat. Quelqu’un qui a une appréciation de la légalité a également son point de vue.
Les Echos : Le RPM ainsi que le FPI sont des partis membres de l’International socialiste. Le FPI respect-il les règles et l’éthique de cette organisation ?
B. T. : Les règles et éthique de l’International socialiste en matière d’élection c’est toujours des élections libres, transparentes gérées avec des résultats acceptables et acceptés par tous les participants. Sans jeter l’opprobre sur la presse, toute l’info qu’on a aujourd’hui de cette situation en Côte d’Ivoire est fondamentalement relayée à partir de la presse. Je pourrai retourner la question en demandant est-ce que vous ne pensez pas qu’autant les libéraux s’organisent, il est temps que l’International socialiste planche sur la question ?
Propos recueillis par
Denis Koné

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CARTE D’IDENTITE NATIONALE A KALABANCORO
Un territoire, deux prix
Le département de la Sécurité intérieure et de la Protection civile est interpellé sur l’affairisme autour de la confection de la carte d’identité nationale à la brigade de gendarmerie de Kalabancoro. De la même manière qu’ils ont sanctionné les fautifs de Sikasso, des mesures doivent être prises contre les éventuels auteurs ou complices de l’établissement de la carte d’identité à la brigade de gendarmerie de Kalabancoro.
Au cours de l’Espace d’interpellation démocratique, Boucadary Dembélé, un technicien supérieur domicilié à Sikasso, a interpellé le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile sur le fait que les citoyens payent 3000 F CFA pour les frais d’établissement de leurs cartes nationales d’identité. Les autorités ont laissé entendre qu’après une enquête, les agents concernés ont été sanctionnés. "Des mesures ont été prises pour prévenir ce genre d’acte", a fait savoir le ministre chargé du Budget.
Il faut dire que cette sale besogne de la part des agents de l’Etat, n’est que la partie visible de l’iceberg. A Kalabancoro, deux structures s’occupent de la confection de la carte d’identité nationale : la sous-préfecture et la brigade de gendarmerie. Chaque service a son tarif. A la brigade de gendarmerie, pour se faire une carte d’identité, le citoyen est tenu de s’acquitter du paiement de 3000 F CFA, sans reçu délivré.
Pour les plus pressés, il suffit de glisser un billet de 1000 F CFA à certains agents pour être satisfait quelques minutes après le dépôt de la copie de l’acte de naissance, seul document exigé pour établir une carte d’identité. A moins d’un kilomètre, à la sous-préfecture, cette même carte est faite à raison de 1000 F CFA plus les frais de timbres. Les conditions sont moins drastiques qu’à la sous-préfecture. Il n’y a aucune restriction sur la façon de délivrer la carte d’identité. Toutes choses qui ouvrent la porte à la falsification des documents.
Des citoyens regrettent que les autorités à commencer par le commandant de la brigade de gendarmerie ferment les yeux sur cette corruption des agents de l’Etat. De plus en plus, les populations s’interrogent sur la destination de l’argent soutiré. "Un même territoire, deux prix pour faire une carte d’identité, c’est aberrant", ironise A. D.
Certains proposent que le département de tutelle retire l’autorisation de faire des cartes d’identité à la gendarmerie ou sanctionner les agents fautifs. Un gendarme avait affirmé que le surplus payé aide à payer le carburant pour les missions de la brigade. "Parfois, nous avons du mal à avoir le prix du carburant", se défendait-il.
Le département de la Sécurité intérieure et de la Protection civile est, une fois encore interpellé.
Amadou Sidibé

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AMBASSADE DU MALI EN FRANCE
Les cas sociaux de la représentation diplomatique
Dans une correspondance qu’il nous a fait parvenir, le secrétaire général du Front du refus dénonce l’apathie de l’ambassade du Mali en France vis-à-vis de ses ressortissants. Cette inaction a atteint son paroxysme lors de l’assassinat d’un Malien du nom de Mamadou Maréga par la police française.
" Dans les bons usages de la diplomatie, les représentations diplomatiques ont pour objets la défense des intérêts moraux et matériels de leurs ressortissants. Le personnel diplomatique doit assister ses compatriotes.
Mais voilà après la mort injuste de notre compatriote Mamadou Maréga, il a fallu le feu vert de l'Elysée pour que la première autorité de notre représentation daigne rencontrer la famille du disparu. Mais quel immigré malien n'a pas fait les frais de l'amateurisme et du manque de respect, au regard de l'accueil qui nous est réservé au consulat ?
L'établissement du passeport nécessite un aller-retour Paris-Bamako, une procédure qui prend trois semaines. La carte d'identité consulaire qui est établie sur place prend quatre semaines. Par quoi justifier un tel délai ? La réponse est claire : de l'ambassade au consulat 70 % du personnel est soit malade soit à la retraite.
Les faits sont têtus. L'ex-locataire de la direction générale de la coopération internationale doit sa nomination, entre autres, à des raisons de santé et depuis son accréditation, son agenda est bien garni de ses RDV médicaux, c'est vérifiable, en plus de forts soupçons dans le domaine du foncier. On me dira certainement que son état de santé relève de la sphère privée. Je le concéderais si ça ne l'empêchait pas de faire correctement son travail. Tel n'est pas le cas.
L'un des porteurs d'uniforme au consulat est à la retraite, officiellement depuis le 3 décembre 2009, mais il est en poste et continue de percevoir ses traitements mensuels. Et non satisfait de cette faveur, il est parvenu à faire imposer son rejeton comme responsable à la section passeport du consulat et tenez vous bien, pour l'ouverture prochaine des nouveaux locaux du consulat près du métro Gallieni, il est présentement à Bamako pour le recrutement de son fils.
Monsieur B. aussi de la section carte d'identité est à la retraite depuis un an, il paraît qu'il a reçu, dans la semaine, l'ordre de rentrer à Bamako. Mme A. D. est à la retraite depuis fin 2006, cependant elle a continué de percevoir ses traitements de diplomate jusqu'en fin 2009 avant d'être recrutée comme personnel local début 2010.
Mme T. après quatre années d'occupation illégale des locaux du consulat a accepté de rentrer à Bamako après le recrutement de son mari comme personnel local, sur quels critères ? Allez le savoir avec l'ambassadeur ! La plus âgée du consulat pointe sa présence tous les six mois pour des raisons de santé. Pendant ce temps, elle est remplacée par sa nièce, qui à son tour est un jour sur deux en arrêt maladie.
Ce gaspillage de denier public peut être évalué à environ 324 000 euros, soit plus de 212 millions de F CFA sans compter les avantages en nature dont la prise en charge des frais de logement et les rémunérations des conjoints.
Ces 324 000 euros pouvaient équiper l'un des hôpitaux régionaux en matériels de dialyse ou construire un lycée ou même financer des dizaines, voire des centaines de micro projets soit en France soit au Mali. Nous, au Front du refus à défaut d'avoir les leviers du changement, allons dénoncer. Voilà ce qui à cours et à l'ambassade et au consulat du Mali en France, et ces exemples ne sont pas cas isolés.
Si nous nous faisons représenter par des malades et par les recrues de la famille, sans aucune qualification, alors ne soyons pas surpris face au silence coupable de nos autorités quand l'orphelin malien subit l'injustice à travers le monde
Quand on refuse, on dit non !"
Mamadou Lazare Traoré
(secrétaire général du Front du refus)

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BANDITISME
L’insécurité croit à Gao

La ville Gao est devenue une favela malienne. De la rébellion aux attaques à main armée, en passant par un puissant réseau de trafics de drogue qui ne dit pas son nom. Ces derniers temps, les populations de Gao font face aux enlèvements accrus de véhicules de type 4x4.

Le vendredi 27 novembre 2010, Hama Hiya a été victime de bandits armés et a pris une balle en face du domicile de son ami, Amadou Arougaya Maïga, agent général des Assurances Lafia à Gao. Chaque jour, M. Maïga, fait du footing. Après une journée de travail et d’école pour ses enfants, il a garé son véhicule de type 4x4 dans la cour de sa maison.
Ce jour-là, le gardien était absent. Maïga a quand même garé son auto. Comme à l’accoutumée, Amadou Maïga s’est fait raccompagné par Hama aux environs de 18 h (heures où il fait déjà sombre à Gao). Dès que les deux hommes arrivent devant la maison d’Amadou, les phares de la Toyota Auris d’Hama se sont braquées sur deux hommes armés accroupis à côté de la maison.
Amadou Maïga est un homme à la forte carrure. Malgré la peur, il décidera d’aller demander aux bandits la raison de leur présence. Ils ne disent rien et nient tout rapports avec la présence de la Toyota 4x4 garée dans sa cour. De retour auprès de son ami, il lui certifie de ne pas les connaître. Ce dernier lui suggéra de faire sortir son véhicule et de l’amener au loin.
En passant par la rue opposée à sa maison, les phares de M. Maïga se sont posées sur un troisième larron que seul le gardien de retour avait remarqué. Au vu de ce dernier, Amadou fonça, suivi de son ami Hama. A un moment, Hama n’apercevait plus les feux arrière de son ami. Alors il décide de revenir sur ses pas. Il est pris pour cible.
Selon Hama Hiya, les bandits avaient cru avoir réussi leur coup et pensaient que c’était la 4x4 qui revenait. Malheureusement, c’était Hama qui revenait. Ainsi il s’est retrouvé nez à nez avec la sentinelle qu’il a voulu poursuivre. Selon Hama Hiya, il aurait essuyé six tirs dont la police possède les douilles. Deux ont pu pénétrer son véhicule. L’une a traversé la boîte du moteur avant de se loger dans son talon et l’autre est encore dans le siège à côté du conducteur.
Malgré sa blessure, Hama a tenu à voir de près le tireur qui se serait caché dans la maison voisine. Pour le moment, aucune recherche n’a été ordonnée, ni par la police ni par le procureur. En plus, après constat des faits, Hama a certifié que la police n’a pas demandé de portrait robot des hommes. Au lendemain de cette attaque, après la réaction du procureur jugé tardive, la police n’a retrouvé que les habits et les armes des bandits abandonnés sur un arbre à côté de la maison qui aurait servi de refuge la nuit précédente. Parmi ces effets retrouvés, il y avait un blouson et des munitions.
A la suite de ces événements, une marche revendicative a été effectuée le 1er décembre 2010 dans la ville de Gao. Dans leurs revendications, les habitants de la Cité des Askia ont demandé le départ de Gamou (qui appartient à une sous ethnie de la grande famille de Tamasheq) et de "sa milice", que la population désigne comme la source de toutes les attaques menées dans la région.
Elle a aussi exigé le départ obligatoire et rapide de deux agents de la sécurité d’Etat en fonction à Gao qui répondent aux noms de Guindo et de Timbely. Ils sont accusés d’être les informateurs de la milice de Gamou. Lors de la marche du 1er décembre, les populations ont exigé une réaction rapide au risque de se défendre elles-mêmes, car elles se disent outrées par les actions de ces derniers temps.
La population de la Cité des Askia n’en est pas à son premier drame. En effet, selon des sources concordantes, il y a 1 an, une famille entière fut massacrée à Batal à 10 km de Gao. Selon ces sources, elle aurait été exterminée par un garde qui répondrait au nom d’Alkit. Ce dernier serait libre après trois mois de détention à Bamako et aurait demandé son transfert. Selon les sources, une évasion aurait été simulée pour lui permettre de recouvrer sa liberté. Il y a peu, la police aussi a été victime d’une bombe qui a été lancée dans le commissariat par un jeune kamikaze de 19 ans et qui a fait beaucoup de dégâts matériels.
Les enlèvements continuent. Afin d’apaiser les esprits, le gouverneur a rencontré Hama Hiya. Ce dernier s’est dit déçu. "Le gouverneur est très mal renseigné, et le comble est qu’il n’a même pas connaissance des munitions retrouvées", a-t-il déclaré.
Aminata A. Lah
(stagiaire)

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VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
L’Assemblée nationale monte au créneau
L’Assemblée nationale du Mali, à travers son Réseau des parlementaires pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, veut davantage s’impliquer dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Samedi, ils étaient plusieurs députés avec à leur tête le 5e vice-président Kalifa Doumbia à faire l’état des lieux des violences faites aux femmes au cours d’un atelier. En plus des députés, les travaux ont rassemblé des représentants de la société civile (organisations religieuses, ONG, etc.).
Au cours des travaux, les participants ont dressé la typologie des violences faites aux femmes et aux filles, leurs origines, causes, manifestations, conséquences et les obstacles pour y mettre fin.
Il a été débattu également du cadre juridique national et régional permettant de traiter le problème de la violence faite aux femmes. Les députés ont saisi l’occasion pour évoquer les entraves pour légiférer contre la violence faite aux femmes notamment celles qui se rapportent aux mutilations génitales féminines (MGF).
Denis Koné

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ALAIN GIRESSE, ENTRAINEUR DES AIGLES
" Tous les besoins de l’équipe sont nécessaires"
Le sélectionneur national, Alain Giresse a séjourné en Europe au lendemain de la victoire (3-1), des Aigles du Mali sur les Simba de la RDC. Dans l’entretien ci-dessous, l’ancien milieu de terrain de l’équipe de France explique le bien-fondé de cette mission, parle de la prochaine date Fifa et estime que notre sélection nationale a besoin d’un calendrier.

Les Echos : Qu’est-ce qui explique votre absence de ces derniers temps ?

Alain Giresse : J’ai séjourné en Europe pour rester en contact avec des joueurs maliens. Comme vous ne le savez, les trois quarts de l’effectif des joueurs maliens se trouvent en Europe. J’ai des conversations avec les entraîneurs, les managers, on évoque les joueurs maliens par rapport à la sélection, par rapport aux clubs. Il y a des cas avérés comme Mohamed Fofana où il faut trouver des arrangements avec le club et puis essayer de voir encore, car on a des joueurs à découvrir, à connaître. Il y a par exemple Gara Dembélé qui, malheureusement, à cause de blessure n’a pas pu jouer, mais il ne faut pas abandonner puisque nous voulons savoir son potentiel. Tout cela est un travail indispensable pour faire voir qu’en équipe nationale, en dehors des matches, il y a la vie. Elle existe d’abord et tous ses besoins sont nécessaires et en même temps, il faut lui donner cette existence aussi.

Les Echos : Qu’en est-il du jeune gardien Samassa ?

A. G. : J’ai été voir un jeune joueur, gardien de but, mais qui joue déjà dans une équipe première. Il a 20 ans et est toujours en attente. Avec lui, le contact est intéressant, je l’ai vu à Guingamp. Vous savez, pour obtenir quelque chose, il ne faut pas relâcher. C’est le mot d’ordre de la Fédération, du football malien. Il est intéressé. Ce garçon peut nous apporter beaucoup.

Les Echos : Que faites-vous de la prochaine date Fifa ?

A. G. : Nous n’avons rien défini pour le 9 février. Mais il faut un match, on ne peut pas se permettre de jouer le 26 mars sans avoir fait un match pour retrouver les joueurs, retrouver le groupe. C’est indispensable.

Les Echos : Avez-vous d’autres soucis ?

A. G. : L’équipe nationale a besoin d’un calendrier. Ce calendrier ne doit pas seulement être que les dates de matches. Le calendrier, c’est aussi tout ce qui fait qu’on se prépare avec des matches amicaux qui sont préparés en temps réel. Il ne faut pas s’imaginer qu’on peut préparer un match sur 8 jours. Non, ça se prépare bien avant.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr





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