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2010

Mois de decembre

Les Echos du 10 decembre

 

NORD DU MALI
Ni sécurité, ni développement, selon WikiLeaks
Selon l’ambassade américaine, en tant que l’un des pays les plus pauvres du monde, le Mali n’a pas la capacité de lutter efficacement contre le terrorisme ou contre les influences terroristes. Florilèges de révélations de représentation diplomatique américaine à Bamako sur WikiLeaks.
" La programmation TSCTP au Mali se divise en deux catégories : lutte contre le terrorisme et contre-extrémisme. Le Programme de lutte contre le terrorisme couvre la fourniture d’assistance militaire. Cette assistance vise à renforcer la capacité du Mali à assurer se sécurité et sa stabilité, en particulier dans le Nord du Mali, dont dépend le développement.
Cette aide, qui est mixte, combine activités de formation (JCETs) et échanges.
JCETs n’est pas conçu pour aider les militaires maliens contre les insurgés touaregs, mais, plutôt, pour stimuler la capacité de certaines unités militaires maliennes à mieux contrôler les frontières et de répondre à un large éventail de menaces de sécurité allant de l'activité terroriste au trafic de drogue et le trafic d'armes. Au cours de l'année écoulée, grâce à JCETs qui est intervenu à Bamako, Tessalit et Kidal, les unités maliennes ont montré un professionnalisme et une grande capacité opérationnelle.
Notre composante contre l'extrémisme, le TSCTP, est conçu non seulement pour encourager le caractère traditionnel de tolérance de l'islam malien mais aussi pour lutter efficacement contre l'interaction vitale entre développement et insécurité. Cet effort est particulièrement important dans le Nord du Mali où nous sommes en mesure d'atteindre les collectivités importantes du Nord de façon à manifester l'amitié.
Dans ce domaine, nous pratiquons l’aide humanitaire avec le soutien militaire, ce qui nous permet la construction et la réhabilitation de puits, d’écoles et de dispensaires à travers le Mali. Les programmes : Médicale et vétérinaire Civic programms (MEDCAP et VETCAP) qui accompagnent normalement JCETs sont également extrêmement bien accueillis et permettent aux communautés locales de tirer profit de la formation militaire qui, autrement, ne s'étend pas au-delà du périmètre des installations militaires.
L’USAID-Mali considère la région du Nord du Mali comme un domaine important et il a entrepris des activités depuis 1999. USAID/Mali y injecte près de 3,7 millions de dollars pendant l'exercice 2007, y compris l'appui à 35 centres de santé ruraux, la construction et le renforcement de 17 stations de radio communautaire, la création de six télécentres communautaires offrant l'accès à Internet, le soutien à la production rizicole et à l'horticulture, l'élargissement de l'accès aux services financiers, l'octroi de bourses et de mentorat pour 6500 filles et la formation des enseignants et l'enseignement par radio pour les enfants des populations nomades.
USAID/Mali a reçu un montant supplémentaire de 9,5 millions dans des fonds TSCTP et la majorité de ces ressources ont été affectées à des activités dans le Nord qui visent à créer des activités économiques pour les jeunes, construire de nouvelles stations de radio communautaire, renforcer les capacités des collectivités locales et madrasas.
Sur le plan des affaires publiques, nous avons utilisé les subventions de la culture à aider le Mali à mettre en valeur son patrimoine islamique en protégeant des milliers d'anciens manuscrits islamiques de Djenné et de Tombouctou et de contribuer à préserver une ancienne mosquée à Gao. En outre, nous avons récemment célébré le 1er anniversaire de l’American Corner au Mali. Situé à Gao, il nous a permis de quadrupler notre rayonnement auprès des contacts clés de la région et de promouvoir davantage la compréhension mutuelle entre les Maliens et les Américains.
Jusqu'en 2007 les Maliens, généralement, considèrent le GSPC algérien comme un groupe extrémiste composé de Salafistes dédiés à renverser le gouvernement algérien. Le GSPC a donc été considéré comme un problème algérien qui présente un risque non pas pour le Mali, mais pour les Algériens et les naïfs touristes de passage qui osent s'aventurer profondément dans le Sahara. La fusion GSPC-AQ pour former AQMI, les meurtres en décembre de touristes français en Mauritanie et, dans une moindre mesure, l'enlèvement des otages autrichiens en Tunisie ont modifié légèrement cette perspective.
Surmonter la méfiance réciproque
La rébellion dans le Nord du Mali, cependant, a déplacé tous les autres problèmes de sécurité. Le président Touré a fait un effort concerté pour gérer les récentes attaques par des rebelles touaregs (la mort et la capture des soldats maliens) à travers le dialogue et la modération, mais il subit des pressions croissantes de l'armée, qui est composée majoritairement de Maliens du Sud, à répondre par la force.
Le président Touré est confronté au défi très difficile de trouver un moyen de s'asseoir à une table de négociation avec les rebelles qui ont tué des soldats maliens, volé des biens du gouvernement, posé des mines, et qui détiennent encore peut-être 90 soldats maliens comme "prisonniers de guerre". La décision du président Touré de ne pas répondre militairement à de telles agressions est de plus en plus interprétée comme des signes de faiblesse par les médias et le grand public malien.
Sa récente décision de contourner l'armée régulière en soutenant Imgad groupe touareg proche d’Ibrahim Bahanga contre l'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC), le président Touré commence à douter de sa logique de dialogue. Le Mali reconnaît que l'Algérie est le seul médiateur crédible dans la résolution de la crise touarègue. Pourtant, le président Touré est clairement frustré par le président Bouteflika et l'Algérie et les médias de ce pays, sa diplomatie, qui soutiennent partout que le Mali héberge volontairement des terroristes qui ne passent pas inaperçus à Bamako.
Le président Touré est également convaincu que les membres des services de sécurité algériens aident les rebelles touaregs. Il nous a dit à plusieurs reprises qu'il ne pense que le président Bouteflika contrôle, ou est au courant, de ce que ses services de sécurité font le long de la frontière Mali-Algérie. Les Maliens avancent que, si l'Algérie est sérieux au sujet de la lutte contre AQMI, elle doit contrôler ses propres frontières, au lieu de s'appuyer sur les Touaregs.
Le président Touré respecte encore le président Bouteflika (qui portait le sobriquet de "le Malien" pendant son séjour à Gao au moment de la guerre d'Algérie pour l'indépendance) et semble lui donner le bénéfice du doute en supposant que son homologue algérien n'est pas au courant de ce que ses propres services de sécurité font. Le président Touré préférerait voir un plus grand contrôle de ses frontières algériennes et plus de ressources algériennes contre AQMI plutôt que pour l'armement de Touaregs maliens.
L’impunité dans le Nord du Mali a pris de telles proportions qu’elle réduit notre capacité à faire progresser la paix et objectifs clés de sécurité. Les similitudes entre le début de la dernière rébellion du Nord en 1991 et aujourd'hui donnent à réfléchir. En janvier 1991, l’Algérie a négocié un accord de paix, les accords de Tamanrasset, entre le Mali et des groupes rebelles dirigés par Iyad Ag Ghali qui n'a jamais été mis en œuvre. Comme la sécurité s'est détériorée dans le Nord, d’autres milices armées rebelles (Mfua, FIAA, Arla et FPLA, entre autres) représentant les groupes ethniques disparates et fractions touareg vont naître.
En ce qui concerne nos efforts dans la région, nous avons fait quelques progrès à convaincre le président Touré de la nécessité de se concentrer sur la nature changeante de AQMI et le fait que le Mali, comme la Mauritanie voisine, n'est pas immunisé contre les attaques AQMI sur son sol. Les Maliens sont beaucoup plus des interlocuteurs maintenant qu’il ya quelques années, même si le président Touré voit encore la lutte contre AQMI comme contraire aux intérêts nationaux fondamentaux en raison des risques inhérents de troubles dans le Nord. Une troisième rébellion touarègue va grandement diminuer notre capacité à discuter de la lutte antiterroriste avec les Maliens et leur volonté d'écouter.
Les accords d'Alger resteront la seule et la meilleure façon de prévenir de nouveaux troubles et de fournir un environnement propice à l'arrêt des activités d'AQMI dans le Sahel. L'engagement du président Touré à un règlement pacifique de la rébellion en cours et l'accord récent de l'Algérie de reprendre sa médiation sont deux mesures positives à voir les négociations sur les rails.
Encourager le Mali et l'Algérie à surmonter la méfiance évidente qui les divise. Du côté algérien, nous devons faire comprendre à l'Algérie les dangers de l'utilisation de groupes rebelles touareg comme substituts contre AQMI comme ils le faisaient en 2006 en fournissant des fonds et du carburant.
En finançant les l'ADC, l'Algérie a fourni un appui à un groupe qui avait attaqué un gouvernement démocratiquement élu. Elle a contourné la souveraineté de l'Etat malien en tentant de créer une milice locale pour déstabiliser le Nord".
A suivre…

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DIALAKOROBOUGOU-ACI
Troublantes connexions
S’il est un projet qui tient à cœur le président ATT, c’est bien l’aménagement du projet ACI de Dialakorobougou. Mais, il semble arrêté et visiblement des forces s’activent pour qu’il ne voie jamais le jour.
Le projet d’aménagement de l’ACI Dialakorobougou serait-il un nouvel éléphant blanc ? La question mérite d’être posée. En effet, au niveau d’abord de l’avis d’appel d’offres aux sociétés privées capables d’aménager la zone, les clauses étaient plus que drastiques : dans l’appel d’offres de l’ACI, il était stipulé que l’entreprise devait déposer une caution de 20 milliards de F CFA. Naturellement, avec la barre à ce niveau, il n’y a eu que les Chinois pour postuler. Et il n’y a eu qu’un seul postulant.
Les autorités ont donc décidé de déclarer le marché infructueux et demander à la direction de l’ACI de procéder à un autre appel d’offres, en assouplissant les conditions de participation. Les autorités maliennes, qui souhaitent l’émergence d’entreprises nationales de BTP, voulaient que les conditions de participation permettent aux nationaux de postuler, ou en tout cas que la barre soit à un niveau permettant une saine concurrence.
Mais, contre toute attente, le second appel d’offres sera plus corsé : l’ACI, tout en ramenant à 10 milliards de F CFA la caution, ajoutera que les candidats devraient avoir un chiffre d’affaires de 10 milliards F CFA les trois dernières années !
En plus des Chinois, à ce niveau, HydroSahel postulera. Mais cette entreprise avait le handicap que, même si elle connaissait une progression dans son chiffre d’affaires, cela n’était pas à 10 milliards de F CFA sur 3 ans. Cependant, l’avantage que HydroSahel avait sur les Chinois, c’est que, alors que son offre était à 26 milliards F CFA, les Chinois en demandaient 28. "En fait, tout donnait à penser que c’était un marché taillé sur mesure", affirme une source proche de cette entreprise.
En effet, au dépouillement, la commission retiendra HydroSahel. Mais, d’autres écueils les attendaient : l’ACI viendra leur demander de préfinancer, "espérant certainement" qu’elle n’en serait pas capable. HydroSahel acceptera cette conditionnalité nouvelle. Les administrateurs de l’ACI diront donc au PDG de mettre en branle les choses de sorte que le président puisse poser la première pierre du chantier.
Mais, nouvel obstacle : le PDG ne veut pas s’exécuter, sortant tous les jours d’autres arguments. En tous les cas, HydroSahel est prête pour le travail, mais, tout porte à croire que le PDG de l’ACI ne le porte pas dans son cœur et qu’ATT risque de ne jamais poser la première pierre de ce chantier.
Alexis Kalambry

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SCANDALE A L’ACI
Quand un PDG défie la République
La chronique pourrait s’intituler "malo malia lupus" (excusez mon latin de cuisine je veux juste dire que le Malien est un loup pour le malien), en référence à la célèbre formule latine : "homo homoni lupus" ‘l’homme est un loup pour l’homme.
En effet, contrairement aux dirigeants des autres nations qui ont l’ambition de peser économiquement par ces temps de protectionnisme et qui appliquent en fonction de leurs intérêts nationaux vitaux, ce qu’on appelle "préférence nationale" (Europe, USA, Canada et Asie), les dirigeants africains semblent encore sous le poids d’une domination intellectuelle qui n’a d’autre qualification que le complexe d’infériorité. Malheureusement, notre Maliba semble être le champion dans le domaine contrairement à tous les discours officiels qui prônent la promotion et la protection de notre secteur privé.
L’affaire qui défraie aujourd’hui la chronique en est une illustration évidente. Il s’agit de celle relative au projet d’aménagement du lotissement de Dialakorobougou qui met sur la place publique, encore une fois, et l’impunité qui prévaut dans la gestion des affaires publiques et l’absence d’autorité de l’Etat malien. Le président ATT n’avait-il lui-même déploré que les DAF soient plus puissants que les marchés et que les marchés étaient, par elles, taillés sur mesure ?
Mais ce que le président de la République qui mouille son n°12 de l’équipe nationale pour les privés maliens en les encourageant à investir dans le pays ne sait peut-être pas, ce qu’en plus des DAF, il y a certains PDG au-dessus de toutes les lois et de toutes les procédures maliennes, disons qui s’en affranchissent en toute impunité.
Je ne sais de quelle protection divine ils se prévalent, ce que je sais par contre c’est que le président ATT a dit clairement que nul n’est au-dessus de la loi et désormais la sempiternelle "en haut d’en haut" n’existe plus.
Alors je pose la question de savoir, du peu de chose que j’ai lu dans la presse et peu de chose que je connais des procédures de passation de marché, dans le cas du marché d’aménagement du lotissement de Dialakorobougou, comment et pourquoi l’Etat malien (actionnaire principal) a pu laisser ainsi le PDG de l’ACI, Yacouba Diallo défier le conseil d’administration ?
Parce que ceux qui connaissent tant soit peu l’ACI savent qu’il n’y a jamais eu de tiraillement au sein du conseil et que le plus clair du temps les administrateurs ont laissé M. Diallo faire ce qu’il voulait comme il le voulait. A-t-il cette fois-ci dépassé les bornes comme on le dit pour que le conseil d’administration se sente dans l’obligation morale d’intervenir ?
En effet, ceux qui suivent les appels d’offres, savent que le PDG de l’ACI avait été obligé de retirer (parce que suspendu jusqu’à nouvel ordre), le premier appel d’offres lancé le 30 mars 2010. Et M. Diallo le sait.
Contraint de changer les termes d’un appel d’offres taillé à la mesure d’une entreprise étrangère, afin de donner la chance à des privés maliens de soumissionner, le PDG de l’ACI maintient sa logique d’exclusion. Peut-il me contredire si je dis que ce n’est pas la commission d’adjudication qui a déclaré l’appel d’offres infructueux mais bien lui et contre l’avis de son ministère de tutelle et contre l’adjudication faite à HydroSahel.
Mais comme chaque PDG au-dessus des lois et des procédures maliennes, M. Diallo ne se sent nullement lié par les décisions d’une commission d’adjudication, d’un CA ou même d’un ministre de la République. Ce qu’il veut à l’ACI Dieu le veut.
Le PDG de l’ACI peut-il me dire en bon musulman que ce n’est lui, interpellé par le conseil d’administration, qui a proposé et d’HydroSahel exigé le préfinancement des travaux par entente directe portant sur un montant de 26 milliards remboursables en 7 ans ? Sinon pourquoi M. Diallo et ses services ont accepté de négocier avec cette société un protocole d’accord, demandé et obtenu d’elle des documents financiers que l’ACI ne lui a pas encore restitués ?
Pourquoi et avec quelle bénédiction alors même le conseil d’administration avait été convoqué pour le lundi 6 décembre, M. Yacouba Diallo s’est empressé de lancer un nouvel appel d’offres ? Un conseil d’administration qui ne se tiendra jamais parce que l’ordre serait venu de "en haut d’en haut" pour foutre la paix à Yacouba Diallo. Pourquoi et dans quel but ? Je serais journaliste, c’est de ce coté que je lorgnerais.
Mais si vous parvenez à répondre à cette question vous êtes plus perspicace que moi, car la logique républicaine qui sous-tend cette volte-face est déroutante. Parce que je crois, sauf si nous sommes à l’ACI dans une République à part avec des lois à part pour Yacouba Diallo, un PDG ne peut en imposer à un conseil d’administration dont il est le bras armé a fortiori à un ministre.
En simple citoyen malien, moi qui avait cru qu’avec ATT la promotion du secteur privé serait désormais une réalité (parce qu’il l’a prouvé en soutenant certains comme Batex-ci, Sylla, Doucouré…), ma conviction s’ébranle de constater à mon grand désarroi et à mes dépens qu’il y a toujours dans notre pays des Maliens comme Yacouba Diallo au-dessus des lois et des procédures et que les structures administratives comme le conseil d’administration de l’ACI et les ministres comme celle de l’Habitat et de l’Urbanisme doivent encore et pour longtemps subir les "en haut d’en haut".
Amadou Diarra
(économiste, Bamako)

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POUR SOUPÇONS DE CORRUPTION
Un dignitaire américain inculpé au Nigeria
L’ancien vice-president des Etats-Unis sous le régime de Georges Bush fils, Dick Cheney, est dans le collimateur de la Commission de crime économique et financier du Nigeria. Celle-ci l’accuse d’avoir corrompu des officiels nationaux pour obtenir un marché juteux dans les années 1990 alors qu’il dirigeait une compagnie américaine. Les autorités nigérianes sont déterminées à aller au bout de leurs peines. Le très redouté et inattaquable Cheney sera-t-il extradé vers le Nigeria ?
Le Nigeria est un pays tristement célèbre pour sa corruption. Il est généralement épinglé par les organisations internationales de contrôle et de lutte contre la corruption. Cinquième producteur de pétrole de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (Opep) et 10e au niveau mondial, le Nigeria est un pays pauvre dont la gouvernance est basée sur la magouille et la délinquance financière.
C’est donc monnaie courante d’apprendre des affaires de corruption à grande échelle dans le pays le plus peuplé d’Afrique, avec 152 millions d’habitants. Le pétrole et le gaz naturel en sont pour beaucoup. Et même les compagnies étrangères sont arrivées à la conclusion que sans des "dessous-de-table", aucun business n’est possible dans ce pays.
Face à cette mauvaise réputation de pays corrompu, les autorités actuelles, sous la houlette du "chanceux" président Goodluck Jonathan, veulent relever la tête et prouver au monde que leur pays peut bien rectifier le tir. Mardi dernier, la Commission de crime économique et financier du Nigeria a accusé Dick Cheney, ancien vice-président des Etats-Unis pendant les deux mandats de Bush fils, d’avoir corrompu le gouvernement local.
Les faits remontent aux années 1990 quand Cheney présidait aux destinées de la société de services énergétiques "Halliburton". Il est reproché à Cheney et d’autres d’avoir corrompu des officiels nigérians pour s’adjuger un projet lucratif de gaz naturel. A en croire un porte-parole de la Commission de crime économique et financier du Nigeria, Femi Babefemi, l’ancien vice-president des Etats-Unis et neuf autres personnes sont responsables de "conspiration et de distribution de fonds à des officiels publics".
La Commission de crime économique au Nigeria est d’autant plus convaincue de ses accusations que KBR, une des quatre grandes compagnies internationales qui ont construit l’usine de gaz incriminée et affiliée à l’entreprise "Halliburton" de Dick Cheney, a été reconnue coupable, devant la justice américaine, de corruption à l’étranger. Cette société a été condamnée à payer 402 millions de dollars d’amende. Qui plus est, la même entreprise, avec celle que présidait l’ancien vice-president américain, a déboursé 177 millions de dollars pour réparation de plaintes civiles liées à la corruption.
Extradition ?
Au Nigeria où les enquêtes ont révélé de possibles implications de personnalités dans cette affaire dont le président du pays à l’époque Olusegun Obasanjo, les langues se délient en dénonçant une mise en scène orchestrée par la Commission anti-corruption dans l’optique des élections présidentielles d’avril 2011. Des observateurs nationaux croient que la Commission veut faire de ce dossier une preuve symbolique de la détermination du gouvernement actuel à combattre la corruption.
Une position aussi défendue par des Américains qui pensent à une machination du président Goodluck Jonathan dont le fauteuil présidentiel sera bientôt en jeu. Et dans ce cas de figure, ce dernier pourrait utiliser cette affaire comme argument face à son sérieux concurrent Atiku Abubacar, l’ex vice-president nigérian sous Obasanjo. Surtout qu’une partie de cette affaire de corruption a eu lieu pendant le régime du duo Obasanjo-Abubakar.
D’ores et déjà, l’avocate du puissant Dick Cheney, sans se prononcer sur le dossier dans son entièreté, dénie toute mauvaise conduite de son client. "Cette affaire concerne des activités de quatre entreprises jumelées il y a plus d’une décennie. La justice américaine et d’autres structures ont enquêté sur le projet sans parvenir à une quelconque inconvenance de la part de Dick Cheney dans son rôle de PDG de Halliburton", a défendu Terrence Halliburton.
Les autorités judiciaires nigérianes l’entendront-elles de cette oreille ? Pas sûr, quand on sait que le vice-président de la Commission de crime économique et financier au Nigeria a déclaré mercredi matin sur BBC et une radio locale américaine que le processus d’inculpation irait à son terme. Se dirigerait-on alors vers une extradition de "l’intouchable" Dick Cheney vers le Nigeria ?
Un éditorialiste américain est sceptique : "Que les autorités américaines acceptent le mandat d’Interpol émis par la Commission de crime économique et financier du Nigeria est à voir. Mais, en quelque sorte, je ne vois pas Cheney accepter de quitter Ballintober, son domaine à St. Michael’s qui comprend de vastes jardins, bassins, et des vues spectaculaires à partir d’une grande salle au bord de l’eau aux parois de verre, pour les cellules de la prison du Nigeria".
Affaire à suivre.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
Lancement de la semaine
Les activités de la Semaine nationale de la lutte contre la corruption financière et économique ont démarré hier au CICB, sous la présidence du ministre de la Justice, Maharafa Traoré.
Selon Maharafa Traoré, lutter contre la corruption et la délinquance financière et économique est une nécessité pour notre pays. La corruption est l’ennemie de la démocratie et surtout du développement. Dans ses propos, le ministre a souligné ce fléau qui a gangrené toutes les Républiques de l’indépendance à nos jours. Dans sa lutte contre le phénomène le Mali a fait partie des Etats présents à la Convention de lutte contre la corruption tenue à Doha au Qatar du 9 au 13 novembre 2009.
Le plan d’action de la lutte contre la corruption tourne au tour de 9 axes. Ils sont principalement basés sur la sensibilisation de la population sur le phénomène, l’amélioration et le renforcement du cadre institutionnel des structures de contrôle, la protection et la sécurisation des ressources financières et matérielles, le renforcement de la qualité de la formation pour le progrès social, le renforcement de l’indépendance de la justice.
M. le ministre a aussi relevé les efforts fournis pour atténuer les effets de la corruption dans les démarches administratives. Dans cette perspective, le Premier ministre a organisé des Etats généraux du 25 au 28 novembre 2008. Ils ont abouti à 104 mesures adoptées par les représentants de la société civile, les organisations socioprofessionnelles, le secteur privé, les administrations d’Etat, les partis politiques. Au cours de la semaine, toutes les activités qui seront menées auront pour objectif la mobilisation nationale afin d’éliminer la corruption.
Aminata A. Lah
(stagiaire)


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ASSASSINAT D’UN MALIEN PAR LA POLICE FRANCAISE
La société civile empêchée de marcher
L’Association malienne des expulsés (AME) et les associations de défense des droits des migrants ont été contraints mercredi de reporter la marche de protestation qu’elles comptaient organiser pour dénoncer la mort tragique de notre compatriote Mahamadou Maréga, assassinée le 30 novembre dernier par un policier français.
Le gouverneur du district de Bamako a, à travers la police, demandé aux manifestants de surseoir à la marche qui devait quitter la Bourse du travail pour la Primature et l’ambassade de France.
Avec l’objectif de susciter les réactions, les marcheurs allaient remettre une déclaration au Premier ministre et à l’ambassadeur de la France au Mali. Malheureusement, ils n’ont pas pu franchir la porte de la Bourse du travail qui était ceinturée par des éléments du Groupement mobile de sécurité (GMS).
" La police nous a gentiment demandé, sur l’ordre du gouverneur, de reporter la marche. On nous fait savoir que c’est ce matin (Ndlr : mercredi matin) que le gouverneur a appris que nous allons marcher", a expliqué Oumar Sidibé, chargé du pool de la solidarité de l’AME, regrettant qu’ils sont obligés de reporter la marche.
Sidiki Doumbia

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CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MALI
Une coquille vide ?
Le Groupement des commerçants du Mali (GCM) est outré par la situation qui prévaut à la CCIM qui n’existerait plus dans ses fondements légaux. Il l’a fait savoir au patronat au cours d’une visite de courtoisie le jeudi dernier.
La Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), une coquille vide ? Le sujet a été évoqué le jeudi 8 décembre au cours d’une visite de courtoisie que le nouveau bureau du Conseil national du patronat malien (CNPM), présidé par Mamadou Sidibé, a rendue au Groupement des commerçants maliens (GCM).
Cette visite initiée en direction de la soixantaine de groupements professionnels du CNPM et qui a commencé depuis le 1er décembre 2010 a un double objectif. Il s’agit pour le syndicat des employeurs de recenser les problèmes de ses membres tout en les remerciant de leur implication dans le renouvellement du bureau du CNPM en octobre 2010.
Parmi la constellation de doléances devant faire l’objet d’un document écrit à l’endroit du patronat, la question de la CCIM a été posée publiquement. Le Groupement des commerçants du Mali, en a gros sur le cœur dans cette affaire. Malamine Tounkara, ancien président de l’institution a épluché le sujet. " Je ne sais pas ce qu’on va faire alors qu’il n’y a pas de chambre de commerce (…)", s’est-il interrogé de prime abord. M. Tounkara a remis en cause le mandat de Jeamille Bittar à la tête de la CCIM. Il a développé l’argumentaire, selon lequel, cette institution n’est plus dans un mandat légal en ce sens que celui dont se prévaut son président est épuisé depuis des mois. Mieux, l’institution, aux dires de son ancien président, n’est plus que l’ombre d’elle-même avec un bureau qui ne peut plus représenter le monde des affaires dans sa configuration actuelle.
Malamine Tounkara a ensuite plaidé pour la cohésion du secteur privé dans le respect du fait majoritaire qui se trouve, selon lui, dans le camp du Groupement des commerçants maliens, une organisation syndicale créée en 1947 et qui est composée du secteur privé (industriels, commerçants, pharmaciens, acteurs du BTP, etc.)
Le président du CNPM, qui a écouté attentivement ces interventions, a répondu que toutes les doléances seront abordées sans exclusive et transmises au groupe de proposition et d’action. Cet organe créé par l’assemblée générale du CNPM en 2003 est une force de proposition et d’action qui a pour rôle de plancher sur les revendications des groupements professionnels et d’en faire la feuille de route du CNPM.
Abdrahamane Dicko



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