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2010

Mois de decembre

Les Echos du 06 decembre

 

IL FAUT LE DIRE
Hallucination
J’étais de ceux qui espéraient que la Côte d’Ivoire allait finalement projeter une image réjouissante de l’Afrique à travers une présidentielle rondement menée en cette année du cinquantenaire d’Etats du continent. J’ai presque envie dire que c’est bien fait pour ma gueule d’avoir entretenu l’illusion que le président sortant allait respecter la volonté des électeurs, s’en aller la tête haute. Comme un homme d’honneur…
Battu à plate couture par Alassane Ouattara (54,10 %, selon les résultats de la Commission électorale indépendante, la seule qui vaille aux yeux de la communauté internationale), M. Gbagbo, mauvais perdant, a usé de ruses et d’astuces avant de s’autoproclamer président avec l’onction d’un Conseil constitutionnel à sa solde. La tricherie, la brutalité, l’abus de pouvoir sautent aux yeux ; le peuple est spolié. C’est trop gros !
Ce faisant, il se prend à son propre piège et devra porter devant l’Histoire la responsabilité des violences consécutives à ce coup de force. Il avait tenté en vain de faire passer son challenger pour le bouc émissaire de la crise ivoirienne ; le monde sait maintenant qui est le vrai pyromane. Arrivé sur des cadavres, il veut rééditer cet exploit de génie malfaisant.
En s’accrochant coûte que coûte à un fauteuil qu’il a démocratiquement perdu, "l’opposant historique" a jeté ce qui lui restait de crédit et de dignité dans la lagune Ebrié à l’injonction - tenez-vous bien - de son épouse et des ultras de son camp. Ainsi, le brillant historien s’est mué en piètre boutefeu, tricheur avide de pouvoir et d’honneur. Il vient en tout cas d’ouvrir une période d’incertitudes pour la Côte d’Ivoire et pour la sous-région.
Plus que la Côte d’Ivoire et la sous-région, l’enfant de Mama est en train de braver la communauté internationale et le bon sens même. Son coup d’Etat électoral doit être traité comme tel. Il devra, en plus de l’entrave au processus démocratique, répondre des charniers de Yopougon en 2000, des assassinats de Robert Guéï, Emile Boga Doudou, Jean Hellène, Guy-André Kieffer, entre autres crimes. Depuis 2000, les cadavres jonchent son parcours. Un cas unique en Côte d’Ivoire.
Il en va de l’honneur de l’humanité parce que la Côte d’Ivoire ne mérite pas de vivre en autarcie comme l’Albanie d’Enver Hodja en ce siècle de village planétaire où un zigoto peut jouer à la brute irréductible. Laurent Gbagbo n’est ni un patriote, ni un démocrate encore moins un héritier de Félix Houphouët-Boigny, pour qui "la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement". Il est à présent le plus grand diviseur commun de notre chère Côte d’Ivoire.
Epicure, le philosophe des plaisirs, a classé le désir de commander aux autres (le pouvoir) parmi les plaisirs non naturels et non nécessaires. Alors pourquoi des hommes sortis presque du néant une fois au pouvoir se prennent pour des élus de Dieu sans lesquels ce sera le déluge ? L. G. est un cas intéressant d’étude pour les spécialistes des sciences sociales.
A. M. T.

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MODIBO SIDIBE NE PEUT PAS ETRE LE CANDIDAT DE L’ADEMA
Ne tirez pas sur Dioncounda Traoré !
Pour ma part, je tiens plus que jamais son apparition du 13 novembre 2010 pour l’une des meilleures choses qui soient arrivées en ces temps de ténèbres à l’Adéma. Avec toute l’amitié que je lui porte, je pense que Dioncounda ne doit pas paraître comme le leader de ses ambitions personnelles sachant bien qu’il a peu de cour à Titibougou.
" S’engager en politique, c’est vouloir agir pour faire triompher des valeurs, des principes qui, s’ils peuvent évoluer au fil du temps, sont constitutifs d’une identité sociale et d’un idéal politique sans cesse confrontés à la réalité quotidienne" (Jean-Pierre Brard, homme politique français). C’est précisément au nom de cet idéal que nous nous sommes adressés au peuple Adéma en vertu du principe de précaution démontrant légalement et politiquement que l’actuel Premier ministre ne peut et ne doit pas être le candidat de l’Adéma/PASJ aux présidentielles de 2012.
Bref rappel des propos de Dioncounda : "Je ne m’explique pas cette dégoûtante et déplorable campagne visant à nous faire croire que le Premier ministre est un adémiste bon teint et pur jus. Pourquoi une telle vassalité envers un tiers qui a été dix ans ministre dans différents gouvernements Adéma n’a jamais honoré de sa présence aucune de nos assises ? Certes, certains peuvent faire défection, mais ce sera grave que le peuple Adéma le fasse. Nous opposerons une résistance extraordinaire dans la légalité républicaine sans concession ni compromission. Ces vassaux ne sachant pas grand-chose de l’histoire de notre parti, c’est regrettable, mais bon, on ne peut tout savoir". "Mais pourquoi Modibo candidat Adéma ? Allons-nous avoir un pistolet sur la tempe pour le désigner ? Ce qui, je trouve, serait un choc politique considérable. Il ne sera ni à la hauteur de notre affection, ni celle de notre amitié, et ni de celle de notre soutien encore moins celle de notre chaleur et celle de notre espérance. Mais quand admettrez-vous que le grand peuple Adéma ne faillira pas même si certains s’égareront ?".
La désastreuse campagne en faveur de Modibo Sidibé est le début du délitement de l’esprit civique et politique de certains camarades qui doivent tout au Parti. En annonçant crânement que Modibo est un militant Adéma, c’est l’hallali du politique qui est sonné et nous ne pourrions en être indifférents.
Oui camarades, nous avons l’effronterie nécessaire pour ramener certains compagnons sur le droit chemin. Ceux qui veulent faire la courte échelle à Modibo et qui s’agitent à l’ombre prétextant qu’on n’a pas de leader devront s’interroger sur le sens de ce qu’ils font, sur sa finalité et sur la pertinence de leurs actions. Tout sera une question de rapport de force à l’instant T, vocifèrent-ils. Soit. Notre détermination ira crescendo et freinera leur volonté d’imposer les intérêts du plus fort "momentané".
Ces soutiens continuent de préparer leur mauvaise piquette. Ces opportunistes et froids calculateurs de tous bords, déterminant le degré de ferveur de leurs convictions aux mouvements de cils du tout puissant qui peut influer sur leur "carrière", car tout procède du maître de l’élévation sociale, ne reculeront devant aucune bassesse pour plaire. Ces cadres nous les comprenons, leur poste est devenu un lieu de la servitude et de la servilité.
Modibo n’est pas une alternative
Ils empruntent la voie dangereuse des préceptes des physiocrates qui défendent une conception censitaire du choix du candidat qui vaudrait à la fois une expérience à faire valoir et un revenu à protéger. Ils disent détenir les clefs des portes Adéma, c’est vrai, mais faute de légitimité, ils ne peuvent pas les ouvrir. Comme l’a dit l’empereur Napoléon à son courtisan Caulaincourt "de la probité, de la discrétion et de l’activité, voilà ce que je demande".
Le caractère de l’homme d’Etat consiste à savoir anticiper plutôt qu’à devoir résoudre. Nous remarquons tous que les nuages s’amoncellent sur son gouvernement miné par l’affairisme, et incapable de faire face aux préoccupations élémentaires de la majorité de nos concitoyens. Il est indécent de se dire républicain et d’étouffer toute candidature à l’interne contre soi afin d’aboutir à être l’unique candidat (à ne pas confondre avec le candidat unique) au sens propre comme au figuré.
Aussi devrons-nous prendre les devants, interrompre cette OPA et éviter que le pouvoir du peuple Adéma ne soit en réalité "qu’un pouvoir sur ce peuple". Dans ce combat nous ne devrons pas faillir camarades, car c’est une lutte pour le maintien du politique ou son anéantissement. Ces nouveaux possédants ne s’arrêteront jamais. Ils iront jusqu’aux reniements futurs.
A eux, le parti dit exactement ce que Napoléon dit à son ancien ministre des Affaires étrangères, Talleyrand : "Ceux que j’ai faits grands dignitaires ou ministres cessent d’être libres dans leurs pensées et dans leurs expressions. Ils ne peuvent être que des organes des miennes. Pour vous la trahison a déjà commencé quand vous vous permettez de douter… vous avez, toute votre vie, manqué à tous vos devoirs, vous avez trompé, trahi tout le monde et il n’y a rien dont vous ne soyez capable contre moi…"
Abdrahamane Baba Touré, Abdoulaye Barry, Bouba Sy, ces repères auxquels nous sommes habitués continueront, plaise à Dieu, de structurer notre pensée et actions politiques à travers une lignée d’idées et de combats ininterrompus depuis. Plaise à Allah, il n’y aura pas de l’eau dans le gaz Adéma en 2012 !
Oumar Sacko
(Adéma Barou)

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LE MALI FACE A LA CRISE IVOIRIENNE
Dix milliards de F CFA de stocks bloqués à Abidjan
Le Mali est frappé de plein fouet par la crise ivoirienne. La fermeture des frontières terrestres, maritimes et ariennes, décidée par Laurent Gbagbo prive notre pays de 10 milliards de F CFA de stocks de marchandises au Port d’Abidjan.
Située à 1200 km de notre pays, la Côte d’Ivoire est le deuxième corridor d’approvisionnement du Mali qui assure plus de la moitié du trafic terrestre. Des produits solides (denrées de première nécessité) et les hydrocarbures de nos opérateurs économiques transitent par le pays de Félix Houphouët-Boigny. La fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, décidée il y a une semaine par Laurent Gbagbo, ne pouvait que créer des dégâts collatéraux au Mali et l’ensemble des pays de l’Hinterland.
Le cri de cœur est venu du président du Conseil malien des chargeurs, Babalaye Daou. Celui-ci a donné l’alerte dans une déclaration télévisée le vendredi 3 décembre. "Les autorités ivoiriennes en décidant de fermer les frontières terrestres, maritimes et ariennes, privent notre pays de son deuxième corridor d’approvisionnement et d’exportation. A la date d’aujourd’hui, nous évaluons le stock de marchandises maliennes au Port d’Abidjan à environ 10 milliards, sans compter les hydrocarbures", a affirmé le président du CMC.
Il a invité par la même occasion ses collègues commerçants à redoubler d’efforts et d’imagination pour explorer d’autres voies d’acheminement de leurs produits. Il a aussi appelé les autorités à fluidifier cette opération d’acheminement de nos produits.
Le Port d’Abidjan est le port naturel du Mali. La proximité y est pour beaucoup. Mais aussi l’histoire contemporaine nous apprend qu’à l’éclatement de la Fédération du Mali en 1960, le président Modibo Kéita a obtenu de son homologue Félix Houphouët-Boigny l’utilisation du corridor ivoirien pour l’approvisionnement de notre pays et l’écoulement de ses produits d’exportation (coton, bétail).
Hausse des prix
Après la rébellion armée de 2002 qui avait coupé la Côte d’Ivoire de ses voisins du Nord, une autre crise couve. Si la solution avait été trouvée à cette époque qui avait permis de débloquer plus de 4 milliards de marchandises au Port d’Abidjan à travers d’autres corridors, l’inquiétude est grande cette fois-ci au niveau de nos opérateurs économiques.
Amadou Djigué, ancien président du CMC, qui a vécu la première crise pendant son mandant à la tête du CMC, affirme qu’ils ressentent les conséquences de la fermeture des frontières depuis 10 jours. Selon lui, 70 % des produits solides viennent du corridor ivoirien. "Des produits de consommation comme l’huile de table commence à manquer sur le marché et les conditions d’une hausse de prix sont réunies", a-t-il fait constater.
Ousmane Guittèye qui exerce dans le secteur des matériels de pêche, le froid et le Bazin dit avoir ses affaires dans ce pays depuis plus de 15 ans. Selon lui, nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire et qui y ont leurs affaires vivent gravement les conséquences de la crise. Aussi, ajoute-t-il, ce pays est la première économie de l’Uémoa et la 2e de la Cédéao après le Nigeria. "Il va sans dire que toute la sous-région s’ébranlera", a-t-il dit. Bakoré Sylla du Grand grenier du bonheur, gros importateur de riz et de denrées de première nécessité ne va pas par quatre chemins. "Les conséquences sont incalculables pour nous", juge-t-il. Ayant des amis et ses affaires auprès de la lagune Ebrié, il garde l’espoir que la crise s’estompera bientôt pour le bonheur de notre sous-région.
Les autorités politiques ivoiriennes semblent faire de leur poids économique un épouvantail de guerre. "Quand la Côte d’Ivoire tousse, l’Afrique de l’Ouest éternue", a tranché un homme politique de ce pays. La fermeture des frontières vise-t-elle à asphyxier économiquement ses voisins géographiquement enclavés ?
Abdrahamane Dicko

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CHRONIQUE D’IBA
L’Afrique, un étonnant destin
Donné perdant de l’élection présidentielle du 28 novembre par la Commission électorale indépendante, Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur avec 51 % des voix contre 49 % à la faveur de Alassane Ouattara et investi illico presto par le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire.
Le dimanche 28 novembre, au moment où les Ivoiriens se rendaient aux urnes, j’ai eu l’immense opportunité de participer au panel "pourquoi j’écris ?" dans le cadre de la 6e édition du festival Etonnants voyageurs de Bamako. Voici ma réponse : j’écris parce que j’ai une très belle plume et je suis terriblement atteint de nombrilisme. Je suis Africain, non ? Pardon, j’essaye juste de vous distraire, car j’ai la nausée aujourd’hui. Dans ces moments, il m’arrive de prendre un livre : "Désert" de Le Clezio, "l’Alchimiste" de Paulo Coelho...
La joie que ces récits me procurent, j’ai envie de la rendre en invitant mes lecteurs au voyage, à la méditation, à la sagesse, à l’amour… Sauf que je n’y arrive pas. J’ai du mal à faire rire. Mon style est grave. Mes personnages n’ont presque pas d’échappatoire. Ils ont un destin tragique.
Un destin à l’image de mon continent. Ne disais-je pas dans ma dernière chronique, en parlant de la Côte d’Ivoire : "Ensemble prions pour ce pays. Prions Allah, prions Jésus en baoulé, en dioula, en nouchi… pour que l’éléphant évite d’entrer dans le magasin de porcelaine". Pourtant, il y entra. Il a cassé les porcelaines, a brisé la vie d’innocents, a tenu des propos inacceptables, a posé des actes arbitraires et humiliants pour l’Afrique. Devant les chaînes de télévision internationales, un membre de la majorité présidentielle a empêché de manière brutale l’un des responsables de la CEI de proclamer les résultats provisoires du 2e tour de la présidentielle.
En arrachant les papiers, en les pliant, c’est le cœur de l’Afrique entière qui a été broyé. Face à cette scène invraisemblable, nos cœurs ont saigné à nouveau. Les douleurs ont refait surface : celles d’un continent fragile qui a de fausses prétentions et des airs hypocrites "nous sommes fair-play, nous accepterons les résultats des urnes". Que du bluff !
Mais moi, je ne vais pas baisser les bras. Je ne serai jamais un afro-pessimiste. Je n’en ai pas le droit sinon autant prendre le chemin de l’exil ou arrêter de vivre. En grande perdition, ma pensée se tourne vers nos lumières. Je cogite sur Joseph Ki-Zerbo, sur ses pensées "nan lara, an sara" (si l’on se couche, on est mort). Je me les approprie pour ensuite les partager avec nous à travers ma plume de number one.
Laissez-moi vous distraire un peu. J’ai la tête lourde. Dans un recoin de nom âme où le soleil brille ardemment, je me mets à rêver du futur. Je le positive et j’essaye de relativiser les maux du continent et je n’oublie pas les quelques petits progrès : le respect du choix des électeurs au Sénégal en 2000, le modèle démocratique ghanéen, la stabilité du Mali, la richesse de nos sols, la jeunesse de notre population. Demain, ça ira Inch Allah ! Nous en voyons déjà les prémices, non ? Même dans les élections, "bluffou te urne la" (l’urne ne ment pas). Les putschistes auront beau s’accrocher au pouvoir mais tôt ou tard, ils s’en iront.
Que cela se fasse sans bain de sang, sans humiliation, c’est une supplique. Certains dirigeants africains donnent l’impression d’être des dégénérés et d’aimer les fins tragiques. Ceux-là deviennent des personnages tragiques qui vont au bout de leur destin. Les sorts du général Guéï, de Mobutu… devraient édifier plus d’un et les ramener à raison gardée. Qu’en pensent nos leaders ? J’écris, car je ne les entends pas. Si nous ne montons pas en pointe, si nous ne réagissons pas, nous laissons la porte ouverte à toutes sortes de dérives.
Je vous laisse. Je vais un peu me détendre, lire Mohamed de Razil Vladir. Je suis fatigué de ces partis politiques devenus des bureaux de placement et des lieux de partage du gâteau. Je suis fatigué de ces dirigeants qui ne pensent pas aux populations. Fatigué, je le suis de ces politiciens qui n’accordent aucune valeur à la sacralité de la vie et de la dignité. Nos aînés nous lèguent une bien triste tradition.
Birama Konaré

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COMMERCIALISATION DU RIZ A L’O. N.
Le PDG peaufine une nouvelle stratégie
La nouvelle vision du PDG de l’Office du Niger pour la commercialisation du riz appelle à une meilleure organisation des producteurs en fixant des prix indicatifs et incitatifs pour les consommateurs.
Qu’il y ait abondance de production ou pas, le problème majeur auquel les producteurs sont confrontés demeure la commercialisation ou l’écoulement de leurs produits. Rares sont ceux qui parmi eux maîtrisent ce circuit. Du coup, ils peuvent se retrouver sous les bras bon an mal an avec des stocks de production invendue. L’Office du Niger qui produit pas moins de 50 % de la consommation nationale en riz ne fait pas exception à la règle. Pendant que des stocks de l’année dernière dorment sous les bras des producteurs, la nouvelle production pointe à l’horizon.
Décidé à inverser la tendance, le PDG de l’Office du Niger est descendu sur le terrain jeudi et vendredi derniers en allant à la rencontre des exploitants agricoles de Molodo, Niono, Zitenga et Dogofry à Diabaly. L’un des centres d’intérêt de cette visite de terrain de Kassoum Dénon était l’organisation cette année en zone Office du Niger du circuit de commercialisation du riz. Un pari qu’il avait gagné à l’Office riz Ségou (ORS) et qu’il veut aujourd’hui appliquer à l’Office du Niger. Globalement, l’Office du Niger table pour cette campagne sur une production de 630 000 tonnes.
Dans toutes les zones visitées, le PDG de l’Office du Niger a fait savoir qu’il est utile pour les producteurs de procéder à une évaluation de leur production afin d’en déterminer ce qui peut commercialisé. Pour sortir du circuit infernal de la mévente, il a exhorté les producteurs à mieux s’organiser et mettre le riz à des prix raisonnables à la disposition des consommateurs. Autrement dit, fixer le prix à partir du coût de production et non de faire de la surenchère, source de mévente.
Si à Zitenga à une douzaine de kilomètres de Diabaly, l’on dénombre 195 tonnes de riz invendues, à Dogofry, l’on parle de 250 tonnes de riz marchand invendues. De quoi embarrasser le PDG de l’Office du Niger. "Le constat n’est pas reluisant. Le tout n’est pas de produire. Mais il faut que le producteur parvienne à écouler son produit pour en tirer profit et il faut également que le consommateur ait accès à un prix raisonnable. C’est à cela que nous-nous attelons", a dit le PDG à Zitenga.
L’Opam à la rescousse
Sur les 630 000 tonnes que l’Office du Niger doit produire, 200 000 tonnes seront vendues à l’Office des produits agricoles du Mali (Opam). Mieux, le PDG de l’Office du Niger a fait savoir à ses interlocuteurs qu’un protocole d’accord sera signé dans ce sens d’ici la fin du mois entre l’Opam et les exploitants agricoles les délégués et la Chambre d’agriculture. Aussi Kassoum Dénon a-t-il annoncé que des magasins de l’Office du Niger seront ouverts à Bamako pour vendre le riz made in ON. Cette quantité est estimée à 1200 tonnes.
" L’Initiative riz n’est pas du bluff. Il y a du riz à Mopti, Tombouctou, Sélingué, Baguinéda, Sikasso… Si vous vendez cher, vous serez perdants. Cédez le riz à des prix raisonnables", a conseillé le PDG de l’Office du Niger aux producteurs. Pour lui, le kg du riz paddy ne doit pas dépasser 125 F CFA avant fin décembre.
Dans le même ordre d’idée, il a insisté sur la commercialisation d’autres produits comme la tomate, le gombo de l’Office du Niger et qui pourront être acheminés à Bamako. L’ouverture des magasins de l’Office à Bamako répond à une volonté du PDG de rendre l’entreprise plus visible au-delà des frontières. "Il faut que l’Office du Niger soit bien perçu à Bamako et à l’extérieur".
Le riz décortiqué disponible à ce jour à l’Office du Niger est de l’ordre de plus de 4000 tonnes. Le riz paddy est évalué à 6000 tonnes. Devant les producteurs le PDG de l’Office du Niger s’est inscrit en faux contre des informations selon lesquelles des terres ont été vendues à l’Office du Niger. "Pas un m2 de terre n’a été vendu à l’Office à qui que ce soit", s’est-il défendu.
Les producteurs des zones visitées se sont félicités de cette initiative d’organisation de la commercialisation du riz en zone Office du Niger et ont promis de s’unir autour du PDG pour toutes les initiatives en cours. Auparavant, Kassoum Dénon avait mandaté le délégué des producteurs, Abdoulaye Daou, pour une mission de sensibilisation auprès des exploitants agricoles. Avec l’arrivée annoncée de l’Opam et des opérateurs économiques en pour l’achat de riz, c’est un ouf de soulagement qui se dégage chez les producteurs qui ne demandaient pas mieux.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)


Le Cima honore Dénon
Réuni à Paris, le Conseil international des managers africains (Cima) a décidé d’honorer les meilleurs managers africains. Au rang des récipiendaires figure notre compatriote Kassoum Dénon, PDG de l’Office du Niger. Il recevra sa distinction au cours d’un évènement de l’organisation qui se tiendra du 10 au 11 décembre 2010 à Paris. Ce sera lors d’une soirée gala de la conférence annuelle du Forum économique de l’Afrique gagnante. Le leadership et la bonne gouvernance sont les thèmes de cette conférence annuelle.
Kassoum Dénon a été retenu par le Cima comme meilleur manager africain pour son leadership et les efforts qu’il déploie dans le cadre de la bonne gouvernance. Rappelons que Kassoum Dénon faisait partie des 50 personnalités nominées du Mali dans le cadre du cinquantenaire de notre pays.
M. D.

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SNIM DE NOUADHIBOU
Cinquante ans d’exploitation de minerais de fer
Entreprise intégrée à l’économie nationale, la Société nationale industrielle et minière (Snim) de Nouadhibou (Mauritanie) a derrière elle 50 ans d’exploitation de gisements de fer. Avec une capacité de 12 millions de tonnes par an, elle a contribué en 2009 pour 20 % au budget d’Etat, 40 % dans les exportations et 14 % dans le produit intérieur brut (PIB).
Sans tambour ni trompette, la République islamique de Mauritanie a célébré le 28 novembre 2010 les 50 ans de son accession à la souveraineté nationale et internationale. Au-delà des souvenirs et des points de vue sur des moments de création de Nouakchott, de son évolution et des perspectives, la presse malienne qui était du 25 au 30 novembre 2010 l’invitée du groupe pétrolier Star Oil a eu à visiter certains pans de l’économie mauritanienne. C’est le cas de la Société nationale industrielle et minière (Snim), basée à Nouadhibou à 470 km de Nouakchott.
La Snim est l’opérateur historique dans le domaine minier en Mauritanie. Elle est la seule qui évolue à ce jour dans le domaine des minerais de fer même si la société a entrepris depuis quelques années une politique de diversification de son champ d’action à travers des recherches d’or et de diamant. Avec les mines de Kédia, du Guelb et de Haouadatt, la Snim a une capacité de production annuelle de 12 millions de tonnes.
A en croire les responsables de la société, la Snim a offert sa part en 2009 dans le PIB à hauteur de 14 %, 40 % dans les exportations et 20 % dans le budget national. Se réclamant entreprise intégrée à l’économie nationale, la Snim dispose présentement de trois projets. Il s’agit du projet de construction d’usine de concentration de minerais à Guelb, d’un nouveau port minerais et d’un centre de formation professionnel à Zouerate. Le tout générera un millier d’emplois. En 2014, la Snim espère franchir la barre des 18 millions de tonnes.
Détenue à 70 % par l’Etat mauritanien et le reste par des arabes, la Snim dit avoir des indices perceptibles pour la recherche de l’or et du diamant à Amsaga à 300 km au nord de la capitale Nouakchott. Les autorités de la Snim se disent disposées à recevoir ou envoyer des équipes au Mali. "Le cadre de coopération existe entre le Mali et la Mauritanie", affirme-t-on à Nouadhibou. Pour atténuer les effets de la société sur les personnes et l’environnement, la société a dégagé 8 millions de dollars.
Les produits de la Snim sont principalement destinés au marché européen et depuis deux ans la société s’est ouverte aux marchés de la Chine, de la France, de l’Italie et de l’Espagne. Ses produits sont transportés par voie ferroviaire jusqu’au port. C’est à partir de là que les produits marchands sont chargés dans les navires à destination des clients. Avec les réserves importantes prouvées et la pénétration du marché asiatique, l’on peut dire que la Snim a de belles perspectives devant elle.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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BOULEVARD DE L’INDEPENDANCE
Notre Histoire en photos
Le président de la République, Amadou Toumani Touré a procédé le vendredi 3 décembre sur le Boulevard de l’Indépendance à l’inauguration de l’exposition-photos : "Mali 1960-2010 : Notre histoire".
Initiée par le ministère de la Communication et des Nouvelles technologies à travers l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), l’exposition-photos sur l’Histoire du Mali restera sur le boulevard de l’Indépendance, à équidistance de la Bourse du travail et de la station Total, jusqu’au dimanche 12 décembre.
L’exposition-photos "Mali 1960-2010 : Notre histoire" est ouverte au public depuis le vendredi dernier. Elle se situe dans le sillage de la publication, par l’Amap, d’un ouvrage de référence sur notre demi-siècle d’indépendance. Ainsi, un millier de photographies, intégralement tirées des archives de l’Agence, invitent à un instructif voyage dans le temps.
L’exposition-photos affiche les images des événements qui ont marqué ce demi-siècle souverain de notre pays : l’indépendance, l’avènement du franc malien et la révolution active pour la première République, le coup d’Etat militaire de novembre 1968 et la création du parti unique UDPM, la révolution populaire du 26 mars 1991, la Transition, la IIIe République, l’alternance jusqu’au cinquantenaire. Des photos rendent également hommage aux hommes et aux femmes connus ou non, qui ont édifié le pays.
Au vernissage de l’expo, le président de la République s’est dit très impressionné. "Ce qui m’a encore plus impressionné, c’est le courage de ceux qui ont eu à faire sortir les images de tous les événements qui ont marqué notre pays", a ajouté le chef de l’Etat.
Selon le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, les photos partagent le même esprit qui consiste à sauvegarder la mémoire, à aider les jeunes générations à se l’approprier et à savoir qui ils sont pour mieux aller de l’avant.
L’exposition-photos de l’Amap a été organisée dans le cadre du cinquantenaire de notre pays. Elle est ouverte sur le Boulevard de l’indépendance au public gratuitement 24 h sur 24. Elle partira ensuite à Sikasso pour y être présentée dans le cadre de la Biennale artistique et culturelle. Le ministère de la Communication et des Nouvelles technologies et l’Amap comptent transporter en 2011 l’exposition dans toutes les capitales régionales un calendrier.
Sidiki Doumbia


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