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2010

Mois de decembre

Les Echos du 03 decembre

 

3e MANDAT
Quand ATT entretient le flou artistique
Notre président aurait-il des intentions inavouées ? En tout cas, son interview à la presse mauritanienne a juste contribué à rendre flou ses intentions après juin 2011.
Normalement, la Constitution malienne est claire : le président n’est rééligible qu’une seule fois. Mais, une question est récurrente : que va faire ATT ? Elle n’a jamais été tranchée, et l’intéressé, tantôt, affirme son intention de partir, tantôt, de suivre la volonté du peuple.
En la matière, il a deux choix : être ATT de la Transition ou Tandja du Niger, c'est-à-dire respecter la Constitution, sortir par la grande porte, avec les honneurs et la respectabilité du peuple et de l’opinion internationale ou suivre la sirène des opportunistes qui vont faire en sorte qu’il y ait des "motions de soutien" de Diapaga et de Fongolibie ; de Sokoura et de Manina, et ensuite dire que "sur insistance" du peuple, le président doit violer la Constitution. Seulement à l’heure du bilan, il sera seul comptable, seul à répondre de ses faits et des actes.
Il n’y aura personne pour aller au charbon à sa place. ATT devrait d’ailleurs en savoir quelque chose : quand il y a eu l’affaire de "bè b’i ba bolo", quand il y a eu "ATTcratie", quand il y a eu la crise du code, pour ne citer que ces trois. Tous ceux qui semblent ne jurer que par lui se sont terrés. Il a été seul face à l’opinion, seul à ramasser tous les coups. Du jamais vu : un président en fonction pour qui aucun de ses "lieutenants" ne veut se mouiller, ou servir de fusible…
De l’autre côté, ATT avait dit qu’il ne créera pas de parti, qu’il restera à équidistance des partis politiques qui l’ont soutenu, souvent au prix de leur cohésion interne. Il a lancé le PDES, et aujourd’hui, on ne sait plus quand il est en train de parler de "PDES, son programme de gouvernement", ou de "PDES son parti politique", tant l’un est cité pour l’autre, l’un prend les acquis de l’autre… C’est dire que des déclarations de bonne foi ne mobilisent plus les foules, ne rassurent plus tant que à côté des actes, des comportements jurent avec les propos et rien, dans les faits, n’oblige à prendre pour de l’argent comptant ce qui est professé du bout des lèvres.
Dans son interview donc, au moment où l’on pensait tranchée pour de bon la question de troisième mandat, notre président bien aimé revient pour dire qu’il va suivre la volonté du peuple ! La Constitution de 1992, limitant le mandat présidentiel n’est-elle plus une volonté du peuple ? Quel est ce peuple qui va demander à un président de se parjurer ? Quel est ce chef d’Etat, normalement garant de la Constitution, qui peut se laisser aller "à la volonté populaire" ?
La stratégie de l’hyène
Pis, certains se battent pour une "harmonisation" des mandats. Le hic, c’est que cette tentative "d’harmonisation", ils veulent le faire dans le mauvais sens. En effet, alors que le mandat du président et du Parlement s’achèvent, au lieu d’écourter pour les maires, ils veulent rallonger pour les deux autres !
Selon certaines indiscrétions, une stratégie mise en place, avec le PDES va donc consister dans un premier temps à susciter ces motions de soutien de localités reculées. Le PDES venant en renfort, faisant véhiculer l’idée que "le PDES est le parti d’ATT", comme Hamadaou Sylla l’a fait à Banamba, comme d’autres députés l’ont déjà fait dans d’autres localités.
Les députés qui ont également été entrepris constituent des éléments clef de ce puzzle qui se met en place avec pour finalité, une vraie volonté de tripatouiller nos textes. Sinon, normalement, le débat aurait dû être clos avec tout ce que le général a dit sur sa volonté de s’en tenir aux limites fixées par la Constitution. Mais, dès lors que le PDES, parti mis en place par lui et pour lui se mêle de la danse, il fera difficilement la preuve de sa neutralité, sans s’exprimer publiquement et fortement, sans se désolidariser en faisant arrêter les manœuvres.
Dans tous les cas, ATT, à l’heure du bilan, est seul comptable. C’est pour lui et pour lui seul que, en 2007, à majorité (au fait on était combien à lui accorder nos suffrages ? Je connais juste pour moi), le peuple malien lui a accordé sa confiance pour être le garant des institutions.
Il doit comprendre et se soustraire des appels de sirènes. Il doit également savoir que ce qu’il n’a pas pu faire en 10 ans, ce n’est pas en deux ans "d’harmonisation" qu’il pourrait le faire. L’Etat est une continuité, un flambeau que l’on se passe, avec les acquis, les projets, les casseroles et les placards fermés. Et il y en a qui ne s’ouvrent pas.
Alexis Kalambry

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CELEBRATION DU CINQUANTENAIRE
L’impossibilité d’un bilan financier exhaustif
Beaucoup de paramètres font que la traçabilité des fonds destinés au financement des activités du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali est sujette à caution. Le président de la Commission d’organisation, Oumar Hamadoun Dicko, a beau jurer la main sur le cœur que les Maliens seront informés de l’utilisation des fonds mis à sa disposition, les zones d’ombres persistent.
Le Mali continue de célébrer avec magnificence le cinquantenaire de son indépendance. La Commission nationale d’organisation de cet anniversaire a eu de gros sous à sa disposition. Sur le budget consacré à la célébration, beaucoup de chiffres ont été avancés à travers le pays, avec souvent un lot de contestations émanant de citoyens médusés.
Mais, selon le président de la Commission nationale d’organisation du Cinquantenaire, Oumar Hamadoun Dicko, "le budget total du Cinquantenaire est de l’ordre de 6 milliards de F CFA. Le budget d’investissement fait plus de 4 milliards et celui de la commission fait 226 millions de F CFA".
Le Cinquantenaire a certainement été marqué par la réalisation de certains projets dont l’inauguration a donné lieu à du "m’as-tu-vu". Des commis de l’Etat, qui ont inventé et baptisé toutes sortes de projets "œuvres du Cinquantenaire" n’ont pas ménagé leurs peines pour séduire le manitou national, ATT. Chaque fois que le chef de l’Etat était invité à inaugurer une réalisation, les observateurs remarquaient que le coût du projet était relégué au second plan, pour, dirait-on, ne pas susciter la colère des Maliens. Parce que parfois les montants annoncés vont au-delà de l’entendement du citoyen lambda.
Un Malien résidant aux Etats-Unis nous a confié à son retour des vacances au pays que "c’est vraiment aberrant de constater que pour des jeux de lumière et des feux d’artifice, certains responsables se jouent de la conscience nationale en parlant des centaines de millions de nos francs".
Les comptes des projets rendus publics officieusement ne sont pas les seuls à donner froid dans le dos. Les sommes allouées pour l’organisation d’activités dans le cadre du Cinquantenaire peuvent donner lieu à des questionnements. Oumar Hamadoun Dicko note avec satisfaction que "je reçois par jour entre 30 et 40 demandes d’activités à sponsoriser et à accompagner". Selon des témoignages, toutes les activités sponsorisées par la Commission nationale du Cinquantenaire n’ont pas eu lieu, du moins comme prévues, certaines phases ayant été supprimées.
Connivence des autorités ?
Alors qu’au moment du décaissement, les activités sont prises en compte dans leur plénitude. Une situation qui alimente les suspicions autour de la gestion du budget dévolu à la célébration. Surtout qu’il y a eu déjà des dénonciations de représentants de certaines localités de l’intérieur qui se sont senties superbement ignorées dans le financement des activités.
A en croire un participant à une réunion sur la célébration du Cinquantenaire qui a réuni au siège de l’Agence nationale des collectivités territoriales (Anict) des délégations de plusieurs zones de l’intérieur, la commission, les autorités nationales et des partenaires techniques et financiers, un mandant d’une commune de l’intérieur du pays s’était publiquement offusqués de la mise à l’écart de sa localité à propos de la distribution d’un certain fonds mis à la disposition de la Commission du Cinquantenaire.
Ebahis, certains partenaires à qui l’on demandait leur contribution pour la célébration auraient exigé des explications sur la provenance de ces sous, mais difficile d’aller loin face à des subterfuges.
Il faut toutefois reconnaître que les autorités nationales n’ont pas aidé à mieux cadrer les activités de la Commission du Cinquantenaire et partant à donner plus de lisibilité aux dépenses par elle faites. Comment peut-on investir une commission sans lui signifier la date de la fin de sa mission ? Oumar Hamadoun Dicko affirme que "nous n’avons pas de fin officielle de mandat".
Si les autorités n’ont pas officiellement indiqué la fin de la mission de la Commission, comment pourrait-on s’attendre à un bilan financier définitif et crédible ? Devrons-nous espérer que le reliquat du budget pour la célébration du Cinquantenaire, s’il y en avait et si les autorités annonçaient la fin des travaux de la Commission, sera reversé dans les caisses du Trésor public ?
Comme méthode préventive, l’ancien ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine persiste et signe : "Dans ce pays, c’est la suspicion constante. Avant de dire qu’on a bouffé les sous, nous-mêmes, nous allons clarifier les états financiers". En tout cas, Victor Hugo soutient que l’avenir est un "fantôme aux mains vides qui promet tout et qui n’a rien". A méditer.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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REVENDICATIONS SYNDICALES
Le Syntade déterminé à aller en grève
Le Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat (Syntade) entre en négociation avec le gouvernement aujourd’hui. Mais il se dit déterminé à aller en grève les mardi 7 et mercredi 8 décembre s’il n’a pas satisfaction avant lundi.
Le Syntade était face à la presse le jeudi 2 décembre à la Bourse du travail pour faire le point de ses négociations avec le gouvernement. Siaka Diakité, le secrétaire général du Syntade, a fait savoir que le syndicat entre en négociation avec le gouvernement ce vendredi.
" Le préavis a été déposé le lundi 15 novembre. Le mardi, la commission de négociation a été convoquée. Elle a dit qu’elle a compris l’ensemble de nos revendications. Nous sommes convoqués demain (Ndlr : aujourd’hui). On va aller. S’il ne nous donne pas satisfaction, on ira en grève", a averti M. Diakité.
Les revendications du Syntade tournent autour de 5 points : l’abrogation des décisions de mutations des syndicalistes de la police nationale, la levée des obstacles en matière de contrôle rigoureux des prix et de la qualité des produits destinés à la consommation, la mise en œuvre des protocoles d’accord signés entre les sections syndicales du Syntade et les ministères des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, de la Défense et des Anciens combattants, de l’Economie et des Finances et du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées.
Siaka Diakité a expliqué que selon les règlements, les syndicalistes, avant la fin de leur mandat, ne peuvent être mutés qu’avec leur consentement. Or, à l’en croire, le gouvernement continue de tourner le syndicat en bourrique pour la mise en œuvre des protocoles d’accord signés depuis un an.
" Pourquoi signer des protocoles et ne pas les mettre en œuvre ?", s’est-il interrogé. Et de réaffirmer qu’ils sont déterminés à faire aboutir l’ensemble de leurs revendications.
" L’Etat a les moyens de satisfaire l’ensemble de nos revendications. Il veut simplement voir si nous sommes au sérieux. Si on ne satisfait pas nos revendications avant lundi on va observer la grève et l’on déposera un autre préavis de grève de 72 h".
Siaka Diakité a ensuite expliqué que le Syntade n’est pas divisé. A ses dires, la section syndicale de la police nationale, dirigée par Siméon Kéita, ne fait pas partie de la famille du Syntade. " Ils ont dit qu’ils se désolidarisent de la grève du Syntade alors qu’ils ne sont pas une section du Syntade. La grève du Syntade ne les concerne pas. Ils se désolidarisent de quoi ?", s’est interrogé le secrétaire général du Syntade.
Sidiki Doumbia

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REUNION DU COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE DE LA BCEAO
La croissance économique à 4,2% en 2011
A l’issue de sa réunion du 1er décembre 2010, le Comité de politique monétaire de la Bcéao a fait l’examen de la situation économique. Les conclusions ont été rendues publiques hier, par visioconférence dans les 8 pays membres de la Banque centrale, par son président statutaire, le gouverneur de la Bcéao, Philippe Henri Dacoury-Tabley.
Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) joue un rôle d’aiguilleur de l’économie des Etats membres de l’Union monétaire économique de l’Afrique de l’Ouest (Uémoa) pour laquelle il formule des recommandations après constat de l’environnement économique, financier et monétaire. Il se réunit le dernier mercredi du trimestre.
Au cours de sa session ordinaire de mercredi 1er décembre au siège de la Bcéao à Dakar, le CPM a noté une réduction relative du taux d’inflation dans l’Union à 1,3 % en fin septembre 2010 contre 1,7 % en juin 2010. Cette maîtrise inflationniste serait due à des anticipations de hausse de la production vivrière au titre de la campagne en cours à cause d’une bonne pluviométrie dans la plupart des pays de l’Uémoa.
Le Comité a constaté une baisse de l’activité industrielle au 3e trimestre 2010. La situation serait imputable à la contre-performance des industries extractives et au repli de production des industries manufacturières. Le secteur agricole a réalisé un progrès de 5,8 % de la production vivrière.
Les "aiguilleurs" de l’économie de notre espace ont constaté une hausse des taux débiteurs des banques dans un environnement de raffermissement des taux sur le marché malgré une liquidité bancaire abondante.
La croissance économique est située à 3,9 % en 2010 contre 0,3 % en 2009. La croissance serait de 4,2 % en 2011 avec l’augmentation de la production agricole, la poursuite de l’exécution des programmes d’investissements publics dans les infrastructures et le regain d’activité au niveau des industries extractives.
Le taux d’inflation devrait connaître une fluctuation en 2011 dans une fourchette de 0,9 % et 2,9 %. L’inflation est projetée dans une fourchette de 2,2 % à fin décembre 2012. Les taux directeurs restent inchangés. Le taux minimum de soumission aux opérations "d’openmarket" et le taux de la pension restent respectivement fixés à 3,25 % et 4,25 %.
Dans le but d’harmoniser les coefficients de réserves obligatoires applicables aux banques des Etats membres, le CPM a uniformisé lesdits coefficients à un niveau unique de 7,0 % pour l’ensemble des pays à compter du 16 décembre 2010.
Dans la séance de questions réponse par visioconférence, le gouverneur de la Bcéao et président statutaire du CPM, Philippe-Henri Dacoury-Tabley, a fait savoir que l’inflation est modérée. Mais il a indiqué que les banques continuent de prélever des taux importants sur les clients malgré la baisse des taux directeurs dans l’Uémoa depuis juin 2009. "C’est un souci pour nous et nous avons engagé des discussions avec les banques", a-t-il reconnu.
La lutte contre la pauvreté signifie, selon le gouverneur de la Bcéao, d’aller au bout des politiques structurelles. Il s’est montré confiant quant à l’avenir du F CFA dans un contexte de crise internationale. Selon lui, l’euro auquel la monnaie sous-régionale est liée se porte bien.
Abdrahamane Dicko

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GESTION FONCIERE A BAMAKO
Oumar Mariko dénonce une gestion mafieuse
Face au ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales jeudi à l’hémicycle, le député Oumar Mariko n’a pas mâché ses mots sur la gestion foncière dans le district de Bamako. L’honorable député du groupe parlementaire Parena-Sadi, élu à Kolondiéba, a réclamé du MATCL une enquête sur la gestion foncière dans le district et des sanctions contre les spéculateurs.
La gestion du foncier dans le district de Bamako était en débats jeudi à l’Assemblée nationale suite à une question orale que l’honorable Oumar Mariko a adressée au ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locale, le général Kafougouna Koné.
Si, selon le ministre la terre appartient à l’Etat, son département a eu plusieurs rencontres et donné les instructions nécessaires aux maires, préfets, sous-préfets pour une gestion rigoureuse du foncier respectant la légalité, le député Oumar Mariko estime que l’Etat, à travers le MATCL, ses décisions judiciaires, a failli à sa mission de recasement des populations déguerpies ou spoliées de leur terre.
Oumar Mariko dénonce une attitude de maires qui consiste, à ses dires, de déguerpir des populations avec l’appui de la police pour récupérer des terrains. "Quand les habitants n’ont que des titres provisoires, les autorités communales en profitent pour faire de faux titres fonciers et s’attribuent ainsi pour eux, leurs amis et clients les nouvelles parcelles", a révélé le député, qui a sollicité du MATCL de diligenter une enquête sur les différents recasements des populations en particulier et sur la gestion du foncier en général dans le district de Bamako.
Le député ne comprend pas pourquoi le MATCL n’arrive pas à obliger les communes à respecter les procédures et appliquer les décisions de justice. A ce niveau, le député craint que l’ultime recours des personnes victimes de spéculation foncière et dont justice leur a été refusée, ne prennent la rue.
De son côté, Mme Mariam Flantié Diallo, ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, a donné d’amples informations sur la couverture télévisuelle du pays. Répondant à son interpellateur, Fily Kéita, Mme le ministre a souligné le passage au tout numérique en 2015, ce qui pourrait résorber de nombreuses difficultés que la télé et la radio rencontrent de nos jours pour assurer une bonne couverture du territoire en son et en images.
Denis Koné

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PREVENTION DU SIDA EN MILIEU SCOLAIRE
Les efforts louables et non reconnus du Snec
Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre le Sida, célébrée le jeudi 2 décembre 2010, le Syndicat national pour l’éducation et la culture (Snec) a organisé un point de presse hier à la Bourse du Travail pour faire le bilan de son programme Education pour tous (EPT) et VIH/Sida durant la période 2002-2010.
Les conférenciers Maouloud Ben Katra et Famoro Kéita tous membres du comité de pilotage dudit programme ont donné des explications sur les différentes activités menées dans le cadre de la prévention du Sida en milieu scolaire et les efforts du Snec dans le sens de l’atteinte des objectifs de l’EPT.
En effet, le Snec et son partenaire, International Education, ont exécuté un programme de formation et de sensibilisation des enseignants sur le VIH/Sida dans toutes les régions du Mali.
Ainsi, Maouloud Ben Katra a noté que du lancement du programme, en 2003, à nos jours, plus de 10 000 enseignants ont été sensibilisés et 4000 autres formés. "Chaque enseignant formé dispose d’un document didactique pour l’aider dans son programme de sensibilisation et d’éducation sur le VIH/Sida", a-t-il expliqué.
Le programme de prévention du Sida en milieu scolaire tire vers sa fin, ce qui l’amène à dire que les résultats issus doivent être pris en compte par les autorités. Les conférenciers ont révélé que le travail énorme abattu dans le cadre du programme n’est jusque-là pas pris en compte par le Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS) avec qui le Snec n’a aucun rapport de collaboration.
" Quand nous avons publié notre étude sur le taux de prévalence des enseignants, le HCNLS a pris contact aves nous pour une éventuelle collaboration sur ce volet, mais depuis lors plus rien".
Convaincu qu’on ne peut jamais atteindre les objectifs de l’EPT avec les enseignants malades du VIH/Sida ou d’autres maladies, Famoro Kéita a indiqué qu’à l’état actuel des choses, l’atteinte de cet objectif d’ici 2015 au Mali relève de l’utopie.
Pour lui, le Mali a du chemin à faire dans la prise en charge de la petite enfance, la parité garçon/fille, l’alphabétisation de l’adulte, qui constituent, entre autres, les objectifs de l’EPT.
Cependant, il reconnaît que par rapport à la sous-région, le Mali peut se féliciter des résultats déjà obtenus. Le conférencier a noté que l’état des lieux de la situation des infrastructures scolaires montre la situation de dégradation avancée de celle-ci.
Amadou Waïgalo

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CHAMPIONNAT CADETS ET JUNIORS
Le Djoliba et l’Usfas sacrés
Rouges et Militaires ont été sacrés champions du cinquantenaire face respectivement au Stade malien de Bamako et au CSK.
Les juniors de l’Usfas ont montré la voie à suivre à leurs aînés, en s’imposant par le minimum (1-0) face au CSK, mercredi dernier au stade Modibo Kéita. L’unique but de la rencontre a été inscrit par Sékou Yaya Diallo (34e).
Auparavant, les cadets du Djoliba avaient remporté le titre suprême face au Stade, étrillé 7-0 dont un quadruplé de l’international cadet Samba Diallo. Le Djoliba et l’Usfas remportent le titre de champions du Mali du cinquantenaire 2009-2010, organisé par la Ligue de football de Bamako. Les finales étaient présidées par Kassoum Coulibaly "Yambox" et Sidi Lamine Traoré, respectivement représentant de Capitole Transit et de Mali-Line, parrains de la compétition.
Sarr

 

CHAMPIONNAT NATIONAL
Un arrêt qui dérange !
La Fédération malienne de football a informé le public sportif que la troisième journée du championnat national, prévue ce week-end sur les stades du pays, est reportée à une date ultérieure.
" Nous avons reçu des explications de Malifoot pour ce cas, mais il est clair que l’absence des équipes nationales cadettes ou juniors n’entraînent nullement l’arrêt du championnat. Ce qui veut dire que lors des phases finales des Can, le championnat subira également un arrêt", renseigne très remonté un dirigeant de club.
La raison principale de ce décalage du programme est due à la participation de l’équipe nationale junior au tournoi du cinquantenaire qui se déroule au Burkina (du 1er au 10 décembre).
" Le pays frère du Burkina a émis son souhait de voir une équipe malienne participer à ce tournoi, dans l’esprit des liens multiséculaires qui existent entre nos deux pays", indique le communiqué de Malifoot. Il note que : "la Fédération malienne de football, en accord avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, a décidé de répondre favorablement à cette invitation".
Ceci est d’autant plus incompréhensible que dans ce tournoi du cinquantenaire du Burkina, annoncé en grande pompe sur les ondes de la presse internationale dont RFI, le nom du Mali ne figurait nulle part. Seulement voilà : la défection de certains pays dont le Congo invités au départ, a amené les organisateurs à songer au Mali au grand dam de son public et ses clubs qui ne méritent pas un tel report.
Nous y reviendrons
B. D. S.

BREVES
Inter-ligue : coup d’envoi dimanche
Le Grand Prix inter-ligue Bamako-Ségou, qui marque l’ouverture de la saison hippique 2010-2011 sera couru dimanche prochain au champ hippique de Bamako. L'honneur reviendra aux meilleurs chevaux dans 3 courses des ligues de Bamako et de Ségou de disputer la 2e édition de ce Grand prix, placé sous la présidence du maire de Ségou, Ousmane Simaga. La manifestation sera assurée par la troupe folklorique de Sikasso et des combats de lutte.
Basket : les Supers coupes
La Fédération malienne de basket-ball et son sponsor officiel, Orange-Mali, organisent demain au Pavillon du stade Modibo Kéita, les Supers coupes de la discipline. La compétition qui marque le début de la saison de la balle au panier, mettra aux prises chez les dames le Djoliba à l’AS Police et en messieurs l’AS Real au Stade malien.
Maison des jeunes : avec Kene fle streetball
Une association qui organise depuis hier à la Maison des jeunes de Bamako, la 2e édition d’un tournoi de 3 contre 3 aux rythmes hip-hop, qui réunit amateurs et professionnels motivés par les mêmes ambitions : offrir un jeu physique, technique et spectaculaire, avec un plateau masculin et féminin de très haut niveau. Pour la demi-finale, Bamako devrait affronter Kayes et le vainqueur recevra la prime de 250 000 F CFA au cours de la soirée traditionnelle du samedi. "C’est dans ce genre de tournoi que notre compatriote Amara Sy fut champion du monde de 1 contre 1", explique le président de l’association Kene-Fle, Seydou Dembélé.

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