Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de decembre

Les Echos du 1er decembre

 

RENVOI AU 11 DECEMBRE DU PROCES AMADOU DJICORONI
Les avocats de la défense dénoncent « un déni de justice »
Les avocats de la défense constitués dans le procès qui oppose Amadou Djicoroni et des héritiers de Dr. Faran Samaké s’insurgent contre le refus du parquet de faire appel aux témoins et annoncent qu’on pourrait s’acheminer vers un déni de justice.
Après l’audience de consignation du 2 novembre 2010 au cours de laquelle le président du tribunal de la commune III a fixé la caution devrant être payée par la partie civile, les débats devraient avoir lieu hier mardi 30 novembre 2010.
Mais, cette audience n’a finalement pu se tenir. La raison évoquée par le Parquet est que des témoins n’ont pas répondu à l’appel. Sinon, c’est au cours de l’audience d’hier qui a mobilisé une foule massive que les questions de fond posées à la défense par la partie civile devant le tribunal correctionnel devraient être débattues.
Les avocats de la défense dénoncent une volonté manifeste d’étouffer le procès, qui semble prendre des allures politiques.
A sa sortie de la salle d’audience, Me Mohamed Ali Bathily un des 16 membres du collectif des avocats d’Amadou Djicoroni a fustigé l’attitude suspecte du parquet qui n’augure pas, croit-il, le bon déroulement du procès.
Il a rappelé que lors de la dernière audience (2 novembre 2010) son collectif a produit, conformément à la loi, une liste de témoins, dont l’ancien chef de l’Etat le général Moussa Traoré qui devrait intervenir à la barre. Une fois cette liste transmise au procureur, c’est lui qui est habilité à prendre des dispositions pour convoquer les témoins à prendre part à l’audience.
Me Bathily a noté que le parquet a disposé d’un délai de 15 jours pour convoquer tous les témoins.
« Le parquet n’a rien fait et ce qui est encore triste, la défense est venue plusieurs fois vers le parquet pour attirer son attention sur le délai des convocations et demander de citer le nom des témoins », a dénoncé l’avocat de la défense. Pis, la défense n’en revient pas, car le parquet a attendu l’audience d’hier pour indiquer que c’est à la partie civile de convoquer les témoins.
Pour les avocats d’Amadou Djicoroni la réaction du parquet n’est ni plus ni moins qu’un refus d’exercer l’action publique. « L’action publique appartient sans partage au parquet, c’est ce que la loi dit », a expliqué Me Mohamed Ali Bathily qui avoue n’avoir jamais vu dans un procès que le ministère refuse d’assumer son rôle de garant de l’action publique qui relève de la compétence du procureur, dont c’est la mission de poursuivre cette l’action.
En entendant le 11 décembre, le parquet entend s’exécuter pour faire appel aux témoins.
D’ores et déjà, le collectif d’avocats d’Amadou Djicoroni a averti qu’il ne faut pas que le 11 décembre 2010, date de reprise du procès, qu’il ne dise encore que le délai du jugement est forclos. La défense estime que c’est elle qui est poursuivie et c’est elle qui risque la prison, donc exige à ce que le procès ait lieu au grand bonheur des Maliens qui accordent une attention à ce jugement.
Au cas où le parquet refuse d’appeler les témoins, Me Bathily explique que « nous serons alors face à un déni de justice » qui est puni par la loi.
De l’autre côté, les avocats de la partie civile n’ont pas voulu s’exprimer sur la décision du parquet de renvoyer l’audience au 11 décembre. Ils promettent de se prononcer à l’issue des débats qui auront lieu ce jour.
Il faut rappeler que le procès intenté contre Amadou Djicoroni intervient suite à une plainte des enfants de Dr. Faran Samaké qui accusent Amadou Djicoroni de délit diffamatoire. Ce dernier avait soutenu au cours d’un point de presse la thèse de l’assassinat de l’ancien président de la République, Modibo Keita par injection sur une ordonnance de Dr. Faran Samaké psychiatre et médecin traitant du père de l’indépendance du Mali.
Amadou Waïgalo


Moussa veut témoigner
Certains témoins, à l’image du Capitaine Soungalo Samaké auteur du livre « Ma vie de soldat », qui relatait les conditions dans lesquelles Modibo est décédé au camp Para de Djicoroni lorsqu’il était le commandant, ont répondu présents. Dans les coulisses du tribunal, des indiscrétions laissaient entendre que même l’ancien dictateur, le général président Moussa Traoré est prêt à se blanchir dans l’affaire de la mort suspecte de Modibo Keita.
Falsification de l’histoire
Des hommes politiques, dont l’honorable Oumar Mariko du parti Sadi suivent de très près le procès. A l’issue de l’audience d’hier, il a confirmé que l’histoire finit toujours par rattraper le temps. Pour lui, le peuple malien pourrait être finalement édifié sur les circonstances de la mort du père de l’indépendance du Mali. Il a noté qu’il y a des balbutiements dans le déroulement du procès. Oumar Mariko a dénoncé une falsification de l’histoire. « Vous avez vu que les falsificateurs sont allés effacer la photo de Cabral sur la pyramide du souvenir, parce qu’ils voulaient effacer la tête d’Oumar Mariko », dénonce le président de Sadi. Il a affirmé que le livre du Cinquantenaire est le témoignage palpable de la tentative de falsifier l’histoire du Mali.
Tout en regrettant qu’il ne figure nulle part dans le livre du cinquantenaire, l’ancien leader du mouvement estudiantin ajoute que ceux qui se réclament aujourd’hui acteurs de mars 1991 « étaient tous à mes pieds, ils voulaient tous être avec moi ». Il a promis qu’il ne sera plus humble avec des responsables qui falsifient aujourd’hui notre histoire.
A. W.

Acceuil


GREVE DU SYNTADE
La police se désolidarise
La section syndicale de la police nationale, la branche qui se dit légaliste dit ne pas être concernée par la grève de 48 heures du Syntade prévue du 6 au 8 décembre 2010. Son secrétaire général, Siméon Kéita l’a fait savoir hier mardi au cours d’une conférence de presse.
Selon le secrétaire général de la section syndicale de la police, les fonctionnaires de la police sont confrontés à plus de difficultés que l’annulation des décisions de mutations au sein de la police. Aux dires de M. Kéita, la police n’est pas assistée par le Syntade depuis 2002 alors qu’ils y sont affiliés. Il en veut pour preuve, le saccage par des vandales des commissariats de Kita, des 7e et 10e arrondissements ainsi que du poste de Faladié. Le Syntade, à ses dires, n’a pas levé le petit doigt.
Nous y reviendrons
Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


CONTRE LE SIDA
La campagne 2010 lancée
" L'accès à la prévention et à la prise en charge du VIH/Sida, un droit et un devoir pour tous" est le thème de la campagne de sensibilisation et de lutte contre la pandémie. L’information a été donnée hier au cours d’un point de presse par le Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le VIH en présence du représentant de l’Onusida et du directeur de la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida du ministère de la Santé.
Le Mali a institué le mois de décembre comme le Mois national de lutte contre le Sida. Les activités sont célébrées sur toute l’étendue du territoire national au cours desquelles des actions d’information, de sensibilisation, d’éducation et de prise en charge sociale et médicale sont menées un peu partout.
Aux dires de Dr. Youssouf Diallo du HCNLS, le mois national de lutte contre le sida est divisé en quatre semaines d’activités qui portent sur l’engagement du leadership pour la promotion des droits humains, la gouvernance, la prévention et le traitement et droits et devoirs des personnes vivant avec le VIH.
L’objectif, selon les conférenciers, est de contribuer à l’accélération de l’accès universel à la prévention du VIH, aux traitements, aux soins apportés aux PVVIH dans notre pays. Il s’agit aussi de renforcer l’engagement et le leadership des autorités politiques nationales, régionales, locales, des communautés, des individus et les partenaires au développement pour l’accès universel à la santé et le respect des droits de l’Homme. Aussi, célébrer la réponse nationale au sida dans le contexte du cinquantenaire.
Défis à relever
Selon le Secrétaire exécutif du HCNLS, Malick Sène, face aux acquis, son institution a d’énormes défis à relever. Ces défis sont essentiellement liés au renforcement du cadre institutionnel, l’extension de l’offre de services par l’intensification du dépistage, la décentralisation, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et la mobilisation de ressources financières sûres et pérennes, surtout au niveau interne à moyen et long terme.
Pour le Secrétaire exécutif du HCNLS, au niveau impact, le pays a obtenu une diminution de la prévalence qui est passée de 2001 à 2006 de 1,7 % à 1,3 % « alors qu’au HCNLS on compte voir le taux de prévalence descendre en dessous de la barre de 1 % ».
Cette année, selon Youssouf Diallo du HCNLS, le système des Nations unies (OMS et Onusida) dans le cadre du suivi de la Déclaration de l’Ungass a mis l’accent sur l’achèvement des résultats de la couverture universelle des soins pour le VIH/Sida.
Le Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le sida, Malick Sène, a tenu à prévenir que le Sida est une maladie de souveraineté et qu’il faut se placer dans une logique de gestion de longue durée « si nous ne voulons pas que cette pandémie affecte notre développement ».
Idrissa Sako

[haut]

Acceuil


LANCEMENT DU NOUVEAU TESTAMENT D’ETUDE
Une Bible pour étude
Pour permettre à la communauté chrétienne malienne de mieux comprendre la Bible et d’en faire facilement l’exégèse, l’Alliance biblique au Mali a décidé de lancer une version de la Bible annotée. Ce travail fut confié au Dr. Youssouf Dembélé en 2005.
La cérémonie de lancement de la Bible d’étude a eu lieu le samedi 27 novembre en présence des responsables des Eglises du Mali et de l’Alliance biblique universelle.
Pour Maxime Bakiono, coordinateur des programmes pour la région Afrique à l’Alliance biblique universelle, présent au lancement, « la cérémonie qui nous réunit ce soir est un moment de célébration pour cette parole qui est rendue plus accessible. L’œuvre accomplie répond à cet impératif dont fait ici écho la déclaration de Paul aux Romains : Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler. La foi vient de ce qu’on entend, vient de la parole du Christ ».
Le Dr. Youssouf Dembélé qui a assuré la traduction a dit qu’il a travaillé sur les textes grecs. La cérémonie a été agrémentée par la chorale et s’est achevée par la distribution de quelques exemplaires du Livre.
Alexis Kalambry

[haut]

Acceuil


DOSSIER
SUPERSTITION
Culte aux faux dieux
Il signifiait au siècle «religion des idolâtres, culte aux faux dieux". Au XVIIIe siècle, la superstition désignait la religion et les préjugés inexplicables par opposition à la raison.
Selon les acceptions, la superstition peut englober une connotation péjorative, toutes les pratiques ou croyances d'ordre religieux considérées comme sans valeurs ou irrationnelles.
Il désigne la croyance selon laquelle, certains actes ont toujours une conséquence positive ou négative, que des objets, animaux ou personnes portent systématiquement bonheur ou malheur, que certains phénomènes sont des présages automatiquement suspicieux ou funestes, et ce pour des raisons que la personne superstitieuse ne saurait expliquer ou pour des raisons considérées comme irrationnelles, non admises par la science moderne.
Les superstitions sont souvent d'ordre culturel, c'est-à-dire partagées à des degrés divers par le milieu social dans lequel la personne superstitieuse se trouve, et diffèrent d'une culture à l'autre. Néanmoins, il existe des superstitions purement individuelles.
Mais l’on remarque en outre que la superstition intervient là où existent des espoirs et des craintes, qui sont toujours relatifs à l’intérêt, soit de l’individu, soit de la collectivité : la sécurité, la santé, la richesse, la réussite pour soi et les siens... et éventuellement, la déconfiture, la maladie pour tel autre et les siens !
C’est seulement par rapport à de tels soucis que sont définis (consciemment ou non) le favorable et le défavorable, ce qui doit être provoqué et ce qui doit être évité. On voit alors que la superstition n’est pas seulement définie par la manière dont elle conçoit l’utilisation des moyens, mais aussi et peut-être surtout par le genre de fins ou de buts dans la poursuite desquels elle intervient.
En somme, la superstition fait piètre figure : elle invite à viser des buts limités, parfois même fort contestables, et propose en plus, pour les atteindre, des moyens inefficaces !
La superstition se donne comme une attitude irrationnelle qui consiste à croire que des forces surnaturelles peuvent modifier deux types de choses différentes, les processus naturels en général. On pensera alors par exemple qu’un esprit a mis le feu à la forêt alors que c’est en fait la foudre. Les destins individuels, (on croira que si tel homme a réussi, c’est parce qu’un dieu ou un démon lui est venu en aide).
Ces deux éléments ne sont pas à mettre sur le même plan. En effet, croire que des esprits peuvent intervenir sur le cours de la nature en général est une croyance qui entre en conflit avec la rationalité scientifique, tandis que croire que tel homme a gagné les faveurs d'un dieu rentre en conflit avec une conception qui se veut plus éclairée de la religion.
On peut considérer que dans les deux cas, les causes de la superstition peuvent se ramener à l’ignorance (des lois scientifiques) et à la peur (de ce qui peut survenir dans le cours du monde). Ces deux conflits n’appellent pourtant pas le même type de résolution. En effet, la démarche scientifique, en tant qu’elle prétend expliquer les phénomènes naturels par des lois, vise l’élimination de la croyance irrationnelle. La religion au contraire, si elle vise bien l’élimination d’une fausse conception de Dieu, ne vise pas l’élimination de la croyance en tant que telle. Dans un cas, la superstition est combattue en tant que croyance tout court, dans l’autre en tant que fausse croyance.

SUPERSTITION
Point de vue de l’Eglise
A de nombreuses reprises, la Bible souligne la différence entre la foi et la superstition. A la base de la superstition, on trouve la crainte de la mauvaise fortune, de la maladie, des coups durs contre lesquels on cherche à se prémunir.
Selon le père Alain Fontaine, la superstition, lorsqu'elle est liée au sentiment religieux, revêt alors un caractère plus ambigu, car il n'est pas toujours facile de distinguer dans certaines attitudes ce qui relève de l'authentique démarche de foi et ce qui appartient clairement à l'esprit de superstition.
Quoi qu'il en soit, la superstition religieuse représente en elle-même la contrefaçon ou la dégénérescence d'une attitude authentique de foi. Comme, par exemple, attribuer des effets quasi-magiques à des actes ou à des objets de nature religieuse (prières, bénédictions, objets de piété, etc.). Il ne s'agit plus alors de rendre à Dieu le seul culte digne de Lui ou de s'adresser à Lui dans un esprit filial, mais de forcer sa bonté (en fait, on pense plutôt à Lui alors en termes de puissance) pour en obtenir secours et protection, voire pour déchiffrer l'avenir. Pour éviter toute méprise, il est important à cet égard d'être exactement éclairé sur le caractère de signes authentiquement religieux, comme les sacrements, auxquels est parfois attribuée une sorte de caractère magique fondamentalement contraire à leur nature. Pour la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament, la superstition détourne de Dieu.
Dans l’Ancien Testament, les prescriptions du Deutéronome ou encore du Lévitique au chapitre 19,31 interdisant la divination, montrent que les Israélites n’étaient pas à l’abri de l’influence des nations païennes superstitieuses. Dans le Nouveau Testament, Paul qui se trouve à Athènes (ville vouée aux idoles), s’adresse à ses habitants en disant qu’ils sont "extrêmement religieux". Derrière ce mot religieux, se cache en fait la manière de dire superstition en grec.
La Bible, la Parole de Dieu pour le Chrétien, lui demande de mettre sa foi en Dieu et en Dieu Seul. La foi élève, la superstition avilit. Elle flatte l’égoïsme de l’homme, la soif de jouissance, de richesse. Comme pour le peuple d’Israël, la révélation de Dieu est libératrice de toute forme de superstition. La loi de Dieu cherche à éviter tout ce qui pourrait ressembler à des pratiques superstitieuses : rejet du culte des morts, de certains gestes ou de certaines pratiques.
La superstition est une foi dégénérée, un matérialisme de la foi, ce n’est plus Dieu qui agit, c’est la vertu du geste, de la parole ou de l’objet.
Jésus n’a jamais cherché à se comporter comme un devin, ici on dirait un jinamori. Saint Jean, pour éviter toute ambiguïté, préfère même employer le terme de signe à la place du mot miracle. Ce dernier prête à confusion. Si Jésus guérit, c’est pour faire grandir la foi, c’est un signe qui conduit au Salut, pas une pratique magique.
L’Eglise s’est toujours montrée très vigilante vis-à-vis de toutes les pratiques qui peuvent s’apparenter à des pratiques magiques. Les chaînes à recopier plusieurs fois pour obtenir le bonheur et qui disent punir ceux qui se dispenseraient de le faire sont à classer parmi ces pratiques. Le Dieu de Jésus-Christ n’est pas celui de la peur, ni des morts. Il est le Dieu de la vie.
Le Chrétien doit toujours progresser dans sa foi, renoncer à des gestes ou des pratiques qui nous viennent directement ou indirectement du monde traditionnel, auquel nous restons encore attachés, pas toujours consciemment d’ailleurs. La foi a un prix et Jésus est notre guérison puisqu’il nous libère de toutes ces pratiques aliénantes.
Renoncer à Satan, comme on le fait en prononçant les promesses baptismales durant la nuit pascale, c’est aussi renoncer à toutes ses œuvres et la superstition en est une, bien déguisée ! En ressuscitant au jour de Pâques, Jésus nous libère. Il est le chemin, la vérité et la vie.

SUPERSTITION
Une pratique interdite par l’islam
Selon un imam, la superstition est interdite par l’islam "notre religion islamique appelle à la croyance en un seul Dieu "Allah". C’est Lui Seul qui connaît le passé et l’avenir des êtres, et rien d’autre ne le peut".
La superstition est le fait de croire que certains actes, signes, nombres ou même des animaux entraînent des conséquences bonnes ou mauvaises. La superstition est aussi inacceptable par la logique. Car comment un cerveau humain peut croire que quelque chose qu’il a créé lui-même peut déterminer son avenir ?
" En dépit de tout cela, malheureusement il y a des gens qui croient encore en la superstition. Surtout chez les personnes âgées, puisqu’on ne peut facilement pas changer une idéologie qui naît et a grandi avec la personne pendant des années et des années. Mais le problème qui se pose c’est que ces personnes transmettent ces idées superstitieuses à leurs enfants et à leurs petits-enfants. La croyance superstitieuse est aussi présente par excellence dans les quartiers populaires, à savoir que la majorité des habitants croient encore à la magie noire avec ses ‘Jwad’, ainsi qu’aux histoires mythiques racontées par les vieux et accueillies par les jeunes", regrette notre interlocuteur.
La religion est fréquemment qualifiée de superstition par les Athées. Le terme religion désigne un ensemble structuré autour d'une idéologie, alors que le terme superstition désigne une croyance ou pratique considérée isolément, qui peut ne pas se rattacher à une religion. Il n'en demeure pas moins que les doctrines religieuses fournissent aux croyances et pratiques superstitieuses une idéologie clairement documentée (croyance catholique aux saints, anges et les démons, à leurs pouvoirs et à la manière de les utiliser à son profit, par exemple) sur laquelle elles peuvent s'appuyer.
On retrouve également des symboles et accessoires religieux parmi le grand nombre d'objets de protection dans lesquels les superstitions se matérialisent : talismans, amulettes, grigris, fétiches africains, trèfle à quatre feuilles.

ALFRED KALAMBRY, ETHNOLOGUE
" La superstition est inspirée par le désir ou la crainte"
Pour Alfred Kalambry, ethnologue, au centre Ahmed Baba de Tombouctou, la superstition (croyances populaires) est à l’antipode des religions révélées bâties autour de la foi et du dogme. Seul le désir de paraître de l’homme ou sa crainte face à l’adversité explique la superstition. Entretien.
Les Echos : Qu’es-ce que la superstition ?

Alfred Kalambry : Tout d'abord, il faut noter que la superstition est inhérente à toutes les cultures et civilisations aussi bien traditionnelles que modernes. C’est un fait culturel qui touche aussi bien un individu comme tout un groupe social ou toute une communauté. Ainsi, il y a une superstition individuelle et collective.
La superstition, est une forme de manifestation de croyances irrationnelles forgées dans l'imaginaire individuel et collectif et qui se manifeste dans les gestes et attitudes des hommes. La plupart du temps, elle est inspirée par le désir de bonheur ou de chance de nous éloigner de la poisse.
Elle nous permet de donner des explications à certaines choses qui ne sont pas rationnelles. Elle est aussi une manifestation de la hantise humaine en présence de l'inconnu.

Les Echos : Quelles sont les grandes superstitions au Mali ?

A. K. : Je n'aurai pas la prétention de pouvoir faire le tour de toutes les grandes superstitions au Mali. Tout notre quotidien est marqué par des actes de superstition en dépit du fait que la grande majorité de la population est attachée aux religions monothéistes. Voici quelques exemples de superstitions.
- Beaucoup de femmes souffrent de certaines manifestations de superstition allant jusqu'à compromettre leur chance de mariage. Ces superstitions portent soit sur leurs traits physiques, leur conduite ou tout simplement des signes particuliers. Il n'est pas facile par exemple pour une femme ayant perdu son premier mari de se remarier.
- Le phénomène de l'albinisme est entouré de beaucoup de superstition mettant même en danger la vie des albinos.
Par ailleurs, nous entendons tout le temps qu'il ne faut pas mettre ses mains sur la tête ou sous le menton, que les chaussures ne doivent pas être par terre, renversées, qu'il ne faut pas balayer la nuit…

Les Echos : Quelles sont les causes et les conséquences de la superstition ?

A. K. : La superstition, remontant loin dans la nuit des temps et se confondant avec l'histoire de l'humanité et des civilisations, s'explique en partie, par le besoin que l'homme a toujours de maîtriser son environnement afin d'en tirer le maximum de profit possible et de s'éloigner des malheurs. Pour les individus, la superstition porte le risque de se soustraire de la réalité matérielle.

Les Echos : Y a-t-il un lien entre la superstition et la religion ?

A. K. Même si par moments la religion a pu nourrir ou inspirer certaines attitudes ou comportements superstitieux, notamment la croyance en des forces invisibles naturelles ou surnaturelles, il ne faudrait pourtant pas les confondre. La superstition est, le plus souvent, forgée par les croyances populaires avec quelques fois un rituel au contraire de la religion qui parle de foi et de dogme.
Dossier réalisé par
Anne-Marie Kéita

[haut]

Acceuil


 

JOURNEES NATIONALES DE L’APEJ
Diallo Cécile Hawa Kéita remporte le meilleur prix féminin
Le meilleur prix d’entreprenariat féminin 2010 a été remporté par Mme Diallo Cécile Hawa Kéita, promotrice du complexe scolaire Planète enfants de Kalaban Coura. La remise du prix a eu lieu le samedi 27 novembre.
Dans le cadre de sa journée nationale de l ‘entreprenariat jeune, l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) a couronné samedi dernier sept meilleures entreprises qu’elle finance.
Le meilleur prix d’entreprenariat féminin 2010 a été remporté par Mme Diallo Cécile Awa Kéita, promotrice du complexe scolaire Planète enfants de Kalaban Coura ACI. Mme Diallo a reçu son trophée des mains de Mme Conté, le maire de la Commune I.
L’Apej avait mis en compétition, 21 entreprises sélectionnées sur toute l’étendue du territoire national. A l’issue d’un long processus, sept ont été choisies.
Selon Cheick Oumar Soumano, chef de département de financement et de garantie des projets, « les meilleures entreprises ont été choisies selon des critères qui ont trait aux investissements réalisés par des entreprises, à la création d’emplois, à la vitalité des entreprises… »
Aux dires de M. Soumano, les prix sont symboliques, mais a-t-il expliqué, ils permettront aux bénéficiaires d’avoir d’autres avantages.
La journée nationale de l’Apej se tient chaque année en novembre dans le cadre de la semaine mondiale de l’entreprenariat. C’est une occasion pour l’Apej de sélectionner et primer les meilleures entreprises qui se sont distinguées au cours de l’année.
Sidiki Doumbia

[haut]

Acceuil


 

LUTTE TRADITIONNELLE
L’Usfas championne
La 2e édition du championnat national de lutte traditionnelle a été clôturée, dimanche dernier, au stade Sidy Lamine Dramé dit Man de l'Hippodrome. Elle visait à designer les meilleurs de la saison en individuel et par équipe. La force montante, l’Usfas a été sacrée championne.
Des lutteurs venus de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou et les écuries de la capitale, Bamako (Tanga-Sport, Dung-Yara, Grand marché et l’Usfas) ont pris part à cette compétition.
Après deux journées de compétitions, trois écuries se sont distinguées. En individuel et dans quatre catégories, sont déclarés respectivement champions du Mali : 66 kg, Cheick Diop, 76 kg, Samba Samakan, 86 kg, Malick Singaré, tous de l’Usfas, 100 kg, Modibo Traoré de Tanga-Sport. La première place est revenue à l’Usfas aux compétions par équipe. Les militaires sont suivis de Tanga-Sports et de l’écurie de Mopti.
Pour l’édition 2010 du cinquantenaire de lutte traditionnelle, il y a eu du spectacle et des combats spectaculaires. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, en compagnie de son collègue des Equipements et des Transports et du représentant du Cnosm, a promis que son département ne ménagerait aucun effort pour appuyer la lutte afin qu’elle puisse occuper la place qui lui sied sur la scène sportive nationale.
Selon lui, les autorités du pays accordent une importance particulière au sport, en général, à la lutte traditionnelle en particulier. Celle-ci étant considérée comme une partie intégrante de la culture au Mali. « Il y a le championnat, nous avons assisté à la délocalisation de la lutte comme à Koro et bientôt, nous assisterons à la lutte du cinquantenaire à Kayes. Un travail énorme a été abattu par la Fédération malienne de lutte avec un engouement certain », a-t-il dit.
Le secrétaire général de la discipline, Balla Diawara, s’est montré satisfait au sortir de ce 2e championnat national : « après cette 2e édition de notre championnat, je suis convaincu que cette discipline peut nous apporter beaucoup de choses », a-t-il déclaré.
Des prix allant de 75 000 à 25 000 F CFA ont récompensé les meilleurs. Ces derniers de part leur prestation, ont prouvé que la relève des Djibi Sy, Madou Salif et autres Senghor est assurée.
Boubacar Diakité Sarr








[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org