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2010

Mois d'avril

Les Echos du 29 Avril

 

CONTROLE DE VIGNETTES
Plus de 600 motos en fourrière
La mairie du district a déclenché, le mardi 27 avril, une opération coup de poing qui vise les engins à deux roues. Plus de 600 motos ont été conduites en fourrière.
Le mardi aux environs de midi, les principaux carrefours du district ont été bouclés par des agents de la Brigade urbaine de protection de l’environnement (Bupe) accompagnés par les agents du Groupement mobile de sécurité (GMS) pour une opération inopinée de contrôle de vignettes. Les propriétaires d’engins à deux roues sont tombés dans une sorte de traquenard alors qu’ils avaient à l’esprit qu’il ne peut y avoir une telle opération juste après le 31 mars, date indiquée pour la fin de vente régulière de vignettes.
Beaucoup d’usagers l’ont appris à leurs dépens. Hier mercredi 28 avril, la cour de la mairie du district refusait du monde. Les agents chargés de la vente de ce carton rectangulaire de couleur jaune avaient du mal à s’occuper correctement des nombreux propriétaires de motos venus régulariser leurs situations.
Pour avoir oublié ou refusé de payer le précieux sésame, ils devaient faire face à la pénalité de 100 %, soit 12 000 F CFA par vignette au lieu de 6000 F CFA le prix officiel à Bamako. Pour se soustraire à la pénalité, beaucoup de gens produisaient des factures d’achat de leurs motos, pour démonter que l’engin a été payé après le 31 mars 2010. Ces scènes de justification donnaient lieu à de chaudes discussions entre motocyclistes et personnels de la perception de la mairie.
Avec plus de 600 mobylettes conduites en fourrière dans la cour du GMS dans la seule journée de mardi, les services de recouvrement de recettes du district ont de quoi renflouer ses caisses par ces temps de vaches maigres où il faut faire face aux salaires du personnel et autres charges.
Selon le receveur-percepteur du district, Domossé Konaré, "tous les engins saisis ne sont pas forcément dépourvus de vignettes. Il y en a dont les propriétaires ont oublié leurs pièces à la maison. Ceux-ci, à ses dires, ne sont pas assujettis à la pénalité de 100 %. Ils doivent juste s’acquitter de la contravention à la police pour défaut de pièce dont le montant peut atteindre 3000 F CFA".
Toujours aux dires de M. Konaré, l’opération que ses services vont poursuivre (hier mercredi c’était encore le cas), a l’avantage de retrouver des motos ou autres engins volés ou même l’occasion de détecter de vraies fausses vignettes. M. Konaré a indiqué que les contrôles peuvent se faire à tout moment.
La vignette (instituée par la loi 96-058 du 16 octobre 1993 pour le district de Bamako et 96-034 du 16 octobre 1996 pour les communes rurales) est un impôt accordé aux collectivités décentralisées. Chaque collectivité est libre d’imprimer et d’émettre les vignettes pour les résidents de sa circonscription.
Abdrahamane Dicko


Troublante affaire de vols de vignettes
Deux agents de la mairie du district relevant des recettes sont en prison depuis le 24 mars 2010 sur plainte de la mairie du district, pour une histoire de vol de carnets de vignettes. Karim Kéita, le magasinier, et Boubacar Touré, chargé de faire le bon de livraison des carnets de vignettes aux revendeurs, ont été accusés de ventes parallèles de vignettes.
La gendarmerie s’est saisie du dossier et les deux agents ont été déférés. Leur chef hiérarchique, le receveur-percepteur, Domossé Konaré, nous a fait savoir que les vignettes incriminées ont été sorties de magasin le 2 mars 2010 et vendues le 3 mars. L’argent issu de ces ventes a été encaissé par ses services le 5 mars. Malgré toutes ces preuves, les deux agents, qui font l’objet de règlements de comptes de la part de certains de leurs collègues, qui les ont dénoncés, sont encore en détention.
A. D.

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DOMAINE AEROPORTUAIRE
Guerre déclarée aux dépôts d’ordures
Depuis la semaine dernière, le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, à travers la direction régionale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et nuisances (DRACPN), a entamé le ramassage des déchets plastics le long de la route de l’aéroport. Tous les usagers de cette route savent que dès après le site de la Fébak, le regard est agressé par le spectacle peu réjouissant des déchets plastics qui jonchent le sol de la zone aéroportuaire. Les champs qui s’offrent à la vue le long de la route sont tapissés de points noirs, rendant le paysage lugubre.
Le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement a décidé de mettre fin à cette situation en prenant le taureau par les cornes. Des mesures énergiques seront prises pour assainir complètement la zone aéroportuaire. La première porte sur le ramassage des déchets le long de la route. Pour faire en sorte que l’entrée de notre capitale soit plus agréable à regarder.
Les travaux de ramassage ont démarré vendredi dernier sous la houlette des services régionaux de l’assainissement du district de Bamako. Une centaine de manœuvres sont à pied d’œuvre pour débarrasser les abords de la route des déchets plastics. Chaque manœuvre est payé à 2000 F CFA par jour. Ils ont pour tâche de ramasser les déchets plastics et de les stocker dans des sacs. Munis de sacs et protégés par des cache-nez, ils opèrent en groupe à travers champs.
Les déchets ramassés seront stockés avant d’être livrés aux fabriques d’articles en plastic. "Nous ne vendons pas. Nous demandons seulement aux fabriques de venir les transporter", explique Mamadou Dembélé, le directeur régional de l’assainissement et du contrôle des pollutions et nuisances.
Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement s’est rendu mardi matin sur le terrain pour s’assurer de la bonne exécution des travaux. Accompagné du directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et nuisances, Félix Dakouo, il a été accueilli sur les lieux par les responsables du domaine aéroportuaire, dont le colonel Abdoulaye Coulibaly, ainsi que le directeur régional de l’assainissement et du contrôle des pollutions et nuisances.
Tiémoko Sangaré a expliqué que le ramassage des déchets plastics n’est qu’une solution palliative qui sera suivie de mesures plus importantes. Pour lui, il faut trouver une solution définitive au dépôt des ordures dans le domaine aéroportuaire. Cela passe, a-t-il dit, par l’interdiction pure et simple des dépôts d’ordures sur les 7194 ha que constitue le domaine de l’aéroport de Bamako Senou. "Désormais, la zone aéroportuaire est fermée à tout dépôt d’ordures. Les décharges finales existent. Elles sont prévues pour accueillir les déchets aussi bien solides que liquides", a-t-il annoncé à l’intention des camionneurs qui vont déverser leurs cargaisons nauséabondes dans la zone de l’aéroport. Sont concernés aussi par l’injonction ministérielle, les paysans qui utilisent les déchets comme fumure dans leurs champs.
Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement a donné des instructions aux autorités aéroportuaires pour qu’elles saisissent tous les camions qui viendront déverser leurs déchets sur la zone de l’aéroport. "Tous les véhicules saisis seront frappés avec le même bâton. Notre rôle est de faire appliquer la réglementation. Nous ne devons pas céder aux pressions et aux interventions", a-t-il assuré à la grande satisfaction des responsables régionaux de l’assainissement et des autorités de l’aéroport. Celles-ci ont révélé avoir eu à saisir une quarantaine de camions par le passé. Mais elles ont dû reculer face aux pressions venues souvent de hautes personnalités.
Bréhima Touré
(CM/MEA)

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DISTRIBUTION DES RECETTES DE LA PRIVATISATION DE LA SOTELMA
A qui le tour ?
Le président de la République Amadou Toumani Touré ne finira pas d’étonner sur la gestion des 180 milliards de F CFA issus des recettes de la vente de 51 % du capital de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma).
Après les communes, il y a à peine deux semaines, c’était lundi dernier au tour des militaires de Ségou, Bamako, Sevaré et Kati de bénéficier de la magnanimité du chef de l’Etat à hauteur de 5 milliards de F CFA destinés à la construction de logements dans des garnisons. D’autres localités du pays avaient déjà bénéficié d’une partie des fonds pour la construction d’équipements scolaires.
Les conditions de vie dans les casernes notamment celles de Bamako et de Ségou sont des plus difficiles où de vaillants hommes des forces armées sont logés dans de taudis, à la limite, de trous de souris ou enclos de bêtes. Toutes ces réalisations sur fonds de la Sotelma privatisée sont certes louables, mais, en prenant la responsabilité de "donner" tel montant à telle catégorie sociale selon son bon vouloir, ATT cultive volontairement ou involontairement un sentiment d’exclusion chez les Maliens, surtout dans sa composante la plus pauvre.
Dans une telle situation comment ne pas voir se radicaliser les revendications sociales ou catégorielles ? Dès lors, il n’est point étonnant que les ex-travailleurs de l’Itema ou d’Huicoma, les enseignants, les élèves… exigent leur part des 180 milliards qu’ils auront aussi mérité au même titre que les militaires et maires. Mais ces chefs de familles compressés d’ex-unités de production nationale, ces syndicalistes qui empêchent de dormir et autres doivent attendre. Que le Snesup poursuive sa grève illimitée et que les travailleurs compressés continuent de squatter la Bourse du travail ne gênent pas le président et son gouvernement.
Le salut du Snesup et la reconquête de la dignité des compressés ne viendront pas de Koulouba. Du moins pas avec le fonds de la Sotelma parce que syndicalistes et compressés n’ont pas la chance de plaire à Koulouba.
Les 180 milliards mériteraient d’être investis dans de projets plus rentables au bénéfice de la nation tout entière. Mais en persistant dans cette méthode de gestion du fonds, le président ne fait que dresser une partie du peuple contre son pouvoir.
Après les communes et les militaires à qui le tour ? Au fait, il reste combien ?
Denis Koné

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RECUEIL DU CESC
Koulikoro et les problèmes
Une mission du Conseil économique, social et culturel (CESC) vient de recenser les multiples problèmes qui se posent dans la région de Koulikoro.
Le recueil des attentes, des besoins et des problèmes des populations de Koulikoro, fait par une mission du CESC, a été restitué mardi après-midi au gouvernorat de la région en présence du président du CESC, Jeamille Bittar, du chef de l’exécutif régional et des représentants des différents services de la région.
La mission a fait la synthèse des attentes, des besoins et des problèmes des populations de la région qu’elle a pu enregistrer au cours de dix jours de travail. Le résultat de la mission révèle de nombreux problèmes qui se posent dans les secteurs de développement de la 2 e région.
Les secteurs de l’agriculture et du maraîchage, de l’eau et de l’électricité, de l’industrie, de la santé, des affaires sociales, de l’éducation, de la jeunesse, de la culture et de l’artisanat, de l’urbanisme et de l’habitat, connaissent chacun de sérieux problèmes dans la Cité du Méguétan.
On note dans le secteur de l’agriculture et du maraîchage, par exemple de problèmes d’insuffisances de l’application et de l’appropriation des techniques agricoles par les producteurs, de petits barrages et de digues de retenue d’eau, de la cherté des intrants agricoles, des difficultés d’accès aux semences sélectionnées.
La région connaît des problèmes d’insuffisance de l’éclairage public dans la plupart des cercles, l’insuffisance des réseaux d’eau et l’insuffisance des points d’eau potable.
Après l’exposé de la mission, des représentants des services ont dénoncé que le CESC recense chaque année à Koulikoro les mêmes problèmes sans qu’il ait de début de solution. Moussa Kanouté, le chef de mission, a répondu que le CESC a pour devoir de recueillir.
" Le CESC ne peut pas exécuter, mais il fait des recommandations. On ne veut pas que ce recueil dorme dans le tiroir. C’est pourquoi on va faire de sorte qu’il ait un début de solution à ces problèmes recensés. On ne va plus recenser chaque année les mêmes problèmes", a promis M. Bittar.
La présence de Jeamille Bittar a été saluée par le gouverneur de Koulikoro et le chef de la mission. Selon Moussa Kanouté, c’est la première fois que le président du CESC prend part à un tel événement.
Le CESC est une institution de la République dont la mission est de conseiller les pouvoirs publics au triple plan économique, social et culturel.
En vertu de l’article 107, le CESC collecte et rédige à l’attention du président de la République, du gouvernement et de l’Assemblée nationale le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes des populations avec des orientations et des propositions. C’est dans le cadre de l’accomplissement de cette mission constitutionnelle que des missions du CESC viennent de sillonner les huit régions administratives du pays.
Bientôt, ce serait le tour des six communes du district de Bamako. Des missions se rendront également à l’extérieur, notamment en France, Espagne, au Congo Brazza, en République démocratique du Congo et au Gabon. Jeamille Bittar a informé que le recueil annuel 2010 sera examiné et adopté lors de la session ordinaire du CESC en juin prochain.
Sidiki Doumbia

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L'OFFICE DU NIGER
Le PDG continue de "tourner"...
Seul le terrain donne des indications pour des dispositions à prendre en vue du bon déroulement de la campagne agricole. C'est tout le sens de la visite de terrain que le PDG de l'Office du Niger a entrepris mardi.

" Je ne serais pas un PDG de bureau. Je ne me contenterai pas non plus des rapports de mission. Mais je serais un PDG de terrain". Ces propos tenus par Kassoum Dénon lors de sa toute première prise de contact avec l'encadrement technique et les exploitants agricoles en janvier et mars 2010 dans des zones d'exploitation traduisent si besoin son engagement à être aux côtés et à l'écoute de ceux avec qui il travaille.
Fidèle à son engagement, M. Dénon a renoué le mardi 27 avril 2010 avec le terrain non pas pour une prise de contact en tant que telle, mais de constater de visu les projets et infrastructures dans la zone Office du Niger et s’assurer des conditions de préparation de la campagne 2010-2011.
Le programme de la tournée du PDG de l’Office du Niger qui est des plus chargés a commencé avec l’étape du déversoir de Kolongo. Ici, le constat qui s’impose est l’envahissement du déversoir par des plantes aquatiques nuisibles. Séance tenante, le PDG de l’Office du Niger a instruit aux techniciens de tout mettre en œuvre pour l’enlèvement rapide de la salvinia molesta qui ne cesse de gagner du terrain. "Il faut suivre l’enlèvement", a-t-il dit.
Après Kolongo, le PDG de l’Office du Niger et sa délégation ont mis le cap sur Ké-Macina. "Seule la visite de terrain peut nous permettre de toucher du doigt des problèmes et d’envisager des solutions qui s’imposent", a expliqué le visiteur à son arrivée aux autorités locales. Kassoum Dénon s’est rendu à la centrale d’électrification de la ville. S’il est vrai que les installations extérieures ont été faites, il n’en demeure pas moins qu’il reste la connexion pour que la lumière fût. Pour ce faire, il faut un appui de 50 millions de F CFA. Un montant que le PDG a promis de mobiliser dans un bref délai. "Amenez-moi les dossiers en bonne et due forme, nous allons trouver la solution".
A la différence de Kolongo, le PDG de l’Office du Niger a retrouvé son sourire en visitant les parcelles de contre-saison de Ké-Macina où le riz est à la phase montaison et épiaison. Emerveillé par ce qu’il a vu et comme pour dire qu’aucun effort ne sera de trop pour soutenir les exploitants agricoles, le PDG n’a pas écarté l’hypothèse d’achat de gans et de battes pour faciliter le repiquage qui incombe généralement aux femmes.
A Ké-Macina, la disponibilité en quantité et en qualité de l’engrais est une réalité. Il existe à ce jour 600 tonnes de DAP et 1650 tonnes d’urée. D’autres stocks sont disponibles à Dogofry, Niono, N’débougou, etc. De plus, le contenu de deux bateaux chargés d’engrais devra être acheminé. Des négociations que le PDG de l’Office du Niger a eues avec les fournisseurs, le prix de l’engrais connaîtra cette année une baisse. C’est ainsi que le sac du DAP sera cédé à 18 375 F CFA et l’urée à 15 125 FCFA. De quoi assurer le PDG. "Les appels d’offres ont été lancés et les contrats avec les fournisseurs d’engrais signés. La quantité d’engrais annoncée peut couvrir les besoins de la campagne", a dit le PDG.
Pour une meilleure préparation de la campagne agricole, le producteur a besoin d’information saine. C’est dans cette dynamique que l’Office du Niger a jugé nécessaire d’installer une radio rurale à Ké-Macina au service des producteurs et de la collectivité. Emettant sur les 102 MHZ depuis le 31 mars 2010 la radio rurale de l’Office du Niger qui a une portée d’environ 80 km à la ronde a reçu la visite du PDG. Celui-ci, s’adressant en direct aux populations, a laissé entendre que "la radio rurale de l’Office du Niger ne sera pas utilisée à d’autres fins. Elle ne sera pas non plus une radio de propagande. Mais une radio au service exclusivement des exploitants agricoles et de la collectivité tout en véhiculant des informations objectives".
En se rendant pour la deuxième fois sur les chantiers de Malibya, le PDG de l’Office du Niger s’est rendu compte de l’énorme travail abattu par les Libyens. Aujourd’hui, le projet est presque terminé. S’agissant de l’aménagement des 100 000 hectares, la première tranche prévoit l’aménagement de 7000 hectares. Le reste se fera progressivement, soit 25 000 hectares par tranche. Le programme de la tournée de l’Office du Niger se poursuivra ce jeudi avec la visite d’autres chantiers à Niono, N’Débougou, Molodo et des parcelles de contre-saison.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

TOUCHEES PAR LES TRAVAUX DU CHANTIER MALIBYA
Des populations recasées et indemnisées
Il n’y a plus de doute : les populations touchées par les travaux du projet Malibya ont eu un site d’hébergement et ont été indemnisées.
Le PDG de l’Office du Niger a profité mardi de son passage à Kolongo pour se rendre sur le site devant accueillir les populations déplacées suite aux travaux du projet Malibya. Désormais c’est chose faite, elles ont un site de recasement à Kolongo.
Selon le 1er adjoint au maire chargé du foncier, Mohamed Ouédraogo, rencontré sur place, 13 ha correspondant à 130 lots de 25 m / 25 m ont été mis à la disposition des populations touchées. A ses dires, "les 58 familles touchées par le projet seront logées sans aucun problème". Il ajoute que "les deux nouveaux cimetières ont été aménagés".
Ce sont au total 130 millions de F CFA qui ont été injectés dans l’indemnisation des personnes touchées. Ce qui coupe aujourd’hui à des rumeurs selon lesquelles les déguerpis n’ont pas de logement. "Le tout a été fait dans la négociation. Tout a été fait pour minimiser les dégâts. Il faut féliciter l’Office du Niger à travers la commission qu’il a mise en place sinon c’est toute la moitié de Kolongo qui devait partir. Il n’y a plus de problème. Tout le monde a son lot", a témoigné Mohamed Ouédraogo.
Cependant, il demande pour le nouveau site un ouvrage de franchissement, de l’eau potable et des infrastructures sociales.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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CONDITIONS DE TRAVAIL DES MILITAIRES
Près de 5 milliards de F CFA pour des infrastructures
Dans le cadre de l’utilisation des ressources issues de la cession de 51 % de la Sotelma, une enveloppe de 5 milliards de F CFA a été allouée à la réalisation d’infrastructures décentes au profit des forces armées. Le lancement des travaux de construction de ces infrastructures a eu lieu le lundi dernier à Koulouba.
Les infrastructures prévues pour être réalisées au bénéfice de l’armée, selon le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Natié Pléa "contribueront à renforcer la capacité d’accueil des garnisons, à sécuriser le domaine militaire, à réaffirmer l’autorité du commandement et à améliorer les conditions de vi et de travail des militaires".
Elles sont reparties entre les casernes de Kati, Bamako, Ségou et Sévaré. Kati bénéficiera de 90 logements pour officiers mariés, sous-officiers mariés militaires du rang mariés. Quatre celibaterium pour officiers, sous-officiers et les militaires du rang seront également réalisés à Kati.
La Cité des officiers de Djicoroni aura 8 logements pour officiers supérieurs mariés. Le 33e Régiment des commandos parachutistes de Djicoroni bénéficiera de 30 logements pour sous-officiers mariés et pour militaires de rang mariés.
Trente logements, 2 celibaterium et 2 blocs de toilettes seront construits à l’ex-Base aérienne/34e Bataillon du génie militaire pour sous-officiers mariés, militaires du rang mariés, militaires du rang et personnel féminin.
La région de Ségou aura 2 celibaterium pour le personnel féminin et les sous-officiers. Aussi le camp de Ségou et l’Ecole des sous-officiers de Banankoro seront-ils clôturés. L’armée de terre de Sévaré bénéficiera de 2 mess des officiers et des sous-officiers, 4 celibaterium pour officiers, militaires du rang, personnel féminin et un mur de clôture du camp.
Quant à la Base 102 de l’armée de l’air de Sévaré, 17 logements pour officiers supérieurs mariés, officiers mariés, sous-officiers mariés, militaires du rang, celibaterium pour les militaires du rang et pour personnel féminin y seront érigés.
Le coût total de toutes ces réalisations est estimé à plus de 4 milliards et la fin des travaux est prévue pour le 15 septembre 2010.
Anne-Marie Kéita

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LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Il y a urgence
Les changements climatiques étaient au centre des débats lundi matin au cours d’une conférence organisée dans le cadre du Salon international de l’agriculture (Siagri).
Le conférencier n’était autre que le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Pr. Tiémoko Sangaré. Il a expliqué d’entrée de jeu que les changements climatiques constituent une préoccupation de la communauté internationale. C’est pourquoi les Nations unies ont élaboré la convention-cadre sur les changements climatiques, ainsi que le protocole de Kyoto, afin d’amener l’ensemble des pays à prendre conscience du danger du réchauffement climatique et à modifier leurs modes de consommation et de production.
Le protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février 2005, a pour objectif de faire obligation aux pays de réaliser une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre en moyenne de 5,2 % par rapport au niveau de 1990 entre 2008 et 2012. Il faut préciser que les pays en développement ne sont pas concernés par des objectifs de réduction de leurs émissions. Notre pays a ratifié la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en 1994, ainsi que le protocole de Kyoto en 2002.
Le ministre Tiémoko Sangaré a fait savoir que c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ces accords internationaux que les Nations unies organisent la conférence des parties dont la 15e édition a eu lieu à Copenhague en décembre dernier.
" Il est vrai que Copenhague n’a pas totalement répondu aux attentes, mais elle a permis de faire admettre par tous que les changements climatiques sont dus aux activités humaines", a analysé le ministre Sangaré, qui a révélé que conformément à l’Accord de Copenhague, 18 % des pays ont fait savoir, avant le 31 janvier 2010, leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
En outre, dans la capitale danoise, il a été décidé de fixer le réchauffement à au plus 2°C. Les offres financières sont de l’ordre de 30 milliards de dollars par an de 2010 à 2012 et de 100 milliards de dollars par an de 2013 à 2020. "Ces offres restent très en deçà des besoins exprimés par les pays en développement", a fait remarquer Tiémoko Sangaré qui pense que c’est un droit pour nos pays d’être aidés parce que les pays développés sont responsables du réchauffement dont nous souffrons. L’Accord de Copenhague prévoit également un financement de 2 milliards dollars pour l’ensemble des projets d’adaptation des pays en développement. Il y a aussi la mise en place du "Fonds vert de Copenhague".
Evoquant les impacts des changements climatiques dans notre pays, le ministre Sangaré a révélé que des études ont montré une augmentation de la température de 0,3°C de 1951 à 2000. Il a été constaté aussi une baisse de la pluviométrie de 20 % entre 1951 et 2000. Conséquence : l’isohyète 1200 mm n’existe plus dans notre pays. La tendance à la baisse de la pluviométrie serait de plus de 10 % en 2025 avec une baisse de la production agricole d’environ 20 %.
Pour Tiémoko Sangaré, des actions d’adaptation sont nécessaires pour que l’environnement puisse créer les conditions d’une agriculture capable de répondre à nos ambitions. Il a salué à ce propos les variétés précoces créées par les chercheurs de l’IER.
Il a exhorté les jeunes à s’organiser pour prendre en main la préservation de leur écosystème, car, selon lui, notre pays court un grand danger si l’on ne stoppe pas le rythme élevé de la déforestation. "Nous ne devons pas attendre les bailleurs de fonds ou des projets pour planter des arbres qui protègent notre existence", a lancé le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement qui s’est interrogé en concluant : "Quel monde allons-nous léguer à nos enfants si n’agissons pas vite".
Bréhima Touré
(CM/MEA)

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