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2010

Mois d'avril

Les Echos du 28 Avril

 

MAISON CENTRALE D’ARRET DE BAMAKO
La chaleur tue deux détenus par jour
A cause de la forte chaleur qui sévit présentement dans les cellules de la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), des détenus malades meurent chaque jour comme des mouches.
Depuis quelques semaines, une forte chaleur s’abat sur la capitale et ses environs. Le thermomètre affiche les 45°C par endroits, occasionnant de fortes fièvres chez les grandes personnes et les enfants. Chacun essaie de se faire une place à l’ombre ou boire beaucoup d’eau comme le recommandent les médecins.
A la Maison centrale d’arrêt de Bamako, la situation est inquiétante et mérite une action énergique de la part des pouvoirs publics. De source carcérale, depuis quelques jours, la canicule est en train de dicter sa loi aux détenus qui vivent dans les conditions très difficiles.
" On enregistre au moins deux décès par jour à la MCA. Les morts sont en général les condamnés qui sont dans des conditions de santé déplorables", affirme notre source. Elle ajoute : "le décès des détenus trouve son origine dans la pléthore à la Maison carcérale où ils sont entassés dans des cellules pleines à craquer".
Conscients du fait, les autorités pénitentiaires, ajoute la source, projettent de revoir la situation des détenus. "La situation de ceux qui sont en fin de condamnation sera revue avec possibilité de libération anticipée", laissent croire lesdits responsables.
L’un des facteurs du décès des détenus dans le "Guantanamo malien" est sans nul doute le maintien de délinquants dont les titres de détention sont expirés. Il faut dire que des centaines de prisonniers sont détenus de "façon illégale" à la MCA (ils ont dépassé le temps de la détention préventive sans être jugés).
Les autorités ont été saisies. Au cours de la 12e édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) en 2007, l’Association malienne des droits du détenu a pointé du doigt les conditions de vie et de santé atroces des prisonniers sur l’ensemble du territoire national particulièrement à la MCA, indiquant que "la survie des malades en prison est seulement de moins de 1 %".
Estimant que la faute incombe en partie à la direction nationale de l’administration pénitentiaire qui "ne veut rien comprendre et ne cherche nullement à améliorer les conditions de détention dans nos prisons", l’association regrette aussi qu’aucune structure ne prend en charge les détenus malades.
Réduire la population carcérale
Construite en 1950 avec une capacité d’accueil de 500 places, la MCA renferme aujourd’hui plus de 1700 pensionnaires. Même si des efforts ont été faits dans l’amélioration des conditions de détention, les carences alimentaires et médicales, les détentions préventives rallongées… constituent des éléments qui rendent la vie pénible à la MCA.
La situation de la détention préventive est largement imputable aux autorités et aux juges. En effet, les articles 127, 129 et 135 du code de procédure pénale obligent (en l’absence de l’ordonnance de maintien en détention) d’aviser le juge d’instruction et de conduire l’inculpé devant le procureur de la République qui requiert le juge d’instruction ou, à défaut, le président du tribunal, ou le magistrat délégué à cet effet. Celui-ci ordonnera sa mise en liberté après lui avoir fait observer les formalités d’élection de domicile.
Les différents organes de la justice pénale devraient collaborer plus étroitement afin de moins recourir à l'emprisonnement. La population carcérale ne peut être réduite qu'au moyen d’une stratégie concertée. Cette stratégie doit s'appuyer en particulier sur la large diffusion d'informations exactes et pertinentes sur les chiffres de la population pénitentiaire et le type de personnes que l’on trouve en prison et sur les conséquences sociales et financières de l'emprisonnement. Cependant, les gouvernements doivent reconnaître leur responsabilité première et ultime dans le respect des normes afin que les détenus puissent vivre sainement et dignement.
Des efforts plus importants devront être consacrés à tirer parti des périodes d'emprisonnement ou de tout autre peine afin de développer les qualités et compétences personnelles des délinquants, et de leur donner les moyens de vivre dorénavant en accord avec la loi.
Ces efforts devront porter en particulier sur des programmes de réinsertion des délinquants qui contribuent à leur développement personnel et social.
Amadou Sidibé

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TIEMAN COULIBALY, PRESIDENT DE L’UDD
" Le projet de réforme constitutionnelle est pertinent"
En marge de la célébration du 19e anniversaire de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) à Koutiala, le président du parti nous a accordé une interview dans laquelle il parle de ses priorités, de la candidature du parti à l’élection présidentielle de 2012 et du projet de reforme constitutionnelle. Entretien.
Les Echos : Pourquoi vous avez choisi Koutiala pour célébrer le 19e anniversaire de l’UDD, votre parti ?
Tiéman Coulibaly : Parce que Koutiala est une ville importante pour le parti, parce qu’il nous paraissait nécessaire de venir remercier les militants et les dirigeants de Koutiala pour le travail qui a été fait depuis longtemps et pour le travail qui vient d’être fait encore une fois pour les élections municipales. Il était important pour le conseil exécutif qui a été élu le 14 mars 2010, de faire un témoignage d’amitié, un témoignage de confiance à la section de Koutiala. Voilà les raisons.

Les Echos : Vous venez d’être élu président de l’UDD, quel dynamisme comptez-vous lui apporter ?
T. C. : Le dynamisme que vous avez vu depuis deux jours que vous êtes avec nous à Koutiala. Une jeunesse mobilisée, des dirigeants qui reprennent confiance et un travail au sein du conseil exécutif pour dessiner des orientations politiques claires pour le parti. La méthode de travail et la méthode de réflexion politique seront au centre de mes préoccupations en tant que président du parti parce que comme nous l’avons fait à la veille du congrès, nous avons réécrit le manifeste du parti. Dans les 18 mois qui viennent, nous allons réécrire le programme du parti. Pour cela, nous allons organiser des ateliers thématiques sur des sujets qui concernent la vie de notre pays. Des ateliers thématiques sur les problèmes de dépenses et de sécurité, sur les problèmes économiques notamment la question du foncier agricole, la gestion de l’eau, la gestion démographique, la question de l’école, quel sens donner à la nouvelle politique culturelle qui est nécessaire pour notre pays afin de prendre plein pied dans le XXIe siècle. C’est tout cela que nous allons examiner, avec une méthode de travail technique capable de nous amener vers un programme d’action politique et naturellement vers un programme de gouvernement.
Les Echos : Est-ce que l’UDD présentera un candidat à l’élection présidentielle de 2012 ?
T. C. : J’ai l’habitude de dire qu’un homme d’Etat, un homme politique ne prépare pas la prochaine élection, il prépare la prochaine génération. Je suis plus tourné vers la préparation de la prochaine génération qu’obsédé par la prochaine élection. Il va de soi que dans notre plan d’action, notre objectif est la conquête du pouvoir pour l’exercer au plus grand bénéfice du peuple malien. Il va de soi que le parti, le moment venu, réfléchira à cette question. Mais nous sortons d’un congrès qui n’a pas abordé la question de l’élection présidentielle de 2012. Nous sortons d’un congrès qui a donné mission de réorganiser le parti pour le redynamiser, le porter vers des victoires futures. Vous n’êtes pas sans savoir que nous accompagnons le président de la République, donc avant de parler de la prochaine élection présidentielle, il faut d’abord finir le travail qui a été commencé avec le président.
Les Echos : Qu’est-ce que vous pouvez dire sur le projet de réforme constitutionnelle ?
T. C. : Alors, je dois d’abord féliciter le président de la République qui a su profiter de ce qu’on appelle le moment politique pour créer un moment historique. Le président a saisi cette occasion-là pour élargir l’espace de liberté publique dans notre pays. Donc, je le félicite. La réforme de la Cour suprême était une nécessité depuis bientôt 10 ans. Et bien le sujet concernant la pratique électorale et la pratique politique ont été abordées dans ce projet de réforme constitutionnelle qui emporte notre pleine adhésion. Il y a certes quelques points qui peuvent appeler à certaines discussions qui peuvent peut-être créer une petite ambiguïté dans l’exercice de droit politique de l’opposition ; c’est à discuter. On verra bien. Mais dans l’ensemble c’est une occasion historique que le président de la République a su saisir. Je pense qu’en faisant ce qu’il fait, il s’inscrit dans l’Histoire.
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

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PROMOTION DE L’EMPLOI DANS L’ESPACE UEMOA
Les ministres en conclave
Les travaux de la conférence des ministres chargés de l’Emploi et de la Formation professionnelle de l’espace Uémoa ont débuté mardi 27 avril au CICB. La cérémonie, à laquelle ont pris part plusieurs personnalités, était présidée par le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.
La conférence des ministres en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle qu’abrite notre pays depuis le 26 avril et qui a démarré avec la réunion des experts sur le thème "la promotion des observatoires nationaux et de l’observatoire régional de l’emploi et de la formation professionnelle" s’inscrit, aux dires du chef de l’Etat, dans le cadre des nombreuses réflexions engagées ces dernières années pour apporter des réponses structurelles au problème du chômage des jeunes dans l’espace Uémoa.
" Il est indéniable aujourd’hui que l’emploi est au cœur des problématiques majeures des Etats, des familles et universités", a dit le chef de l’Etat. Le sort des sans emplois, soulignera-t-il, est un problème qui interpelle autant les acteurs de la vie économique, notamment le secteur privé que les acteurs de la vie politique. "Le sujet est tellement crucial qu’il est devenu le maître mot de tous les candidats aux différentes consultations électorales surtout présidentielles. Tout programme crédible doit inscrire l’emploi en tête des priorités", a-t-il laissé entendre.
L’emploi, a ajouté le président, reste au centre de tous les programmes de croissance tant dans les pays développés, émergents ou en voie de développement et demeure par conséquent une question universelle. A ses dires, toutes les formules ont plus ou moins été ébauchées dans le cadre de forums, de symposiums, de séminaires, de conférences nationales, sous-régionales, continentales à travers l’Union africaine ou internationales sous l’égide des Nations unies.
" Des résolutions hardies et des recommandations réconfortantes ont été prises mais les résultats ne sont toujours pas à hauteur de souhait. Il y a lieu alors de reconnaître que la création d’emploi n’est pas seulement du domaine des analyses et des débats d’experts. Elle tient prioritairement des facteurs économiques et financiers ainsi que du domaine des réformes", a-t-il ajouté. Selon le président ATT, chaque programme ou projet doit réserver une place prépondérante à l’emploi. Le défi à relever est celui de l’adoption des systèmes éducatifs aux besoins de nos économies.
L’ampleur et la complexité des enjeux liés à l’emploi doivent nous conduire, selon ATT, à l’échelle régionale à des politiques plus harmonieuses, plus solidaires et des programmes plus intégrateurs. "Nos pays sont certes différents, mais sont si semblables et si complémentaires que la mise en commun de nos problèmes, de nos ressources et de nos solutions se pose en terme de devoir vis-à-vis de nos concitoyens", a-t-il ajouté.
Selon le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Iba Ndiaye, il est aujourd’hui une réalité dans tous nos Etats que des progrès réels ont été accomplis sur d’autres terrains du développement notamment sur le front de la scolarisation, c’est-à-dire l’objectif de l’éducation pour tous. En effet, avec plus de 1/3 de budget national et l’apport salutaire des partenaires techniques et financiers à travers la coopération internationale, le taux de scolarisation avoisine actuellement 80 %, sinon plus dans la plupart de nos Etats.
Mais la persistance du chômage, celui des jeunes et particulièrement des jeunes diplômés sans emploi met en relief des faiblesses notoires du système éducatif et la part faible des ressources consacrées à la formation professionnelle participe à en accentuer les effets.
Après donc le sommet de Ouagadougou sur la problématique de l’emploi en Afrique où les chefs d’Etat et de gouvernement ont réaffirmé leur engagement, leur détermination et la ferme volonté politique d’inscrire la question au centre des priorités de l’action de nos gouvernements respectifs, , il revient, selon le ministre Iba Ndiaye, aujourd’hui aux techniciens et experts en la matière de traduire cette vision en actes concrets au profit de nos pays et de sa jeunesse en particulier.
Pour le Mali qui assure la présidence de l’Uémoa, les efforts consentis et les résultats obtenus bien que notoires n’ont pas permis de circonscrire le mal. "Ainsi, il est apparu nécessaire d’initier une démarche dans la sous-région pour partager le besoin de coopération et de mutualisation de nos expériences, de nos savoirs et de nos ressources", a-t-il affirmé. Et d’ajouter que c’est à cet exercice que sont conviés pendant deux jours les ministres en conclave en vue de parachever le travail important déjà effectué par les experts des 8 pays respectifs de l’Uémoa.
Avec la bataille de l’éducation pour tous le moment est venu selon le ministre d’engager un véritable combat pour l’accès de tous à la formation professionnelle qu’il s’agisse d’urbains ou de ruraux ; du formel ou de l’informel, du public ou du privé. C’est donc à juste titre, dira-t-il, que toutes les analyses convergent aujourd’hui vers le besoin impérieux et la nécessité absolue pour l’Afrique singulièrement l’Afrique Subsaharienne de privilégier le développement des compétences d’offrir au marché le personnel et les cadres techniques et administratifs dont il a besoin.
La rencontre de Bamako, à l’en croire, survient après celle d’Abidjan en octobre 2009 où l’initiative de doter nos pays et notre sous-région d’instruments capables de nous permettre de relever ce défi a été soutenue. "La volonté politique exprimée par nos chefs d’Etats à travers l’institution Uémoa constitue une grande opportunité qui s’offre pour donner à nos actions plus de visibilité et surtout plus d’impacts".
Le représentant de l’Organisation internationale du travail qui accompagne cette conférence à travers le BIT, François Murangira abordant dans le même sens que le ministre Iba Ndiaye, a affirmé que l’emploi et la formation professionnelle sont 2 thématiques inséparables et constituent aujourd’hui les plus grands défis du continent africain, en témoigne la tenue à Ouagadougou en septembre 2004 du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté. Selon les recommandations et le plan d’action de ce sommet, poursuivra-t-il, l’emploi et la lutte contre la pauvreté doivent être au centre des priorités des politiques économiques des pays africains.
Dans la lancée des conclusions du sommet, les pays africains ont adopté lors de la 111e réunion régionale africaine de l’OIT tenue en avril 2007 à Addis-Abeba, l’agenda de travail décent pour l’Afrique 2007-2015. dans la perspective de mise en œuvre de cet agenda, dira-t-il, le BIT développe avec les pays, un Programme par pays de travail décent (PPTD). "C’est ainsi que nous avons entrepris avec tous les pays de l’Uémoa le processus de formulation du PPTD", a-t-il ajouté.
Pendant deux jours, les ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace Uémoa auront à échanger sur les expériences et les solutions ayant été tentées dans leurs différents pays respectifs. Le président ATT en déclarant ouverte la conférence, a espéré que sortent des travaux de cette rencontre des idées nouvelles et une contribution significative au problème de l’emploi sous toutes ses formes.
Rappelons que la conférence des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’Uémoa a pour objectifs de définir une stratégie de renforcement de la place de l’emploi et de la formation professionnelle dans les politiques nationales, de mettre en place un observatoire sous-régional de l’emploi et de la formation professionnelle. Il s’agira de définir une stratégie pour une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi et vice-versa, mais aussi de diagnostiquer tout ce que rencontrent les Etats de l’Uémoa comme difficultés dans la mise en œuvre de leurs politiques.
Ramata S. Kéita
(stagiaire)

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AIDE DE L’ETAT AUX PARTIS POLITIQUES
La révision des critères fait grincer des dents
Au regard des réformes qui s’annoncent, les critères d’attribution de l’aide aux partis politiques sont appelés à évoluer. Ne seront bénéficiaires de l’aide publique de l’Etat que les formations politiques ayant des représentants nationaux.
Les partis politiques au Mali bénéficient chaque année de l’aide publique de l’Etat, qui représente 0,25 % des recettes fiscales de l’année. Pour accéder à cette aide, ils doivent disposer d’un siège, tenir régulièrement leurs instances statutaires et justifier la provenance de leurs ressources ainsi que l’usage qui en est fait, c’est-à-dire avoir une comptabilité financière sincère.
Ces critères sont remplis tant bien que mal par de nombreux partis politiques qui arrivent à déposer un dossier et bénéficier d’un minimum de financement dont la somme est généralement estimée à un peu plus de 6 millions de F CFA. Sur la base de ces critères, ils ont été 30 partis politiques à bénéficier de l’aide publique de l’Etat en 2008 et 32 en 2009.
Mais au regard des réformes qui s’annoncent, les critères d’attribution de l’aide aux partis politiques sont appelés à évoluer. Ne seront bénéficiaires de l’aide publique de l’Etat que les formations politiques ayant des représentants nationaux. Ce critère est mal venu dans les formations politiques notamment les moins représentatives qui ont toujours su prendre leur part malgré le fait qu’ils ne disposent d’aucun élu qu’il soit national ou local.
S’il venait à être appliqué, il écarterait beaucoup de formations politiques qui doivent leur survie à cette aide de l’Etat. Selon certains responsables de formations politiques, l’aide de l’Etat est même indispensable si l’on veut bâtir une société paisible et démocratique. Dans sa philosophie, l’aide aux partis politiques est destinée à les soutenir dans la formation du citoyen. Mais le fonds est généralement utilisé pour les campagnes électorales et pour soutenir les candidats.
Dans la clé de répartition actuelle de l’aide publique de l’Etat aux partis politiques, le partage du fonds se fait selon le nombre des députés (40 %), la participation aux dernières élections (15 %), le nombre des conseillers communaux (35 %), le nombre de femmes élues (10 %).
Denis Koné

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IICEM AU SIAGRI-2010
Une participation honorable
Ils sont dix opérateurs agricoles dont le projet Initiatives intégrées pour la croissance économique (IICEM) a sponsorisé les activités au Salon international de l’agriculture (Siagri). Quarante-huit heures après l’ouverture du Salon, les produits des dix opératrices ont été raflés, une preuve que l’IICEM a gagné son pari.
Financé par l’USAID dans le cadre de son Programme de croissance économique accélérée, le projet Initiatives intégrées pour la croissance économique (IICEM) est exécuté par AbtAssociates en partenariat avec Acdi/Voca, Sheladia Associates et Carana.
IICEM intervient dans les filières agricoles, appuie les producteurs, les petits producteurs surtout dans tout le processus depuis la production jusqu’à la commercialisation. IICEM fait participer des opérateurs agricoles à des foires nationales et internationales. Pour la 6e édition du Salon international de l’agriculture (Siagri), qui se tient présentement sur les berges du Niger, dans l’enceinte du Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, il n’a pas dérogé à la tradition.
Dix opérateurs agricoles venus de Mopti, Koulikoro, Bamako et Sikasso, sponsorisés par IICEM exposent leurs produits dans des stands du Siagri, (inauguré par le président de la République, Amadou Toumani Touré, vendredi 24 avril). Leurs stands ne désemplissent pas, qui pour acheter des produits, qui pour nouer des contacts eux.
Il faut dire que la présence d’IICEM à la foire agricole se justifie par l’objectif de promotion de produits agricoles maliens. Ce que sa chargée de communication, Maïmouna Touré, explique : "Nous avons profité de cette exposition pour aider les partenaires agricoles à venir exposer leurs produits".
Il est aisé, pour un visiteur, de reconnaître les stands d’exposition qui ont les mêmes configurations. Les exposants sont des opérateurs de la chaîne de blé, d’échalotes du plateau dogon, les transformatrices d’échalotes, les opératrices de la mangue (séchées ou fraîches), la pomme de terre, le riz surtout étuvé et les transformatrices de Koulikoro.
A travers le Siagri, les opérateurs d’IICEM sont rendus visibles. "Tant qu’il y a des visiteurs de la sous-région, ils vont rendre leurs produits visibles dans tout l’espace".
Bien emballés, les produits exposés respectent les normes d’expositions. Et le projet IICEM en est pour beaucoup dans ce travail qui est une exigence du marché international. Les femmes ont été bien organisées pour cela. "Elles sont vraiment canalisées et n’ont pas de problèmes surtout que ce n’est pas la première fois qu’IICEM finance leur participation à des foires", assure la chargée de communication.
Les exposants se frottent les mains
A quelques jours de la clôture du Salon, les paris sont presque gagnés dans les stands d’IICEM. Déjà au 2e jour de la foire, les opératrices agricoles encadrées par IICEM se sont frotté les mains. "Les opératrices qui ont amené la pomme de terre ont tout vendu, le riz étuvé est introuvable, la pomme de terre aussi", dit Mme Touré présente aux côtés de ses "protégées" depuis le début. Quant aux produits transformés, il y en a qui ont vendu la moitié de leurs stocks à la foire.
Pour Mme Touré, le projet financé par l’USAID vise la croissance économique afin de contribuer à la réduction de la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire tout en minimisant les risques liés aux phénomènes de changements climatiques. "Aussi, en plus de la gestion des ressources naturelles et de la pisciculture, la prise en compte de l’aspect genre pour encourager la participation des femmes dans les activités économiques sous-tend toutes les activités du projet".
Ses axes stratégiques sont : réhabiliter l’agriculture irriguée et améliorer l’intensification de la production agricole, assurer l’accès aux services financiers, améliorer l’accès aux marchés. L’amélioration du contrôle des organisations paysannes (OP) dans la gestion des ressources naturelles et la biodiversité est aussi une attente forte.
Notre interlocuteur dira que cette approche vise à favoriser le développement des liens verticaux et horizontaux entre les acteurs impliqués dans le développement de la chaîne de valeur. "Ceci afin de susciter l’accroissement de la production, d’améliorer l’accès aux marchés et de créer de la valeur ajoutée au profit de l’ensemble des acteurs, notamment les petits exploitants agricoles, contribuant ainsi à réduire la pauvreté et à promouvoir la sécurité alimentaire…"
A IICEM, les défis majeurs s’articulent autour de la facilitation de l’accès au financement et à la minimisation des risques liés aux changements climatiques afin de garantir la sécurité alimentaire.
Si le Siagri se propose de servir de vitrine aux nouvelles technologies de production et de transformation des matières premières agroalimentaires, d'être une plate-forme d’expression et de promotion de produits et services, il faut dire qu’IICEM, de ce point de vue-là, joue depuis des années sa partition.
Amadou Sidibé

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SYSTEME DES NATION UNIES
Le contexte "Unis dans l’action" expliqué aux médias
La note conceptuelle "Unis dans l’action" est un document de référence du processus de réforme des Nations unies (NU) dans lequel le Mali s’est inscrit pour sa mise en œuvre. L’objectif de ce processus de réforme est de renforcer la cohésion, l’impact des résultats suscités dans une participation active de toutes les agences du Système des NU.
Afin de présenter et d’expliquer la note et les grandes lignes du processus de réforme des NU, ses objectifs… le coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des NU, Mme Mbaranga Gasarabwe, et des représentants des agences des NU étaient face aux journalistes, le mardi 27 avril, à la Maison de la presse.
Selon le coordonnateur du Système des NU au Mali, l’idée de la réforme de son institution est née en 2006 avec la nomination par le secrétaire général de l’ONU d’un panel de haut niveau sur la cohérence du système des NU.
" Les recommandations de ce panel ont porté sur les moyens de surmonter les défis liés à l’évolution de l’Organisation des NU et les changements du monde d’aujourd’hui", a indiqué Mme Mbaranga Gasarabwe avant de soutenir que l’ONU n’a pas les mêmes défis aujourd’hui qu’à sa création au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale en 1949.
A en croire à la conférencière, la mise en œuvre de la réforme au Mali s’est traduite par l’expression de la volonté du gouvernement de voir le Système des NU inscrire son action dans la logique de la réforme des NU à travers une adhésion aux principes de la dite réforme.
Parlant des objectifs de la réforme, notre interlocuteur a noté qu’il s’agit de promouvoir une cohérence programmatique et opérationnelle, mener une stratégie de communication pour une meilleure visibilité du système NU et un plaidoyer harmonisé en faveur des actions de développement…
Répondant à une question sur l’intervention très critique du Guide libyen Mouammar El Kadhafi à l’égard des Nations unies lors de la dernière session de l’Assemblée générale de l’ONU, la patronne du Système des NU au Mali a répondu que cette sortie n’est à l’origine de la réforme.
La réforme est, selon la conférencière, une volonté exprimée par les pays membres de l’ONU qui ont ensuite mandaté le secrétaire général pour son exécution.
Amadou Waïgalo

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AIGLES
Seydou pourrait revenir !
Seydou Kéita, qui avait décidé de ne plus porter le maillot des Aigles à l’issue de la dernière Can en Angola, semble revenu à de bons sentiments.
Le temps est venu, pour le Français Alain Giresse, de débarquer à la place de Stephen Keshi. De quoi s’est félicité le milieu de terrain du FC Barcelone et des Aigles qui n’exclut plus de rejouer un jour avec les Aigles. Il a livré sa confidence à nos confrères de RFI.
" Il a été un très grand joueur, c’est très bien pour l’équipe nationale parce qu’on a besoin d’un entraîneur comme lui. J’espère juste que les choses vont se passer correctement et que le public malien sera content et qu’il y aura des résultats à la fin. Je suis à la disposition de l’équipe mais vous savez que ces derniers temps, ça a été très compliqué. Quand il n’y a pas de résultats, il faut un changement, je serai prêt pour l’équipe, il y a aucun problème", a-t-il déclaré.
B. D. S.



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