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2010

Mois d'avril

Les Echos du 27 Avril

 

L’HONORABLE KONIMBA SIDIBE PARLE DE LA FUSION PARENA-ADEMA
« Je me battrai de toutes mes forces contre »
Régulièrement interpellé sur un certain nombre de questions depuis un moment, le député Konimba Sidibé, membre du Comité directeur du Parti pour la renaissance nationale (Parena), dit livrer ici les éléments de réponse qui suivent.
Est-ce vrai que la fusion du Parena avec l’Adema n’est qu’une question de jour ?
Le processus en cours est bien celui de l’absorption du Parena par l’Adéma : le Parena sera dissout d’abord, ses membres adhéreront ensuite à l’Adéma dans le cadre d’une démarche collective. Il ne s’agit pas d’une fusion des deux partis dont le résultat serait la création d’un nouveau parti. La direction du Parena y est acquise. Que ce ne soit qu’une question de jour dépend principalement de l’Adéma.
Est-ce vrai que vous n’êtes pas favorable à cette absorption du Parena par l’Adéma ?
Effectivement, je ne suis pas favorable à la dissolution du Parena et son absorption par un autre parti. Nous avons connu une longue période de fiançailles (d’alliance) entre l’Adéma et Parena qui n’a rien donné. Cela n’incite pas à aller au mariage. La logique et la sagesse voudraient qu’on cherche à mieux gérer ces fiançailles dans un premier temps pour mettre en place les conditions de réussite du mariage.
Au fond, je suis plutôt favorable à la fusion de tous les partis de l’ancienne famille Cnid pour créer un nouveau grand parti. Depuis plusieurs années, des « aînés » du Cnid ont entrepris la réconciliation entre les dirigeants de ces partis. Il faut donner toute sa chance à cette démarche. Les dirigeants de l’ancienne famille de l’Adéma ont fait preuve d’une grande maturité politique en continuant à se parler même après les différentes scissions de leur parti et en concluant même des alliances politiques. C’est une leçon qui devrait nous inspirer.
Mais qu’allez vous faire si l’absorption du Parena par l’Adéma devrait se concrétiser ?
Ce que je peux vous dire pour le moment, c’est que je me battrai de toutes mes forces contre une telle dissolution du Parena et invite tous ceux qui partagent ce point de vue à cette bataille. Je n’ai rien contre l’Adéma dont certains des dirigeants sont des amis et des camarades de lutte de longue date. Dans le contexte politique actuel, le Parena doit survivre car le pays a besoin de la ligne politique qu’il incarne. Seul un nouveau parti regroupant les forces qui incarnent cette ligne, forces dispersées aujourd’hui dans plusieurs partis politiques, pourrait justifier la dissolution du Parena.
Je milite avec certains dirigeants du Parena depuis 30 ans (mouvement étudiant, groupe politique clandestin, Cnid association, Cnid parti et ensuite Parena). J’ai un profond respect, une admiration réelle et une amitié sincère pour eux. Je suis profondément triste à la simple idée que nous puissions nous séparer sur le plan politique.
Mais je dois dire aussi que j’ai très mal supporté les nombreux zigzags du Parena depuis quelques années. La rigidité n’est certainement pas une qualité (surtout en politique), mais la grande volatilité non plus.
Au fond, le Parena n’est-il tout simplement pas fatigué de l’opposition ?
Va chercher à savoir. Il est particulièrement difficile d’être opposant politique en Afrique et il ne fait pas de doute que la direction du Parena est acquise aujourd’hui à l’entrée au gouvernement. Je l’aurai compris si la situation politique était grave au point qu’une union sacrée de tous soit nécessaire pour sauver le pays. Or il n’en est rien. ATT dispose d’une majorité confortable, stable et tranquille à l’AN qui soutient sans aucune réserve sa gestion des affaires publiques. Je ne pense pas qu’il ait vraiment besoin du soutien d’un autre parti aujourd’hui.
Ne croyez vous pas que le pays a besoin d’une opposition sûre, stable et efficace à l’AN ?
Je pense que la vitalité du jeu démocratique est essentielle pour la bonne gouvernance. Il y a quelques mois, nous dénoncions encore avec force, et à juste raison, l’immobilisme né du consensus politique à la ATT. Faut-il que nous contribuons encore à recréer ce consensus ? Manifestement, il y a de quoi « déboussoler » encore plus les citoyens ordinaires et conforter chez la grande majorité d’entre eux l’idée qu’il ne sert à rien de voter. Les taux dérisoires de participation aux élections que nous avons connus jusqu’à présent, qui réduisent fortement la représentativité des élus et affaiblit le processus démocratique, devrait nous interpeller en permanence.
Honorable Konimba Sidibé
NB : Le surtitre et le chapeau sont de la rédaction

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GREVE ILLIMITEE DES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR
Le comble de l’acharnement et de l’exagération
La grève illimitée du Syndicat des enseignants du supérieur (Snesup) a atteint des proportions inquiétantes depuis la réclamation par les syndicalistes de la démission du Premier ministre pour « incompétence ». Cette nouvelle doléance des enseignants marque un tournant fort regrettable dans les relations déjà tendues entre les autorités et le Snesup.
En effet, les autres regroupements syndicaux ont jugé nécessaire d’analyser le nouvel agenda des négociations que le PM leur a proposé au cours d’une rencontre.
Cependant, le chef du gouvernement a pris l’engagement lors de la même rencontre que toutes les doléances des syndicalistes seront résolues d’ici la fin de l’année 2010.
Le Syndicat national pour l’éducation et la culture (Snec) a accepté la démarche qui vise à donner le temps au gouvernement de réunir les moyens nécessaires pour la prise en charge des revendications. « Nous allons faire confiance au gouvernement, qui n’est pas un adversaire pour nous. Mais, nous voulons tout simplement que nos problèmes soient résolus », a martelé à l’issue de cette réunion Tibou Tély secrétaire général du Snec.
Qu’est ce qui empêche le Snesup d’accorder la même confiance aux autorités qui se sont engagées devant le peuple à résoudre tous leurs problèmes ?
Voilà une question qui taraude les esprits de nos concitoyens lassés par la position « extrémiste » des enseignants du supérieur.
Les Maliens, notamment les parents d’élève qui, sous d’autres cieux, auraient longtemps entamé des actions afin de désamorcer la crise, commencent à manifester des signes de mécontentement. Cette situation n’arrange pas le Snesup qui refuse de revoir sa copie au profit de l’avenir de l’école malienne.
Selon un responsable de l’Association des parents d’élève, la situation inquiète son regroupement qui va, selon lui, procéder à une proposition de sortie de crise.
Hier encore le secrétaire général du Snesup Dr. Abdou Mallé a réitéré le maintien du mot d’ordre de la grève illimitée jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances.
Aussi, il exige que le Vérificateur général se saisisse du dossier du budget du forum national sur l’éducation. Le Snesup estime, que c’est une bagatelle de 40 milliards de F CFA qui a été investie au forum, alors que la Primature a apporté des précisions avec des chiffres vérifiables au niveau du ministère des Finances pour répliquer à cette accusation.
« Contrairement à ce que dit le Snesup, toujours c’est une somme précise de 500 millions de F CFA qui a constitué le budget du forum », soutient-on à la Primature.
En réalité, le débat au sujet du budget du forum représente une diversion, les enseignants ont intérêt à s’en ternir à leurs revendications et surtout faire preuve de patriotisme et de sacrifice pour l’intérêt supérieur du Mali, des enfants innocents contraints de rester à la maison.
Amadou Waïgalo

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HUICOMABOUGOU
Les négociations vers une sortie de crise
Le gouvernement va bientôt accéder à trois revendications de taille des travailleurs de Huicoma. Par le biais de l’UNTM, un accord de sortie de crise est en passe d’être trouvé. Mais, la Commission des travailleurs de Huicoma ne crie pas victoire, elle reste prudente et va juger le gouvernement à l’œuvre.
Après 170 jours de squat des locaux de la Bourse du travail, l’espoir pourrait bien renaître dans les rangs des travailleurs de l’Huicoma dans les prochains jours avec un possible accord entre l’UNTM (qui négocie les intérêts des travailleurs de Huicoma) et le gouvernement.
Les dernières négociations entre les deux parties qui remontent à quelques jours, ont abouti à la conclusion de trois points de négociations en voie d’être satisfaits sur les sept exigés par la Commission des travailleurs de Huicomabougou (Bourse du travail). C’est du moins les assurances du président de la Commission des travailleurs de Huicoma, Bakary Berté. En effet, suite aux nombreux pourparlers entre différentes parties, il a été convenu entre le gouvernement et l’UNTM, la satisfaction de trois points de revendications, qui aux dires de M. Berté, « pourrait permettre d’avancer dans les négociations et aller vers une sortie de crise ».
Les trois points concernent : la mise en place du plan social, réclamé par les travailleurs depuis 2005, le paiement de quatre mois d’arriérés de salaire (janvier –avril 2010) et enfin la nomination d’une administration provisoire, qui aura pour tâche la bonne gouvernance de l’entreprise. « Si les documents nous parviennent et qu’ils répondent à nos aspirations, nous sommes disposés à vider les lieux » (Bourse du travail), affirme M. Berté.
L’Administration provisoire attendue
Sans occulter les autres points, le président de la Commission des travailleurs, affirme qu’ils pourraient trouver leur réponse avec l’Administration provisoire. Il s’agit surtout de l’indemnisation des 31 personnes abusivement arrêtées et emprisonnées par le patron de Huicoma « qui n’a que dalle pour les travailleurs ».
Il faut dire que « cette probable entente » entre les parties, est saluée à « Huicomabougou », mais « pourvu que le gouvernement ne fasse pas faux-bond comme il a le don de tenir de fausses promesses », affirme un travailleur. Pour lui, « Dougoumènè ta son koro dabila » (la fourmi ne déroge pas à son habitude de piquer).
A noter que le Groupe Tomota, en acquérant 84,13 % des actions de l’Etat, s’était engagé à respecter un cahier de charges, à réaliser des investissements prévus dans son offre technique et à mettre en place un plan social dans les 60 jours qui suivent la date de transfert des actions qui a eu lieu le 2 juin 2005. Il avait été décidé que le repreneur ne pouvait licencier aucun travailleur pendant 18 mois « sauf pour faute lourde ».
L’occupation des locaux de la Bourse du travail ne fait pas bonne presse pour la Centrale syndicale. Siaka Diakité et les siens ont des difficultés à trouver une solution définitive à ce problème qui leur coupe le sommeil tant le dossier leur paraît « complexe et brûlant ».
Amadou SidibéL’ASSEMBLEE NATIONALE ET LA NOUVELLE CONSTITUTION
Le bouleversement du bicaméralisme
L’avant-projet de la nouvelle Constitution réserve un grand changement dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le changement de taille est la création du Sénat. Le tout formant le Parlement.
S’il y a une institution de la République qui connaîtra un grand chamboulement si l’avant-projet de la Constitution du Comité d’appui aux réformes institutionnelles (Cari) serait adopté en l’état dans son titre V, c’est bien l’Assemblée nationale. Notre démocratie qui est présentement d’un système monocaméral passerait au système du bicaméralisme avec l’existence à côté de l’Assemblée nationale, d’un Sénat, le tout formant le Parlement.
Les membres de l’Assemblée nationale porteront le titre de « députés » alors que ceux du Sénat seront appelés « les Sénateurs ». A l’opposé des députés élus au suffrage universel direct, les Sénateurs, eux, seront élus au suffrage indirect. Une nouveauté dans l’examen des projets de lois est que le gouvernement aura le choix de déposer ses projets de lois sur le bureau de l’une des chambres. Mais certaines prérogatives sont réservées à l’Assemblée nationale et d’autres au Sénat. Ainsi, il en est de la déclaration de guerre qui est autorisée par l’Assemblée nationale réunie spécialement à cet effet. Les projets de lois de finances sont également soumis en premier lieu à l’Assemblée nationale. Les projets de lois ayant pour principal objet, l’organisation des collectivités territoriales et les projets de lois relatifs aux instances de représentation des Maliens de l’extérieur sont soumis en premier lieu au Sénat.
Le Parlement a pour mission de voter la loi, de contrôler l’action du gouvernement et d’évaluer les politiques publiques. Il est assisté dans ces missions par le vérificateur général. Des tâches auxquelles s’est bien acquittée l’Assemblée nationale actuelle si bien qu’il n’est pas inutile de s’interroger sur l’opportunité de la création d’un Sénat. Pour certains, cette institution pourrait être autant budgétivore, sinon plus que le Haut conseil des Collectivités. Faut-il rappeler que, c’est cette institution qui sera transformée en Sénat. En tous les cas, cela a été toujours le souhait de son président, Oumarou Ag Ibrahim Haidara.
Au regard de l’avant-projet de Constitution, l’Assemblée nationale et le Sénat ont les mêmes missions et leurs membres bénéficient de presque les mêmes droits en termes d’immunité parlementaire. Si le président de l’Assemblée nationale est élu pour toute la durée de la mandature, le président du Sénat, lui, est élu chaque renouvellement partiel.
La création d’un Senat va t-elle favoriser l’approfondissement de la démocratie. C’est tout le débat.
Denis Koné

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BRUITS SOURDS
CCR : Le commandant relevé : La nouvelle est tombée au courant de la semaine dernière : le commandant de la Compagnie de la circulation routière (CCR), Mohamed Kouréichi, a été relevé de ses fonctions. L’on ignore pour l’instant les raisons de la révocation du désormais ancien commandant de la CCR, mais nos sources rapportent qu’il aurait tenu des propos au cours d’une rencontre avec le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, qui n’auraient pas été appréciés par la hiérarchie. Ce qui fait croire à certains, que c’est ce qui lui aurait coûté son poste.

Véhicules d’occasion : Des porteurs d’uniformes importateurs : Le jeudi 22 avril 2010, les éléments du guichet unique et la police ont effectué une descente musclée dans les parkings du Badialan. L’opération visait à conduire les véhicules non dédouanés à la fourrière. Moins d’une semaine après cette opération, des langues se délient peu à peu rapportant que des revendeurs de véhicules d’occasion sont de mèche avec des porteurs d’uniformes. Ce qui revient à dire que des éléments de la sécurité sont impliqués dans l’importation des véhicules. La preuve : jeudi lorsque des véhicules ont été conduits à la fourrière, certains porteurs d’uniformes sont intervenus auprès des agents du guichet unique pour obtenir leur libération. Mais en vain. Ceux-ci leur aurait fait comprendre que l’opération est initiée depuis la direction nationale de la douane. En désespoir de cause, ils ont mis la main à la poche. Certains ont payé 10 millions de F CFA pour échapper à la vente aux enchères de leurs « marchandises ». Dans la vente des véhicules appartenant aux porteurs d’uniforme 5 % reviennent aux revendeurs.

GMS : Trois commissaires sanctionnés : La chasse aux véhicules non dédouanés dans les parkings du Badialan, le jeudi 22 avril n’a pas eu lieu sans l’intervention des commissaires de police. Il nous est revenu que trois commissaires de police du Groupement mobile de sécurité (CMS), ont outrepassé les limites de leurs fonctions en allant prendre des véhicules dans les parkings pour les remettre à leurs propriétaires moyennant semble-t-il de l’argent. Ce qui traduit naturellement une certaine idylle entre des tenants du parking et des porteurs d’uniforme. Cependant, nos trois commissaires n’ont pas regretté puisque des sanctions leur auraient été infligées. Leur nature ? Nous n’en savons pas trop.

Exposition universelle : ATT en Chine demain : La Chine s’apprête à accueillir l’exposition universelle Schanghai 2010. Le président ATT y est en principe attendu demain mercredi. Au cours de cette foire d’exposition à laquelle le Mali prendra part, il y aura des expositions sur l’industrie, l’agriculture etc. « L’expo » sera également l’occasion pour la Chine, de présenter les résultats de ses nouvelles recherches.

Barrage de Félou : Les populations opposées à l’utilisation des explosifs : Il y a peu, le président ATT et son homologue du Sénégal, Me Abdoulaye Wade ont procédé à la pose de la première pierre du barrage de Félou. Quelques mois plus tard, les populations de Félou et les Chinois sont à couteaux tirés à propos de l’utilisation des explosifs pour démolir les rochers afin de draguer le fleuve. Les habitants sont catégoriquement opposés à la pratique et ne cachent pas non plus leurs inquiétudes sur les conséquences qu’elle peut engendrer.
Même le sous-préfet se serait opposé à l’utilisation des explosifs. Il a intimé l’ordre aux Chinois venus lui demander l’autorisation d’aller chercher l’ordre auprès du gouverneur de Kayes avant d’entreprendre les travaux. Le chantier du barrage de Félou a du plomb dans l’aile.

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VACCINATION CONTRE LA POLIO SIKASSO
Une secte s’oppose
Le 2e tour de la campagne de vaccination contre la polio a été lancé samedi 24 avril 2010 dans la région de Sikasso au centre de santé communautaire du quartier de Sanoubougou I par les autorités administratives et politiques avec le soutien du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'Organisation mondiale pour la santé (OMS). Toutefois elle butte à l’hostilité de Wahhabite.
La campagne espère vacciner tous les enfants de moins de 5 ans des 17 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). L'objectif visé est de toucher chaque enfant, des zones rurales les plus reculées aux zones urbaines les plus peuplées, avec à la clé un coup d'arrêt à l'épidémie de polio. En initiant des campagnes simultanées dans plusieurs pays, le risque de ne pas vacciner des enfants est amoindri.
Lors de la réunion du comité régional de pilotage, il a été fait état du bilan du 1er tour et les dispositions à prendre pour le 2e tour. Le directeur régional de la santé, Dr. Sodouyougo Témé, a rappelé que "la poliomyélite touche surtout les enfants de moins de 5 ans. Une infection sur 200 entraîne des paralysies irréversibles, le plus souvent des membres inférieurs. Parmi ces personnes paralysées, 5 à 10 % décèdent de paralysie respiratoire. Il n'y a pas de traitement pour soigner la polio mais elle peut être prévenue par la vaccination".
Au cours de cette rencontre, des difficultés ont été évoquées pendant l’opération du 1er passage : des cas de refus et de réticence ont été constatés en milieux urbain et rural, malgré la grande sensibilisation par les medias et les personnes ressources. Des membres du comité de pilotage, par communication interpersonnelle, ont pu résoudre des cas de réticence.
Des rebelles ?
Mais, le cas de refus manifeste concerne les populations du hameau de Darahidjila dans la Commune rurale de Nonkon-Souala, située à 80 km à l’est de Sikasso. Un fort contingent de forces de sécurité et d’équipe de vaccinateurs a été mobilisé par les autorités régionales pour aller vacciner les 35 enfants âgés de 0 à 5 ans dans la localité.
Ces populations installées à l’insu des autorités communales, il y a 2 ans, sont des paysans qui vivent d’agriculture au flanc d’une colline. Leurs conditions de vie sont précaires (manque d’eau potable, pas de structure de santé). Elles appartiennent à la secte islamiste des Wahhabites par leur comportement social. Elles ont été chassées des cercles de Koro et Bankass au Mali et dans certaines provinces du Burkina Faso avant de se retrouver à Darahidjila.
On ne le dira jamais assez : cette communauté tire ses idées des textes islamiques, elle est contre toutes formes de vaccination et de traitement sanitaire moderne. Pis encore, il est difficile de lui poser des questions de compréhension a fortiori de modernité. Les femmes sont voilées et refusent de communiquer en dehors de la communauté. C’est dans ce contexte qu’a démarré le 2e tour de la campagne de vaccination contre la polio à Sikasso.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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KOUTIALA
Les 19 ans de l’UDD célébrés
Créée le 25 avril 1991 pendant les premières heures de l’avènement de la démocratie malienne, l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) a célébré les 24 et 25 avril 2010 son 19 e anniversaire à Koutiala.
C’est Koutiala que l’UDD a choisi pour souffler les 24 et 25 avril, sur ses 19 bougies. Des manifestations folkloriques et la tenue de la conférence régionale du parti ont marqué cet événement. Venus nombreux de différentes localités, les militants ont rehaussé l’éclat de la cérémonie par leur présence massive.
Les festivités ont commencé le samedi 24 avril par l’accueil de Tiéman Coulibaly, le président du Conseil exécutif national (Cena) de l’UDD et sa délégation qui ont été escortés par une procession de voitures de la rentrée de la ville jusqu’au siège du parti où les premières manifestations ont eu lieu. D’autres manifestations folkloriques ont eu lieu le samedi soir.
Fraîchement élu il y a un mois à la tête de l’UDD, Tiéman Coulibaly indiquera dans son adresse aux militants que c’est le congrès du parti qui a décidé qu’il fasse sa première sortie à Koutiala. Selon M. Coulibaly, Koutiala a été choisi pour abriter les festivités du 19 e anniversaire de l’UDD parce qu’il est le fief du parti.
« Nous sommes venus échanger sur l’avenir du parti, sur la bonne exécution des décisions du congrès », a dit Tiéman Coulibaly.
L’honorable Idrissa Ouattara, le président de la section UDD de Koutiala dira que « ce 19 e anniversaire du parti est un moment de communion qui leur permettra de faire le bilan du chemin parcouru afin de partir sur de nouvelles bases pour reformer la grande famille UDD en vue d’obtenir d’autres victoires plus éclatantes ».
L’UDD a été créée le 25 avril 1991. Trois mois après, la section de Koutiala a vu le jour. Depuis cette datte, le parti ne cesse de se positionner à l’intérieur du cercle.
« Aux élections communales de 1991, l’UDD a eu 10 maires sur les 36 que compte le cercle de Koutiala. Aux élections législatives de 2002, l’UDD a vu sa liste disqualifier, car le parti est allé en alliance avec l’Adéma et le Mouvement citoyen. Il y a lieu de tirer les leçons de cette erreur politique qui nous a coûtée très cher. Les élections communales de 2004 ont permis à l’UDD de récupérer la mairie de la commune urbaine de Koutiala en alliance avec l’Adema et le LJS. Les élections de 2009 ont permis à l’UDD d’avoir 89 conseillers dans le cercle de Koutiala, 6 maires, 1 vice-président au conseil de cercle », a rappelé l’honorable Idrissa Ouattara, indiquant que le parti vit en parfaite symbiose avec tous les partis politiques dans le cercle de Koutiala et avec l’administration déconcentrée.
En marge des manifestations folkloriques, la conférence régionale du parti s’est tenue le dimanche 25 avril dans la salle des spectacles de Koutiala.
Plusieurs partis ont participé aux festivités du 19 e anniversaire de l’UDD. Mais, la présence de l’Adema a été la plus remarquée avec la présence de Soumeylou Boubeye Maïga, un des vices présidents du parti de l’abeille.
Sidiki Doumbia

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DAC-TP M : 0-1
Les Rouges voient rouge
En 1/8 e de finale aller de la Ligue africaine des champions, disputé dimanche dernier au stade Modibo Kéita, le Djoliba a été battu (1-0) par le TP Mazembé. Le match retour s’annonce difficile, mais pas impossible pour les Rouges qui voyagent bien.
Après cinq minutes d’observation, les deux formations engagent de nombreuses actions pour ouvrir le score mais sans succès. Dès la 10e, Jean Louis Goua profite d’un dégagement raté de Joël Kimwaki pour servir Koffi N’guessan, qui voyait son tir sur le pied du poteau du portier congolais Kidiaba Robert. La réaction congolaise ne se fait pas attendre avec le tir de Jean Kasusula que le défenseur djolibiste, Issa Traoré sauve de justesse sur la ligne de but à la 14 e. Ensuite, Karim Sogoba, bien positionné, manœuvre mal le ballon à la 20 e. Quatre minutes plus tard, Jean Louis Goua suite à un débordement de Lassine Diarra a failli tromper la vigilance du portier Kidiaba Robert du TP Mazembé, mais son tir trouve le petit filet. Réplique immédiate des visiteurs par Mihayo Pamphile, qui manque de créer la surprise.
Le Djoliba domine, mais gâche de nombreuses opportunités comme à la 32 e sur une pichenette complètement ratée de Mintou Doucouré ou à la 34 e sur un tir mal cadré de Lassine Diarra. A cet instant du match, tout le bien du milieu de terrain tourne à l’avantage du TP Mazembé. Dans le même temps, le Djoliba assimile les échecs de sa défense, très lourde et présente des signes de faiblesses. En somme, tout au long de cette première période, l’équipe de Hérémakono avait pourtant les meilleures occasions, mais le manque de concentration dans le dernier geste et les erreurs incalculables de tactique ont eu raison d’eux.
La deuxième partie sera plus catastrophique pour le Djoliba. Confondant vitesse et précipitation, les hommes de Michel Kigoma se montrent encore maladroits sur toutes les balles, les supporters s’inquiètent car l’équipe est méconnaissable. Le TP Mazembé profite de cette confusion pour semer le désarroi dans le camp malien à l’image notamment de Kabangu Patou (49 e) et Sunzu Stopila (50 e).
Le Djoliba qui ne désarme pas tient bon jusqu’à la 52 e quand Trésor M’putu inscrit sur penalty l’unique but du match pour le TP Mazembé. Partis sur le dos de la défense adverse, Alain Kaluyituka est fauché par le portier Abdoulaye Diakité. Le penalty est bien exécuté par le capitaine Trésor M’putu qui prend à contre-pied, le gardien djolibiste. Le Djoliba qui estime avoir été triché pour hors-jeu sur l’action occasionnant le penalty , perd le contrôle et cède à la nervosité.
La détermination des visiteurs lui coûte une expulsion. A la 78 e, Trésor M’putu prend un coup du défenseur Kalilou Doumbia. A dix contre onze, le Djoliba ne voulait pas rester sur cette défaite, il joue l’attaque à outrance mais la baraka du portier congolais, Kidiaba Robert qui avait transformé sa cage en forteresse, leur prive de toucher le fond des filets. 1-0, c’est le score final d’une rencontre ou la fin sera difficile avec la réaction des supporters rouges, qui estiment être volés sinon trichés par l’arbitre algérien, Mohamed Benouza. Ce dernier et son second juge de touche ont été pris à partie par des supporters indélicats.
Boubacar Diakité Sarr

6e EDITION COUPE CORPO
L'Amap en finale
L'Agence malienne de presse et de publicité (Amap) disputera la finale de la 6e édition de la Coupe Corpo. Samedi, l'équipe de notre confrère Souleymane Drabo, le directeur général de l'Amap, a fait honneur à l'ensemble de la presse malienne en se qualifiant brillamment pour le bouquet final de la compétition qui, faut-il le rappeler, regroupe chaque année les services publics et para-publics.
En demi-finale, nos confrères ont dominé les Aéroports du Mali 2-1 grâce à deux réalisations signées Djakaridia Diallo et Amadou Sidibé. Une victoire d'autant plus significative que l'Amap a joué à 10 contre 11 pendant plus d'une mi-temps, suite à l'expulsion sévère de l'attaquant-vedette de l'équipe, Ibrahima Kéita, co-meilleur buteur du tournoi avec son coéquipier, Yaya Ballo (7 buts chacun).
Avant d'écarter les Aéroports du Mali, l'équipe de l'Amap avait successivement dominé Embal-Mali (3-0), la Simplast (10-0) et EDM-SA (4-1). C'est dire que nos confrères n'ont concédé aucune défaite depuis le début de la compétition, totalisant quatre victoires en autant de matches et inscrivant 19 buts pour seulement 2 encaissés.
La deuxième demi-finale a opposé dimanche l'INPS et l'AS Douanes (1-2). La finale prévue samedi prochain (1er mai) opposera donc la douane à l’Amap. Et l’on peut d'ores et déjà dire que toute la presse nationale sera derrière la vaillante équipe de l'Amap.
H. T.



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