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2010

Mois d'avril

Les Echos du 26 Avril

 

IL FAUT LE DIRE
A vrai dire…
C’est une tentative maladroite de dresser un portrait angélique du président malien parce que son projet de référendum, finalement, ne touchera pas à une virgule de l’article 30 de la Constitution, c’est-à-dire que la limitation du mandat présidentiel à deux périodes de 5 ans sera maintenue.
Malheureusement, même la presse internationale, d’ordinaire prompte à ironiser les insuffisances de la démocratie africaine est, semble-t-il, tombée dans le panneau : en attribuant (avant même que cela soit effectif) au chef de l’Etat en exercice la paternité de l’alternance pacifique au pouvoir au Mali. Quelle méprise !
Dieu nous est Témoin : Alpha Oumar Konaré, quoi que l’on dise, est le premier à quitter de son plein gré le pouvoir alors qu’il pouvait user de subterfuges pour s’y maintenir, quitte à en pâtir plus tard. Cela n’est pas méritoire ? Si oui, pourquoi louer son successeur qui ne fait que suivre ses pas ? Il est vrai qu’entre-temps, la "folklorisation" de notre démocratie a atteint son apogée.
A vrai dire, ce n’est pas un cadeau qu’ATT offre au peuple malien sur un plateau d’argent. Au contraire, il connaît assez bien ses compatriotes, il sait qu’ils encaissent beaucoup mais pas tout. De plus, l’actualité a démontré que dans des pays comme le Ghana, le Bénin, le Niger… et surtout le Mali, il est suicidaire de faire le forcing. N’ayons pas peur des mots : le président est obligé de partir.
Aussi je me pose des questions sur le bien-fondé d’un référendum aujourd’hui. Avons-nous suffisamment de temps pour corriger les possibles couacs de ce processus sans que cela ait des répercussions négatives sur la tenue dans les délais des élections générales de 2012 ? Je constate que le président, qui avait réuni le consensus entre 2002 et 2007, n’avait pas jugé utile de toiletter la Constitution ?
Pourquoi à 2 ans de la fin de son règne ? Il est certain que quelqu’un tirera les marrons du feu en cas de pépin. Sinon, pourquoi ne pas s’en laver les mains, éviter toute polémique éventuelle, en laissant le soin au successeur de mener le processus à son terme ? L’Etat ne doit pas être pressé, il doit être de continuité.
Néanmoins, s’il faut "rendre à César ce qui est à César et à Daba ce qui est à Daba", force est de reconnaître que le projet de Constitution renferme des dispositions qui méritent d’être saluées, voire renforcées. L’une d’elles veut que le prochain président soit strictement Malien en dehors de toute autre nationalité.
Je suggère qu’on étende la disposition aux membres du gouvernement et à toute la haute administration (ambassadeurs, DG, PDG), car la double nationalité qui fait de celui qui la possède Malien un jour pair, Français, Américain, Amérindien ou Chinois… un jour impair est source de divergences entre Etats. Japonais d’origine, l’ex-président du Pérou Alberto Fujimori, présumé coupable du détournement de milliards de dollars, est au centre de tiraillements entre Tokyo et Lima.
Je me réjoui aussi du fait que les médias publics seront mis au service de l’ancrage de la démocratie à travers l’organisation de débats publics contradictoires, mais il serait tout aussi bon qu’ils quittent le giron de l’Etat pour être chapeautés par une autorité indépendante des pouvoirs publics.
Les restrictions à la candidature indépendante, la fin du nomadisme et la moralisation des campagnes sont également des avancées.
Au demeurant, une Constitution ne vaut que par le respect qu’on lui porte. C’est toute la problématique des démocraties sous les tropiques.
A. M. T.

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AMADER
Les indélicatesses du PDG
Rien ne va plus entre le PDG de l’Agence malienne d’électrification rurale (Amader), Ismaël Omar Touré, et le ministre de l’Energie et de l’Eau. La pomme de discorde ? Une sulfureuse histoire de 15 véhicules, voire plus que le PDG voulait mettre à la réforme en son nom et à celui de certains de ses proches collaborateurs alors que des cadres du ministère n’ont de moyen de locomotion que le "haoussa train", c’est-à-dire qu’ils vont à pieds. A l’Amader du PDG Touré, c’est la chienlit à ciel ouvert !
Le PDG de l’Amader a, au cours de la dernière session du conseil d’administration en décembre 2009, demandé et obtenu des administrateurs la mise en réforme d’une vingtaine de véhicules de son service. Bien normal. Mais il y a un hic derrière cette idée du PDG. Car, aujourd’hui, de l’avis d’un administrateur, "nous avons été bernés".
Il s’explique : "le PDG nous a fait croire que lesdits véhicules n’étaient plus rentables et par conséquent étaient devenus budgétivores pour la structure. Mais, imaginez, quinze jours seulement après le conseil d’administration, le PDG a fait réparer les mêmes véhicules pour plus de 15 millions de F CFA alors qu’il avait déjà reçu l’aval des administrateurs pour les mettre en reforme".
De la corruption à ciel ouvert, dénonce notre interlocuteur et coup de colère du ministre.
Deuxième motif de colère du ministre Mamadou Igor Diarra, "c’est la lettre du PDG au ministre expliquant son intention de vendre les véhicules réformés à leurs détenteurs parmi lesquels lui-même. Le PDG et certains proches collaborateurs allaient donc s’offrir des 4x4 en plus de leurs véhicules de service et ce, malgré les mises en garde du syndicat", explique un autre administrateur.
La goutte d’eau de trop !
Et selon nos sources, c’est cette lettre qui aurait fait bondir le ministre de l’Energie et de l’Eau de son fauteuil : "Comment osez-vous vous offrir des véhicules alors que des cadres du département et des présidents de conseil d’administration de certaines structures relevant du ministère marchent à pieds ?" Question du ministre au PDG. Difficile de donner des réponses claires. Le ministre, qui a promis de rencontrer dans les meilleurs délais les administrateurs aurait donné l’ordre de surseoir à "réformer" les véhicules.
Notre investigation dans ce dossier nous a permis de découvrir pire. En fait, les véhicules que le PDG voulait s’offrir sous le sceau de réforme ont été achetés dans le cadre du Projet KFW logé à l’Amader. Mais, compte tenu de la lourdeur administrative, de certaines conditionnalités qui n’avaient pas encore été remplies tant du côté des bailleurs que de celui du gouvernement, ce projet n’a jamais démarré.
" Le projet n’est pas dans les oubliettes, c’est un bon projet qui va permettre de renforcer les acquis de l’électrification rurale. Nous sommes en train de finaliser le dossier pour qu’il démarre d’ici la fin de l’année", promet le responsable du projet.
Le projet sera exécuté avec quels véhicules ? Une question à laquelle le PDG de l’Amader devra trouver réponse dans les meilleurs délais.
A suivre…

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FUSION PARENA-ADEMA
Les députés Parena font le premier pas
L’Assemblée nationale du Mali va connaître dans les prochains jours une nouvelle configuration avec la dislocation du groupe parlementaire Parena-Sadi, les députés du parti du Bélier blanc ayant décidé de rejoindre l’Adéma/PASJ.
C’est désormais sûr : les députés du Parti pour la renaissance nationale (Parena) vont rejoindre le groupe parlementaire de l’Adéma/PASJ. Cette modification du groupe devra être portée à la connaissance du président de l’Assemblée nationale dès la plénière de ce mercredi.
Selon l’article 21 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, "les modifications à la composition d’un groupe sont portées à la connaissance du président de l’Assemblée nationale par le bureau du groupe sous la signature du député intéressé s’il s’agit d’une démission, sous la signature du président du groupe s’il s’agit d’une radiation, et sous la signature du député et du président du groupe s’il s’agit d’une adhésion ou d’un apparentement".
" Cet apparentement ou adhésion" des députés Parena au groupe parlementaire de l’Adéma/PASJ a pour conséquence un changement dans la configuration de l’Assemblée nationale. Celle-ci va se retrouver avec 8 groupes parlementaires contre 9 auparavant. Le parti Sadi ne détenant que 4 députés, un nombre insuffisant pour former un groupe parlementaire au regard de l’article 20 du règlement intérieur de l’AN. Selon les termes de cet article, "les députés peuvent se regrouper par affinités politiques : aucun groupe parlementaire ne peut comprendre moins de cinq (5) membres non compris les députés apparentés dans les conditions prévues à l’alinéa 3".
L’adhésion ou l’apparentement des députés Parena au groupe parlementaire Adéma/PASJ s’inscrit dans la perspective d’une fusion entre les deux formations politiques. De sources sûres, les pourparlers sont bien avancés et sont en bonne voie. Le président du Parena Tiébilé Dramé en tournée actuellement dans certaines localités ne manque pas de préparer ses militants à cette future fusion avec l’Adéma/PASJ.
A l’Assemblée nationale, on ne sait pas encore si un député va quitter sa formation pour voler au secours de Sadi afin de former un groupe parlementaire. Toujours est-il qu’il s’agit d’une éventualité que Sadi pourrait exploiter. A défaut, comme le dit le règlement à son alinéa 3, les honorables de Sadi devaient "s’apparenter à un groupe de leur choix avec l’agrément du bureau de ce groupe ou bien rester non inscrits".
Denis Koné

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50 ANS DE SYNDICALISME AU MALI
La CSTM ouvre le débat
Dans le cadre de la commémoration des festivités du 1er mai 2010 consacré Journée internationale du travail, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a organisé une conférence débats à la dette publique. "Avènement et parcours syndical des 50 ans d’indépendance de notre pays", était le thème de la conférence animée par le Pr. Ousmane Oumarou Sidibé, ancien ministre du Travail.
D’emblée, le conférencier a rappelé que l’historique du mouvement syndical au Mali est caractérisé en particulier par ses liens avec les partis politiques depuis la période coloniale jusqu’à l’avènement de la démocratie en mars 1991. Avènement auquel les syndicats ont d’ailleurs largement pris part.
" Il a fallu attendre 1920 pour que les Africains occidentaux français (AOF) soient autorisés à créer des syndicats", a ajouté le conférencier. Et de rappeler qu’à l’époque, pour adhérer à un syndicat, il fallait être titulaire du Certificat d’études primaires, ce qui en limitait l’accès.
Selon le conférencier, il a alors fallu la conférence de Brazzaville en janvier 1944 et l’action de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour que le gouvernement français lève certains obstacles juridiques à l’exercice du droit syndical.
C’est dans ce contexte que les premiers syndicats ont pu avoir un certain développement au Soudan français. Petit à petit les affiliations des syndicats soudanais aux organisations métropolitaines vont susciter une certaine autonomie dans le domaine.
" C’est le cas de l’Union régionale des syndicats du Soudan (URSS), créée en 1947 qui s’est affiliée à la Confédération générale du travail de France (CGT) avant de se transformer en Union territoriale des travailleurs du soudan (UTTS), puis en Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) au congrès de juillet 1963".
Pour l’ancien ministre du Travail, le paysage syndical du Mali est dominé par l’UNTM et la CSTM, celle-ci étant issue de la première plus à cause de conflits de personne que de divergences de vue.
Le maillon faible du mouvement syndical au Mali est, selon le conférencier, les rapports difficiles qu’entretiennent les deux centrales syndicales qui n’arrivent pas à s’asseoir sur la même table de négociations au profit de l’ensemble des travailleurs salariés. Les témoignages des anciens leaders du mouvement syndical ont permis à l’assistance de comprendre la nécessité de la formation et de l’éducation pour une meilleure action syndicale.
Pour conclure les débats, le secrétaire général de la CSTM, Hammadoun Amion Guindo, a noté que la conférence est un rappel et une formation des hommes et des femmes intéressés par le mouvement syndical.
Amadou Waïgalo

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FONDATION ORANGE-MALI EN 2009
La revue des actions citoyennes
Pour l’année 2009, la Fondation Orange-Mali a contribué au développement économique du Mali. C’est ce qui se dégage de la présentation du rapport 2009, vendredi dernier à DFA Communication.
La Fondation Orange-Mali a présenté vendredi, son rapport d’activités de l’année écoulée. La directrice de communication d’Orange-Mali, Sangaré Coumba Kéita, a brossé les activités menées par le 2e opérateur téléphonique du Mali en 2009. Le représentant de l’Unicef au Mali, le directeur des ressources humaines et l’administratrice générale de la Fondation Orange ont été les témoins de la rencontre tenue à DFA communication.
Expliquant les raisons de la présentation, la directrice de communication de la Fondation Orange-Mali, a dit que "cela fait bientôt cinq ans que la Fondation Orange-Mali a initié ces genres de rencontres afin de partager l’information sur les activités menées".
A travers un film, Mme Sangaré Coumba Kéita a dévoilé les activités menées en 2009 dans le cadre des avancées de la politique "responsabilité sociale de l’entreprise" et "Fondation Orange". La patronne de la communication a touché du doigt les axes d’intervention qui ont eu des effets positifs sur la population. Les avancées sur la "responsabilité sociale de l’entreprise", aux dires de Mme Sangaré, qui "ont beaucoup contribué au développement socio-économique" concernent : l’accès aux services de télécommunication, la préservation de l’environnement, du mécénat (la Fondation Orange-Mali), l’assainissement avec les collectivités locales.
Les exemples ne manquent pas. Considéré comme un des secteurs de premier plan, l’emploi des jeunes en 2009, a été un domaine où la structure a beaucoup fait. "A la fin 2009, plus de 30 000 emplois indirects ont été crées et 437 emplois directs grâce à l’activité d’Orange". Aussi elle a contribué à hauteur de 3 % au PIB du pays et pour 9 % de sa croissance. La société, a-t-elle poursuivi, a versé "plus de 187 milliards de F CFA (licence, impôts, taxes et cotisations sociales), 10 milliards de F CFA de marge pour ses partenaires distributeurs". Mieux, dans le domaine de la santé, l’éducation, la culture, la solidarité, les interventions ont été capitales.
Dans le volet éducation, à en croire la présentatrice, le partenariat avec l’Unicef et le MEBALN a visé la construction de 114 salles de classes, 76 blocs de latrines et 32 bureaux magasins pour un montant de plus de 1 154 700 F CFA (plus les équipements). La liste n’est pas exhaustive. "Le total 2009 avec le projet sur l’axe prioritaire s’élève à 567 522 723 F CFA". La Fondation n’entend pas se limiter à ces activités menées. Des perspectives, elle en a.
Pour 2010, les axes prioritaires seront renforcés "par le maintien des actions déjà existantes et l’engagement sur de nouveaux projets concernant la santé, l’éducation et la culture, la solidarité". Pour 2010-2011, la Fondation a ajouté Mme Sangaré, a pour ambition de contribuer à satisfaire l’un des besoins fondamentaux des populations : la santé. "Des actions pérennes sont projetées, qui impacteront sur un grand nombre de personnes…"
Amadou Sidibé

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ECHOS DES REGIONS
VOL DE BLE ENTRE ABIDJAN ET SEGOU
Des chauffeurs arrêtés à Ségou
Alors que le présumé auteur du vol du blé a bénéficié d’une liberté provisoire, ses huit autres collègues qui ont agi par solidarité pour protester contre son arrestation restent en prison à Ségou.
Travaillant pour le compte du Grand distributeur céréalier du Mali (GDCM) dans le cadre du transport du blé d’Abidjan à Ségou, des chauffeurs membres de l’Association des chauffeurs routiers pour l’assistance et le conseil (Acrac) sont gardés en prison à Ségou. Selon nos informations, au cours du transport du blé, il a été reproché à un des chauffeurs du nom de Malamine Traoré un manquant sur le produit transporté.
Ce que l’intéressé n’a pas reconnu d’autant plus que, selon lui, "les produits" étaient scellés d’Abidjan à Ségou et qu’en aucun moment ils n’ont été violés. Néanmoins, Malamine Traoré a été arrêté et placé en détention. Au nom du principe de la solidarité, ses autres collègues ont décidé de ne pas conduire les véhicules. C’est suite à cet agissement que huit autres chauffeurs ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt ayant été considérés comme des meneurs de troubles selon nos sources.
Entre-temps, Malamine Traoré a été mis en liberté provisoire alors que ses huit autres collègues croupissent en prison. Nos sources analysent ces arrestations comme de l’injustice parce que disent-elles, "le blé étant chargé d’humidité, il va de soi qu’au cours du transport, il perde son poids normal du fait de l’évaporation". "C’est un banditisme orchestré par les importateurs pour pénaliser nos chauffeurs. Les chauffeurs qui transportent les produits pétroliers connaissent le même problème", dit-on.
Le procès doit en principe s’ouvrir demain mardi à Ségou.
Affaire à suivre.
Mohamed Daou

 

SIKASSO
Une limitation de l’âge des véhicules importés s’impose

Le secteur du transport dans la région de Sikasso bat de l’aile, les transporteurs ont du mal à supporter les conséquences de la crise ivoirienne et celle du coton malgré la reprise de sa culture. La plupart des "vieux" camions importés d’Europe sont au quai.
La région de Sikasso a un parc auto très important. Elle est réputée par son secteur des transports à cause de l’exportation du coton vers les pays côtiers, une filière qui a bien marché avant la crise cotonnière et celle de la Côte d’Ivoire, deux facteurs combinés qui ont fait chuter le secteur des transports en 3e région. Conséquence : la majeure partie des véhicules gros-porteurs sont stationnés dans les garages. Les quelques-uns qui circulent peuvent faire deux mois de voyage entre les différents ports autonomes de la sous-région et le Mali, un cauchemar pour les transporteurs et leurs syndicats qui ont du mal à faire face à cette situation qui va du mal au pis chaque jour.
Quelques-uns des transporteurs se sont reconvertis dans le mixte qui consiste à faire transporter marchandises et passagers, une pratique lourde de conséquences et combattue par les autorités mais qui continue son petit bonhomme de chemin. En observant le parc auto de la région de Sikasso, les camions gros-porteurs ont 20 ans, voire plus, car ayant servi sous d’autres cieux (les pays européens) avant d’être fourgués à des Maliens. Or, pour lutter contre la pollution et pour plus de sécurité dans la circulation routière, il faudrait une limitation de l’âge des véhicules importés.
Pour Mamadou Moussa Traoré, commerçant, "il est temps que cela cesse si nous voulons aller à l’intégration. Le Ghana et même la Côte d’Ivoire interdissent la circulation des véhicules d’un certain âge sur leur territoire. Ce sont de vieilles voitures (cercueils roulants) que même les mécaniciens européens n’acceptent pas de prendre à la casse. Pour moi, il faut interdire les cercueils roulants au Mali. Il ne faut plus de au revoir la France avec plus de 100.000 km au compteur".
Au service des transports, on assure que des mesures seront prises non pas pour empêcher l’importation des véhicules d’un certain âge, les véhicules qui sont déjà en état de marche et qui passent la visite technique normale pourront être toujours utilisés.
Abdoulaye Diallo, transporteur de mini car, trouve que c’est réaliste, "mais il faut laisser le temps au temps. A propos des véhicules vieux, prenez tout simplement l’exemple à côté de nous au Ghana : là-bas, la taxe d’importation est réduite lorsque le véhicule a moins de 10 ans. Ici, c’est le contraire. Lorsque le véhicule est neuf, la taxe est indexée sur son âge. Plus il est jeune plus la taxe est élevée alors avec les moyens du Malien moyen on se rabat sur un véhicule pour lequel on est en mesure de payer les taxes de douane. C’est pour cela que le Malien moyen ne peut pas payer un gros véhicule neuf, alors je propose aux autorités de revoir du côté des Finances et ensemble on peut encourager l’achat des véhicules jeunes moins polluants".
La meilleure formule pour un transport beaucoup plus compétitif et sécurisé serait d’harmoniser ensemble les textes en vigueurs lui permettant de tenir pour les années à venir.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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FUS-SMB : 2-0
Les Blancs chutent à Rabat
En 1/8e de finale aller de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), disputé vendredi dernier au Complexe sportif prince Moulay Abdallah à Rabat, le Stade malien de Bamako a été battu (2-0) par le Fus, seul représentant du football marocain à ce stade de la compétition.
Dans cette rencontre le Stade malien, selon la presse locale, partait avec un léger avantage. Cela était dû essentiellement à son expérience des joutes africaines. Mais, c’était sans compter pour ce match, sur la fougue et l'envie des joueurs du Fus qui veulent représenter dignement le football marocain et surtout faire oublier à leurs supporters leur saison en demi-teinte en championnat.
Les Fussistes ont débloqué la situation à la première période avant de doubler la mise sur un coup de pied de leur Malien, ancien du Djoliba et du Stade, Souleymane Dembélé, en seconde période. Cette victoire permet au Fus d'effectuer le déplacement de Bamako avec sérénité. Mais il faut signaler que les Marocains sont tombés sur une accrocheuse équipe du Stade qui a démontré beaucoup de solidité, notamment avec un bon comportement d’ensemble des hommes de Djibril Dramé.
Une certitude : le match retour s'annonce d'ores et déjà très difficile pour les Fussistes, lesquels sont visiblement avertis de ce qui les attend. Il convient de noter que cette rencontre a vu l'arbitre camerounais refuser un but stadiste sur un puissant tir de Mamadou Coulibaly qui a ricoché la transversale avant de franchir la ligne de but.
Les Blancs de Bamako sont condamnés à faire un bon résultat à domicile dans 15 jours.
Boubacar Diakité Sarr

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