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2010

Mois d'avril

Les Echos du 22 Avril

 

ATT A PROPOS DE LA GREVE ILLIMITEE DES ENSEIGNANTS
" Je suis confus, perdu et gêné"
Comme on pouvait s’y attendre, le président de la République a profité de la cérémonie de pose de la première pierre de la Cité universitaire de Kabala, le mardi 20 avril 2010, pour se prononcer sur la situation de l’école, notamment la grève illimitée des enseignants du supérieur. La situation est inquiétante d’autant plus qu’ATT se dit lui-même dépassé par la crise.

" Je suis confus, perdu et gêné". Ce propos du chef de l’Etat, qui procédait mardi à la pose de la première pierre du Campus universitaire de Kabala, a ému plus d’un. Il confirme la thèse de ceux qui pensent que les enseignants qui ont pris en otage l’enseignement supérieur depuis quelques années n’ont pas en face d’interlocuteurs poignants, capables de désamorcer la crise.
En réalité, cette allégation du président de tous les Maliens n’a pas surpris certains de nos concitoyens. ATT nous a habitués à ce genre d’aveux publics sur son incapacité à résoudre des problèmes de la nation.
Une fois encore, il a rappelé qu’il est enseignant lui-même affirmant que les grévistes sont ses camarades de "promotion". Au-delà de ce statut d’enseignant, Amadou Toumani Touré se dit peiné en tant que père de famille de voir "sa fille" à la maison au lieu d’aller à l’école parce que certains, a-t-il ajouté, exigent que tous leurs problèmes soient réglés aussitôt posés.
" Il est normal de revendiquer, mais qu’on nous donne un peu de temps pour que nous puissions regrouper un peu de moyens pour satisfaire leurs doléances", a martelé ATT. Mais, le chef de l’Etat se dit surtout meurtri en tant que président de la République de voir que notre pays n’a presque plus d’école digne de ce nom depuis des années.
" Depuis des années, nous avons presque tous fui nos responsabilités de père et d’enseignant. Hier, c’était aux élèves qu’on suppliait d’aller à l’école, mais aujourd’hui ce sont des élèves qui demandent aux enseignants de retourner à l’école", a ironisé le locataire de Koulouba faisant allusion au discours du secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) Hamadoune Traoré. Ce dernier a effectivement supplié les enseignants à un peu plus de retenue dans leurs revendications au profit de l’avenir du Mali.
Le président a rappelé aux Maliens moyens qu’ils sont les perdants de la situation qui prévaut, car, a-t-il avoué, ceux qui ont les moyens vont certainement envoyer leurs enfants étudier à l’étranger et revenir occuper les postes à la dimension de leurs diplômes et compétences.
Cependant, au-delà du tableau sombre de notre école décrit par ATT, il faut reconnaître que des efforts sont en train d’être déployés notamment dans le domaine de la réforme de l’école et l’amélioration des conditions de vie et de travail des élèves et enseignants par la construction d’infrastructures universitaires.
D’un coût de réalisation d’environ 25 milliards de F CFA, la Cité universitaire de Kabala, qui sortira de terre dans 540 jours, ôtera une épine du pied des autorités universitaires, confrontées à une équation récurrente d’hébergement et de restauration les étudiants dont l’effectif va crescendo d’année en année.
" Au terme des travaux, notre pays sera doté d’une infrastructure moderne pouvant permettre à 4020 étudiants de bénéficier d’un cadre de vie propice aux études", s’est félicitée le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde.
L’édifice sera bâti sur une superficie de plus de 9 hectares et abritera la direction générale du Centre national des œuvres universitaires (Cenou). Aussi des espaces verts, une cafétéria, des terrains de sports, des voies de circulation et des parkings y seront aménagés.
Amadou Waïgalo

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RENFORCEMENT DES CAPACITES DES PARTIS POLITIQUES
Candidature indépendante proscrite, nomadisme sanctionné...
Le Comité d’appui aux réformes institutionnelles (Cari) a jugé utile de renforcer les capacités des partis politiques pour qu’ils jouent pleinement leur rôle et à l’opposition de s’affirmer. De nouvelles dispositions prévoient de réglementer les candidatures indépendantes, plafonner les dépenses de campagne électorale, sanctionner le nomadisme politique, nommer un chef de l’opposition par décret, etc.
Le Cari, dans son rapport sur les réformes politiques et institutions qui attendent le vote de l’Assemblée nationale et le référendum sur la Constitution du 25 février 1992, propose que la vocation des partis à être les principaux animateurs de la vie politique soit sauvegardée. Ne sera plus candidat aux élections qui le veut.
Les candidatures indépendantes ne seront plus acceptées n’importe comment. Elles vont faire l’objet d’une nouvelle réglementation. Le candidat indépendant sera soumis à l’obligation de parrainage par une association à caractère politique créée six mois avant la date du dépôt des candidatures. Il devra en plus soumettre une profession de foi.
Pour éviter de fragiliser les partis politiques, un coup d’arrêt assorti de sanction est mis au nomadisme politique. "Le nomade politique", qu’il soit parlementaire ou conseiller municipal qui change d’étiquette en cours de mandant, va être frappé d’inéligibilité pendant la période couvrant les deux plus prochaines élections générales.
Le droit de militer dans un parti politique sera reconnu à tous les citoyens sans exclusive. Mais l’adhésion à un parti est incompatible avec des fonctions de membres de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, de la magistrature, des forces armées et de sécurité et des représentants de l’Etat dans les collectivités territoriales.
Les partis politiques seront soumis à une nouvelle réglementation du contrôle de leurs comptes et du mode de financement public direct. L’approbation annuelle de ces comptes par la Section des comptes de la Cour suprême est supprimée au profit d’une certification par deux comptables agréés. En même temps, lesdits comptes doivent être présentés annuellement à l’administration chargée des élections au plus tard le 30 juin de chaque année avant d’être publiés au journal officiel.
Le financement des partis politiques sera réorganisé avec une nouvelle condition d’éligibilité. Ces conditions ont trait à la présentation des comptes annuels certifiés avant le 30 juin, la certification des comptes par deux comptables agréés, choisis sur une liste arrêtée par le directeur général des élections.
L’aide publique directe aux partis politiques va être soumise à une nouvelle répartition. Une fraction de 40 % de fonds est repartie suivant le nombre de suffrages obtenus aux dernières législatives, une fraction de 20 % repartie proportionnellement au nombre des députés et une fraction de 30 % réservée aux conseillers communaux, et répartie entre tous les candidats des listes ayant obtenu des élus.
Le chef de l’opposition institué
Pour mettre les candidats aux élections à égalité de chance, le Cari a proposé de plafonner les dépenses de campagnes mais sans proposer de sommes d’argent qui sera certainement du ressort du gouvernement qui va déposer le projet de loi dans les prochains jours.
Dans cette optique, la distribution gratuite ou la cession à prix réduit de tissus imprimés sous toutes les formes seront interdites. La sanction prévue à cet effet et au dépassement des budgets de campagnes est l’annulation de l’élection ou le prononcé de l’inéligibilité du candidat fautif. Un candidat ou un groupe soutenant une candidature, trois mois avant l’ouverture officielle de la campagne électorale et pendant celle-ci sera passible de travaux d’utilité publique.
Le renforcement des capacités des partis politiques concerne aussi le renforcement des droits de l’opposition de sorte que celle-ci joue pleinement son rôle sur l’échiquier politique. Le Cari suggère d’instituer un chef de l’opposition. Le fauteuil sera occupé par la personnalité choisie par le plus grand groupe parlementaire de l’Assemblée nationale, qui ne soutient pas le gouvernement.
Le chef de l’opposition aura des droits et prérogatives. Il pourra être consulté sur les grandes questions d’intérêt national, participe à la conférence des présidents de l’Assemblée dont il est membre, la possibilité lui sera offerte de se voir confier des missions d’envergure nationale ou internationale et de participer à des déplacements du président de la République à l’étranger.
Un décret du président de la République, après notification de la désignation du président de l’Assemblée nationale nomme le chef de l’opposition, qui a rang de ministre. Il bénéficiera à cet effet des avantages accordés aux ministres, des égards et honneurs protocolaires qui leur sont réservés et des commodités qui leur sont offertes.
Abdrahamane Dicko

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ASSEMBLEE NATIONALE
La plénière le 29 avril
La session parlementaire d’avril tiendra sa première plénière le 29 avril prochain. En attendant, le travail sur les projets de lois dans les commissions suit son cours normal.
Chaque jour, des députés se retrouvent dans leurs commissions respectives afin de procéder à l’écoute des personnes ressources, d’experts, voire les ministres concernés afin de mieux préparer les projets de lois.
Selon l’article 33 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, "les commissions peuvent discuter quel que soit le nombre des commissaires présents, mais la présence de la moitié plus un de leurs membres est nécessaire pour la validité de leur vote".
Sur les 33 projets et propositions de lois à examiner au cours de cette session, 8 concernent le domaine de l’énergie et de l’eau. "Un gros travail", selon Oumar Soubounou membre de la commission de l’eau, de l’énergie, des industries, des mines, de l’artisanat, du tourisme et des technologies.
Pour l’heure, on ignore encore les projets de lois qui seront examinés ou votés au cours de la plénière du 29 avril. Mais il est certain qu’il n’y aura pas de débats sur le Code des personnes et de la famille.
Denis Koné

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PRESIDENTIELLE DE 2012
Un tandem Adéma/RPM ?
La course au fauteuil présidentiel en 2012 s’avèrera très rude. A la différence des présidentielles précédentes (où l’Adéma seule les remporta en 1992 et 1997 et l’indépendant ATT en 2002 et en 2007) aucune formation politique ou candidat indépendant à lui seul ne serait en mesure de remporter le scrutin.
C’est fort de cette réalité que les partis politiques sont dans l’obligation de nouer des alliances pour accéder au pouvoir. C’est ainsi qu’il faudrait situer les rencontres entre les partis politiques dont les médias se sont fait l’écho, il y a deux semaines.
Parmi ces rencontres il y a celle qui a eu lieu entre l’Adéma/PASJ et le RPM. "L’Adéma/PASJ ne pourra pas conquérir le pouvoir sans le soutien du RPM tout comme le RPM ne pourra accéder à Koulouba sans le soutien de l’Adéma/PASJ", aurait dit le président de l’Adéma Dioncounda Traoré au président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar Kéita, selon un confrère de la place.
Ces propos du président de l’Adéma dénotent toute la difficulté d’une formation politique à accéder seule à Koulouba. N’ayant pas présenté de candidat à la présidentielle de 2007, l’Adéma/PASJ ne peut savoir qu’elle est sa force réelle quand bien même elle est sortie première des élections législatives.
En effet, une élection du président de la République est bien différente de celle de députés. Pour l’élection présidentielle, il faudrait que le parti ait un candidat consensuel. De plus, ce candidat doit avoir du charismatique et être capable de drainer des foules en dehors du parti.
Pour l’heure, on ne voit aucun profil de ce genre émerger au sein de la Ruche. L’Abeille vu ce qu’elle laisse entrevoir, n’a encore fini de résoudre ses contradictions internes. Pis, la question de la candidature à l’élection présidentielle semble reléguée au second plan comme si l’on le craint comme la boîte de Pandore. Reste à savoir quelle sera l’appréciation du RPM.
Denis Koné

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KADIOLO
Les ruches se vident
La dépopulation des abeilles constatée pour la première fois en 2008 se poursuit, manque de pollen, parasite ou virus, les ruchers de Kadiolo vont mal, les pesticides sont soupçonnés d’être à la base de ce désastre, qui constitue une perte économique pour des populations.
Le cercle de Kadiolo est l’une des grandes zones productrices de miel à cause de sa forte densité forestière favorable aux abeilles productrices de la substance naturelle tant recherchée. Ces derniers temps, les ruchers de la localité font le constat du recul de cette population.
Amadou Ouattara, propriétaire de ruches, à Kadiolo "depuis quelques années, nous constatons une faible circulation des abeilles, or cette période d’avant hivernage est la leur, car favorable au fleurissement des arbres après les premières pluies". A quoi cela est-il dû ? Il répond : "je ne sais pas exactement la cause, mais au cours d’une mission d’un groupe d’Ivoiriens venus chercher du miel malien à Kadiolo ils m’ont parlé de la rareté de ce produit qui serait due à l’utilisation abusive des intrants agricoles et des pesticides".
Notre interlocuteur se souvient des milliers de cadavres d'abeilles retrouvés devant ses ruches en 2008 et cette année elles sont restées en sous-activité, il semble que les pesticides utilisés dans le champ voisin soient la cause du carnage.
Un phénomène lié à l'usage des pesticides
Le phénomène de disparition des ruches de millions d'abeilles adultes est inquiétant. Nous avons rencontré les responsables du service local vétérinaire qui ont avancé différentes hypothèses : virus, parasite, insecticide, malnutrition et autres facteurs environnementaux.
Pour certains, le doute n'est plus permis, les pesticides sont à l'origine de la chute préoccupante du nombre d'abeilles. Le phénomène résulte probablement d'une combinaison de facteurs avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides : insecticide, fongicide ou herbicide dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années dans nos champs de cultures vivrières.
" La variété des éléments chimiques que nous utilisons dans nos champs peut se retrouver dans les pollens des fleurs, même si on pense que les doses ne sont pas suffisantes pour tuer ces insectes, ce n'est peut-être pas la seule cause, mais c'est un facteur qui y contribue", estime un chercheur.
La dépopulation des abeilles va continuer si rien n’est fait. Afin de préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation, les apiculteurs et les chercheurs devront vite se mobiliser.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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SCHEMA DIRECTEUR DE L'OFFICE DU NIGER
120 000 nouveaux hectares à l'horizon 2020
Le schéma directeur de développement de l'Office du Niger, qui était au centre d'un forum les 19 et 20 avril à Ségou, prévoit l'aménagement de 120 000 nouveaux hectares à l'horizon 2020.

A la faveur de la restructuration de l'Office du Niger en 1994, l'Etat a engagé des travaux de réflexion pour évaluer le potentiel et les modalités de développement de la zone Office du Niger en vue d'en faire un pôle majeur de développement économique.
Dix ans plus tard, les différents travaux menés ont donné lieu à la réalisation du schéma directeur de développement de la zone Office du Niger qui constitue, depuis son adoption en conseil des ministres en décembre 2008, le document stratégique de référence pour le développement de cette zone.
C'est pour la mise en œuvre effective du schéma directeur de développement de la zone Office du Niger qu'un forum s'est ouvert les 19 et 20 avril 2010 dans la Capitale des Balanzans. Objectif : réunir tous les acteurs et débattre sans complaisance de l'état d'avancement des réflexions pour l'opérationnalisation du schéma directeur, ses objectifs, ses priorités d'action à l'horizon 2012. Sur ce point, le schéma directeur prévoit l'extension de 120 000 nouveaux hectares à l'horizon 2020. Le schéma, faut-il le rappeler, est l'outil de planification de référence des activités de développement de la zone Office du Niger.
Les axes stratégiques d'interventions retenus ont trait à l'extension et à la consolidation des aménagements hydro-agricoles, l'augmentation de la capacité productive des exploitants, le développement des infrastructures et services et autres aspects de l'environnement socio-économique, etc. Géographiquement, ce sont les cercles de Ségou, Niono, Macina, Téninkou qui sont concernés et l'impact devra s'étendre sur les régions de Tombouctou, Mopti, Ségou et Koulikoro.
C’est dire que le développement de la zone de l'Office du Niger s'inscrit dans une vision stratégique centrée sur la souveraineté alimentaire nationale et la constitution d'une puissance céréalière conformément au Projet de développement économique et social, selon les propres termes du secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sedizon).
Le premier forum sur l'Office du Niger pour la mise en œuvre effective de son schéma directeur de développement organisé par le Sedizon, marque la volonté d'allier les compétences dans un partenariat fédérateur pour bâtir le développement intégré de la zone autour d'un cadre opérationnel de mise en œuvre partagée.
Aux termes de deux jours de travaux qui ont réuni partenaires techniques et financiers, gouverneurs de régions, présidents de chambres d'agriculture, de l'Assemblée régionale et d'organisations paysannes, le document qui en est résulté a formulé des recommandations. Il s'agit notamment du développement et de la mise en œuvre d'une stratégie de communication sur le schéma directeur de l'Office du Niger, le respect de l'exécution des mandats, l'adéquation des aménagements avec la disponibilité en eau, la nécessité de tenir compte des réserves foncières et de la faune, etc.
Clôturant les travaux, le Sedizon a indiqué que l'Office du Niger est et demeure un outil de développement national. "Les terres seront affectées aux Maliens et Maliennes qui en exprimeront le besoin". Pour Abou Sow, l'Office du Niger sera un pôle de développement intégré. "Pour cela, il faut laisser la place aux autres activités comme l'élevage, la pêche, l'artisanat, le tourisme", a-t-il ajouté.
Acteur de l'exécution des ambitions d'investissement des projets agro-industriels, l'Office du Niger a accueilli de nombreux investisseurs privés nationaux et étrangers dans les systèmes hydrauliques du Mema, du Kokeri et du Kareri. Cependant, seuls quelques investisseurs ont pu mener ou mènent à ce jour des différentes études.
Aux dires du PDG de l'Office du Niger, Kassoum Dénon, "le temps presse et il faut cravacher dur pour assurer au Mali sa sécurité et sa souveraineté alimentaires".
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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COACH DES AIGLES
Giresse est là !
Avec plus d’une soixantaine de candidatures pour succéder à Stephen Keshi, débarqué suite à la piètre prestation des Aigles à la Can-2010, le Mali avait l’embarras du choix. C’est finalement Alain Giresse qui a été désigné entraîneur pour les deux prochaines années. Le technicien français de 58 ans est attendu à Bamako dans les prochains jours pour la négociation de son contrat.
Les Aigles du Mali ont enfin trouvé un sélectionneur. Le comité exécutif de la Fédération malienne de football a tenu une réunion extraordinaire le mardi dernier à son siège. Un seul point était à l’ordre du jour : le choix du nouveau sélectionneur des Aigles.
La Fédération malienne de football a donc tranché : c’est finalement Alain Giresse. A 58 ans, l’ancien sélectionneur du Gabon a pris le meilleur sur de nombreux candidats. En effet, plus de 60 CV avaient été déposés au siège de Malifoot pour prétendre à la succession de Stephen Keshi.
Objectif Can-2012
L’ancien milieu de terrain des Bleus et ancien de Toulouse ou du PSG en tant qu’entraîneur s’est fait un nom en Afrique à la tête du Far de Rabat (2001-2003) mais aussi et surtout avec les Panthères du Gabon. Sous la houlette du Girondin, les coéquipiers de Daniel Cousin sont passés de la 120e à la 25e place du classement Fifa, battant au passage le Maroc, la Tunisie, le Ghana et le Cameroun. Tout le contraire des Aigles en termes de jeu malgré le potentiel existant.
L’ancien milieu des Bleus devra redresser le niveau du football malien en déliquescence au niveau local avant de penser à la qualification à la Can-2012, où le Mali devra se défaire du Cap-Vert, du Zimbabwe et du Liberia pour se rendre en Guinée équatoriale et au Gabon. Des dossiers brûlants l’attendent sur le chemin de la Can-2012. Le cas de Frédéric Oumar Kanouté sera d’ailleurs la première affaire à laquelle Alain Giresse devra s’atteler. L’attaquant du FC Séville avait renoncé à la sélection nationale à la suite de la débâcle des Aigles à la Can-2010.
Le raisons de Giresse
Se prononçant sur les raisons du choix du Mali, Alain Giresse dira : "C’est d’abord un pays de football avec un potentiel intéressant, qui évolue dans les championnats professionnels. Un pays qui figure dans les nations du football africain. Et puis le discours avec les responsables et tout le désir qu’avait la Fédération malienne de football de m’avoir. Le discours soutenu mais il y avait pas de points sensibles. Le défi reste à préparer l’équipe pour les prochains rendez-vous". On ne connaît pas encore la durée de son contrat ni son montant.
Boubacar Diakité Sarr

CHOIX DU SELECTIONNEUR DES AIGLES
Des Maliens s’expriment
Si, pour certains, le choix du Français Alain Giresse comme entraîneur national des Aigles n’est pas mauvais en soi, d’autres estiment qu’un autre coach aurait fait l’affaire.

Ami Sacko (vendeur au stade Modibo Kéita) :
" Giresse nous apportera un plus, il peut faire l’affaire compte tenu de ses expériences passées avec les clubs français et africains. Le choix de cet entraîneur français me rassure avant les prochaines joutes. Avant le match amical et le début des éliminatoires de la Can-2012, il aura le temps de remodeler les Aigles à sa guise".

Aminata Mariko (journaliste, Nouvelle République) :
" Giresse n’est pas ridicule, on attend que la Fédération lui donne une feuille de route tout en lui laissant les mains libres dans son travail".
Seydou Sangaré (fleuriste) :
" J’ai appris la nouvelle, mardi soir. Je pense que Giresse arrive à une période où nous sommes très déçus des Aigles. J’espère qu’il réussira à inculquer un mental de gagneur à nos joueurs".

Kadia Sylla (supportrice des Aigles) :
" Nos joueurs doivent mouiller le maillot. Le choix d’Alain Giresse est bon. Il a déjà entraîné et fait ses preuves avec le Gabon et cela est un bon point. Mais il ne pourra pas faire seul le travail. Nos joueurs doivent donner le meilleur d’eux-mêmes. On a beau recruter de grands techniciens, si nos joueurs mêmes refusent de mouiller le maillot, on reviendra toujours à la case départ".

Joachim Fickert (DTN de Malifoot) :
" J’ai appris la nouvelle mardi soir, je connais Alain Giresse avec un passé comme joueur au-dessus de la moyenne mais avec une qualité exceptionnelle et avec le Gabon il a été éliminé selon le règlement de la compétition. Je félicite, toutefois, la Fédération pour le choix de Giresse et je pense qu’il composera avec la DTN pour qu’ensemble, nous corrigions les erreurs du passé".

Ibrahim Coulibaly (pompiste) :
" Ce n’est pas un choix judicieux. Si ça ne tenait qu’à moi, le banc de touche des Aigles aurait été confié à des techniciens locaux pour les deux prochaines années. Et après on verra ensemble ce que donnera comme résultat sinon à l’heure actuelle, le choix de Giresse n’est pas judicieux, en plus il ne connaît pas par exemple les mentalités maliennes. Il n’a aucune chance avec le Mali".
Propos recueillis par
B. D. S.

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