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2010

Mois d'avril

Les Echos du 20 Avril

 

REVISION CONSTITUTIONNELLE
ATT projette un référendum cette année

Le lundi 19 avril 2010, devant des leaders politiques et des personnalités de l’Etat, le président Amadou Toumani Touré a lancé ses réformes politiques qui se traduisent par l’amendement de la Constitution du 25 février 1992. Il a décidé à l’occasion de la remise du rapport de la Commission d’appui à la réforme institutionnelle (Cari) de la tenue d’un référendum, prévu pour le dernier trimestre de 2010.

Le gouvernement va déposer dans les prochains jours, sur le bureau de l’Assemblée nationale, un projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. La primeur de cette information a été donnée hier lundi 19 avril 2010 par le président de la République Amadou Toumani Touré. Le chef de l’Etat recevait à l’occasion des mains de Daba Diawara, président de la Commission d’appui aux réformes institutionnelles (Cari), le rapport du comité d’experts sur le projet de réformes politiques pour la consolidation de la démocratie au Mali, initié par ATT lui-même.
Le projet de loi, une fois adoptée par l’Assemblée nationale, sera soumis à la sanction du peuple par voie référendaire. ATT propose le dernier trimestre 2010 pour la tenue du référendum.
Dans son adresse aux invités en présence du Premier ministre, du président de l’Assemblée nationale et ses homologues des autres institutions de la République, le président a indiqué que "la révision de la Constitution ouvrira le chantier d’un vaste projet de réformes politiques dont la mise en œuvre, j’en suis convaincu donnera un nouvel élan à notre démocratie". Ces réformes, expliquées par ATT, visent à corriger les lacunes et les insuffisances révélées par la pratique institutionnelle ; obtenir une forte participation des citoyens aux élections ; réduire le coût des consultations électorales ; renforcer les capacités des partis politiques entre autres.
La Constitution du 25 février 1992 n’est pas la seule visée par ces réformes présidentielles. De nombreux textes législatifs et réglementaires sont proposés à des réaménagements.
Justifiant les raisons de sa démarche, ATT a fait savoir que "les réformes envisagées résultent d’une réflexion sur la consolidation de la démocratie dans notre pays qui a tiré le meilleur parti des consultations et recommandations des différentes rencontres organisées sur le processus électoral et la gouvernance démocratique au Mali, des rapports des administrations et organisations de la société civile sur les différentes consultations électorales organisées depuis 1992 et des travaux de recherches réalisés par les chercheurs nationaux et étrangers".
La révision de la Constitution se traduit par des innovations qui ambitionnent de changer le contour de l’architecture institutionnelle de notre système démocratique. L’artisan des réformes, Daba Diawara, a présenté pendant plus d’une heure le rapport devant un parterre de personnalités politiques et de la société civile dont d’anciens présidents de l’Assemblée nationale et d’ex-Premiers ministres. Les concluions des travaux d’experts soumettent à modification 30 textes législatifs et réglementaires et l’édiction de 9 nouvelles lois.
Ces innovations, selon le chef de l’Etat, vont redéfinir les contours de l’architecture institutionnelle de notre système démocratique. Elles concernent le réaménagement des pouvoirs au sein de l’exécutif ; la réorganisation de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, du Conseil économique, social et culturel ; de la Haute cour de justice et du Conseil supérieur de la magistrature. Les nouveautés vont concerner la création de la Cour des comptes et d’une autorité indépendante de régulation de l’audiovisuel ; l’instauration de nouvelles règles de rationalisation du travail parlementaire en vue d’améliorer son efficacité dans l’exercice de la fonction législative et le contrôle de l’action gouvernementale ; le renforcement des mécanismes de protection des droits et libertés avec l’extension des attributions du Médiateur de la République, l’institution du contrôle de constitutionnalité par voie d’exception.
Aux dires du chef de l’Etat, "il ne s’agit pas de remettre fondamentalement en cause les institutions actuelles, mais de les adapter au rythme et aux exigences actuelles".
Le délai qu’il s’est fixé pour l’aboutissement du processus de réformes se situe avant fin 2011.
Abdrahamane Dicko

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ADAME BA KONARE ET STEPHEN SMITH
Le crépuscule de la Françafrique

Au moment où quatorze pays africains vont célébrer le cinquantenaire de leur indépendance, deux historiens débattent de l’avenir des relations de la France avec ces pays.

Le Nouvel Observateur : L’année 1960 marque-t-elle pour les anciennes colonies africaines de la France d le début de l’indépendance ou d’une nouvelle forme de dépendance ?
Adame Ba Konaré : L’année 1960 marque bien le début de l’indépendance de beaucoup de pays de l’Afrique francophone, quatorze au total. Ils ont posé des actes de souveraineté en proclamant des républiques, en adoptant de nouvelles Constitutions, un hymne national, un drapeau, des politiques de développement. Mais cela ne s’est pas traduit par une véritable rupture avec l’ancienne puissance coloniale ni par une remise en question des paradigmes principaux. La France a entretenu sans discontinuer des réseaux très actifs (genre Jacques Foccart) et a cherché à placer des hommes à elle et à son service. De nombreux liens de domination ont perduré : persistance du pacte colonial qui faisait des pays africains de simples marchés et des pourvoyeurs de matières premières, prédominance des cultures industrielles, souvent des monocultures au détriment des cultures vivrières, survivance du système scolaire colonial, conservation de la langue française comme seule langue officielle, maintien d’accords monétaires et militaires sous le contrôle et à l’avantage de la France. Ces différents syndromes, accordés avec sa balkanisation et sa division, n’ont pas permis à l’Afrique francophone d’être véritablement maîtresse de son destin.
Stephen Smith : 1960, c’était les deux : l’indépendance du drapeau et une nouvelle forme de dépendance envers la France. L’accès à la souveraineté internationale a marqué une rupture mais, comme l’a dit l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, "l’assiette était vide". Les colonies n’avaient guère de quoi "faire Etat". A l’exception de Sékou Touré en Guinée, leurs leaders - qui avaient souvent été députés, voire ministre en France - ont donc accepté la coopération.
Malgré la connivence des élites, il faudrait être sourd à la condition de l’Africain de base, si volontiers invoqué, pour considérer ce choix comme a priori déshonorant. On peut même aller plus loin : si Aimé Césaire a fait voter au Parlement français, en 1946, la départementalisation des vieilles colonies antillaises, ce n’était pas pour trahir les siens. A l’instar d’Houphouët, il était juste un peu plus fin politique. Il savait que la meilleure façon de faire "payer" le colonisateur, c’était de ne pas lui permettre de larguer les amarres, de se dire quitte à bon compte en échange d’un bout de tissu bariolé et d’un siège à l’ONU.

N. O. : Mais la France ne porte-t-elle pas une responsabilité dans les difficultés actuelles de ses ex-possessions ?
S. Smith : Sûrement. Au-delà des problèmes actuels, elle est même comptable d’un bilan global. Alors, depuis un demi-siècle, l’ancienne Afrique française fait-elle exception honteuse ? Valait-il mieux grandir au Nigeria qu’en Côte d’Ivoire ? Aujourd’hui, la crise postcoloniale dans l’ancienne "vitrine" de la France est-elle plus dramatique qu’au Zimbabwe, le succès du Mali ne vaut-il pas celui du Ghana ? Je sais bien que, dans toutes les ex-colonies, on blâme la France et son trop-plein de "présence" - sauf en Guinée, où, au contraire, on explique que le mal du pays vient du "départ brutal des Français" en 1958… Le paternalisme infantilisme franco-africain vit ses dernières heures comme une œuvre de charité mutuelle : plutôt que de se résigner à n’être qu’une grande Belgique amputée de son Afrique, la France préfère encore se regarder dans le miroir déformant de ses ex-colonies, qui, elles, n’ont pas fini - là encore dans tous les sens du mot - de la "taper". Heureusement, de part et d’autre, les nouvelles générations sont en train de sortir de ce schéma ;
A. Ba Konaré : Oui, les difficultés actuelles de l’Afrique francophone sont grandement imputables à l’entreprise coloniale. Certes, la France ne fait pas exception, il n’y a pas de bons et de mauvais colonisateurs. Les logiques, à des modulations près, sont les mêmes : assujettissement, exploitation des richesses naturelles, économie tournée vers des secteurs profitables à la métropole, endettement, dépècement territorial, stratégie du "diviser pour régner", manœuvre de déstabilisation. Pareil pour les résultats : désorganisation des sociétés, déculturation et acculturation, aliénation, traumatisme, sous-développement. Le choix du père Houphouët de libéraliser la Côte d’Ivoire et de privilégier les rapports avec la France a montré ses limites. La départementalisation des vieilles colonies antillaises obtenue par Aimé Césaire doit être mise dans son contexte. Le modèle en place, très inégalitaire par rapport à la métropole, n’est-il pas de plus en plus remis en question ? Il le sera davantage, car tous ces territoires sont appelés à assumer leur "américanité" et leur "africanité".
La question pour la France est-elle de n’être qu’une "Belgique amputée de son Afrique ?" Son avenir n’est-il pas plutôt à la fois européen et francophone ? Sa politique africaine ne vaudra qu’avec une Afrique unie, libre et responsable.

N. O. : Quels liens subsistent entre l’ex-métropole et son pré carré subsaharien ?
A. Ba Konaré : La France a des liens multiples avec ses anciennes colonies : politiques, militaires, économiques, culturels. Globalement, il n’y a pas de bouleversement depuis la fin de l’ère coloniale. La France en est toujours à l’importation de matières premières, mais aux côtés d’autres partenaires, parmi lesquels les pays émergents : Chine, Brésil, Inde… Demeurent des questions controversées telle la mémoire par rapport à la colonisation, tel le problème de la diaspora africaine et de la libre circulation, surtout des personnes, qui affectent considérablement les relations. Sur le plan diplomatique, la politique africaine de la France reste confuse, incapable de donner un contenu concret au co-développement et à la coopération décentralisée et menée par des réseaux animés par de puissants "Messieurs Afrique" agissant dans l’ombre, alors que l’on crie urbi et orbi à la volonté de changement. Les sommets France-Afrique se réduisent à des grands-messes avec empilage de discours paternalistes et lyriques ; pour autant, ils ne gomment pas les vieilles peurs coloniales présentes chez les chefs d’Etat africains, qui, hantés par la force de nuisance de l’Elysée, redoutent à tort ou à raison sa capacité à les faire et surtout à les défaire. Et avec ça on ose croire au "partenariat sur pied d’égalité !" Fort heureusement, il existe un réel amour de l’Afrique chez de simples citoyens français et réciproquement des Africains aiment la France. Il est à espérer que l’avenir soit du côté de ces forces de dialogue.
S. Smith : Je suis d’accord avec le jugement sévère porté sur la politique africaine de la France. Tant mieux s’il y a "confusion" à Paris, puisque l’on peut en tirer parti - ce qui n’a pas échappé au président Gbagbo et aux "patriotes" à Abidjan, ni au président Wade au Sénégal. D’ailleurs, dans les faits, la France marque son intérêt évanescent pour ses ex-colonies depuis la fin de la guerre froide : 6464 coopérants en 1990, 1325 en 2008 ; 30 000 soldats pré-positionnés en 1960, moins de 10 000 aujourd’hui, dont la moitié déployés dans des opérations temporaires ; six bases avant la chute du mur de Djibouti et à Libreville. La part de l’Afrique dans l’investissement français à l’étranger est tombée de 30 % à moins de 5 %. La population de l’ex-Afrique française a sextuplé et s’est très fortement urbanisée : Abidjan compte 4 millions d’habitants, contre 200 000 en 1960 ; le nombre de Français y a chuté de 50 000 à 8000. On évalue à 750 000 le nombre de Chinois en Afrique, contre 150 000 Français. A part ces séismes, il n’y a pas eu de "bouleversement depuis la fin de l’ère coloniale…"

N. O. : Que pensez-vous de la décision de l’Elysée de célébrer le cinquantenaire des indépendances africaines ?
S. Smith : Un bal masqué aurait été plus approprié qu’un défilé le 14-Juillet sur les Champs Elysées : l’Afrique veut réformer la politique africaine de la France, et Paris fête l’indépendance de ses ex-colonies - c’est de la coopération de substitution ! Chacun y trouve son compte.
L’Afrique accable la France pour mieux s’ouvrir au monde entier. Elle veut bien que la Chine organise de grandioses sommets et lui offre une aide sans conclusion - comme hier la France. De son côté, Nicolas Sarkozy parachève le démontage de "l’Etat franco-africain" issu de la drôle de décolonisation de 1960. Il comble le vide avec des lambeaux de "réseaux" et Claude Guéant, son Foccart à temps partiel.
A. Ba Konaré : Absurde et de nul intérêt. Que penser de tous ces chefs d’Etat africains qui seront le 14-Juillet à Paris célébrant leur indépendance avant de l’avoir commémorée chez eux et participant à une réunion dite "de famille ?" A leur place, je redouterais le jugement de l’Histoire.
Propos recueillis par
Christophe Boltanski
(Nouvel Observateur, France)

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4e JOURNEE NATIONALE DE LA COMMUNE
Un forum pour faire le bilan de la décentralisation
Les travaux de la 4e Journée des communes, qui ont duré trois jours, ont permis aux maires des 703 communes de débattre des réels problèmes auxquels leurs communes sont confrontées et de chercher des voies et moyens pour les résoudre.
Les problèmes ont pour noms : l’accès des populations aux services de base dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité alimentaire, des infrastructures de communication, du foncier, etc. Pour les juguler, les maires ont non seulement sollicité l’appui de l’Etat à travers le transfert effectif des compétences et des ressources, l’appui de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), mais ils ont aussi mis l’accent sur leurs propres efforts pour mobiliser des ressources internes. Certaines mairies ne disposent pas encore d’archives.
Or, pour des maires, les archives constituent la mémoire administrative de la commune qu’il faut sauvegarder à tout prix pour donner aux acteurs locaux des repères indispensables à la continuité de l’action publique locale. C’est pourquoi ils ont insisté sur la création d’un système d’archivage dans chaque commune.
Dans le mémorandum remis au président de la République, les maires insistent sur le rôle de l’Etat dans l’accompagnement, le règlement des litiges nés du découpage administratif, la mise à disposition de l’Association des municipalités d’un siège adéquat et d’un centre d’hébergement des maires.
Pour l’heure, la Maison des jeunes sert de local principal d’hébergement des maires venus pour la journée communale. Ce local est jugé inadéquat par le président de l’AMM, Abdel Kader Sidibé. Le forum sur la décentralisation, attendu au mois de juin, devra ouvrir de meilleures perspectives pour le développement des communes croient savoir de nombreux maires qui attendent impatiemment cette rencontre censée faire un bilan de la décentralisation pour noter les acquis, les insuffisances et apporter les mesures correctives.
Denis Koné

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CONTRE LE PALU
L’accès universel aux médicaments arrive à échéance

L’insuffisance des ressources financières, matérielles et humaines, des difficultés dans la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) et l’insuffisance ou l’absence totale de stratégie de communication entravent l’accès universel aux antipaludéens alors que la date butoir est là.

En marge des travaux de la réunion sur la mise en œuvre de la feuille de route, la revue des performances des programmes et l’élaboration des plans stratégiques 2011-2013 de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest, les directeurs coordonnateurs de PNLP des 16 pays d’Afrique ont fait le bilan de la mise en œuvre de la feuille de route de l’accès universel à la prévention et à la prise en charge du paludisme dans leurs pays respectifs.
Selon les experts, à huit mois de l’échéance de l’accès universel fixée au 31 décembre 2010, de nombreux obstacles demeurent sur le chemin de l’accès universel. Il s’agit principalement de l’insuffisance des ressources financières, matérielles et humaines, des difficultés dans la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) et l’insuffisance ou l’absence totale de stratégie de communication.
Au nom de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la représentante résidente au Mali, Dr. Diallo Fatoumata Tidiane, a remercié les autorités maliennes pour leur engagement dans la lutte contre le paludisme. Elle a souhaité qu’à huit mois de l’échéance de l’accès universel, cette rencontre aboutisse à des propositions concrètes, susceptibles de lever tous les obstacles à la mise en œuvre de la feuille de route de l’accès universel.
Pour l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), représentée par Dr. Dem Ibnou, la lutte contre le paludisme est une préoccupation majeure des ministres de la Santé de la sous-région.
L’accès universel aux outils de prévention et aux traitements antipaludiques va sauver des vies et engendrer des résultats positifs dans de multiples secteurs d’ordre sanitaire et de développement. Le contrôle du paludisme est un élément clé parmi les actions internationales mises en oeuvre pour atteindre, d’ici 2015, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Les initiatives transnationales visant à éliminer le paludisme sont désormais à l’ordre du jour dans de nombreux pays d’Afrique. Aujourd’hui, le groupe pour l'élimination du paludisme va prendre une nouvelle orientation afin de soutenir les 39 pays qui sont désormais prêts à franchir la prochaine étape.
A noter que pour apporter une réponse appropriée à l’épidémie, le gouvernement malien a rendu gratuites les moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Aussi 81,5 % de moustiquaires imprégnées ont-elles été distribuées gratuitement dans la population.
Idrissa Sako

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POUR L’EXECUTION DE SON PROGRAMME TRIENNAL
Cri-2002 concerte médias et autorités traditionnelles
Le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (Cri-2002), fort de son programme triennal (2010-2012) né d’un accord de financement qu’il a signé avec son partenaire suisse, a organisé les 14 et 17 avril 2010 des concertations avec les différentes organisations socioprofessionnelles, dont les réseaux des communicateurs et les autorités traditionnelles et religieuses.
Comment organiser ces débats entre Cri-2002 ? Sous quelles formes les mener afin de contribuer à la promotion de la culture des débats publics, démocratiques aux niveaux national et décentralisé ? Au cours de ces rencontres, le président de Cri-2002, Dr. Abdoulaye Sall, a expliqué la méthodologie de son association qui consiste à recenser, dans une concertation des groupes cibles, des sujets d’intérêt national.
Au Centre de perfectionnement et de reconversion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et au Centre islamique d’Hamdallaye qui ont servi de cadre aux deux rencontres, Cri-2002 est parvenu à établir une liste d’activités. Avec les réseaux des communicateurs, 16 thèmes seront organisés sous forme de conférences débats, table ronde, ateliers et campagnes d’information et de sensibilisation.
Avec les autorités traditionnelles et religieuses, les échanges ont été organisés sous la présidence du coordonnateur des chefs de quartier, El hadji Bamoussa Touré avec comme modérateur l’archevêché Pierre Coulibaly. Au total, une dizaine de thèmes, dont "l’élaboration d’un recueil des expériences probantes du rôle, de la place et de l’importance des chefs de quartiers, de villages et de fractions", "la responsabilité des chefs de quartiers, de villages et de fractions dans l’éducation des enfants", "l’implication des chefs de quartiers, de villages et de fractions dans la gestion des questions d’assainissement" et "l’organisation d’une journée nationale des confessions religieuses".
Parlant de son programme triennal, le président de Cri-2002 a noté que ledit programme devra servir de tableau de bord afin de réussir le pari d’une bonne identification et définition des activités, constituer un outil de suivi et d’évaluation interne et externe en cours et en fin de parcours par rapport à l’exécution des activités planifiées et aux indicateurs définis et faciliter l’internalisation et la pérennisation des activités réalisées après la fin du programme.
Amadou Waïgalo



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ECHOS DES REGIONS

TOMBOUCTOU
La police lance sa Quinzaine

La direction régionale de la police de Tombouctou a lancé le vendredi 16 avril 2010, les activités de sa Quinzaine dans la région. C’était sous la présidence du directeur de cabinet, Digo Sangaré, représentant le gouverneur, en présence du directeur régional de la police, Mathouba Camara, des structures militaires et paramilitaires et de plusieurs autres personnalités.

La Quinzaine de la police nationale s’inscrit dans la dynamique des festivités marquant les cinquante ans de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. C’est ainsi que la hiérarchie des Forces armées et de sécurité a pris l’initiative d’organiser au niveau de chaque unité une Quinzaine.
Des conférences débats sur la police nationale et ses attributions, des journées portes ouvertes, des journées de salubrité, des rencontres sportives, tendant à améliorer ses prestations par l’intégration sociale sont prévues. Elles devront rapprocher, concilier et faire mieux connaître les différentes missions de la police nationale aux populations.
La direction générale de la police a instruit à toutes les directions régionales de mettre en œuvre la mise en œuvre des activités de cette Quinzaine, l’objectif étant de retracer l’histoire et les différentes missions de sécurité publique que la police nationale a menées, notamment en matière de protection des personnes et de leurs biens.
La police a été créée le 31 janvier 1925 par arrêté du gouverneur général du Soudan français pendant la période coloniale. A cette époque, sa mission était préventive et répressive sur toute l’étendue de la colonie. Conservant les mêmes missions, le rôle et l’importance de la police dans la société constituent le baromètre de la sécurité des personnes et de leurs biens.
La police bien qu’elle ait existé 35 ans avant l’accession du Mali à l’indépendance, suscite toujours méfiance et incompréhension au sein de la population. C’est dans le but de briser ce mur de méfiance que les autorités en charge de la police nationale ont initié cette Quinzaine pour qu’elle marque un nouveau point de départ dans les relations police/population dont la collaboration s’avère nécessaire, car les forces de sécurité ne peuvent pas accomplir leurs missions sans son concours.
Le directeur de cabinet du gouverneur de Tombouctou Digo Sangaré, a reconnu que les forces de sécurité sont présentes à tous les événements marquant la vie de cette région et interviennent en amont dans beaucoup de cas de banditisme et de crimes organisés. "Grâce à leurs efforts inlassables, nous constatons aujourd’hui une accalmie dans nos villes".
Pour le directeur régional de la police, Mathouba Camara, "il est à reconnaître que dans l’accomplissement de leurs missions, les commissariats de police de Tombouctou et de Diré rencontrent d’énormes difficultés notamment l’insuffisance de moyens logistiques. Pour parer à ces difficultés et améliorer leur condition de travail ils comptent sur l’appui des autorités administratives, politiques, judiciaires et de la société civile".
Abdou Maïga
(correspondant régional)

DISTRICT SANITAIRE DE MARKALA
Epidémie de méningite déclarée, riposte engagée
Une épidémie de méningite est déclarée à Babougou, à environ 75 km à l’est de Markala. Averties, les autorités du district sanitaire ont dépêché une mission d’investigation, conduite par le spécialiste en santé publique Aboubacar Traoré.
La mission s’est rendue, jeudi et vendredi derniers à Barakabougou, village où l’épidémie est déclarée, puis, à Babougou, chef-lieu de l’aire de santé. Aux termes de la mission, Dr. Traoré confirme les cas de méningite et déclare que la localité est en situation d’épidémie. "Il y a épidémie de méningite", dit-il.
Dr. Traoré informe que cinq cas ont été signalés en cinq jours. Il ajoute aussi le chiffre de population de la localité qui ne dépasse les 13 000 âmes est largement inférieur à celui de 500 000 déjà annoncé, d’où la nécessité d’agir à travers une riposte afin de circonscrire la propagation de la maladie et de protéger la population de toute l’aire de santé.
Les 18 et 19 avril, douze équipes de vaccinateurs ont touché 9743 habitants et leur ont administré le vaccin anti-méningocoque sans distinction d’âge. La cible de population concernée est répartie dans six villages dans un rayon de 5 km autour du village de Barakabougou d’où l’épidémie est partie.
La prévention puis la gestion des épidémies est, aujourd’hui, une mission classique des districts sanitaires et les moyens financiers, matériels et humains sont disponibles à cet effet.
Des cinq cas enregistrés, on note un homme de 55 ans, les autres sont des jeunes enfants. Leur prise en charge curative est assurée par le Cscom de Kolongo dans le district de Macina.
H. Diabaté
(correspondant régional)

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COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS
A quoi faut-il s’attendre de nos représentants ?

Dimanche prochain, le Djoliba et le Stade défieront respectivement le TP Mazembé de la RDC à Bamako et le Fus du Maroc à Rabat dans le cadre des 8es de finale aller de la Ligue des champions et de la Coupe Caf.

L’enjeu est de taille pour les Rouges et les Blancs de Bamako, deux clubs maliens encore en lice en compétitions continentales. Deux matches en aller-retour qui décideront à coup sûr de la survie des Rouges et des Blancs dans l’arène internationale. Jusque-là, ils peinent à imposer leur jeu à leurs adversaires.
Et après les matches du samedi pour le Djoliba et dimanche pour le Stade avec un scénario presque identique de qualification (après les prolongations et le Djoliba dans les tirs au but), on se demande si les Rouges et les Blancs seront capables de relever le défi.
Pour certains, les matchs de Rabat et de Bamako signeront la fin du parcours du Djoliba et du Stade alors que d’autres pensent que l’exploit reste possible dans ces deux villes. Mais pourquoi le Djoliba et le Stade suscitent tant d’inquiétudes ? C’est certainement à cause du jeu proposé lors de la Coupe du Mali, phase de la Ligue, par les poulains des coaches Kigoma Michel Kolongo et Djibril Dramé qui ne rassurent pas.
Le Djoliba et le Stade peinent à assurer le résultat. Surtout face à des adversaires d’un autre calibre inférieur. En 1/8es de finale de la Coupe du Mali, ils ont dû cravacher dur devant l’AS Police et la JA avant d’obtenir leur qualification. Le Djoliba, mené à deux reprises, a attendu les tirs au but et le Stade, grâce à un doublé de Soumaïla Koné, n’a pu se débarrasser de son adversaire que dans les prolongations.
Les Rouges et les Blancs n’ont jamais su prendre leurs derniers matches par le bon bout. Dominées en première période (cas du Djoliba) et en seconde voire par moments pour le Stade dans la conservation du ballon, les deux équipes ont peiné face à des adversaires qui semblaient avoir plus d’arguments techniques. Les Alain Claude Traoré, Boubacar Kéita, Djely Mery Kané (Police) et autres Boucader Fomba (JA) ont donné du fil à retordre aux Rouges et aux Blancs samedi et dimanche au stade Modibo Kéita.
L’attaquant zimbabwéen du TP Mazembé, Given Singuluma, lui, a averti : "Il paraît que le Djoliba joue bien à l’extérieur, mais chez nous il sera difficile de nous battre. Sinon nous ferons le maximum au Mali". A l’image de leurs précédentes sorties, les Rouges et les Blancs ont donc présenté trop de lacunes dans la construction du jeu et leurs capacités à trouver le chemin des filets. Mais il est faux de penser que tout est fini et qu’il n’y a point d’espoirs, car lors des confrontations de dimanche, le Djoliba et le Stade ont une autre occasion de briller et de défendre une politique quelquefois décriée par leurs supporters.
Pour le PCA du Djoliba, Karounga Kéita "Kéké" et l’entraîneur du Stade malien de Bamako, Djibril Dramé "les matches se suivent, mais ne se ressemblent jamais. Nous sommes confiants".
C’est à croire que le Djoliba et le Stade sont loin d’avoir dit leur dernier mot.
Boubacar Diakité Sarr


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