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2010

Mois d'avril

Les Echos du 15 Avril

 

10 MILLIARDS DE LA SOTELMA AFFECTES AUX COMMUNES
La nouvelle gaffe présidentielle
Les 180 milliards de F CFA, issus de la privatisation de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), sont gérés selon le bon vouloir du président de la République. L’orthodoxie financière et le Parlement ne sont plus rien dans ce pays. C’est la preuve qu’apporte ATT en affectant 10 milliards de F CFA aux communes. Ce faisant, il démontre que la mallette des 180 milliards se trouve à Koulouba et nulle part ailleurs.
Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a affirmé mardi, à l’ouverture de la 10e édition de la Journée des communes qui se tient présentement à Bamako au CICB, qu’il affecte 10 milliards de F CFA aux communes pour des projets de développement. Ces 10 milliards, a-t-il précisé, sont déduits des 180 milliards de F CFA issus des recettes de la privatisation à 51 % de la Sotelma.
L’initiative du président de la République n’est pas mauvaise en soi, mais ATT commet une nouvelle faute, car il faut que la procédure de décaissement et d’affectation d’un fonds respecte l’orthodoxie budgétaire. Autrement dit, les 180 milliards de F CFA devaient être logés dans le budget 2010 ou bien dans un budget spécial d’investissement. Ce qui n’est manifestement pas le cas.
Le citoyen moyen ne peut dire où sont logés les 180 milliards F CFA. Les députés avaient même menacé de rejeter la Loi de finances 2010 pour n’avoir pas vu dans le document l’inscription des 180 milliards. La nouvelle faute du président de la République découle du fait d’affecter une partie de ce fonds aux communes sans consulter le Parlement.
Au cours de la session parlementaire d’octobre, consacrée au vote du budget 2010, le Parlement, par la voix du député Konimba Sidibé, avait interpellé le gouvernement sur l’utilisation des recettes de la privatisation de la Sotelma. En conclusion, les députés avaient recommandé que les fonds soient intégrés dans le budget d’Etat et que les députés aient leur mot à dire sur son utilisation.
Mais, le président de la République ne l’entend pas de cette oreille puisqu’il a pris l’initiative "unilatérale" d’affecter une partie des recettes aux communes sans débats à l’Assemblée nationale.
Le député Konimba Sidibé avait craint la gestion peu transparente et "personnelle" du pactole, il vient d’avoir raison. De plus, appliquée tel il l’a défini dans son discours, la gestion du fonds affecté aux communes ne manquera pas de soulever des vagues entre gouverneurs, conseils de cercle et de région.
A en croire le président de la République, le fonds sera géré au niveau de chaque région par les gouverneurs, conseils de cercle et assemblées régionales. Et pour y accéder, les communes devront monter un projet crédible. ATT aurait dû consulter le Parlement. D’ailleurs, que représentent 10 milliards pour 703 communes ? Quelles sont les communes qui ont un besoin de financement indispensable ? Quels types de projets faudra-t-il financer ?
Ha, populisme quand tu nous tiens !
Denis Koné

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GSM AU MALI
Les usagers entre joie et peine
Les usagers des GSM sont dans les bonnes grâces des sociétés de téléphonie mobile au Mali qui se crêpent le chignon dans une concurrence tous azimuts avec des bonus vertigineux. Mais le consommateur est grugé par de fréquents désagréments sur les réseaux.
La guerre commerciale que se livrent la Sotelma/Malitel (tombée depuis quelques mois dans le giron de Maroc Télécom) et Orange-Mali, va inéluctablement en faveur des consommateurs. Ces derniers sont on ne peut plus gâtés par les stratégies de consommation adoptées par les deux sociétés.
Alors que ses clients étaient habitués à des promotions de 20 à 50 % sur les cartes de recharge à l’occasion des fêtes et autres événements nationaux, Orange-Mali, depuis environ un an, a expérimenté les bonus juteux sur ses différentes cartes de recharge. Ces bonus, opérationnels uniquement sur son propre réseau, augmentent de 100 % la valeur du crédit du client.
La première grande opération de charme est venue le week-end (du 10 au 12 avril) de Sotelma/Malitel. Celle-ci, après sa promotion de 100 % de bonus sur l’ensemble de ses cartes de recharge à l’occasion du 26 mars 2010 a fait saliver ses clients avec 120 % de bonus accordés sur ses recharges. Des consommateurs tombés sur un tel jackpot n’ont pas laissé passer l’aubaine.
Les plus nantis ont fait le plein de crédits. D’autres, ne voulant pas laisser passer leurs chances alors qu’ils n’en ont pas les moyens, se sont rabattus sur leurs frères, amis et autres connaissances pour faire provision de crédits.
Mais dans cette opération de séduction et surtout de guerre livrée à la clientèle par Sotelma/Malitel et Orange-Mali, les consommateurs sont grugés. Le bonheur d’avoir le plein de crédits côtoie les désagréments interminables constatés sur les deux réseaux pendant les campagnes de promotion. Dans la journée du lundi 12 avril, les deux réseaux étaient constamment saturés, rendant impossibles les communications.
Comme si les usagers étaient le dernier de leurs soucis, aucun message d’excuses ou d’explications ne leur a été envoyé. Chacun se résignait dans son malheur, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. En l’absence d’explications techniques fiables et convaincantes, les supputations vont bon train sur des relents de sabotages que les deux sociétés se font en douce.
Le CRT amorphe
Le Comité de régulation des télécommunications (CRT), l’arbitre du jeu de l’espace téléphonique au Mali, ne pipe mot. Aucune sanction ni rappel à l’ordre venant de sa part n’a été rendu public alors que la situation perdure depuis des années. Pourtant, le CRT est prompt à amplifier ses prouesses. Il a annoncé à grand renfort de publicité sa médiation qui a permis d’éviter le clash entre Sotelma/Malitel et Orange-Mali, opposés sur le règlement d’une facture de l’interconnexion au grand soulagement des usagers.
Pour des désagréments causés à ses clients, la Sonatel du Sénégal a été sanctionnée en août 2007 par l’Agence de régulation des télécommunications et de la poste (ARTP), l’homologue du CRT, à payer une amende de 3 milliards de F CFA. Cette sanction constituait la réponse aux manquements notés par l’ARTP dans la fourniture des services de téléphonie par la Sonatel. La mesure, attaquée devant le Conseil d’Etat, a été maintenue.
A son arrivée à la tête du Bénin, l’une des premières mesures de sanctions prises par le président Thomas Yayi Boni a été faite à l’encontre des 3 sociétés de GSM. Celles-ci travaillaient dans une cacophonie indescriptible au détriment de leurs clients qui ne pouvaient se joindre à 3 km à la ronde. Leurs licences ont été purement et simplement suspendues afin de rétablir une concurrence saine.
Au Mali, le CRT devra jouer sa partition pour remettre le client dans tous ses droits. L’année dernière, un groupe de clients désabusés par ces nombreux désagréments avait pris en main leurs responsabilités pour ester en justice. La plainte a été bloquée en haut lieu. A la justice, les requérants se sont entendus signifier qu’ils n’ont pas qualité à la saisir.
Abdrahamane Dicko

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CONTRAT-PLAN ETAT/O. N.
Le sort de l’Office du Niger se joue à Bamako
La réunion de concertation entre l’Office du Niger et ses partenaires techniques et financiers autour du contrat plan Etat/Office du Niger (ON) et producteurs relatif à la période 2008-2012, ouverte hier à Bamako, s’attachera à évaluer le chemin parcouru, identifier les faiblesses et les solutions qui s’adaptent.
D’ordinaire, la réunion de concertation entre l’Office du Niger et ses partenaires techniques et financiers autour du contrat-plan a lieu au lendemain de la session statutaire. Mais cette année, en raison de nombreuses contraintes notamment administratives constatées de part et d’autre, elle n’a pu se tenir à la date normale. Pour cette 2e réunion de concertation du comité de suivi du contrat plan 2008-2012, l’Office du Niger et ses partenaires techniques et financiers ont décidé de se retirer à Bamako.
Cadre d’échanges et de réflexions, la session sera mise à profit par les participants pour examiner le niveau d’exécution du contrat-plan en fin 2009 et les termes de référence pour l’évaluation à mi-parcours du contrat-plan. L’espace sera aussi une aubaine, pour eux, pour évaluer le chemin parcouru, identifier les lacunes et en même temps proposer des mesures correctives. La session se prononcera également sur l’état d’exécution des engagements de chacune des parties contractantes : L’Etat, l’Office du Niger et les producteurs.
Il faut dire que cette 2e réunion de concertation du comité de suivi du contrat-plan 2008-2012 de l’Office du Niger se tient dans un contexte où l’Office est à la croisée des chemins : insuffisance dans l’entretien du réseau hydraulique, non-respect du calendrier agricole, sous-équipement des exploitants, mauvaise planification des projets et programmes.
Les PTF assurent
Des difficultés que le PDG de l’Office du Niger a signalées avec insistance aux partenaires techniques et financiers. Kassoum Dénon a réaffirmé la volonté de l’Office du Niger à davantage fructifier ses relations financières, administratives et amicales avec les partenaires techniques et financiers. Il a demandé aux partenaires techniques et financiers à accompagner l’Office du Niger vers le succès. M. Dénon n’a pas tari d’éloges pour la présidente du comité de suivi du contrat-plan qui présidait pour la dernière fois la réunion.
En réponse, Mme Sidibé Zaminatou Cissé a reconnu qu’en plus des difficultés évoquées, il y a également d’autres défis à relever à l’image de celui de la mobilisation de fonds, les longs délais de passation de marchés… "Ces difficultés nous interpellent sur la nécessité de diligenter la conclusion de l’arrangement spécifique relatif à l’appui budgétaire sectoriel en faveur de l’Office du Niger", a-t-elle poursuivi.
Le cri de cœur de la partie malienne a trouvé un écho favorable auprès des partenaires techniques et financiers. Ces derniers, par la voix de leur chef de file, Jaco Mebius, ont fait montre de leur détermination à être aux côtés de l’Office. "Nous sommes là et nous serons là", a-t-il assuré.
Le contrat-plan est le cadre pragmatique pour obtenir l’appui des partenaires techniques et financiers.
Mohamed Daou

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PASCAL AFFI NGESSAN (PARTI PRESIDENTIEL EN RCI)
" Nous entrons dans la phase après Soro"
Le président du Front patriotique ivoirien, FPI au pouvoir à Abidjan met le Premier ministre Guillaume Soro face à ses responsabilités. Pascal Affi N’Guessan dit ne pas comprendre "à quoi obéit le jeu du secrétaire général des Forces nouvelles", posant clairement la question d’un changement de Premier ministre au regard de la mission qui lui était assignée suivant les Accords de Ouaga ; à savoir : la fin de la rébellion et l’unification du pays. "On lui avait dit : prends le poste et libère-nous de la rébellion", a déclaré celui qui était Premier ministre au moment de l’éclatement de la rébellion en 2002.
" Soit il nous libère de la rébellion, soit il dégage", a affirmé Pascal Affi N’Guessan en soulignant que "les Accords de Ouaga ont été signés pour dix mois, nous en sommes aujourd’hui à 37. Cela est trop pour très peu de résultats", a déclaré le président du parti présidentiel taxant au passage Soro Guillaume de "passif, laxiste, ne jouant pas franc jeu, nous menant en bateau".
" Nous voulons des actes, la réunification dans les plus brefs délais", a ajouté Pascal Affi N’Guessan qui a expliqué que les zones centre, nord et ouest qui couvrent plus de 40 % de la superficie de la Côte d’Ivoire, mais seulement un peu plus de 20 % de la population totale du pays, restent encore en dehors de l’autorité de l’Etat central, basé à Abidjan.
Les élections générales ivoiriennes, programmées depuis 2005 mais reportées à maintes reprises à cause de la partition du pays, ne sont toujours pas encore définies. Les anciens rebelles ne sont toujours pas désarmés, démobilisés et réinsérés, l’élaboration du fichier électoral connaît toujours des couacs. A ce jour, deux fichiers existent.
L’une dite "blanche" de 5,3 millions d’électeurs comporte les électeurs clairement identifiés. Une deuxième dite "grise" de 1,3 million doit être épurée pour parvenir au consensus indispensable à la tenue de scrutins transparents. Le processus électoral ivoirien devrait coûter plus de 140 milliards de F CFA. Sûrement, le scrutin le plus coûteux jamais connu en Afrique.
Oussouf Diagola
(correspondant permanent à Paris)

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REFORMES DANS L’ENSEIGNEMENT
Des éducateurs sikassois craignent la suppression du CEP
La déliquescence de l’instruction et de l’éducation en général ne laisse personne insensible. Et pourtant, certains ont raison de s’y satisfaire. Le plus douloureux est le chassé-croisé des parents, décidés à donner un diplôme valable à leurs enfants.
Véritable système implanté depuis des années dans le pays, le Certificat des études primaires (CEP) était devenu au fil du temps un examen prisé qui mettait fin aux études du primaire puisque c’était la liesse en famille dès l’annonce de l’admission d’un ou de plusieurs enfants. Les malheureux prenaient l’engagement devant leurs parents de décrocher le CEP l’année suivante. Les avis sont partagés sur la décision du gouvernement de le supprimer, les arguments posés par les autorités ne convainquent guère certains citoyens.
Amadou Sangaré, parent d’élèves : "Je ne sais pas ce que cherchent nos dirigeants. Il y a eu trop de réformes ces dix dernières années et finalement on se demande où va l’école malienne, devenue un champ d’expérimentation de certaines politiques étrangères et une manne financière pour d’autres Maliens qui ne pensent pas au pouvoir d’achat des citoyens démunis".
Si pour les élèves médiocres l’aventure prendra fin subitement en cours de route sans diplôme par manque de moyens, certainement au sens large du terme, d’autres arriveront à entretenir un passe-passe, c'est-à-dire s’arranger à faire passer son enfant jusqu’à la fin de leurs études fondamentales, car aujourd’hui il est possible d’entrer en 10e année (par le secteur privé) sans le diplôme d’études fondamentales. Pourquoi discréditer alors les enseignants ? Pourquoi les tient-on pour responsables de la baisse de niveau et plus délibérément des études secondaires et ou universitaires ?
Pour Abdoulaye Mallé, maître de second cycle, l’explication est là : "Pour nous qui avons connu les différentes réformes de l’éducation au Mali de la Ire République à aujourd’hui, il y a des inquiétudes. Il ne faut pas réformer pour le simple plaisir de réformer parce que je suis ministre ou je suis chef de l’Etat aujourd’hui. Le système d’éducation scolaire doit être tenu par des intellectuels, des chercheurs académiques qui réfléchissent sur l’avenir d’un pays sur une période de 10, 20 ans ou même plus. C’est aberrant de voir qu’au Mali, aux termes des fora, l’on sorte une décision et l’on change un système de but en blanc. Vous n’êtes pas sans savoir que les fora sont animés par des participants ayant d’autres visions que l’intérêt du pays et il ne peut pas y sortir un résultat conséquent. Le monde scolaire appartient aux intellectuels, n’en mêler pas le dictat populaire, s’il vous plaît, sinon nous allons toujours cultiver la médiocrité".
Relever le niveau de l’éducation, c’est mettre fin aux institutions de dernière heure qui servent de fondement à la culture de la médiocrité. En définitive, on ne peut relever le niveau de l’éducation sans démanteler le réseau du privilège qui tend à se régulariser et à accepter le parcours ordinaire qui consiste à ne passer en classe supérieure qu’après un succès en classe inférieure. A vaincre sans péril, on gagne sans gloire.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

GREVE ILLIMITEE DE SNESUP
Des citoyens disent leurs inquiétudes
Face au refus du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), d’observer la trêve préconisée par le Premier ministre, des citoyens expriment leur colère et leurs inquiétudes et craignent une nouvelle année blanche.
Seydou Traoré (économiste) :
" Le droit de grève est reconnu par la Constitution. Mais quand même, il y a des règles qu’il faut respecter. Il est toujours bon de maintenir le fil du dialogue. Au lieu de rejeter systématiquement la proposition du gouvernement, les enseignants devaient aller en trêve et voir la réaction de l’Etat après. A ce rythme, il y a une année blanche qui pointe à l’horizon et qu’il faut éviter à tout prix".

Tiranké Sidibé (étudiante) :
" Une grève illimitée ne sert qu’à ruiner l’école. Les enseignants doivent savoir qu’avec ces grèves, notre avenir est en jeu".

Alassane Kanté (anthropologue) :
" Je suis contre cette grève des enseignants. L’avenir d’un pays dépend des jeunes. Depuis plusieurs années, nos écoles sont paralysées par des grèves d’enseignants. Les enseignants doivent rester dans les classes pour réclamer. Il faut savoir que la conséquence de ces grèves est lourde pour les enfants des pauvres".

Aminata Kéita (ménagère) :
" Les enseignants doivent savoir qu’il y a aujourd’hui et demain. Pour aujourd’hui, ils ne doivent pas se donner le plaisir d’anéantir l’avenir de nos enfants. Nous n’avons pas de moyens pour envoyer nos enfants à l’extérieur ou dans des écoles privées sinon nous n’allions pas nous asseoir et regarder ces enseignants détruire l’avenir de nos enfants. Trop, c’est trop !"
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

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5e REGION
L’URD se vide à Bankass
L’Union pour la République et la démocratie (URD) se vide chaque jour dans le cercle de Bankass avec les départs en cascade de ses militants vers l’Adéma.
Après la grande fête de l’Adéma/PASJ à Bankass le 23 mars dernier,organisée dans le cadre de l’adhésion de plusieurs militants de l’URD, le parti de l’Abeille vient d’enregistrer de nouveaux adhérents issus de l’URD.
M. Boubacar Sankaré, Président du Conseil de cercle de Bankass vient de rejoindre l’Adéma avec plusieurs autres militants de l’URD. Outre ces départs massifs, une guerre de chiffonniers oppose Tidiane Guindo à Hamidou Domba, deux deputés de l’URD élus à Bankass.
Plongé dans l’incertitude de figurer sur la liste de l’URD aux prochaines législatives, Tidiane Guido lorgnerait du côté de la CODEM,car malgré « ses soutiens » réels ou supposés de Koulouba,de fortes résistances existeraient à sa venue à l’ADEMA.
A noter que le mardi 23 mars 2010, l’Adéma avait fêté à Bankass l’arrivée de Mme Togo Mariam Barro et de plusieurs autres cadres de l’URD.
C’est donc dire que le parti de la poignée de mains perd de plus en plus de poids à Bankass avec ces nouveaux départs de ses militants.
Sidiki Doumbia

CHEICKNA H. BATHILY, 5e VICE-PRESIDENT DE L’URD
" Soumaïla Cissé est notre candidat en 2012"
L’Union pour la République et la démocratie (URD) volera de ses propres ailes à la présidentielle de 2012 et a déjà jeté son dévolu sur son président fondateur, Soumaïla Cissé. Telle est la révélation faite par son 5e vice-président, l’ex-député Cheickna Hamalla Bathily.
En 2003, l’URD, comme beaucoup d’autres partis politiques majoritaires, avaient accordé leur soutien au président Amadou Toumani Touré qui a rempilé à la tête du pays pour son second et dernier quinquennat. ATT ne s’est pas encore clairement déterminé pour un 3e mandat qui serait anticonstitutionnel.
Sans entrer dans un débat de fond, l’URD, le 2e plus grand parti politique du pays après l’Adéma/PASJ affiche ses ambitions. L’ex-député et 5e vice-président chargé de la communication, Cheickna Hamalla Bathily, dévoile l’ambition de l’URD. Selon lui, "le parti de la Poignée de mains sera bel et bien à la présidentielle de 2012". Le nom du candidat qu’il ne cache même pas n’est autre que Soumaïla Cissé, président fondateur du parti, actuellement président de la Commission de l’Uémoa.
En parlant de la candidature de Soumaïla Cissé dont le choix incombe normalement aux organes statutaires du parti comme la conférence nationale ou le congrès, Cheickna Hamalla Bathily, se défend de violer les textes. Selon lui, "loin de cautionner la personnification du parti à l’image d’un individu, l’URD n’a pas deux têtes et la seule qu’il compte est celle de Soumaïla". Ce dernier, poursuit-il, a en confié la présidence à Younoussi Touré. Il écarte d’un revers de la main toute idée de primaire visant à déterminer les candidatures au sein du parti. A ses dires, "les textes de l’URD n’autorisent pas ce mode de désignation des candidatures".
M. Bathily, qui affirme que son parti occupe majoritairement le terrain à l’intérieur du pays avec des adhésions massives de militants à longueur de journée, se targue d’exprimer l’opinion de 95 % de Maliens. A l’en croire, "sans aller à un congrès, la plupart des militants URD et même de Maliens ont beaucoup de respect et d’estime pour Soumaïla Cissé". Il lie personnellement son départ de l’UDD pour l’URD, en 2003, au charisme de son mentor politique. Il dit ne pas craindre non plus les batailles de positionnement que connaissent beaucoup de partis politiques du Mali.
Abdrahamane Dicko

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CAURIS EDITIONS, MAKDAS SEBENCA
" Ni san cye nna, jate tekalo la" de V-Zéro
Mamadu Dukure dit V-Zéro vient de jouer sa partition dans la tenue des festivités du cinquantenaire de l’indépendance. Son ouvrage : "Ni san cye nna, jate tekalo la". C’est une pièce de théâtre éditée en langue nationale qui témoigne du combat d’une génération mais aussi de la longue lutte de bien de patriotes pour la promotion de nos langues nationales.
Trente-trois ans après la première représentation, la pièce de théâtre "Ni san cye nna, jate tekalo la" qui avait coupé le sommeil à l’ancien président Moussa Traoré, est désormais en support papier. Il vient d’être publié chez "Cauris Editions" et "Makdas Sebenca". Il est l’œuvre de l’infatigable Mamadu Dukure alias V-Zéro, militant de la promotion des langues nationales.
L’ouvrage a été édité grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie. Riche de 58 pages, le livre, édité en langue nationale bambara, est une pièce de théâtre, qui avait été jouée pour la première fois en avril 1977 dans la salle des spectacles du stade Omnisports. C’est une critique féroce des travers du Mali d’alors. Il s’agit de la corruption, du copinage, du favoritisme, du népotisme.
Quelles ont été les circonstances de la mise en place de la pièce ? La pièce de théâtre est consécutive à la nouvelle orientation que l’école malienne a subi en 1977 après une longue période de léthargie due à la répression par le CMLN des grèves scolaires, des mouvements syndicaux et politiques.
Dans le cadre de cette nouvelle orientation, une troupe théâtrale a été mise sur pied avec le concours de professeurs de l’INA. C’est dans ce contexte que V-Zéro proposera aux dirigeants de l’Association des élèves de l’Ecole normale supérieure (Adeensup) de jouer une pièce dont le titre a été "Ni san cye nna, jate tekalo la" (quand la tête pourrit, le corps s’étiole). Les noms des principaux acteurs de la pièce étaient révélateurs : Namakoro, Ntolofoori, Fusuku, Ntalaba, Jèninkanyimi, Foytè, Putèrè…
Le lendemain de la prestation de la pièce, le directeur général de l’EN Sup, Adama Sissoko (qui avait prêté à la troupe les meubles de son épouse) et son adjointe, Mme Kéita Rokiatou Ndiaye, furent convoqués au cabinet du ministère de l’Education. Il leur a été demandé des explications. La suite est connue : la pièce fut interdite. Par la suite, le directeur de l’EN Sup est arrêté à la suite des mouvements qui ont suivi la mort de Modibo Kéita et doit s’expliquer à nouveau sur la pièce jouée par les étudiants.
" Ni san cye nna, jate tekalo la" a été autorisé à être joué en salle avec l’arrivée aux affaires d’Alpha Oumar Konaré, jadis ministre de la Jeunesse, des Arts et de la Culture. C’était à l’ouverture de la Biennale artistique et culturelle de 1979. Ce jour-là, il y avait dans la salle, le président de la République, Moussa Traoré et son épouse et leur suite.
La représentation avait été retransmise en directe à la Radio nationale.
Amadou Sidibé

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

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Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

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La conjuration

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