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2010

Mois d'avril

Les Echos du 12 Avril

 

NOTE ZERO
Aux acteurs de l’école
Ni le Forum sur l’éducation nationale, ni le dépit du chef des députés à l’ouverture de la session d’avril de l’Assemblée nationale, encore moins l’intérêt supérieur de la nation n’a encore de réelle prise sur notre école, qui est tombée plus bas que terre avec les revendications et les grèves incessantes tantôt des apprenants, tantôt de leurs professeurs, couplées à l’incurie des autorités.
Vivant sur un nuage, les décideurs, hélas, n’accordent plus que peu d’intérêt aux doléances des acteurs de l’école puisque qu’elles reviennent fréquemment sur la table des négociations ! Pouvait-il en être autrement quand on sait que les fils à papa n’arpentent plus les couloirs des facultés de l’Université de Bamako, voire des lycées. Mais alors, comment noter les ministres concernés autrement que par un zéro pointé ?
Pourquoi ne pas attribuer la note zéro à l’enseignant qui sait pertinemment qu’en faisant la grève, il participe en quelque sorte à l’arriération intellectuelle d’enfants de milieux pauvres qui ne seront que des diplômés par défaut à cause des années académiques écourtées et plus tard des compléments d’effectifs de leurs camarades d’âge issus de familles qui les auront envoyés étudier à l’étranger ?
Je ne peux pas m’empêcher de voler dans les plumes de ces jeunes gens qui n’ont plus l’attrait des études et qui sautent pratiquement de joie chaque fois que l’occasion d’abandonner les salles de classes se présente à eux de leur chef ou par la volonté d’autres. Les promenades, les fringues et les rallyes moto qu’ils affectionnent en lieu et place de l’apprentissage n’aboutissent pas à un avenir radieux. Ils le savent, mais préfèrent vivre comme des "zéhéros" !
Quid des parents d’élèves ? Ils arguent généralement de leurs difficultés à honorer leurs devoirs qui font que les enfants ne les écoutent plus et n’en font qu’à leur tête. C’est trop court comme explication, car j’en connais qui ont toutes les peines du monde à joindre les deux bouts, mais qui ont la main mise sur les leurs. De surcroît, "qui aime bien, châtie bien".
Quand des géniteurs se payent le luxe de faire de leurs enfants, qui n’ont de repère qu’une sous-culture de la violence et les feuilletons à l’eau de rose, ils leur marchent forcément sur les pieds, transgressent les règles.
Tous ces comportements, qui ne sont que des leurres, seraient inadmissibles dans tout pays en construction. Mais là où le suicide collectif est une vocation, il n’y a rien à redire. Pauvre Mali !
Bayer

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CLASH DANS LA REUNIFICATION A LA POLICE
Les syndicats s’éloignent les uns des autres
La réunification des 3 syndicats de la police nationale amorcée depuis quelques mois a désormais du plomb dans l’aile. La dernière sortie du Synacompol prenant fait et cause pour le DG de la police dont la gestion a été dénoncée au cours d’une réunion convoquée par le ministre de la Sécurité intérieure et la Protection civile en est la cause.

La démilitarisation de la police nationale, décidée par la Conférence nationale de 1991, s’est soldée par une ouverture syndicale dans ce corps. La police malienne est riche de nos jours de trois syndicats : le Syndicat de la police nationale (SPN), affilié à l’UNTM, le Syndicat national des sous-officiers (Synasos) et le dernier né qu’est le Syndicat national de commissaires de police (Synacompol).
Estimant que leurs forces résident dans l’union, les trois syndicats ont lancé, il y a environ deux ans, un processus de réunification. La démarche a récemment abouti à la rédaction d’un règlement intérieur et l’accord de principe de fusion au nom d’un syndicat affilié à l’UNTM.
Le coup fatal porté à la réunification semble être donné par le Synacompol, le vendredi 2 avril 2010. Ce syndicat a jugé utile d’organiser ce jour-là une conférence de presse à la direction générale de la police pour dénoncer la réunion du 22 mars 2010 au cours de laquelle, la façon de gérer les hommes du DG Niamé Kéita a été critiquée par des policiers membres de différents syndicats.
Cette rencontre convoquée à l’Ecole nationale de la police est consécutive à une doléance faite au ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, aux responsables syndicaux qu’ils avaient rencontrés en janvier 2010 à une cérémonie de présentation de vœux.
Le ministre Gassama avait alors jugé utile d’organiser une réunion des officiers supérieurs de la gendarmerie, de la garde nationale, des hauts gradés de la police et sous-officiers sur le thème de la sécurité dans le district. Cette réunion n’est d’ailleurs pas la première du genre si l’on sait qu’une pareille rencontre avait eu lieu en 2004 au cours de laquelle le secrétaire général du Syndicat de la protection civile, s’était plaint de son DG, le colonel Mamadou Traoré, qui ne faisait pas d’effort pour doter l’infirmerie en médicaments alors qu’il avait reçu 18 millions de F CFA pour cela.
Veillée d’armes
La sortie du vendredi 2 avril du Synacompol a été mal digérée par le SPN et la Snasos qui crient à l’imposture pour la simple raison que le secrétaire général du Synacompol, était présent à cette réunion. Le commissaire Ibrahima Diakité dit IB, adjoint au 7e arrondissement a lui-même parlé de la libération de Djibril Diarra de la bande à Moriba dit "P", spécialiste de casses de boutiques à bord d’une Mercedes noire à Niamakoro. Il s’en est offusqué en affirmant que "la libération de Djibril Diarra dont la mère est archiviste à la Cour suprême n’encourage pas les policiers dans la lutte contre le banditisme et l’insécurité".
Suite à l’intervention de IB, son camarade du SPN, le commissaire Tidiani Coulibaly a enchaîné affirmant que "le policier malien n’a plus le moral au beau fixe par la faute du directeur Niamé Kéita". Ce dernier, selon lui, "les humilie quotidiennement et érige les mutations en mode de sanction alors qu’il ne récompense pas les mérites".
Un autre syndicaliste du comité de la CCR, agissant au compte des sous-officiers a donné un cas concret d’humiliation. Selon lui, "Niamé Kéita est souvent intervenu pour leur retirer les cahiers de bord des chauffeurs pris en faute en les traitant de voyous et brigands sous les rires et applaudissements moqueurs des apprentis chauffeurs".
Le SPN et le Synasos sont aujourd’hui stupéfaits par l’agissement du Synacompol, un syndicat de cadres qui doivent être des concepteurs et non des agitateurs. Selon eux, "si ce syndicat était animé d’un souci de soutenir moralement leur militant Niamé Kéita, la voie appropriée était de saisir le ministre pour lui faire part de leurs désapprobations pour avoir donné l’occasion à des subalternes de tancer leur chef". Toujours selon eux, le Syncompol devrait chercher à savoir si les récriminations faites contre Niamé Kéita sont fondées, avant d’entamer quoi que ce soit.
Le SPN et le Snasos qui se sentent offensés par le Synacompol à cause de leurs propos tenus à la réunion du 22 mars, n’entendent plus aller à la réunification mûrie par des années d’efforts de conciliabules.
Des langues se délient à la police où beaucoup sont convaincus que le bureau du Synacompol n’a pas entériné l’idée de la conférence de presse qui serait l’œuvre de quelques membres proches du DG.
Abdrahamane Dicko

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ATTENTAT PUBLIC A LA PUDEUR
Le promoteur d’Ibiza aux arrêts
La Brigade des mœurs et de la protection de l’enfant a fait arrêter le promoteur de l’un des plus grands night-clubs de Bamako, Ibiza Night-club, Christian Sabbague. Raison invoquée : outrage public à la pudeur.
" Soirée plage… Venez voir les plus belles miss de Bamako en maillots de bains à Ibiza Club. Ça va se savoir. Le plus beau des maillots aura un téléphone…" Ce sont des mots qui accompagnaient les images d’affiches publicitaires sur lesquelles une jeune fille au nombril percé par une boucle d’oreille invitant les mélomanes à assister à un défilé maillot de bain appelé "soirée plage".
Ces affiches, qui pouvaient être vues à travers Bamako, notamment en Commune I, ont choqué beaucoup de citoyens, qui ont cru bon de saisir la Brigade des mœurs. Informée, la structure dirigée par le contrôleur général Ami Kane, a réagi. Et pour avoir effectivement organisé une soirée dite plage qui enfreint nos mœurs, Christian Sabbague, le promoteur d’Ibiza Club, a été interpellé pour outrage public à la pudeur et placé sous mandat de dépôt par le procureur général. M. Sabbague devra répondre de ses actes devant des jurés en mai prochain.
Flash-back. Dans la nuit du 3 au 4 avril, une annonce publicitaire invite les mélomanes à venir nombreux à une "soirée plage" où des jeunes filles devaient défiler en maillots de bain sexy. Informée la Brigade des mœurs en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés a immédiatement envoyé une convocation à M. Sabbague. Après l’avoir entendu sur les vrais mobiles d’une telle soirée, il a été sommé d’enlever les affiches. Toutefois, elle n’a pas interdit la tenue de la soirée, croyant qu’avec la sommation, l’exhibition n’aurait plus lieu. Les investigations ont continué. C’est ainsi que des policiers en civil se sont transportés à la "soirée plage" afin de constater toute entrave aux mœurs.
Après le défilé d’un groupe de jeunes filles en jean’s qui, selon nos sources, font perdre leur croyance à des talibans, un second groupe de filles devraient sortir cette fois en maillot de bain comme cela avait été dit sur les affiches. La source affirme qu’il s’agissait, pour les demoiselles, "d’exhiber leur corps" au plaisir de nombreux curieux.
Présents, des policiers se seraient opposés à la séquence attendue par le public. Le défilé en maillot de bain collant n’aura finalement pas eu lieu. Les jours qui ont suivi, le promoteur a reçu une convocation. Interrogé, M. Sabbague "a avoué n’être pas le seul espace à organiser de telles soirées, mais qu’il est à sa première tentative". Et d’ajouter que le night-club le "Taïga" le fait depuis. Son arrestation a été suivie par celle de son employé Adama Traoré dit Maïcano. Il est reproché à M. Traoré d’être le patron de ceux qui ont collé les affiches à travers la ville.
Les deux hommes méditent sur leur sort à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. A la Brigade des mœurs, on affirme ne pas tolérer ces genres de pratiques qui vont à l’encontre des réalités maliennes. "Il faut sauvegarder le peu de dignité que nous avons. Si ces genres de scènes se répètent, que va devenir notre société déjà atteinte ?" s’est interrogée Ami Kane.
Au Mali, la dépravation de nos mœurs trouve son origine dans le laisser-aller de certaines autorités qui se soucient peu des règles qui régissent les bars et restaurants. La première concernée est l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie (Omatho).

Bâton dans les roues
Très souvent, il y a un quiproquo entre le service chargé du tourisme et celui chargé du respect des mœurs. Dans la plupart des cas, les bars et maisons closes fermés par les soins de la Brigade des mœurs "pour entraves aux mœurs" sont rouverts avec la bénédiction de l’Omatho et la pression de certaines autorités.
L’autre explication de la dépravation des mœurs est d’ordre éducatif. Il faut surtout dire que l’éducation des Maliens a tendance à "s’occidentaliser". On préfère de plus en plus faire comme les Européens et oublier nos propres cultures... La démission de la société a joué un rôle essentiel, les chansons, danses, de plus en plus obscènes, sont acceptées et diffusées en masse par les radios ou la télévision. Rien ne semble plus choquer le Malien, aucune politique de socialisation, ni de moralisation.
Les acteurs sociaux sont invisibles. Pourquoi ne pas faire comme le gouvernement gabonais ? En 2009, un texte pour protéger les jeunes contre la dépravation des mœurs a été pris par ses soins. Le gouvernement a interdit aux enfants de moins de 16 ans de circuler ou de se retrouver dans un lieu public, après 22 h s’ils ne sont pas accompagnés de leurs parents ou de leurs tuteurs.
Il leur est également interdit d’entrer dans les débits de boissons ou tout autre établissement destiné à la consommation de boissons alcoolisées, accompagnés ou non de leurs parents. Le pays du défunt président El hadj Ondimba Bongo a aussi interdit d’ouvrir les débits de boissons et autres entités destinées à la consommation des boissons alcoolisées aux abords d’établissements scolaires et universitaires.
A Libreville, les gestionnaires des débits de boissons et des entités émettant des nuisances sonores ont été invités à fermer leurs établissements à partir de 22 h, sous peine de sanctions.
Au Mali, d’aucuns diront que la mesure est trop restrictive. Un petit tour dans les quartiers de Bamako suffit pour se rendre compte qu’il est temps, pour les plus hautes autorités du pays, de penser à mettre un peu d’ordre ne serait-ce pour renforcer les pouvoirs de la Brigade des mœurs. L’avenir du pays en dépend.
Amadou Sidibé

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POUR UN ENSEIGNEMENT
Le MEALN réforme le DEF et le bac…
Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales a tenu vendredi dernier à la Maison de la presse une conférence de presse pour informer les élèves, les parents d’élèves et les acteurs de l’école des reformes sur l’enseignement fondamental.

Les réformes sur l’enseignement fondamental touchent le certificat d’études primaires (CEP), le diplôme d’étude fondamental (DEF), le baccalauréat et le brevet de technicien (BT). Selon le ministre de l’Education de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Salikou Sanogo, "toutes ces reformes visent à donner une éducation de qualité et inciter les élèves à prendre au sérieux toutes les disciplines enseignées".
Le conférencier dira qu’en ce qui concerne le CEP, la question a été abordée par les participants au Forum national sur éducation qui ont conclu que cet examen n’évaluait plus correctement les apprentissages et les compétences des élèves. Et le ministre d’indiquer que dès lors, le département en charge, à travers le Centre national des concours a organisé des concertations avec les différents acteurs et partenaires de l’école sur la problématique de sa suppression ou de son maintien.
Les raisons invoquées au cours des concertations pour la suppression du CEP sont surtout d’ordre pédagogique et ethnique. Aussi, les principaux acteurs de l’école pensent que c’est un examen dépassé avec les méthodes nouvelles d’évaluation et qui subit beaucoup de pression de la part des familles.
Les acteurs de l’école pensent que le maintien du CEP viole la loi d’orientation et contredit l’axe fondamentale du Programme décennal du développement de l’éducation (Prodec) ; à savoir : "le minimum éducatif de 9 ans". Aux dires du ministre, c’est pour toutes ces raisons qu’il a été décidé de sa suppression et son remplacement par un système de contrôle continu.
S’agissant du DEF, il a été décidé d’ajouter les matières d’évaluation à l’examen, c'est-à-dire qu’en plus des matières à l’examen, l’histoire, la géographie, les sciences naturelles, l’éducation civique et morale (ECM) et l’éducation civique et sportive feront partie des épreuves obligatoires.
" Pour le baccalauréat et le brevet de technicien, a fait savoir le conférencier, les candidats verront ajouter à leurs disciplines principales, les matières secondaires. Ainsi ceux qui auront une moyenne supérieure ou égale à 10 au baccalauréat seront déclarés d’office admis. La moyenne annuelle de classe ne sera prise en compte qu’au cas où le candidat aura une moyenne inférieure à 10".
Anne-Marie Kéita

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CODE DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE
Le jeu de ping-pong
ATT a renvoyé, contre toute procédure, le projet de "code des personnes et de la famille" devant l’Assemblée nationale, qui l’a renvoyé au Premier ministre.
ATT avait envoyé le code déjà voté à l’Assemblée nationale pour "seconde lecture". Selon certains honorables, "c’est contre toutes les procédures. Normalement, il n’y a pas de dialogue entre l’hémicycle et le président de la République".
Comme pour ne rien arranger, dans la lettre qui accompagnait le code renvoyé, ATT s’était contenté de souligner les points qu’il fallait revoir : le mariage, l’héritage, l’adoption et la succession. "C’est plus de 100 points dans le code. Au lieu de donner juste des points, il aurait dû formuler des articles".
En tous les cas, ayant reçu le code d’ATT, les députés l’ont renvoyé au Premier ministre, à charge pour lui de formuler clairement les changements qu’ATT veut voir apporter au document. Mais, contre toute attente, le gouvernement a renvoyé le code en l’état à l’Assemblée nationale.
Ainsi, de la rentrée parlementaire, session budgétaire 2010, à ce jour, le dossier continue ses va-et-vient entre la présidence, le gouvernement et l’Assemblée nationale, sans que quelqu’un veuille s’y mettre et le retravailler.
Pour les députés, il s’agit pour eux de voter. Ce qui consiste à mener des campagnes d’explication et de sensibilisation qui relèvent du gouvernement. A ce niveau, c’est motus et bouche cousue, on se tient prêt avec la raquette, pour renvoyer chaque fois qu’il revient.
C’est donc en vain que les milieux religieux s’agitent. Ce n’est pas sûr que le code soit voté maintenant surtout que chacun rumine ses ressentiments. En effet, avant le renvoi, aussi bien le président de la République, que celui de l’Assemblée nationale, les députés et le Premier ministre ou le ministre de la Justice, chacun en a pris pour son grade. Mais, pour ATT, lui seul a été attaqué, ce que les autres n’ont pas apprécié.
A ce train, ce n’est pas demain la veille du vote du code.
Alexis Kalambry

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SIKASSO
Une douzaine d’exciseuses abandonnent le couteau
Le changement de comportement pour l’abandon de la pratique de l’excision est perceptible chez les hommes, les femmes et même les jeunes filles.
L’excision est pratiquée dans toutes les classes sociales de la 3e région, par les populations tant rurales qu’urbaines et par différents groupes religieux et ethniques. Elle est d’habitude pratiquée sur les filles âgées de 4 à 12 ans. D’ordinaire, les aînés traditionnels (barbiers ou exciseuses) exécutent l’opération parfois à titre lucratif. Dans certains cas, l’opération n’est pas rémunérée et le prestige de cette fonction amène les praticiennes à poursuivre l’excision.
Plusieurs filles de nos milieux ruraux ont subi l’excision et chaque année après les récoltes, des groupes de filles en courent le risque. L’excision en milieu sénoufo est une pratique traditionnelle d’ablation ou de modification des organes génitaux des femmes, à titre de rite initiatique ou parfois socioculturel. Cette pratique, d’après la médecine moderne, a des graves répercussions : hémorragies, chocs septiques, douleurs, infections, difficultés d’accouchement, problèmes psychologiques et sexuels qui peuvent altérer la vie d’une femme tout au long de sa vie.
Ces problèmes de santé s’aggravent selon le type d’excision, la compétence et les instruments des praticiennes, les conditions d’hygiène et l’accès à des services de soins adéquats. Que faire pour mettre fin à la pratique des mutilations génitales féminines ? C’est la question que se sont posés des représentants d’organisations nationales, de la société civile, le 7 avril 2010, à l’occasion de la Journée de tolérance-zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF) et l’abandon des pratiques néfastes à la santé de la femme et de l’enfant, sous l’égide de la direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille en collaboration avec les comités locaux de tous les cercles de la région.
Une douzaine d’exciseuses du village de Nianaso dans la Commune de Kadiolo ont décidé de déposer leurs couteaux et de renoncer à leur gagne-pain après avoir été sensibilisées et conscientisées à travers des exposés et une projection de film, sur les complications et les conséquences, entre autres les hémorragies, la mort subite, les règles douloureuses, les accouchements difficiles. Cette manifestation de volonté devant le médecin chef du service de santé de Kadiolo, Dr. Bakary Traoré, les chefs coutumiers et les autorités locales a été marquée par la remise du matériel d’excision notamment des canifs, des lames et autres accessoires accompagnant la pratique et une déclaration des exciseuses dans laquelle elles s’engagent à renoncer à ce métier.
Ramatoulaye Traoré, membre de la Cafo de Sikasso, a indiqué que "la situation est en train d’évoluer et nos populations sont conscientes du problème posé par les MGF". "Nous avons réussi à convaincre plusieurs femmes de prendre publiquement position contre cette pratique. Mais, il faut reconnaître que les pratiques culturelles sont profondément enracinées dans l’esprit des populations. Nous ne sommes pas en train de courir un 100 m et je suis sûre que les objectifs seront atteints. Je suis toujours ravie chaque fois qu’une Malienne me dit qu’elle ne mutilera pas sa fille, et c’est une victoire pour moi", a-t-elle poursuivi.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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TOURNOI DE BOBIGNY
Le foot-amitié entre jeunes peuples
Le week-end de Pâques fut l’occasion, pour les têtes blondes en short de taper dans le ballon et de se confronter à des internationaux.
La joie, l’amusement et la compétition étaient présents durant ce week-end footeux. Les rires, les cris et les pleurs également. Pour la 28e édition du Tournoi international Anastasio Gomez qui s'est tenu à Bobigny, 16 équipes de 12-13 ans étaient en lice.
Le Mali, l’Angleterre, la Turquie, l’Italie, la Martinique ainsi que de nombreuses villes de France comme Rennes, Amiens, Sevran, Paris ou encore Bondy et Bobigny se sont affrontés durant des matches de vingt minutes. Ces jeunes voulaient montrer de quoi ils étaient capables tout en s’amusant. Certains ont tapé dans l'œil des entraîneurs et autres recruteurs.
Pour Bakary Traoré, le portier Centriste de 12 ans qui joue au foot en club depuis à bas âge, ce tournoi fut "très enrichissant, amusant et l’ambiance était agréable". Pour son capitaine, Ismaël Traoré, 13 ans, ce fut la même satisfaction. Le foot fait partie de sa vie depuis sept ans et il sera heureux de porter haut les couleurs maliennes et de son club en d’autres circonstances.
Falaye Dansoko, Mohamed Diarra, Amara Traoré, Ousmane Daou, Ousmane Doumbia, Bakary Samaké, Bakary Tandina, Malick Falin Koumaré et Maharafa Tandina, restent également fiers de leur équipe. Ils rêvent de jouer dans les grands clubs comme le FC Barcelone ou la Juventus. Ils ne tapent dans le ballon que depuis quelques années, 3 voire 4 ans et ont tout de même un bon niveau : "C'était une belle expérience et il y avait des équipes très fortes", clament-ils.
Bondy est arrivé 3e du tournoi, Bobigny 1 deuxième et le Mali premier. Ces champions en herbe, ne vivent que pour le football. Au Centre Salif Keita, ils s’entraînent du lundi au vendredi et disputent des matchs les samedis et dimanches : "Je fais du foot depuis 8 ans maintenant et je suis très heureux d’avoir remporté ce tournoi avec mes amis", affirment Maharafa Tandina, 12 ans. "Ici, c’est comme une grande famille", ajoute son président, Sékouba Kéita et "cette victoire est une belle récompense".
Pour le directeur sportif de Bobigny AC, Ronald Zizi, si le tournoi fut une réussite, côté organisation comme côté ambiance. On le doit à Alexandre Diatta, 20 ans et licencié de l’AC Bobigny.
Boubacar Diakité Sarr

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