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2010

Mois d'avril

Les Echos du 08 Avril

 

FAMINE DANS LES REGIONS NORD DU MALI
Quatre chèvres pour un sac de céréales
Les habitants des régions nord de notre pays vivent dans une crainte indescriptible liée à une augmentation possible du prix des céréales.
Quatre faits majeurs ont marqué la campagne pastorale sahélienne 2009-2010. L’hivernage a accusé un retard significatif provoquant une prolongation de la soudure pastorale de début juillet à début août. De même, l’hivernage a été de mauvaise qualité tant sur le plan quantitatif que sur le plan de répartition dans le temps et dans l’espace. Ces événements ont frappé une zone géographique sahélienne importante, structurellement vulnérable et au sein de laquelle les stratégies pastorales interagissent.
A cela se greffe l’augmentation des prix des produits alimentaires de base initiée en fin 2007 et qui se traduit par des niveaux toujours élevés en 2010 et supérieur à ceux de l’année dernière à la même période. Elle induit depuis plus de deux ans une érosion progressive des capacités d’adaptation des populations pastorales fortement dépendantes des marchés pour leur accès alimentaire. Ces événements ont entraîné une mauvaise production agropastorale dans les zones touchées, une pression accrue sur les ressources, une dégradation des stratégies d’adaptation des populations.
Toutefois, il y a peu d’informations en provenance de Kidal compte tenu des contraintes sécuritaires limitant l’accès. Mais il semble que certains animaux soient déjà très faibles. Par contre, dans la région de Gao, l’état des animaux est encore correct. Le terme de l’échange entre une chèvre et un sac de 100 kg de mil varie aujourd’hui entre une et quatre chèvres pour un sac.
Les céréales sont actuellement disponibles et se payent selon les endroits entre 16 500 F CFA et 20 000 F CFA les 100 kg alors que le sac d’aliment bétail est à 8000 F CFA. Les pâturages sont extrêmement dégradés du fait de la pression subie. Il ne reste plus que les résidus de paille broutée, les pâturages aériens et les pérennes tel que "l’afaso" asséchée.
" Deux années de sécheresse"
Le Gourma de Gao peut être aujourd’hui qualifié de zone de concentration inhabituelle à cause de l’ampleur du phénomène et de l’arrivée précoce des animaux. Mais c’est aussi une zone de transit, car l’état de dégradation généralisé des pâturages et l’assèchement de certaines mares provoque déjà des départs vers d’autres destinations.
Il existe une différence majeure entre les mouvements enregistrés en 2005 et 2010. Au mois de mars 2010, les troupeaux ont déjà déserté le Haoussa de Gao. Idem pour la région de Kidal. Le fait que la saison chaude de la campagne 2008-2009 se soit prolongée au point d’entraîner la mort d’animaux en juillet/août 2009, et que l’hivernage de 2009 ait été de mauvaise qualité, font dire aux éleveurs qu’ils ont été victimes de deux années de sécheresses consécutives.
La principale inquiétude aujourd’hui est liée à l’augmentation du prix des céréales. Le terme de l’échange résultant de deux indicateurs se dégradera en cas d’augmentation du prix des céréales. L’autre indicateur, le prix des animaux, est difficilement contrôlable. Néanmoins, l’état de santé des animaux proposés à la vente aura un impact sur le terme de l’échange.
Des réponses de moyen et long terme doivent être élaborés. L’environnement évolue mais pas toujours le mode de vie des populations. La vulnérabilité des communautés sahéliennes risque de s’aggraver si rien n’est fait en amont des crises.
Mohamed Daou

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POLITIQUE
Un pyromane à la tête du Mouvement Citoyen en CI
Nouhoum Togo, un pyromane, a été élu président du Mouvement citoyen en Commune I, à un an de la fin du second et dernier mandat du président ATT. Quelle lecture faire de cet acte ?
Nouhoum Togo, ancien élève au CFTQ, c’est celui-là, qui, le 5 avril 1993 a brûlé tout Jamana : librairie, centre de documentation, imprimerie, le journal Les Echos… Quelques années plus tard, lors d’une rencontre organisée au Centre international de conférence de Bamako en mars 2007 par le Club perspective et développement, il disait que "le 5 avril était un coup d’Etat. ATT n’a pas voulu prendre le pouvoir, car quand nous l’avons approché et lui avons dit que le pouvoir était dans la rue et qu’il devait le prendre, il a dit que s’il le faisait, chaque 5 ans ou 6 ans, il allait y avoir un coup d’Etat".
Depuis quelque temps, le Mouvement citoyen montre des fébrilités incompréhensibles de premier coup d’œil. En effet, le mentor est en fin de mission et normalement, la mission aurait dû prendre fin avec. Il est vrai que peu à peu, les "faucons" du Mouvement ont poussé dehors les autres et, de plus en plus, montrent des signes de panique, inhérents à toute fin de règne. Il est évident que tout crime se paie tôt ou tard !
Mais, ce week-end pascal, l’image était apocalyptique : Adéma et autres venus apporter soutiens et cautions au Mouvement citoyen, partis politiques adoubant des "anté-partis", des gens qui ne ratent aucune occasion, aucun prétexte pour vouer les partis (Adéma en tête) aux gémonies et pour nier leurs apports.
" Nous allons accompagner ATT jusqu’en 2012 et au-delà", a ajouté le président du Mouvement citoyen en Commune I. Au-delà, c’est jusqu’où ? Que signifie cette phrase : Que veut-on nous préparer ? Car, au Mali, même GMT, "le boucher de Bamako" vit en paix et n’a aucunement besoin d’un bataillon de seconds couteaux pour l’accompagner "au-delà".
Les prochains jours, actes et propos ne manqueront certainement pas de nous éclairer sur ce à quoi nous devrions nous attendre.
Alexis Kalambry

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INDEPENDANCES
Un gâchis inestimable
L'état du continent n'est certes pas reluisant (pauvreté, guerres, famines, dictatures), mais cela ne me fait pas regretter les indépendances. Des peuples ayant subi des siècles de prédation ne se relèvent pas en un jour. Surtout que les mêmes prédateurs continuent leurs œuvres sous d'autres formes certainement plus perverses. L'Occident comme l'Orient arabo-musulman continuent de se tirailler le continent. Ne l'oublions pas !
Le Mali d'aujourd'hui n'est comme je l'aurais voulu, comme aucun Malien ne l'aurait voulu. Mais il s'agit d'un combat de longue haleine. Nous allons encore avoir des épreuves à traverser, mais cela ne me fait pas du tout désespérer. Si dans ma littérature, je dénonce avec violence les maux qui minent mon pays, comme le reste de l'Afrique d'ailleurs, ce n'est pas parce que je désespère de sa capacité à se redresser et à se maintenir débout, ce n'est pas non plus parce que je regrette la colonisation que je n'ai pas connue mais dont je continue de subir les conséquences douloureuses.
Je salue donc tous ceux qui se sont battus pour que le Mali et l'Afrique accèdent à l'indépendance. C'est grâce à eux que je peux aujourd'hui me taper la poitrine pour proclamer : "je suis libre, digne" même s'il me reste beaucoup à conquérir...
Proclamer des peuples asservis "vous êtes libres" suscite beaucoup d'espoirs, de bons comme de mauvais. Certains ont compris que le temps était tout simplement venu de se reposer des siècles de servitudes. Ils ont eu tort, car la liberté, l'indépendance acquises dans les circonstances que l'on sait, demandent plutôt beaucoup plus de travail. Je pense qu'au-delà des comportements de beaucoup de leaders africains (par ailleurs tenus en laisse par l'Est ou par l'Ouest), cette façon de comprendre l'indépendance est pour beaucoup dans la désillusion des peuples africains.
En résumé, toutes les attentes des populations n'ont pas été comblées, mais il ne faut pas penser que cela leur fait regretter les indépendances. Dans la plupart des pays africains, si l'ex-puissance s'avisait de revenir par la force, elle tuerait plus que la moitié de la population pour réussir. Parce que c'est fiché là, dans la tête de chacun d'entre nous et malgré les épreuves de la pauvreté et des guerres, que nous sommes désormais indépendants, que nous sommes des femmes et des hommes libres sur un continent libre, que nos terres, nos cieux et nos rêves nous appartiennent.
On compare souvent le PIB des pays africains aux lendemains des indépendances à celui d'aujourd’hui en se convainquant que les économies n'ont fait que régresser. Mais on ne se pose pas la question par rapport à quelles populations ce PIB d'alors était calculé. Je pense qu'au plus bas des mots, les deux tiers des Africains n'étaient pas pris en compte dans le calcul.
Pour mon pays, le pouvoir du président Modibo Kéita, pourtant un grand patriote, a tourné à l'autocratie. Ce qui explique la liesse avec laquelle les populations ont accueilli le coup d'Etat militaire du 19 novembre 1968. Elles s'étaient de nouveau "trompées d'indépendance, savamment trompée" (Sony Labou Tansi). Elles ont dû se saigner au propre comme au figuré, pour se libérer du nouveau maître.
La meilleure réponse au discours du président Sarkozy vient d'Aimé Césaire, son "Discours sur le colonialisme". Le président Sarkozy aurait dû le lire avant d'écrire son discours de juillet 2007. Il aurait alors su peser ses mots. On ne dit pas à des peuples "je vous aime parce que cons !" C'est proprement hallucinant.
Ousmane Diarra
(écrivain)

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EDUCATION NON FORMELLE
Plus de 70 % de Maliens analphabètes
La maîtrise de la lecture et de l’écriture est le fondement indispensable qui permet aux jeunes et aux adultes de tirer profit des possibilités d’apprentissage à toutes les étapes de ce système continu.
Afin de contribuer à la promotion de l’éducation non formelle et à l’atteinte des objectifs de l’Education pour tous d’ici à 2015, le réseau Yeelen Bulon a été porté sur les fonts baptismaux en décembre 2009. Son objectif est de développer un espace d’échanges pour la prise en compte du sous secteur éducation non formelle.
Après 12 mois d’activités, le réseau a tenu le 5 avril dernier dans les locaux de l’ex-Dnafla sa première assemblée générale/bilan. Selon le président de Yeelen Bulon, Ibrahim Ag Idbaltanat, le réseau, de sa création à ce jour, a initié plusieurs activités notamment la participation à la célébration de la Journée mondiale de l’alphabétisation, célébrée le 8 septembre de chaque année, le renforcement des capacités des cadres du réseau, l’extension du réseau au reste du pays, etc.
Si l’on en croit Yeelen Bulon, 70,4 % de la population malienne sont analphabètes. D’où la nécessité, selon le réseau, de développer une communication idoine en faveur de l’éducation non formelle.
A la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l'Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, a témoigné que le réseau s’est imposé en un an d’existence comme un acteur remarquable de la promotion de l’éducation non formelle. "Le combat contre l’analphabétisme ne peut se gagner que par une synergie d’action des pouvoirs publics et de la société civile".
En plus de la présentation du plan stratégique, l’assemblée générale a passé en revue le plan d’action 2010. La part allouée à l’éducation non formelle au Mali n’atteint pas 1 % du budget de l'Education nationale.
Mohamed Daou

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ECHOS DES REGIONS
BABLENA
Un agent de santé semeur de mort
Babléna est une commune rurale située à 11 km de Konlondiéba sur la route de Sikasso. Les populations de ce paisible village ne sont plus en sécurité depuis quelque temps. Un soi-disant agent de santé qui y a ouvert un centre de soins se joue de la vie de ses patients dont beaucoup sont morts mystérieusement.
Diakaridia Koné, le promoteur d'un sinistre centre de soins est un natif de Babléna. Il aurait servi au Centre national d’odontostomatologie comme aide-soignant avant de s’installer dans son terroir après son admission à la retraite. Il avait vite gagné la sympathie des siens qui s'étaient félicités de l’ouverture de son centre, le premier du genre dans le village.
Mais la joie des villageois s’est vite transformée en cauchemar. Diakaridia Koné est devenu un boucher pour eux. Les cas de décès survenus dans son centre ou des suites de ses interventions dépassent l’entendement. L’agent de santé intervient dans des domaines qui dépassent sa compétence. Alors que son centre ne dispose d’aucun matériel adéquat, il procède à des opérations chirurgicales qui sont de la compétence d’une clinique ou d'un hôpital digne de ce nom.
Les malades dont les parents sont des démunis et la plupart des analphabètes se laissent faire. Ils gardent le silence à la mort de parents, croyant à la fatalité. Des riches paysans et éleveurs sont arnaqués. Selon Oumar Koné, dont le jeune frère est la dernière victime décédée le dimanche 4 avril 2010, Diakaridia n’hésite pas à présenter des factures de 500 000 à 600 000 F CFA à ses patients qui sont obligés de payer contre nature avec des bœufs ou des céréales après les récoltes.
Il arrive que des parents échaudés par sa mauvaise prestation et qui essayent de lui retirer leur malade sont souvent menacés et contraints de le laisser faire son travail comme bon lui semble.
Oumar Koné, le frère aîné de sa dernière victime témoigne que son jeune frère a été blessé au pied par son coupe-coupe lorsqu’il était parti cueillir des feuilles d’arbres pour ses caprins. Le blessé a été secouru par un motocycliste qui l’a amené d’urgence au centre de soins de Diakaridia Koné. Toujours selon Oumar Koné, l’agent de santé s’est borné à faire des points de suture sans nettoyage préalable de la plaie béante et sans sérum antitétanique. Il présente après prestation une facture de 80 000 F CFA qui ne ressortait aucune ordonnance. Deux jours après, la blessure s’est infectée et le patient a commencé à piquer la crise tétanique. Conduit au centre de santé de Koumantou, le médecin a instruit à ses parents de l’évacuer rapidement sur Bamako où il est décédé le jour de son arrivée.
Les autorités sanitaires de la région de Sikasso et même le ministère de la Santé qui savent que la pratique de la médecine est réglementée dans notre pays, sont interpellées. Il est de leur devoir d’enquêter sur cette situation et de prendre les dispositions qui s’imposent.
Abdrahamane Dicko

SIKASSO
La déforestation menace les derniers remparts
La déforestation représente une triple menace pour la biodiversité, les équilibres climatiques mondiaux et les conditions de vie des personnes dans les bassins forestiers.
Le Sud du Mali, dernier rempart du couvert végétal dans notre pays, connaît l’un des plus importants rythmes de déforestation. La région de Sikasso comporte 26 forêts classées dont 13 ont leur plan d’aménagement. Malheureusement, elles font aujourd’hui l’objet d’occupation agricole illicite, d’exploitation frauduleuse et de fréquents des feux de brousse. Tous ces facteurs ont un impact négatif sur la dynamique des peuplements qui les renferment.
Dans la Commune rurale de Finkolo, distante de 25 km de la ville de Sikasso, vers la frontière avec le Burkina Faso, le paysage change doucement, la forêt recule, mettant en danger des milliers d'espèces humaines, végétales et animales, à cause de cette déforestation irresponsable. Ce sont des pans entiers de forêts qui disparaissent.
La déforestation a des conséquences planétaires : l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, la disparition d'écosystèmes forestiers, la destruction du cadre de vie de centaines de milliers de personnes. Malgré les multiples actions de sensibilisation, la pratique continue. Sans renforcement de la législation, et faisant face à une convoitise avancée et à une corruption des plus dévastatrices, les forêts de cette partie de la région sont condamnées à être dévastées.
Le constat est alarmant dans les villages à l’entrée de la zone forestière où il est difficile de s’expliquer sur cette coupe abusive du bois. "Nous vivons des revenus tirés de la forêt, c'est-à-dire le bois et le charbon, et nous payons nos impôts de cela", se contente de dire Moussa Berthé, un exploitant forestier.
La mafia du bois
Les destructeurs ont leur organisation, leurs propres camps dans les abords de la forêt, commettant leurs forfaits au grand jour, menaçant les populations réticentes et achetant le silence des autorités locales. Un réseau mafieux abat les gros arbres pour la menuiserie et d’autres travaux domestiques, refusant de s’expliquer sur ses mobiles. Sous la houlette d’un individu s’imaginant propriétaire d’une forêt qui existe pourtant depuis des siècles. Pis, les populations contribuant à la coupe du bois dans cette zone risquent leur vie et sont exploitées sans honte par cette arrogante bande de destructeurs. Ils reçoivent peu d’argent par jour pour transporter dans des conditions inhumaines les troncs d’arbres tirés du plus profond de la forêt. Ces troncs pèsent entre 100 kg à 1 tonne.
Non seulement la déforestation participe au réchauffement climatique, mais elle met également en péril la biodiversité animale et végétale. Les forêts concentrent en effet l'essentiel de cette biodiversité : la moitié des espèces fauniques vivent dans les forêts tropicales. En détruisant leur milieu naturel, on les condamne à une mort certaine. On estime que le rythme actuel de disparition des espèces animales et végétales au Mali triple son niveau naturel. A terme, cette éradication du vivant menace l'humanité même.
A Finkolo, les populations locales sont "expulsées" de leurs terres et voient leur cadre de vie détruit et pollué. Les industriels du bois et de l'agroalimentaire prétendent créer emplois et richesses, des centaines d’hectares sont vendus et défrichés, ne remplissant même pas les conditions d’exploitations forestières. L'argent ne va ni aux collectivités locales ni a l’Etat, mais aux chefs d'entreprise et à quelques individus.
Comment atteindre l'objectif prioritaire "zéro déforestation" quand on sait que 80 % des forêts primaires de notre pays ont déjà disparu ? Pour cela, il va falloir passer d'une logique d'exploitation des forêts à une logique de protection, ce qui passe par un encadrement de la distribution des domaines de l’Etat par la collectivité locale et la délimitation des zones forestières en espaces agro-industriels. Il s’agira aussi d'assainir le marché du bois et du charbon.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

SEGOU
L’Amader perd un marché de 500 millions
Nous sommes dans les communes rurales de Dioro et de Farakou-Massa. Situées respectivement à 60 et à 55 km à l’est de la ville de Ségou. Depuis cinq ans, l’Agence pour le développement de l’électrification rurale (Amader) exécute un chantier dans ces circonscriptions. Si à Dioro, la ville bénéficie d’une desserte de 5 heures sur 24, dans l’autre commune (Farakou-Massa), les populations "n’ont vu ni feu ni fumée". Leur rêve est loin de la réalité.
Lasses d’attendre la précieuse lumière, les populations de la ville de Kominé (chef-lieu de la Commune de Farakou-Massa) avec à leur tête, le maire, Salia Diarra, et les notabilités, ont dénoncé le contrat avec l’Amader et lui ont demandé d’abandonner le chantier. Ce n’est pas tout, il a été exigé de l’Amader de rembourser intégralement toutes les avances d’argent qu’elle avait exigées des populations au titre des compteurs et des lampes. Cette opération de remboursement a d’ailleurs débuté et se poursuit dans les locaux de la mairie de Kominé.
En effet, depuis quelques temps, le maire de Farakou-Massa et les personnalités influentes de la ville sont entrés en pourparlers avec plusieurs partenaires au développement, dont "le Projet villages du Millénaire" (PVM) en vue de la reprise du chantier de l’électrification, cette fois-ci couplé avec un projet d’adduction d’eau potable à travers l’installation de bornes-fontaines dans les villages. Le coût de ce marché qui sera, désormais, exécuté par l’Energie du Mali (EDM-SA), est évalué à 500 millions de F CFA.
" Le Projet villages du Millénaire" a accepté de financer les travaux à hauteur de 40 %, soit 200 millions de F CFA. Le reste des fonds, dit-on, seront mobilisés auprès de l’Etat, d’EDM-SA. Aussi les travaux réalisés par l’Amader seront-ils capitalisés. Le chantier est d’ailleurs repris, aujourd’hui. Au 22 septembre prochain, la Commune de Farakou-Massa devra être desservie en lumière et en eau par EDM-SA, depuis Balingué (Bamako), via Ségou, précise-t-on.
H. Diabaté
(correspondant régional)

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DIFFUSION ET DISTRIBUTION DU CINEMA AFRICAIN
Le Far pour redynamiser l’industrie du 7e art
La problématique de la distribution est l’un des maillons faibles de l'industrie du cinéma en Afrique. Pour y remédier, des professionnels de la distribution et la diffusion cinématographique du Mali, Burkina Faso, Sénégal et de la France ont décidé de se mettre en réseau pour renforcer leurs compétences professionnelles et améliorer la circulation et la diffusion des films africains en Afrique et en Europe.
Film Afrique Réseau (Far) puisque c’est de lui qu’il s’agit est né en novembre 2009 à Angers (France) grâce au financement de l’Union européenne (UE) et surtout à la volonté des cinéastes, des professionnels de la distribution et de la diffusion d’accentuer la projection des films africains dans le continent et en Europe.
Réunis à Bamako dans le cadre d’une rencontre d’évaluation, des professionnels du 7e art, venus de Burkina Faso, Sénégal, Mali et France étaient la semaine dernière en conclave à la Maison du Partenariat Mali-Angers.
Selon Saïda Ragui de l’Association cinéma d’Afrique d’Angers, cinq films africains seront choisis et diffusés dans les trois pays membres du réseau et en France.
" Les sorties en Afrique se font dans les salles de cinéma encore en activité, mais aussi dans d’autres lieux alternatifs (centres culturels, maisons de jeunes, lycées…)", a noté Mme Ragui. Et de promettre que, pour certains films, une sortie DVD et sur des télévisions des pays membres du Far est prévue. Le coordonnateur du Far, Khalilou Ndiaye, a précisé que les films ont lieu dans chaque pays suivant un label de qualité préalablement défini et mis en place par les membres du réseau.
Rappelant les objectifs du Réseau, M. Ndiaye dira qu’ils visent à construire dans chaque pays un circuit de diffusion des films africains sur une base économique saine et l’émergence d’une véritable industrie cinématographique en Afrique.
A noter que "Le Fauteuil", du réalisateur burkinabé Missa Hébié, également auteur de la série policière "Commissariat de Tampy" fait l’objet de la première expérimentation de distribution du Far. Le film est présentement à l'affiche dans plusieurs salles de cinéma au Burkina Faso sous la houlette du Far.
Amadou Waïgalo

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KIDIAN DIALLO, ENTRAINEUR DE FOOT
Le premier de l’histoire
Venu de Niena (Sikasso) en passant par Sevaré (Mopti), Katibougou (Koulikoro), Kidian Diallo signe son premier contrat avec le Djoliba en 1963. Il est le premier entraîneur à offrir au Mali, son premier trophée, la Coupe Amilcar Cabral en 1989.
Marié et père de 5 enfants dont une fille, Kidian, né vers 1944, a occupé des postes de responsabilités au sein de l’administration malienne.
Conseiller technique puis chef de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, il a été le capitaine des Aigles de 1965 à 1973, directeur technique national des Aigles, membre du comité directeur du Djoliba, responsable du centre de formation et présentement membre du staff de la DTN de Malifoot. Il est surtout celui qui a offert au Mali sa première coupe sous-régionale, à savoir : le trophée de la Coupe Cabral en 1989 à Bamako.
Il remporte en 1965 avec le Djoliba, sa première coupe nationale contre la Kayesienne avec Mamadou Traoré alias Fromatin comme entraîneur.
La même année, il est sélectionné avec les Aigles pour les Jeux de Brazzaville. Une compétition à l’issue de laquelle, le Mali se classe 2e derrière le Congo Brazzaville (vainqueur grâce au nombre de corners). L’année suivante (1966), avec le Réal, il joue et perd la finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions contre le Stade d’Abidjan.
En 1971, les Aigles se qualifient pour la première fois de leur histoire pour la Coupe d’Afrique des nations 1972. Kidian Diallo en est un des éléments clés. Mais, en finale, le Mali s’incline (3-2) face au Congo-Brazzaville. "Ce fut dure de voir les trois finales perdues, avec le Réal et en équipe nationale en moins de cinq ans", indique-t-il. Et d’ajouter que "ces contre-performances constituent les plus mauvais souvenirs de sa carrière".
Mais auparavant, parallèlement à ses études, il fait ses preuves avec l’équipe des Travaux publics de Sevaré (Mopti) et de Katibougou dans la région de Koulikoro alors qu'il fréquente l’Ecole normale. Il part plus tard en France, où il décroche un diplôme d’entraîneur de 3e degré à l’Institut national des sports de Vincennes (France). A son retour, ce cursus sera couronné en 1989 par le sacre du Mali à la Coupe Amilcar Cabral avec des joueurs comme Vieux Dian Traoré, Ousmane Farota, Mamadou Diarra "Zami", Yacouba Diarra, Yacouba Traoré "Yaba", Bakary Diakité, Boubacar Sanogo, Amadou Kéita "Travo".
" Ce fut une immense joie avec des jeunes comme Oumar Guindo qui venait de signer au Djoliba en provenance du Débo. Des expatriés comme Gaoussou Samaké, Abdoulaye Kaloga et Amadou Pathé Diallo. Je garde toujours des moments forts de ce premier sacre historique pour notre football même avec son caractère sous-régional", rappelle Kidian du haut de son 1,75 m.
En 1985, il est choisi pour un stage d’entraîneur à Hennef (Allemagne). A l’en croire, c’est grâce à la coopération germano-malienne puisque le Mali était dirigé par un technicien allemand du nom de Karl Hans Weigang. D’ailleurs le projet fait toujours son petit bonhomme de chemin avec un autre technicien allemand.
Malgré sa retraite, il reste toujours au contact du football malien. Il fait partie du staff de l’actuel DTN de Malifoot, l’Allemand Joachim Fickert pour les footballeurs des catégories d’âge avec de nombreux stages pour toutes les catégories d’entraîneurs, dont le football féminin.
Boubacar Diakité Sarr

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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