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2010

Mois d'avril

Les Echos du 07 Avril

 

PREMIER MINISTRE DU MALI
L’énigmatique Modibo Sidibé
Depuis près de 20 ans, il orne de sa silhouette le petit écran malien. Malgré cette longévité, Modibo Sidibé demeure toujours un "mystère" pour le citoyen lambda…
Une nuit de janvier 2010, dans le salon d’un gros bonnet du pays, le journal que Télé Bozola fait subir aux Maliens démarre sur un de ces colloques taratata qu’on organise à longueur de journée. La "cérémonie d’ouverture", pour reprendre l’expression consacrée, est présidée par Modibo Sidibé, Premier ministre depuis le dernier trimestre 2007.
Les yeux rivés sur son texte, il énumère sur un ton professoral ses convictions sur le thème du jour. Dans le salon, quelqu’un s’interroge : "Il est vraiment bizarre ce monsieur. Il a été ministre de 1992 à 2002 sous Alpha, puis Ségal de la présidence de la République de 2002 à 2007 et PM depuis lors, mais il semble toujours un illustre inconnu pour le peuple. Il y a quelque chose qui ne va pas avec Modibo !"
L’expression était donc lâchée : il y a quelque chose qui ne va pas avec Modibo. En résumé, l’homme n’arrive pas à s’incruster dans la vie quotidienne de ses concitoyens. Il y a comme une sorte de froideur, de distanciation, d’évitement entre lui et les Maliens. Mais qu’est-ce qui ne va donc pas avec Modibo Sidibé ?
De prime abord, pour ceux qui ne le hantent pas, le PM paraît un homme froid, distant, voire hautain. Pour parler québécois, on dirait "il n’est jamais sur le plancher des vaches", à hauteur d’homme. Cependant, ce genre d’analyse comportementale a ses limites. Pour ses rares intimes qui osent parler de lui après avoir bien vérifié qu’il n'y a pas de témoins alentours, Modibo a des traits de froideur mais il faut comprendre qu’il est plutôt "un flic dans l’âme" et qu'il est en réalité un grand timide.
Analyse confirmée aussi par des journalistes le connaissant. La méfiance est quasiment une double nature chez lui. Il écoute, essaie de distinguer les tics de langage, analyse le non-verbal, observe et fixe son interlocuteur dans l’espoir peut-être d’y déceler un trait de perfidie ou de sournoiserie, explique un de ses collaborateurs du temps où le PM était le bras droit de feu le général Cheick Diarra. Entre la naïveté de croire aux niaiseries du premier schtroumpf venu et la recherche obsessionnelle de la félonie, il y a un juste milieu.
Tyran en sommeil ?
Modibo a également une manie qui enrage quasiment tous ceux qui ont travaillé directement ou indirectement avec lui : sa propension à tout noter. Un de ses collègues sous le président Alpha Oumar Konaré raconte : "A toutes les réunions du conseil des ministres, Modibo arrivait avec son bloc-notes et son stylo et il commençait à écrire. Il notait tout en fixant de temps en temps du regard celui qui parlait. Il n’était pas secrétaire de séance, pas porte-parole ni Ségal du gouvernement, mais il ne faisait qu’écrire. Entre ministres, on se parlait souvent. Il avait le don de m’énerver avec cette manie".
" Tout le monde se demandait ce qu’il pouvait bien écrire et la rumeur a commencé à se propager qu’il faisait des fiches sécrètes sur tout le monde. Vous savez, être magistrat, criminologue et flic, ça fait beaucoup pour un seul individu. D’où la conviction de certains que le PM actuel possède un dossier en béton sur tout le monde". Cette propension à tout écrire, noter, est confirmée par d’autres sources. Son insistance "agaçante" auprès de collaborateurs quand il ordonne de "retrouver un dossier" et de le travailler porte, selon certains, les symptômes d’un caractère tyrannique en sommeil.
Une autre chose est cependant avérée, même chez ses plus proches : Modibo est incapable de se muer en homme ordinaire, proche du peuple, en un mot de devenir un populiste collé aux réalités terre-à-terre. C’est ce que révèle un de ses amis d’enfance qui dit en substance : "Ne cherchez pas chez Modibo une connaissance profonde du Mali qui est peuplé à 90 % de gens qui tirent le diable par la queue. Il n’a jamais connu la faim, la soif, la misère et la débrouillardise. Toute sa vie a été un Eldorado. Il ne peut donc pas comprendre certaines doléances et marque une distance hygiénique par rapport à tout ce qui est souffrance".
Au niveau du pouvoir politique, analyse sommairement un observateur, le PM est loin d’avoir livré la marchandise : "Il faut le dire honnêtement, le PM a eu une liberté de manœuvre jusque dans le choix de certains ministres importants de son gouvernement. Koulouba a essayé, par tous les moyens, soft ou bulldozer, de le propulser au-devant de la scène avec comme résultat un échec patent. Le PM n’arrive pas à émerger comme une force tranquille, une autorité qui rassure et apaise ses gouvernés. Je le vois toujours comme un technocrate de passage, comme un commandant en second".
Il est toutefois utile de tempérer cette vision par la réalité du terrain. ATT n’est pas du genre à laisser la voie libre à son Premier ministre. Il ne peut pas s’effacer et se faire moins visible. ATT est trop friand de spot lights pour comprendre que trop c’est comme pas assez d’apparitions à la télé. Koulouba est une caverne trop profonde pour pouvoir sonder les intrigues quotidiennes qui s’y jouent.
Si Bamako est constamment animée par des rumeurs sur un prochain remaniement ministériel, peu de gens parient sur un départ du PM. Rien dans l’attitude d’ATT ne laisse deviner un froid irréparable entre les deux hommes même si les tacles par derrière sont journaliers et les surprises ne le sont parce qu’inattendues.
Confessions présidentielles
Plusieurs sujets de discorde existent entre les deux hommes et ces sujets ne sont un secret que pour les non-initiés. Modibo a durement avalé la couleuvre du Code de la famille quand son boss, sous le coup de la colère et s’épanchant publiquement, a lâché : "J’étais seul" face à la grogne et au risque d’émeutes populaires. ATT a clairement dit que son gouvernement, à commencer par le chef, les souteneurs et citoyens en mouvement ont tous couru aux abris, le laissant seul affronter la bourrasque.
Sous d’autres cieux, cette confession présidentielle aurait provoqué des démissions en cascades ou des renvois. Modibo n’a pas bronché. Les deux hommes se sont parlé "les yeux dans les yeux" et ont probablement trouvé un terrain d’entente. On sait également que Modibo est remonté contre certains ministres qu’il considère carrément comme des foutriquets incompétents et inefficaces. Il veut les "virer".
Il a peu d’atomes crochus avec Mme Diarra Mariam Flantiè Diallo avec laquelle les sujets de friction sont nombreux dans le dossier de la licence à accorder au troisième opérateur de téléphonie mobile. Mme Diarra qui achève sa disponibilité de la Bad en septembre prochain doit se demander si Modibo ne lui prépare pas une petite surprise à la sauce poulet.
Les "chantiers" présidentiels "visités" quotidiennement par Hamed Diané Séméga ne provoquent pas son enthousiasme à cause de la pression financière insoutenable qu’ils exercent sur le Trésor public notamment la dette. Il sait également que M. Séméga lorgne le fauteuil du bord du fleuve et ne se priverait pas d’intrigues pour y arriver. Modibo Sidibé trouve souvent même le temps de l’humour quand il traite en privé un de ses ministres de "petit bonhomme totalement con".
Peut-on dire de Modibo Sidibé qu’il est un Premier ministre impérial, c’est-à-dire fonceur, déterminé et ayant une autorité et une poigne de fer à la manière IBK ? Ou est-il simplement un premier parmi des égaux ? Difficile de trancher. L’homme ne semble pas adepte des sorties musclées et tranchées. Il a l’air de chercher à tout prix un consensus même mou. Méthode qui ne fonctionne pas dans un Mali de 2010 dans lequel, avouons-le franchement, certains citoyens méritent une mise au pas toute militaire. Eh oui, au passage, Modibo Sidibé est un général de la police.
En plus de son patron à Koulouba, qui est "multiétoilé", il y a Kafougouna Koné à l’Administration territoriale et Sadio Gassama à la Sécurité intérieure ; ça fait beaucoup de généraux au sommet pour peu de résultat au chapitre de l’ordre, de la discipline et du civisme dans le pays.
Si certains laudateurs voient Modibo Sidibé calife à la place du calife en 2012, c’est que les Maliens sont devenus de petits malins : flatter, courtiser, faire enfler la cheville dans l’espoir de récolter des miettes. Une concurrence déloyale dont souffrent énormément les griots du Mali !
Ousmane Sow
(journaliste, Montréal)

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LE SYNESUP EN GREVE ILLIMITEE FAIT DES REVELATIONS
L'Etat aurait fait main basse sur les fonds LMD de l'Uémoa
Pour informer l’opinion nationale et internationale des raisons de sa grève illimitée qu’il observe depuis le 19 avril 2010, le comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a organisé le mardi 6 avril 2010 une conférence de presse au cours de laquelle il a réitéré sa volonté de poursuivre le débrayage jusqu’à satisfaction totale de ses doléances.
L’Ecole nationale d'ingénieurs (ENI) a servi hier de cadre à la conférence de presse du Snesup qui, à travers cette rencontre, entend reconquérir l’estime de certains de nos compatriotes qui fustigent le caractère extrémiste de la grève illimitée des enseignants du supérieur.
Le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé a, d’entrée de jeu, tenté d’expliquer la légitimité des quatre points de revendications de son syndicat dont le premier est relatif à l’alignement des salaires des enseignants de l’enseignement supérieur et des chercheurs de l’éducation sur ceux de leurs homologues de la sous-région.
Au sujet de cette doléance, le conférencier a fait une révélation de taille. M. Mallé a noté que les moyens d’application du système LMD (licence, master, doctorat), initié par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), seraient donnés à l’Etat malien pour son effectivité.
Brandissant un document "confidentiel", il a précisé que c’est l’Uémoa et la Banque africaine de développement (Bad) qui financent l’introduction du LMD contrairement aux dires du gouvernement qui argue que c’est le budget de l’Etat qui supporte cette charge. Le LMD vise l'uniformisation des programmes d’enseignement, les diplômes et la mobilité des enseignants et les étudiants dans l'espace communautaire.
" Ces exigences du LMD passent forcément par l’harmonisation des conditions de vie et de travail des enseignants du supérieur dans l’espace Uémoa", a rappelé le conférencier. Et d’ajouter que l’expression "alignement de salaire" revêt un sens éthique dans la réparation d’une "injustice" dans le traitement des enseignants du supérieur au Mali.
Aussi, il a signifié le refus de ses camarades d’accepter la hiérarchisation des enseignants par ordre d’arrivée à l’enseignement supérieur et par, dira-t-il, "affinité".
Ce point qui constitue la deuxième revendication du Snesup a suscité un intérêt particulier au cours des échanges avec les journalistes. Notre interlocuteur est convaincu qu’en appliquant correctement la loi 98-067 du 30 décembre 1998 portant statut du personnel enseignant par la limitation des charges horaires des assistants et des maîtres-assistants aux travaux dirigés (TD) et pratiques (TP), aucune discipline ne serait correctement enseignée dans nos facultés.
Le secrétaire général du Snesup a avoué que ce sont ces professeurs qui assurent aujourd’hui environ 80 % des cours.
Sur les deux autres revendications relatives à l’augmentation du taux de l’heure supplémentaire et l’intégration des travailleurs contractuels de l’enseignement supérieur à la fonction publique, Dr. Abdou Mallé a révélé que le taux de l’heure supplémentaire est à 2000 F CFA depuis 1979 au Mali. Selon lui, ce taux constitue un handicap à la mobilité de ses homologues vers le Mali.
Amadou Waïgalo

Censure
Les syndicalistes qui devraient en principe reprendre les négociations hier avec le gouvernement ont fustigé la censure de certaines de leurs déclarations sur les médias d’Etat. Ils ont estimé que l’ORTM n’est pas forcément responsable de cette pratique qui entrave la liberté syndicale, mais plutôt le département de tutelle, c'est-à-dire le ministère de la Communication et des Nouvelles technologies.

Engagement
Le secrétaire général du Synesup croit en la détermination de ses camarades à poursuivre la lutte. Face à la question d’un de nos confrères au sujet d’une possible dissidence et d’épuisement des militants, il a rassuré que les enseignants sont déterminés à rester unis pour obtenir gain de cause. "Nous avons l’expérience de réussir l’effectivité d’une grève de 70 jours", se souvient le conférencier.
A. W.

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RENTREE PARLEMENTAIRE D’AVRIL 2010
Dioncounda Traoré dénonce, mais rassure le PM
La session d’avril de l’Assemblée nationale, ouverte lundi 5 avril 2010, se penchera sur 33 projets et propositions de lois. Et comme de coutume, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, n’a pas manqué de rappeler le gouvernement à son devoir : trouver des solutions adéquates aux problèmes de l’heure.
Chaque rentrée parlementaire est un moment solennel, pour l’Assemblée nationale, par la voix de son président, de faire un tour d’horizon de l’état de la nation. Lundi 5 avril 2010, Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale du Mali, a sacrifié à cette tradition. C’était en présence du Premier ministre Modibo Sidibé, chef du gouvernement, des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, des ambassadeurs et consuls généraux accrédités auprès de notre pays, des chefs religieux et responsables ou représentants des organisations et associations de la société civile.
L’école malienne, le banditisme à l’intérieur du pays, l’insécurité aux frontières et la crise alimentaire ont été des maux sur lesquels Dioncounda Traoré n’a pas pratiqué la langue de bois.
L’école malienne a perdu ses lettres de noblesse tant dans la qualité du contenu des programmes qui y sont enseignés que dans la formation de la plupart des maîtres et professeurs. Les bacheliers maliens sont, de nos jours, soumis à des tests pour accéder aux universités et autres écoles étrangères. L’enseignant malien de jadis est une denrée rare sur le marché de la sous-région, voire international. Il est devenu l’ombre de lui-même, constate amèrement le président de l’Assemblée nationale qui sait de quoi il parle pour avoir été un éminent professeur de mathématiques.
L’impasse dans laquelle l’école malienne se trouve présentement résulte non seulement du "refus de se former", mais aussi de la corruption désormais installée dans le système éducatif à tous les niveaux. Les recommandations du Forum sur l’éducation, tenu l’année dernière, qui devaient apporter des solutions pérennes, peinent à se concrétiser en actions palpables, a regretté Dioncounda Traoré, qui a suggéré au Premier ministre la voie du dialogue avec tous les acteurs de l’école.
Modibo Sidibé aura, a-t-il promis, le soutien de l’Assemblée nationale dans la pacification de l’espace scolaire tout comme le président de la République, Amadou Toumani Touré, aura l’appui de l’hémicycle dans l’organisation du sommet des Etats de la bande sahelo-saharienne en vue de sécuriser les frontières de ces Etats. "Ne perdons pas de temps, chaque minute perdue, permet à AQMI de se renforcer", a averti l’honorable président de l’AN, qui s'adressait principalement à la Mauritanie voisine qui n’a pas encore fini de solder ses comptes avec le Mali depuis la libération de l’ex-otage Pierre Camatte, en échange de quatre prisonniers d’AQMI.
Dans sa croisade contre l’insécurité liée au grand banditisme et à la circulation routière dans nos villes comme dans nos campagnes, le gouvernement peut compter sur l’Assemblée nationale. Pour Dioncounda Traoré, "la cote d’alerte est dépassée". Il a invité l’exécutif à user de tous les moyens légaux pour sévir.
" L’Assemblée ne votera pas un projet qui va à l’encontre des intérêts du peuple", a encore martelé lundi Dioncounda Traoré. Sans doute le président de l’Assemblée nationale faisait allusion au code des personnes et de la famille et aussi à celui relatif à la peine de mort. Ces deux projet seront examinés au cours de cette session d’avril. Ils avaient suscité un lever de boucliers de la part d’organisations civiles et religieuses.
" Durant la présente session les députés feront leurs travail parlementaire de vote des lois et de contrôle de l’action gouvernementale avec responsabilité".
Denis Koné

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CONTRE LES PLANTES AQUATIQUES
L’Office du Niger déclenche la guerre
A travers le lancement samedi à Kouyan N’golobala (Niono) des travaux à haute intensité de main d’œuvre (Himo), l’Office du Niger engage l'offensive contre l’envahissement de ses réseaux d’irrigation par les plantes aquatiques nuisibles.
L’un des défis majeurs auxquels l’Office du Niger fait face demeure l’envahissement de ses réseaux d’irrigation par les plantes aquatiques qui font partie d’un ensemble de problématiques connu sous le non des 3E : érosion, envasement et envahissement. La salvinia molesta, qui connaît une prolifération croissante, les tifas, la jacinthe d’eau douce, l’azola ne cessent de gagner du terrain.
Devant l’ampleur du phénomène, l’Office du Niger n’entend pas rester les bras croisés. Il a déjà engagé des séries de réflexions d’actions d’envergure et stratégiques pour circonscrire le mal. Le lancement, le 3 avril 2010, à Kouyan N’golobala (Niono) des travaux de Himo par le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sedizon) en compagnie du PDG de l’Office du Niger s’inscrit dans cette dynamique.
L’approche de haute intensité de main d’œuvre consistera à enlever dans les réseaux d’irrigation de l’Office des plantes aquatiques nuisibles. Pour ce faire, 7630 jeunes ruraux seront engagés. Pour cette première année, l’intervention des jeunes dans l’entretien du réseau hydraulique portera sur une superficie à nettoyer de 20 929 656 m2 repartie en 221 lots sur l’ensemble du réseau de l’Office du Niger.
Projet à la fois ambitieux et porteur d’emplois, le Himo est prévu pour durer 4 mois. La masse à distribuer se chiffre à plus de 400 millions de F CFA. Et l’enveloppe pourrait connaître une augmentation dans les années à venir si l’opération s’avérait concluante. Par cette initiative, c’est une nouvelle dynamique qui vient d’être imprimée à l’entretien du réseau hydraulique de l’Office du Niger.
Au-delà de la fluidité dans la conduite de l’eau et du développement de la création d’intérêts économiques et de coopératives, les travaux à haute intensité de main d’œuvre contribueront à faire de sorte que l’Office du Niger puisse répondre à sa vocation : celle de produire et de nourrir.
L’idée des travaux de Himo a été lancée le 28 mai 2009 à la faveur du lancement de la campagne agricole de l’Office du Niger. Nombreux étaient ceux qui ne croyaient pas en sa faisabilité devenue pourtant réalité à travers l’appropriation desdits travaux par les jeunes qui ont adhéré à la mesure. Pour le Sedizon, Abou Sow, qui n’a pas fait mystère de sa satisfaction, l’important est de maintenir le réseau d’irrigation en état de fonctionnement régulier.
En plus de l’approche Himo, le PDG de l’Office du Niger a rappelé d’autres actions en cours pour bouter les plantes aquatiques de la zone. Il a fait allusion à la lutte mécanique qui consiste à l’utilisation de machine ou tout moyen physique d’enlèvement des plantes aquatiques, la lutte biologique, la valorisation des plantes aquatiques à travers leur transformation en fumure organique.
Aux dires de Kassoum Dénon, "avec le projet Himo, les jeunes ruraux n’auront plus à se rendre dans des grandes villes pour la revente des cartes ou à la recherche d’un hypothétique emploi". Il a invité les jeunes à saisir l’opportunité.
L’approche Himo est une initiative partagée de l’Office du Niger et de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej).
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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TRIBUNAL DE LA COMMUNE II
La plainte d’un justiciable introuvable
Après avoir échappé à un spéculateur foncier qui a injustement démoli sa maison à Sikoro (Hippodrome-Extension), Modibo Haïdara a vu sa plainte en dédommagement égarée au Tribunal de la Commune II.
Au prix de mille efforts, Modibo Haïdara, agent de la Sotelma, a enfin retrouvé l’usage de sa parcelle. Le litige a duré de 1995 à 2009, année où son lot KW3 à l’Hippodrome-Extension (Sikoro) lui a été restitué par le maire du district Adama Sangaré.
M. Haïdara a été victime d’une tentative d’expropriation de la part d’Amadou Bassoum, un spéculateur foncier de renom. M. Bassoum avait usé d'une fausse lettre d’attribution pour exproprier Modibo Haïdara, à qui le lot KW3 avait été donné en guise de récompense dans la zone appelée "mangueraie" à l’Hippodrome-Extension par les héritiers de la famille Niaré.
Les héritiers Niaré, propriétaires fonciers coutumiers, avaient pris le soin de morceler leur terrain avec le concours de géomètres de l’Institut géographique du Mali (IGM). Ils ont eu droit à 8 lots sur la quarantaine morcelée.
Suite à la mesure de suspension d’attribution de lots dans le district de Bamako, dans les régions et cercles par le conseil des ministres, par lettre circulaire 02609 en date du 21 novembre 1996, le lotissement en question est resté sans lettre ni titre. Ce moment a été choisi par Amadou Bassoum pour sortir une vraie fausse lettre sur le KW3 au nom d’une certaine Fatoumata Coulibaly. Celle-ci demeura d’ailleurs introuvable à l’adresse indiquée. Amadou Bassoum, qui ne recule devant rien, a cassé l’immeuble en chantier construit par Modibo Haïdara sur le KW3 dont la valeur est estimée à 15 millions de F CFA.
Modibo s’est senti dans son bon droit de saisir le Tribunal administratif qui a annulé la lettre d’attribution KW3 d’Amadou Bassoum. Ce verdict a été confirmé par la Cour suprême saisie en appel par M. Bassoum.
La bataille pour la propriété du lot litigieux n’a connu son épilogue que le 3 mars 2009 quand Modibo Haïdara est entré en possession de sa parcelle dont une nouvelle lettre d’attribution lui a été confectionnée par la mairie du district.
M. Haïdara n’est pourtant pas au bout de ses peines. Sa plainte en dédommagement interjetée au Tribunal de la Commune II par son avocat, Me Moctar Mariko, n’a laissé aucune trace. Selon lui, son avocat l'a informé le jeudi 10 février 2010 de la perte de son dossier au Tribunal de la Commune II. S’agit-il d’une perte préméditée ou fortuite ?
Malgré l’organisation des fora et d’autres rencontres sur la moralisation du foncier, les citoyens sont encore loin du bout du tunnel. La justice qui doit être le dernier recours des populations est malheureusement loin de combler les attentes. L’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), qui tenait une conférence de presse le samedi 3 mars, a accablé la justice malienne d’atteintes aux droits de l’Homme. Le président du Haut conseil islamique (HCI), Mahamoud Dicko, au cours de son meeting du 4 avril au Palais de la culture Amadou Hampaté Bah, a fustigé le règne de l’injustice sociale au Mali.
Abdrahamane Dicko

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SUR "LES GESTES QUI SAUVENT"
L’Unicef recycle le Parlement des enfants
Un dialogue intergénérationnel entre l’Unicef et le nouveau bureau du Parlement des enfants s’est tenu la semaine dernière au siège de l’organisme onusien sur les missions du Parlement des enfants et "les gestes qui sauvent".
Une rencontre entre l'Unicef et le Parlement des enfants, la semaine dernière, a été l'occasion, pour Marcel Rudasingwa, le représentant résident de l’Unicef au Mali, et Dr. Aliou Barry, le directeur national de la promotion de l’enfant, pour informer les nouveaux mandataires du Parlement des enfants sur leurs missions et sur les gestes qu’on doit adopter pour la santé de l’enfant. Dans son exposé, le représentant de l’Unicef a détaillé les principes "des gestes qui sauvent".
Aux dires de Marcel Rudasingwa, ces gestes consistent essentiellement à donner le lait maternel à l’enfant jusqu’à 6 mois, à dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, à se laver les mains au savon et à donner la solution de réhydratation orale et de zinc en cas de diarrhée.
Aujourd’hui, dans notre pays, 307 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour, soit 12 enfants par heure. Les causes principales de ces décès sont les infections néonatales (26 %), la pneumonie (24 %), le paludisme (17 %) et la diarrhée (22 %).
Selon M. Rudasingwa, l’adoption de gestes simples, peu coûteux et à la portée des ménages, permettrait de réduire d’au moins 40 % la mortalité des moins de 5 ans. "Dans le cadre de la campagne multimédia nationale, ces gestes ont été appelés 'les gestes qui sauvent'. Ils peuvent sauver plus de 120 enfants maliens de moins de 5 ans par jour".
La pratique des gestes qui sauvent incombe à celles qui prennent soin des enfants en première ligne : les mères et les grands-mères. Dans notre société, les dernières citées sont les premières personnes ressources consultées sur les questions relatives à la grossesse, à l’accouchement, à la période néonatale, à la santé et à l'alimentation des enfants.
La campagne "les gestes qui sauvent", selon M. Marcel Rudasingwa, s’adresse en priorité aux mères et aux grands-mères afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle.
Sidiki Doumbia

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ABDOULAYE DIAKITE
L'homme du match Linguère-Djoliba
Après avoir fait le plus difficile, en remontant l’unique but, concédé deux semaines plus tôt au stade Modibo Kéita, les Saint-Louisiens ont raté la qualification aux tirs au but (3-4) grâce au portier du Djoliba, Abdoulaye Diakité, auteur de deux arrêts.
A l’issue de la rencontre, les journalistes sénégalais n'ont pas tari d'éloges à l'endroit du portier malien, Abdoulaye Diakité. Les Sénégalais, qui avaient réussi à rétablir l’égalité parfaite aux termes du temps réglementaire, ont perdu aux penalties à cause d’Abdoulaye Diakité qui, comme à son habitude, a sorti le grand jeu.
Si le joueur de la Linguère Mbaye Thiam trouva la lucarne gauche du portier rouge d’un splendide coup de tête (37e), il a vu son essai lors de la séance des tirs au but stoppé par le portier international des Espoirs.
Pour leur part, Pape Samba Ndiaye et Moussa Dembélé ont réussi les deux premiers tirs alors que Sory Ibrahilma Bangoura et Seydoufing Traoré ont raté pour le Djoliba. Lamine Diawara redonna l’espoir au Djoliba en transformant son essai. Idem pour Jean-Louis Boua. Souleymane Badji réussira également son tir, ramenant à son tour l’espoir dans le camp de la Linguère.
Mais Khadim Ndiaye, le portier des Saint-Louisiens, ratera le dernier tir. Les Rouges en profiteront pour revenir à la hauteur des locaux (3-3). Et c’est dans la seconde série qu’ils feront la décision en réussissant leur essai par Ousmana Cissé, alors que Pape Assane Bâ a raté pour la Linguère.
Le portier du Djoliba avait réussi la même performance lors de la Coupe du Mali quand il avait arrêté trois essais de l’équipe adverse. Après la qualification pour le Chan avec les Aigles, Abdoulaye Diakité, rêve désormais de disputer la phase des poules de la Ligue africaine des clubs champions. Pour cela, les Rouges devront se débarrasser du champion sortant, le TP-Mazembé de la RDC avec match aller à Bamako.
Boubacar Diakité Sarr

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