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2010

Mois d'avril

Les Echos du 06 Avril

 

IL FAUT LE DIRE
" Vérité et réconciliation"
Invité à se prononcer sur la crise scolaire qui pourrissait l’atmosphère entre 1992 et 1994, un ex-secrétaire général du parti au pouvoir à l'époque a dénoncé la "moussoulaha", qui ressemble à s’y méprendre à passer l’éponge sur un fait gravissime, tout en oubliant sciemment de traiter le mal à la racine. Incompris, il a été brimé, tourné en dérision parce que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire dans ce pays. Hypocrisie quand tu nous tiens !
Aujourd’hui ? Et bien nous lui devons une fière chandelle. Des Maliens continuent de se cacher aux Maliens qui gobent tout au nom de la "moussoulaha". Or, leur propagande, qui consiste à peindre en rose, a atteint ses limites parce que chaque fois qu’ils s’échinent à faire croire que le pays émerge, la réalité du terrain, marquée par des grèves sans fin, les rattrape et démontre qu’il y a anguille sous roche et que de plus en plus des citoyens refusent de prendre des vessies pour des lanternes.
Comme l’Afrique du Sud en son temps, il y a lieu de faire une Commission "Vérité et réconciliation", jouer cartes sur table, afin d’apaiser le front social en vue de repartir de bons pieds. En faisant voir à chacun les vraies réalités du pays, les uns et les autres réfléchiraient par deux fois avant de déclencher un mouvement de protestation à condition que les tenants du pouvoir s’y mettent sans arrière-pensée. Or, c’est précisément cette volonté qui manque.
Hélas ! "Mon pays va mal", pour en emprunter au reggaeman. Il faudra toutes les pages de ce journal pour évoquer les grèves enrayées ou mises en application ces dernières années. D’aucuns pourront certes parler de réflexes "pavlovniens" pour qualifier celles des enseignants et des personnels de la santé, qui perdurent, mais, rarement, l’on a vu des entités comme le Syndicat national des constructions, des mines et de l’énergie (Synacome) s’énerver et monter sur les grands chevaux pour de meilleures conditions de vie et de travail.
Heureusement, qu’il y a eu plus de peur que de mal, l’Energie du Mali n’ayant procédé qu’à des délestages dans la capitale. Une grève totale aurait causé tellement de maux par ces temps de chaleur que l’on doit revaloir au Synacome son élan de solidarité vis-à-vis des populations, incapables de disposer d’un générateur ou de s’acheter de l’eau minérale.
Rarement, on a vu les acteurs de la filière bétail-viande (des privés) faire le sacrifice de gains personnels ; c’est plutôt une expression du comble du mécontentement. Certes, les usagers souffrent le martyre dès que les transporteurs les laissent en rade, mais ce sont les derniers cités qui comptent, en l’occurrence, les manques à gagner. Et pourtant, ils avaient eux aussi débrayés.
On le voit, les propos mielleux et les vérités tronquées ne font pas avancer. Une Commission "Vérité et réconciliation" et non de simples commissions de conciliation pourrait être une planche de salut parce que la politique de l’autruche tout comme la "moussoulaha" est grasse, mais sans graisse.
A. M. T.

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UN CODE DE LA FAMILLE AVANT 2012
Le HCI met la pression sur ATT
Au cours de son meeting le dimanche 4 avril, le Haut conseil islamique (HCI) a remis sur le tapis le code des personnes et de la famille qu’il souhaite voir adopter avant la fin du mandat d’ATT en 2012 et conformément au précepte du Saint Coran.
Le HCI et les associations islamiques ont battu le record de mobilisation des ulémas le dimanche 4 avril au Palais de la culture Amadou Hampaté Bah. La salle Bazoumana Cissoko (3000 places assises) n’a pu contenir la foule. Il y avait dix fois plus de monde dans la cour et aux abords immédiats du palais que dans la salle. Le monde de dehors a été obligé de suivre le meeting à travers des haut-parleurs et sur les ondes des radios de proximité à vocation religieuse.
" Depuis le meeting du 22 août 2009, au stade du 26-Mars, la situation du code n’a pas bougé". Ainsi a été emmanché le très attendu chapitre du code des personnes et de la famille par le secrétaire général du HCI, Mahamadou Diamouténé. Il a rappelé qu’après le meeting, leur bureau a été reçu par le président de la République, Amadou Toumani Touré quatre jours plus tard, le 26 août.
A ses dires, en face du HCI et de ses démembrements, les imams de Bamako, le shérif de Nioro, le très vénéré Mbouyé, l’imam de Tombouctou, le chef de l’Etat les a prié de surseoir aux meetings et marches et promis d’installer une commission pour une seconde lecture du code après le mois de ramadan.
Le HCI qui attend à présent la promesse présidentielle n’a pas dormis sur ses lauriers. Il a mis en place une commission ad hoc composée de membres de son bureau et d’experts. A en croire M. Diamouténé, un document a sanctionné les travaux de cette commission ad hoc. Il sera déposé sur la table de la commission promise par ATT. Le HCI ne s’est pas limité là, car aux dires de son secrétaire général et de son président, Mahamoud Dicko, après le ramadan, le bureau a envoyé des missions à Kayes, Koulikoro, Mopti, Bla et Nioro.
Répondant à des ambassades occidentales et ONG, qui s'interrogent encore sur les raisons du refus du vote du code des associations musulmanes qu’elles les qualifient d’islamistes, selon M. Diamouténé, ce dernier a affirmé que "notre religion et honneur ne seront pas combattus en nous appliquant les lois d’autres pays et qu’ils n’accepteront pas que le code dégrade la religion musulmane" avant d’ajouter qu’ils attendent d’être appelés pour de nouvelles discussions.
Le maître de cérémonie, Thierno Hady Thiam a enchaîné pour dire que "nous ne disons pas que le code ne sera pas voté, mais nous sommes contre des éléments qui sont dedans et qui sont contraires à notre religion". Il faut rappeler que les articles du code qui fâchent sont le caractère laïc du mariage, l’égalité des parts de la fille et du garçon dans l’héritage, l’entrée de l’enfant naturel dans la succession…
Tout comme au meeting du 26-Mars, Moulaye Ibn Oumar Haïdara, fils et représentant de son père, la vénérée autorité religieuse, le Shérif de Nioro a relayé le message de son père. Le fils a fait comprendre que son père est avec ses coreligionnaires dans tous les combats en faveur de Dieu et qu’il partage avec eux le bonheur et serait prêt à récolter seul les conséquences des malheurs s’il en aura. "Mon père dit qu’il n’a pas varié dans sa position et qu’il est prêt à toutes les éventualités", a-t-il fait attendre à la salle dans une salve d’applaudissements.
Le message du Shérif de Nioro
L'envoyé du Shérif s’est étonné du fait que les autorités n’ont pas tenu leurs engagements à trouver une solution au code après le ramadan. Selon lui, "99 % de Maliens sont des musulmans et il est très facile d’enlever les articles qui fâchent et qui ne vont pas de pair avec la religion musulmane". Il a ajouté : "Je demande aux pouvoirs publics de ne pas être suffisants. Nous les appelons au dialogue. Ils ne doivent pas attendre la fin de leur mandat pour transmettre le dossier à d’autres. Ceux qui ont soulevé la question, qu’ils la tranchent avant de passer le témoin", a-t-il dit.
M. Thiam a rappelé que "le prédécesseur d’ATT, Alpha Oumar Konaré, voulait adopter ce code à la veille de son départ mais qu’il en a été dissuadé par les ulémas qui sont allés le voir à 3 h du matin en lui signifiant que le pays risque de s’enflammer au cas où le code passe à l’Assemblée nationale. Alpha a rangé le document dans le terroir en s’excusant auprès des musulmans et en leur envoyant le lendemain des noix de colas en guise d’amende".
Le président du HCI, l’imam Mahamoud Dicko, dans des propos mesurés mais fermes a affirmé qu’ils ont fait leur part de mission et qu’ils attendent que les autorités tiennent leur promesse. "Les musulmans ne peuvent pas être une majorité marginalisée", s’est-il plaint. Selon lui, leur souhait est que "les choses se passent dans le calme sinon le pays sera ingouvernable". Et d’ajouter : "Nous demandons aux pouvoirs publics de se ressaisir. Nous aimons le calme dans le pays, mais nous adorons plus notre religion que notre pays", a-t-il dit.
Toujours selon lui, "si le code doit nous couper de Dieu, il n’y aura pas de code dans ce pays". L’imam Dicko mécontent de la marche actuelle de l’Etat s’est plaint de l’injustice avec une administration corrompue à la solde des plus nantis et une justice aux ordres et aux antipodes du droit. "Nous n’avons pas d’ennemis dans ce pays, mais celui qui s’opposera à Dieu nous trouvera sur son chemin", a affirmé M. Dicko.
L’affaire du code des personnes et de la famille a ravi la vedette aux deux sujets à l’ordre du jour du meeting. Le premier avait trait à la mobilisation de fonds des musulmans pour la construction et l’équipement du nouveau siège du HCI à l’ACI-2000 dont le terrain a été donné par le gouvernement en 2008 et la première pierre posée en 2009. Le chantier estimé à 500 millions de F CFA est entièrement pris en charge par la Turquie. Les ulémas ont été invités à mettre la main à la poche en achetant des cartes de 500 à 10 000 F CFA dont l’argent servira à équiper le futur bâtiment et le financement d’autres activités du HCI.
Le deuxième sujet a été évoqué presque à la fin du meeting avec la lecture d’une déclaration par Mohamed Kimbiri contre des comportements islamophobes à travers le monde dans certains pays occidentaux soit par l’interdiction de la burqa (France, Belgique, Canada) de minaret (Suisse) soit par l’assassinat de femmes musulmanes voilées (Allemagne) ou la séquestration d’un fidèle imam d’une moquée (Italie).
Le meeting bien qu’ayant pris une heure de retard, a duré deux heures. Il a débuté par la récitation du Saint Coran faite par un jeune imam officiant dans une mosquée de Magnambougou et bouclé par la "fatiya" de l’imam de la Grande mosquée de Bamako, El hadj Koké Kalé.
Abdrahamane Dicko

POTINS
Mahamoud Dicko dément d’être des béni-oui-oui
Le long silence des ulémas depuis leur rencontre avec ATT le 26 août, à Koulouba, a été interprété comme la fin du combat sur l’affaire du code. D’aucuns ont accusé le HCI d’être acheté par le pouvoir pour garder le silence. Le président de l’instance dirigeante des associations musulmanes a démenti ces rumeurs qui seraient surtout entretenues par le régime en place qui a tenté des divisions dans leurs rangs. Selon lui, la médisance à leur sujet est tellement grande qu’ils sont même été taxés de corrompus lorsqu’on les voit bien habillés ou roulant dans des véhicules neufs.

L’honorable Me Diabaté sur le podium
Me Amidou Diabaté, député à l’Assemblée nationale et membre de l’opposition parlementaire, était dans la loge installée dernière le présidium. Il n’est pas intervenu dans les débats dont les intervenants étaient les membres du HCI. Il aura été invité en sa qualité de membre de la Commission loi de l’Assemblée nationale et rapporteur spécial du code des personnes et de la famille.

L’absence de Shérif Oumane Madani Haïdara expliqué
Le maître de cérémonie, Thierno Hady Thiam, a donné comme raison à l’absence de Shérif Ousmane Madani Haïdara, membre du HCI, une visite que ce dernier effectue présentement à Kayes. Il a même relayé le message de M. Haïdara qui venait de le joindre au téléphone. Une explication qui vaut son pesant d’or si l’on sait que son absence au meeting du 22 août au stade du 26-Mars a été mal vue et diversement interprétée. Il a fallu qu’il monte lui-même sur les antennes pour démentir les rumeurs qui l’accusaient d’avoir fui les débats.
Le président du HCI entré dans la bousculade

Le président du HCI et des membres de son bureau dont El hadj Mody Sylla, arrivés quelques minutes avant le début du meeting à 10 h, se sont débattus comme de beaux diables pour accéder à la salle. Le cordon de sécurité formé par des jeunes des associations religieuses n’a rien pu contre la vague déferlante massée à l’entrée dont certains voulaient s’infiltrer pour l’occasion. M. Dicko s’est excusé pour l’étroitesse de la salle en disant qu’ils ne peuvent pas aller au 26-Mars à toutes les occasions.

Un peuple désabusé
Le Mali est un pays à majorité musulmane, donc toutes les questions liées à cette religion rencontrent l’adhésion du plus grand nombre. La foule de dimanche dernier au Palais de la culture montre aussi le degré de désenchantement de la population par l’injustice sociale. Comme le disait le philosophe, "la religion est l’opium du peuple".
A. D.

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SESSION D’AVRIL DE L’A. N.
L’opposition face au pouvoir
Les députés sont de retour à l’hémicycle . L’opposition acceptera-t-elle la main tendue du président ATT ?
Pour des raisons de complément d’information, onze projets de lois et quatre propositions de lois de la session d’octobre 2009 ont été renvoyés pour la session d’avril de l'Assemblée nationale .
Parmi les projets de lois renvoyés figurent le projet relatif aux services privés de communication audiovisuelle, les projets portant règlement du budget d’Etat 2007 et 2008, les projets de lois portant abolition de la peine de mort et celui portant code des personnes et de la famille. Ces projets de lois viendront s’ajouter aux dizaines de nouveaux projets déjà sur la table de l’Assemblée nationale.
L’Assemblée nationale s’est fixée comme objectif d’avoir chaque mois une question d’actualité. La particularité de cette session est qu’elle s’ouvre au moment où le pays traverse de nombreux soubresauts et que le président ATT, au cours de son interview par l’ORTM sur le 26 mars 1991, faisait un appel sans ambages à l’opposition parlementaire à "entrer dans son gouvernement".
Bien que disposant d’une majorité écrasante, qui lui est toujours fidèle et qui passe tous ses projets de loi comme lettre à la poste, ATT semble maintenant convaincu que ses opposants à l’A. N. détiennent de bonnes idées dont il ne peut se passer s'il veut terminer son mandat sur une bonne note et sortir par la grande porte. Il s’est rendu compte de la bonne foi de l’opposition parlementaire au cours de la session écoulée. Celle-ci lui a rendu de précieux services en l’obligeant à s’expliquer par le canal de membres de son gouvernement sur les 180 milliards de F CFA de recettes issues de la cession de la Sotelma et sur d’autres dossiers.
L’appel de l’opposition aux autorités maliennes et à la Mauritanie de gérer dans le dialogue le différend diplomatique né de la libération de l’otage d’AQMI, Pierre Camatte a plus renforcé le président ATT qu’il ne l’a fragilisé. Inutile de rappeler les vagues soulevées par le projet de loi sur le code des Personnes et de la famille.
L’intercession a-t-elle permis aux députés de se réconcilier définitivement avec leurs bases et qu’au terme de cette session on y sorte avec un code consensuel comme l’a souhaité le président ATT et les associations contestataires ? Rien n’est sûr. Mais le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré assure d'ores et déjà que "les députés ne voteront jamais une loi qui va à l’encontre des intérêts de la population".
La réalité est que malgré sa majorité écrasante et confortable à l’Assemblée nationale, ATT a du mal à faire face aux problèmes qui l’assaillent comme la question du banditisme et du terrorisme transfrontalier, les crises alimentaire, scolaire et autres ébullitions sur le front social (grèves des transports urbains, gros-porteurs, bouchers, syndicats d’enseignants…, émeutes de Sogoniko).
Toutes ces manifestations sociales peuvent paraître, à première vue anodines, mais dans la réalité, elles traduisent, un certain désenchantement du peuple et de l'inanité du slogan de 2007 "un Mali qui gagne". Reste à savoir si les groupes parlementaires Sadi Parena, RPM accepteront la main tendue du président ATT.
Denis Koné

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QUINZAINE DE LA GARDE NATIONALE
Le vieux corps s’expose au public

Le lancement de la quinzaine de la Garde nationale a eu lieu jeudi dernier sur la place d’arme de la Garde nationale à N’Tomikorobougou. C’était en présence du secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, du chef d’état-major général des armées, des chefs d’état-major, du directeur général de la police et des directeurs des services des armées.

Après l’armée de terre, l’armée de l’air et la gendarmerie nationale, la quinzaine de la garde nationale se tient du 1er au 15 avril. Elle entre dans le cadre de la participation des forces armées et de sécurité à la commémoration du cinquantenaire de notre pays.
Selon le colonel Broulaye Koné, le chef d’état-major de la garde nationale, l’initiative des hautes autorités d’organiser des quinzaines des forces armées donne l’opportunité à chaque armée et service de mieux se faire connaître.
Au cours de cette quinzaine, plusieurs activités seront organisées : des matches de football, handball, basket-ball, ballon militaire, des journées portes ouvertes, des témoignages sur le corps de garde…
Aux dires du colonel Koné, ces activités favoriseront un véritable brassage entre les différentes couches socioprofessionnelles de notre capitale, toutes catégories confondues.
Tirant ses origines de la période coloniale, la garde nationale a été créée en 1894 sous le vocable "garde régionale". A l’époque, le personnel était recruté parmi les anciens militaires détenteurs d’un certificat de bonne conduite.
De 1894 à nos jours, le corps de garde a connu plusieurs appellations en fonction de ses missions : gardes goumiers, milices, gardes indigènes, gardes cercles territoriaux, garde autonome, garde républicaine et goum du Mali et garde nationale depuis le 20 juillet 1994.
Aujourd’hui, la garde nationale du Mali est une force armée relevant du ministère de la Défense et des Anciens combattants mise à la disposition du ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile pour emploi.
C’est dans ce cadre que la Garde nationale effectue des missions de combats auprès des militaires et des missions de maintien d’ordre auprès de la gendarmerie nationale et de la police nationale. Au-delà de ces missions, la garde nationale a en charge la sécurité des plus hautes autorités, des établissements publics et privés.
Sidiki Doumbia

Les chefs d’état-major de 1960 à nos jours
- Colonel Boubacar Traoré (1960-1969)
- Capitaine Baba Maïga (1960-1971)
- Lieutenant-colonel Adolphe Diakité (1971-1983)
- Général Amara Danfaga (1983-1991)
- Lieutenant-colonel Ousmane Maïga (1991-1991)
- Colonel Toumani Sissoko (1991-1992)
- Lieutenant-colonel Sadio Gassama (1992-1994)
- Colonel Gabriel Poudiougou (1994-2001)
- Colonel Allaye Diakité (2001-2003)
- Colonel Mamadou Adama Diallo (2003-2005)
- Colonel Broulaye Koné (depuis 2005)COMMUNE IV

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SALON DU LIVRE DE PARIS
Une promotion du Mali très berrichonne
Le Salon du livre de Paris, qui a clos ses portes le 31 mars 2010, n’est pas une foire du livre, mais un lieu de rencontre unique où les petites maisons d’édition à l’honneur cette année ont une chance décuplée de faire découvrir leurs perles. Des coups de cœur, il y en aura toujours lors de ce salon annuel qui regroupe en un seul lieu éditeurs, auteurs, critiques, lecteurs et autres amateurs de beaux livres.
Grandvaux Editions, née il y a 15 ans, était fière de présenter son catalogue riche d’une soixantaine de titres dont plus de la moitié sont consacrés au Mali. Bernard et Catherine Desjeux, les directeurs fondateurs sont des originaires du Berry une région où les langues, disons les patois, sont liés à la mouvance des dialectes.
Le berrichon, parler aujourd’hui disparu mais dont quelques variantes subsistent encore de nos jours et que le Parisien moderne fera remarquer par un "petit accent", ressemble un peu au bambara ou au tamashek avec ses "a" ouverts ou fermés ou les terminaisons en ‘eau’ qui se prononcent ‘io’ comme un bon Bamakois qui dira ‘sio’ pour désigner le seau d’eau indispensable pour un bon bain.
Depuis 30 ans que l’ancien attaché culturel devenu journaliste photoreporter, connaît le Mali, il avoue n’avoir jamais été dépaysé sous les tropiques. Il faut dire que voyageur infatigable, il a côtoyé des hommes et des cultures d’Afghanistan au Bénin et définit, avec des mots simples, son amour, sa passion pour la découverte, le voyage, la rencontre des gens, des civilisations toujours pour ne pas dépasser ce "regard à hauteur d’homme", aime-t-il raconter.
Et pourtant, Bernard Desjeux, fondateur de la maison avec son épouse Catherine, n’imaginait pas "gagner sa vie en voyageant" et devenir un jour éditeur. Sa rencontre avec Almamy Maliki Yattara sera déterminante. Il boit littéralement les récits de ce collaborateur de feu Amadou Hampaté Bah et de bien de chercheurs étrangers. Le grand conteur passera des jours et des jours à lui narrer la vie de son pays et de son peuple, situé "sur les rives inondables du Niger, entre Mopti et Tombouctou", écrit l’historien et anthropologue Bernard Salvaing qui a enregistré le témoignage sonore pour en faire un livre.
Ce livre, une autobiographie à "à-deux" raconte, dans son premier volume, l’émigration, hors de la ville de Djenné, du marabout Alpha Amadou qui a fui l’arrivée des colons et décrit dans le second volume la personnalité et l’enseignement religieux prodigué par le marabout à l’acteur et à l’auteur, Almamy Maliki Yattara.
" Cette œuvre exceptionnelle", comme le qualifie M. Desjeux, n’a pourtant pas trouvé un éditeur malgré la notoriété de M. Salvaing. Alors voilà, le couple Desjeux qui "casse sa tirelire pour monter une petite maison d’édition familiale et faire des livres qu’on aime, pour des gens qu’on aime, avec des gens qu’on aime" comme aujourd’hui le couple parlant presque d’une même voix.
" Ces chercheurs d’amitiés" qui ont photographié le Mali ont collaboré au célèbre film "La Genèse" de Cheick Omar Sissoko aux côtés de qui ils ont monté les marches lors du Festival de Cannes où était présenté en avant-première ce film qui remportera en 1999 l’Etalon de Yennenga au Fespaco et le Prix du meilleur long-métrage lors du 10e Festival du cinéma africain de Milan l’année d’après.
Au Salon du livre de Paris, Grandvaux était à l’honneur à travers l’emblématique Albakaye Ousmane Kounta, invité sur le plateau consacré au cinquantenaire des indépendances pour présenter son dernier roman "les Sans repères" sur le sujet des enfants enlevés ou vendus pour être esclaves.
Mais c’est surtout le livre de photographies, Djenné-Ferey, sur le patrimoine architectural, une "Histoire de Bamako", richement documentée de récits d’explorateurs et de documents d’archives, "Tombouctou", édité depuis 1897, mais repris cette année avec une couverture originale ou "Salif Kéita" pour plonger dans les racines mandingues d’un des plus fabuleux musiciens contemporains qui hissera l’image du Mali comme n’a pu le faire la délégation du ministère du Tourisme dans un salon quelconque.
En effet, la collection Guide/Evasion d'Hachette, tirée à environ 150 exemplaires, a consacré en 2009, par l’intermédiaire des Desjeux, auteurs cette fois, un numéro entier au Mali avec 12 sites essentiels (la traversée du lac Débo en pinasse ; les Trois Youga, village du pays Dogon ; le Festival au désert d’Essakane...), des visites thématiques notamment pour les amateurs de nature sauvage, d’escalade ou encore pour ceux qui sont épris de légendes, et des programmes selon la durée de votre séjour - des ambiances pour sentir le Mali aujourd’hui : des arts plastiques dynamiques, des marchés colorés, des peuples qui cohabitent pacifiquement, une économie en pleine croissance...
Oussouf Diagola
(Paris)

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FRANCE
Le démarrage du Ravec confronté à des difficultés

Le Recensement administratif à vocation électorale (Ravec) a du mal à démarrer au consulat général du Mali en France. Raisons invoquées : difficultés financières et insuffisance de matériels d’enrôlement.

Débuté en fanfare, le Recensement administratif à vocation électorale (Ravec), qui a pour objectif d’enrôler tous les Maliens où qu’ils se trouvent, est entré dans sa phase décisive au Mali (Tombouctou, Gao, Kidal sont ratissés). Il concerne aussi les Maliens de l’extérieur. Dans les consulats du Mali la même opération d’enrôlement est attendue par la diaspora. En France, l’enrôlement des 140 000 Maliens officiellement recensés au consulat du Mali est confronté à des difficultés qui retardent son démarrage effectif.
Conformément à la programmation, la phase de formation des agents recenseurs a pris fin, il y a quelques semaines. Le département de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, qui organise l’opération, a décidé de payer les agents recenseurs quotidiennement à 30 euros, soit environ 19 680 F CFA.
Malheureusement, ce taux n’a pas été du goût des agents affirme notre source, qui ajoute que "c’est pour cette raison que l’opération a du mal à démarrer". Et de préciser que Bamako, depuis ce quiproquo, ne s’est plus manifesté. "On attend toujours le feu vert de Bamako".
Autre chose qui retarde le démarrage des opérations, aux dires de notre interlocuteur, c’est l’insuffisance du matériel de recensement mis à disposition. Les 140 000 Maliens recensés au consulat devront dès lors prendre leur mal en patience.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial à Paris)

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COUPE CAF/STADE-SEWE : 2-0
Les Blancs se qualifient aux tirs au but
En match retour des 16es de finale de la Coupe de la Confédération disputé samedi dernier au stade Modibo Kéita, le Stade malien de Bamako s’est qualifié pour les 8es finales. Les Blancs de Bamako ont battu (4 tirs au but à 3), les Ivoiriens de Séwé Sports de San Pedro.
C’est avec la rage de vaincre que le Stade malien de Bamako débute la rencontre. Sa détermination se concrétise par une superbe frappe de gauche de Hamidou Sinayoko qui passe non loin de la cage 5e. Conscients toujours de leur mission, les Stadistes se jettent aveuglement à l’attaque.
Une offensive de Mamadou Coulibaly qui n’a pas été d’un grand danger pour le gardien du Séwé, Badra Ali Sangaré sonne l’alerte. Le Séwé, suite à son premier corner, donne la réplique (7e). La détermination du Stade se paye finalement avec l’ouverture du score. Cheïbane Traoré s’enfonce au cœur de la défense et reprend du pied un centre venu de la droite pour battre le portier Ali Badra Sangaré du Séwé (20e).
A la 29e, le deuxième corner stadiste est sauvé in extremis par un défenseur ivoirien. A cet instant et jusqu’à la pause, les Blancs de Bamako avaient tous les moyens de venir à bout de leurs adversaires n’eut été la maladresse des attaquants. Le tir de Cheibane Traoré (45+2) en est une parfaite illustration.
A la reprise, les Ivoiriens par Koffi Kouamé au second poteau manquent de peu d'établir la parité. Le Stade dès lors multiplie les actions notamment par l’attaquant Cheïbane Traoré pour obtenir le but qu’il lui permet de renverser la vapeur. Quelques minutes plus tard, le bon positionnement du gardien de Séwé, Badra Ali Sangaré, aidé par sa transversale évite le 3e but.
Malgré les remplacements opérés par l’entraîneur ivoirien et la hargne de ses joueurs pour inscrire le but libérateur, la rencontre s’achève sur la victoire (2-0) du Stade au terme du temps réglementaire. Il fallait recourir aux tirs au but puisqu'à l'aller, le Séwé avait gagné sur un score identique. Et c’est le Stade qui s’est finalement qualifié pour la suite. Au prochain, il défiera le Fus du Maroc de nos compatriotes Amadou Diallo "Docteur" et Souleymane Dembélé avec match aller au Maroc.
Boubacar Diakité Sarr

Pas de miracle pour le COB
Notre second représentant en Coupe Caf, le COB, s’est lourdement incliné (3-0) à Luanda devant le Primeiro de Agosto d’Angola. Au match aller disputé à Bamako, les deux équipes s’étaient quittées sur un nul vierge.
B. D. S.

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