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2010

Mois d'août

Les Echos du 31 août

 

PDES
Un parti politique ou une nébuleuse ?
Le Parti pour le développement économique et la Solidarité (PDES) apparaît beaucoup plus comme un appareil destiné à protéger et défendre ses initiateurs qu’un parti politique dont l’objectif réel est la conquête du pouvoir.
L’irruption du PDES sur l’échiquier politique national a suscité un tollé tant au sein des formations qui composent la majorité qu’est l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qu’au sein de l’opposition. Beaucoup de Maliens se sont également interrogés sur les motivations réelles de la transformation du Mouvement citoyen en parti politique.
Pourquoi créer un parti politique affilié à un régime qui est à seulement deux ans de la fin de son dernier mandat ? Pour quelles raisons, Qu’est ce qui se dessine derrière la création du PDES ? Pourquoi de nombreux ministres se sont-ils retrouvés dans le PDES comme par enchantement ? Pourquoi la plupart des présidents d’honneur sont-ils des opérateurs économiques ou présidents d’institutions de la République ?
Autant de questionnements auxquels les initiateurs du PDES ont tenté de donner des réponses, mais sans convaincre. « Si c’est pour soutenir le président de la République, il n’y avait pas lieu de créer un parti. Mais, ce sont les formations politiques qui sont appelées à former le gouvernement. Mieux vaut avoir affaire à un parti politique qu’à une nébuleuse ». Ce sont les propos de Soumeylou Boubèye Maïga tenus devant un parterre de militants réunis le samedi 28 août dans le cadre de la 1ere conférence de la section de la Commune III du district de Bamako de l’année 2010 et peut-être ceux du Comité exécutif du parti de l’Abeille qui ont rencontré le jeudi dernier la direction du PDES à sa demande.
Pour acquérir la sympathie des partis politiques notamment ceux susceptibles d’accéder au pouvoir en 2012, le PDES a entrepris, depuis quelques jours, une opération de charme en leur direction. Si les partis politiques ont pour vocation de conquérir le pouvoir, la démarche du PDES, sans doute, apparaît tout autre. La réalité est que le PDES manque cruellement de candidat pouvant présider aux destinées du pays, (il n y a pas en son sein d’homme ou de femme charismatique, capable de mobiliser et de drainer des foules). De plus, il s’agit d’une jeune formation politique qui n’aura que deux ans en 2012.
Dans ce contexte, le PDES apparaît bien plus comme une stratégie concoctée par les amis du président non pas pour conquérir le pouvoir, mais « pour se mettre à l’abri » après 2012. Beaucoup de responsables du PDES ne sont pas exempts de poursuites judiciaires pouvant aboutir à des condamnations exemplaires, sévères et sans appel, dans un pays qui se veut réellement démocratique respectueux du droit. Et comme, il est de coutume, les partis politiques en Afrique sont devenus des « repaires » de bandits.
L’arrestation et l’incarcération d’un responsable politique pour fraudes fiscales, détournement de biens publics, sont généralement perçues sous le sceau de la politique quand bien même les faits reprochés sont avérés. Lorsque le leader politique, coupable d’indélicatesse, se trouve être un proche du pouvoir, il bénéficie souvent « de circonstances atténuantes », qui lui épargnent des ennuis.
La création du PDES s’inscrit donc dans une stratégie de préservation d’intérêt et servira de couverture pour nombreux de ses militants en temps opportun. Etant un parti politique, il est évident que le nouveau pouvoir issu des urnes pourrait faire un clin d’œil au PDES. Mais, resté dans sa peau de mouvement citoyen, il est fort probable qu’il aurait peu de chance à entrer dans le gouvernement du futur pouvoir.
Denis Koné

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MAUVAIS CLASSEMENT AGRICOLE
Le Mali menace de quitter le Cilss
Bien que le Mali ait ravitaillé cette année plusieurs pays voisins en céréales, il occupe toujours une place non confortable dans le classement du Comité Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss). Décriant cette situation, le ministre de l’Agriculture, a menacé, la semaine dernière au cours d’une tournée dans les 3e et 4e régions, de quitter le Cilss.
Le Mali a fait une très bonne campagne agricole l’année dernière. Cela a permis au pays de combler ses besoins en céréales et de ravitailler des pays voisins. Malgré cette révolution agricole, le Cilss continue à classer le Mali derrière même les pays voisins qu’il approvisionne en céréales.
Cette situation est jugée inacceptable par le ministre Aghatam Ag Alhassane qui a déclaré que le Mali allait quitter le Cilss s’il continue dans cette lancée.
« Je ne suis pas d’accord avec la statistique du Cilss. Je vais sortir de cet organisme s’il continue comme ça. Il faut que le Cilss dise qu’il y a des problèmes dans les pays du Sahel pour se faire de l’argent. Je ne suis pas d’accord. Je vais sortir du Cilss si ça continue », a prévenu Aghatam Ag Alhassane.
Le ministre de l’Agriculture a fait cet avertissement en présence de la représentante de la Fao au Mali, Mme Mariam Mahamat Nour, qui l’a accompagné dans ses périples à Sikasso et Ségou.
Mme Mariam Mahamat Nour s’est dite satisfaite de ce qu’elle a vu au cours de son déplacement dans des zones de culture des deux régions visitées avec le ministre. Elle a même estimé qu’il y aura, à travers les constats, une abondance de céréales au Mali si une bonne politique de commercialisation sera mise en place.
Le Cilss a été créé le 12 septembre 1973 avec pour mandat de s’investir dans la recherche de la sécurité alimentaire et la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification pour un nouvel équilibre écologique au Sahel.
Sidiki Doumbia

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INCIDENTS DE PAIEMENT AU MALI
191 interdits bancaires enregistrés en 2010
La Centrale des incidents de paiement que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) vient de s’attaquer spécifiquement aux incidents enregistrés sur les chèques et de manière à dissuader les personnes qui s’adonnent à cette pratique par des sanctions plus sévères.
Dans l’espace de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uémoa), les chèques bancaires commençaient à perdre toute crédibilité dans les modes de paiements. Le phénomène d’émission de chèques sans provision ou encore émission de chèques sur un compte clôturé devenait de plus en plus inquiétant et commençait à altérer le climat serein du monde des affaires.
Au Mali, les statistiques révèlent que les banques ont, en 2009, adressé 758 avertissements à des clients qui ont émis des chèques sans provision ou en manque de provision, contre 801 en 2010. Elles ont par ailleurs diligenté des procédures au terme desquelles 396 personnes ont été déclarées : Interdits bancaires. Ce chiffre a connu une baisse considérable en 2010 avec 191 interdits bancaires enregistrés avant la publication de cet article.
Cependant, la responsable du service des opérations bancaires de l’Agence nationale de la Bcéao, Mme Tounkara Oumou Touré croit que ces statistiques sont pratiquement insignifiantes au regard du rythme croissant de bancarisation au Mali.
Ce qu’il faut déplorer, malgré les cas avérés d’incidents de paiement au Mali et dans le reste des pays membres de la Bcéao, les auteurs n’ont pas subi véritablement de sanctions juridiques exemplaires.
« Au Mali, les incidents les plus courants sont l’émission de chèque sans provision ou en manque de provision », a déclaré Mme Tounkara.
La nouvelle version de la CIP permet de centraliser et de diffuser les informations sur les incidents qui surviennent à l’occasion des paiements par chèques, cartes bancaires, billets à ordre et lettre de change dans les Etats membres de l’Uémoa.
A travers cet instrument, Mme Tounkara Oumou Touré précise que la Banque centrale va être à mesure de pister désormais les auteurs des infractions afin de les mettre hors du système et redonner aux chèques, très souvent proposés au rejet par les banquiers, toute leur crédibilité dans les modes de paiement.
Mieux, avec la loi uniforme relative à la répression des infractions en matière de chèques, de cartes bancaires et d’autres instruments et procédés électroniques de paiement, les auteurs de ces incidents de paiement encourent une peine maximale de 5 ans d’emprisonnement.
Mais auparavant, une lettre d’avertissement est adressée par la banque au client coupable d’incident à qui il est instruit de se régulariser dans un délai de 30 jours. Au porteur du chèque impayé, un certificat de non paiement est remis.
La responsable du service des opérations bancaires de l’Agence nationale de la Bcéao confirme que l’ambition de la banque mère est de faire la promotion de l’utilisation du chèque. Toutes choses qui pourraient, selon elle, jouer un rôle dans la lutte contre le blanchiment d’argent par la réduction de l’usage excessif de l’agent liquide.
Amadou Waïgalo

 


400 000 comptes chèques déclarés
Au Mali, on dénombre 400 000 comptes chèques qui sont présentement déclarés et logés dans la Banque centrale. Pour vérifier la régularité d’un chèque ou d’une carte bancaire, trois modes de consultation sont maintenant à la disposition des usagers. Il s’agit d’un appel téléphonique en composant le 20 23 50 50, par Internet (https//cip.bceao.int) ou par SMS. Ce dernier mode de consultation est en cours d’installation.

 


Responsabilité partagée
Mme Tounkara Oumou Touré a fait une précision sur le partage de responsabilité en cas d’incidents de paiement. Selon elle, avec la nouvelle loi uniforme, même les banques ont leur part de sanction.
Dans le souci de protection de leurs clients, certaines banques refusent de délivrer l’attestation de rejet et le certificat de non paiement.
« Toute banque qui ne déclare pas les incidents de paiement ou les violations des interdictions bancaires ou judiciaires à la CIP-Uémoa est passible de trois millions F CFA par incident non déclaré. S’agissant du bénéficiaire qui n’aurait pas reçu d’attestation de rejet ou de certificat de non-paiement, celui-ci pourrait se rapprocher de l’Agence de la Bcéao pour une contestation avec les documents justificatifs ».
A.W.

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KALABANCORO
Prolifération des abattages clandestins
Prisée en ce mois de ramadan, la viande de bœuf qui n’est pas à portée de tous, est consommée par des Bamakois, qui font fi des conditions élémentaires d’hygiène. Des quartiers périphériques sont devenus des lieux d’abattage clandestins. Kalabancoro est de ces zones où opèrent des bouchers clandestins dans des familles et maisons en chantier.
La viande surtout celle de bœuf est aujourd’hui prisée sur le marché. Peu importe le prix auquel elle est cédée. L’essentiel pour certains est d’avoir quoi mettre sous la dent à la rupture du jeûne. Aujourd’hui, les marchés de la capitale sont bondés de viande de provenance et de qualité douteuses. Sur le long de certaines routes, aux abords des marchés, des apprentis bouchers ont pris la mauvaise habitude d’ériger des étals où ils s’adonnent à la vente de viande grillée ou crue.
N’ayant pas les moyens d’abattre un bœuf, les soi-disant bouchers se cotisent pour être en possession d’une vache, d’un bœuf ou de veaux. Ils opèrent au vu et au su des services vétérinaires et des agents de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (Ansa). Ces bouchers se moquent de la santé des populations et des textes qui interdisent l’abattage clandestin.
Les maisons inachevées, les abords de marigots, ou autres lieux insalubres sont les zones d’activités à l’abri des regards indiscrets. Kalabancoro est la zone de prédilection de ces pratiques frauduleuses. Dans ce quartier plus vaste et plus peuplé que les Communes II et III du district de Bamako, des bouchers abattent chaque jour des bœufs dans des maisons inhabitées nonobstant les protestations des familles voisines.
Persistance des maladies liées à la viande
La viande est transportée dans des conditions désastreuses, à vélo, dans le pousse-pousse et même par des hommes qui ne se gênent pas pour la transportée sur leur tête. Ils s’arrogent le droit d’apposer le tampon du service vétérinaire et la viande est ainsi mise à la vente.
Une enquête de proximité dans des centres de santé du quartier, a permis de faire le constat de nombreuses pathologies comme les maux de ventre, les diarrhées chroniques et vomissements dont souffrent la plupart des patients. Toutes ces maladies sont liées aux mauvaises conditions d’hygiène. Un médecin a affirmé que les vecteurs de ces maladies proviennent de la consommation de viande infestée ou contaminée.
Selon certains nutritionnistes, la consommation de viande infectée « peut entraîner des maladies comme la forte diarrhée, la fièvre typhoïde et l’hépatite ». A l’instar des pratiques malsaines à Kalabancoro, beaucoup de marchés de la capitale regorgent de viande de provenance clandestine.
L’Ansa est appelée à vite agir pour arrêter une éventuelle contagion due à la consommation de viande de mauvaise qualité. Les simples micro-programmes de sensibilisation diffusés à la télévision nationale et à la radio ne sauront suffire.
Les sites d’abattage d’animaux, les trois grands abattoirs de Bamako sont les sites appropriés à la disposition des bouchers. Toute autre aire d’abattages est formellement interdite.
Amadou Sidibé

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AGRICULTURE
Kofi Annan s’imprègne de l’expérience malienne
L’ancien `secrétaire général de l’Onu et Président du Conseil d'administration de l’Alliance pour la Révolution verte en Afrique (Agra), Kofi Annan effectue depuis dimanche une visite dans notre pays.
Cette visite de Kofi Annan visait à évaluer les activités de l’Agra au Mali et d'analyser les voies et moyens de faire bénéficier les autres pays africains de l'expérience de notre pays. Après avoir rencontré le Premier ministre, Modibo Sidibé, Kofi Annan a, en compagnie du ministre de l’Agriculture, Aghatam Ag Alhassane, visité, le lundi 30 août, à Sanankoroba, des parcelles de sorgho hybride, des agriculteurs bénéficiaires du projet Agra.
Les paysans de Sanankoroba et Dialakorobougou, bénéficient des appuis des projets Agra qui contribuent à améliorer qualitativement et quantitativement leurs productions agricoles.
Le Président du Conseil d'administration de l’Agra a également visité le lundi 30 août des champs d'essai sur le niébé, le riz, le sorgho, les maïs et l'arachide au Centre de recherche de Sotuba.
Kofi Annan sera reçu par le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré ce mardi.
L’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) a été mise en place en 2006 grâce à une subvention initiale de 150 millions de dollars US mise à disposition par les Fondations Bill Melinda Gates et Rockefeller. Elle a pour but d'aider des millions de petits agriculteurs africains et leurs familles à sortir de la pauvreté et de la faim par une amélioration durable de la productivité et des revenus agricoles.
L’Alliance a procédé, en juin 2006 au Cap, en Afrique du Sud, à la nomination de Kofi Annan, comme premier Président de l’organisation, soit six mois après son départ des Nations Unies, un organisme qu'il a dirigé pendant deux mandats de cinq ans, en qualité de secrétaire général.
L'Agra a son siège à Nairobi, au Kenya et elle déploie ses activités dans l'ensemble du continent.
Sidiki Doumbia

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CAMPAGNE AGRICOLE 2010-2011
L’espoir renaît à Sikasso

Le ministre de l’Agriculture, Aghatam Ag Alhassane, a visité du mercredi 25 au 26 août, des champs de coton, de maïs, de riz et de sorgho dans la région de Sikasso. L’aspect des zones de culture dans la région est plus satisfaisant cette année que l’année dernière à la même période.

De Bougouni à Sikasso en passant par les villages de Klé-Sokoro, Chobougou, Niamala et Ifola, le ministre de l’Agriculture Agahtam Ag Alahssane, accompagné d’une forte délégation, a visité des centaines d’hectares de champs de coton, de maïs, de riz et de sorgho. Les cultures ont beaucoup avancé dans ces zones. L’aspect des champs est partout satisfaisant. La plupart des cultures ont atteint les stades de la maturité.
A Klé-Sokoro où le ministre a visité les champs de coton et de maïs, les producteurs ne cessent de rendre grâce à Dieu pour la bonne pluviométrie et remercier l’Etat pour la subvention de l’engrais dont les effets bénéfiques sont palpables.
« Cette année, on est très heureux. L’hivernage s’est installé à temps. Il pleut régulièrement. En plus de tout cela, l’Etat nous a facilité l’accès et le prix de l’engrais. S’il continue à pleuvoir jusqu’en octobre, on aura plus de rendement cette année que l’année dernière », a laissé entendre Lalama Diakité, producteur.
Aminata Diakité a expliqué que « l’année dernière, nous avons eu beaucoup de céréales. Cette année, on espère qu’on fera plus de succès que la campagne précédente parce que l’aspect des champs est meilleur cette année que l’année dernière ».
Lors de sa visite à Chobougou, les parcelles de riz de bas-fonds et de riz Nérica de la coopérative des femmes de cette localité ont attiré l’attention du ministre. Il n’a pas manqué d’offrir une enveloppe à « ces braves femmes ».

Le Mali nourrit deux pays voisins
A Niamana, les champs de Bakary Togola, le président de l’Apcam, ont été visités par le ministre. M. Togola dispose de 100 ha de riz gambiaca et autant pour le riz Nérica.
Selon Bakary Togola, « les résultats de la campagne dans l’ensemble sont bons. S’il y a un problème cette année, c’est le problème de l’écoulement des surplus et des semences. L’année dernière, on disait qu’il n’y a pas de riz sur le marché. Cette année, les producteurs ont du riz en vrac, mais ils ne parviennent pas à écouler leur stock. Il y a également des stocks de semences de riz Nérica qui n’ont pas pu être vendus » .
Le problème d’écoulement de semence se pose également à Ifola, un village situé à 35 km de Sikasso. Dans ce village, le ministre et sa délégation ont visité la parcelle de riz Nerica de Youssouf Diallo.
Aghatam Ag Alhassane a encouragé les producteurs à produire davantage. « L’année dernière, Dieu nous a donné la chance d’avoir beaucoup de céréales qui ont été exportées dans deux pays voisins. Le PAM a acheté 1000 tonnes de céréales pour le Niger. Donc, je ne peux rien dire que de vous encourager à continuer à produire. Le pays n’a pas assez de moyens, mais il est en train de faire ce qu’il peut pour les producteurs. Les choses vont changer », a dit le ministre.
La tournée a pris fin dans la 3e région par la visite des champs de maïs, de riz, de sorgho, de mil et de coton dans le cercle de Koutiala.
Sidiki Doumbia
(envoyé spécial)

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DAC-ITIHAD : 0-1
Les Rouges cueillis à domicile
Dans le cadre de la 2e Journée des matches de poule du groupe A de la Coupe de la confédération africaine de football, le Djoliba est tombé (0-1) dimanche dernier au stade Modibo Kéita, face à Al Itihad de la Libye.
Sur une pelouse détrempée qui a permis aux visiteurs de s’exprimer mieux que les locaux et dans un débat très franc d’une qualité exceptionnelle, les deux formations ont offert un football de qualité au public. Le moment était indiqué pour les Rouges d’entretenir l’espoir de disputer la demi-finale mais c’était sans compter avec la vivacité et l’efficacité de la formation libyenne.
Dès l’entame du jeu, le Djoliba se signale à la 6e minute sur une première réalisation qui installe le froid dans le camp libyen avec un corner. Il multipliera, grâce à Alou Bagayoko, la pression face à une équipe libyenne à la recherche de ses repères. A l’inverse au bout de 30 minutes, les Libyens réinstallent la confiance dans leur jeu et établissent une ventilation dans l’entre jeu. Cette réorganisation portera ses fruits en fin de partie de la première pause et surtout en début de la seconde avec un corner (46e).
Offensives sans lendemain
Les offensives du Djoliba très accentuées resteront sans lendemain. En face Al Itihad articule un jeu de qualité, meublé de passes et de belles relances de balle. Un premier remplacement (57e) apporte un souffle nouveau à son jeu qui prend le dessus à la 71e. L’attaquant zambien d’Al Itihad, Félix Katongo se retrouve seul dans la défense djolibiste et porte le poignard dans le dos du rideau défensif Rouge. Le capitaine Kalilou Doumbia visiblement affaibli par un marquage du soir, loupe la balle sur cette occasion. C’est l’inscription de l’unique but de la rencontre.
L’arrivée dans le jeu de Lassana Diallo, Ibourahima Sidibé et Ousmana Cissé, pour donner du tonus à l’attaque djolibiste restera sans fruit malgré l’intensification des offensives Rouges. Le Djoliba tombe ainsi lamentablement devant une formation d’Al Itihad certes très organisée, mais qui aura révéler beaucoup de faiblesses qui pourront être exploitées par le collectif djolibiste lors du match retour à Tripoli. Très présent sur sa ligne, Abdoulaye Diakité aura été la révélation de ce match. Par des parades, des claquettes et des arrêts nets, le gardien djolibiste aura étouffé à lui seul plus de la moitié des offensives libyennes.
Les Libyens d’Al Itihad se relancent de belle manière dans la compétition contrairement au Djoliba, toujours accrédité du mauvais match à domicile. L’autre match du groupe a vu la victoire (4-2) des Soudanais d’Al Hilal sur l’AS-Fan du Niger. A l’issue de la 2e journée, Hilal prend seul la tête avec 6 points. Les Soudanais sont suivis des Libyens d’Al Itihad (3 points), du Djoliba et de l’AS-Fan qui totalisent chacun 1 point.
La prochaine journée se disputera dans deux semaines avec le déplacement du Djoliba au Soudan pour affronter Al Hilal et la réception de l’AS-Fan par Itihad.
Boubacar Diakité Sarr

ILS ONT DIT
Arouna Macalou (entraîneur du Djoliba) :
« Ce résultat n’est pas bon parce qu’on avait obtenu un nul à l’extérieur lors de la première journée. Il fallait une victoire pour espérer sur la suite, mais on perd à domicile. Un résultat qui complique notre tâche surtout que l’adversaire du jour après avoir perdu à domicile, se rachète par cette victoire. A nous aussi de se racheter prochainement ».

Pan Pierre Koulibaly (joueur Itihad) :
« Nous étions venus pour faire un résultat et cela devait passer par un nul ou une victoire. Mais ce n’était pas facile avec l’état du terrain. A Bamako, on gagne peu importe le score, c’est ça le football surtout que nous jouons sous la forme d’un championnat. L’état du terrain n’est pas bon. Nous sommes très contents sinon le match n’a pas été facile d’autant plus que d’entrée de jeu on avait perdu à domicile. Il fallait cette victoire pour pouvoir espérer pour la suite. On dit merci à la victoire et merci à tout le groupe. »
Propos recueillis par
Sarr

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