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2010

Mois d'août

Les Echos du 24 août

 

DOSSIER : LES SALAIRES
Dossier réalisé par Alexis Kalambry, Amadou Waïgalo, Sidiki Doumbia, Anne Marie Kéita/Aminata Traoré et Aminata Lah (stagiaires), Adama coulibaly.
L’éternelle pomme de discorde

 

Selon Karl Marx, "c'est le salariat qui est l'organisation bourgeoise actuellement existante du travail. Sans lui, point de capital, point de bourgeoisie, point de société bourgeoise".
Les communistes, les religieux, les capitalistes, les agnostiques, les anarchistes… tout le monde a théorisé sur la question du salaire. Au Mali, il a divisé, toujours, dirigeants et dirigés. Dans aucun pays, dans aucun système, jamais un travailleur ne s’est dit "satisfait" de son salaire.
Un salaire est une somme d'argent versée à un employé ou à un salarié qui, en échange, fournit un travail. Le montant du salaire versé dépend du contrat de travail, des augmentations de salaires successives et du code du travail.
Le principe du salaire est d'être versé régulièrement tout au long de la durée du contrat. Son versement peut être effectué par semaine, par trimestre ou par mois.
Dans la législation, une partie du salaire est touchée directement par le salarié, une autre partie est consacrée aux systèmes de solidarité, qui sont essentiellement l'épargne retraite,

 

l'OMH et autres.
Le salaire brut est le salaire avant soustraction de ces taxes. Le salaire net est le salaire après soustraction. Aujourd’hui, plus que jamais, la question fait débat dans notre pays. Les passions se sont réveillées autour de cette question. Nous avons donc voulu revoir la question, voir ce qu’il en est.
Le salaire du point de vue marxiste
Le marxisme est une philosophie contemporaine correspondant à l’étape supérieure de l’humanité, de la lutte opposant les classes antagonistes (capitalistes et ouvriers). Vers le milieu du XIXe siècle, le capitalisme avait déjà pris la relève du féodalisme dans de nombreux pays. Le capitalisme va engendrer ainsi le prolétariat (exploité par la bourgeoisie). Les contradictions entre la bourgeoisie et le prolétariat s’aggravent avec les luttes ouvrières.
La revue théorique directe du marxiste a été la philosophie classique allemande du XIXe siècle (Hegel, Feurbach). Marx et Engels se sont également inspirés de l’économie politique anglaise (Adam Smith et David Ricardo). Marx et Engels puiseront également dans le socialisme utopique français (Saint Simon, Charles Fourrier).
Les théoriciens proposaient un social basé sur la moralisation des idées humanistes. La théorie économique fut conçue en réponse à la lamentable condition de vie des travailleurs dans la société capitaliste. Selon sa théorie, le libéralisme était un système condamné à l’effondrement.
Le capitaliste ne produit pas pour satisfaire son besoin personnel, mais pour produire à nouveau. Marx situe la source de cette croissance dans la plus-value qu’il faut comprendre dans l’exploitation du travail. Le travail se présente de prime abord comme un acte qui se passe entre l’homme et la nature.
L’outil est un intermédiaire entre l’homme et la nature, il est un prolongement du corps anatomique. Mais c’est dans l’exploitation du travail que Marx situe le profit. Dans la société capitaliste, contrairement à la société esclavagiste, le travailleur est libre, mais il est ainsi libre de tout, ne possédant que sa marchandise, sa force de travail. Il ne vend pas tout en bloc une fois pour toutes, mais morceau par morceau, jour après jour, mois par mois.
Le capitaliste achète la force de travail de l’ouvrier à son prix autrement dit à sa juste valeur. D’où vient donc le profit ? Celui-ci résulte de ce que la quantité de travail qui fournit la force de travail est toujours supérieure à celle qui est nécessaire à sa production.
La plus-value ou profit résulte donc de la différence entre la valeur d’usage de la force de travail,c’est-à-dire qui peut se mesurer en quantité de produit, et sa valeur d’échange, c’est-à-dire le travail qu’elle coûte. Le changement de valeur exprimé par "AMM", conversion de l’argent en marchandise et reconversion de la même marchandise en plus d’argent.
L’argent, provient de l’utilisation par le capitaliste de cette marchandise particulière dont la valeur d’échange est source de valeur inchangeable : la force de travail, le profit est donc du travail exploité. Le travailleur exploité est aliéné. Plus, il travaille, plus il n’apparaît, il s’aliène de tout.Des disparités illogiques
Dans un monde parfait, chaque Malien serait payé à 36 000 F CFA à peu près. En effet, notre masse salariale fait près de 138 milliards de F CFA pour 38 927 agents toutes catégories confondues. Cependant, on est loin du compte et le fossé se creuse chaque jour davantage, selon que l’on soit diplômé supérieur ou pas ; du bon parti politique ou pas, magistrat ou… enseignant !
Alors qu’un magistrat (bac+4) débute avec 250 000 F CFA et presque autant en indemnités, un professeur d’université (bac+7, au minimum), peine à avoir 150 000 F CFA. Ce cas n’est pas isolé. Au Mali, les salaires des corporations sont plus fonction de leurs muscles et de leur capacité à faire du bruit que des niveaux de formation ou d’études, encore moins des contraintes ou de la "pénibilité" du travail.
Ce cas n’est pas isolé. Si l’on prend au sein de la corporation des enseignants, mieux vaut être enseignant du primaire, quatre ans de formation après le DEF que faire quatre ans après le bac. Les indemnités des enseignants du primaire dépassent de loin ceux des autres, au fur et à mesure que l’on monte en grade "pour cause de solidarité". Du coup, on a vu des gens soit refuser les avancements, soit faire grise mine, car avancement signifie dans beaucoup de corps perte de revenu.
Aujourd’hui, le statut général de la fonction publique est une coquille vide. "Il y a presque autant de statut particulier que de corps de métiers, affirme un interlocuteur au niveau du ministère de la Fonction publique. Pourquoi ne pas relire une bonne fois le statut général de la fonction publique ?", s’interroge-t-il.
Bonne question, on attend la réponse !

 

MASSE SALARIALE
Où va le budget ?
La masse salariale est passée de 82,2 milliards de FCFA en 2001 à 137,8 milliards de FCFA en 2007, soit un accroissement de près de 68 %.
Cette hausse venait d’ailleurs en compensation des augmentations du prix du pétrole et dans le cadre de la réalisation d'un programme de lutte contre la pauvreté, l’Initiative nationale pour le développement humain. Cependant, la question que l’on se pose est de savoir où va l’argent du Mali ?
Selon ATT, le 8 juin dernier, le budget d’Etat 2010 rectifié est arrêté : en recettes à 1148,5 milliards F CFA contre 1101,6 milliards F CFA dans le budget initial et en dépenses à 1196,1 milliards F CFA contre 1277,9 milliards F CFA.
Un calcul rapide situe à 10 % du budget national, la masse salariale. C’est également connu, le budget spécial d’investissement (BSI) est plus issu des réductions à nous consenties dans le cadre de l’initiative des PPTE. Alors, quand on enlève 10 % du budget pour les salaires, que fait-on du reste ?

 

FONCTION PUBLIQUE
Un total de 38 927 fonctionnaires pour 36 075 en activité
C’est un total de 38 927 agents toutes catégories confondues qui émargent présentement au budget de l’Etat chaque mois en tant que fonctionnaires au service du Mali.
Le statut général des fonctionnaires est défini par l’ordonnance n°77-71/CMLN. La loi n°93-59 du 8 septembre 1993 a réparti les fonctionnaires en quatre catégories (A, B2, B1, C). Dans son chapitre 2, le statut général des fonctionnaires tend à limiter le nombre des fonctionnaires à un strict minimum, interdisant tout recrutement qui n’a pas effectivement pour objet de pourvoir à la vacance de l’un des emplois permanents spécifiés dans l’article 1er alinéa 1er.
Le recrutement s’effectue par voie de concours. Toutefois, il est possible de déroger au principe du concours s’il est constaté que le nombre de candidats est inférieur à celui des emplois mis en compétition. Dans ces conditions, le recrutement s’effectue sur titre (loi n°85-01/AN-RM du 11 février 1985).
Le Conseil supérieur de la fonction publique est un organisme central de consultation créé par le décret n°272 PGRM. L’article 9 de ce décret définit les attributions du Conseil. Celui-ci connaît de "toute question de caractère général intéressant les fonctionnaires et la fonction publique du Mali […]".
L’article 10 précise qu’il s’agit "d’un organisme consultatif appelé à donner des avis et à faire des recommandations", il connaît en particulier des questions concernant : le statut particulier de chaque cadre de fonctionnaire du Mali, l’interprétation des dispositions du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers, la modification des statuts particuliers, l’avis sur les décrets de dégagement des cadres.
Formée à égalité de représentants de l’administration centrale et de représentants des fonctionnaires, cette représentation paritaire est le gage de la nature démocratique de l’institution. Le Conseil est présidé par le ministre de la Fonction publique (article 2 du décret), et est composé de 8 membres pour un mandat de 2 ans : ministre des Finances, de l’Education nationale, de la Justice, le directeur de la fonction publique et du personnel. Le Conseil siège en assemblée plénière tous les 6 mois ou en session extraordinaire sur convocation.
En plus du Conseil supérieur de la fonction publique, il existe aussi des commissions administratives paritaires.
En attendant l’établissement de la base de données sur le nombre des cadres de l’Etat formés par le Mali et les pays dans lesquels ils sont formés, la direction nationale de la fonction publique (FP) dispose déjà de statistiques claires sur l’effectif des fonctionnaires par position statutaire et catégorie.
Sur un total de 38 927 fonctionnaires, 36 075 sont en activité, les 2852 restants sont indisponibles pour des raisons diverses. Ils sont soit en congé maladie ou de formation, en détachement longue durée, en disponibilité, soit en suspension administrative ou suspension pour détournement.
Aujourd’hui, ils sont 47 fonctionnaires toutes catégories confondues qui sont frappés par une suspension administrative. Et 15 autres sont suspendus pour détournement.
Le nombre des cadres de l’Etat qui constituent la catégorie A dans la catégorisation des fonctionnaires s’élève à 12 997. Ces derniers comme toutes les catégories de la fonction publique subissent permanemment des formations de recyclage et de perfectionnement au Mali ou à l’étranger.
Pour l’heure, la base de données sur le nombre de cadres formés et les pays dans lesquels ils sont formés est en cours de construction.
A noter que les fonctionnaires de l’Etat sont aidés dans leurs tâches quotidiennes par les conventionnaires en activité dans la FP. Au nombre de 18 555 dont trois en suspension administrative et un en congé d’expectative, ces conventionnaires bénéficient également de congé de formation au même titre que les fonctionnaires.

 


Les différentes statistiques relatives aux fonctionnaires et aux conventionnaires ne tiennent cependant pas compte des contractuels des collectivités qui peuvent être considérés comme des agents au service de l’administration publique engagés au profit de la décentralisation.
L’avancement par échelon
Au Mali, le salaire peut évoluer par l’avancement d’échelon qui se traduit par une augmentation de traitement. Il est fonction à la fois de l’ancienneté et de la valeur professionnelle du fonctionnaire et a lieu de façon continue.
Chaque grade comporte plusieurs échelons et l’on avance d’échelon en échelon dans un même grade. Toutefois, au vu de l’évolution de la note, des réductions ou des majorations d’ancienneté, par rapport à l’ancienneté moyenne exigée, peuvent être accordées.
Très généralement, chaque convention collective ou accord d’entreprise prévoit des échelons au sein de chaque catégorie permettant ainsi au salarié d’évoluer du plancher au plafond et même d’être reclassé à la catégorie supérieure.
A côté de l’avancement progressif, le salarié peut être automatiquement reclassé à la catégorie supérieure lorsqu’il effectue soit des études correspondantes, soit une formation professionnelle de niveau supérieur, ou bien un test organisé et réussi.
L’avancement et le reclassement s’effectuent par une commission ad hoc (commission d’avancement et de reclassement). C’est une promotion qui appelle le fonctionnaire à des fonctions supérieures et entraîne le passage dans un grade supérieur.
Les fonctionnaires qui ont une valeur professionnelle suffisante pour être promus sont inscrits par ordre de mérite sur un tableau d’avancement. C’est à partir de ce tableau que l’autorité administrative compétente désigne les fonctionnaires qui bénéficieront d’un avancement de grade et fixe l’échelon.
Les agents inscrits non promus dans l’année où le tableau à effet, ne peuvent être promus au cours de l’année suivante que moyennant une nouvelle inscription. Le tableau est porté à la connaissance du personnel dans les trois jours qui suivent la date à laquelle il a été arrêté.

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CHAMP DE TIR MILITAIRE DE MARKALA
Un paysan blessé accidentellement par balle
Le lundi 16 août, un vieil homme, quinquagénaire, a été blessé à l’épaule des suites d’exercices de tirs des recrues de l’armée nationale.
Assis le matin, dans la cour de sa maison, un éclat de balle l’a atteint à l’épaule. Mais sa vie est hors de danger. Selon les témoignages, la balle venait de militaires en séance d’entraînement de tirs. Le camp militaire de Bafo est à environ une dizaine de kilomètres de la ville de Ségou. Et certaines de ses installations militaires, notamment le champ de tir, jouxte les villages de Tésserebougou et Nabilabougou, dernières contrées de la ville de Markala situées à l’ouest dans la commune rurale de Togou.
Dans le village de Nabilabougou, à l’est du champ de tir, la peur des habitants est aujourd’hui sans limite. En effet, non loin du village, les soldats en formation ont ouvert un camp d’entraînement de tirs. C’est lors d’un de leurs exercices de tir qu’un éclat de balle a fini sa course dans l’épaule d’un vieil homme du village. Grièvement blessée, la victime a été transportée d’urgence par les soldats à l’hôpital régional Nianakoro Fomba de Ségou avant d’être référé à Bamako. Les parents du blessé affirment craindre pour sa santé, même si sa vie est hors de danger, assurent des sources militaires s’appuyant sur des examens de médecins militaires à l’hôpital national du Point G.
Une délégation officielle militaire a rendu visite à la victime, et lui a apporté une aide substantielle pour la prise en charge de ses soins de santé. La même délégation s’est rendue sur les lieux de l’accident, à Bafo où elle a aussi apporté une assistance à la famille du vieux. La délégation accompagnée des responsables administratifs locaux de la région de Ségou, a exprimé aux villageois la compassion de l’armée pour ce malheureux événement. Comme mesure immédiate, le champ de tir en question a été fermé. Les exercices de tir vont désormais se dérouler à un autre lieu.
Malgré tout, une peur bleue s’est installée à Nabilabougou. Les villageois ont déserté leur champ de culture jouxtant le champ de tir de peur des balles perdues. Tous ceux qui avaient des champs proches de l’espace d’entraînement les ont désertés.
De sources proches du village, on ajoute que ce n’est pas la première fois que de tels incidents surviennent. L’année dernière, c’est une vielle femme du même village qui avait été touchée d’une balle.
Espérons que toutes ces mesures apaisent les populations.
I. Diallo
(Correspondance particulière)

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CAMPAGNE AGRICOLE 2O10-2011
Aucune menace des acridiens

Aucun mouvement du criquet pèlerin n’a été enregistré dans le pays. L’information a été donnée samedi 21 août par Fakaba Diakité, le directeur national du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin (CNLCP), au cours d’un point de presse dans les locaux de son service.

Les criquets pèlerins se présentent sous deux aspects : aspect solitaire et aspect grégaire (aspect où les criquets se présentent très offensifs). « J’ai eu à visiter certaines zones d’invasion, mais on n’a pas remarqué la présence de criquet. Les conditions écologiques sont très favorables en ce moment. Aucune présence de criquet à l’état offensif n’a été signalée », a rassuré Fakaba Diakité.
La situation acridienne reste calme. Mais, pour des raisons sécuritaires, indiquera M. Diakité, le dispositif d’intervention est en état de veille et demeure mobilisable à tout moment à partir de la base d’intervention de Gao.
Il ajoutera qu’à partir de ce mois d’août, un moment où les criquets peuvent se présenter, plusieurs équipes seront sur le terrain.
Fakaba Diakité fera savoir que le stock national de pesticides est de 72 535 litres de produits ULV. Les produits actuellement utilisés sont essentiellement des organophosphorés et des carbamates, qui peuvent être une source d’intoxication pour les personnes exposées à ces produits. Cette intoxication se manifeste par une inhibition de l’activité des enzymes cholinestérastiques.
En tirant l’expérience de la grande invasion acridienne de 2004, M. Diakité a affirmé qu’ils faut tenir compte des préoccupations des populations en matière de protection.
Créé en 2006, le Centre national de lutte contre le criquet pèlerin (CNLCP) a pour missions de surveiller et de lutter contre le criquet pèlerin sur toute l’étendue du territoire national. Le centre a une base d’intervention à Gao et des points d’appui à Kidal, Aguel Hoc et Yélémané. Ces points d’appui constituent des lieux pour le stockage et la conservation des produits et équipements de traitement et d’hébergement des équipes de prospection et de lutte.
Sidiki Doumbia


Deux cents motos pour la mobilité de l’encadrement
Le ministre de l’Agriculture, Agtaham Ag Alhassane, a remis jeudi après-midi, les clés de 200 motos au directeur national de l’Agriculture, Daniel Kéléma. La cérémonie a eu lieu dans la cour de l’Office pour la protection des végétaux (OPV).
Ces 200 motos, destinées à la couverture de la campagne agricole dans le cadre de l’encadrement des producteurs, permettront au personnel d’encadrement d’être mobiles sur le terrain.
En remettant les clés des motos, le ministre Aghatam Ag Alhassane a indiqué que l’achat de ces motos exprime la volonté de l’Etat de répondre aux préoccupations de la population.
Rassurant que les motos seront utilisées à bon escient, Daniel Kéléma dira que ces engins à deux roues permettront de rapprocher le personnel de l’encadrement aux producteurs.
Les motos ont été achetées sur fonds du budget d’Etat.
S. D.

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RAMADAN
Chers légumes
A quel prix achetons-nous nos aliments afin de subvenir à nos besoins ? Malgré la baisse de leur prix par les grossistes, ces crudités qui entrent dans beaucoup de préparations ne sont pas encore à la portée de toutes les bourses.
Pour chaque musulman, le mois du ramadan est une période de partage, de solidarité et de pardon mais également de dépenses. Au marché de Médine Dossolo Traoré, les légumes, très appréciés des cuisinières pour beaucoup de raisons, sont encore chers. Ces produits viennent de plusieurs endroits. Mais les lieux de provenance sont généralement Sikasso et le Bélédougou. Ce marché de notre capitale est approvisionné par une majorité de femmes qui sont grossistes. « Les légumes ne sont pas encore à la portée de toutes les bourses », commente Ba Nènè grossiste.
Cette quinquagénaire mène cette activité depuis plus d’une vingtaine d’années. Elle vend presque tous les légumes. Selon elle, dans cette partie du marché de Médine Dossolo Traoré, les prix diffèrent. Les grossistes n’ont pas les mêmes prix de revente. A l’entrée du marché de légume de Médine, une vieille commerçante détaille des crudités, trie ses carottes fraîchement arrivées d’un jardin du bord du Djoliba. Elle paie ses poivrons entre 17 500 et 20 000 F CFA le sac de 50 kg et ses tomates à 35 000 francs le grand panier. Pour ces clientes, les poivrons et les tomates coûtent entre 25 et jusqu’à 1000 F CFA voire 1 500 F CFA pour les tomates.
Les choux pommes, les poivrons, les oignons, les carottes, les aubergines et les tomates ne sont pas les seuls produits qui coûtent chers. Le féculent le plus consommé, la pomme de terre n’est pas à la portée de tout le monde. « Nous vendons le kilo de la pomme de terre à 500 F CFA, tout comme l’oignon. Ceux-ci viennent de Dakar au Sénégal et sont au même prix que ceux cultivés chez nous et même souvent moins chers et plus faciles à conserver. Et cela est dommage pour notre agriculture ! », plaide Modibo, jeune commerçant.
Pour préparer tous ces éléments nutritifs, les femmes utilisent beaucoup l’huile. Et dans ce marché, les prix dépendent de la qualité de l’huile. Selon un commerçant de Médine, les prix de l’huile varient entre 650 et 800 F CFA le litre. Leurs origines ne sont pas toujours connues. Un jeune commerçant affirme que des huiles viennent du Burkina et des USA. Selon lui, l’huile des USA serait des surplus de dons du pays de l’Oncle Sam, mais il dit ignorer sa composition et sa qualité.
Djariatou Magassa
Aminata A. Lah
(stagiaires)

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SIKASSO
La filière mangue fait son bilan
Les acteurs de la filière mangue au cours de leur assemblée générale de fin de campagne tenue le 18 août 2010 ont échangé sur les difficultés qu’ils traversent et les précautions à prendre pour la nouvelle saison. Le comité interprofessionnel de la filière mangue et ses partenaires veulent se doter d’un instrument moderne de gestion.
La région de Sikasso est indéniablement le verger du Mali. La mangue, qui y est produite en quantité, bénéficie depuis quelques années d’un regain d’intérêt de la part d’acheteurs occidentaux.
Dans la région, des acteurs, avec le soutien du Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales, s’organisent pour mieux répondre aux exigences de qualité de leurs clients. Dans le Kénédougou, la production fruitière est dominée par la mangue qui occupe 58 % des vergers et 56 % de la production nationale. La mangue occupe une place importante dans l’économie nationale et constitue une source de diversification des revenus des acteurs du monde rural.
Afin d’accroître cette production et l’offre commerciale, la stratégie du comité interprofessionnel et ses partenaires consiste à renouveler les vergers, à en créer d’autres, à intensifier la lutte antiparasitaire et à financer l’acquisition d’équipements. « La mangue nourrit son homme, son fils et son petit-fils, elle protège également l’environnement. Comme solution, je préconise l’implantation de plusieurs unités de transformation de fruits dans la région et l’augmentation des vergers en variétés de mangues colorées notamment : la Kent et la Keitt, prisées en Europe », estime Moussa Ouattara, planteur.
Grâce au soutien des partenaires, l’Association interprofessionnelle mangue de Sikasso, une organisation faîtière qui regroupe producteurs, transformateurs et exportateurs de la mangue, a entrepris la réalisation d’études, l’exécution de programmes de promotion des activités et de renforcement des capacités des acteurs de la filière. Ainsi, le dialogue entre les différents maillons de la filière s’est intensifié. « Grâce aux différents appuis tant au niveau de la production, de la transformation que de la commercialisation, la filière mangue se porte de mieux en mieux et nous comptons augmenter la production », conclut le président du comité Moctar Fofana, directeur visiblement satisfait de la campagne.
La saison des mangues s’est achevée de façon prématurée dans la zone du Kénédougou. Certains planteurs de la zone de Mandela (cercle de Sikasso) nous apprennent que les derniers jours de juin ont été difficiles pour eux. L’infestation massive des vergers par la mouche de fruits en est la principale explication selon les producteurs.
Les fruits, piqués par la mouche, pourrissaient et tombaient de l’arbre. Pour sauver les meubles, certains propriétaires de vergers ont cueilli les fruits plus tôt que prévu. Mais l’infestation était telle qu’il était difficile d’en sortir indemne. C’est la variété de mangue brooks qui en a été victime selon les spécialistes, car sa période de production a coïncidé avec l’éclosion des larves de la mouche de fruit.
La fin de campagne 2010 de la filière mangue a viré à la catastrophe en certains endroits, mais d’autres se sont frottés les mains car, le prix a connu une hausse en Europe à cause de la rareté de certaines variétés.
B.Y.Cissé
(correspondant régional)

SIKASSO
La viande inabordable
Les bouchers, eux mettent toute leur énergie pour plaider la cause de leur viande tant redoutée, incriminée et très chère. Le prix du kg varie entre 1300 à 1750 F CFA suivant les marchés de la commune urbaine de Sikasso.
Dans ces différents marchés, les commerçants invoquent leur attitude par le fait que les marchés périphériques ne sont pas trop attractifs. On se demande si la construction de ces structures a été réalisée avec des mesures fiables et si elle obéit à certains critères de rentabilité, ou s’agit-il d’un manque de civisme de la part des commerçants qui, pour échapper à leur devoir fiscal se convertissent dans l’informel pour glaner encore plus de sous.
Ainsi ces structures qui ont coûté des budgets faramineux au Trésor public sont boudées par les commerçants grossistes. Ce sont plutôt les ruelles avoisinantes qui sont occupées, faisant office de marché où tout se vend et s’achète loin de tout contrôle. C’est à la veille de chaque ramadan que les prix atteignent des seuils intolérables. « Je n’ai vraiment pas le choix, nous subissons la loi des prix informels du marché afin de pouvoir mettre quelque chose sous la dent le soir ? », répond une ménagère devant un étal de viande congelée, à notre question si elle est convaincue de s’approvisionner en viande de bonne qualité. Cette cliente n’a pas hésité à pointer un doigt accusateur sur les prix affichés, pour elle ces prix dépassent de loin sa surface financière pour faire un plat de résistance à la rupture du jeûne. A côté de cela, l’hygiène est un autre phénomène qui joue contre la qualité des aliments dans les étals de marché : !
B.Y.Cissé
(correspondant régional)

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BRUITS SOURDS
Vacances présidentielles : ATT en Libye
Le gouvernement étant en vacances pour encore deux semaines, le président ATT en a profité pour prendre de l’air. De source proche de Koulouba, le Président ATT est parti hier matin avec son épouse chez le Guide de la révolution libyenne pour une semaine de repos bien mérité.
Cité administrative et Kadhafi
A la faveur de la dernière visite du Premier ministre libyen, il avait été annoncé que Kadhafi serait l’hôte de marque du cinquantenaire, que l’hôtel Afriqyah (ex-Mariétou Palace) allait être inauguré ainsi que la Cité administrative. Pour la Cité administrative, il semble que c’est finalement 3 bâtiments qui seront inaugurés. Le reste attendra.

Les Motos japonaises et les brigades
Le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile qui a reçu de la Coopération japonaise un important lot de motos vient de procéder à la répartition entre les structures de commandement. Ainsi, sur les 156 motos, 10 iront à la Protection civile, 30 aux commissariats de police de Bamako, ce qui fait que chaque commissariat de Bamako aura deux motos. La gendarmerie aura 76, pour des brigades, et 40 seront affectées à la Garde nationale pour des pelletons.

Tati à Bamako aujourd’hui
Moussa Kéita « Tati » est décédé le mercredi 18 août 2010 à Béziers (Hérault) en France dans sa 85ème année. Frère du Président Modibo Kéita et ancien Haut Commissaire à la Jeunesse et au Sport sous la première République du Mali, professeur de biologie lors de son exil politique en France de 1968 à 1991, Tati faisait des va et viens entre la France et le Mali.
La dépouille arrivera à Bamako en principe aujourd’hui, mardi 24 août à 20h 10mn par le vol AF 3096. Le jour des obsèques n’est pas encore fixé.
Que son âme repose en paix. Amen

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HISTOIRE DU MALI EN DESSINS ANIMES
Le Mali raconté aux tout petits
La salle Babemba a abrité lundi 23 août la cérémonie de lancement d’une série de dessins animés intitulée « l’histoire du Mali en Dessins animés ». Une touche originale dans l’organisation des festivités du cinquantenaire qui porte la griffe de Malitoon, la première structure de production de dessins animés avec l’accompagnement de la Commission d’organisation du cinquantenaire.
La série comporte vingt épisodes de dix minutes chacun qui seront diffusés le mois prochain sur L’ORTM. D’un coût total de 40 millions de F CFA, la série en version française retrace, dans un style simple et clair, l’histoire du Mali de l’Empire du Ghana à l’indépendance.
Selon le jeune directeur général de Malitoon, Ismaël Diallo, la série se veut un support pédagogique qui permet aux enfants de s’imprégner de notre histoire et de s’approprier nos valeurs.
Racine Dia, le représentant du sponsor Orange Mali a salué l’initiative de Malitoon et apprécié la qualité de l’œuvre produite. Oumar Hammadoun Dicko, le président de la Commission d’organisation du cinquantenaire a, pour sa part, estimé que la série contribuera à véhiculer et partager l’histoire du Mali et rayonner l’image de notre pays.
Le clou de la cérémonie a été la projection en avant première des deux premiers épisodes de la série devant un public visiblement séduit.
La cérémonie de lancement a été suivie d’un point de presse animé par le directeur général de Malitoon. Occasion pour lui d’apporter plus de précisions sur l’élaboration de son œuvre.
A noter que la couleur de la cérémonie a été annoncée par une prestation de l’artiste musicien Adama Yalomba Traoré dans son titre dédié au cinquantenaire.
Moussa Camara
Cheick Larab Diarra
(stagiaires)


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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

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Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

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La conjuration

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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