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2010

Mois d'août

Les Echos du 17 août

 

TOMBOUCTOU
Des gendarmes menacent de brûler vifs des citoyens
Rien ne va plus entre la population de la Cité des 333 Saints et sa gendarmerie censée assurer la paix, la tranquillité, la sécurité des citoyens. Samedi 7 août 2010, un groupe de pandores en réplique à l’agression d’un des leurs a brimé des populations qu’ils menaçaient de brûler vifs.
Un groupe de gendarmes a fait une descente dans un quartier non loin du monument de la paix et tapé sur tout ce qui bougeait en représailles à l’agression d’un des leurs qui aurait, selon eux, été tabassé dans la zone.
Ce groupe de gendarmes sur une vingtaine de motos et munis de couteaux, de ceintures et de bâtons a quadrillé le quartier, traqué des passants à coups de bâton, avant de les traîner dans une école située à côté du monument. Ils les mettaient dans un trou, ont versé du gasoil sur eux et menaçaient de les brûler vifs.
Ces gendarmes ont escaladé les murs des maisons, environnantes, dérangé des citoyens dans leur sommeil. Tel fut le cas d’une vieille femme non voyante de 70 ans, qui a été sévèrement tabassée, et un gardien du chantier.
Des ouvriers fatigués qui avaient passé toute la journée à travailler et qui dormaient sur leur lieu de travail ont été réveillés à coups de bâton et de ceinturons. Présentement, le chantier est arrêté, dû au fait que des bras valides sont handicapés. N’eut été l’intervention du 2e adjoint au maire et des militaires, lesquels alertés se sont rendu sur les lieux, un drame allait se produire.
En attendant les sanctions
Selon le 2e adjoint au maire Kalifa, "c’est une situation qui ne s’explique pas". "C’est de l’inconscience professionnelle quand ceux qui sont censés garantir la quiétude et de protéger les populations s’adonnent à tels abus. Aller jusqu'à déranger les citoyens dans leur sommeil, les mettre dans une fosse, les asperger de gasoil, les menacer d’en faire des torches est inadmissible", analyse-t-il. Et de poursuivre qu’il a demandé à la population de se calmer, que la solution sera trouvée, car des actes de cette nature ne peuvent pas rester impunis.
Les autorités politiques, administratives, les chefs de la hiérarchie militaire ainsi que ceux du maintien d’ordre se sont rencontrés pour situer les responsabilités. Au cours de la rencontre, ils ont été unanimes pour dire que le comportement excessif de ces gendarmes est intolérable.
Si les autorités ont opté pour des solutions politiques, administratives, l’entreprise qui a été bloquée dans ses activités est prête à engager une procédure judiciaire. Les parents des victimes, les ressortissants du quartier, les victimes se sont rendues à la mairie au lendemain de ce trouble à l’ordre public pour manifester leur mécontentement.
" Dans un premier temps, nous avons retiré tous ces jeunes gendarmes de la circulation. S’ils continuent de circuler librement, c’est une provocation et personne ne sait les dérives que cela va engendrer. C’est un problème militaire, les porteurs d’uniforme, ont une législation particulière. Donc, les sanctions vont être prises à leur niveau. Et je pense que les sanctions ont même commencé parce qu’on ne voit aucun de ces gendarmes en ville", conclut le 2e adjoint au maire.
Abdou Maïga
(correspondant régional)

Propos de victimes
Khalil Touré (élève au lycée Mahamane Alassane) :
" Je revenais d’une soirée vers 22 h, accompagné de mon cousin. Nous avons emprunté la rue qui va au Monument de la paix. Arrivés là, nous avons vu un attroupement. Nous avons changé de direction parce qu’on a compris que ça n’allait pas avec des gendarmes en pleine discussion avec d’autres jeunes. Trois motos se sont détachées du groupe pour se diriger vers nous. Nous avons tenté de fuir parce qu’ils avaient des couteaux, ceinturons et bâtons. Ils nous ont rattrapés et ont commencé à nous frapper. Ils nous ont amenés à l’école de la paix non loin du Monument. Là, il y a un trou. Ils nous ont poussés dedans et ont continué à nous rouer de coups. La seule explication fournie par les gendarmes est qu’un de leurs a été frappé par des jeunes du quartier. Ensuite, ils ont apporté un bidon de 20 litres contenant du gasoil qu’ils ont versé sur nous. Entre-temps, le 2e adjoint au maire est arrivé. Lorsqu’ils se sont rendu compte que c’est un maire, ils ont essayé de fuir. Je me suis évanoui parce qu’à cause du gasoil je ne pouvais plus respirer. Vers 3 h, je me suis réveillé sur un lit d’hôpital. Il y avait 5 ouvriers du chantier blessés, dont le gardien dans la salle où j’avais été admis".

David Djouma (gardien du chantier) :
" Ils sont venus me trouver couché sous le hangar. Ils m’ont dit que des jeunes du quartier ont frappé un gendarme. J’ai répondu que je suis le gardien du chantier et que je ne suis au courant de rien. Ils m’ont dit que ce n’est pas la vérité, ils ont commencé à me donner de violents coups. Je leur ai dit qu’ils m’ont porté préjudice, que je suis sur mon lieu de travail et qu’ils viennent me frapper de manière injuste. Ils se sont rué sur mon dos et mon ventre. Je sens de vives douleurs dans l’estomac. Ils m’ont dit que même si je meurs sous leurs coups, il n’y aura rien".

 

Agaïchatou (une victime) :
" J’étais assise dans ma maison, je voyais des gens escalader le mur et monter sur le toit. Ils m’ont ordonné d’ouvrir la porte, j’ai refusé d’obtempérer, car ils étaient décidés à me frapper, ils avaient des ceintures, des gourdins. J’ai pris un bâton, je me suis défendu du mieux que je pouvais. Et c’est à ce moment qu’une vingtaine de gendarmes ont brisé la porte. On s’est livré un combat de titan, nous avons échangé des coups très violents. J’ai pu leur retirer une ceinture comme preuve. Après ils m’ont transportée à l’école de la paix. Ils m’ont mise dans un trou pour que je puisse leur dire les noms de ceux qui ont frappé le gendarme. Une vieille femme aveugle qui est chez moi a été elle aussi tabassée".

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DIPLOMATIE
Suisse : l’ambassade du Mali sur une liste noire
Du fait de sa mauvaise gestion, l’ambassade du Mali à Genève (Suisse) n’est plus solvable. Elle est officiellement sur la liste noire de mauvais payeurs dans la Confédération helvétique.
La révélation est faite dans le rapport 2009 du Vérificateur général. Dans le chapitre consacré aux transferts de fonds de l’Agence comptable centrale du trésor (ACCT) vers les ambassades et chancelleries, l’ambassade du Mali à Genève est sur la sellette.
Ce sont au total 8 ambassades qui sont épinglées dans leur gestion. Il leur est reproché des dépenses superflues par rapport à leur dotation budgétaire. Ces 8 ambassades dont celles de Genève ont dépensé en 2007 et 2008 environ 7,14 millions de F CFA de plus que l’argent qui leur affecté par le budget d’Etat.
L’ambassade du Mali à Genève a terni l’image de notre pays en foulant au pied les notions élémentaires de la diplomatie, qui est l’art de tisser de relations cordiales entre deux Etats. Au cours de leur mission, les vérificateurs ont constaté que notre représentation diplomatique figure sur une liste officielle de mauvais payeurs, prévue par la législation suisse.
Ce qui a pour conséquence une méfiance des partenaires qui exigent des conditions draconiennes de transaction ou refusent tout simplement de traiter avec l’ambassade.
Indiscipline financière
L’ambassade malienne à Genève a une sale réputation dans l’hémorragie financière constatée au niveau des ambassades. L’ambassadeur est incriminée pour avoir donné ordre à son agent comptable de ne pas appliquer l’augmentation du taux de chancellerie fixé par arrêté ministre des Finances en date du 23 juillet 2008. Ses services ont continué à enregistrer les recettes et les dépenses à l’ancien taux pendant 6 mois. Pour cela, le Trésor public a subi une perte de 111,33 millions de F CFA.
L’agent comptable fait fréquemment recours aux avances à justifier. Ce genre d’avances a atteint au 31 décembre 2006 la somme de 39,13 millions de F CFA.
L’ambassade du Mali à Genève est en cessation de paiement. Les téléphones et fax sont coupés à cause de l’accumulation des factures. Cette situation engendre des pénalités de retard atteignant le quadruple des montants dus. Le personnel diplomatique ne jouit plus de certains avantages et des frais de remboursement prévus par les textes diplomatiques.
Le bon fonctionnement de l’ambassade est altéré par l’accroissement anormal de ses charges. Selon des estimations faites par le BVG, les frais de location et d’entretien de la mission diplomatique, de l’ambassadeur, des conseillers diplomatiques et de l’agent comptable ont coûté 859,60 millions de F CFA en 2006 et en 2008.
En plus d’être un gouffre financier, l’ambassade du Mali à Genève fait perdre de l’argent au Trésor public à travers des licenciements de personnel local. Le Mali doit payer dans un cas de licenciement 40 millions de F CFA qui pourraient augmenter au fil des jours du fait des astreintes.
Abdrahamane Dicko

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BRUITS SOURDS
Douanes : bureaux abandonnés pour Top étoiles
Le vendredi 6 août 2010, les citoyens qui avaient des opérations à la douane à l’aéroport et aux impôts, sont revenus sur leurs pas. Ils ont été désagréablement surpris de constater que les portes des bureaux de la douane étaient fermées. Cette fermeture des bureaux n’avait d’autre fondement que l’organisation, par la douane, de son Top étoiles.
Si c’était une journée fériée, personne n’allait s’en plaindre mais dans une journée ouvrable (vendredi) et pour du folklore, il y a un pas que les gabelous se devaient de ne pas franchir. Pour cette journée qu’ils ont décrétée "chômée et payée", nos gabelous ont non seulement déserté le travail pour aller bien s’amuser un jour ouvrable, mais en plus ils n’ont pas eu assez d’amabilité pour aviser les pauvres usagers.

Assemblée nationale : Lamine Coulibaly victime
Dans le dossier paru dans Les Echos du 13 août 2010 sur l’évolution de Radio Mali de l’indépendance à nos jours, une fenêtre a été ouverte sur des anciens de la boîte comme Amadou Thiam, Tiona Mathieu Koné, Fatim Sidibé, Lamine Coulibaly, Baba Daga, etc. Tous ceux-ci ne sont plus à "Bozola". Ils ont entrepris d’autres activités professionnelles dans la vie.
A l’exception de Lamine Coulibaly, les autres sont à ce jour en activité. Journaliste émérite, M. Coulibaly a été pendant la transition conseiller d’ATT. Après, il a travaillé avec des départements ministériels. Son dernier poste officiel remonte du temps où IBK (2002-2007) était président de l’Assemblée nationale. Il était dans la cellule de communication de celui-ci.
Mais depuis que IBK a quitté le perchoir, Lamine Coulibaly s’est retrouvé à la rue. Il se dit que Dioncounda n’a jamais voulu renouveler son contrat. Après 30 ans à la Radio, Lamine ne veut plus retourner à Bozola. Il préfère évoluer sous d’autres cieux. Lamine qui a du talent à revendre passe aujourd’hui le clair de son temps entre les "grins" et sa famille.

Transports aériens : Air France menace de suspendre ses vols sur Bamako
Les travailleurs d’Air France et la direction ne parlent plus le même langage faute d’accord sur certains points de revendications du syndicat comme l’harmonisation de leur salaire avec ceux de leurs homologues de Dakar. Le personnel, qui est en débrayage depuis la semaine dernière n’est pas parvenu, à accorder son violon avec la direction sur la question. Désormais, c’est un dialogue de sourd qui s’est installé entre les parties. Et la situation va de mal en pis. Aux dernières nouvelles, Air France aurait décidé de suspendre ses vols sur Bamako. Le temps de résoudre la crise. Une autre épine dans les pieds des passagers d’Air France qui devront prendre leur mal en patience.

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SAISON D’HIVERNAGE
Périls sur les maisons en banco
L’hivernage s’est bien installé dans notre pays en ce mois d’août. Et les quantités importantes de pluie ces derniers jours font craindre les propriétaires ou locataires de maisons en banco.
La saison des pluies est bien installée dans le pays. Et ce mois d’août, généralement caractérisé par des pluies diluviennes, est craint par de nombreux citoyens qui ont pour habitat des maisons en banco.
" Une maison en banco n’est pas en réalité pour pauvres, parce que chaque année, il y a des travaux à effectuer en prévision ou après la saison des pluies. Tout cela a un coût", soupire Boubacar Dème, blanchisseur, déflaté de l’ex-Itema.
Son ami Adama Sanogo dit "Le Vrai", raconte : "La maison en banco ne résiste pas longtemps à l’humidité, ce qui fait que certaines maisons présentent des fissures ou s’effondrent en cas de fortes pluies ou inondations. Surtout que les maisons en banco dans la capitale sont faites en terre de mauvaise qualité".
Boubacar Dème, domicilié à Niamakoro Koko dans une maison en banco près du marché, a profité de la clémence du ciel dimanche, car il n’y a pas eu de fortes pluies dans son secteur, pour réparer une fissure dans le mur de sa maison. Il avait fait appel à son ami et maçon Adama Dème pour cette réfection. La fissure avait été occasionnée par des récentes pluies qui avaient abondamment arrosé la capitale.
Les pluies tombées ces derniers jours ont occasionné la chute de murs de toilette ou de cuisine de certaines concessions dans des quartiers de Bamako où la plupart des habitations sont construites en terre. A Niamakoro, Kalabancoro et Gouana, une bourgade du district de Bamako, on observe ça et là des maisons en banco fissurées ou de pans de mur entier effondrés.
Mais ce qui inquiète le plus, c’est que de fortes pluies ou des inondations auxquelles ces type de maisons résistent moins ne surviennent.
" En 2008, j’avais réussi à construire deux petites maisons en banco sur une parcelle acquise à la périphérie de la capitale. J’espérai y déménager le plus rapidement possible, mais par manque d’argent, je n’ai pu faire la toiture en tôles. Je suis obligé aujourd’hui de reconstruire mes maisons parce qu’elles se sont toutes écroulées. Si elles étaient construites en ciment, elles seraient encore debout", regrette Broulaye Coulibaly, maître de 1er cycle de n’avoir pas pu "sauver" ses maisons.
Malgré la politique de construction de logements sociaux, initiée par le gouvernement d’Alpha O. Konaré et poursuivie par son successeur Amadou Toumani Touré, nombreux sont les Maliens qui ont pour habitat, surtout dans les villages, des habitats construits en terre battue.
La réalité est que les matériaux de construction (ciment, fer) qui entrent dans la construction d’une maison moderne plus résistante aux intempéries demeurent chers parce que tous sont des matériaux d’importation. C’est la raison pour laquelle l’ouverture de l’usine de ciment promise par les autorités est attendue avec impatience.
Denis Koné

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PRODUITS DE SAISON
Le gombo frais
Très sollicité par des ménagères, le cycle du gombo frais a commencé il y a un mois. Le marché de ce légume est très actif.
Le vendredi 13 août 2010. Il est 10 h. Nous sommes en Commune IV au marché de Lafiabougou. Le marché a fait son plein. Ici, le gombo frais est beaucoup sollicité par des ménagères.
Installée au milieu du marché, Ténin Diakité, une vendeuse de gombo, est entourée par des clientes qui viennent de toutes parts. La jeune marchande explique qu’elle a commencé le commerce du gombo depuis plus de deux semaines et que c’est quasiment la même ambiance chaque jour.
" Le mois de ramadan n’a pas changé l’atmosphère du marché. Je fais beaucoup de recettes par jour, même si mes clients se plaignent que le gombo est cher. Elles doivent comprendre que nous sommes au tout début du cycle du gombo. Dans peu de temps, le marché sera inondé de ce légume", a expliqué Ténin.
Déplorant le prix du gombo, Mme Konaté Oumou Diarra, une ménagère, explique qu’elle vient d’acheter 1000 F CFA de gombo pour faire une bonne sauce.
A l’instar du marché de Lafiabougou, les vendeuses se multiplient dans presque tous les marchés de la capitale. Elles reçoivent beaucoup de clients par jour. Haby Diarra, une vendeuse au marché de Kalabancoura témoigne : "Nous prenons le sac de gombos à 6000 F CFA. Je peux avoir 1500 F CFA de bénéfice sur un sac. Le marché est rapide".

Rendement
Les vendeuses cèdent un tas de 4 gombos aux ménagères à 50 F CFA. Mais, le prix varie selon la qualité de la marchandise. Présentement, les marchés bamakois sont fournis par Bougouni et la zone du Wassoulou. Après cette période, Bamako sera approvisionné par Sénou, Banguinéda, Kati et d’autres zones de culture plus proches.
Le gombo frais ou sec en poudre est consommé dans notre pays tout au long de l'année. C’est un ingrédient incontournable de la cuisine malienne. Le légume contient une substance mucilagineuse. Il se marie bien avec toutes les sauces et avec tous les condiments.
Les champs de gombo, entretenus généralement dans les campagnes pendant l’hivernage par les femmes et les enfants, sont de taille modeste, situés aux abords immédiats des villages appelés champs de case. Pendant la saison sèche, le légume est cultivé par des maraîchers. La culture et le commerce du gombo ont un grand rendement en zone rurale et urbaine.
Sidiki Doumbia


Un médicament très efficace
Le gombo était cultivé par les Egyptiens, puis importé en Europe au XIIe siècle. Il fut introduite au XVIIe siècle en Amérique par les esclaves. Il contient beaucoup de fibres alimentaires solubles, reconnues pour leurs effets bénéfiques sur le cholestérol.
C’est un légume qui procure un apport intéressant d’antioxydants, de vitamines et de minéraux. Le gombo cru est une excellente source de manganèse pour la femme et une bonne source pour l’homme (les besoins en manganèse de l’homme étant supérieurs à ceux de la femme).
Les aides de gombo lubrifient les grands intestins dus à ses qualités laxatives en bloc. La fibre de gombo absorbe l'eau et assure le volume dans les tabourets. Ceci aide à empêcher et améliorer la constipation. A la différence du son de blé dur, qui peut irriter ou blesse la région intestinale, le mucilage du gombo apaise et facilite l'élimination plus confortablement par sa caractéristique glissante.
Le gombo élimine le cholestérol et les toxines excessifs. Il est complètement non toxique, il n'a aucun effet secondaire défavorable et il est plein des aliments. La fibre du légume est excellente pour alimenter les bons microbes.
S. D.

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DIONGAGA
La mairie chasse les travailleurs saisonniers
Le denier conseil communal de la mairie de Diongaga dans le cercle de Yélimané a pris un certain nombre de mesures dont certaines pénalisent les travailleurs saisonniers principalement ceux qui ne possèdent pas de carte d’identité civile, devenus persona non grata. Ces derniers ont purement et simplement décidé de quitter la localité au risque de compromettre une bonne récolte.
Le maire de la Commune de Diongaga et ses conseillers ont, à l’issue de leur dernier conseil, décidé de s’attaquer à la cherté de la vie. Ils ont pris des mesures qui visent à faire baisser le prix de certaines denrées de première nécessité par le contrôle du prix de ces denrées sur le marché local.
Cette décision a suscité la joie au sein des populations qui espèrent être épargnées de la spéculation surtout en cette période de ramadan au cours de laquelle généralement les prix de produits à grande consommation prennent l’ascenseur.
Mais, en plus de cette décision salutaire une partie de la population a exprimé son indignation au sujet du réaménagement des horaires de travail saisonniers qui ont vu leur volume augmenter.
En effet, la nouvelle mesure impose aux travailleurs saisonniers de travailler dans les champs de 8 h à 13 h et de reprendre le soir à 14 pour finir à 17 h pour une rémunération journalière de 1500 F CFA.
Or, ces travailleurs ont toujours travaillé dans les champs d’arachide, maïs, riz… du village de 8 h à 12 h le matin et de 14 h à 16 h le soir au même prix, c’est-à-dire à 1500 F CFA par jour. La nouvelle décision fait une augmentation de 2 h de travail sans que leurs salaires s’améliorent.
Les travailleurs saisonniers de Diongaga qui viennent généralement des régions de Ségou et Sikasso estiment que rien ne justifie cette décision. Ils crient à l’acharnement depuis qu’une autre mesure du maire est venue tout chambouler.
En effet, le maire a demandé à la population de Diongaga de n’héberger aucun saisonnier qui n’a pas sa carte d’identité civile. Qu’est-ce que la mairie a fait pour faciliter l’accès de ces cartes d’identité nationale ? C’est la question que des ressortissants de Diongaga se posent.
Or, il n’est pas possible pour les habitants du village de confectionner une carte d’identité sur place. Ils sont obligés de se rendre à Tambakara, un arrondissement, situé à environ 5 km de leur village pour se faire une carte.
Les mesures de la mairie qui avaient pourtant été applaudies par la population, précisément les propriétaires de champs, suscitent déjà l’inquiétude depuis que certains saisonniers ont commencé à quitter le village au moment où les cultures sont au stade de la levée.
Selon un technicien du ministère de l’Agriculture, c’est surtout à ce stade de levée que les plantes ont besoin de main d’œuvre pour le sarclage du mil et le maïs ainsi que le désherbage du riz. Ces opérations consistent à débarrasser les cultures des mauvaises herbes tout en leur permettant de faire normalement leur taillage. Le maire de Diongaga doit donc revoir sa copie s’il veut garantir une bonne récolte.
Amadou Waïgalo

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AGUIBOU BAH, VICE-PRESIDENT STADE MALIEN
" Le titre de champion responsabilise davantage le Stade"
Il y a trois saisons, le Stade était à deux doigts d’offrir, à un public qui lui voue une véritable adoration, un titre pour lui montrer sa gratitude. Afin de jeter davantage de lumière sur un titre décroché dans la douleur, l’énergie et l’espoir, nous avons pris contact avec un homme qui a toujours préféré œuvrer dans la discrétion la plus totale. Aguibou Bah, 2e vice-président, chargé des finances.

Les Echos : Comment l’avez-vous vécu ?

Aguibou Bah : Ce sacre vient après 3 ans. Nous avons traversé des périodes de doute. C’est donc ce doute qui nous a permis de rester éveillé. Ce sentiment a toujours été pour nous une sonnette d’alarme chaque fois que l’on croit qu’on est les meilleurs. On est resté vigilant jusqu’au match contre le COB. Il nous fallait juste cette victoire pour être champion, nous avions tenu à accomplir cette mission. Nous nous étions dit que le rendez-vous avec ce titre était ce match-là.
Les Echos : Ce titre est-il suffisant pour le Stade ? Vous contentez-vous de ce sacre ?

A. B. : Ce titre a amplifié la responsabilité pour toutes les composantes du Stade, notamment les joueurs, le staff technique et les dirigeants, car nous ne voulions pas de ce titre comme un accident de parcours. Nous voulions le mériter. Il doit être pour nous la consécration d’une nouvelle ère, celle qui nous permettra de nous réconcilier toujours avec les titres et les consécrations.

Les Echos : En quoi ce titre est-il différent des autres ?
A. B. : La particularité est que le nouveau bureau, dans sa totalité, est sur la trace de l’ancien. Mais ce que je tiens à dire, c’est que si aujourd’hui nous sommes champions, nous récoltons le fruit du labeur de l’ancien bureau que dirigeait Sam. Et nous leur saurons gré éternellement.

Les Echos : Quel a été l’apport des supporters ?

A. B. : Vous savez au Stade nos supporters ont compris que dans l’entente tout est possible. Ils se sont mobilisés pendant la campagne 2009 comme un seul homme et là le résultat est connu de tous. Et cette année ils étaient là encore à donner du tonus à leur club de cœur, c’est ça aussi le rôle d’un supporter : savoir soutenir son club au moment où il en a vraiment besoin.

Les Echos : Quels sont vos objectifs pour la saison prochaine ?

A. B. : Nous en avons plusieurs, mais l’objectif principal se résume en une qualification à la phase de poules de la Champion’s League africaine, et cela passera nécessairement par un recrutement digne de ce nom sur le plan africain. Au comité de gestion, nous allons créer les conditions afin de permettre à l’équipe de réussir cette mission difficile, mais pas impossible. En plus de cela, nous allons défendre notre titre de champion sur le plan national.

Les Echos : Quid de votre équipe ?

A. B. : Je tiens d’abord à vous remercier, et en profiter pour dire merci et félicitations à ces joueurs qui nous ont fait vibrer pendant ces deux jours, à l’encadrement technique, au comité de gestion, mais aussi au comité de sages pour son soutien constant.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité

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