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2010

Mois d'août

Les Echos du 11 août

 

AFFAIRE WAIC
L’ex-PDG de la BHM Diawara aux oubliettes
L’affaire Diawara et WAIC semble de plus en plus tomber dans les oubliettes. Cependant, un élément nouveau vient relancer le dossier.
Pour mémoire, West African Investment Company (WAIC-SA), société de droit malien créée en juin 2001 et à capitaux majoritairement détenus par des Maliens et dirigée par Ismaïla Haïdara, a, en 2001, approché la Banque de l’habitat du Mali (BHM) pour la viabilisation des titres fonciers n°1665, 1666 et 1704 acquis par Ifa-Baco sur financement de la BHM.
En juillet 2003, la Société Ifa-Baco a cédé à WAIC le programme immobilier connu sous l’appellation "Mangueraie" à 2 milliards de F CFA. Cependant, quand est venu le moment de rembourser, des problèmes se sont posés.
La BHM n’a jamais pu entrer dans ses fonds, ce qui le conduira à déposer une plainte contre M. Haïdara et WAIC. A l’issue des enquêtes, celui-ci a été arrêté, de même que le PDG d’alors de la BHM, Mamadou Baba Diawara.
Les deux ont été condamnés dans un premier temps à 15 ans de prison, puis relâchés et gardés en prison, même si Ismaïla Haïdara a pu partir et que le geôlier a été condamné à un an de prison après… Mais, Diawara est toujours derrière les barreaux et de moins en moins l’on fait cas de sa détention.
L’élément nouveau qui vient de surgir est "la convention de compte courant" entre WAIC et la BHM. Ce document à lui seul vaut son pesant d’or, car c’est son défaut qui vaut au PDG d’être en prison et tout l’argumentaire d’Ismaïla Haïdara a toujours consisté à dire qu’il n’y a jamais eu de convention avec la BHM et que tout a été fait de gré à gré.
Or, il ressort d’un document que nous avons obtenu, que par lettre en date du 5 juillet 2004, le PDG avait explicitement demandé à Me Madina Coulibaly, notaire, ledit document "en référence aux engagements dans nos livres de la WAIC-SA à hauteur de F CFA 4 841 116 899".
Ces éléments nouveaux permettront-ils à Diawara de se blanchir aux yeux d’ATT ? Toute la question est là.
Alexis Kalambry

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GESTION EN CAUSE D’INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE
Qui bloque le rapport de mission Bcéao-CCS/SFD ?
Le gouffre financier que connaît le Centre d’appui nutritionnel et économique aux femmes (Canef) est à l’origine de l’envoi en avril 2010 par le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) d’une mission au Mali. Sur place, elle a travaillé avec la Cellule de contrôle et de surveillance des systèmes financiers décentralisés (CCS-SFD) et aurait envoyé son rapport à la Cellule mais jamais rendu public.
Le Centre d’appui nutritionnel et économique aux femmes (Canef) s’est fait tristement remarquer ces derniers mois du fait du détournement de plus de 700 millions de F CFA par son premier responsable, Bakary Traoré, qui reste jusque-là impuni. Le Canef est en cessation de paiement pendant que les clients exigent aux chefs d’antenne le paiement de leurs dépôts. Ceux-ci se chiffrent à plus de 400 millions de F CFA.
Institution d’épargne et de crédit, le Canef, qui existe depuis un peu plus d’une décennie, s’était fait une notoriété. Mais va-t-on croiser les bras et voir le Canef mourir de sa belle mort ? En attendant d’avoir la réponse à cette question, la Bcéao, depuis son siège de Dakar, avait senti les prémices de la banqueroute. C’est la raison pour laquelle elle avait dépêché en avril 2010 une mission au Mali. Cette mission a mené dans notre pays ses investigations avec la Cellule de contrôle et de surveillance des systèmes financiers décentralisés (CCS-SFD).
Selon nos informations, la mission, qui était pilotée par la Bcéao, était parvenue à la conclusion que le Canef était déjà dans une tourmente financière. Outre les déposants, il doit 150 millions de F CFA à la Banque malienne de solidarité (BMS), 200 millions de F CFA à la Banque nationale de développement agricole (BNDA),150 millions de F CFA à la Banque régionale de solidarité (BRS), etc.
Loi de l’Omerta ?
Avant de rentrer à Dakar, les missionnaires de la Bcéao ont tenu une rencontre de restitution à laquelle ont pris part le ministère des Finances, le directeur de la Cellule de contrôle et de surveillance des systèmes financiers décentralisés, les chefs d’antenne pour leur faire part de leurs observations qui ne plaident pas du tout en faveur du DG du Canef. Aussi la mission s’est engagée à produire un rapport complet à l’intention du Mali à travers la Cellule de contrôle et de surveillance des systèmes financiers décentralisés.
Curieusement, plus de 3 mois après leur retour c’est toujours le silence radio du côté de la Cellule de contrôle et de surveillance des systèmes financiers décentralisés. A en croire nos sources, le siège de la Bcéao ne peut pas commanditer une mission officielle de vérification et ne pas produire son rapport. Il semble que celui-ci est prêt et transmis à la CCS-SFD mais qui ne veut pas le rendre public. Pourquoi ?
Des informations en provenance de la Cellule indiquent que celle-ci soutient bec et ongle que la mission n’a pas encore envoyé son rapport, ce dont doutent beaucoup de gens au regard de la crédibilité d’une institution financière comme la Bcéao. Le blocage se trouve alors à quel niveau ? Pour quelle fin ?
Des questions auxquelles nous n’aurons certainement pas de sitôt des réponses. Nombreux sont les agents du Canef qui doutent de la moralité de la Cellule de contrôle des systèmes financiers décentralisés dans cette affaire. Ils pensent que c’est la Cellule qui fait main basse sur le rapport.
Le directeur de la Cellule, Bakary Diarra aurait chaque fois clamé qu’il n’attend que le rapport de la mission conjointe pour le transmettre au juge d’instruction. En attendant, le fameux rapport, le DG du Canef, Bakary Diarra est bien présent à Bamako et vaque tranquillement à ses occupations au pays de l’impunité.
Mohamed Daou

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KITA
La mairie dans le noir
Plus de 10 millions de F CFA : c’est le montant que la mairie de Kita doit à l’Energie du Mali (EDM-SA). Depuis deux ans, la mairie de la Capitale de l’Arachide n’a payé aucun sou dans le règlement de ses factures d’eaux et d’électricité.
La gestion de la mairie de Kita refait surface depuis que EDM a décidé de lui couper l’électricité pour non-payement de facture. La marie de la Capitale de l’Arachide est en conséquence dans le noir ce qui handicape sérieusement ses activités et suscite les débats sur la gestion controversée du maire URD (Union pour la République et la démocratie) Ibrahim Sory Dabo qui est ces derniers temps au centre des polémiques à Kita.
Selon une source à la direction générale de l’EDM, la ville de Kita doit plus de 11 millions de F CFA à l’EDM. Sur ces 11 millions F CFA, la mairie de la localité engrange plus de 10 millions de factures impayées.
" Depuis deux ans, la mairie n’a pas fait un geste pour éponger l’argent qu’elle nous doit. On a même proposé le payement par tempérament", regrette le chargé de communication de l’EDM Thiona Mathieu Koné qui a évoqué un paradoxe dans l’attitude des municipalités qui exigent d’une part le payement des patentes et accumulent d’autre part des factures impayées d’eau et d’électricité.
La décision de la direction générale de l’EDM de couper du courant à la mairie de Kita a été suscitée par une "hostilité" déclenchée par la mairie de Mopti. Celle-ci, selon M. Koné, a menacé de fermer les services de l’EDM pour non-payement d’impôts (patente).
Or, sur l’ensemble du territoire, les collectivités, notamment les mairies doivent plus d’un milliard de F CFA à l’EDM tandis que, avoue notre interlocuteur, l’énergie du Mali doit payer 800 millions de F CFA de patente.
Quelle destination des recettes ?
Pour le seul cercle de Yanfolila où elle dispose d’un barrage à Sélingué, l’EDM paye une patente annuelle de 150 millions de F CFA. "Nous avons l’obligation de payer les patentes, mais il faut que les mairies s’acquittent au moins des récentes factures", soupire M. Koné.
A Kita la population s’interroge sur l’usage fait des recettes tirées des droits de traversés auxquels sont soumis les véhicules de transports en commun, les taxes municipales payées par les commerçants et de l’établissement des états civils ou encore de l’opération de morcellement de terrains présentement en cours. Ces différentes activités sont pourtant sources de revenues pour les mairies.
La mairie vient à peine de résoudre la question du payement de son personnel qui est resté pendant des mois sans solde. On se souvient que ce retard dans le payement des salaires a provoqué à l’époque une paralysie à cause des débrayages.
A ces dysfonctionnements, il faut noter le mauvais rapport qu’entretient le maire avec la population au sujet de certains projets de développement de la ville. Ibrahim Sory Dabo a eu maille à partir avec le collectif des femmes commerçantes qui l’accusent d’avoir spolié leurs places après l’aménagement du marché de Niafala.
Aussi, le maire était-il récemment dans le collimateur de la jeunesse de Kita qui, à travers son Conseil des jeunes (CNJ), l’accuse de spéculation foncière. Dans une lettre le CNJ-Kita a fait injonction au maire d’arrêter les travaux de construction de magasins sur une place publique.
Amadou Waïgalo

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DABA DIAWARA SUR LA REVISION CONSTITUTIONNELLE
" Aucune menace sur le processus démocratique"
Le président du Parti de l’indépendance, de la démocratie et de la solidarité (PIDS), Daba Diawara, pense que les réformes engagées par le président Amadou Toumani Touré par rapport à la Constitution ne font peser aucune menace sur notre processus démocratique ni ne conduisent à aucune dérive monarchique.
C’était au cours de l’ouverture des travaux du 3e congrès ordinaire du PIDS. Daba Diawara estime que sauf si les tenants de cette thèse considèrent que la démocratie a disparu des pays qui figurent parmi les plus avancées du monde et dans lesquels le président de l’institution chargée de faire respecter la constitutionalité des lois et de gérer le contentieux des élections nationales est nommé par le président de la République ou ceux dans lesquels il définit la politique de la nation.
Daba Diawara en a appelé à une grande mobilisation en faveur du projet. Cette sortie de Daba Diawara n’a guère surpris les partis politiques invités dont le RPM, représenté par son président Ibrahim Boubacar Kéita. Pour le président du RPM, "le débat aura lieu Inch Allah !".
Les réformes préconisées par le président ATT suscitent de nombreuses interrogations. Si certains comme Daba les jugent opportunes, d’autres sans les rejeter, veulent une clarification des visées du président de la République. La création du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), qui se réclame du chef de l’Etat, en rajoute à la confusion.
Denis Koné

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LA CODEM A BANDIAGARA ET SAN
Housseini Guindo fustige la réforme des examens
Housseini Amion Guindo, le président de la Convergence pour le développement du Mali (Codem), a profité de ses sorties à Bandiagara et à San le week-end dernier pour dénoncer les politiques éducatives, en l’occurrence la nouvelle réforme des examens.
" Les résultats : 32,89 % au DEF, 29,18 % au bac sont catastrophiques ! Ayons le courage de le reconnaître. Ils ne s’expliquent seulement pas par le niveau des élèves, mais simplement par une politique éducative balbutiant depuis près de deux décennies". Ces propos ont été tenus le week-end dernier par Housseini Amion Guindo, président du Codem à Bandiagara et à San.
Devant ses nombreux militants, Housseini Amion Guindo expliquera que ATT n’a pas fini de résoudre la crise que les résultats lamentables au DEF et au baccalauréat viennent nous convaincre que le chemin de sortie de crise de l’école est encore loin.
M. Guindo a déploré qu’au lieu de partir de la base de la pyramide scolaire, les nouvelles réformes soient parachutées à un niveau intermédiaire du système conduisant, comme dans un abattoir, la majorité de jeunes scolaires à l’échec.
" Ceux-là, qui pour la plupart, assument les destinées de notre système éducatif ont leurs enfants hors du système dans des écoles à l’étranger ou dans des programmes scolaires internationaux délocalisés à Bamako. Ils ne croient ni au pays, ni au système mis en place par eux-mêmes sur les enfants d’autrui. Quelle déloyauté de vouloir convaincre de la performance d’une réforme à laquelle on ne fait pas soi-même confiance ! En refusant de soumettre les siens à cette politique. L’Etat doit s’assumer d’abord au lieu de s’en prendre aux enfants".
Pour le président de la Codem, la nouvelle réforme est un fossé éducatif ou un duopole culturel. Comme solution à la situation actuelle, il faut, selon lui, un code moral qui disqualifie de la gouvernance politique tous ceux qui font sortir leurs enfants du pays.
Sidiki Doumbia

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ASSISES DE L’IAPRP
Prévenir les risques professionnels
La vision de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (IAPRP) est de bâtir une organisation qui permettra de développer, entre autres, la connaissance et l’évaluation scientifique des risques en milieu professionnel.
Les 5es assises de l’IAPRP ont démarré mardi 10 août 2010 à Bamako sous la présidence du ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées Sékou Diakité. Elles regroupent les directeurs généraux et adjoints des caisses et les responsables des organismes de sécurité sociale venus des 9 pays membres de l’IAPRP.
C’est un cadre idéal de partage et d’échange pour apporter les solutions aux problèmes quotidiens liés aux risques professionnels.
Pour le président sortant de l’IAPRP, le directeur de la Caisse du Sénégal, Ibrahima Guèye, la cartographie des risques professionnels au niveau de chaque pays est un élément de haute portée qui va être analysée au cours des assises.
M. Guèye a rappelé certains acquis de son institution dont l’instauration d’une Journée africaine de la prévention des risques professionnels, célébrée le 30 avril de chaque année dans tous les pays membres de l’IAPRP.
" Cet événement majeur a l’intérêt de mobiliser l’opinion nationale et développer ainsi une conscience plus affirmée en faveur de tout ce qui touche la prévention des risques professionnels", a affirmé l’ex-président de l’IAPRP qui trouve que la volonté commune de partager des valeurs de prévention des risques professionnels conduit à l’amélioration des conditions de travail et de productivité, est un gage de tout développement.
En marge des travaux de la rencontre, les participants vont prendre part à un atelier de réflexion sur la mise en œuvre de la démarche "Prévention, productivité et développement durable", qui constitue un plaidoyer des structures de prévention des risques professionnels.
Le ministre Sékou Diakité et le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Bréhima Noumoussa Diallo, ont indiqué qu’il s’agit de promouvoir de meilleures conditions de travail pour créer l’emploi et protéger les travailleurs.
La présidence de l’IAPRP est désormais assurée par le Bénin.


Travail mortel en Afrique
Parlant du risque professionnel en Afrique, le directeur de l’INPS a évoqué la nécessité de la promotion d’une culture de la prévention et d’une approche globale des systèmes de gestion de la santé et de la sécurité au travail.
Selon M. Diallo, les statistiques de l’Organisation internationale du travail (OIT) font ressortir que l’Afrique ne représente que 2 % des emplois dans le monde et comptabilise cependant à elle seule 18 % des accidents de travail mortels.
A. W.

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AMICAL MALI-GUINEE
Giresse réussira-t-il son baptême de feu ?
Cet après-midi, les Aigles affronteront la Guinée à Marignane, près de Marseille (France). La prestation de l’entraîneur national, dont c’est le baptême du feu, sera passée au crible par le public sportif.
L’entraîneur Alain Giresse a été rejoint en France par la plupart des joueurs convoqués. Les Aigles se sont retrouvés le lundi dernier pour préparer leur déplacement à Marignane. La classe a bien changé : un nouveau professeur et beaucoup de nouveaux élèves. Parmi les 23 appelés, 4 n’avaient jamais été conviés dans le nid.
" Porter le maillot national est quelque chose de plaisant et un rêve", déclare le portier du COB, Adama Kéita. Et pour ceux qui ont un peu plus d’expérience, cette rencontre a été l’occasion d’avoir un contact avec Alain Giresse. Le nouveau sélectionneur a fait un bref discours à ses joueurs avant de diriger sa première séance d’entraînement.
" Il a des principes et une ligne de conduite à respecter. Il est très exigeant envers ses joueurs, envers son staff et envers lui-même", déclare un cadre de l’équipe. Le premier buteur africain de la Ligue 1 de France, Sigamari Diarra, pense que ses retrouvailles augurent un bon départ pour l’équipe nationale.
" Nous revenons après la Can, nous disposons d’un nouvel entraîneur, des dirigeants compétents pour pouvoir faire quelque chose dans ce match amical et pendant la campagne des éliminatoires de la Can. Pour cela, il y a beaucoup de choses à mettre en place".
Sauf surprise de dernière minute ou pépin physique, le onze de départ pourrait être celui qui débutera les éliminatoires de la Can-2012, le 5 septembre contre le Cap-Vert à Praia.
A signaler que dans les rangs guinéens, on note la présence du défenseur du Djoliba, Sory Ibrahima Bangoura.
Boubacar Diakité Sarr

 

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

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Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

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La conjuration

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