Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois d'août

Les Echos du 10 août

 

BOUBACAR BAH DIT BILL, PRESIDENT DE L’AMM
" Nous allons construire une nouvelle citoyenneté"
Dans l’interview ci-dessous, le président de l’Association des municipalités du Mali (AMM), Boubacar Bah, tire le bilan de la tournée qui l’a conduit successivement à Koulikoro, Ségou, Sikasso, Kayes. Il parle de la nouvelle vision de l’AMM, du statut des maires, du verdict du tribunal administratif, mais surtout de la nécessité d’un changement de comportement du citoyen.
Les Echos : Vous venez de boucler la première étape d’une tournée qui vous a conduit à Koulikoro, Ségou, Sikasso et Kayes. Quels sont les premiers enseignements de ces rencontres ?
Boubacar Bah : L’enseignement, c’est d’abord que les maires, dans leur très grande majorité, sont sortis massivement comme ils l’ont exprimé le 15 avril dernier, quand nous avons imposé le congrès ordinaire. Comme ils l’ont manifesté également quand nous avons clôturé le congrès du 16 mai dernier. Ils ont réaffirmé leur soutien à notre bureau. Ils ont réaffirmé leur engagement pour que l’AMM aille de l’avant. Vous avez constaté vous-même que ce soit à Koulikoro, Ségou Sikasso ou Kayes, il n’y a pas eu de question taboue. Toutes les questions ont été posées. Des questions concernant la décision du tribunal administratif et l’appel que nous avons fait. Donc, nous avons apporté des réponses à toutes les questions que se posent les maires. Je vous laisserai le soin d’analyser leurs points de vue.
Les Echos : Partout où vous êtes passé, les maires ont exprimé leurs problèmes quotidiens. Alors, quelles sont les grandes préoccupations ?
B. B. : Les préoccupations ddes maires, c’est leur sécurité. Leur sécurité face aux autres services, l’incompréhension qui existe entre eux et les autres, leur rémunération parce que les charges sont importantes. Ensuite comment faire face aux nouvelles charges que les communes doivent supporter, c’est-à-dire par exemple : les salaires des nouveaux fonctionnaires. Donc voilà un peu, certaines de leurs préoccupations et ensuite le développement des activités communales pour que le mandat qui leur à été confié, ils puissent le remplir. Il y a aussi la qualité du service d’appui. Avant, il y avait les CCC, aujourd’hui ce sont d’autres agents qui remplacent ces fonctions-là.
Les Echos : Est-ce que l’AMM a aujourd’hui les moyens pour faire face à tous ces problèmes ?
B. B. : J’ai trouvé déjà sur place une forte intercommunalité. Nous nous baserons sur cette intercommunalité et des réflexions qui ont été menées par d’autres organes, structures comme les ONG ou qui accompagnent l’AMM, les collectivités. A savoir : d’abord l’administration territoriale, à travers ses services de formation, le service néerlandais de coopération, les différents programmes de PACT, les programmes animés par la BAD, les programmes financés par l’Union européenne. Donc par la communauté des bailleurs de fonds qui ont appuyé les communes jusqu’ici, les uns et les autres pensent que tout ce qui a été acquis soit valorisé et comptabilisé. Et donc d’utiliser ces résultats pour répondre aux préoccupations des maires. Par exemple concernant la sécurité, on a proposé le cadre de l’intercommunalité pour résoudre ces genres de difficultés. Il est bon de partager, tel maire a eu tel type de difficulté, nous l’avons résolu dans tel autre contexte, comment on peut reprendre le même mécanisme et l’adapter au contexte particulier de Kayes ou bien de Koulikoro, Sikasso.
Donc, nous parlons des acquis pour les valoriser. Et ces acquis-là viennent et de l’Etat et de ses partenaires que j’ai cités.
Les Echos : Au cours des différentes rencontres, les maires en tout cas dans leur grande majorité ont exprimé leur soutien au président de l’AMM et au bureau de l’association. Qu’est-ce que ça vous fait ?
B. B. : Ça renforce ma sérénité. Quand vos collègues estiment qu’ils vous soutiennent, qu’il faille aller de l’avant, qu’il ne faut pas baisser les bras, qu’il faut continuer de travailler et que les résultats qui ont été acquis le 16 mai dernier seront reconfirmés en cas de reprise, mais vous ne pouvez être que satisfait. Et moi, je leur ai répondu à Koulikoro, à Ségou, à Sikasso et à Kayes que je fais confiance à la justice de mon pays. Donc je suis serein comme les autres membres du bureau.
Les Echos : Au cours des rencontres, il a été question du verdict du tribunal administratif. Quel commentaire faites-vous de cela ?
B. B. : J’ai dit que je ne commenterai pas les arrêts du tribunal administratif. Il appartient à mes avocats de répondre à ces questions. Je m’en tiens aux commentaires de ceux-ci. Pour le moment, nous continuons à travailler parce que nous avons fait appel du jugement du tribunal administratif.
Les Echos : Vous entendez insuffler une nouvelle vie, un nouvel élan à l’AMM. Pouvez-vous nous dire quelques grandes lignes de ce programme ?
B. B. : Nous sommes là pour confirmer, pour réaffirmer que l’AMM est la première interlocutrice de l’Etat et de ses partenaires pour le développement des communes et aux côtés de l’Etat. Nous sommes un syndicat pour répondre aux préoccupations : la sécurisation des maires, la redéfinition du statut des maires, la valorisation de la fonction de maire, la prise en charge des éventuelles rémunérations des maires, l’approfondissement de l’intercommunalité pour aller vers le développement, vers tout ce qui est décrit dans le code des collectivités concernant nos responsabilités en matière de santé, d’éducation en matière de gestion de ressources nationales et surtout en matière de développement économique.
Donc c’est ensemble que nous devrons impulser cela. Que les communes et les collectivités ne restent pas dans la gestion de la réglementation de l’état-civil et autres, mais que les communes soient des entrepreneurs, que le maire et la commune sont là pour créer de nouvelles richesses pour augmenter la production, élargir la base de production afin que les populations vivent mieux, mais en tenant compte des contraintes. Nous avons des contraintes. Nous l’avons parlé. Là où il y a l’enclavement, il faut qu’on trouve une solution. A Kayes ici, il y a des communes qui ne reçoivent pas le téléphone, la radio nationale, mais aussi des communes dont les chemins ne sont pas praticables. Il y a le changement climatique, la pollution dont il faut tenir compte. Il faut tenir compte aussi des préoccupations des populations de Kéniéba et de Kayes qui sont confrontées à des problèmes. Les communes doivent s’impliquer dans tout cela pour, qu’avec les populations et aux côtés de l’Etat, trouver des solutions les plus viables pour un développement durable.
Les Echos : Donc avec la nouvelle vision, les communes vont se sentir mieux ?
B. B. : J’espère ! C’est-à-dire si nous nous impliquons. Qui ne fait rien, n’a rien. Il s’agit de cela. Si nous allons aux côtés de l’Etat poser les problèmes correctement, on a déjà un début de solution. L’Etat doit être proactif, c’est à l’AMM d’avoir une capacité de négociation pour faire en sorte que chaque commune membre puisse trouver une solution à son problème. Faisons en sorte que chaque maire ait confiance en lui-même pour pouvoir développer sa commune dans le sens général du terme. Pas seulement la richesse mais la richesse immatérielle qui est plus de responsabilité, plus de citoyenneté afin que dans les dix ans à venir qu’on puisse dire, tiens ! Il y a un changement parce que les communes ont décidé de prendre leur sort en main.
Les Echos : Donc, un changement de comportement ?
B.B. : Oui ! Forcément, nous allons construire un changement de comportement. Il faudrait une nouvelle citoyenneté, il faudrait que nous ayons un nouveau citoyen conscient de ses droits, mais également de ses devoirs. C’est de cela qu’il s’agit. Donc si les maires changent, il faudrait aussi un changement de comportement. Mais c’est au maire de leur montrer ce qu’il a promis de faire et qu’il peut le faire et qu’on peut construire une nouvelle citoyenneté. Et c’est de ça qu’on a échangé avec nos camarades et c’est de ça que nous avons mis en chantier afin de partir de ce qui a été bâti pour ajouter notre contribution.
Les Echos : Certains élus ont jugé nécessaire d’instaurer un salaire pour les maires, leur plan de carrière. Comment réconcilier le plan de carrière, le paiement des salaires avec les textes actuels qui disent que la fonction des maires, c’est du bénévolat ?
B.B. : Forcément, nous allons avec notre administration de tutelle procéder à une relecture. Je crois qu’aujourd’hui, il est acquis qu’on doit aller à une relecture de ces textes qui ont été écrits, il y a dix ans.
Dix ans après, on doit observer une pause et remettre beaucoup de choses en cause, relire entièrement et faire de nouvelles propositions. C’est dans ce cadre qu’on redéfinit le nouveau statut du maire et répond à l’ensemble des revendications qui ont été posées et voir qu’est-ce qui peut se faire à court terme, moyen et long terme. Parce que comme on le faisait, il y avait une volonté politique affichée dans les années 90. On y est allé. Maintenant, au vu de ses débats démocratiques, il est bon d’évaluer et maintenant de donner de réponses satisfaisantes, parce que déjà les communes de 2010 ne sont plus comme les communes de 1992 ou bien de 1998.
Les Echos : Quel est l’appel que vous avez à lancer ?
B. B. :. De rester confiant de se dire qu’il faut de nouveaux citoyens avec plus de responsabilité, plus d’abnégation, plus d’engagement, nous trouverons des solutions aux défis.
Propos recueillis, à Kayes, par
Amadou Sidibé

Acceuil


DEGUERPISSEMENT DE KIOSQUES EN COMMUNE I
La DNUH prend ses responsabilités
C’est sur instruction de la direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) que la mairie de la Commune I a procédé la semaine dernière au déguerpissement des détenteurs de kiosques. L’opération participe de l’amélioration du cadre de vie des habitants de la Commune.
Les abords du terrain de football de Korofina étaient anarchiquement occupés par des détenteurs de kiosques. Ces installations provisoires avaient contribué à dégrader le cadre de vie dans le secteur. Face à la prolifération désordonnée des kiosques, la direction nationale de l’habitat et de l’urbanisme n’a pas voulu rester de marbre. C’est ainsi qu’elle a écrit officiellement à la mairie de la Commune I de prendre des dispositions pour l’enlèvement des kiosques.
Pour l’exécution de cette décision, les autorités communales ont observé des préalables notamment la commission d’un huissier qui a transmis des sommations aux occupants. De plus, la mairie a tenu plusieurs rencontres avec l’ensemble des occupants pour les informer de la situation qui prévaut. Selon le 1er adjoint au maire de la Commune I, M’pê Diarra, l’opération a touché une trentaine de kiosques. "C’est dans le cadre du dégagement des voies qu’il a été demandé de démonter les installations. La direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat nous a envoyée une lettre dans ce sens", explique-t-il.
Aux dires de M. Diarra, "les autorisations attribuées aux détenteurs des kiosques étaient toutes provisoires et datent pour la plupart de 2001, 2002 et 2003. La plupart des autorisations ne sont pas de notre mandat". Sur les autorisations provisoires dont copie nous a été présentée par le 1er adjoint au maire, il est écrit : "la présente autorisation qui est délivrée à titre provisoire peut être retirée ou annulée à tout moment par l’autorité municipale en cas de nécessité sans compensation ni indemnité à la charge de l’administration communale".
Notre interlocuteur indique que l’opération de déguerpissement vise l’assainissement de la Commune I. M’pê Diarra soutient que tout s’est déroulé dans le calme et la sérénité. "Les occupants ont démonté elles-mêmes leurs installations. La mairie a accordé un délai d’un mois à ceux qui avaient fait de gros investissements. Ces personnes étaient au nombre de deux. Seule une personne est restée avant l’expiration du délai". L’opération de déguerpissement s’est déroulée en présence de la direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat.
A la mairie, l’on affirme que l’édile, Mme Konté Fatoumata Doumbia est intervenue sur les antennes de radio Kayira pour expliquer le sens d’une autorisation provisoire.
Que dire alors de cette campagne d’intoxication contre Mme Adame Ba Konaré, promotrice de Muso Kunda ?
Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


BRUITS SOURDS
Présidence : la maison du Ségal retapée à 90 millions F CFA
Pour ceux qui l’auront constaté, le secrétaire général de la présidence de la République qui habite à Korofina a changé de logement. Il a élu domicile ces derniers temps dans un bâtiment sur la route de Koulouba non loin de la Faculté des sciences juridiques et économiques (FSJE).
La raison de ce déménagement est que sa maison est en reconstruction. L’ancienne bâtisse du Ségal était conçue pour une famille nucléaire. Maintenant qu’il a senti le besoin de l’agrandir, des travaux de grande envergure ont été entrepris sur le site. De sources dignes de foi, la rénovation du bâtiment à Korofina du secrétaire général de la présidence de la République a coûté pour un départ 90 millions de F CFA.
Cependant, le propriétaire aurait estimé qu’il n’est pas satisfait de la qualité des travaux. Il a demandé la reprise quitte à lui-même de payer le complément. De toutes les façons, le Ségal de la présidence n’a pas encore regagné Korofina. Il est toujours dans un bâtiment sur la route de Koulouba en attendant la finition des travaux de son bâtiment new-look.

 

PDES : des ministres refusent d’adhérer
Porté sur les fonts baptismaux le 17 juillet 2010 par les ATT boys, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) comporte plus de 100 membres dans son bureau. Il compte dans ses rangs des ministres de la République. Les "amis" du président de la République ont démarché des ministres pour les accompagner dans leur aventure politique. Mais certains parmi les personnes démarchées ont poliment mais fermement opposé une fin de non recevoir à la requête d’adhésion des "amis" du président de la République.
Considéré à tort ou à raison comme "le Parti de la destruction économique et sociale", le PDES n’a pas pu rallier à sa cause des ministres du gouvernement. A ce niveau, la tâche n’a pas été facile pour lui. Gageons que ceux qui ont décliné la proposition d’adhésion ne s’attirent pas la colère de Koulouba.

 

Dnasses : des postes vacants
A la direction nationale de l’action sociale et de l’économie solidaire (Dnasses), des postes de responsabilité sont présentement inoccupés. Il s’agit en l’occurrence des postes de chef de division et de service. Suite à la nomination de ceux-là qui les occupaient, des postes sont restés vacants à la Dnasses. Si les ressources humaines au sein de cette direction ne font pas défaut, il y a véritablement un problème de cadres compétents pour les diriger.
C’est la raison pour laquelle, le directeur national de la Dnasses ne se serait pas précipité pour procéder à des nominations. Il serait perplexe car ne sachant pas qui prendre. Cette situation démontre à bien d’égard que le problème de cadres valables se fait sentir avec acuité.

 

IL N’Y AURA AUCUN RETRAITE MILITAIRE CETTE ANNEE
De quoi ATT a-t-il peur ?
Pour célébrer le cinquantenaire de notre indépendance, le bien aimé général-président joue la fraternité d’armes en choyant l’état-major et la troupe. En effet, mardi dernier par une demande suscitée, le chef d’état-major des armées a supplié le général-président de bien vouloir prolonger d’un an le contrat de tous les militaires tous grades confondus devant faire valoir leur droit à la retraite en fin 2010. Requête que le bien aimé général-président s’est empressé de satisfaire.
Il convient de signaler qu’un aucun autre corps, à aucun moment de notre Histoire récente, n’a bénéficié de cette faveur collective exception faite en 1973 ou 1974 du rappel en activité d’enseignants de formation et cela sur la base du volontariat sous le régime du Comité militaire de libération nationale (CMLN).
Ainsi le général-président crée lui-même une situation potentiellement dangereuse non seulement pour lui mais également pour son successeur qui aura la gestion de cet impair.
Aussi, nous nous interrogeons sur la portée symbolique de cette décision hasardeuse et inéquitable. Le chef suprême des armées a-t-il mesuré l’impact financier et social de sa décision ainsi que la réaction des partenaires au développement ? Saura-t-il refuser cette même faveur aux partants à la retraite de 2011 ? Nous doutons fort qu’il ait mesuré le risque de "coupure" entre civils et militaires d’une part et entre paramilitaires et militaires et lui-même d’autre part.
Mais en fait de quoi le général a-t-il peur ? De ne pas sentir toute l’armée autour de lui lorsque par digression l’Assemblée nationale fera sauter la limitation du mandat présidentiel ? Rien n’est à exclure dans ce pays engagé dans des calculs de diable.

[haut]

Acceuil


CONTRE LES ARMES A SOUS-MUNITION
Un traité d’interdiction entre en vigueur
Adoptée à Dublin le 30 mai 2008 et ouverte à la signature à Oslo en décembre 2008, la convention interdisant l’utilisation des bombes à sous-munition est entrée en vigueur le 1er août 2010.
Cette convention interdit l’utilisation, la fabrication, le stockage et le transfert des bombes à sous-munitions et exige la destruction des stocks sous huit ans, la dépollution des zones contaminées sous dix ans ainsi que l’assistance aux survivants des bombes à sous-munitions et aux communautés touchées.
La bombe à sous-munition est une arme contenant de multiples petites sous-munitions explosives ou mini-bombes. Elles sont larguées en vol ou tirées au sol et sont conçues pour éclater entre ciel et terre, libérant les sous-munitions et saturant une zone pouvant atteindre la taille de plusieurs terrains. Ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas faire la distinction entre civils et soldats.
Nombre de sous-munitions n’explosent pas à l’impact et restent une menace pour les vies et les moyens de subsistances pendant des dizaines d’années après un conflit.
Pour Abba Touré d’Amnesty international, les bombes à sous-munitions constituent un danger pour les peuples et 60 % de ces armes sont détenues par les populations civiles et utilisées en cas de conflits.
Selon les déclarations de Marion Libertucci, co-président de la Cluster munition coalition (CMC), « le travail est déjà en cour pour mettre en œuvre les dispositions de la convention, ce qui montre que les Etats sont sérieux à mettre fin aux souffrances des civils causées par les bombes à sous-munitions et à aider les survivants et les communautés touchées à jouir de leurs pleins droits humains ».
A ce jour, 107 pays ont signé la convention et 37 l’ont ratifié. Parmi ceux-ci figurent d’anciens utilisateurs et fabricants de bombes à sous-munitions ainsi que les pays touchés par les armes.
Dix-huit pays africains l’ont ratifié. Le Mali est le 37e pays ayant ratifié cette convention relative à l’interdiction des bombes à sous-munitions.
Anne-Marie Kéita

[haut]

Acceuil


DRAME DE LA ROUTE AU BADIALAN I
Une Sotrama tue un gendarme
Une Sotrama a écrasé hier lundi 9 août, aux environ de 12 h, un jeune gendarme au Badialan I, devant la maison du capitaine Sidibé. Des populations du quartier ont barricadé les routes et livré une guerre aux véhicules de transport en commun.
Domicilié au Badialan, le jeune gendarme sur une moto « Jakarta », quittait chez lui pour un besoin derrière le goudron qui passe devant la maison du capitaine Sidibé. Dans sa traversée de la chaussée, il a été mortellement écrasé par une Sotrama qui roulait en trombe. La victime déchiquetée sous la violence du choc, est décédée sur le champ.
Choquée, la population du Badialan I ont barricadé les routes et livré une guerre aux Sotrama et les véhicules de transport en commun. La brigade anti-émeute du GMS a eu de la peine à débarrasser la voie. Des policiers se sont livrés à une course-poursuite contre des émeutiers jusque dans les rues et maisons environnantes du Badialan.
Etaient présents sur le lieu de l’accident des policiers, gendarmes, gardes et des agents de la protection civile.
Sidiki Doumbia

[haut]

Acceuil


 

KAYES
Bill à la rencontre des maires
Parti à la rencontre des maires de la première région (Kayes), le président de l’Association des municipalités du Mali, conformément à un calendrier établi en fin mai, a échangé sur les préoccupations des populations locales.
Comme à Koulikoro, Ségou, Sikasso, Kayes était l’hôte du président de l’Association des municipalités du Mali (AMM) Boubacar Bah dit Bill et certains membres de son bureau. Kayes constitue une étape d’une tournée qui le conduira après le ramadan à Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal.
Avec les élus de la première région sortis en très grand nombre, Boubacar Bah dit Bill, à pendant plus de quatre heures fait une présentation des membres de son bureau élu le 16 mai dernier, échanger sur les préoccupations des communes, discuter sur les projets à court, moyen et long terme de l’AMM.
Bill a également exposé sur la nouvelle vision qu’il entend insuffler à son association. Mettre le citoyen au cœur du changement a été l’un des messages forts de Bill lancés à l’endroit des maires (plus de 80). Pour les élus, la rencontre est une première du genre « descendre à la base nous écouter, recenser nos préoccupations en faire un rapport pour la recherche de solution, nous n’avons jamais vu cela à l’AMM depuis sa création ».
Sur le verdict du tribunal administratif, les maires à l’unanimité ont fait bloc derrière le bureau de l’AMM « Nous soutenons sans réserve le bureau élu le 16 mai », ont-ils affirmé. Le maire de Niolo du Sahel a été catégorique : « Au Mali, on a pris l’habitude de distraire les gens dans leur travail. Nous avons un autre combat qui n’est pas celui de la justice. Les populations souffrent. On doit s’atteler à chercher de solutions à leurs maux ». Pour le deuxième adjoint du maire de Tokyoïte, « le train est déjà en marche. Ceux qui veulent l’emprunter doivent nous rejoindre au prochain arrêt ».
Sur le verdict du tribunal administratif Bill a refusé tout commentaire arguant que ce travail revient aux avocats. Il a tenu tout de même à dire que ce verdict est suspensif en attendant la sentence de la Cour suprême.
C’est sur une note d’espoir et d’appel au travail que le maire de la commune V du district de Bamako, président de l’AMM a pris congé de ses camarades.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial à Kayes)

[haut]

Acceuil


 

ELIMINATOIRES CAN JUNIOR
Le Mali au second tour
Les Aiglons se sont qualifiés pour le 2e et dernier tour des éliminatoires de la Can junior en s’imposant (2-0) dimanche dernier à Ndjamena (Tchad). Les buts maliens ont été inscrits en seconde période par Seydou Diallo et Ibourahima Sidibé.
" Je pense que nous méritons la qualification. Depuis le match aller, on pouvait gagner largement, malgré les occasions ratées, le public malien est resté derrière en soutenant son équipe. Ils ont gagné 2-0 avec la manière, je crois que c’est une bonne chose surtout devant une équipe tchadienne volontaire et engagée", a déclaré Sékou Diallo "Cheick", l’entraîneur des Aiglons. A l’aller, le Mali avait gagné par le même score. Au prochain tour, le Mali affrontera le Gabon, tombeur de l’Angola avec match aller à Bamako.
Sarr

 

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org