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2010

Mois d'août

Les Echos du 09 août

 

IL FAUT LE DIRE
Piété ou hypocrisie ?
Revoilà ramadan ! Tel est le cri de joie des vrais religieux qui savent l’importance de ce mois qui commémore la révélation du Saint Coran au prophète de Dieu ; un moment de ferveur religieuse, de dévotion et de bonté qui n’auront leur salaire que le jour du Jugement dernier que tout musulman pratiquant se doit d’honorer.
Certes, les mosquées seront bientôt bondées de "fidèles", on se croirait même par endroits à la périphérie de la Kaaba, tant l’affluence sera grande. Or, tout compte fait, la foi ne sera pas toujours au rendez-vous. Il y aura plus de m’as-tu-vu que de sincérité dans les comportements. Toutes les attitudes décriées précédemment continueront leur petit bonhomme de chemin. On se consolera en se disant que le pèlerinage à La Mecque ne changera pas d’un iota le chat surtout placé en face d’un bol de lait.
Il n’empêche ! Je continuerai de dédaigner - Dieu me le pardonnera en ce mois de pardon - ces compatriotes surtout commerçants qui prennent les airs de princes arabes, "musulmans dans l’habillement", qui prient tous azimuts, mais qui ne voient au mois béni que l’occasion de faire plus de profits au détriment de leurs humbles "coreligionnaires". Les prix des denrées montent par leur simple vouloir. C’est à prendre ou… à prendre, parce que le consommateur n’a pas d’autre choix.
Mois de pitié et de piété ? Le ramadan a été transformé en moment de calvaire pour beaucoup par la faute de faux dévots qui, bien qu’observant le jeûne pour échapper au jugement des hommes, ne cessent de casser, de l’aube au coucher du soleil, le sucre sur le dos de leurs semblables : malveillances, dénigrements, calomnies, diffamations… deviennent leurs passe-temps favoris pour "tuer" le temps alors que chaque jour qui passe nous rapproche de l’Inéluctable.
Mois de solidarité ? Bof ! Il n’y a plus que les fondations qui s’y mettent réellement en distribuant vivres et argent aux vrais nécessiteux ; nous autres sommes engagés dans une concurrence mortelle pour nos maigres ressources. Aujourd’hui, ce n’est plus le geste symbolique du fils, de la fille, du beau-fils, de la belle-fille, du neveu, de la nièce… qui compte. En revanche, chacun est jugé à son pouvoir d’achat, c’est-à-dire adulé ou dédaigné pour un kilo de sucre en plus ou en moins ou un plat moins copieux qu’espéré.
Quitte à voler, il faut éviter d’être la risée sur la balance Roberval du sucre ou du repas de rupture du jeûne offert au nom de Dieu.
J’en veux à cet érudit qui oublie d’imposer que les choses à la mosquée se fassent dans les règles de l’art et donc laisse par exemple n’importe quel quidam ânonner (blasphémer, conviendrait mieux) l’appel à la prière. Or, le dogme, qui ne tolère aucune complaisance, est le fondement de la religion. Le Jour de la séparation du bon grain de l’ivraie, "beaucoup seront étonnés d’être surpris" comme aiment à le dire nos amis ivoiriens.
Bref, que Dieu nous guide néanmoins sur le droit chemin, Lui qui saura reconnaître les siens et bon mois de ramadan à tous !
A. M. T.

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3e CONGRES ORDINAIRE DU PIDS
Pour une nouvelle politique de gauche
Le 3e congrès ordinaire du Parti de l’indépendance, de la démocratie et la solidarité (PIDS), tenu samedi et dimanche au CICB, a discuté du rapport d’activités du bureau politique national et procédé à une analyse de la situation interne du parti et du pays.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du parti, Daba Diawara, a indiqué que le PIDS restait fidèle aux idéaux des présidents Mamadou Konaté et Modibo Kéita et leurs compagnons. « Il est déterminé à poursuivre leur œuvre avec courage et détermination et sans aucun calcul politicien, en relation avec tous les partis qui les partagent et dans le cadre de tout regroupement qui aurait pour ambition de construire et de mettre en œuvre une nouvelle politique de gauche pour le Mali démocratique du 21e siècle », a affirmé Daba Diawara.
A ses dires, son parti a joué sa partition au sein de l’ADP pour l’élection du président ATT pour son second mandat. Daba Diawara a estimé que le PIDS dans ce regroupement s’est comporté de façon responsable, emprunt de loyauté et saura tirer de cette expérience des enseignements pour l’avenir.
Pour l’heure les objectifs du parti restent la consolidation d’un Etat démocratique respectueux des droits et libertés, la construction d’une économie de liberté et de solidarité, la sauvegarde des valeurs culturelles et l’intégration.
Le PIDS, a ajouté Daba Diawara, se réjouit de l’initiative du président d’engager des réformes. Celui qui a dirigé le Cari (ex-Comité d’appui aux reformes institutionnelles) a rappelé que l’initiative d’entreprendre des reformes avait été prise depuis 2000.
Le PIDS, selon son président, a précisé qu’il ne peut y avoir matière à débat sur la régularité et la légitimité de la démarche proposée par ATT, car le processus engagé, a souligné Daba est tout à fait démocratique et va donner l’occasion à tous ceux qui se disent n’avoir pas consulté à se faire entendre.
Au terme du congrès un nouveau bureau a été mis en place. Nous y reviendrons.
Denis Koné

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DETOURNEMENT AU CANEF
Les clients exigent leurs dépôts
Les déposants au Centre d’appui nutritionnel économique aux femmes (Canef) ne veulent rien entendre si ce n’est la restitution de leurs fonds qui ont été utilisés à d’autres fins par le directeur général, qui reste injoignable.
Le DG du Canef a décidé d’enterrer l’institution de micro finance en raclant le fond de caisse de la boîte. Les faits sont d’autant plus avérés qu’il n’y a plus rien dans les guichets pour payer les clients. Les comptes sont au rouge du fait d’un seul homme qui par son comportement égocentrique renvoie en chômage de nombreux chefs de famille et fait pleurer les plus démunis qui avaient opté pour l’épargne crédit.
Suite à notre article du vendredi 6 août 2009 : "Le Canef tombe à terre : le DG prend la tangente avec 746 millions de F CFA", des agents du Canef de Bamako, Fana, Konobougou, Kadiolo, Sikasso… nous ont contacté le même jour pour nous dire que la situation est encore plus critique. A tous les niveaux, les déposants réclament aujourd’hui leur argent. Or, tous les guichets sont à sec. C’est une crise de confiance qui s’installe entre les déposants et les responsables de guichets : les premiers n’arrivant pas à comprendre la non-restitution de leur argent qu’ils ont mis en épargne.
Les guichetiers du Canef, eux, ne savent plus où donner de la tête. Quotidiennement, ils sont interpellés et assaillis par les clients qui ne veulent rien comprendre si ce n’est la mise à leur disposition de leurs fonds. Ils sont menacés, exposés à d’éventuelles attaques ou agressions en cas d’impatience des clients. Le responsable de l’antenne de Fana, Marc Koné a abandonné son domicile.
" Les déposants de Fana, Tingolé réclament leurs dépôts. Il n’y a pas de liquidité. Pas d’encours de crédit non plus. Des clients passent au guichet, je reçois incessamment des coups de fil. Finalement, j’ai fui ma maison", témoigne-t-il. Dans le lot, il y a également des ONG et d’autres structures comme le comité de gestion scolaire qui réclament leur fonds.
Inaudible, introuvable
Afin d’abuser des biens d’autrui, le DG du Canef, Bakary Traoré puisque c’est de lui qu’il s’agit, a bien mûri son plan. Il a instruit à tous les responsables de guichets que les fonds seront centralisés au niveau central (siège) et non au niveau des antennes régionales. Malgré la réticence des travailleurs, il a envoyé des agents munis d’ordre de mission pour ramener les fonds du niveau local au niveau central.
C’est ainsi qu’il s’est sucré sur le dos de pauvres citoyens. Désabusés, les employés du Canef étaient vendredi au ministère de l’Economie et des Finances pour avoir une audience avec le chef du département, mais ils n’ont pas eu gain de cause.
Aux dires de Mme Mariam Harama, ancienne caissière d’Hamdallaye que le DG du Canef a accusée de vol de 45 millions de F CFA, elle se demande pourquoi n’a-t-il pas porté plainte contre elle s’il était sûr de ce qu’il lui reprochait. C’est dans ce cafouillage, qu’il s’est arrangé avec la Banque régionale de solidarité (BRS) pour avoir un prêt de préfinancement de 150 millions de F CFA. La condition de la banque était de prélever sur ce montant les supposés 45 millions de F CFA détournés par Mme Mariam. Une demande à laquelle a accédé Bakary Traoré.
Des témoignages de Moctar Badiaga, agent de crédit de Konobougou, "nous avons honte de rencontrer présentement les déposants. Les plus démunis ont leur argent avec nous, c’est honteux". La question qui taraude les esprits, si Bakary Traoré ne se reproche rien, pourquoi son silence assourdissant devant des accusations si graves ?
Puisqu’elles ont déjà la puce à l’oreille, il urge, pour les autorités, de se lancer dans la poursuite du DG du Canef afin qu’il réponde de son acte et rembourse les fonds des déposants avant que ça ne soit la chasse aux guichetiers de la part des déposants.
Mohamed Daou

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HUMEUR
Si je savais parler !
Si je savais parler, j’allais gouverner le Mali ad vitam aeternam, et même l’Afrique tout entière !
Si j’étais encore plus ambitieux, je serai le président de l’Afrique. Mais en ce qui concerne le Mali, il n’y a même pas l’ombre d’un doute.
J’ai une notoriété ineffable et indéboulonnable, cela depuis ma naissance. Il n’y a pas de ministre, de député, de maire, de magistrat, d’avocat, de scientifique, de professeurs d’université, de chercheur, d’artiste dignes de ce nom, depuis que je suis présent, qui ne m’aie rendu visite.
En effet, j’ai accueilli dans ma maison toutes les sommités de ce Mali depuis le régime d’Alpha Oumar Konaré à maintenant, et même certains du temps des présidents Moussa Traoré et feu Modibo Kéita.
J’ai accueilli dans ma maison toutes sortes de gens, les bons, les moins bons, les sages, les moins sages, les intellectuels, les analphabètes, les illettrés, les cons et les moins cons, les zinzins et les futés. Bref, ma maison a toujours été, pour eux, un lieu pour mettre à nu leurs préoccupations, elle a été un lieu de grand recueillement, de cogitation et de méditation, de manifestation de joie, de colère et de discutions, de soulagement, de réconfort, d’abri, de déchirement et d’union, etc.
J’ai été toujours là, avec le même esprit de discernement et de disponibilité. J’ai toujours prêté attention à tous ces spécialistes et non-spécialistes de la parole, des sciences, des stratégies. J’ai accueilli les différentes oppositions et les pouvoirs exécutifs qui se sont succédé en République du Mali, en Afrique - j’ai été mis dans les confidences les plus opaques et militaires. Mes oreilles ont eu écho des secrets les plus militarisés, du plus haut de l’appareil d’Etat au plus petit caporal de l’armée.
Dans ma maison, des liens se sont tissés, d’autres se sont brisés - des larmes de joies et de haines ont coulées. Dans ma maison, j’ai entendu toutes les conversations privées, les choses qu’on ne dit jamais en public venant du petit des directeurs, en passant par les présidents des institutions, les ambassadeurs, les représentants des organismes internationaux, les consultants/experts, les politiciens et les hommes politiques, les journalistes, les cadres intelligents et moins intelligents, les intègres et les non-intègres, les religieux, les gardiens, les chauffeurs, les secrétaires…
J’ai accueilli chez moi bon nombre de présidents, de rois, des VIP, des scientifiques, de premières dames, de maîtresses, des ulémas, des prélats, de Sofara à Bobo-Dioulasso, d’Argentine à San Francisco, de Tokyo à la Nouvelle-Zélande en passant par Helsinki au Kemp Land et un détour à Lesotho.
Voilà, j’ai été mis au parfum de nombre de stratégies de l’opposition, des militaires mécontents, les grévistes, des académiciens frustrés, des professeurs révoltés discutant leurs problèmes. J’ai écouté jusqu’à la fin toutes les assises qui ont eu lieu dans ma maison, j’ai repéré les agitateurs, les activistes, les bon patriotes, les révolutionnaires, etc.
J’ai accueilli la gauche, la droite, les parlementaires, les femmes, les jeunes et même quelques fois les enfants. J’ai abrité les débats les plus cruciaux et les plus décisifs du Mali. J’ai été témoin des recommandations formulées.
J’ai vu depuis dans l’état embryonnaire certains partis politiques, de leur formation à leur maturité. Je sais quel homme est capable de quoi au Mali, je connais les faiblesses des personnalités au Mali, je connais leurs rêves, leurs désirs, bref.
Au Mali, ma maison représente pour eux un laboratoire, un vestibule des connaissances (théologie, mathématiques, médecine, administration, politique, justice, biologie, anthropologie, informatique, art, etc.) où les esprits brûlent et se consument pour faire place à la Vérité.
Je suis dans le secret des dieux du Mali !
Je maîtrise le Mali : de Mahina à Mourdiah, de Sanzana à Waki, de Kani Bozon à Ber, de Tidermené à Essouk - je connais parfaitement le Mali comme les stigmates de ma paume !
Je m’y connais en science, en politique, je sais comment faire rouler la machine policière au Mali, je sais comment manager l’opposition, les élus, les enseignants et les fonctionnaires de l’administration - je connais les désirs et les faiblesses de chacun. Je sais ce que veulent les élèves et les étudiants… les paysans… je sais, et je connais !
Je connais les besoins !
Je connais l’Homme malien !
Que faut-il de plus encore… ?
Ils me connaissent et je le sais, je jouis d’un respect inoxydable et d’une image immaculée ; les sages du Mali et d’ailleurs les reconnaissent.
Si je pouvais parler, j’allais diriger le Mali pour l’éternité. Mais pour l’instant, je me contente d’être ce que je suis, c’est-à-dire un immeuble qu’on surnomme CICB. Je suis une fierté pour le Mali et vous le reconnaissez !
Christophe Mensah Nyaku
Signé par le Centre international des conférences de Bamako.

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SUCRE
Le CNP fait le constat sur le terrain
Le Conseil national des prix (CNP) a fait le jeudi 5 août, sa 2e sortie sur le terrain en l’espace de deux semaines. Il assure de la disponibilité du sucre.
Cette sortie dans les magasins des importateurs était la deuxième du genre après celle effectuée à Sukala, il y a deux semaines par le ministre des Investissements, du Commerce et de l’Industrie, Ahmadou Abdoulaye Diallo accompagné du président du CNP, Bakoré Sylla de GGB.
A l’issue de la visite de terrain du jeudi dernier, les importateurs ont déclaré des stocks de sucre estimés à 35 000 tonnes. Le président du CNP Bakoré Sylla a annoncé pour son compte 80 000 tonnes dans les différents ports de la sous-région avec un navire sur mer. Il a communiqué à la douane les numéros des camions qui vont les acheminer sur Bamako. Suite à la visite à Sukala-SA, cette société dispose aussi d’un stock suffisant pour tenir le mois de ramadan.
Le marché est relativement bien approvisionné en riz dont le prix n’a pas connu de flambée. Il y a tout de même un quiproquo sur le stock de 35 000 tonnes déclarées par des grossistes. Le président du CNP doute de la véracité de ces déclarations et pense qu’il y a tromperie sur la quantité.
Le CNP, entré en fonction en fin juillet 2010 et composé de l’UNTM, des associations de consommateurs et de commerçants ainsi que les représentants du ministère en charge du Commerce, était sur le terrain le jeudi 5 août. L’objectif était de faire le point du stock de denrées de première nécessité disponibles, principalement le sucre, à environ une semaine du ramadan.
Abdrahamane Dicko

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RAMADAN
Un mois sacré et plein de sens
Le mois de ramadan est une période de privation que le musulman saint de corps et d’esprit, se doit d’observer. C’est 29 ou 30 jours d’abstinence, de don de soi à Dieu du lever au coucher du soleil. Pour ses vertus, nous avons approché mwalim Oumar Aliou Coulibaly.
Neuvième mois du calendrier lunaire islamique, le mois de ramadan est un mois sacré, car Dieu l'a choisi pour y révéler les textes saints. "L'imam Ja’far as-Sadiq rapporte que le Saint prophète, que la paix soit sur lui et sur sa famille, a dit : le livre d’Abraham a été révélé la première nuit du mois de ramadan ; la Torah a été révélée le six du mois de ramadan ; l'Evangile a été révélée le treize du mois de ramadan... et le Saint Qur'an le vingt-trois du mois de ramadan", attaque El hadj Oumar Aliou Coulibaly, maître coranique à Lafiabougou. A ses dires, il est aussi considéré sacré parce qu’il contient la Nuit du destin ou Laylatul Qadr.
A en croire, mwalim Coulibaly, le prophète de l'islam (PSL), au sujet des bienfaits du mois de ramadan, dit : "Le mois de ramadan est débordant d'avantages et de miséricorde. Soyez prêts à vous repentir de tous vos pêchés devant Dieu afin d'obtenir son pardon. Ses heures, ses nuits et ses jours sont, au regard de Dieu, plus importants, plus purs et plus précieux que les heures, les nuits et les jours des autres mois. Il surpasse tous les mois en mérites et faveurs… Alors sincèrement, libérez-vous de l'Enfer, des pêchés et des mauvaises pensées, épurez vos consciences, priez et suppliez Dieu qu'Il vous donne le cœur et la volonté pour observer le jeûne... tout au long de ce mois".
" Le jeûne de ce mois glorifie la révélation de la parole de Dieu et purifie en préparation de la Nuit du destin dans l'espoir du pardon. Chaque année, jeûner apporte un renouvellement spirituel, et de grandes récompenses dans ce mois de miséricorde divine", dit-il. Et d’ajouter que Dieu dit dans le Qu’oran : "Oh vous les croyants ! Le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux d’avant vous, peut-être serez-vous pieux pendant des jours comptés..." A ses dires, Dieu, l’Unique a prescrit le jeûne pour tous les croyants ; il a de nombreux avantages.
Les plaisirs d'ici-bas se trouvent dans la nourriture, la boisson, les relations sexuelles, et l'orgueil. Jeûner implique de s'en abstenir, refouler ses instincts pour parvenir à l'obéissance du commandement de Dieu. Ceci construit et renforce la volonté de l'être humain, le rapprochant de son Créateur.
Selon mwalim Coulibaly, jeûner renforce le sentiment à l'égard des moins fortunés, renforce notre spiritualité et nous détache des choses matérielles. "Il est bénéfique pour la santé, peut apporter le pardon et de grandes récompenses".
En résumé, le jeûne comprend l'abstinence de toutes nourritures, boissons, mensonges et relations sexuelles depuis le début de l'aube quand le ciel devient assez lumineux pour pouvoir distinguer un fil noir d’un fil blanc jusqu'au coucher du soleil quand sa rougeur a quitté la moitié ouest du ciel.
" Mais certaines personnes n'ont pas l'obligation de jeûner en raison de leur âge, de leur santé, d’une grossesse, etc., mais en retour, peuvent offrir une aumône à la place du jeûne ou peuvent jeûner plus tard, car le véritable esprit du jeûne du mois de ramadan, c'est plus que de s'abstenir de certaines choses. C’est une période pour se fortifier, amplifier ses efforts pour se perfectionner spirituellement".
Idrissa Sako

 

JEUNE MUSULMAN
Des méthodes pour se maintenir en bonne santé
Rester sans manger ni boire pendant au moins une dizaine d'heures durant un mois n'est pas sans conséquence sur le corps. A cette fin, nous avons rencontré le Dr. Kanté Aïssata Dioromé, nutritionniste dans une clinique privée.
Selon le Dr. Kanté, on ne manque pas d’éléments nutritifs si l’alimentation a été bien conduite.
" J’entends par alimentation, tous les nutriments, y compris l’eau. Le gros problème pendant le jeûne est surtout la déshydratation, parce que l’eau a un rôle capital à jouer au niveau de l’organisme humain. Sachant que nous sommes dans des régions chaudes, si l’hydratation n’a pas été bonne pendant la phase précédant le jeûne, on peut incontestablement ressentir de la fatigue. Si l’alimentation aussi n’a pas été suffisante en quantité et en qualité, on peut également sentir des faiblesses au cours de la journée une baisse d’attention".
A ses dires, le jeûne correctement mené, peut renforcer l’activité cérébrale, parce que tous les autres organes gros consommateurs d’énergie étant au repos en ce moment, c’est le cerveau qui profite au maximum de l’énergie.
" Lorsque l’on observe un jeûne, il y a un phénomène de compensation au niveau de l’organisme. S’il n’est pas bien conduit, il peut amener une prise de poids par ce mécanisme d’autant plus que les gens ont tendance à consommer des aliments trop riches en énergie, c’est-à-dire les graisses animales et les sucres dits rapides", explique-t-il.
Les repas sont classés en trois principaux repas de la journée. Le premier repas, pour nous, est celui qui est pris au coucher du soleil pour rompre le jeûne. Le deuxième repas est celui pris 2 à 3 heures après le premier. Le troisième et dernier repas est celui pris au petit matin, juste avant de débuter le jeûne. Si les conditions évoquées sont respectées, il n’y aura aucun problème de santé pendant le ramadan.
Anne-Marie Kéita

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FAUSTIN LAGBAI, JOURNALISTE/CARAVANIER
" Beaucoup de choses devront être revues"
Faustin Lagbaï est journaliste à Togo Presse, le quotidien gouvernemental de son pays. Il fait son analyse de la Caravane à laquelle il a participé pendant 3 mois.
Les Echos : Quelles sont vos impressions sur le déroulement de la caravane ?
Faustin Lagbaï : L’initiative est à saluer. C’est une première que nous avons tous appréciée. Je puis vous dire que la Caravane dans son déroulement est acceptable. C’est vrai, il y a eu beaucoup de difficultés liées au fait que l’événement est une grande première. Les gens n’avaient pas le doigté nécessaire pour la maîtrise de la chose. Tout est bien qui finit bien. On est arrivé à bon port. Les caravaniers partent satisfaits parce qu’ils ont découvert beaucoup de choses. Mais s’il doit avoir une 2e édition, beaucoup de choses devront être revues. Il faut le dire sincèrement, souvent les gens se disaient qu’ils sont sciemment torturés. Ils ont du mal à comprendre que les problèmes ne soient corrigés au fur et à mesure. Le début a été égal à la fin. Je suis réconforté que les jeunes Africains que nous sommes soient entreprenants pour le développement du continent au lieu de crier chaque fois aux éternels victimes. Beaucoup d’entre nous auront des idées une fois dans nos pays.
Les Echos : Qu’est-ce qui vous a marqué pendant ces 90 jours passés à travers 11 Etats ?
F. L. : J’ai été marqué par la sympathie du peuple africain dans son ensemble, son hospitalité. Nous avons été choyés par des populations qui ne s’attendaient pas à notre venue. Sur tous nos parcours, nos hôtes se sont spontanément mobilisés sans savoir l’objectif de notre visite. Un autre fait marquant est que nos villes et campagnes se ressemblent.
Les Echos : En tant que journaliste, après avoir sillonné 11 Etats, quelles remarques faites-vous 50 ans après les indépendances ?
F. L. : Je commence par le mal. J’ai constaté une région ouest-africaine vierge. Les capitales, les villes sont restées les mêmes sur le plan du développement, dans un état de délabrement, sans route ni infrastructure socio-économique de base. Les populations ne s’épanouissent pas dans leur cadre de vie. Dans certaines zones, les populations sont coupées du reste du monde avec des routes qui n’existent pas. En 50 ans, on pouvait faire mieux. J’ai eu comme l’impression que nos dirigeants ont dormi sur leurs lauriers, que nos Etats sont dirigés de main de maître par l’extérieur. C’est une insulte pour nos grands parents qui ont lutté pour arracher cette indépendance. Le point positif pour moi est que le cinquantenaire est en train de créer un sentiment de renaissance africaine. L’Uémoa est un acte palpable des politiciens pour amorcer le développement par l’intégration.
Les Echos : Accepteriez-vous de participer à une prochaine caravane ?
F. L. : Franchement si c’est dans les mêmes conditions, je dirai non. Je chercherai a priori à savoir les conditions. Quand on est venu au départ, ce n’était pas sur une base claire. On nous a fait savoir que nous étions des journalistes invités. Si l’organisation s’améliore, je suis prêt à y participer mille fois.
Propos recueillis par
Abdrahamane Dicko

 

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