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2010

Mois d'août

Les Echos du 03 août

 

LETTRE DE PROTESTATION D’UN ENFANT DU PAYS
A toutes les autorités maliennes
Bon Dieu, où est donc l’Etat ? Hélas ! Où sont les Soudanais ? Où sont passés les vrais Maliens ? C’est quoi cette gouvernance au garde-à-vous ?
Ce qui s’est passé est iqnadmissible, et il n’est jamais tard de le dire, afin de mettre chacun face à ses responsabilités dans notre communauté de destin. Les évènements récents au Nord interpellent toute conscience civilisée.
Comment est-ce possible que des pays étrangers, la Mauritanie et la France, pour ne pas les nommer, se liguent pour violer allègrement, comme si de rien n’était, notre intégrité territoriale, sous prétexte de poursuite d’un fantôme (de leur espièglerie), sans que personne ne proteste (à part la dénonciation de l’enlèvement de paisibles bergers par des députés de Tombouctou) ?
A ce que je sache, ni la présidence ni le gouvernement, pas même la représentation nationale (nos parlementaires, endroit et envers), n’a bronché, tous confondus dans un silence confus et confondant, mais surtout coupable.
Serait-ce une omerta de calcul idiot, ou de manque de courage collectif devant le fait accompli ? On a bien mal à savoir dans ces conditions qui nous gouverne, qui nous représente, et qui nous garantit en fin de compte ? Bon Dieu, où est donc l’Etat ? Hélas ! Où sont les Soudanais ? Où sont passés les vrais Maliens ? C’est quoi cette gouvernance au garde-à-vous ?
Aucune source officielle compétente n’a fait cas d’une association, ou même de simple information de nos autorités quant à cette intervention sur le sol souverain du Mali. On a vu le ministre des Affaires étrangères français dépêché après coup à Bamako, pour arrondir les angles, mais surtout brouiller les cartes et faire rentrer dans les rangs.
On apprend que des élus français auraient prétendu que le président malien avait été mis au parfum. Une foutaise. Parce que même si ce fut le téléphone bleu, l’Etat malien n’est pas la personne de son président, et ce n’est pas un coup de fil à Hamadi (encore plus grave) qui vaudrait autorisation d’incursion de bidasses. On nous prend pour qui ? Cherchez donc vos imbéciles ailleurs.
Il s’agit bel et bien d’une atteinte à l’intégrité du territoire national, pourtant garantie sur papier par quelqu’un dans la Constitution ; intégrité foulée au pied et bafouée par des armées étrangères à la barbe de la nôtre, et qui plus est, sont de pays en mauvaise senteur avec nos dirigeants pour des raisons inavouées, dont ledit raid trahit bien certaines zones d’ombre. Lisez les révélations de la presse.
Je repose la question : comment la France (la Mauritanie étant instrumentalisée dans l’affaire) peut-elle se permettre cette expédition en rodéo à Tobrouk, et le Mali d’aujourd’hui laisse faire, bouche cousue, comme si de rien n’était ? Pitié, mon Dieu. Pitié. Qu’avons-nous fait pour mériter cette infamie, pour nous déconsidérer de la sorte, dans le mépris de notre sentiment national de dignité ?
A défaut de protestation officielle, baroud d’honneur diplomatique classique, normale en pareille situation d’impuissance manifeste, même pas un symbolique rappel de notre représentant, ou de convocation de leurs ambassadeurs résidents chez nous, pour faire semblant d’opérer une mise au point, de réagir, d’être là, tout au moins pour sauver la face. C’est gravissime !
Je me pose sincèrement la question de savoir de quoi et de qui sommes-nous ainsi victimes ? Il n’est point besoin d’expertise pour mesurer la portée de pareille forfaiture. Rien que le bon sens devrait nous épargner cette misère de la gouvernance de soudard. Nos bêtises et notre lâcheté suffisent à nous aliéner, définitivement.
Le plus grave, c’est lorsque l’ignorance pavoise dans l’arrogance, et qu’il n’y a plus malheureusement de "bilakoro" dans la ville pour oser dire au régent qu’il est dévêtu, pour ne pas dire nu ; le penseur l’avait dit autrement : cela marque ainsi le début de la tyrannie. On l’aura cherché, mais surtout mérité. Continuons à dormir, tranquilles, comme si de rien n’était.
Le retour à l’esclavage, à la servilité totale, n’est plus pour longtemps. Ceux qui se croient à l’abri, ou non concernés, seront surpris.
Je n’ai pas bien perçu de mise en garde provenant de la presse. Mais, je suis avant tout sidéré de voir qu’un tel crime contre la nation, contre la conscience nationale, est possible dans le Mali de cette génération aux affaires, la mienne, parmi laquelle j’ai des camarades et aînés que je tiens en estime, malgré tout (leur trouvant moi-même de gentilles excuses, bien naïves).
Malheureusement, dispersés dans des formations politiques caporalisées, aujourd’hui au seuil de leur crédibilité : Adéma, Sadi, Miria, Parena, RPM, Cnid, URD, plus la vieille garde, et quelques sans parti, ils sont tous épinglés dans le faux-jeu politique des illusions d’une proto-démocratie négrière spéculative, où, lamentablement, ils sont en train de perdre au fur et à mesure leurs idéaux, leurs convictions, leurs réactivités d’antan, pis : leurs âmes, égarées pour toujours dans le sable mouvant de la compromission et des alliances contre nature.
Tout cela, parce qu’ils se sont trompés de récipient. Entre contenu et contenant, eh oui, il y a une dialectique élémentaire, mon cher Jacques. Et la "contradiction principale" n’est pas qu’un vieux concept de marxiste illuminé, c’est une boussole de lutte pour garder l’essentiel, tenir le cap, ne pas se laisser distraire par des plaisantins et philistins, là où notre liberté, notre dignité et notre souveraineté sont en cause.
Ils étaient bien meilleurs mes amis dans le temps lorsque étudiants et "abonnés aux expédients" en France, en URSS, ou à Dakar, ils gardaient le Temple. Mes "korô" aussi, dont certains n’arrivant pas justement à dépasser les problèmes de personne, ont préféré sacrifier le combat commun à la basse matérialité de leur ego corrompu de jouissances. La dignité, de guerre lasse, a pris congé, depuis, laissant le champ aux marmitons et aux coyotes.
Et maintenant, nous sommes pris au collet par la vague déferlante d’une "génération perdue", avec ses Spartacus, et cet épouvantail de vaudeville, en installation burlesque, de la horde pelée de margoulins, indexés comme "amis du pouvoir". Le sombre écueil de la tourbe simiesque, de la meute courtisane, est à l’horizon. Le réveil sera dur et brutal.
Voyez, Maliennes et Maliens dignes du nom, où les ambitions malsaines d’opportunistes et la couardise généralisée nous mènent ; comment on devient victime de soi-même par calcul de benêt. Les Wangaran ont tiré et tirent leur révérence, la tête haute et fière d’avoir servi. L’Afrique des Wangrin… triomphe, avec sa bannière d’opulence promise dans la servitude.
Aux patriotes qui gardent encore le sens de l’honneur, qui est le socle éternel de cette nation, je dis : ne désespérez jamais de la patrie, car notre pays, évidemment, vaut mieux que ça. C’est bien pour cela que je proteste.
Au nom de tous les Maliens qui aiment et ont une idée respectable de leur pays, j’endosse le manifeste d’une vigoureuse protestation auprès de toutes les institutions républicaines, des partis politiques, surtout eux, des ambassadeurs concernés, de l’Armée malienne, de notre jeunesse, contre l’invasion inamicale, aventurière et provocatrice par des troupes françaises et mauritaniennes de la terre malienne, africaine, de paix et d’hospitalité. Le Mali ne saurait être un champ incertain d’exercices alibis pour traquer du gibier de potence, comme fait d’armes de Clovis en Provence.
De grâce, respectez notre pays, et nous saurons le faire respecter, parce que le peuple malien, indépendamment de la figure de ses dirigeants du moment, mérite le respect de tous, pour son Histoire éloquente, son humanisme caractérisé, sa générosité jamais démentie, la valeur des hommes de parole qui n’ont nullement versé dans la traîtrise, l’esprit large des braves qui l’ont mené des siècles durant, défendu contre les prédateurs en tout genre et de tout acabit, et dignement incarné ses grandes vertus.
Janjo !
Mohamed Coulibaly
(ingénieur)

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CAPITAINE DE LA PROTECTION CIVILE YOUSSOUF O. DIALLO
" Le Malien a perdu la notion de prévention"
L’accident de circulation avec son lot de morts et de blessés survenu avant-hier dimanche 1er août sur la RN6 pose de nouveau la problématique de l’insécurité routière. Dans l’entretien ci-dessous, le capitaine Youssouf Otto Diallo, commandant de la 2e compagnie de la protection civile évoque les circonstances de cet accident et invite passagers, syndicats de transporteurs, chauffeurs et autorités administratives à unir leurs efforts pour conjurer le mal.
Les Echos : Votre compagnie a mené les opérations de secours sur les lieux du drame. Pouvez-vous nous décrire les circonstances de l’accident qui a fait 19 morts sur la RN6 aux environs de Baguinéda dimanche après-midi ?
Youssouf Otto Diallo : Il s’agit malheureusement d’un accident tragique. D’après les informations que nous avons reçues, il y avait un car rempli de passagers qui a quitté Bamako et partait vers Ségou. Il y a avait un mini car qui venait dans le sens opposé, c’est-à-dire qui quittait Ségou pour Bamako. Ce mini car était chargé.
Il transportait des animaux, des poules, du n’importe quoi. Le problème est venu de ce mini car qui, parait-il, essayait de doubler une voiture 4x4 devant lui. Il a accroché la 4x4 qui, à un moment, a essayé de freiner et comme il est suffisamment chargé, le chauffeur a perdu le contrôle du véhicule qui a fait un tonneau. C’est ainsi que le gros car est venu lui marcher carrément dessus. Voilà les circonstances de cet accident.
Les Echos : Quels est le bilan établi par votre service ?
Y. O. D. : Le bilan est très lourd, il y a eu 32 victimes dont 19 morts malheureusement. Toutes les autres victimes qui sont des blessés ont été transportées sur l’hôpital Gabriel Touré. Il y a parmi eux de blessés graves, le conducteur du car et son assistant étaient coincés dans les ferrailles, il a fallu des manœuvres de désincarcération pour les extraire.
Les Echos : Mon capitaine, ne pensez-vous pas que cet accident tragique incite à davantage de contrôle des conducteurs, car le chauffeur du car était sous l’emprise de la drogue. Pourquoi ne pas instaurer un système de contrôle du taux d’alcool des chauffeurs sur nos RN ?
Y. O. D. : Effectivement, je pense qu’il est temps que des dispositions soient prises, surtout aux postes de contrôle et que les contrôles se fassent normalement. Mais, on sait et on connaît les réalités de notre pays, les conducteurs ne se reposent pas du tout. Et y a en qui se droguent, cela est su de tout le monde. Il est temps de prendre des dispositions au niveau des postes de contrôle afin de s’assurer que le conducteur est dans un état convenable pour conduire sur des grandes distances.
C’est vrai, il y a des appareils pour contrôler le taux d’alcool comme cela se fait dans des pays développés, mais il y a beaucoup de manière pour contrôler un individu pour savoir s’il est en état de conduire. Quand quelqu’un est sous l’effet de l’excitant cela est facile à voir. En plus des cahiers que l’on contrôle au niveau des postes, il est temps maintenant que les individus soient contrôlés.
Les Echos : Votre devise, c’est "sauver ou périr", votre métier n’est donc pas du tout aisé, quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos opérations de sauvetage ?
Y. O. D. : Les difficultés, il y en a beaucoup. Mais je dirai que c’est comme dans tous les services. Nous avons un service où beaucoup de choses ont été faites. Nous avons quand même le minimum et nous essayons de faire ce que nous pouvons avec ce minimum de moyens. Le problème que nous avons, c’est surtout le manque d’ambulance.
Dimanche par exemple, il a fallu mobiliser toutes les ambulances de Bamako. Il nous faut des ambulances. Il y a ensuite un manque d’équipement surtout le matériel d’intervention, bien sûr que beaucoup a été fait et j’espère qu’avec ce cinquantenaire, le gouvernement mettra tout en œuvre pour nous apporter d’autres matériels qui pourront nous aider davantage dans nos interventions, mais il y a aussi les particuliers.
Notre dotation en moyens d’intervention n’est pas seulement une affaire de la direction générale ou du ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, du gouvernement, les particuliers aussi peuvent nous aider. Nous faisons appel à la bonne volonté des citoyens maliens qui ont les moyens de nous venir en aide, d’appuyer le gouvernement dans sa politique de gestion des secours d’urgence.
Les Echos : Mon capitaine, est ce que vous avez des conseils particuliers pour les usagers des routes ?
Y. O. D : Je leur demande en premier lieu qu’ils nous aident à les secourir. Il y a un comportement que le Malien est en train de perdre : c’est la prévention. J’ai été sur les lieux d’un accident et j’ai vu des passagers me dire qu’ils ont bien vu le chauffeur en train de fumer un "joint» (drogue). Cela est grave et devait être signalé.
Je lance un appel à la population, aux usagers des transports en commun que lorsqu’ils suspectent qu’un conducteur n’est pas en état de conduire de le signaler au poste de contrôle aux policiers, gendarmes. Cela évitera certains accidents.
Indépendamment de cela, il y a les forces de sécurité, il faut qu’elles soient plus vigilantes. Il y a aussi le syndicat des transporteurs qui doit, à son niveau, adopter une politique comme de retirer, purement et simplement et pour toujours, le permis de conduite aux conducteurs sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue.
Propos recueillis par
Denis Koné

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BRUITS SOURDS
Ministère de la Communication : Mariam Flantié sur le départ
La ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo n’entend pas rester au gouvernement après la célébration le 22 septembre 2010 des festivités du cinquantenaire du Mali. La raison ? La ministre de la Communication serait une fonctionnaire à la Bad et lorsqu’elle a été sollicitée pour entrer dans le gouvernement, elle aurait pris une disponibilité auprès de son service employeur.
Il semble que la disponibilité accordée à Diarra Mariam Flantié Diallo arrive à termes en septembre prochain. Puisqu’elle ne veut pas perdre les avantages liés à son poste précédent notamment la pension de retraite, la ministre de la Communication et des Nouvelles technologies souhaite rejoindre la Bad. De sources crédibles, elle a déjà informé son cabinet de son départ imminent. Mieux, elle aurait promis de recaser certains d’entre eux.
Face à cette proposition, la réaction des membres de son cabinet ne s’est pas fait attendre. Si les uns et les autres ont souhaité avoir des points de chute, il semble que seuls le secrétaire général et le chef de cabinet n’ont pas demandé à être recasés. Ils auraient dit qu’ils sont bons là où ils sont. La vision de Mme Diarra Mariam Flantié Diallo n’est pas au-dessus de ses moyens, surtout quant on sait qu’elle fait partie du bureau du PDES. Nul doute qu’à ce titre, elle saura trouver un point de chute pour "ses futurs ex-collaborateurs".

 

Sikasso : campagne d’intoxication de la Codem contre IBK
C’est à une véritable campagne d’intoxication à laquelle s’était livré depuis un certain temps le président de la Convergence pour la démocratie au Mali (Codem), Ousséyni Guindo et député à l’Assemblée nationale auprès des cotonculteurs de la 3e région contre le président du Rassemblement pour le Mali (RPM).
L’astuce de l’élu de Sikasso a consisté à ventiler dans les zones cotonnières de Sikasso qu’avec la réforme constitutionnelle en cours IBK sera frappé en 2012 par la limite d’âge pour la présidentielle. Et qu’à cet égard les militants du RPM n’ont pas intérêt à perdre inutilement leur temps derrière IBK et qu’ils feraient mieux de regagner les rangs de la Codem. Ousséyni Guindo était en passe de convaincre les électeurs acquis à la cause de "Ladji Bourama".
Ayant eu vent d’une telle campagne de dénigrement à son égard en 3e région, Ibrahim Boubacar Kéita a été amené à prendre son bâton de pèlerin pour se rendre les 24 et 25 juillet 2010 à Sikasso et Kadiolo pour, dit-on, présider les conférences régionales du parti. En réalité, apprend-on, IBK, a voulu apporter un démenti aux propos de la Codem qui le disqualifiaient pour la présidentielle de 2012. La Codem était même partie plus loin en soutenant que IBK connaît ces derniers moments des ennuis de santé. Alors qu’il n’en est rien. Pour une des rares fois, le président du RPM est apparu en chemise au milieu de ses militants en s’agitant : "Vous me voyez, je suis en bonne santé. Quelqu’un qui est malade ne peut pas parcourir des centaines de kilomètres pour aller à la rencontre de ses militants. C’est du mensonge qui m’a été collé. Jugu n’galo darana (calomnie)», a répondu IBK. En fait, pour des observateurs de la scène politique, la présence d’IBK aux conférences régionales du RPM ne visait qu’à prouver à l’opinion qu’il existe idéologiquement et socialement.

 

Kadiolo : IBK pleure à chaudes larmes
Des échos qui nous sont parvenus des conférences régionales du RPM les 24 et 25 juillet 2010 à Sikasso et Kadiolo rapportent que le président du parti du Tisserand n’a pu contenir ses larmes. IBK a pleuré à chaudes larmes à Kadiolo en brossant la situation socio-économique du pays. Selon nos informations, IBK a demandé qu’on ait pitié du Mali qui, à ses dires, ne mérite pas ce qu’il vit présentement. Le président du RPM a été pendant 6 ans Premier ministre. Il est censé connaître beaucoup de dossiers de même que la façon dont ils doivent être gérés. Il en ainsi de la question scolaire qu’il a évoquée, de la crise au nord, etc.
IBK pleure facilement. Mais ses pleurs sont qualifiés par certains de larmes de crocodile. D’autant plus, argumentent-ils, qu’IBK pendant qu’il était au sommet était intraitable. Cependant, depuis qu’il a quitté "les affaires", il pleure à la situation. Sont-elles réellement sincères les larmes du président du RPM ?

 

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D’ABIDJAN A DAKAR VIA BAMAKO
La plus longue avenue d’Afrique est sur Internet
Le blog, un moyen de communication sur Internet qui permet au citoyen lambda de s’exprimer librement sur ce qu’il désire, n’a plus à faire ses preuves en Occident. Ce n’est pas encore le cas en Afrique francophone, mais un jeune Ivoirien, du nom d’Israël Yoroba Guebo, compte bien changer les choses avec "Avenue Afrique".
Le projet d’Israël Yoroba Guebo, qui touche aujourd’hui plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, permet aux internautes de publier des textes d’information de proximité, à échelle humaine. Des histoires par et pour les gens, près de leurs réalités. Nouvelles, témoignages, portraits, textes de société, photographies, tout y passe.
L’idée d’"Avenue Afrique" est partie du blog personnel d’Israël Yoroba Guebo, lancé en 2007. "Le blog de Yoro" remporte un vif succès et lui permet de décrocher des prix internationaux. En 2009, son créateur s’implique davantage et élargit ses horizons en lançant un blog communautaire pour la Côte d’Ivoire, qu’il nomme "Avenue225".
Peu après son lancement, le concept de "Avenue225" fait des petits et devient "Avenue Afrique". Depuis, des sites ont été lancés pour le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso et la Guinée-Conakry. La conquête du continent ne s’arrête pas là, le Cameroun et le Togo s’ajouteront à la liste très prochainement.
Israël Yoroba Guebo et ses collaborateurs ont l’intention de pousser l’idée encore plus loin en Afrique avant le début de la prochaine année. "L’objectif, d’ici la fin 2010, est d’inonder tous les pays francophones avant d’attaquer rapidement les pays anglophones, lusophones et pourquoi pas arabophones", indique-t-il.
Comme il l’explique, c’est sa volonté d’offrir une autre perspective sur son pays qui l’a poussé à se lancer dans la pratique du journalisme citoyen sur Internet, qui était alors encore moins développée qu’aujourd’hui en Afrique.
" J’avais envie de raconter le quotidien de la Côte d’Ivoire à travers la vie de ses populations et de ses villes et villages. Vu de l’extérieur, on a l’impression qu’en Côte d’Ivoire, il n’y a que la guerre ou les agendas politiques. C’est vrai que cela existe. Mais il n’y a pas que ça. Il y a des mendiants dans les rues, il y a des inondations, il y a des mariages, des naissances, des villes et des villages, etc. Il y a toutes ces situations ordinaires ou étonnantes qui témoignent de la dynamique d’une population et qui mérite d’être montrée".
Selon lui, la "blogosphère", comme on appelle l’univers des blogs, tarde à s’incruster dans les pratiques cybernétiques au Mali, mais est porteuse d’un potentiel énorme. "On connaît très peu les blogs au Mali. C’est comme en Côte d’Ivoire il y a trois ans. La pratique n’est pas connue. Pourtant, les blogs peuvent permettre de mieux connaître et de découvrir ce pays fabuleux. Imaginez qu’on fasse des blogs pour des villages et qu’on y raconte toutes les richesses culturelles, lance-t-il. C’est également un puissant moyen par lequel les populations peuvent s’exprimer. Pourquoi pas un blog en bambara ? D’autant plus que c’est une langue facile à écrire", demande-t-il, ajoutant que les blogs pourraient s’avérer très utiles pour les entreprises.
Le concept du blog est prometteur en Afrique. Un simple internaute, armé d’une caméra photo et d’une connexion Internet peut s’improviser journaliste de proximité et parler des préoccupations de la population, trop souvent laissées de côté par une presse professionnelle obsédée par les conférences de presse et les moindres petits remuements officiels du gouvernement.
La question de l’argent est également retirée de l’équation, puisque dans la très grande majorité des cas, comme pour les sites de la famille "Avenue Afrique", les blogs fonctionnent avec l’effort soutenu de bénévoles.
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaire)

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MOUVEMENT DE LA JEUNESSE URD
Dispute à la sous-section de Kalabancoura
Le renouvellement du bureau de la sous-section du Mouvement des jeunes de l’Union pour la République et la démocratie (URD) le samedi 30 juillet 2010 n’a pas tenu compte du chronogramme établi par le bureau national, ce qui a suscité un quiproquo entre les militants.

En décidant d’anticiper la mise en place du bureau de la sous-section du Mouvement des jeunes de son parti, le secrétaire général de la sous-section de l’URD de Kalabancoura, M. Coulibaly, a délibérément violé le chronogramme du bureau national de ce mouvement qui avait informé ses militants dans une lettre circulaire datée du 24 mai 2010 que le renouvellement de ses structures est prévu du 15 septembre au 31 octobre 2010.
Alors pourquoi, M. Coulibaly a voulu précipiter le renouvellement de la sous-section du Mouvement des jeunes de l’URD de sa localité ?
Les commentaires à Kalabancoura font état d’une volonté manifeste de manipuler la jeunesse du parti qui constitue une frange importante pouvant influer sur les résultats des élections.
Mais l’intéressé approché, nie l’anticipation. "Ce n’est pas une décision qui vient de moi, c’est les jeunes qui sont venus à moi pour mettre en place leur bureau", s’est défendu le secrétaire général de la sous-section de l’URD, qui a néanmoins cautionné le choix de la tendance du Mouvement de jeunes qui est allée à contre courant du calendrier du bureau national.
Mépris
Notre interlocuteur a confirmé qu’il était bel et bien au courant de l’existence de la lettre circulaire qui fixe le renouvellement du 15 septembre au 31 décembre.
Pour certains militants du parti de la Poignée de main à Kalabancoura, M. Coulibaly, en acceptant de recevoir des jeunes à son domicile samedi dernier pour la mise en place d’une sous-section, étale le mépris qu’il nourrit pour le bureau national du Mouvement des jeunes de l’URD.
Le secrétaire général de la section du Mouvement de la jeunesse de la Commune V du parti, Ousmane Alassane Kelly, a exprimé sa colère. Selon lui, une réunion des délégués venus des différents quartiers de la Commune avait précédemment statué sur la date du renouvellement des structures et qui ne faisait pas l’unanimité.
" Vu que certains voulaient anticiper le chronogramme du bureau national, nous sommes allés au vote", a révélé M. Kelly. Et d’ajouter, qu’"à l’issue de ce vote, 13 personnes sur 21 ont voté pour le respect du calendrier du bureau national".
C’est donc après avoir épuisé les recours leur permettant d’anticiper la mise en place de leur bureau qu’une partie de la jeunesse de l’URD de Kalabancoura a piétiné les instructions de l’instance, ce qui peut provoquer des tensions au sein du parti fragilisé à son plus haut niveau par des conflits de leadership.
Ousmane Alassane Kelly précise que le bureau mis en place à Kalabancoura est illégitime. Il assure que des sanctions vont être prises contre ceux qui l’ont mis en place. Ça sent le roussi à la sous-section URD de Kalabancoura !
Amadou Waïgalo

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GUERRE CONTRE LE TERRORISME
Obama en mauvaise posture ?
La fuite de 92 000 documents militaires secrets sur la guerre en Afghanistan et les conséquences qui s’en suivent prouvent que le président américain, Barack Obama, a encore un long chemin à parcourir pour venir à bout des terroristes, comme il avait promis dans ses différents messages.
La lutte contre le terrorisme est au cœur de la politique internationale des Etats-Unis. Le président Barack Obama ne ménage aucun effort pour imprimer sa vision à la croisade mondiale contre les terroristes à travers le monde, c’est-à-dire un combat effréné contre les terroristes avec moins de violence.
Une conception anti-terroriste dont le locataire de la Maison-Blanche espère récolter les fruits, à condition qu’il y ait des signes de repli des semeurs de terreur. Mais seulement voilà que les obstacles continuent à s’entasser sur le chemin de celui qui n’a pas du tout hérité d’une situation aisée à la tête du pays de l’oncle Sam. Et la guerre en Afghanistan, enclenchée sur des lueurs d’espoir au sein de l’administration Bush fils, réserve toujours des surprises désagréables à Washington.
La dernière de celles-ci est la publication de 92 000 documents secrets par le site "Wikileaks" dimanche dernier et relayés par les journaux "New York Times" et le "Guardian".
Au centre des révélations, le soutien du Pakistan aux insurgés talibans. Si le Pakistan, un des alliés stratégiques de Washington dans la guerre contre le terrorisme, appuyait réellement les Talibans à faire face aux assauts américains en Afghanistan, cela serait compromettant, voire scandaleux aux yeux de nombre de citoyens américains. Parce que Washington alloue annuellement une somme d’argent conséquente au gouvernement pakistanais, en comptant en retour sur ce dernier dans ses efforts de gérer au mieux la sortie de guerre en Afghanistan.
Les documents secrets publiés laisseraient croire à un double jeu de la part de ce pays, étant donné qu’il servirait d’une part de soubassement et de source de retrait pour les Talibans et d’autre part d’allié incontournable des Etats-Unis contre les mêmes Talibans.
Un des fervents défenseurs du président Obama au Sénat américain, le président de la commission sénatoriale des affaires étrangères, John Kerry, a estimé que cette fuite d’informations secrètes soulevait "d’importantes questions sur le réalisme de la politique américaine envers le Pakistan et l’Afghanistan. Ces politiques traversent une phase critique, et ces documents pourraient bien souligner les enjeux et rendre plus urgents les ajustements nécessaires à leur mise en adéquation".
Est-ce donc à dire qu’Obama serait sur la même voie d’échec que son prédécesseur George Bush fils ? En tout état de cause, la pertinence des propos du sénateur Kerry pourrait se justifier dans le temps, mais l’administration Obama semble les prendre avec des réserves.
Questionnements
Surtout que le conseiller aux affaires étrangères de la Maison-Blanche ne voit en ces documents relayés, aucune remise en question de la stratégie de Washington, car ils ne couvrent que la période allant de janvier 2004 à décembre 2009. Or c’est justement en décembre 2009 que le président Barack Obama avait lancé sa nouvelle tactique sur l’Afghanistan.
" Le président Obama a annoncé une nouvelle stratégie comprenant une hausse substantielle des ressources destinées à l'Afghanistan, et a mis l'accent sur les refuges trouvés au Pakistan par Al-Qaïda et les Talibans, précisément en raison de la gravité de la situation qui s'est développée sur plusieurs années", a indiqué Jim Jones.
Les documents militaires confidentiels révèlent également que l’Iran aiderait les Talibans et leurs alliés insurgés contre les Etats-Unis dans la région. Ce qui, aux yeux des observateurs, serait une résultante du bras de fer entre Iraniens et Américains sur le dossier nucléaire du pouvoir persan. Comme quoi l’Iran ne serait prêt à reculer d’un iota devant Washington et ses intérêts.
Une patate chaude entre les mains du président américain, qui pourrait encaisser d’autres coups durs tant ces documents suscitent des questionnements dans certains pays faisant partie de la force multinationale en Afghanistan. Qui plus est, ces révélations se présentent comme un argument valide de plus pour les farouches opposants à la guerre débutée sous la conduite de la dernière administration républicaine au lendemain du 11 septembre 2001.
En effet, les 92 000 documents secrets font état des exactions commises contre d’innocents civils en Afghanistan depuis près de 9 ans, des abus qui interpellent encore les nations et les grands humanitaires épris de paix. Interrogé par des confrères américains, le démocrate de gauche à la Chambre des représentants française, Dennis Kucinich a été plus que formel : "Réveille-toi Amérique ! La publication par Wikileaks des documents secrets nous donne 92 000 raisons de mettre fin à la guerre".
Dans ce lot de questionnements et de calculs stratégiques, le Pentagone a annoncé, mardi après-midi, que les investigations sur l’origine des fuites venaient d’être confiées à la Division d’enquête criminelle de l’armée de terre américaine. Cette dernière structure est également chargée du dossier de Bradley Manning, un soldat de deuxième classe de 22 ans, arrêté en mai dernier pour avoir transféré des fichiers secrets sur son ordinateur. Il est présentement détenu dans une prison militaire américaine du Koweït.
Au pays de l’Oncle Sam, rien n’est fortuit et impuni !
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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INJS
La promotion "Habib Sissoko"
La 5e promotion de l'Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) a été baptisée du nom d’Habib Sissoko, ancien sportif de haut niveau, ancien champion du Mali, ancien participant aux Jeux olympiques de Moscou 1980, président du Cnosm, vice-président de l’Association des Cno de la Zone II de l’Acnoa et directeur de développement du judo en Afrique.
La 5e promotion de l’INJS est constituée d’instructeurs de jeunesse et de sport, niveau DEF+4 et d'administrateurs de jeunesse et de sport, niveau bac+4. Ils ont été formés entre 2006 et 2010. La cérémonie s'est déroulée samedi dernier dans la salle des sports dudit établissement. Elle était présidée par Hamane Niang, ministre de la Jeunesse et des Sports et du parrain de la promotion, Habib Sissoko accompagné de toute sa famille, de ses collègues et amis dont le président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa), le général Lassana Palenfo et son épouse.
La sortie d’une promotion reste toujours un moment important, surtout dans le parcours de ses pensionnaires. "Nous avons accepté le choix porté sur M. Habib Sissoko, président du Comité national olympique et sportif du Mali", a déclaré Dramane Coulibaly, directeur de l’INJS.
Pour les étudiants terminalistes, le choix est unanime et accepté pour immortaliser la fin de leur cycle de formation. "Nous avons, de façon unanime, porté notre choix sur un homme qui incarne pour nous les vertus de courage, d’engagement, de travail, de rigueur, d’abnégation et de courtoisie. J’ai nommé Habib Sissoko", a souligné Sidiki Coulibaly, porte-parole des récipiendaires pour justifier leur choix.
C’est un Habib Sissoko, fier et heureux qui a accepté cette autre responsabilité des futurs cadres de l’olympisme malien. "Je voudrais dire à l’endroit des jeunes récipiendaires avec les mots simples : le diplôme est et demeure seulement le point de départ de la recherche du savoir".
Les domaines de la jeunesse et des sports sont de plus en plus porteurs dans notre pays. Ainsi, le ministre de la Jeunesse et des Sports était doublement satisfait avec les résultats de l’établissement et du choix judicieux porté sur un dirigeant sportif hors pair. "Promotion exceptionnelle, parrain exceptionnel, le choix fait par la 5e promotion de l’Institut national de la jeunesse et des sports résulte un bon jugement, car l’homme est un véritable guide de l’olympisme malien et africain", a reconnu le MJS.
En choisissant Habib Sissoko comme parrain, les instructeurs et administrateurs de jeunesse et de sport voulaient s'inspirer de sa contribution à l'épanouissement de la jeunesse en général et au développement du sport en particulier.
Boubacar Diakité Sarr

 

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