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2010

Mois d'août

Les Echos du 02 août

 

NOTE ZERO
Au ministre de la Justice (bis)
Alors que l’administration de la justice reste la plus décriée de toutes, alors que le désamour entre juges/auxiliaires de justice et justiciables a atteint son paroxysme, alors que les prisons sont bondées de petits voleurs, les gros bonnets "soupçonnés" extraits en deux temps trois mouvements dès qu’ils y sont envoyés par extraordinaire…, notre garde des Sceaux n’a trouvé rien de mieux que d’atterrir dans la politique.
Commis de l’Etat, réputé pondéré et neutre, sa nomination à ce poste avait suscité l’espoir d’une remise à l’endroit de la machine judiciaire. N’étant pas à proprement parler du milieu à l’instar de ses deux derniers prédécesseurs, les citoyens espéraient le voir faire le ménage pour une bonne distribution de la justice, parce que la quête de l’Etat de droit et l’injustice ne font pas bon ménage.
Trois ans après, il y a lieu de déchanter ; la justice à deux vitesses s’est enracinée. Et un malheur ne venant pas seul, celui qui peut revendiquer le titre de "2e magistrat du pays", en sa qualité de vice-président du Conseil supérieur de la magistrature, a opté pour le fait partisan, s’installant dans le fauteuil de secrétaire général du nouveau parti, présenté proche du palais. Or, c’est connu : les magistrats et assimilés sont exclus du champ politique. Le peuple, encore une fois, est mystifié.
Parce que ce ministre ne peut plus diligenter l’instruction de dossiers incriminant des membres de sa famille politique surtout que ce pays évite d’"humilier des chefs de famille" qui se servent des biens de l’Etat, détournent l’argent public au vu de tous. Ils ont massivement investi cette formation.
La présence du garde des Sceaux au poste stratégique de SG du PDES est donc déjà un passeport de l’impunité pour les "siens" cités dans les rapports du Végal et de la Casca. Ailleurs, on aurait dénoncé un "conflit d’intérêt" et exigé sa démission de l’un ou l’autre poste. Ici, c’est motus et bouche cousue. Mais, pour avoir occulté l’essentiel (la justice égale pour tous) et se contenter du superflus (la défense d’intérêts partisans), le garde des Sceaux nous oblige à lui coller de nouveau la note zéro.
Bayer

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CHRONIQUE D’IBA
Main basse sur le Mali
Bonjour. Oui, c’est encore moi. Non, je ne suis pas parti en vacances et je ne compte pas y aller. Hier à midi, j’ai déjeuné avec un ami qui m’a dit : "il paraît que toi et Les Echos, vous êtes trop aigris ! A te a dabila ?". Pour mieux lui répondre, j’ai posé ma fourchette sur la table, tendu mon bras kilométrique pour attraper une bouteille d’eau que j’ai versée mécaniquement dans un verre. Le contenu aussitôt ingurgité, je me suis redressé dans mon siège et je lui ai rétorqué : "an tê !"
Moi aigri, non ? J’ai juste l’impression d’avoir un cyclone dans le ventre par moments. Le 14 juillet dernier par exemple, de mon petit écran, j’ai vu les soldats africains défiler sur les Champs-Elysées. Oui, les descendants des anciens combattants qui se sont battus pour la France et qui se sont ensuite battus pour que leurs pensions soient alignées sur celle de leurs homologues français.
Nicolas Sarkozy a d’ailleurs annoncé la correction de cette injustice des pensions et dès la rentrée, un projet de loi sera présenté à l’Assemblé nationale française dans ce sens. N’est-ce pas bizarre d’attendre que les anciens combattants soient morts pour entreprendre cette reconnaissance ?
Certains Africains, notamment mes amis du réseau Facebook vivant en France et ayant, pour quelques-uns, participé à ce défilé, côté spectateurs, ont salué la marche militaire. Waou, sublimes les Amazones du Bénin ! Oh, exotiques les tenues de l'Unité des méharistes de Ménaka !
Plusieurs médias français et une certaine Afrique y ont vu un signe d’amitié de mettre à l’honneur nos soldats, de leur permettre d’ouvrir le bal devant les chefs d’Etats africains.
Je m’efforce de respecter les sensibilités des uns et des autres, démocratie exige. Mais ce défilé, je l’ai trouvé invraisemblable. Savez-vous que les troupes africaines ont paradé sous le Chant des Africains ? Un air militaire à la gloire de la France. Autrement dit, l’Afrique au service de la France, la nation mère. Appréciez vous même :
C'est nous les Africains
Qui arrivons de loin,
Nous venons de nos pays (venant des colonies)
Pour sauver la Patrie (pour défendre le pays)
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers
Et nous gardons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière…
Où est cette Afrique qui préfère le respect de la dignité humaine aux honneurs réservés à une poignée de personnes ? Il ne s’agit pas de faire sauter le champagne, de dérouler le tapis rouge mais de défendre les intérêts des Africains. Le plus beau cadeau que la France puisse faire aux Maliens serait de traiter nos frères qui sont dans les foyers, nos frères qui sont sans papiers et sans logis avec plus d’égards et de compassion. Comment peut-on comprendre qu’un pays qui se dit ami renvoie nos concitoyens au bercail ballonnés ?
Et encore ! Dix jours après le 14 juillet, la Mauritanie et la France pénètrent le territoire malien sans la bénédiction et à l’insu de nos autorités, brandissant un droit de poursuite tenant d’un certain pacte signé entre nos Etats. Soyons clair, je condamne les actes de terrorisme ; je suis fortement touché par la tragédie qui a frappé M. Germaneau et sa famille mais le Mali est le 1er responsable de la sécurité et de la sûreté des personnes se trouvant sur son territoire.
Nous avons toujours géré avec diplomatie les prises d’otages. Donc, de part cet engagement, il est important que nos autorités soient associées. J’appelle ces dernières à rester vigilantes et à rappeler à l’ordre toute nation souhaitant lui imposer sa "voie". Notre pays ne saurait être un champ de guerre, l’Afghanistan du Sahel. Il faut trouver des solutions politiques aux problèmes. La violence ne résout rien à long terme.
Ne faudrait-il pas que les décisions stratégiques ne soient pas prises en aparté ? Si après 50 ans d’indépendance, le Mali est toujours soumis aux desiderata et intérêts de la France, alors nous ne sommes pas tout à fait indépendants. Il y a de quoi être désabusé. Je dis "an tê !" parce que notre rôle est de mettre le doigt sur les problèmes de société tout en suggérant des réflexions et solutions pour une justice globale.
Birama Konaré qui vous souhaite un bon mois de Ramadan

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L’AN XV DE RANDGOLG
Mais où va l’or malien ?
Le 6 août prochain, consacre les 15 ans d’activités de Randgold au Mali. Cette célébration coïncide avec le traditionnel point de presse de présentation du bilan de l’année écoulée et les perspectives pour l’année en cours. Mais également l’implication de la société dans le développement économique social de notre pays. La conférence s'est tenue vendredi dernier.
Présidée par le ministre des Mines, Abou-Bacar Traoré, qui avait à ses côtés le DG de Randgold, Mark Bristow, les directeurs des mines d’or de Loulo et Morila, la rencontre a enregistré la présence du directeur de Anglodgold Afrique de l’Ouest, M. Touré. L’objectif était de faire un aperçu de la situation des activités de RandGold au Mali. Pour le DG Mark Bristow, "en 15 ans, le chemin parcouru dans les différents domaines d’activités au Mali est impressionnant".
Présents au Mali dans l’exploitation des mines d’or de Loulo, Morila et très prochainement à Gounkoto (Kayes), Randgold, à en croire son DG, a fait de son mieux dans le renflouement de l’économie du Mali, principalement le Trésor à travers le paiement des taxes directes et indirectes. Des bénéfices ont été réalisés et qui ont été injectés à nouveau dans le pays pour les investissements futurs.
Cet investissement à l’en croire, sera poursuivit. "L’Afrique et le Mali ont besoin d’investissements et il ne sert à rien d’investir ailleurs. Nous allons investir au Mali pour créer la valeur ajoutée. C’est pourquoi, nous prévoyons d’investir 150 millions de dollars dans la mine de Loulo".
Les Maliens bien servis
Les questions de formation des ressources humaines, la création d’emplois, la protection de l’environnement, l’apport des mines d’or dans le développement des communautés n’ont pas été occultés par Mark Bristow. Les DG de Morila-SA, Drissa Arman, et de Loulo, Amadou Konta, ont parler des réalisations sur le terrain au titre de la contribution aux communautés locales, à l’économie malienne, au développement communautaire et aux projets d’agrobusiness.
Pour le DG de la plus grande mine du Mali (Loulo), les opérations ont augmenté entre 2009 et 2001. Il y a eu aussi, a-t-il ajouté, l’augmentation du capital humain, dont le nombre est passé de 2864 à 3014, soit un plus de 150 agents. Les investissements à Loulo ont augmenté en 2008 de 55 millions à plus de 60 millions de dollars.
Quant aux revenus, ils sont passés de 300 millions à 349 millions de dollars. A l’endroit de ceux qui s’interrogent si le Mali reçoit des sous de l’exploitation des mines d’or, M. Konta a répondu que "Loulo a fait une contribution au Trésor public de 70,3 milliards F CFA en 2009 et entend atteindre 94,8 milliards de F CFA en 2010". Les patentes et dépenses communautaires ont augmenté passant de 650,8 en 2009 à 666,9 millions de F CFA…
Pour ce qui est de Morila, son directeur intérimaire a indiqué que sa société n’est pas en reste dans le développement du Mali. De sa création en 2000, la contribution à l’économie malienne est passée de 4,4 milliards de F CFA à 619, 635 milliards de F CFA.
" Dans les communautés locales, nous avons beaucoup fait dans l’amélioration des conditions de vie des populations, dans l’eau potable, l’éducation, la santé, le développement durable. Et nous continuerons à leur faire".
L’exposé de Mahamadou Samaké a été axé sur le projet "Kankou Moussa" en vue de la valorisation au Mali d’une partie de l’or produit localement.
Amadou Sidibé

 

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Le Snesup suspend sa grève
Le feuilleton de la crise de l’enseignement supérieur, marqué par plus de 3 mois de grève du Syndicat nationale pour l’enseignement supérieur (Snesup) semble connaître son épilogue avec la décision des enseignants de suspendre la grève suite à la satisfaction de certaines de leurs revendications.
Au terme d’une trêve de quinze jours (du 15 au 29 juillet), qu’il avait accordée au président de la République pour qu’une solution concrète soit trouvée à leurs doléances, le Snesup a de nouveau convoqué le samedi 31 juillet 2010 ses militants à l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI) à la faveur d’une assemblée générale extraordinaire visant à faire le bilan de la trêve afin de mieux se fixer pour la suite de la "lutte".
Le secrétaire général du bureau exécutif national du Snesup, Dr. Abdou Mallé, entouré de ses proches collaborateurs a exprimé en présence des centaines de professeurs mobilisés sa satisfaction. Ainsi, au vu des résultats obtenus au cours des négociations avec le chef de l’Etat qui a décidé de s’impliquer personnellement pour résoudre la crise, les enseignants ont décidé de suspendre leur grève jusqu’à octobre 2010.
Mieux, contrairement à la rumeur relative à la volonté des ex-grévistes d’aller en congés à partir du 1er août, l’AG du Snesup a décidé de rester en classe et de travailler pendant les vacances.
Cependant, les syndicalistes exigent le reversement de deux mois (mai et juin 2010) de salaire qui avaient été prélevés suite à leur trois mois de débrayage conformément aux textes en vigueur. L’autre mois serait déjà payé, selon nos informations.
Pour finir, Dr. Abdou Mallé et ses camarades demandent la signature d’un protocole d’accord permettant de formaliser les points qui ont fait l’objet d’accord.
Cependant, au sujet de l’alignement des salaires des enseignants de l’enseignement supérieur sur ceux de leurs homologues de la sous-région, qui constitue la principale pomme de discorde, le gouvernement, a renvoyé cette question relevant de la nouvelle grille indiciaire au panel d’universitaires pour août et septembre 2010.
D’autres points d’entente issus des négociations avec le chef de l’Etat sont relatifs aux primes d’indemnité de fonction spéciale (40 000 F CFA/mois), de documentation mensuelle (17 000 F CFA) et aux indemnités d’encadrement et de résidence (50 000 F CFA).
La mise en place de la nouvelle hiérarchisation, l’augmentation du taux de l’heure supplémentaire et l’intégration des travailleurs contractuels à la FP ont aussi fait l’objet de consensus.
Amadou Waïgalo

 


Méfiance
Malgré des avancées dans les négociations, les enseignants se méfient de celui qui est devenu désormais leur seul interlocuteur : Le chef de l’Etat. "L’homme quand il parle, il a trop de contradictions donc il ne faut pas qu’on accorde trop d’importance à ce qu’il dit", a avertit un professeur de la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash) qui a demandé à ses pairs de préserver avant tout l’unité syndicale.
Le ministre 11 millions de thé
ATT ne s’est pas réservé une fois encore d’aborder la question de la crise de l’école. A la cérémonie d’ouverture des travaux du Forum national de la diaspora intellectuelle, le chef de l’Etat a demandé aux professeurs d’attendre que le Mali ait son pétrole pour que leurs problèmes soient entièrement résolus. Ces propos ont choqué les syndicalistes qui n’ont pas hésité à rappeler à ATT qu’un de ses ministres n’a pourtant pas attendu l’exploitation de notre pétrole pour dépenser 11 millions de F CFA en une journée en thé. "Le président est entouré de prédateurs et c’est dommage, mais nous nous n’allons pas rester les bras croisés", a averti un enseignant.
A. W.

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DIASPO ISTM
Une structure souple sollicitée par les participants
Les rideaux sont tombés sur le 1er Forum de la diaspora intellectuelle, scientifique et technique malienne (Diaspo ISTM) qui s’est tenu à Bamako du 29 au 31 juillet. Les cérémonies de clôture étaient placées sous la présidence du ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.
Comment mettre la diaspora intellectuelle à contribution ? Comment produire avec elle une base nationale de références et d’actions de développement opérationnel diversifié ? Comment maximiser et diversifier l’apport de cette diaspora intellectuelle malienne dans la promotion des différents secteurs d’activités du pays et que faire pour la mettre en interface avec les compétences nationales ? Voilà des centres d’intérêt du 1er Forum de la diaspora intellectuelle scientifique et technique organisé du 29 au 31 juillet à Bamako par le département des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.
Plus de 150 participants venus de 19 pays des cinq continents ont pris part aux travaux qui se sont focalisés sur l’éducation, la santé, les Ntic, les mines, l’environnement et sur la recherche de façon générale.
Il s’agissait, pour des nombreux intellectuels maliens qui évoluent dans différents domaines hors du pays et leurs frères maliens restés au bercail, d’échanger et de développer la contribution de la diaspora intellectuelle par l’optimisation de la promotion de leurs acquis, savoir et savoir-faire dans tous les domaines d’activités de la vie productive nationale.
Aussi s’agissait-il de matérialiser les stratégies d’optimisation de cette contribution quand on sait que les contributions de l’intelligentsia scientifique et technique dans le domaine managérial, de l’assistance à la création d’entreprise, de la promotion industrielle et en appui conseil constituent un potentiel dont le pays ne devrait pas se passer.
A l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations parmi lesquelles, l’implication de l’Etat auprès des producteurs et fournisseurs de matériels des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’organisation des structures pour répondre aux différentes contraintes et la création d’un corps de professeurs associés.
Pour les participants, la mise en place d’un pont entre les ressources humaines identifiées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur est une condition majeure pour le développement de notre pays.
" Je suis particulièrement émerveillé par le formidable élan de patriotisme de nos frères et sœurs de la diaspora qui, malgré la distance et les contraintes professionnelles sont restés et restent encore viscéralement attachés au pays", a dit le ministre Badara Alou Macalou qui, au nom du gouvernement malien a remercié "tous ceux qui nous ont gratifiés de leur productions intellectuelles à travers différentes communications".
Il a pris l’engagement que le gouvernement mettra tout en œuvre pour la mise en application des recommandations issues des travaux du 1er forum de diaspora ISTM.
Idrissa Sako

Ils ont dit
Pr. Djola Bagayoko (professeur de physique aux USA) :
" Nous avons dégagé des voies et moyens pour accroître en qualité et en quantité l’apport de la diaspora ISTM au développement socioéconomique du pays. Nous faisons confiance au ministre des Maliens de l’extérieur, qui a promis de s’investir auprès du gouvernement pour traduire en actes concrets les résolutions que nous avons adoptées à la fin de nos travaux".
Fade Seydou (professeur de mathématiques en Finlande) :
" Je pense que le Forum a été bien organisé. Le département a pu mobiliser beaucoup d’intellectuels maliens de la diaspora pour qu’ils puissent venir participer au débat et voir dans quelle mesure chaque Malien qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur puisse participer au développement du pays. Maintenant, il faut voir comment pérenniser le forum. On peut le faire tous les ans, tous les deux ans ou en tout cas, il faut un suivi parce que cette rencontre seule ne suffit pas".

Fatoumata Kébé (master en mécanique, Université Mac Curry) :
" Il y a eu beaucoup d’idées, mais j’avoue que le temps relativement court ne nous a pas permis de débattre de tout. C’est dommage ! C’est bien de faire le forum ici à Bamako, mais il y a tellement d’intellectuels maliens à travers le monde qui auraient voulu venir, on me dira que tout le monde ne peut pas venir, c’est vrai. Dans ce cas, il faut multiplier ce genre de rencontres. Moi, je compte venir investir au Mali dans mon domaine et je suis sûre que beaucoup d’autres Maliens comme moi veulent faire de même, mais il faut des préalables".

Oumar Diallo (ingénieur mécanique au Canada) :
" C’est toujours bien de se réunir, de décider ou de se projeter dans l’avenir. Ce forum est un début, je m’attendais à beaucoup de choses, malheureusement on n’a pas eu le temps. Par exemple on devait parler de l’environnement et du développement rural mais, on a surtout mis l’accent sur la communication parce qu’il fallait qu’on se connaisse. Je veux dire qu’on n’a pas touché le vrai problème. Mon objectif est de venir au Mali, travailler dans le domaine de l’énergie renouvelable, rendre disponible cette technologie peu coûteuse et beaucoup rentable. Et ça participe à la préservation de la nature, on coupera moins de bois et on polluera moins l’environnement".
Rassemblés par
Idrissa Sako

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POUR LA SAUVEGARDE DE NOTRE ENVIRONNEMMENT
L’éducation environnementale dans toutes les écoles
Les travaux de l’atelier sur "le plan d’accompagnement de la généralisation de l’éducation environnementale au Mali (Pageem) bilan et perspectives" organisé par le Bureau multi-pays de l’Unesco à Bamako et qui a regroupé des agents des services centraux et déconcentrés du ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales a abouti a plusieurs recommandations.
Aux termes des travaux, les participants ont recommandé l’intégration de l’éducation environnementale dans la formation initiale des enseignants (IFM, EFEP, EN Sup) et dans le programme de formation continue de toutes les catégories d’enseignants. Ainsi, il a été décidé d’élaborer des instruments d’évaluation des acquis des sessions de formation en éducation environnementale, d’étendre l’EE aux écoles privées, aux médersas et au non formel.
D’autres recommandations portent sur la capitalisation des acquis du PFIE et du Pageem afin de pérenniser l’éducation environnementale, l’intégration des activités d’éducation environnementale dans les plans d’action des structures de l’éducation, mais surtout assurer le suivi des activités d’éducation environnementale au niveau des Cap et des AE. Les participants ont d’autre par juger nécessaire de recentrer la stratégie de généralisation de l’éducation environnementale dans les enseignements fondamental et normal afin d’afficher davantage de résultats observables sur le terrain.
Comme perspectives, l'atelier a décidé la poursuite de l’intégration de l’éducation environnementale dans les curricula en cours d’élaboration et la planification des activités d’éducation environnementale à travers les plans d’action des structures centrales et déconcentrées du département de l’Education.
L’atelier avait pour objectifs de dégager le bilan du Pageem et de définir des priorités en vue de la pérennisation de l’éducation environnementale au Mali au niveau des différents ordres d’enseignement.
Le Pageem, composante du Programme formation-information sur l’environnement, a impliqué un échantillon de 312 écoles au Mali reparties entre les directions régionales de l’éducation. Il a permis inculquer aux publics cibles les concepts de l’environnement et l’approche de l’éducation environnementale.
Denis Koné

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COUPE DU CINQUANTENAIRE
Le Réal s’offre le trophée
L’AS Réal de Bamako a remporté la 50e finale de la Coupe du Mali de football dotée du trophée du cinquantenaire de l’indépendance du Mali. En finale, disputée samedi dernier au stade Modibo Kéita, en présence du président de la République, Amadou Toumani Touré et du Premier ministre Modibo Sidibé, les Scorpions ont battu (1-0) le Centre Salif Kéita (CSK). L’unique but de la partie a été marqué sur coup franc par Ibrahim Kader Coulibaly (26 e).
" Je pense que nous avons fait un match honorable et malheureusement on n’a pas pu égaliser ce malheureux but que nous avons pris très tôt. Mais cela n’enlève rien au mérite de mon équipe sur le plan du jeu et aussi au mérite de l’AS réal qui a remporté la coupe, je le félicite et je pense que ce match a été joué dans la sportivité, dans le fair-play et je me réjouis en disant à mes jeunes que j’ai été très satisfait aujourd’hui. Il y a des victoires où souvent on n’est pas content. Il y a des défaites où souvent on est très content. Moi aujourd’hui, je suis très content".
Cette analyse brève et concise de l'entraîneur du CSK, Idrissa Kanté "Gorgui", ancien du Réal, à la fin de la rencontre, confirme la victoire nette et logique des Scorpions sur le CSK. Face aux Boys du CSK, revenu de Bougouni, où il était au vert pour préparer cette finale, Moussa Kéita "Dougoutigui" a révolutionné sa stratégie à travers un système dont Kalifa Coulibaly et Ibrahim Kader Coulibaly, auteur de l’unique but de la partie, étaient le fer de lance.
Très à l'aise dans leurs souliers, Oumar Sidibé et Moriba Diop (capitaine) et leurs coéquipiers ont imposé leur rythme. Quoique déterminés à prendre le meilleur sur leur adversaire du jour, Idrissa Laïco Traoré et ses coéquipiers ont été baladés par des Scorpions au jeu très léché porté sur une offensive à outrance.
Au finish, grâce à l'expérience de son groupe, à la condition physique et au talent de ses individualités dont Ibrahim Kader Coulibaly, l’AS Réal a fait la différence.
L’AS Réal, qui disputait sa 17e finale de Coupe du Mali, remporte ainsi son 10e trophée. Dix-neuf ans après leur dernière finale, les Scorpions font donc leur grand retour en s’offrant le trophée du cinquantenaire qui marque l’accession du Mali à la souveraineté internationale.
Ce club, qui a connu des joueurs prestigieux comme Salif Kéita "Domingo", a été créé le 17 septembre 1960, soit 3 jours avant la proclamation officielle de l’indépendance du Mali. Disputant cette année la première finale de son histoire, le CSK a soufflé sur ses dix-sept bougies cette année.
Il a déjà révélé de grands talents comme Seydou Kéita ou Mahamadou Diarra "Djilla". Le meilleur joueur de la finale, Idrissa Naman Laïco Traoré du CSK, a empoché 500 000 F CFA du sponsor officiel, Orange-Mali. Les deux finalistes vont représenter le Mali en Coupe Caf lors de la saison 2010-2011.
" Cela n’a pas été un grand match, mais c’est une finale. La pression était donc forte. L’AS Réal a été solide, physiquement engagée et surtout très réaliste. Toutefois, le CSK dispose d’une jeune équipe, d’une formation d’avenir", a analysé le président Amadou Toumani Touré. Il a ajouté : "Nous avons du potentiel, du talent, car les jeunes savent jouer au football. Il faut maintenant vaincre le signe indien qui nous poursuit. Le Stade malien l’a réussi en décembre 2009 en remportant la Coupe Caf. On attend maintenant le déclic au niveau de la sélection nationale".
A la mi-temps, des médailles ont été décernées aux joueurs qui ont disputé la 1re édition de la Coupe du Mali de football en juillet 1961, un trophée remporté par le Stade malien de Bamako devant le Djoliba. Des diplômes de reconnaissance ont été également remis à certaines personnalités méritantes dont le président Amadou Toumani Touré, qui a salué ces initiatives de la Fédération malienne de football.
Boubacar Diakité Sarr

 

Dr. SEYDOU MOHAMED SOW, REAL DE BAMAKO
" C’est une consécration"
Les Echos : Que vous inspire un tel sacre ?
Seydou Sow : C’est un événement historique. On a profité du cinquantenaire pour remporter la coupe. C’est notre cinquantenaire aussi, donc nous sommes très heureux de remporter la Coupe du Mali. Nous l’avons préparée depuis le début de la saison, c’est une consécration.
Les Echos : Est-ce aussi le pari gagné d’un effectif à majorité jeunes ?
S. S. : Ce n’était pas un pari gagné d’avance parce que les gens n’ont pas compris la politique qu’on voulait faire cette année en misant sur les jeunes. C’était vraiment des jeunes talentueux qui ont mouillé le maillot, malheureusement on en a perdu un, qui est Abdoulaye Inza Diallo. Ce soir, on lui dédie la coupe, on prie Dieu de lui accorder sa miséricorde. C’est un garçon qui nous a quittés à 18 ans.
Les Echos : Que prévoit le Réal la saison prochaine en Coupe Caf ?
S. S. : On se prépare à l’intersaison. Nous savourons pour l’instant le trophée du cinquantenaire sinon, on se préparera à temps pour la grande échéance africaine. Nous remercions la grande famille du Réal et tous ceux qui nous ont aidés pour ce sacre.
Propos recueillis par
B. D. S.

 

MOUSSA KEITA DOUGOUTIGUI, ENTRAINEUR DU REAL
" Je suis comblé"
Les Echos : Que vous inspire cette victoire ?
Moussa Kéita : Je remercie Dieu. Pour rappel quand j’étais capitaine, le président Amadou Toumani Touré m’avait remis la Coupe et en tant qu’entraîneur je remporte le même trophée. C’est très significatif dans la carrière d’un sportif. Je suis très comblé.
Les Echos : Quelle explication technique donnez-vous au match ?
M. K. : Ça a été un match tactique avec le CSK qui a pratiqué un football offensif. Pour les contrer à ce niveau, il fallait un premier rideau, puis un second pour passer par les contres. Nous avons préparé cette finale avec les touches nécessaires.
Les Echos : Un dernier mot ?
M. K. : Nous étions préparés depuis le début de la saison, étant donné que notre objectif était les deux compétitions, en l’occurrence le championnat et la Coupe du Mali. Nous n’avons pas eu la chance avec le championnat et il fallait la Coupe pour sauver la saison et sortir en compétition africaine des clubs. Nous nous sommes donné la main en travaillant dans la même direction. Supporters, dirigeants, joueurs, étaient tous dans la même direction pour cet objectif. Et je crois que c’est mérité.
Propos recueillis par
B. D. S.

 

FINALE DE LA COUPE DU MALI
" Les Echos" et les échos
L’action sur le terrain lors de la finale AS Réal-CSK de samedi dernier n’était certes pas particulièrement passionnante, mais partout autour, ça bougeait, ça grouillait. "Les Echos" vous présente ces trucs qui tombent au montage du journal télévisé de 20 h.

Chanteurs d’un jour
Avant le match, les gradins se remplissaient lentement pendant qu’une édition spéciale combinée de "Génération 21" et de "Samedi Loisirs" et un orchestre militaire divertissaient la foule. C’est ce même orchestre qui a entamé l’hymne national pendant les cérémonies d’avant match. La pièce a d’ailleurs semblé surprendre les présentateurs, qui se sont mis à chanter en faussant comme la Castafiore dans leur micro vers la fin de ce moment solennel. On ne pourra pas leur reprocher de ne pas avoir fait preuve de patriotisme, même s’ils n’ont pas réussi à trouver la note juste.

 

Un parachutiste qui en a vu de toutes les couleurs
Des voix plus ou moins célestes, passons littéralement au ciel. Comment oublier les parachutistes, qui ont amené les ballons du match avant le premier coup de sifflet, atterrissant sur le terrain avec leurs grandes toiles aux couleurs nationales ? L’idée était bonne et l’on s’en souviendra, mais pas pour la bonne raison : le premier brave, qui portait le vert du tricolore malien, a raté son entrée en scène en s’effondrant de tout son long au contact du sol. Le rouge de son drapeau aura finalement été celui de l’ambulance de la protection civile qui l’a évacuée du terrain. Triple fracture du pied pour le major Mamadou Bah, qui a par la suite été transporté vers l’hôpital de Kati.

 

Vuvuzelavez-vous entendu les partisans du CSK ?
Dans les gradins, il n’a pas fallu longtemps pour que les partisans des Centristes se fassent enterrer par ceux des Scorpions. Dans la section réservée aux premiers, on a rit jaune pendant une bonne partie du match, préférant s’abstenir de jouer le rôle du 12e joueur pour son équipe alors qu’elle en avait grandement besoin. Les fans du CSK étaient pourtant si motivés en début d’après-midi. Au moins, les percussionnistes ont pris le relais et n’ont pas ralenti la cadence pendant tout l’affrontement, avec comme seuls compétiteurs les quelques "vuvuzelas" que l’on a pu entendre ça et là.
Pendant ce temps dans la tribune des serpents
Et les téméraires qui ont suivi l’action perchés sur la colline abrupte surplombant le stage Modibo Kéita, aussi connue sous le nom de la tribune des serpents ? L’histoire ne dit pas de quel côté se trouvait leur loyauté. Si ce sont les mêmes intrépides qui ont peint des slogans sur la paroi rocheuse, ils avaient sans doute le nom du Djoliba ou du Stade malien tatoué sur le cœur. Comme bien des spectateurs.

 

Le mercato de la mi-temps
A la mi-temps, pendant que le président de la République Amadou Toumani Touré honorait les joueurs de la première finale de la Coupe du Mali, disputée en 1961, ça bourdonnait d’activité autour du stade. Ça marchandait, des pièces s’échangeaient pour tout et rien : sucreries, cigarettes, beignets, sandwiches, cartes de recharge, bonbons. Comme à l’intérieur des murs, on sentait la présence policière, menaçante pour certains, rassurante pour d’autres. Dans les deux cas, il était pratiquement impossible de manquer les dizaines de membres des forces de l’ordre, prêts à tout avec leur armure anti-émeute.

 

" ATT ! ATT !"
Une fois le match terminé, les vaincus sont montés en premier à la tribune d’honneur pour recevoir leurs médailles de la part du Premier ministre. Lorsqu’ils sont redescendus, le regard triste, les yeux mouillés d’une déception amère, ils ont dû croiser dans les marches les Scorpions, qui venaient de leur voler un rêve qu’ils touchaient du bout des doigts quelques instants auparavant. En vrais gentilshommes, les joueurs ont échangé poignées de main, tapes dans le dos et mots de félicitations. Pendant ce temps, un homme debout près de la tribune criait sans arrêt des slogans pro-ATT, le portrait du président encadré et un drapeau du Mali dans la main, complètement détaché des événements qui se déroulaient autour de lui. Le drame de cette première finale, pour le CSK, et le triomphe acquis de justesse par l’AS Real, tant de réalités qui semblaient lui passer à cent mètres au-dessus de la tête.
Qui vole un œuf volera un bœuf… ou un ballon
Sur le terrain, des responsables courraient après de jeunes préposés aux ballons, qui tentaient de filer en douce avec l’équipement sportif officiel du match. Ils ont été rapidement rattrapés. Difficile de manquer des petits bouts d’hommes à la chemise couleur orange éclatant qui tentaient de s’enfuir du stade par la porte d’en arrière.
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaire)

 

 

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