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2009

Mois de septembre

Les Echos du 30 septembre

 

RAVEC A KALABANCORO
Des citoyens recensés à 1000 F CFA
A Kalabancoro et Bacodjicoro en Commune V, des agents du Ravec recensent des citoyens moyennant de l’argent. Les tarifs proposés varient entre 1000 F CFA et 2000 F CFA par personne recensée.
Le Recensement administratif à caractère d’état civil (Ravec) tire vers sa fin au moment où beaucoup de citoyens ne sont pas encore recensés. Malgré tout, le Ravec devient une source de revenu pour des agents véreux qui rackettent des populations.
Les équipes mobiles qui sont normalement installées à la mairie de la Commune V se donnent le plaisir de se faire inviter par de plus nantis pour recenser les membres de leur famille à domicile ou leurs employés sur le lieu de travail, moyennant rétribution.
Profitant de cette aubaine, les agents du Ravec faisant état de manque de papier n’hésitent pas à rançonner tous ceux qui ne sont pas dans les bonnes grâces de ceux par qui ils ont été invités. Ils proposent sans ménagement la somme de 1000 F CFA à 2000 F CFA.
Le lundi 28 septembre 2009, près de la 2e pharmacie de Kalanbacoro, une équipe a été sollicitée par un leader politique du Congrès national d'initiative démocratique (Cnid/Fyt). Il y avait foule. Mais, certains ont dû payer pour être recensés.
Le même jour, je fus personnellement victime d’une tentative de racket dans une famille située près de la 2e pharmacie de Kalabancoro. L’équipe venue de Bacodjicoroni et conduite par une certaine Bintou et un agent appelé Sory m’a demandé de payer 1000 F CFA après avoir pris mes pièces.
Devant mon refus et ma stupéfaction, Sory m’a renvoyé à son chef Bintou dont l’argumentaire ne reposait sur rien d'autre que l’appât du gain facile.
En refusant de mettre la main à la poche, je n’ai pas été recensé. La foule qui était là ne l’a pas été non plus parce que l’équipe Ravec a plié bagages sans autre forme de procès.
La question que l’on se pose est de savoir si le Ravec, financé à coût de dizaine de milliards de nos francs par les partenaires financiers, est gratuit ou payant ? Pourquoi ces agents, pourtant bien rémunérés (plus de 100 000 F CFA de salaire) par les autorités pour la réussite du projet, tombent-ils dans la tentation de l'arnaque ?
Abdoulaye Traoré
(assistant de presse et de réalisation à la Chaîne 2 de l’ORTM)

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SYNATEL-SYNTEL
La vraie fausse fusion
Annoncée à grand renfort de publicité, la fusion entre le Synatel et le Syntel au compte de l’UNTM n’est qu’un autre coup de bluff. Les masques tombent.
Le vendredi 24 septembre 2009, le secrétaire général de l’UNTM a présidé une cérémonie de fusion entre le Syndicat national des télécommunications (Synatel) affiliée à la CSTM et le Syndicat des télécommunications du Mali (Syntel) de l’UNTM. A peine l’encre de signature des documents a séché que les contestations fusent du bureau du Synatel dénonçant toute fusion avec le Syntel.
Pour grossir ses rangs, l’UNTM a entamé depuis un certain temps un processus de débauchage et de cassure des syndicats affiliés à sa rivale d’antan nommée Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM).
Au mois de juillet 2009, en complicité avec Jeamille Bittar, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), l'UNTM a fait démissionner des militants du comité syndical à son profit. L’acte relayé à grand renfort de publicité visait à faire plaisir au président de la CCIM, qui ne voulait plus sentir Hammadoun Amion Guindo. Le malheur de celui-ci a été de dénoncer les conditions dans lesquelles Bittar a octroyé un marché fictif de consultation sur l’organigramme de la CCIM.
La fusion entre le Synatel et le Syntel se révèle un véritable bluff de la Bourse du travail. En sa qualité d’ancien secrétaire administratif du Synatel et sous le coup d’une suspension qui lui a été notifiée par lettre du 12 août 2009 que Sayon Doumbia est allé en fusion, seul, avec le Syntel. C’est donc sous le coup de la suspension que Sayon Doumbia a démissionné du Synatel pour rejoindre avec armes et bagages le Syntel. Il s’est fait aider par l’UNTM pour simuler une fusion avec le Syntel en vue de se venger de ses anciens camarades.
Le comité Synatel, l'avait pourtant mis en garde. "Nous avons constaté avec regret, depuis un certain temps un comportement d’indiscipline caractérisée et répétitif de votre part. Par la présente, nous vous notifions qu’à compter de ce jour, vous êtes suspendu de votre poste de secrétaire administratif, jusqu’à la tenue de la prochaine assemblée générale…", lui avait écrit Mory Coulibaly, le 12 août 2009.
Le bureau du Synatel avait également saisi par lettre le DG de la Sotelma/Malitel pour réaffirmer l’appartenance de son syndicat à la CSTM. Mory Coulibaly a réitéré le soutien de Synatel au repreneur de la Sotelma, Maroc Télécom.
Le Synatel s’est fait davantage précis en affichant un avis au compte du personnel de Sotelma/Malitel sur lequel il est écrit : "Nous, membres de Synatel, réfutons catégoriquement les allégations suivant lesquelles Synatel doit fusionner avec Syntel. Il n’y a jamais eu de fusion entre les deux syndicats". Mais, à l’UNTM, sous la férule du camarade secrétaire général Siaka Diakité, tout est bon à prendre.
Abdrahamane Dicko

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LA COUR D’ASSISES REPORTEE A OCTOBRE
Plus de 100 affaires enrôlées
Initialement prévue pour le 28 septembre, la 2e session de la Cour d’assises, qui a à son rôle plus de 100 affaires, aura lieu dans la première quinzaine du mois d’octobre. Le parquet explique ce report par un problème de personnel lié aux vacances judiciaires.
La 2e session ordinaire de la Cour d’assises se tiendra dans la première quinzaine du mois d’octobre. Au cours de cette session, 100 dossiers seront soumis à la sagacité de la Cour. C’est ce qui ressort d’un entretien téléphonique hier avec l’avocat général près la Cour d’appel de Bamako, Souleymane Coulibaly.
" La prochaine session de la Cour d’assisses se tiendra dans la première quinzaine du mois d’octobre. La première date arrêtée était celle du 28 septembre 2009. Déjà, plus de 100 dossiers sont enrôlés pour passer en jugement", explique l’avocat général.
Il explique le report par l’absence de nombreux conseillers. "La raison du report tient au fait que nous avons un problème de personnel. Plusieurs de nos conseillers sont en congés. C’est notre grand handicap. Je préfère que tous les conseillers répondent présents pour que nous démarrions les assises", souligne M. Coulibaly. En procédant ainsi, l’avocat général estime qu’ils veulent travailler au maximum et de façon sérieuse.
Il faut dire que les affaires enrôlées vont de la pédophilie au viol en passant par l’assassinat, les coups et blessures… Mais l’un des dossiers les plus attendus aux assises est relatif à l’assassinat, le 10 août 2009, de la maire URD de Yognogo (Koutiala), Mme Maïga Salimata Dembélé.
Pour répondre de leurs actes, comparaîtront à la barre le présumé auteur Soungalo Dembélé et 10 autres dont un certain Boubacar Diarra qui serait du parti Sadi et non moins directeur de la Radio Coton FM de la Capitale du coton pour incitation à la violence.
Programmé pour être jugé lundi dernier, le dossier a été renvoyé à la Cour d’assises en raison de son caractère criminel. A noter que Mme Maïga Salimata Dembélé a été abattue à bout portant et à présent les circonstances de sa mort restent encore non élucidées. Les investigations entreprises par les autorités compétentes ont abouti à l’arrestation du tueur présumé Soungalo Dembélé et de 10 autres accusés.
Affaire à suivre.
Mohamed Daou


Le parti Sadi se disculpe
Joint au téléphone, le secrétaire général du parti Sadi, Dr. Oumar Mariko, indique que sa formation n’est nullement intéressée par le procès. "Ce procès ne nous intéresse pas. Il ne concerne pas le parti Sadi. Les accusations formulées à notre encontre n’engage que leurs auteurs", indique-t-il. A en croire notre interlocuteur, le nommé Boubacar Diarra "n’est pas du parti Sadi, mais du MPR". Et d’ajouter que "la Radio Coton FM de Koutiala est une station du MPR". Comme on le voit, seuls les jurés, sur la base des arguments qui seront développés au prétoire, pourront faire la part des choses et fixer les Maliens sur une affaire devenue un imbroglio politico-juridique.
M. D.

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FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL
Réponse aux besoins des pays à faible revenu face à la crise mondiale
L‘impact de la crise financière des pays développés menace les progrès économiques réalisés aux prix d’importants efforts par de nombreux pays à faible revenu durant la dernière décennie. Pour soutenir ces pays, le FMI a mené des réformes sans précédent aboutissant à l’annonce de milliards de dollars EU de ressources additionnelles, d’un moratoire sur les intérêts des prêts concessionnels du FMI jusqu’à 2011, suivi de modifications permanentes rendant les conditions de financement plus favorables. De plus, de nouveaux mécanismes de prêts ont été conçus pour mieux répondre à la diversité des besoins des pays à faible revenu.
De nombreux pays Africains menaient de bonnes politiques avant la récession mondiale, en renforçant leur situation budgétaire et réduisant leur endettement. Ils ont été doublement frappés, d’abord par les chocs sur les prix des produits alimentaires et pétroliers en 2007-08, puis par la récession mondiale. Avec la récession dans les principales économies du monde, la demande des produits d’exportation de la plupart des pays en développement a rapidement diminué, les prix de nombreux produits de base se sont effondrés, et les flux d’investissement direct et d’envoi de fonds des expatriés se sont progressivement réduits.
L’acquis constitué par de bonnes politiques économiques et la réponse volontariste de nombreux pays face au ralentissement de la croissance permet d’envisager une reprise rapide en Afrique en 2010. Mais ce résultat est loin d’être acquis. Des mesures exceptionnelles s’imposent donc, notamment, envers les pays les plus pauvres.
En mars 2009, le Président tanzanien, Jakaya Kikwete, et le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, ont organisé une conférence à Dar-es-Salam pour renforcer le partenariat entre le FMI et l’Afrique subsaharienne. Le FMI s’est engagé à accroître ses financements, ainsi qu’à une plus grande flexibilité, un dialogue plus étroit sur les politiques, et un renforcement de la voix de l’Afrique subsaharienne au sein du FMI.
Conformément à l’appel en faveur d’une action rapide exprimé au sommet du G-20 d’avril 2009, le FMI a proposé de nouveaux instruments aux pays à faible revenu pour les aider à amortir l’impact de la crise mondiale, particulièrement sur les plus pauvres.
Le FMI a considérablement renforcé son assistance aux pays à faible revenu. Notre capacité de prêts concessionnels va doubler, pour atteindre près de 17 milliards de dollars en 2014, notamment grâce à la vente d’une partie du stock d’or du FMI. Pour 2009/10, nos prêts devraient atteindre 8 milliards de dollars, soit quatre fois leur niveau antérieur et bien plus que les 6 milliards réclamés par le G-20 pour les deux ou trois prochaines années.
Dans le cadre de sa politique de soutien à la liquidité globale, le FMI a alloué plus de 10 milliards de dollars EU de droits de tirages spéciaux (DTS) aux pays d’Afrique sub-saharienne, permettant de renforcer leurs réserves de change et d’atténuer leurs contraintes financières. Certains de ces pays, comme par exemple les membres de l’Union Économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest ont décidé d’affecter ces ressources additionnelles à l’apurement d’arriérés de paiements au titre de la dette intérieure.
Les pays à faible revenu bénéficieront, jusqu’en 2011, d’un moratoire exceptionnel au titre des intérêts liés aux prêts concessionnels accordés par le FMI.
Le FMI a rénové sa panoplie d’instruments de financement concessionnel. Les nouveaux mécanismes seront plus flexibles et mieux adaptés à la diversité croissante des pays à faible revenu et ils feront l’objet de plafonds d’accès correspondant au double de ceux actuellement en vigueur. La Facilité élargie de crédit offrira un appui financier plus souple à moyen terme, la Facilité de crédit de confirmation fournira des financements à court terme ou à titre de précaution, tandis que la Facilité de crédit rapide offrira une assistance d’urgence à des conditions allégées.
A l’avenir, l’assistance financière du FMI sera assortie d’une concessionnalité renforcée et d’un dispositif permettant de limiter les fluctuations de taux d’intérêt bonifiés.
Pour de nombreux pays, l’augmentation de l’assistance financière du FMI a permis, durant le ralentissement mondial, de maintenir, voire d’accroître leurs dépenses, notamment en faveur des populations vulnérables. Nous avons également allégé les conditions attachées aux prêts du FMI en privilégiant les objectifs essentiels. Dans le même esprit, nous venons d’adopter une approche plus souple de fixation des seuils d’endettement dans le cadre des programmes appuyés par le FMI, afin de mieux refléter la diversité des besoins des pays à faible revenu.
L’Afrique subsaharienne a été au centre du renforcement de l’assistance financière du FMI aux pays à faible revenu. Par exemple, à la suite du renchérissement des produits d’importation et de l’effondrement du prix à l’exportation du cuivre, la Zambie a conclu en mai un accord au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) qui lui a permis de préserver les dépenses sociales prioritaires, sans nuire à la stabilité macroéconomique. La Tanzanie et le Mozambique ont bénéficié du dispositif d’accès élevé à la Facilité de protection contre les chocs exogènes, ce qui leur a permis de disposer d’une précieuse marge de réserves de change en soutien de leur programme de relance budgétaire. Pour sa part, le Ghana a conclu un nouvel accord FRPC en juillet, à l’appui de son programme d’ajustement visant à rétablir la stabilité macroéconomique.
En dépit de tous nos efforts, le FMI n’a pas les moyens de satisfaire, seul, les besoins des pays à faible revenu. Il est indispensable que les pays avancés lui emboîtent le pas en respectant leurs engagements d’aide au développement - notamment les promesses du G-7 réuni à Gleneagles en 2005, d’augmenter de 50 milliards de dollars EU l’aide à l’Afrique d’ici 2010. Les bailleurs de fonds doivent agir d’urgence afin que l’accroissement de l’aide soit prise en compte dans leur budget pour 2010.
Alain Féler
Représentant Résident
Fonds monétaire international
Bamako, Mali

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TIEMOGO DAO, SG DE LA COSES
" L’Etat est en train de consentir des efforts"
Après deux années de grèves et de boycotts des examens de fin d’année, le gouvernement et la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) sont sur le point de fumer le calumet de la paix grâce à l’exécution progressive des doléances des enseignants. Le protocole d’accord signé en fin d’année 2008-2009 connaît un début de mise en œuvre. Dans l’interview ci-dessous le secrétaire général de la Coses, Tiémoko Dao, nous parle de ce qui a été fait et de ce qui reste à faire. Interview.
Les Echos : A la fin de l’année scolaire 2008-2009, le gouvernement et la Coses ont signé un protocole d’accord pour mettre à niveau certains problèmes. Où en est-on avec cette entente ?
Tiémoko Dao : Effectivement à la fin de l’année scolaire passée, nous avons conclu un protocole d’accord avec les pouvoirs publics qui devaient mettre à profit le reste des vacances pour mettre à niveau certains problèmes, certaines doléances. A ce jour, nous avons tenu deux rencontres avec le département de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales.
Au sortir de ces deux rencontres, nous avons le sentiment que les pouvoirs publics sont en train de travailler dans le sens de la satisfaction de ce qui n’est pas encore fait. Quand vous prenez un à un les problèmes, nous avons déjà évacué par exemple le document qui fait état du paiement de l’évaluation de la formation modulaire, la note de service est à la signature. S’agissant de la relecture du décret 324 relatif à l’enseignement fondamental, nous avons aussi fait deux séances de travail pour cette relecture, il ne reste qu'une rencontre pour permettre aux uns et aux autres d'harmoniser les avis.
Quand vous prenez aussi le paiement des arriérés, je crois qu’il est toujours en cours. Zéro arriéré, c’est vraiment difficile, mais ils sont en train de les payer. Le département fait des courriers dans ce sens en direction des DAF. Pour ce qui concerne maintenant l’application des cadres organiques, nous attendons, il n’y a aucun acte concret dans ce sens. Mais dans tous les cas, le département est aussi dans la même ligne droite. Il reste à voir comment concrétiser et nous attendons de pied ferme les pouvoirs publics.
Pour ce qui concerne l’intégration comme nous l’avons dit, les pouvoirs publics sont aussi à pied d'œuvre, ils sont en train de travailler, il s’agira de se retrouver et de clarifier comment les choses doivent se faire dans les normes.
Sur le dernier point qui est l’indemnité de logement, nous avons signé le protocole en se disant que trois mois après nous devons nous retrouver pour discuter du taux. Les 3 mois seront bouclés le 15 octobre. A partir de cet instant, nous pourrons nous retrouver et évaluer la situation et ensuite voir ce qu’il faut faire. C’est après le 15 octobre que nous pouvons tirer toutes les leçons de ce que les pouvoirs publics ont fait comme traitement de nos doléances.
Les Echos : La Coses semble satisfaite des négociations ?
T. D. : En réalité, depuis la signature du protocole d’accord il y a eu une période morte que nous avons laissée peut être aux pouvoirs publics, histoire de pouvoir faire beaucoup dans le traitement des doléances qui n’étaient pas satisfaites. Ça veut dire que pendant quelque temps, il n’y a pas eu de négociations et jusque-là il n’y a pas de négociation, seulement nous avons rencontré le département par deux fois dans le strict respect des préparatifs de la rentrée scolaire 2009-2010.
Les Echos : Comment la Coses prépare cette rentrée 2009-2010 ?
T. D. : Au niveau de la Coses, nous nous en tenons au protocole d’accord et nous suivons d’un œil vigilant les pouvoirs publics dans le processus de résolution de nos problèmes. C’est pourquoi je dis qu’il n’est pas facile tout de suite de faire une évaluation exhaustive. Il faut un mois pour qu’on parle d’une évaluation.
Les Echos : Est-ce à dire que l’année scolaire 2009-2010 se passera dans les conditions les meilleures ?
T. D. : A ce que je sache, il y a quand même des petits problèmes. Dans certaines Académies comme à Koulikoro des camarades seraient mutés sans que nous en soyons informés. Est-ce que c'est une sanction ? Parce que ce sont des gens qui ont suivi les mots d'ordre de la Coses. Il y a à voir clair. Il y a aussi à l'Académie de Kayes des problèmes de reclassement des camarades contractuels des collectivités. Donc, tout n'est pas rose. Je pense que le département s'attèle aussi à voir et à trouver des solutions d'ici la rentrée. Les Echos : Confirmez-vous qu'il n'y aura pas de grèves dès la rentrée ?
T. D. : Pour le moment. Mais je ne sais pas de quoi ça retournera à partir du mois d’octobre où nous devons faire une évaluation. Autrement dit, c’est à partir d’octobre qu’on peut décider de ce qu’il y a lieu de faire.
Les Echos : Au-delà des revendications déposées sur la table du gouvernement, la Coses n’a-t-elle pas d’autres préoccupations ?
T. D. : La Coses a comme préoccupation aussi comment alors faire en sorte que l’école soit une vraie école. C’est ça notre souci. C’est pourquoi nous avons demandé à l’Etat d’aller dans le sens de la construction d’écoles publiques.
Propos recueillis par
Amadou Sidibé

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LEGISLATIVE PARTIELLE A KATI
Un second tour URD/RPM
Pour l’élection d’un député dans la circonscription de Kati, le candidat de l'URD, Modibo Doumbia, et la candidate du RPM, Oumou Traoré seront face à face le 18 octobre. Les résultats issus du vote de dimanche dernier nécessitent l'organisation d'un 2e tour.
Les résultats de l’élection législative partielle d’un député à l’Assemblée nationale dans la circonscription électorale de Kati sont officiels depuis hier mardi. La commission de centralisation de Kati, après signature des procès-verbaux par les délégués des partis et devant les chefs de services, a proclamé lundi en début de soirée les résultats. A l’issue du vote, l’Union pour la République et la démocratie (URD) et le RPM se retrouveront le 18 octobre pour un 2e tour.
Sur la base des délibérations de la commission de centralisation, le candidat de l'URD a obtenu 30 517 votants, soit 46,61 %. La candidate du Rassemblement pour le Mali (RPM) a engrangé 17 460 voix, soit 26,66 %. Le Cnid a obtenu 13 307, soit 20,32 %. Le nombre de votants pour le parti Bolen Mali Demè-Ton (BMDT) est de 3124, soit 4,77 %. Le Bloc des alternatives pour la renaissance, l'intégration et la coopération africaine (Barica) s’en tire avec 1073 votants, soit 1,64 %. Un deuxième tour est nécessaire pour départager les deux candidats en tête. Il aura lieu le 18 octobre 2009.
Nous le signalions dans notre parution de lundi : les électeurs ne sont pas sortis en grand nombre pour accomplir leur devoir civique. Le nombre de suffrage exprimé l’atteste. Sur 421 165 inscrits, ils ne sont que 67 574 à avoir voté, 2091 bulletins nuls contre 65 483 valablement suffrages, soit un taux de 16,03 %.
Pour cette élection, la Commune qui a enregistré la plus forte mobilisation est celle de Gnoumagana dans le Mandé avec 76 % et le plus faible taux de participation (3 %) a été signalé à Dialakorodji. Cette faible mobilisation des électeurs à Dialakorodji n’est pas surprenante dans la mesure où les élections municipales dans cette Commune ont été entachées d’irrégularités, ce qui avait valu au ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales d'être interpellé par l’honorable Oumar Mariko. Une plainte des partis politiques au Tribunal administratif est demeurée sans suite favorable.
Ils étaient 5 partis en lice pour l’élection d’un député en remplacement d’Alou Bathily de l’Union pour la République et la démocratie (URD), décédé le 20 juin 2009. Modibo Doumbia (URD), Ibrahima Ndiaye (Cnid), Oumou Traoré (RPM), Hamé Traoré (Barica) et Soumaïla Traoré du parti Bolen Mali Demè-Ton (BMDT) étaient en lice au 1er tour.
Amadou Sidibé

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SPORTS
DJENEBOU SANOGO, AUX JEUX DE LA FRANCOPHONIE
" Le GTCF est un boulevard pour le sport féminin"
Assurer la présence des femmes à tous les niveaux de responsabilités en s’appuyant sur un réseau de déléguées nationales était, entre autres thèmes, du groupe de travail de la Confejes pour la promotion de la participation des femmes et des jeunes filles aux activités de Jeunesse et de Sport. Notre compatriote Djénébou Sanogo, directrice du Carrefour des jeunes, inspectrice de la Jeunesse et Sports et déléguée nationale du Mali depuis 2001 qui participait à cette rencontre de Beyrouth, explique le bien-fondé du groupe, mais aussi ses missions et ses réalisations. Entretien.
Les Echos : Qu’est-ce que le GTCF ?
Djenebou Sanogo : Le GTCF, crée en 2000 par décision des ministres de la Confejes est un groupe de travail œuvrant pour la promotion et la participation des femmes et de jeunes filles aux activités de jeunesse et de sports. Il travaille à l’élaboration d’actions spécifiques visant l’accroissement du taux de participation des femmes et des jeunes filles aux activités de jeunesse et de sports.
Les Echos : Pouvez-vous nous parler de ses missions ?
D. S. : Les missions du groupe, d’une part, c’est de contribuer, auprès de la Confejes, à une participation équitable des femmes et des jeunes filles aux programmes et activités de jeunesse et de sports et d’autre part d'œuvrer au renforcement des capacités des femmes et des jeunes filles en vue de leur accès à l’autonomie et à la responsabilité en matière de jeunesse et de sports. Comme c’est le cas de la présente rencontre. Il existe un programme fonds d’insertion des jeunes de la Confejes.
Les Echos : Quels sont les objectifs du Groupe ?
D. S. : C’est de développer des activités d’animation sportive et de loisirs ; de rechercher et d’établir des partenariats avec des organismes nationaux, régionaux et internationaux œuvrant pour l’épanouissement de femme et de la jeune fille dans les activités de jeunesse et de sports. Il s'agit aussi d'inciter et de favoriser le développement d’actions d’insertion économique et sociale, de formation de cadres sportifs féminins, de promotion de la vie associative et du leadership féminin. L’objectif du groupe, c’est de promouvoir la culture de la paix et de l’éducation à la citoyenneté.
Les Echos : Pouvez-vous nous citer quelques réalisations ?
D. S. : Il faut citer la formation de cadres féminins en administration du sport (Confejes), le perfectionnement de femmes entraîneurs en amont des Jeux de la francophonie, la formation des arbitres et des entraîneurs de différentes disciplines sportives par la Confejes.
Il y a eu la création d’une direction de la promotion du sport féminin et du sport pour personnes handicapées en Centrafrique ; la mise en place d’une association de vétérans sportives en Tunisie et d’un réseau national femmes jeunesse et sport en Haïti. Sans oublier le développement d’un réseau de déléguées nationales GTCF de la Confejes. Et à l’issue des travaux de Beyrouth, il y aura l’élection d’un nouveau bureau.
Propos recueillis, à Beyrouth, par
Boubacar Diakité Sarr

Dans les coulisses des Jeux
Tournoi de football à neuf
Initialement prévu avec 12 équipes, le tournoi de foot ne sera disputé que par 9 pays répartis en trois poules. Le premier de chaque poule, et le meilleur deuxième, accèderont aux demi-finales. Le tirage au sort, effectué vendredi à Beyrouth, a placé le Maroc dans le groupe B avec le Sénégal et la France. Le groupe A est composé du Cameroun, du Canada et du Rwanda. Quant au groupe C, il comprend la Côte d'Ivoire, le Congo et le Liban.
Parcours du combattant
Les délégations officielles, les participants et des journalistes ont eu du mal à se trouver un hôtel et a fortiori le badge d’accréditation pour l’ouverture des Jeux. Ils ont marché des kilomètres avant de trouver un pied-à-terre. Pis, ce n’est pas à la portée des bourses, surtout des journalistes sportifs africains dont beaucoup sont arrivés par leurs propres moyens. Comme à Niamey (Niger, 2005), ils espéraient que le comité d’organisation allait les prendre en charge.

Le Liban au cœur de ses Jeux
Oui ! Ça flotte bien dans les rues de Beyrouth, les drapeaux aux couleurs de la quarantaine de pays participants aux 6es Jeux de la Francophonie. Et côté mobilisation, on peut également dire que le message est bien passé. Samedi dernier, il régnait une ambiance de grands jours avec des caravanes de fête dans toute la ville de Beyrouth.
Rassemblés par
Boubacar Diakité Sarr

6es JEUX DE LA FRANCOPHONIE
Somptueuse cérémonie d'ouverture
Placée sous le signe de la solidarité et du partage, la cérémonie d'ouverture, d’une durée de plus de 3 h de dimanche dernier au stade de la Cité sportive Camille Chamoun de Beyrouth des 6es Jeux de la Francophonie, a été une démarche narrative du spectacle "Partir/revenir".
Une cérémonie suivie par plus de 20 000 spectateurs dont le chef de l’Etat libanais, le général Michel Suleiman et son épouse, insistant sur l'expérience de Market Place (concepteur de cette cérémonie) dans ce secteur. Le Mali était le 29e pays à défiler sur la piste du stade de la Cité Camille Chamoun.
Le stade de la Cité sportive de ce dimanche ensoleillé était surveillé par des militaires comme si les joyaux de la couronne y étaient conservés. Une occasion, depuis le dernier Sommet de la Francophonie de 2001, que les Libanais ont marqué d'une pierre blanche leur ouverture sur le monde.
" Partir/revenir", tel était donc le thème choisi pour cette cérémonie d'ouverture pour rendre hommage au Liban, à son histoire et à sa culture, avec une production qui a mobilisé plus de 200 musiciens, 100 danseurs, 60 chanteurs, 200 figurants, 60 techniciens, 700 scouts et 500 bénévoles, en présence des deux stars internationales Magida El-Roumi et le Sénégalais Youssou Ndour, accompagnées des grands compositeurs libanais Gabriel Yared et Khaled Mouzannar.
Le président Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, a parlé d’espoir et le général Michel Suleiman, président de la République libanaise a annoncé ouverts les 6es Jeux de la Francophonie.
" Nous devons cette cérémonie en partie à une société étrangère, mais le réalisateur, Daniel Charpentier, pour réussir, s'il n’est pas Libanais a cru au Liban".
" Il a d’abord aimé le Liban sinon ce n’était point une question d’argent parce que notre budget est trop petit et le défi grand. Il a donné une âme libanaise et ce sont les Libanais et les Libanaises en partie qui ont applaudi ce qui s'est produit", s’est félicité, le premier responsable libanais des Jeux, Alain Badaro.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

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