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2009
Mois de
septembre
Les
Echos du 30 septembre
RAVEC
A KALABANCORO
Des citoyens recensés à 1000 F CFA
A Kalabancoro et Bacodjicoro en Commune V, des agents du Ravec recensent des
citoyens moyennant de l’argent. Les tarifs proposés varient entre
1000 F CFA et 2000 F CFA par personne recensée.
Le Recensement administratif à caractère d’état civil
(Ravec) tire vers sa fin au moment où beaucoup de citoyens ne sont pas
encore recensés. Malgré tout, le Ravec devient une source de revenu
pour des agents véreux qui rackettent des populations.
Les équipes mobiles qui sont normalement installées à la
mairie de la Commune V se donnent le plaisir de se faire inviter par de plus
nantis pour recenser les membres de leur famille à domicile ou leurs employés
sur le lieu de travail, moyennant rétribution.
Profitant de cette aubaine, les agents du Ravec faisant état de manque
de papier n’hésitent pas à rançonner tous ceux qui
ne sont pas dans les bonnes grâces de ceux par qui ils ont été invités.
Ils proposent sans ménagement la somme de 1000 F CFA à 2000 F CFA.
Le lundi 28 septembre 2009, près de la 2e pharmacie de Kalanbacoro, une équipe
a été sollicitée par un leader politique du Congrès
national d'initiative démocratique (Cnid/Fyt). Il y avait foule. Mais,
certains ont dû payer pour être recensés.
Le même jour, je fus personnellement victime d’une tentative de racket
dans une famille située près de la 2e pharmacie de Kalabancoro.
L’équipe venue de Bacodjicoroni et conduite par une certaine Bintou
et un agent appelé Sory m’a demandé de payer 1000 F CFA après
avoir pris mes pièces.
Devant mon refus et ma stupéfaction, Sory m’a renvoyé à son
chef Bintou dont l’argumentaire ne reposait sur rien d'autre que l’appât
du gain facile.
En refusant de mettre la main à la poche, je n’ai pas été recensé.
La foule qui était là ne l’a pas été non plus
parce que l’équipe Ravec a plié bagages sans autre forme
de procès.
La question que l’on se pose est de savoir si le Ravec, financé à coût
de dizaine de milliards de nos francs par les partenaires financiers, est gratuit
ou payant ? Pourquoi ces agents, pourtant bien rémunérés
(plus de 100 000 F CFA de salaire) par les autorités pour la réussite
du projet, tombent-ils dans la tentation de l'arnaque ?
Abdoulaye Traoré
(assistant de presse et de réalisation à la Chaîne 2 de l’ORTM)
Acceuil
SYNATEL-SYNTEL
La vraie fausse fusion
Annoncée à grand renfort de publicité, la fusion entre le
Synatel et le Syntel au compte de l’UNTM n’est qu’un autre
coup de bluff. Les masques tombent.
Le vendredi 24 septembre 2009, le secrétaire général de
l’UNTM a présidé une cérémonie de fusion entre
le Syndicat national des télécommunications (Synatel) affiliée à la
CSTM et le Syndicat des télécommunications du Mali (Syntel) de
l’UNTM. A peine l’encre de signature des documents a séché que
les contestations fusent du bureau du Synatel dénonçant toute fusion
avec le Syntel.
Pour grossir ses rangs, l’UNTM a entamé depuis un certain temps
un processus de débauchage et de cassure des syndicats affiliés à sa
rivale d’antan nommée Confédération syndicale des
travailleurs du Mali (CSTM).
Au mois de juillet 2009, en complicité avec Jeamille Bittar, président
de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), l'UNTM a fait
démissionner des militants du comité syndical à son profit.
L’acte relayé à grand renfort de publicité visait à faire
plaisir au président de la CCIM, qui ne voulait plus sentir Hammadoun
Amion Guindo. Le malheur de celui-ci a été de dénoncer les
conditions dans lesquelles Bittar a octroyé un marché fictif de
consultation sur l’organigramme de la CCIM.
La fusion entre le Synatel et le Syntel se révèle un véritable
bluff de la Bourse du travail. En sa qualité d’ancien secrétaire
administratif du Synatel et sous le coup d’une suspension qui lui a été notifiée
par lettre du 12 août 2009 que Sayon Doumbia est allé en fusion,
seul, avec le Syntel. C’est donc sous le coup de la suspension que Sayon
Doumbia a démissionné du Synatel pour rejoindre avec armes et bagages
le Syntel. Il s’est fait aider par l’UNTM pour simuler une fusion
avec le Syntel en vue de se venger de ses anciens camarades.
Le comité Synatel, l'avait pourtant mis en garde. "Nous avons constaté avec
regret, depuis un certain temps un comportement d’indiscipline caractérisée
et répétitif de votre part. Par la présente, nous vous notifions
qu’à compter de ce jour, vous êtes suspendu de votre poste
de secrétaire administratif, jusqu’à la tenue de la prochaine
assemblée générale…", lui avait écrit
Mory Coulibaly, le 12 août 2009.
Le bureau du Synatel avait également saisi par lettre le DG de la Sotelma/Malitel
pour réaffirmer l’appartenance de son syndicat à la CSTM.
Mory Coulibaly a réitéré le soutien de Synatel au repreneur
de la Sotelma, Maroc Télécom.
Le Synatel s’est fait davantage précis en affichant un avis au compte
du personnel de Sotelma/Malitel sur lequel il est écrit : "Nous,
membres de Synatel, réfutons catégoriquement les allégations
suivant lesquelles Synatel doit fusionner avec Syntel. Il n’y a jamais
eu de fusion entre les deux syndicats". Mais, à l’UNTM, sous
la férule du camarade secrétaire général Siaka Diakité,
tout est bon à prendre.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
LA
COUR
D’ASSISES
REPORTEE
A
OCTOBRE
Plus de 100 affaires enrôlées
Initialement prévue pour le 28 septembre, la 2e session de la Cour d’assises,
qui a à son rôle plus de 100 affaires, aura lieu dans la première
quinzaine du mois d’octobre. Le parquet explique ce report par un problème
de personnel lié aux vacances judiciaires.
La 2e session ordinaire de la Cour d’assises se tiendra dans la première
quinzaine du mois d’octobre. Au cours de cette session, 100 dossiers seront
soumis à la sagacité de la Cour. C’est ce qui ressort d’un
entretien téléphonique hier avec l’avocat général
près la Cour d’appel de Bamako, Souleymane Coulibaly.
" La prochaine session de la Cour d’assisses se tiendra dans la première
quinzaine du mois d’octobre. La première date arrêtée était
celle du 28 septembre 2009. Déjà, plus de 100 dossiers sont enrôlés
pour passer en jugement", explique l’avocat général.
Il explique le report par l’absence de nombreux conseillers. "La raison
du report tient au fait que nous avons un problème de personnel. Plusieurs
de nos conseillers sont en congés. C’est notre grand handicap. Je
préfère que tous les conseillers répondent présents
pour que nous démarrions les assises", souligne M. Coulibaly. En
procédant ainsi, l’avocat général estime qu’ils
veulent travailler au maximum et de façon sérieuse.
Il faut dire que les affaires enrôlées vont de la pédophilie
au viol en passant par l’assassinat, les coups et blessures… Mais
l’un des dossiers les plus attendus aux assises est relatif à l’assassinat,
le 10 août 2009, de la maire URD de Yognogo (Koutiala), Mme Maïga
Salimata Dembélé.
Pour répondre de leurs actes, comparaîtront à la barre le
présumé auteur Soungalo Dembélé et 10 autres dont
un certain Boubacar Diarra qui serait du parti Sadi et non moins directeur de
la Radio Coton FM de la Capitale du coton pour incitation à la violence.
Programmé pour être jugé lundi dernier, le dossier a été renvoyé à la
Cour d’assises en raison de son caractère criminel. A noter que
Mme Maïga Salimata Dembélé a été abattue à bout
portant et à présent les circonstances de sa mort restent encore
non élucidées. Les investigations entreprises par les autorités
compétentes ont abouti à l’arrestation du tueur présumé Soungalo
Dembélé et de 10 autres accusés.
Affaire à suivre.
Mohamed Daou
Le parti Sadi se disculpe
Joint au téléphone, le secrétaire général
du parti Sadi, Dr. Oumar Mariko, indique que sa formation n’est nullement
intéressée par le procès. "Ce procès ne nous
intéresse pas. Il ne concerne pas le parti Sadi. Les accusations formulées à notre
encontre n’engage que leurs auteurs", indique-t-il. A en croire notre
interlocuteur, le nommé Boubacar Diarra "n’est pas du parti
Sadi, mais du MPR". Et d’ajouter que "la Radio Coton FM de Koutiala
est une station du MPR". Comme on le voit, seuls les jurés, sur la
base des arguments qui seront développés au prétoire,
pourront faire la part des choses et fixer les Maliens sur une affaire devenue
un imbroglio
politico-juridique.
M. D.
Acceuil
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