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2009
Mois de
septembre
Les
Echos du 18 septembre
RAPPORTS
ATT-GMT
L’ire de Koulouba
Depuis la publication de l'article "Quand ATT cherche à plaire à GMT",
Koulouba est ému et a commis des spécialistes de l’exercice
de la brosse à reluire, des plumitifs qui, au lieu de donner une information,
de démentir ou même de corriger nos informations font dans l’invective.
Le 1er septembre dernier, la Libye qui fêtait ses 40 ans, a invité Alpha,
ATT et GMT. ATT, de retour, s’est exprimé à la télé,
comme si GMT n’était pas là-bas. Ayant appris que GMT était
présent et invité au même titre que lui, notre président
de la République, nous nous en sommes indignés, en républicains,
soucieux du bon ordre. Car, GMT est certes gracié, mais déchu de
certains droits qui ne devraient pas permettre doublement à ATT, président
du Mali et "héros" du 26 mars, de souffrir d’être à ses
côtés, traité à égal.
Depuis la publication de cet article, Koulouba est ému et a commis des
spécialistes de l’exercice de la brosse à reluire, des plumitifs
qui, au lieu de donner une information, de démentir ou même de corriger
nos informations font dans l’invective.
Koulouba peut-il dire que le général Moussa Traoré n’était
pas à Tripoli en même temps que les présidents ATT et Alpha,
invité au même titre qu’eux ? Présent au même
moment que ATT à la cérémonie, même si Moussa a dû quitter
les lieux avant la fin, vu que "ça traînait en longueur et
que la nuit était avancée ?".
Koulouba dément-il que le général Moussa Traoré a été gracié par
le président Alpha et non amnistié ? La différence entre
les deux, c’est que si gracier consiste à pardonner sa faute à quelqu’un,
l’amnistie, est un "acte qui stipule que des fautes passées
devront être oubliées, et qui interdit à quiconque de les
rechercher ou de les évoquer sous peine de sanctions".
Dans tous les cas, quelqu’un a-t-il déjà démenti totalement
ou partiellement ce que nous avons écrit ? Pourquoi déplacer le
débat sur autres choses ?
Au demeurant, personne ne peut douter de la qualité des relations Alpha-Kadhafi.
Au moment où ce dernier était injustement au ban des nations, l'ancien
président malien était parmi les rares de ses pairs à lui
rendre visite avec les moyens du bord parce que la Libye était sous embargo
aérien. Est-il nécessaire de rappeler aussi que c'est le même
Alpha Oumar Konaré au moment de l'embargo injuste qui a défendu à la
tribune des Nations unies la cause de la Jamahiriya arabe libyenne et son guide.
Nous publions ci-dessus notre premier texte qui a provoqué l’ire
et l’émoi de Koulouba.
Alexis Kalambry
FETE DE LA LIBYE
Quand ATT
cherche à plaire à GMT
Le 1er
septembre
dernier,
la Libye
a célébré le 40e anniversaire
de l’accession au pouvoir de Mouammar Kadhafi. A cette fête, le Guide
a invité à Tripoli, ATT, Alpha Oumar Konaré et… le
général Moussa Traoré. Tous les trois ont fait le déplacement,
contrairement à ce qu’on aurait pu croire en écoutant ATT, à son
retour à la télé. Quel invité incongru !
Ce qui fait notre indignation, c’est la volonté d’ATT de banaliser
l’affaire, d’accepter d’être à la même tribune
et traiter sur le même pied que GMT. A son retour de Tripoli, brandissant
la décoration de GMT, il a dit que la République du Mali (qu’il
représente et incarne) allait se déplacer chez GMT pour lui remettre
sa distinction.
Que Mouammar Kadhafi invite en même temps ATT, Alpha et GMT passe. Car,
ce qui est sûr, cet homme est connu pour ses excentricités et sa
propension à toujours mettre les pieds dans le plat. Ce qui est sûr,
c’est que si Alpha savait, jamais il n’aurait accepté d’être
au même sommet que notre geôlier, du reste un condamné qui,
même gracié, reste un tortionnaire du peuple malien.
D’ailleurs, présent quand même à Tripoli, Alpha Oumar
Konaré, qui a su la présence de Moussa Traoré à quelques
heures de l’ouverture des cérémonies, n’a pas quitté son
hôtel. Il a boycotté toutes les cérémonies du fait
de la présence de GMT qui a paradé partout aux côtés
d’ATT en Libye. Incroyable !
La question que l’on se pose est de savoir qu’est-ce que le 26 mars
pour ATT ? Est-ce juste l’anniversaire de sa fille comme il l’a déjà dit,
lui, le héros du 26 mars 1991 ? Devrons-nous, comme lui a tendance à le
faire, nier les crimes commis sous Moussa ? Car, tous ceux qui ont suivi l’allocution
d’ATT à la télé à son retour, parlant de GMT,
doivent se demander pourquoi ATT a participé à la prise du pouvoir
en 1991 et pourquoi fournit-il tant d’efforts pour plaire à GMT
?
Il y a décidément encore beaucoup de choses à apprendre
d’ATT…
Alexis Kalambry
Acceuil
TERRORISME
ET INSECURITE
Dilemme mondial, incompréhension malienne
Depuis le 11 septembre 2001, les réseaux terroristes gagnent du terrain
et les attentats meurtriers se multiplient. Partagées entre le dialogue
et l’option militaire, les grandes puissances n’arrivent pas à faire
la jonction entre les deux. Les résultats de la croisade anti-terroriste
sont mitigés et notre pays dont le Nord est l'une des zones de prédilection
des groupes mafieux est plus que jamais dans la ceinture.
Le 11 septembre offre l’occasion à l’humanité de jeter
un regard rétrospectif sur les attaques meurtrières de 2001 aux
Etats-Unis. Huit ans après, la croisade générale lancée
contre le terrorisme est loin d’atteindre son paroxysme. Sous la houlette
des USA, la traque aux terroristes ne parvient toujours pas à réunir
tous les ingrédients susceptibles de terrasser les bandes islamistes.
Du moins à en croire les spécialistes des questions sécuritaires.
Les concertations et les politiques se peaufinent dans ce sens, avec chaque jour
l’inclusion de nouveaux éléments en fonction des réalités
du terrain. En considérant le déroulement des choses, l’on
se demanderait si les méthodes utilisées jusque-là sont
valables pour le contexte, les enjeux et les challenges actuels et futurs.
Etre présent en un 11 septembre aux Etats-Unis, pays instigateur et leader
de la lutte anti-terroriste, donne une idée de la perception générale
de la guerre contre le terrorisme. Les premiers anniversaires des événements
douloureux de 2001 ont été marqués par la peur d’autres
agressions similaires. Surtout qu'à la veille de chaque anniversaire des
attentats du 11 septembre, des messages du leader d’Al Qaeda, Oussama ben
Laden, sont toujours diffusés par le biais de différents supports
de communication.
Mais, plus les années passent, plus les citoyens semblent tourner leur
attention vers d’autres objectifs. Au pays de l’Oncle Sam, le terrorisme
paraît préoccuper plus la haute administration et les milieux d’affaires
que les citoyens ordinaires cherchant un coin de refuge en ces temps de récession économique.
Et les avis diffèrent sur la suite à réserver à l’offensive
internationale.
S’adressant à ses compatriotes le 11 septembre 2009, le locataire
de la Maison Blanche, Barack Obama, a encore fait preuve de son rôle de
citoyen modèle. "C’est le moment de renouveler notre détermination
contre ceux qui ont perpétré cet acte barbare et qui continuent
de conspirer contre nous". Si l’engagement doit être renouvelé face
au fléau, les armes de combat doivent cependant être revues.
Aujourd’hui, la ligne directrice de la lutte contre le terrorisme reste
floue à bien des égards. Tantôt, l’on a l’impression
que c’est le règne du dialogue, tantôt, l’on se dit
que c’est la primauté de la violence imposée par l’administration
Bush et ses alliés. Le président Obama, qui avait promis pendant
la campagne électorale de mettre fin aux guerres en Afghanistan et en
Irak déclenchées sur des arguments de menaces terroristes et sécuritaires,
a l’air d’être partagé entre la poursuite des hostilités
et le dialogue.
En Irak, l’on remarque une accalmie intermittente avec le retrait progressif
des soldats en mission tandis qu’en Afghanistan, pays considéré comme
le bastion des terroristes, la tension est toujours d’actualité.
Les talibans sont loin d’avoir abdiqué et font tout pour "bouter" les "colons" hors
des frontières du pays. L’administration démocrate prévoit
d’ailleurs de renforcer l’effectif militaire sur place, pour dit-on,
préserver les acquis et favoriser le retour à la normale dans une
nation dépourvue de ses agresseurs.
Un Mali en embuscade
Au même moment, Washington et ses alliés parlent de renforcement
démocratique en Afghanistan. Le processus démocratique qui a résulté en
des élections présidentielles pluralistes reste l’une des
priorités de l’Amérique. Et ceci, pour convaincre les Afghans à embrasser
les principes démocratiques, qui ne laisseront plus de place de choix
au terrorisme. Question : peut-on favoriser l’émergence de nouvelles
mentalités à travers la démocratie tout en laissant des
troupes vues par les locaux comme celles de l’occupation coloniale ?
Pays frontalier avec l’Afghanistan, le Pakistan est souvent encouragé à entretenir
l’arme du dialogue avec ses mouvements terroristes, qui ensanglantent régulièrement
le pays alors qu’à cause des plaidoyers incessants des dirigeants
de ce pays auprès de Washington et de ses partenaires dans le combat terroriste,
il est plus question d’appuyer financièrement et matériellement
cette nation pour militairement faire face à ses "groupes aliénés".
Cependant, l’option d’injecter plus de ressources financières
et humaines dans la lutte contre le terrorisme ou sur certains fronts entrant
dans ce cadre ne semble pas être l’avis le mieux partagé.
Aux Etats-Unis par exemple, beaucoup de citoyens ont fait savoir dans les médias
qu’ils préféraient voir leur pays investir moins d’argent
et de militaires en Afghanistan étant donné que les groupes terroristes
se portent de mieux en mieux avec la multiplication des pensées haineuses.
Aucune nation n’étant épargnée par l’extension
des réseaux terroristes, le Mali s’est retrouvé dans la ceinture.
Le désert a sans doute favorisé l’implantation et les tournures
des groupes mafieux dans le Nord de notre pays, en plus de la proximité avec
des pays qui sont des cibles privilégiées des auteurs d’actes
odieux.
Aussi la porosité de nos frontières a-t-elle permis aux délinquants
transfrontaliers d’asseoir plus leur mainmise sur le Septentrion et de
causer des frayeurs épisodiques. Dans la conduite de leurs affaires, les
narcotrafiquants, qui ont tout pour être qualifiés de terroristes,
n’hésitent pas également à recourir à la force
de leurs armes pour satisfaire leurs besoins.
L’on se souvient encore des attaques de Nampala qui ont endeuillé tant
de familles maliennes. Que dire de l’assassinat du lieutenant-colonel Lamana
Ould Bou ? Et les mines qui seraient encore sous les sables du Nord ? Tout cela
semble avoir été possible à cause du manque de vision et
de la défaillance des méthodes préventives des autorités,
s'il y en a réellement. Alors que les populations ont beau réclamer
l’usage de la force contre les terroristes et leurs groupes affiliés,
les dirigeants n’ont rien entendu. Selon des allégations, des militaires
auraient été tués sans pouvoir réagir à cause
d’hypothétiques ordres hiérarchiques.
Comme pour se conformer au vieil adage qui dit que "mieux vaut tard que
jamais", les autorités ont finalement opté pour une offensive
sans frein contre les terroristes. Ce changement de tactique du Mali, qui a des
généraux aux postes clés de la nation, suffira-t-il pour
affronter les groupes islamisés qui continuent d’élire domicile
au nord avec notamment l’enlèvement et la séquestration de
ressortissants occidentaux ? Le gouvernement qui s’est toujours dit satisfait
de la libération des otages occidentaux détenus au nord doit en
tout cas prendre en compte l’avis des uns et des autres, car les bonnes
propositions ne manquent pas.
Si les remarques du Front pour la démocratie et le progrès (FDR) à l’issue
de sa conférence sur le Nord ont été jetées aux calendes
grecques pour probablement des raisons politiques, des réseaux indépendants
comme l’Observatoire sahélo-saharien de géopolitique et de
stratégie, piloté par Soumeylou Boubèye Maïga, doivent être
plus écoutés.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)
Acceuil
BRAS
DE FER AU PMU-MALI
La fin des hostilités
C’est l’implication personnelle du secrétaire général
de l’UNTM, Siaka Diakité, qui a permis un retour à la normale
entre les syndicats du PMU-Mali et son PDG, Idrissa Haïdara. Les paris sont
rouverts.
A appel de l’UNTM, des militants des syndicats du PMU-Mali se sont retrouvés à leur
direction, non pour un sit-in mais une assemblée générale
d’information. Devant des hommes et femmes venus répondre à l’appel
du secrétaire général de l’UNTM, accompagné des
membres du bureau exécutif et du représentant du gouverneur du
district de Bamako (mandaté par les plus hautes autorités), Siaka
Diakité a tenu un langage de soulagement à ses militants. Il a
promis à la base la mise en place d’une commission de travail que
lui-même dirigera et qui va se charger de l’exécution du chronogramme
d’exécution des procès-verbaux réclamés par
les syndicalistes.
Les syndicalistes par la voix de leurs responsables se sont dit satisfaits sur
toute la ligne. "Nous savons maintenant que nos doléances seront
très prochainement exécutées". Il a été demandé aux
différents comités syndicaux (syndicat des revendeurs, des agents
de traitements et des permanents) de reprendre le travail, ce à quoi les
syndicats ont donné leur accord. Faut-il rappeler que depuis samedi, les
courses avaient été suspendues par le PDG Haïdara jusqu’à la
fin des négociations.
Les grèves à répétition des syndicats avaient pour
cause l’inapplication d’un premier procès-verbal de conciliation
en décembre 2008 par la direction. Il s’agit du retrait de "Aptitudes
conseil" des locaux du PMU-Mali, la révision du contrat des revendeurs,
le respect des textes qui régissent le PMU, la gestion saine de l’entreprise.
La coordination d’Amadou O. Diaw demandait aussi l’application de
la décision de justice concernant les agents de traitements ainsi que
l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. La non-application
de ces points par la direction a été à l’origine d’un
second procès-verbal en mars 2009.
Il s’agissait, entre autres, de poursuivre les négociations entre
direction et syndicats à propos de l’amélioration constante
des conditions de vie des travailleurs, remettre à la direction du PMU-Mali,
au plus tard le 5 avril 2009, les propositions des revendeurs par rapport à leurs
contrats, créer un cadre consensuel de relecture de prestation des revendeurs
au plus tard le 30 avril 2009…
Le mouvement de grève et la suspension des courses par la direction, a
occasionné plus de 2 milliards de F CFA de pertes pour l’Etat et
pour les administrateurs.
Amadou Sidibé
Acceuil
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