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2009

Mois de septembre

Les Echos du 18 septembre

 

RAPPORTS ATT-GMT
L’ire de Koulouba
Depuis la publication de l'article "Quand ATT cherche à plaire à GMT", Koulouba est ému et a commis des spécialistes de l’exercice de la brosse à reluire, des plumitifs qui, au lieu de donner une information, de démentir ou même de corriger nos informations font dans l’invective.
Le 1er septembre dernier, la Libye qui fêtait ses 40 ans, a invité Alpha, ATT et GMT. ATT, de retour, s’est exprimé à la télé, comme si GMT n’était pas là-bas. Ayant appris que GMT était présent et invité au même titre que lui, notre président de la République, nous nous en sommes indignés, en républicains, soucieux du bon ordre. Car, GMT est certes gracié, mais déchu de certains droits qui ne devraient pas permettre doublement à ATT, président du Mali et "héros" du 26 mars, de souffrir d’être à ses côtés, traité à égal.
Depuis la publication de cet article, Koulouba est ému et a commis des spécialistes de l’exercice de la brosse à reluire, des plumitifs qui, au lieu de donner une information, de démentir ou même de corriger nos informations font dans l’invective.
Koulouba peut-il dire que le général Moussa Traoré n’était pas à Tripoli en même temps que les présidents ATT et Alpha, invité au même titre qu’eux ? Présent au même moment que ATT à la cérémonie, même si Moussa a dû quitter les lieux avant la fin, vu que "ça traînait en longueur et que la nuit était avancée ?".
Koulouba dément-il que le général Moussa Traoré a été gracié par le président Alpha et non amnistié ? La différence entre les deux, c’est que si gracier consiste à pardonner sa faute à quelqu’un, l’amnistie, est un "acte qui stipule que des fautes passées devront être oubliées, et qui interdit à quiconque de les rechercher ou de les évoquer sous peine de sanctions".
Dans tous les cas, quelqu’un a-t-il déjà démenti totalement ou partiellement ce que nous avons écrit ? Pourquoi déplacer le débat sur autres choses ?
Au demeurant, personne ne peut douter de la qualité des relations Alpha-Kadhafi. Au moment où ce dernier était injustement au ban des nations, l'ancien président malien était parmi les rares de ses pairs à lui rendre visite avec les moyens du bord parce que la Libye était sous embargo aérien. Est-il nécessaire de rappeler aussi que c'est le même Alpha Oumar Konaré au moment de l'embargo injuste qui a défendu à la tribune des Nations unies la cause de la Jamahiriya arabe libyenne et son guide.
Nous publions ci-dessus notre premier texte qui a provoqué l’ire et l’émoi de Koulouba.
Alexis Kalambry

FETE DE LA LIBYE
Quand ATT cherche à plaire à GMT
Le 1er septembre dernier, la Libye a célébré le 40e anniversaire de l’accession au pouvoir de Mouammar Kadhafi. A cette fête, le Guide a invité à Tripoli, ATT, Alpha Oumar Konaré et… le général Moussa Traoré. Tous les trois ont fait le déplacement, contrairement à ce qu’on aurait pu croire en écoutant ATT, à son retour à la télé. Quel invité incongru !
Ce qui fait notre indignation, c’est la volonté d’ATT de banaliser l’affaire, d’accepter d’être à la même tribune et traiter sur le même pied que GMT. A son retour de Tripoli, brandissant la décoration de GMT, il a dit que la République du Mali (qu’il représente et incarne) allait se déplacer chez GMT pour lui remettre sa distinction.
Que Mouammar Kadhafi invite en même temps ATT, Alpha et GMT passe. Car, ce qui est sûr, cet homme est connu pour ses excentricités et sa propension à toujours mettre les pieds dans le plat. Ce qui est sûr, c’est que si Alpha savait, jamais il n’aurait accepté d’être au même sommet que notre geôlier, du reste un condamné qui, même gracié, reste un tortionnaire du peuple malien.
D’ailleurs, présent quand même à Tripoli, Alpha Oumar Konaré, qui a su la présence de Moussa Traoré à quelques heures de l’ouverture des cérémonies, n’a pas quitté son hôtel. Il a boycotté toutes les cérémonies du fait de la présence de GMT qui a paradé partout aux côtés d’ATT en Libye. Incroyable !
La question que l’on se pose est de savoir qu’est-ce que le 26 mars pour ATT ? Est-ce juste l’anniversaire de sa fille comme il l’a déjà dit, lui, le héros du 26 mars 1991 ? Devrons-nous, comme lui a tendance à le faire, nier les crimes commis sous Moussa ? Car, tous ceux qui ont suivi l’allocution d’ATT à la télé à son retour, parlant de GMT, doivent se demander pourquoi ATT a participé à la prise du pouvoir en 1991 et pourquoi fournit-il tant d’efforts pour plaire à GMT ?
Il y a décidément encore beaucoup de choses à apprendre d’ATT…
Alexis Kalambry

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TERRORISME ET INSECURITE
Dilemme mondial, incompréhension malienne
Depuis le 11 septembre 2001, les réseaux terroristes gagnent du terrain et les attentats meurtriers se multiplient. Partagées entre le dialogue et l’option militaire, les grandes puissances n’arrivent pas à faire la jonction entre les deux. Les résultats de la croisade anti-terroriste sont mitigés et notre pays dont le Nord est l'une des zones de prédilection des groupes mafieux est plus que jamais dans la ceinture.
Le 11 septembre offre l’occasion à l’humanité de jeter un regard rétrospectif sur les attaques meurtrières de 2001 aux Etats-Unis. Huit ans après, la croisade générale lancée contre le terrorisme est loin d’atteindre son paroxysme. Sous la houlette des USA, la traque aux terroristes ne parvient toujours pas à réunir tous les ingrédients susceptibles de terrasser les bandes islamistes. Du moins à en croire les spécialistes des questions sécuritaires.
Les concertations et les politiques se peaufinent dans ce sens, avec chaque jour l’inclusion de nouveaux éléments en fonction des réalités du terrain. En considérant le déroulement des choses, l’on se demanderait si les méthodes utilisées jusque-là sont valables pour le contexte, les enjeux et les challenges actuels et futurs.
Etre présent en un 11 septembre aux Etats-Unis, pays instigateur et leader de la lutte anti-terroriste, donne une idée de la perception générale de la guerre contre le terrorisme. Les premiers anniversaires des événements douloureux de 2001 ont été marqués par la peur d’autres agressions similaires. Surtout qu'à la veille de chaque anniversaire des attentats du 11 septembre, des messages du leader d’Al Qaeda, Oussama ben Laden, sont toujours diffusés par le biais de différents supports de communication.
Mais, plus les années passent, plus les citoyens semblent tourner leur attention vers d’autres objectifs. Au pays de l’Oncle Sam, le terrorisme paraît préoccuper plus la haute administration et les milieux d’affaires que les citoyens ordinaires cherchant un coin de refuge en ces temps de récession économique. Et les avis diffèrent sur la suite à réserver à l’offensive internationale.
S’adressant à ses compatriotes le 11 septembre 2009, le locataire de la Maison Blanche, Barack Obama, a encore fait preuve de son rôle de citoyen modèle. "C’est le moment de renouveler notre détermination contre ceux qui ont perpétré cet acte barbare et qui continuent de conspirer contre nous". Si l’engagement doit être renouvelé face au fléau, les armes de combat doivent cependant être revues.
Aujourd’hui, la ligne directrice de la lutte contre le terrorisme reste floue à bien des égards. Tantôt, l’on a l’impression que c’est le règne du dialogue, tantôt, l’on se dit que c’est la primauté de la violence imposée par l’administration Bush et ses alliés. Le président Obama, qui avait promis pendant la campagne électorale de mettre fin aux guerres en Afghanistan et en Irak déclenchées sur des arguments de menaces terroristes et sécuritaires, a l’air d’être partagé entre la poursuite des hostilités et le dialogue.
En Irak, l’on remarque une accalmie intermittente avec le retrait progressif des soldats en mission tandis qu’en Afghanistan, pays considéré comme le bastion des terroristes, la tension est toujours d’actualité. Les talibans sont loin d’avoir abdiqué et font tout pour "bouter" les "colons" hors des frontières du pays. L’administration démocrate prévoit d’ailleurs de renforcer l’effectif militaire sur place, pour dit-on, préserver les acquis et favoriser le retour à la normale dans une nation dépourvue de ses agresseurs.
Un Mali en embuscade
Au même moment, Washington et ses alliés parlent de renforcement démocratique en Afghanistan. Le processus démocratique qui a résulté en des élections présidentielles pluralistes reste l’une des priorités de l’Amérique. Et ceci, pour convaincre les Afghans à embrasser les principes démocratiques, qui ne laisseront plus de place de choix au terrorisme. Question : peut-on favoriser l’émergence de nouvelles mentalités à travers la démocratie tout en laissant des troupes vues par les locaux comme celles de l’occupation coloniale ?
Pays frontalier avec l’Afghanistan, le Pakistan est souvent encouragé à entretenir l’arme du dialogue avec ses mouvements terroristes, qui ensanglantent régulièrement le pays alors qu’à cause des plaidoyers incessants des dirigeants de ce pays auprès de Washington et de ses partenaires dans le combat terroriste, il est plus question d’appuyer financièrement et matériellement cette nation pour militairement faire face à ses "groupes aliénés".
Cependant, l’option d’injecter plus de ressources financières et humaines dans la lutte contre le terrorisme ou sur certains fronts entrant dans ce cadre ne semble pas être l’avis le mieux partagé. Aux Etats-Unis par exemple, beaucoup de citoyens ont fait savoir dans les médias qu’ils préféraient voir leur pays investir moins d’argent et de militaires en Afghanistan étant donné que les groupes terroristes se portent de mieux en mieux avec la multiplication des pensées haineuses.
Aucune nation n’étant épargnée par l’extension des réseaux terroristes, le Mali s’est retrouvé dans la ceinture. Le désert a sans doute favorisé l’implantation et les tournures des groupes mafieux dans le Nord de notre pays, en plus de la proximité avec des pays qui sont des cibles privilégiées des auteurs d’actes odieux.
Aussi la porosité de nos frontières a-t-elle permis aux délinquants transfrontaliers d’asseoir plus leur mainmise sur le Septentrion et de causer des frayeurs épisodiques. Dans la conduite de leurs affaires, les narcotrafiquants, qui ont tout pour être qualifiés de terroristes, n’hésitent pas également à recourir à la force de leurs armes pour satisfaire leurs besoins.
L’on se souvient encore des attaques de Nampala qui ont endeuillé tant de familles maliennes. Que dire de l’assassinat du lieutenant-colonel Lamana Ould Bou ? Et les mines qui seraient encore sous les sables du Nord ? Tout cela semble avoir été possible à cause du manque de vision et de la défaillance des méthodes préventives des autorités, s'il y en a réellement. Alors que les populations ont beau réclamer l’usage de la force contre les terroristes et leurs groupes affiliés, les dirigeants n’ont rien entendu. Selon des allégations, des militaires auraient été tués sans pouvoir réagir à cause d’hypothétiques ordres hiérarchiques.
Comme pour se conformer au vieil adage qui dit que "mieux vaut tard que jamais", les autorités ont finalement opté pour une offensive sans frein contre les terroristes. Ce changement de tactique du Mali, qui a des généraux aux postes clés de la nation, suffira-t-il pour affronter les groupes islamisés qui continuent d’élire domicile au nord avec notamment l’enlèvement et la séquestration de ressortissants occidentaux ? Le gouvernement qui s’est toujours dit satisfait de la libération des otages occidentaux détenus au nord doit en tout cas prendre en compte l’avis des uns et des autres, car les bonnes propositions ne manquent pas.
Si les remarques du Front pour la démocratie et le progrès (FDR) à l’issue de sa conférence sur le Nord ont été jetées aux calendes grecques pour probablement des raisons politiques, des réseaux indépendants comme l’Observatoire sahélo-saharien de géopolitique et de stratégie, piloté par Soumeylou Boubèye Maïga, doivent être plus écoutés.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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BRAS DE FER AU PMU-MALI
La fin des hostilités
C’est l’implication personnelle du secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, qui a permis un retour à la normale entre les syndicats du PMU-Mali et son PDG, Idrissa Haïdara. Les paris sont rouverts.
A appel de l’UNTM, des militants des syndicats du PMU-Mali se sont retrouvés à leur direction, non pour un sit-in mais une assemblée générale d’information. Devant des hommes et femmes venus répondre à l’appel du secrétaire général de l’UNTM, accompagné des membres du bureau exécutif et du représentant du gouverneur du district de Bamako (mandaté par les plus hautes autorités), Siaka Diakité a tenu un langage de soulagement à ses militants. Il a promis à la base la mise en place d’une commission de travail que lui-même dirigera et qui va se charger de l’exécution du chronogramme d’exécution des procès-verbaux réclamés par les syndicalistes.
Les syndicalistes par la voix de leurs responsables se sont dit satisfaits sur toute la ligne. "Nous savons maintenant que nos doléances seront très prochainement exécutées". Il a été demandé aux différents comités syndicaux (syndicat des revendeurs, des agents de traitements et des permanents) de reprendre le travail, ce à quoi les syndicats ont donné leur accord. Faut-il rappeler que depuis samedi, les courses avaient été suspendues par le PDG Haïdara jusqu’à la fin des négociations.
Les grèves à répétition des syndicats avaient pour cause l’inapplication d’un premier procès-verbal de conciliation en décembre 2008 par la direction. Il s’agit du retrait de "Aptitudes conseil" des locaux du PMU-Mali, la révision du contrat des revendeurs, le respect des textes qui régissent le PMU, la gestion saine de l’entreprise.
La coordination d’Amadou O. Diaw demandait aussi l’application de la décision de justice concernant les agents de traitements ainsi que l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. La non-application de ces points par la direction a été à l’origine d’un second procès-verbal en mars 2009.
Il s’agissait, entre autres, de poursuivre les négociations entre direction et syndicats à propos de l’amélioration constante des conditions de vie des travailleurs, remettre à la direction du PMU-Mali, au plus tard le 5 avril 2009, les propositions des revendeurs par rapport à leurs contrats, créer un cadre consensuel de relecture de prestation des revendeurs au plus tard le 30 avril 2009…
Le mouvement de grève et la suspension des courses par la direction, a occasionné plus de 2 milliards de F CFA de pertes pour l’Etat et pour les administrateurs.
Amadou Sidibé

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ADEMA/ASSOCIATION
Déclaration à l'occasion du 22 septembre
Il y a 49 ans que notre pays accédait à la souveraineté nationale et internationale
Le 22 septembre symbolise l'émancipation du peuple malien, l'aboutissement d'un combat acharné pour libérer notre pays du joug colonial. Cette date est un repère pour tous et tient une place importante dans le cœur des Maliens, autant pour sa portée historique que pour ses valeurs fédératrices de toutes les composantes nationales et de tous les démocrates en particulier.
L'histoire finira par retenir, au-delà des bourrasques révisionnistes, que l'indépendance du Mali s'inscrit bel et bien dans une série de luttes locales africaines et de sanglantes guerres anti-coloniales résultant de l'éveil de conscience des peuples opprimés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Ces luttes, soutenues par la solidarité entre combattants et par les revendications identitaires (négritude, appartenance à la même religion, panarabisme), le réveil des élites anti-coloniales aussi bien dans les colonies qu'en métropole, l'émergence de nouvelles puissances (URSS, Etats-Unis, Chine), la Conférence de Bandoeng ont également bénéficié de l'appui à la décolonisation de la part des nouveaux pays indépendants, initiateurs du non-alignement.
Oscillant entre la carotte de la Loi cadre et les répressions sanglantes, surfant entre recours aux gendarmes (à Thiaroye, Madagascar, Djibouti, au Tchad et au Gabon) et déploiement d'une stratégie souterraine animée par Jacques Foccart et faite d'intrigues et de déstabilisations, la France de De Gaulle, qui se réclamait des indépendances généreusement accordées, finit par se perdre dans les tourbillons de la guerre d'indépendance algérienne, dans le prolongement de celle d'Indochine, avant de laisser place aux spécialistes français de la contre insurrection dans leur mission d'étouffer les velléités indépendantistes et de décapiter toutes menaces précoces contre la présence de la France et ses intérêts néo-coloniaux.
L'Adéma rend hommage à tous les combattants de la liberté pour le sacrifice consenti ! Aux pères de l'indépendance pour leur vision stratégique du Mali nouveau, pour nous avoir permis de commencer à construire une nation libre, prospère, solidaire et faire entendre fièrement notre voix dans le concert des nations ; de prendre notre destin en main, avec détermination, sans complexe aucun ; de forger une conscience citoyenne pour affronter les défis à venir.
Ils nous auront légué le sens du patriotisme, une diplomatie pugnace au service de l'idéal de l'intégration africaine, contribuant au rayonnement extraordinaire du Mali sur la scène africaine et internationale.
Leur vision du développement économique, social et culturel reste encore d'actualité, basée sur le principe de "compter d'abord sur soi et donner le meilleur de soi", la nécessaire solidarité entre les pays africains, fondée sur une incontestable communauté de destin, l'organisation de la nouvelle administration, la formation des ressources humaines, une armée républicaine et dédiée à la protection des frontières, au maintien de l'unité nationale et au développement, la politique d'industrialisation volontariste, d'éducation, de santé, et de protection sociale au bénéfice du plus grand nombre, une organisation du système de commercialisation et de distribution des produits de première nécessité dont la crise et la flambée des prix actuels rendent nostalgiques même les plus sceptiques.
L'amour de la patrie, du travail bien fait, le sens de la dignité, de la probité, de la justice, l'esprit de sacrifice, véhiculés par le mouvement pionnier et d'autres formes d'organisations sociales ont longtemps constitué des valeurs caractéristiques du citoyen malien. En témoigne, la réputation flatteuse certes, mais amplement justifiée qui précédait partout en Afrique et à travers le monde le commerçant malien, le pèlerin malien, l'étudiant malien, le soldat malien, le Malien tout court.
A partir de mars 1991, le peuple malien s'est résolument engagé dans un processus démocratique qui, malgré les remises en cause rampantes et les coups de boutoirs révisionnistes qui se nourrissent de ses erreurs de jeunesse, se consolide chaque jour davantage, favorise la libre expression et la participation populaire aux prises de décisions collectives.
Outre la préservation de ces acquis anciens et récents, notre devoir de génération est de bâtir une société de progrès, soucieuse du bien-être de toutes ses composantes, ouverte au monde. Ce qui implique des citoyens formés et prêts à assumer leur part de responsabilité : léguer aux générations suivantes, une nation libre et prospère, en paix avec elle-même et avec le reste du monde ; un pays meilleur à celui qui nous a été légué, possédant les capacités humaines et techniques de ses ambitions, de gérer ses propres ressources, de créer de nouvelles richesses et d'assurer une répartition équitable des revenus, ; un pays capable de convaincre ses enfants que leur devenir et le nôtre se trouvent au Mali et nulle part ailleurs.
Notre génération a le devoir impérieux d'œuvrer à la consolidation de notre système démocratique autour de ces valeurs fédératrices, en l'améliorant constamment. Notre Association ne se lassera pas de rappeler : "qu'unis et solidaires, les patriotes et démocrates maliens ont remporté d'importantes victoires" et que "leur division constitue toujours une menace pour notre jeune démocratie".
Vive le Mali indépendant et démocratique !
Très bonne fête à toutes les Maliennes et tous les Maliens !
La présidente
Mme Sv Kadiatou Sow

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MAIRIE DU DISTRICT
Concertations sur l’habitat
Les unions des coopératives d’habitat et la mairie du district ont tenu hier des pourparlers à la mairie du district.

Organisée par les ONG And Defar/Ader dans le but de relever les défis de la pauvreté et de la précarité liées à l’habitat à Bamako, la rencontre a regroupé des représentants du directeur régional du développement social, du directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat, des ONG And Defar/Ader, le secrétaire général de la mairie du district et des membres de l'Union des coopératives d’habitat.
Malgré des avancées, la majorité des coopératives d’habitat restent confrontées à des difficultés insurmontables. Il s’agit de l’absence d’une législation tenant compte des spécificités des coopératives d’habitat, du manque de disponibilité en matière de crédit à long terme pour l’habitat et du coût de la construction très élevé, lié à l’utilisation massive de matériaux importés.
En outre, les actions des coopératives d’habitat sont encore peu connues par des autorités et des collectivités décentralisées. Selon le président du conseil d’administration de l’Union des coopératives de construction immobilière du Mali (Ucoocima/BTP) et de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’habitat du Mali, "grâce aux efforts consentis par les ONG And Defar/Ader ce problème est en passe d’être résolu avec l’organisation des unions de coopérative de Bamako et la Fédération nationale des sociétés coopératives d’habitat du Mali".
La concertation entre la mairie et les unions de coopératives d’habitat consistait à voir comment celles-ci peuvent s’impliquer au sein des plates-formes de concertation de la mairie auprès des services déconcentrés de l’Etat qui traitent des problèmes relatifs à l’assainissement, à l’accès à l’eau potable, à l’amélioration de l’habitat. Elle visait également à dégager des pistes de collaboration entre la mairie et les coopératives d’habitat.
Créée en août 2008, la Fédération nationale des sociétés coopératives d’habitat du Mali est constituée de 9 unions de coopérative d’habitat composées de 135 coopératives d’habitat à la base avec près de 25 000 adhérents.
Sidiki Doumbia

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EPILOGUE
Les pieds dans l’eau
Depuis 2 ou 3 ans, chez nous, la saison pluvieuse ne s'installe que vers la mi-juillet (parfois au-delà du 20), mais dès que cela est fait, elle envoie sur le pays des seaux de pluies qui commencent par réjouir les populations avant de finir par les inquiéter et les désoler. Dans un pays où l’activité économique principale est l’agriculture, la pluie est toujours la bienvenue, mais quand elle dépasse certains niveaux, ce sont des dégâts à la pelle qui sont attendus par manque de préparation (si tant est qu’il est possible de se préparer à une catastrophe).
Selon certaines personnes censées en saisir un peu plus que les autres sur ce genre de phénomène, les fortes précipitations de ces derniers temps sont dues aux pluies provoquées qui, semble-t-il, donnent certes de la pluie en quantité, mais perturbent fortement aussi les conditions météorologiques normales. Selon d’autres, elles seraient tout simplement le retour d’un cycle normal parti il y a fort longtemps et qui avait permis à la colonisation européenne de se targuer de bons résultats agricoles.
Quoi qu'il en soit, pendant que ces supputations vont bon train, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur presque toutes les régions du pays, de Kayes à Ménaka et de Sikasso à Kidal. Des localités situées dans le Sahel ou en bordure, habituées à ne recevoir que quelques millimètres de pluie par an, sont appelées à accueillir brutalement des centimètres de flottes ces derniers temps, d’où toute la panique des populations en voyant l’eau entrer dans les maisons d’habitation et emportant des objets et du bétail.
Il est vrai qu’on a vu pire ailleurs, au Burkina Faso, au Sénégal où les inondations, suites aux fortes pluies, ont occasionné des dégâts matériels importants souvent accompagnés de morts dont des enfants comme ce fut le cas récemment à Ouagadougou (courant août).
Les bulletins météorologiques diffusés ça et là sur l’affaire se bornent à parler de l’état satisfaisant des cultures, mais se gardent bien de fournir des explications scientifiques à ces fortes précipitations dont on dit qu’elles n’ont pas eu de semblables depuis 50 ou 60 ans. Toutefois, à bien écouter les informations, on se rend compte que les fortes pluies et les inondations qui les accompagnent causent plus de dégâts dans les villes que dans les campagnes en raison du mode d’occupation de l’espace.
Dans les villages de brousse dont les sites ont été bien choisis sur des hauteurs (buttes ou flancs de colline), les eaux pluviales n’ont pas le temps de stagner et s’écoulent facilement vers les marigots et les cours d’eau proches. Dans ces conditions, l’humidité du sol passe brutalement aux murs pour les faire tomber en un temps court d’averses orageuses. En outre, le banco qui est de nature très résistante, généralement de l’argile qu’on ne trouve pas toujours en ville, aide les maisons à bien tenir debout malgré les intempéries.
La seule grosse inquiétude à ce niveau vient des cultures dont certaines variétés comme le sorgho (gros mil) ou le fonio n’aiment pas la trop forte humidité qui joue sur leur cycle de maturation. Mais d’autres aussi comme le petit mil, l’arachide, le riz et les tubercules demandent beaucoup d’eau pour leur croissance et profitent largement des inondations pour faire de bons rendements.
Une autre difficulté découlant des fortes pluies est l’état des pistes qui ne sont déjà pas bonnes par manque d’entretien et qui se dégradent considérablement par suite de l’érosion des sols et conduisent à l’isolement et à l’enclavement de certaines localités pendant tout l’hivernage.
Dans les villes, la situation est encore pire. Un mois et demi après le début de l’hivernage, dès que les nuages se forment et annoncent l’orage, c’est le début du cauchemar dans les 3/4 des quartiers populaires de Bamako. Les maisons construites anarchiquement pour échapper au calvaire de la location ne sont pas assez résistantes pour faire face à des situations de fortes pluies et d’inondations.
Les quartiers illégaux, établis parfois dans le lit des cours d’eau, sont les premiers à pâtir des crues des marigots approvisionnés par les pluies. Beaucoup de ces habitations de fortune étant en banco, ne font pas le poids devant le courant des rivières qui les enlèvent au passage.
Dans les quartiers du centre commercial, la situation n’est pas plus enviable, car ces maisons en banco datant de la période coloniale, sont toutes vieilles et peuvent s’écrouler à tout moment sous de fortes pluies. Le manque d’égouts et de canalisations souterraines fait de ces vieux quartiers des résidences à haut risque pendant l’hivernage.
Les eaux de pluie remplissent le peu de fossés qui existent et envahissent les cours des maisons sans que les autorités municipales se sentent interpellées. Il y a plus grave encore avec les fils électriques suspendus en l’air entre des poteaux et que des vents violents peuvent arracher à tout moment pour les faire tomber à terre, posant ainsi un mortel danger d’électrocution devant les usagers de la route. Pendant tout ce temps, la plupart des routes sont gorgées d’eau, mais cela n’empêche pas les transports en commun (les fameuses Sotrama) de les emprunter en toute insécurité.
Dans beaucoup de pays du Tiers-monde, l’hivernage, bien qu’appelé de tous les vœux par les populations, reste aussi une période très redoutée à cause des risques de fortes pluies et d’inondation qu’il présente. Les maisons d’habitation et les infrastructures routières ne sont pas réalisées de façon à faire face à des situations de sinistre dues aux fortes précipitations.
Facoh Donki Diarra

INONDATIONS DANS LA SOUS-REGION
Des victimes et des dégâts importants
Selon l'Institut international de l'eau de Stockholm (SIWI), environ 80 % des catastrophes naturelles sont d'origine météorologique ou hydraulique, et les inondations affectent en moyenne 66 millions de personnes par an.
Le terme inondation fait traditionnellement référence au débordement d'un cours d'eau, le plus souvent en crue.
Les inondations, notamment dans les pays pauvres font souvent beaucoup de victimes et de dégâts matériels. Elles sont responsables de 40 % des accidents mortels dus aux catastrophes naturelles dans le monde.
En Afrique de l’Ouest, la saison des pluies 2009, qui doit encore durer quelques semaines, a provoqué des inondations étendues, qui ont affecté des centaines de milliers d’habitants et tué 160 personnes, d’après le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha).
Au Burkina Faso, au moins 100 000 personnes sont actuellement déplacées, dont plus de 40 000 sont hébergées dans 88 sites, d’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Plus de 100 000 habitants ont été touchés dans les banlieues de Dakar, au Sénégal, ainsi que dans d’autres régions d’après Ocha.
D’après Ocha, de fortes pluies ont frappé Conakry, la capitale, et la ville de Kindia en Guinée, faisant 15 000 victimes. Un certain nombre d’organisations humanitaires, parmi lesquelles les sociétés de la Croix-Rouge danoise et guinéenne, ont contribué à la réponse locale en améliorant l’accès aux installations sanitaires et en distribuant des produits de première nécessité tels que de l’eau potable.
Selon Ocha, des inondations à Agadez, dans le Nord du Niger, ont touché 16 000 familles et forcé de nombreux déplacés à trouver refuge dans des écoles et d’autres bâtiments publics.
Le gouvernement a mis en place un comité de gestion des inondations à Agadez, afin de faciliter la communication et la distribution des aides, et de mieux répondre aux besoins en termes de nutrition, de santé et d’hygiène.
Alexis Kalambry

INONDATIONS A BAMAKO
L’obstruction des caniveaux décriée
Les eaux de pluie ont occasionné des dégâts à Bamako à cause surtout de l’obstruction des caniveaux.
Les manifestations pluvieuses de ces dernières semaines dues, selon les météorologues, au changement enregistré au Front intertropical (Fit), ont occasionné des inondations importantes tant à Bamako qu’à l’intérieur et dans l’ensemble de la sous-région. Mais les différentes villes du Mali ont connu des fortunes diverses avec des effondrements de maisons, noyades, destructions de culture, entre autres.
Les dégâts constatés à Bamako font état de maisons écroulées et de noyades. Pour situer les causes des dégâts, une réunion conjointe a regroupé, la semaine dernière, les ministres en charge de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, de la Sécurité intérieure et de la Protection civile et celui de l’Assainissement et de l’Environnement.
Selon leurs constats, la capitale a un important réseau de collecteurs et de caniveaux pour le drainage des eaux usées et de pluie. Mais une bonne partie de ces équipements ne fonctionnent plus parce qu’ils sont obstrués.
Apparemment, les efforts déployés à la veille de l’hivernage, par des mairies communales et la mairie du district visant à curer les caniveaux, relèvent plus du folklore.
Incivisme
Les ordures sorties des collecteurs ne sont pas ramassées à temps et finissent par redescendre dedans. L’incivisme pousse certaines populations à faire des mêmes caniveaux et collecteurs des dépôts d’ordures ménagères.
Un autre phénomène qui a cours, c'est celui de l’obstruction par des chantiers construits dans le lit de marigots, sans respect du plan d’urbanisation. Le chantier de la future gare de Bittar Trans, sur l’avenue de l’OUA à Sogoniko, coupe le sommeil aux populations de ce quartier. Ces dernières accusent le propriétaire du chantier, Jeamille Bittar d’avoir obstrué le passage des eaux du grand collecteur et du marigot situés à côté du cimetière.
Ce qui a pour conséquence l’inondation du cimetière chaque fois qu’il pleut abondamment avec son lot d’effondrement de tombes et de clôtures du lieu de repos des morts. Plusieurs concessions avoisinantes ont été inondées et écroulées.
Les populations de Sogoniko, à bout de nerf, ont cassé des pans du mur d’enceinte du chantier pour réagir à l’indifférence des autorités. Celles-ci se cachent derrière l’explication selon laquelle Bittar a acheté la parcelle avec un particulier, comme pour dire qu’il peut en jouir comme bon lui semble au détriment de l’intérêt public.
Ces inondations dans la capitale provoquent des embouteillages dans la circulation. Les usagers ont du mal à se frayer un chemin puisque le goudron est souvent impraticable et la visibilité nulle.
Abdrahamane Dicko

CE QUE J’EN SAIS
Responsabilité partagée dans l’indifférence totale
Aujourd’hui, de nombreuses rues de notre capitale sont impraticables, car inondées. En effet, après des pluies diluviennes, rares sont celles qui ne se transforment pas en mares dans lesquelles peu d’usagers se hasardent. Mal ou non curés, les caniveaux sont vite débordés. Ce qui fait que les rues ne sont pas les seules envahies par l’eau, mais les habitations aussi.
Depuis quelques années, chaque hivernage apporte son lot d’inondations et de désolations à Bamako. Et ce sont pratiquement les mêmes zones qui sont concernées par la catastrophe. Les inondations à Bamako sont essentiellement liées à deux fléaux majeurs : l’insuffisance des voies de drainage et l’occupation des voies traditionnelles d’écoulement des cours d'eau. Elle met aussi en évidence, l’insouciance des populations et l’indifférence des autorités. En effet, chacun a sa part de responsabilité dans ces catastrophes.
Ce n’est un secret pour personne que l’aménagement urbain impose des normes de construction et des critères rigoureux à respecter, ce qui exclut de construire dans les zones inondables. Aujourd’hui, les maires ont tout loti pour se faire les poches. Même les berges du fleuve Niger ne sont pas épargnées par l’appât du gain. Et les autorités ferment les yeux sur ces constructions et occupations anarchiques, se contentant de jouer aux pompiers en cas de sinistre.
Durant son second mandat, le président Alpha Oumar Konaré avait initié de grands travaux de voiries qui avaient permis de réaliser de nombreux caniveaux et collecteurs dans la capitale. Un effort qui n’a pas été poursuivi après son départ. Dans la plupart des cas, on se contente d’en curer sommairement certains en début d’hivernage.
En Commune IV par exemple, même la mairie est inondée à la moindre pluie par manque de collecteurs. Et pourtant, à quelques mètres seulement, il y a un collecteur naturel qui pouvait drainer les eaux de pluie jusqu’au Djoliba en passant par le "Woyowayanko". Il suffit seulement de travaux conséquents d’aménagement pour que ce collecteur draine les eaux de ruissellement de Lafiabougou, Taliko, Hamdallaye et une grande partie de l’ACI-2000.
Mais, depuis des années, les mêmes inondations persistent, dans l’indifférence totale des autorités alors que la solution est plus qu’évidente. Une indifférence qui fait que la construction de collecteurs et d’évacuateurs d’eaux est rarement incluse dans les programmes de développement communal ou national.
Toutefois, les populations ne sont pas exemptes de reproches. En effet, les rares infrastructures de voiries existantes sont transformées par elles en de véritables poubelles. Aussitôt curés, les caniveaux sont transformés en dépotoirs d’ordures de toutes sortes.
Ce qui empêche les eaux de couler normalement. Des quartiers huppés comme l’ACI-2000 ou la Cité du Niger n’échappent pas à ce fléau résultant de l’incivisme et de l’insouciance des populations qui sont pourtant les premières victimes des inondations. Et généralement, ceux qui obstruent les voies d’écoulement de l’eau de ruissellement, ne sont pas forcément les victimes.
C’est par exemple l’obstruction monstrueuse de certains caniveaux et les collecteurs de Lafiabougou et d’Hamdallaye, qui reçoivent les eaux de ruissellement en provenance des collines environnantes, qui provoquent les inondations à l’ACI-2000 et surtout à Djicoroni-Para. Un quartier qui patauge constamment dans les eaux sales avec une prolifération phénoménale des moustiques.
Ce n’est qu’en cas de sinistres qu’on voit les autorités se bousculer pour "réconforter" les victimes. Sinon, elles sont indifférentes au sort de ces pauvres populations. Ce qui fait dire à un internaute que "ceux qui ont la gestion du territoire et de la sécurité des populations n'assument pas leur travail et leur responsabilité. C'est eux que vous devez questionner".
Le difficile accès à la propriété foncière fait que les populations sont prêtes à construire n’importe où sans être forcément conscientes des dangers auxquels elles s’exposent. Il est également facile d’accuser les occupants des zones inondées. Mais existe-il une cartographie des zones inondables à Bamako, voire au Mali ? Supposons que cela existe. Qui la connaît ! Très peu de gens parce qu’elle n’a jamais été ventilée auprès des populations.
D’ailleurs, pourquoi les autorités compétentes ferment-elles les yeux sur la vente des terrains dans ces zones par les maires peu scrupuleux ? A-t-on jamais sanctionné ceux qui vendent ces "parcelles" ? Rien n’est fait pour sécuriser les pauvres populations en la matière. Les autorités attendent qu’il y ait une inondation pour venir s’apitoyer sur le sort des "populations sinistrées" devant les caméras.
Comme l’écrivait récemment un confrère, "dans l’impossibilité de maîtriser ou d’avoir un contrôle sur les quantités de pluies, les services techniques chargés de l’assainissement de la ville de Bamako, suffisamment avertis, devaient depuis des mois tout mettre en œuvre pour épurer tous les caniveaux et collecteurs du District de Bamako". Hélas ! Le budget voté pour ce travail n’est jamais entièrement investi.
Là où le bât blesse davantage, c’est que les populations sont conscientes de l’indifférence des autorités, mais elles ne font absolument rien pour changer de comportement. Aujourd’hui, si chacun de nous comprend qu’en bouchant les caniveaux et les collecteurs, il se met en danger d’inondation et expose d’autres au même péril, la majorité va adopter un comportement plus citoyen.
Mieux, si chacun curait le caniveau qui passe devant sa porte ? Mais, qu’est-ce qu’on voit dans de nombreux quartiers ! Des jeunes prenant indifféremment le thé dans des "grin" installés au bord des caniveaux ou collecteurs débordants et nauséabonds ! N’est-ce pas le comble de l’indifférence ? Non, c’est le travail de la voirie municipale. Certes ! Mais, qui sont les premières victimes en cas d’inondations ou d’épidémies ?
Alphaly

INONDATIONS
Des conséquences sur la campagne agricole
La campagne agricole 2009-2010 a connu un décollage lent et difficile avec des insuffisances pluviométriques en dessous de la normale. Elle a été ultérieurement marquée par des formes d’inondations ayant entraîné des pertes sur les productions agricoles (champs submergés, érosion hydrique accentuée).
Selon Dramane Coulibaly du secrétariat exécutif du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), avec l’installation tardive de l’hivernage, les pluies, au mois de juillet, ont été faibles et mal reparties dans la zone ouest du Burkina Faso, les régions du Nord du Mali, le Sahel occidental, à la frontière de la République islamique de la Mauritanie, le Sud-est du Sénégal et dans certaines localités de Tillaberi au Niger.
Cette situation, selon notre interlocuteur, a occasionné un développement irrégulier des cultures, qui s’est traduit par des disparités dans les zones à caractéristiques écologiques. A ses dires, suite à des pluies diluviennes qui se sont abattues dans plusieurs localités de la bande sahélienne, de nombreux cas de dégâts ont été enregistrés avec plusieurs destructions de champs dont le nombre, pour l'heure, reste inconnu.
Pour prétendre à une bonne production agricole, il faut un degré mesuré de pluies sur les cultures. Mais, avec les inondations, les pays sahéliens risquent de ne pas avoir des bonnes récoltes, car l’abondance des pluies sur les cultures n’est pas toujours signe de succès agricole.
Anne-Marie Kéita
(stagiaire)

MICRO TROTTOIR
Les inondations vues par des Bamakois
Face aux dégâts et aux inondations provoquer par les pluies diluviennes au Mali les Bamakois s’expriment et proposent des solutions.
Yaya Traoré (juriste) :
" D’après les informations de RFI, depuis 1919 ce genre d’inondation n’avait plus été enregistré dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Au Burkina également depuis les années 60-70, on n'avait pas enregistré d’inondation de ce genre. Avec cette inondation il y a eu des disparitions d'enfants dans une pédiatrie d’un de leurs hôpitaux, des infrastructures ont été détruites. Ces inondations ont vraiment fait des malheureux au Burkina et au Mali aussi".

Ousmane Ballo (étudiant) :
" L’inondation de mon quartier est de la faute d’un homme qui a vendu le terrain destiné au passage de l’eau de la colline vers le fleuve à un travailleur. Avec la pluie qui tombe tous les jours, l’eau voyant sa trajectoire barrée a changé de direction vers les maisons et le cimetière qui a complètement disparu sous les eaux. les habitants sont sortis trouer les murs pour que l’eau puisse couler. La seconde fois, c’est la protection civile qui a démoli les murs pour que l’eau suive son cours normal, ce qui a soulagé la population".

Mamadou Diakité (fonctionnaire) :
" Au Mali, il n’y a pas d’étude spécifique pour les constructions. On achète les lots illicitement et on construit sans autorisation, sans savoir sur quel genre de terrain on investi. Dans mon quartier à Boulkassoumbougou-Koro, il n’y a pas de canalisation et bon nombre de maisons sont en banco. C’est pourquoi dès qu’il y a une petite pluie, nous sommes inondés et restons dans les eaux. Chaque année, je refais le mur gauche de ma concession et chaque année il retombe".

Adama Traoré (enseignant) :
" En tant qu’enseignant je crains que la rentrée scolaire 2009-2010 se fasse à bonne date avec l’occupation de certaines écoles par des familles sinistrées dans certaines localités du Mali. Pratiquement avec ses pluies qui ne cessent pas, on voit tous les jours à la télé de nouveaux sinistrés qui n’ont aucune autre planche de salut que les classes d’écoles. En attendant les aides de l’Etat et la fin de ces pluies diluviennes la rentrée est compromise dans les localités d’inondées".

Boo Diarra : (ménagère) :
" Nous sommes désespérés, on ne sait plus quoi faire, la montée des eaux à remporter nos ustensiles de cuisine, nos habits et nos nourritures. On attend que les autorités fassent un geste. Certes les années précédentes, l’eau n’a pas été abondante et nous sommes dans une zone où il faut de l’eau de pluies pour que les semences puissent mûrir, mais cette année les eaux tombent avec force. Si on avait la possibilité de contenir ses eaux cela nous aiderait".
Propos recueilli par
Aminata Traoré
(stagiaire)

INONDATIONS
Des effets directs et indirects sur la santé
Les inondations sont les catastrophes naturelles les plus coûteuses en terme économique et humaine. Leurs conséquences sur la santé de la population peuvent être directes ou indirectes.

Les effets sanitaires des inondations se répartissent en trois catégories selon le moment où ils surviennent : effets survenant durant ou immédiatement, effets se développant dans les jours, voire les premières semaines suivant et effets à plus long terme, susceptibles d’apparaître après des mois ou des années. Toutes ces catégories peuvent se subdiviser en effets directs et indirects sur la santé.
Les effets directs sur la santé se manifestent durant l’inondation et sont causés par les eaux. Ils incluent notamment la mortalité due à la noyade, aux crises cardiaques et aux blessures. Dr. Mama Sanata Diarra, ingénieur sanitaire, chargé de projet à l'ONU-Habitat Mali, explique que les conséquences les plus immédiates des inondations sont l’écroulement des maisons, généralement en banco, qui peuvent écraser leurs occupants.
Les effets indirects des inondations sur la santé peuvent être la conséquence de dommages causés aux infrastructures et aux bâtiments. Ils incluent notamment les maladies infectieuses (maladies gastro-intestinales, dermatites, conjonctivites) et quelques rares cas de maladies transmises.
Dr. Diarra indiquera que les eaux qui stagnent peuvent rester longtemps et devenir le site des insectes qui peuvent être des sources de maladies. Selon notre interlocuteur, les inondations au Mali sont prévisibles dans la mesure où les ouvrages d’assainissement sont mal entretenus et aussi dans certains cas, les populations se sont installées dans le lit des marigots empêchant le bon écoulement des eaux.
Dispositions à prendre
" On pouvait bien éviter les inondations si les eaux pluviales étaient correctement évacuées vers les exécutoires adéquats. Maintenant, il faut l’entraide entre les populations pour faire face aux problèmes causés par les inondations. Il faut la mobilisation de tout le monde", propose Dr. Diarra.
A ses dires, "les décideurs doivent placer l’assainissement au centre de leur politique. Les techniciens doivent dimensionner les ouvrages correctement selon les règles de l’art et demander à ce qu'ils soient correctement exploités et entretenus. La population, pour sa part, doit comprendre qu’assainir leur cadre de vie est dans leur propre intérêt".
Etablir des plans concernant les risques d’inondation devrait aussi permettre aux collectivités locales de réagir efficacement à d’éventuelles menaces sanitaires. Ces plans devraient prévoir des actions visant à assurer la qualité de l’eau, la sécurité sanitaire des aliments, l’assainissement et l’hygiène, des précautions nécessaires lors des activités de nettoyage, des mesures de protection contre d’éventuelles maladies transmises par vecteur, des mesures visant à maintenir la santé mentale et le bien-être comme la réduction du stress et un soutien psychologique à la fois pour les victimes et pour ceux qui leur viennent en aide.
Pendant et après des inondations, il est très important d’exercer un suivi et une surveillance des maladies liées à l’inondation.
Sidiki Doumbia

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COUPE CAF
Le Stade affronte Bayelsa
La 6e et dernière journée de la phase de poule de la Coupe Caf se joue ce week-end. Le Stade malien de Bamako affronte ce dimanche 20 septembre au stade Modibo Kéita, le Bayelsa United du Nigeria.
A quelques jours de cette importante échéance, l’entraîneur Djibril Dramé, de retour de Luanda (Angola), a déclaré que son club va bien. Toutefois, il a reconnu qu’il y a un petit problème dans son bastion défensif. Il s’agit d’Abdoulaye Maïga, suspendu pour cumul de cartons. Néanmoins, les Blancs de Bamako, après leur victoire (2-1) à l'aller, partent favoris devant leurs adversaires du jour.
Limiter les dégâts, sera le défi des Nigérians dimanche après-midi au stade Modibo Kéita. Les Nigérians qui devaient rallier Bamako depuis jeudi nuit, seront en péril face au premier du groupe B.
Leaders, après 5 journées, les poulains de Djibril Dramé comptent 2 victoires et 3 matches nuls. Ils possèdent la meilleure attaque (6 buts) et partagent la meilleure défense (2 buts concédés) avec le Primeiro De Agosto, leur actuel dauphin. Autant d’éléments qui présagent un séjour mouvementé pour les Nigérians à Bamako.
Boubacar Diakité Sarr

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