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2009

Mois de septembre

Les Echos du 07 septembre

 

IL FAUT LE DIRE
Démissions
Que l’Etat oublie de rappeler à l’ordre des commerçants indélicats, qui affament les populations, n’est plus une nouveauté au Mali à cause de connexions mafieuses. Mais que des défenseurs des consommateurs refusent de dénoncer seulement le fardeau de "l’exploitation de l’homme par l’homme" laisse penser que notre sort est pour le moment scellé ou en tout cas qu’elles trouvent leur compte dans notre pillage. Maintenant, à l’approche des fêtes et surtout de Ramadan, les prix des produits nécessaires grimpent sur la base d’explications abracadabrantesques.
Cette année, c’est le prix élevé du sucre qui est au centre des débats. Les Maliens, habitués à recevoir une grande quantité de cette denrée par solidarité pendant le mois de jeûne, en sont sevrés ; des donateurs ont du mal à s’y approvisionner à un prix raisonnable parce que quelque part des hommes se sont unis pour réaliser plus de profits sur le dos des populations. Y a-t-il un défenseur des consommateurs ? Allo !
C'est sur le répondeur comme il y a 2 ans, à la veille de la Tabaski, où il n’y avait plus de moutons à Bamako. Cette "pénurie" est d’ailleurs devenue proverbiale, puisque des consommateurs ont été trompés de nuit avec des béliers éclopés, bancals ou borgnes… c'est-à-dire dire impropres au sacrifice d’Abraham. Il fallait, dans tous les cas, parcourir des kilomètres pour payer 3 à 4 fois plus cher que d’ordinaire n’importe quel ovin ou caprin pour ne pas être la risée de la fête du mouton. N’est-ce pas le comble dans un pays à vocation agro-pastorale ? Depuis, les associations de consommateurs se taisent.
Demain, si rien n’est fait, le thé, qui est la boisson la plus courante après l’eau plate, sera le privilège des seuls nantis. Il suffira de céder l’exclusivité de son importation à deux ou trois Maliens, avides de gains faciles, pour que l’hypothèse évoquée se transforme en réalité. Et croyez-moi, les associations de consommateurs ne lèveront pas le petit doigt pour rien au monde depuis qu’elles sont devenues sourdes-muettes après la flambée du prix des céréales.
Des promoteurs d’écoles privées aussi se plaisent à arnaquer des parents d’élèves avec des taux de réussite de complaisance, qui ne reflètent pas le niveau réel de leurs effectifs, sans autre forme de procès. Il en est de même de centres de santé privés dont les prestations coûtent les yeux de la tête, mais qui se révèlent en deçà des attentes des patients. Vous avez dit associations de consommateurs ? Ya Allah !
Mais enfin de quoi je me plains quand nos compatriotes, réputés râleurs, s’en remettent aussitôt à Dieu après quelques lamentations dans leurs salons, bureaux ou "grin" ? On est devenu tellement égocentrique que personne n’ose lutter pour l’intérêt commun. Alors qu’un homme doit être un loup pour l’homme dans certaines circonstances, nous avons accepté d’être des agneaux sacrificiels à la disposition de ceux qui ont décidé de nous manger jusqu’à la moelle des os. "Chacun pour soi, Dieu pour tous" ? N’est-ce pas le signe évident d’une démission collective ?
A. M. T.

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FETE DE LA LIBYE
Quand ATT cherche à plaire à GMT
Le 1er septembre dernier, la Libye a célébré le 40e anniversaire de l’accession au pouvoir de Mouammar Kadhafi. A cette fête, le Guide a invité à Tripoli, ATT, Alpha Oumar Konaré et… le général Moussa Traoré. Tous les trois ont fait le déplacement, contrairement à ce qu’on aurait pu croire en écoutant ATT, à son retour à la télé. Quel invité incongru !
Ce qui fait notre indignation, c’est la volonté d’ATT de banaliser l’affaire, d’accepter d’être à la même tribune et traiter sur le même pied que GMT. A son retour de Tripoli, brandissant la décoration de GMT, il a dit que la République du Mali (qu’il représente et incarne) allait se déplacer chez GMT pour lui remettre sa distinction.
Que Mouammar Kadhafi invite en même temps ATT, Alpha et GMT passe. Car, ce qui est sûr, cet homme est connu pour ses excentricités et sa propension à toujours mettre les pieds dans le plat. Ce qui est sûr, c’est que si Alpha savait, jamais il n’aurait accepté d’être au même sommet que notre geôlier, du reste un condamné qui, même gracié, reste un tortionnaire du peuple malien.
D’ailleurs, présent quand même à Tripoli, Alpha Oumar Konaré, qui a su la présence de Moussa Traoré à quelques heures de l’ouverture des cérémonies, n’a pas quitté son hôtel. Il a boycotté toutes les cérémonies du fait de la présence de GMT qui a paradé partout aux côtés d’ATT en Libye. Incroyable !
La question que l’on se pose est de savoir qu’est-ce que le 26 mars pour ATT ? Est-ce juste l’anniversaire de sa fille comme il l’a déjà dit, lui, le héros du 26 mars 1991 ? Devrons-nous, comme lui a tendance à le faire, nier les crimes commis sous Moussa ? Car, tous ceux qui ont suivi l’allocution d’ATT à la télé à son retour, parlant de GMT, doivent se demander pourquoi ATT a participé à la prise du pouvoir en 1991 et pourquoi fournit-il tant d’efforts pour plaire à GMT ?
Il y a décidément encore beaucoup de choses à apprendre d’ATT…
Alexis Kalambry

 

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CRISE FINANCIERE
La théorie à rebours du Pr. Salin
Le club Perspectives et développement a organisé le samedi dernier, une conférence sur "La mondialisation : quelles perspectives pour les économies subsahariennes ?", avec comme principal animateur, le Pr. Pascal Salin.
Pascal Salin (né le 16 mai 1939 à Paris) est un philosophe et économiste français, professeur à l'Université de Paris IX Dauphine, spécialiste de la finance publique et ancien président de la Société du Mont Pèlerin (1994-1996).
D'inspiration libérale et libertarienne, son œuvre marche dans les traces de Frédéric Bastiat, Ludwig von Mises et Friedrich Hayek. Il a pris position en faveur du projet de directive sur la libéralisation des services dans l'Union européenne (directive Bolkestein) et en défaveur du Traité de Rome de 2004.
Il a travaillé comme consultant, notamment, pour service d’études du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement du Niger, l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Harvard Institute for International Development.
Il y a presque un an, l'économie mondiale frôlait la catastrophe. En l'espace de trois jours, du 15 au 17 septembre 2008, Lehman Brothers déposait le bilan, la méga compagnie d'assurances AIG était reprise par le gouvernement américain, et la vacillante figure emblématique de Wall Street, Merrill Lynch, était absorbée par la Bank of America dans un accord négocié et financé par le gouvernement américain.
La panique a suivi et le crédit a cessé de circuler. Les sociétés non financières ne pouvaient obtenir de fonds de roulement et encore moins de financement pour des investissements de long terme. Une récession semblait alors possible.
Aujourd'hui, l’orage a éclaté. Plusieurs mois de mesures d'urgence prises par les grandes banques centrales ont empêché les marchés financiers de s'effondrer. Quand les banques ont cessé de fournir des liquidités à court terme à d'autres banques et aux sociétés privées, les banques centrales ont comblé le vide. Les grandes économies ont donc évité un effondrement du crédit et de la production. Le sentiment de panique s’est dissipé. Les banques recommencent à se prêter les unes aux autres.
Si le pire a été évité, une grande douleur persiste. La crise a culminé avec une chute du prix des actifs fin 2008. Dans le monde entier, les ménages aisés se sont sentis plus pauvres et ont donc nettement réduit leurs dépenses. Le grand problème qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir, si pour des zones éloignées de l’épicentre, comme l’Afrique subsaharienne, la crise est passée ou le pire est à venir ?
La réponse du Pr. Salin n’est pas très rassurante. Mais pour faire simple, disons qu’il y a toujours un risque que la crise financière soit juste en phase d’hibernation, phase pendant laquelle elle se métamorphose lentement en crise de la dette publique.
En effet, pour lui, contrairement aux solutions actuellement envisagées, il fallait plus mettre l’accent sur l’épargne plutôt que la consommation ; éviter toute politique monétaire ou prôner sa stabilité, en tout cas, "restaurer l’épargne et mettre en place un système qui inciterait l’individu à accumuler". Une théorie difficilement défendable, qui s’apparente à de la thésaurisation, dans un contexte, où c’est justement le manque de liquidité et la faiblesse du flux de circulation monétaire qui ont engendré la crise.
Pourtant, il n’en démord pas : "la crise monétaire découle plus d’une politique monétaire trop expansionniste" et est plus la raison, à son avis, de cette crise, que le marché. Et les produits spéculatifs développés alors par le grand capital ? Là encore, M. Salin charge l’employé. "Le capitaliste est moins responsable de la crise que le manager". Dur exercice que de dissocier ses deux personnages ? Pascal Salin qui se revendique "capitaliste" s’y essaie pourtant disant que si l’un apporte l’argent et s’attend au retour sur investissement, l’autre… fructifie !
En plus, pour lui, la banque centrale est le bouc émissaire. Du fait de son rôle de prêteur des banques en dernier ressort, la banque centrale a encouragé l’érosion des fonds propres, incité aux prêts et fait fi des ratios prudentiels à respecter !
Les USA prouvent que même une économie lourdement surendettée peut, en théorie, au fil des années, mêmes sur des décennies, avancer lentement mais sûrement. Tout se résume à la confiance et à la coordination des attentes. C’est certainement ce qui manque chez nous.
S’il défend au moins une morale, dont la place apparaît difficilement dans ses explications, le Pr. Pascal Salin a une théorie sur la crise qui nous obligerait à revisiter Marx et Keynes !
Alexis Kalambry


Mieux vaut tard que jamais
Cette conférence du club Perspectives et développement a fait salle comble, signe que le débat d’idées est très demandé. L’objet de ce débat de samedi était de faire connaître la libéralisation, la mondialisation et le rôle de l’Etat dans les pays sous-développés ; l’impact collatéral de la crise financière sur les économies africaines.
En plus du Pr. Pascal Salin, le ministre du Budget, Lassine Bouaré, a développé le thème de la globalisation. La rencontre a eu lieu sous la présidence d’Hamed Diané Séméga, le président du club Perspectives et développement, de diplomates et du président ATT.
Alexis Kalambry

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" PROGRAMME 300 JEUNES"
Quatorze boursiers pour la France
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a organisé le samedi 5 septembre 2009, une cérémonie de départ à l’honneur des boursiers d’excellence en partance en France.
Le "Programme 300 jeunes" ou "bourses d’excellence" a été lancé par l’ancien président de la République, Alpha Oumar Konaré en 2000. Il a pour but de former au plus haut niveau des étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats au cours de leurs études secondaires ou universitaires.
Cette année 14 boursiers ont été choisis parmi les nombreux postulants pour étudier en France. Il s'agit de 8 bacheliers pour des études universitaires (6 de la série sciences exactes, 2 de la mathématique technique économie) et 6 pour des études post-universitaires : 4 en mathématiques et informatique, 2 en mécanique, énergétique et ingénierie. Ils sont inscrits à l’Université Joseph Fourrier.
Pour être sélectionné, il faut présenter une moyenne régulière d'au moins 14 sur 20 durant tout le cycle au lycée et avoir obtenu la mention "bien" au baccalauréat de l'année. Après inscription, "la Cellule 300 jeunes" soumet les jeunes à deux épreuves écrites et orales organisées avec les inspecteurs nationaux. Ne sont admis à l'oral que ceux qui ont obtenu 14 sur 20 et au moins 14 sur 20 à l'écrit et selon le nombre de places disponibles.
Mme Ginette Bellegarde, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que M. Vielle ont félicité et encouragé les lauréats.
Aminata Traoré
(stagiaire)

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ECHOS DES REGIONS
BLA/KOULIKORO
La lutte contre le paludisme
Couvrir 85 % des structures à pulvériser et 85 % des populations vivant dans les structures identifiées dans les districts sanitaires de Bla et Koulikoro étaient les objectifs de la campagne de pulvérisation intra-domiciliaire (PID), édition 2009 organisée par l’équipe de Research Triangle Institute (RTI) en collaboration avec le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).
Les journées de restitution des résultats de la campagne de pulvérisation intra-domiciliaire, organisées du 1er au 3 septembre par l’équipe de RTI en collaboration avec le PNLP ont permis aux organisateurs et aux acteurs, agents et bénéficiaires, de partager leurs points de vue et de proposer des solutions aux problèmes auxquels ils ont été confrontés.
Elles ont été l’occasion, pour les acteurs, de prendre connaissance de l’aboutissement de la campagne et de promouvoir les activités de prévention de la lutte antipaludique.
Au cours de la restitution, les contraintes liées à l’exercice, entraînant le ralentissement des activités de la campagne ont été débattus. Les difficultés rencontrées comme le mauvais fonctionnement du système d’information, la gestion avec les relais et la sensibilisation des populations à la pulvérisation des maisons ont été notées. Sur ces points, les agents participants ont suggéré une amélioration et un renforcement du système d’organisation.
Dans l’ensemble de bons résultats ont été obtenus : 93,5 % des structures pulverisées, 92,0 % de la population dans les deux cercles couverts, 96,0 % des femmes dans les deux districts couverts et 97,0 % d’enfants de moins de 5 ans dans les deux districts couverts. Ce taux exprime une réussite de la campagne 2009 par rapport à celui de l’année précédente.
Des propositions comme celle du sous-préfet de Tienfala a été soutenue par les organisateurs et les participants. L’extension des réunions de restitution dans les communes et localités des cercles permettra aux populations de prendre conscience de l’importance de la campagne de pulvérisation intra-domiciliaire, propose le préfet de Tienfala.
Anne-Marie Kéita
(stagiaire)

FORTES PLUIES SUR GAO
Deux morts et des maisons effondrées
De fortes pluies, accompagnées de rafales de vent, se sont abattues sur Gao le jeudi 3 septembre 2009. En plus d’habitations qui se sont écroulées, ces pluies diluviennes ont occasionné la mort de deux personnes qui travaillaient sur un chantier. Il s’agit d’un maçon et d'un de ses apprentis.
Le drame est survenu alors que le maître maçon et ses apprentis, au nombre de quatre, s’activaient à construire le deuxième niveau du lycée Modibo Kéita, propriété d’un ancien directeur régional de l’éducation, Hachimi Maïga, qui réside présentement aux Etats-Unis d’Amérique.
Le maître maçon et un apprenti ont trouvé la mort après l’effondrement d’un mur sous la pluie battante. Les efforts des uns et des autres pour les sauver ont été infructueux.
Informés, le gouverneur de la région, Kalifa Kéita, le maire de la Commune urbaine de Gao, Sadou Harouna Diallo, se sont rendus sur les lieux du sinistre. En leur présence, des forces de l'ordre et de protection civile ont dégagé les deux corps des décombres avant de les conduire à la morgue de l'hôpital régional de Gao.
Cet accident pose la question de la résistance des matériaux pour un établissement censé recevoir des centaines d’élèves. Un effondrement de mur en année scolaire serait plus dramatique. Des techniciens constatent déjà que le bois de construction utilisé est d'un petit diamètre pendant que le toit est couvert de rônier. L’Etat se doit de rappeler les promoteurs d’établissements privés au respect des normes de construction.
En attendant, Gao ces jours-ci, est une citée inondée. Le quartier Château est devenu une presqu'île. Aux environs de Tilafancho, les maisons sont dans l'eau.
Quand il ne pleut pas, les populations de Gao implorent la clémence de Dieu. Mais, il suffit d’une petite précipitation pour que les uns et les autres en arrivent à regretter la pluie. C’est le dilemme cornélien dans la capitale de la 7e région.
Ramata Diarra
(correspondante régionale)

TOMBOUCTOU
Vacances citoyennes de l’AEEM
Tombouctou a abrité du 1er au 7 août la 5e édition des vacances citoyennes de l’AEEM sur le thème : "une école apaisée et performante, facteur de promotion de la paix".
La cérémonie de lancement des vacances citoyennes de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) s'est déroulée le 1er août 2009 en présence du gouverneur de la région, du président de l'Assemblée régionale, du président du Conseil de cercle, du représentant du maire et des chefs de services régionaux.
Selon Hamadoun Traoré, secrétaire général du bureau de coordination, l'AEEM veut faire œuvre utile à travers l'organisation des vacances citoyennes. Après Sikasso, Mopti, Ségou, Koulikoro, le choix de Tombouctou, a-t-il dit, n'est pas fortuit. "A l'unanimité, le bureau de coordination, les secrétaires généraux des différents comités AEEM porteurs du flambeau de la paix ont opté pour Tombouctou malgré les difficultés".
Il a aussi rappelé que cet événement qui s’étalé sur une semaine, consiste à consolider la paix, la culture de l'excellence et le brassage culturel.
" S’agissant de la paix, nous élèves et étudiants, sommes les premiers concernés. Aucun pays, aucune éducation, aucune jeunesse ne s'épanouit sans la paix. Si la jeunesse est le fer de lance de tout développement, je dirais que la paix est le fer de lance de la jeunesse", a-t-il ajouté.
Sur la culture de l'excellence, M. Traoré a indiqué qu'une jeunesse a besoin d'une parfaite harmonie avec sa propre conscience pour contribuer à la culture de l'excellence. "Le concert des civilisations, l'impact de la mobilisation, la pertinence de l'éducation nous imposent la culture de l'excellence pour une jeunesse excellente".
Il a invité la population de Tombouctou à participer massivement aux différentes activités qui portent sur : les cours de vacances gratuits, pour les élèves des classes de 7e, 8e et terminale, les consultations gratuites dans les centres de santé, les séances de reboisements et des travaux de stabilisation des digues, les visites touristiques et les échanges culturels…
M. Traoré, au nom de tous les élèves et étudiants du Mali, a remercié les autorités régionales, la population de Tombouctou pour leurs soutien et disponibilité.
Abdou Maïga
(correspondant régional)

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ECHOS DE COTONOU
Le bus des Aigles vandalisé
Samedi dernier le bus des Aigles a été attaqué par des supporters béninois.
Vendredi dernier, le président des supporters Maliens du Bénin, Moussa Diallo, a passé des heures dans un commissariat de Cotonou, après qu’il eut accordé une interview à la télévision béninoise. "Le Mali gagne le Bénin par 3-0", avait-il répondu à la question d'un journaliste.
Cette déclaration lui valu d'être interpellé par des policiers. Il a fallu l'intervention des autorités du Mali et du Bénin pour qu'il recouvre la liberté. Cet incident en a provoqué d'autres samedi entre supporteurs béninois et l'équipe nationale du Mali. Le car des Aigles, qui quittait le stade après une séance d'entraînement de l'équipe nationale du Mali, a été victime d'acte de vandalisme.
Des propos et gestes menaçants de supporters béninois ont été notés samedi dernier au stade de l'Amitié de Cotonou pendant et après la prise de contact du terrain par Mahamadou Sidibé "Maha" et ses coéquipiers. Ils ont été pris "très au sérieux" par le commissaire du match qui a effectué aussitôt le déplacement auprès des Aigles pour établir un constat parce que les Aigles ont été menacés de mort. Ils sont sous surveillance militaire à l'hôtel.
Il n'empêche que le constat est amer avec deux Maliens blessés à la tête. Le défenseur des Aigles Adama Tamboura et le président de la commission médias de Malifoot, Alasssane Souleymane, ont été les victimes de cette folie de supporters.
Selon des témoignages, la Fédération béninoise sera très prochainement entendue par le comité disciplinaire de la Fifa. Elle risque une lourde suspension au cas où le geste sera qualifié de volontaire. Dans le lot des malfrats, on pouvait, selon certaines indiscrétions, reconnaître des jeunes et autres conducteurs de "zemidjan" (des moto taxis au Bénin).
affaire à suivre
Boubacar Diakité Sarr

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FINALE AFRO BASKET U-16 : EGYPTE-MALI (64-78)
La revanche et le sacre des Aiglonnettes

Les Pharaons cadettes de l’Egypte partaient favoris dans la finale de la 1re édition de Afrobasket U-16 Bamako 2009 qui les opposaient aux Aiglonnettes du Mali. Mais, l’engagement des Maliennes et le soutien de leur public ont fait la différence.
C’est dans un Pavillon des sports archicomble et assez bruyant que l’équipe nationale cadette de basket du Mali s’est imposée à son homologue d’Egypte par le score net de 78-64. Cette différence au score de 14 points est surtout obtenue par les Maliennes dans les dernières minutes du quart temps final.
Sinon, Maliennes et Egyptiennes ont joué coude à coude dans les trois premiers quart temps avec seulement 3 ou 4 points d’écart au score. 15-18, 37-34 au 1er et 2e quart temps, puis 53-56 au 3e. L’engagement des Aiglonnettes étaient visibles quand on sait qu’en match d’ouverture, les Egyptiennes avaient dominé (17-9, 28-17…) et remporté logiquement le gain de la partie par le score de 46-45.
Les Maliennes, animées d’une volonté de revanche et poussées par leur public, sont arrivées à faire jeu égal avec les Egyptiennes qui, de l’avis des observateurs, étaient les meilleures du tournoi. Mais, elles ont craqué dans les dernières minutes du jeu quand les protégés d'Oumar Sidiya, de par leur enthousiasme et leur rage de vaincre, tenaient le bon bout.
Fatoumata F. Sanou, capitaine des Aiglonnettes et ses coéquipières ont cru et elles ont multiplié les assauts du panier adverse. Les lacunes étaient toujours là mais les réussites se sont accrues dans les derniers gestes, notamment dans les tirs à trois points et la défense.
La finale de cette 1re édition des championnats d’Afrique cadets féminin de basket était présidé par le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, qui représentait son homologue de la Jeunesse et des Sports. Le secrétaire général de la Fiba/Afrique, Alphonse Bilé, et son staff, le président de la FMBB, Abdallah Haïdara et ses collègues du bureau fédéral, ainsi que de nombreux fans du basket ont assisté au sacre des Aiglonnettes. L’animation était assurée par la Fanfare nationale.
Incidents, laxisme de l’arbitrage et distinctions
La finale a été émaillée d’événements que l’on peut considérer bons et moins bons. En effet, une erreur, si l’on peut qualifier ainsi, a amené la table technique à ajouter deux points au score du Mali quand il restait 1’17 à jouer. Ce rajout a porté le score du Mali à 71 au lieu de 69 contre 61 pour l’Egypte.
Le manager de l’Egypte a simplement demandé à ses joueuses de quitter le terrain. L’erreur a été réparée après moult tractations. Après ce coup, les Egyptiennes n’avaient presque plus le cœur au jeu, elles vont même refuser de jouer, en s’asseyant sur le plancher à 27’’ de la fin.
Là aussi, les médiations ont réussi à leur faire terminer la partie. Il faut noter que les deux arbitres de la partie, une Gabonaise et un Angolais, ont été assez laxistes dans l’application du règlement du jeu. Ils ont trop laissé faire le banc égyptien : deux managers à la fois pour donner les consignes, des joueuses qui se lèvent, beaucoup de protestations et de gesticulations, toutes choses qui valent une faute technique pour un banc d’équipe de basket.
A la fin de la partie, de nombreuses distinctions ont été décernées aux joueuses dont celle de meilleure joueuse du tournoi, enlevée par Farima Touré du Mali. C’est le trophée de l’équipe fair-play, décerné à l’Egypte qui a été le plus contesté par les observateurs à cause du comportement de l’équipe égyptienne à la finale.
Badri



FIBA/AFRIQUE
Un chèque, une décoration et des infos

Trois actes étaient au menu d’une cérémonie organisée par la Fédération internationale de basket associations/zone Afrique (Fiba/Afrique) et le ministère de la Jeunesse et des Sports dans la salle de conférence d’un hôtel de la place, le vendredi 4 août dernier.
Il s’agit de la signature d’un chèque de 25 000 $ Us, soit environ 12,5 millions de F CFA, que la Fiba/Afrique a offert à la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), de la décoration, par le président de la République du Mali, du secrétaire général de Fiba/Afrique, Alphonse Bilé, distinction remise par le ministre des Sports Hamane Niang et un point de presse animé par le secrétaire général de Fiba/Afrique sur les activités de cette instance supérieure du basket-ball en Afrique.
En plus du chèque qui est une aide de la Fiba/Afrique pour les quelques associations dont celle du Mali, l’équipe nationale senior dames, qui prépare les Jeux de la Francophonie, prévus dans quelques semaines au Liban, a reçu 12 ballons et des serviettes. Décoré de la médaille du chevalier de l’Ordre national du Mali sur proposition du ministre Niang, le secrétaire général de la Fiba/Afrique, qui s’est dit très ému, a considéré sa médaille comme celle de la reconnaissance de tout ce que Fiba/Afrique fait. "C’est la médaille de la continuité", a conclu M. Bilé.
Au cours du point de presse, M. Bilé touchera un peu les raisons du choix des pays dans l’organisation des championnats d’Afrique et exprimera le souhait que le Mali abrite les prochains championnats d’Afrique dames en 2011. Il se dit confiant pour avoir évoqué le sujet avec le président ATT qui l’avait reçu le matin. Le conférencier expliquera les critères de repêchage pour les phases finales des championnats et parlera des projets de la Fiba/Afrique, notamment les formations dont celle des entraîneurs des jeunes (young coach), la redynamisation des secrétariats des associations par la création des postes d’employés permanents et l’équipement des sièges.
D’ailleurs, avant de se rendre au Pavillon des sports pour assister aux derniers matches de poule, M. Bilé, ancien basketteur et ancien capitaine des Eléphants, et son staff ont visité le siège du bureau fédéral au stade Mamadou Konaté. Ce fut une occasion pour le ministre Niang et le président de la FMBB, Abdallah Haïdara, de le remercier pour son soutien au Mali et ses efforts pour le basket africain.
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du bureau de la FMBB, des officiels techniques et, pour la première fois, du ministre de la Justice, Maharafa Traoré, accompagnant son homologue des Sports ainsi que de nombreux reporters de sports.
Badri

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