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2009
Mois d'octobre
Les
Echos du 22 octobre
AIR
AFRIQUE
Les créanciers maliens floués par le président du syndic
La liquidation d’Air Afrique n’a pas abouti au règlement des
créanciers maliens de la défunte compagnie qui courent après
leurs dus. Le président du syndic reste injoignable et l’Etat s’en
est lavé les mains.
La liquidation d’Air Afrique avait été confiée à un
syndic dont le siège était à Abidjan et ayant à sa
tête un Ivoirien du nom d’Ako Anon, un magistrat à la retraite.
Il faisait des va-et-vient à Bamako au plus fort de la procédure
de liquidation et était même parvenu à écarter le
liquidateur malien, l’expert-comptable Makadji. Lorsqu’il a fini
d’amasser la petite fortune qu’il visait, il est rentré dans
son pays et n’a plus jamais remis les pieds à Bamako depuis environ
dix ans.
Ako Anon, qui doit plus de 300 millions de F CFA à des prestataires maliens
se la coule douce à Abidjan et est devenu à un laps de temps l'un
des plus grands propriétaires immobiliers au bord de la lagune Ebrié.
Il est injoignable, sans adresse fiable et inconnu des autorités du ministère
de l’Equipement et des Transports et de ses débiteurs maliens. Les
créanciers maliens d’ex-Air Afrique que sont l’ex-Tababus,
l’hôtel de l’Amitié et l’agence de voyage ATS,
entre autres, n’ont plus d’interlocuteur à partir du moment
où le ministère de Hamed Diané Séméga ne sait
même pas comment retrouver Ako Anon qui joue au porté disparu.
Mais avant d’en arriver là, l’Etat est accusé comme étant
le grand responsable de l’arnaque dont sont victimes des Maliens. Le Mali
est aujourd’hui le seul pays à connaître cette situation.
" Les Fourberies de Scapin"
Au moment de la liquidation d’Air Afrique, le gouvernement des autres pays
membres ont pris la précaution de vendre les patrimoines mobiliers et
immobiliers de la défunte compagnie pour apurer les dettes contactées
avec les prestataires locaux.
Le Sénégal a saisi l’immeuble de 5 niveaux appartenant à Air
Afrique qu’il a vendu pour payer ses créanciers. La même chose
a prévalu dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire,
le Togo, le Bénin, le Congo, entre autres, avec même des saisies
de comptes.
Au Mali, l’Etat s’est prioritairement approprié l’immeuble
abritant le siège d'Air Afrique près du CICB où loge le
ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce. Dans
le cadre de l’assistance aéroportuaire les anciens matériels
roulants d’Air Afrique ont servi à la création de la Raggae.
Cette Régie, qui générait des recettes estimées à 2
milliards de F CFA par an, a été sollicitée pour payer les
droits des travailleurs déflatés d’Air Afrique.
Les fonds de la Raggae, liquidée à son tour, ont servi à créer
d’autres sociétés qui génèrent de nos jours
des milliards de F CFA par an. Le président du syndic est-il parvenu à mouiller
des responsables en charge du transport avant de prendre la clef des champs ?
Il serait judicieux de procéder à l’audit de l’ex-Raggae
qui était à l’époque une machine à sous qui
a même permis de prendre en charge le salaire du personnel restant avant
de faire face à leurs droits de départ. Pourquoi l'Etat n'a pas
utilisé les fonds de la Raggae pour payer les créances au lieu
de créer de nouvelles entités privées ? La question reste
posée.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
ASSEMBLEE
NATIONALE
Le Code de la famille et la peine de mort reviennent
L’interpellation du gouvernement sur une question d’actualité et
31 projets de lois y compris la Loi de finances de l’exercice 2010 : c’est
le "menu" de la session ordinaire du mois d’octobre où la
tâche des députés s’annonce rude avec l'examen de nouveau
du Code des personnes et de la famille et l'abolition de la peine de mort.
La session ordinaire du mois d’octobre de l’Assemblée nationale
est entrée dans sa phase active avec la tenue le 30 octobre de sa première
plénière. Les députés sont appelés, pour la
durée de cette session, à se pencher sur une trentaine de lois
dont certains sont relatifs à la ratification d’accords internationaux
de financements de projets.
Il s’agit du projet de loi autorisant la ratification de la Charte de la
renaissance culturelle africaine, du Traité portant révision de
l’harmonisation du droit des affaires en Afrique ou encore des conventions
internationales pour la répression des actes de terrorisme nucléaire
et sur la sécurité du personnel des nations unies et du personnel
associé.
Le Mali n’avait pas encore adhéré à ces conventions
et nul doute que les députés l'y autoriseront afin d’être
en phase avec les pays épris de paix et de justice.
La particularité de cette session d’octobre est qu’au tableau
figurent trois propositions de lois, c’est-à-dire des projets de
loi initiés par des députés. La première porte sur
la création d’un Office national des anciens combattants, la seconde
propose un amendement à la loi du 21 février 1996 portant autorisation
de certains jeux de hasard dans les établissements spécialisés.
La troisième proposition de loi porte sur l’institution d’une
formation professionnelle continue dans les services publics, parapublics et
privés maliens.
L’autre particularité est que cette session devrait être l'examen
du projet de loi portant abolition de la peine de mort et la relecture du Code
des personnes et de la famille. Le Code des personnes et de la famille, adopté en
août dernier, avait été renvoyé par le président
de la République après une concertation des différentes
institutions et les membres du Haut conseil islamique du Mali (HCIM).
Les marches, meetings et autres manifestations du HCIM avaient contraints le
pouvoir à renoncer à ce texte dans sa première mouture.
Quant au projet sur la peine de mort, il avait été mis depuis 2007
dans les placards "pour complément d’information". Mais,
la réalité était (et elle l’est encore) que ce projet
de loi n’a rien de prioritaire pour notre pays. Et comme le Code, l’abolition
de la peine de mort avait été dénoncée par les Maliens
notamment par le parti UNPR, présidé par Modibo Sangaré.
Denis Koné
Acceuil
CINQUANTENAIRE
DU MALI
La mairie du district de Bamako s'engage
A moins de 70 jours de l’année du cinquantenaire de l’indépendance
du Mali, le président de la Commission d’organisation, Oumar H.
Dicko, a rencontré mardi, le maire du district de Bamako Adama Sangaré et
ses conseillers.
" Nous souhaitons que le cinquantenaire du Mali soit la plus grande fête
des cinquantenaire célébré en Afrique", a dit le président
de la Commission d'organisation. En réponse, le maire Adama Sangaré,
a affirmé que son équipe ne ménagera aucun effort pour la
réussite de l’événement. "Si nous réussissons
le pari de la réussite, c’est que nous avons réussi à moitié notre
mandat".
L’ancien ministre Oumar Hammadoun Dicko est revenu sur les activités
qui seront menées à cette fête attendue par le peuple malien. "Les
activités, a précisé le président du PSP, doivent être
un défi que tous les Maliens ont l'obligation de relever ; un moment de
mobilisation générale avec des objectifs bien définis :
faire connaître le Mali aux Maliens, faire connaître le Mali à l’extérieur
et faire connaître l’extérieur aux Maliens. Cela se fera non
pas seulement le 22 septembre, mais toute l’année 2010".
Avec le cinquantenaire, a-t-il souligné, le Mali dépasse l’âge
de la jeunesse pour atteindre celui de la maturité. Pour réussir
cette mission, 18 départements ministériels, le gouverneur et la
mairie du district de Bamako, qui sont membre de la Commission se sont fixées
8 grands axes, dont le plus important est la communication tous azimuts. Cela
se matérialisera par des concours locaux, la création du site du
cinquantenaire, des documentaires sur l’histoire du Mali, le livre d’or
du cinquantenaire, le journal du cinquantenaire, etc.
Le deuxième axe portera sur les activités civiques et citoyennes.
Il s’agit là, selon M. Dicko de faire en sorte que l’année
2010 soit une année de civisme et de citoyenneté, de faire connaître
plus le drapeau malien, les institutions de la République, etc. Le troisième
axe prendra en compte les activités culturelles, artistiques et sportives.
Les 4e et 5e axes mettront l’accent sur le mois du cinquantenaire (journées
de la jeunesse, de la femme, de l’enfant, défilé civil et
militaire qui sera ponctué avec les enfants du cinquantenaire) et les
activités sur la scène nationale. La Semaine nationale des martyrs
(17-25 mars), la Journée du 26-Mars, la Flamme de la paix à Tombouctou
seront aussi célébrés.
Le 6e axe concernera des activités sur la scène internationale
pour faire la promotion du Mali. Le 7e axe visera les investissements, l’aménagement,
la rénovation et l’assainissement. Le clou de cet axe sera l’inauguration
de bâtiments publics et autres infrastructures, la réalisation de
places et de monuments sur le cinquantenaire dans toutes les capitales régionales… Il
sera aussi construit un monument géant entre les deux ponts pour immortaliser
l’événement. Le 8e axe aura trait à l’organisation
des journées de sensibilisation et d’informations dans les régions
et communes sur les enjeux du cinquantenaire.
Pour M. Dicko, ce programme ne peut aboutir sans l’implication des mairies
qui, a-t-il insisté, devront se l’approprier. "Le cinquantenaire
sera ce que vous en ferez. C’est le Mali qui est concerné et le
monde entier nous regarde".
Le locataire de l’hôtel de ville de Bamako n’a cessé de
répéter qu'il "faut que Bamako et les autres localités
soient propres". Pour lier l'acte à la parole, la mairie de Bamako
est sur le point de lancer un grand programme d’embellissement de la capitale
pour plusieurs centaines de millions de F CFA.
Amadou Sidibé
Acceuil
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