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2009
Mois d'octobre
Les
Echos du 12 octobre
ENTRE
BADALABOUGOU ET DAOUDABOUGOU
Un mort et des blessés sur la voie express
Un accident de la circulation sur la voie express entre Badalabougou et Daoudabougou
a fait, samedi dernier, un mort, des blessés et d’importants dégâts
matériels.
Samedi dernier aux environs de 13 h, un camion remorque, immatriculé F-4179-M4
parti de Djélibougou, a provoqué un accident sur la voie express, à quelques
encablures de l’ex-station Eosy. Le bilan est d’une personne tuée
et plusieurs blessés dont trois dans un état grave.
Selon des sources en provenance du CHU-Gabriel Touré, où les blessés
ont été admis, un des accidentés a succombé à ses
blessures. Selon les explications du 4e arrondissement, l’accident est
survenu lorsque que le conducteur du camion a tenté d'éviter un
véhicule qui a forcé la priorité.
Malheureusement le pire n’a pu être évité. En se rabattant
le mastodonte a cogné une "Sotrama", qui a projeté un
véhicule "2CV" et écrasé une bonne partie d’un
taxi avant de finir sa course dans le ravin. Quatre autres voitures qui se suivaient
ont été endommagées par le choc. Un poteau d’éclairage
public a été aussi arraché.
Aussitôt informé, le chef de la section publique du 4e arrondissement,
le commissaire Mamadou Mounkoro, sous la conduite du commissaire principal, M.
Danfaga, se sont rendus sur les lieux de l’accident. Au même moment
arrivaient le gouverneur du district de Bamako, le directeur général
de la police, Niamey Kéita. Les policiers ont procédé à l’évacuation
des véhicules endommagés sur la voie.
Interpellé par les hommes du commissaire Danfaga, le chauffeur du camion
remorque, selon une source policière, sera présenté dans
les jours à venir au parquet après instruction de son dossier.
Pour l'heure, il est détenu au commissariat du 4e arrondissement.
Cet accident pose une fois de plus la problématique de la circulation
des gros porteurs aux heures de pointe. Il ne passe pas une journée sans
qu’on entende qu’un gros porteur où une citerne s’est
renversée sur les voies où le trafic est important. La semaine
dernière, une citerne s’était retrouvée les roues
en l'air à l'entrée du pont Fahd. Ce jour à la même
heure, aux alentours de la "Tour de l’Afrique", c’était
au tour d’une remorque d'entrer en collision avec des voitures.
Il est temps pour les autorités de réfléchir à nouveau
sur la question de la circulation des gros porteurs dans le centre ville. Il
y a quelques années, des mesures avaient été prises pour
réglementer la circulation des engins lourds. Mais sous la pression du
syndicat des transporteurs du Mali, l’Etat avait fait machine arrière.
Amadou Sidibé
Acceuil
INVALIDATION
D'UNE CANDIDATURE A L'ORDRE DES MEDECINS
L'Amameg proteste
" A Monsieur le ministre de la Santé,
Considérant la lettre n°0342/CNOM du 30 septembre 2009 relative à l'invalidation
de la candidature du Dr. Lassana Fofana (inscrit sous le n°23190) à l'élection
des membres du bureau du Conseil national de l'Ordre des médecins, prévue
le 24 octobre 2009
Considérant le souci permanent de l'Amameg de doter les organisations
socioprofessionnelles en ressources humaines compétentes, dévouées
et représentatives
Considérant que la candidature du Dr. Lassana Fofana a été retenue
par le bureau sortant du CNOM lors de sa séance de réunion du 13
août 2009 le libellé ci-après mentionné dans sa lettre
adressée à Dr. Lassana Fofana en fait foi, je cite "votre
dossier comportant une démission de vos charges de président de
l'Association des médecins libéraux du Mali (AMLM) a été retenu",
fin de citation.
Considérant que la liste des 22 candidats retenus en vue du renouvellement
du bureau du CNOM a été dressée et diffusée partout
où besoin est. Et la campagne a même été ouverte à cet
effet pour permettre aux candidats retenus d'approcher les électeurs.
Et mieux, le vote par correspondance a même débuté pour les
médecins des régions.
Considérant que le bureau actuel du CNOM est illégal, son mandat
ayant expiré depuis plus de trois ans. Considérant que dans le
pire des cas, seul le ministère de la Santé est habilité à interpeller
un candidat sur des éventuels dérapages constatés pendant
la campagne. Aussi, est-il besoin de rappeler que cette décision qui apparaît
aux yeux de beaucoup de médecins comme arbitraire, injuste et inopportune
et une méthode délibérée et antidémocratique
aux fins de nuire à un candidat qui possède quand même des
atouts indéniables pour relever certains défis de la santé (formation
post-universitaire ou EPU). Sinon, comment comprendre cet acharnement musclé sur
un confrère dont le seul tort est d'avoir osé afficher des ambitions
pour un poste dans le bureau du Conseil national de l'Ordre des médecins
de son pays.
En tous les cas, cette décision inopportune risquerait, si elle n'était
pas corrigée à temps, d'entacher la crédibilité,
voire la légitimité du nouveau bureau du CNOM.
Et pis, elle contribuerait à diviser et à créer le fossé entre
les médecins appartenant à la même corporation professionnelle.
De même, des voix s'élèvent à côté pour
dire que certains candidats n'ont pas encore démissionné de leurs
postes de responsabilité.
De ce qui précède et face aux enjeux que constitue le renouvellement
du bureau du CNOM, le bureau de Coordination nationale de l'Amameg, tout en restant
neutre dans le choix des médecins maliens à élire leurs
représentants légitimes et dans le souci de préserver la
paix sociale :
1. Proteste énergiquement contre la décision injuste et arbitraire
du bureau du CNOM sortant.
2. Estime que l'actuel bureau du CNOM est juridiquement et administrativement
incompétent pour statuer et délibérer officiellement sur
ce cas fut-il conflictuel. Car, à son humble avis, le simple fait d'organiser
une formation ne saurait justifier la disqualification d'un candidat à une élection.
3. Demande que l'organisation de cette élection importante qui suscite
beaucoup de passion soit pilotée par le ministère de la Santé et
non par le bureau du CNOM sortant, car on ne peut pas être juge et partie
en même temps.
4. Pense que l'article 78 du règlement intérieur du CNOM est juridiquement
et administrativement caduc dans le cas du Dr. Lassana Fofana. En conséquence,
la décision est sans objet.
5. Exprime ses vives inquiétudes par rapport aux conséquences fâcheuses
et néfastes que cette mesure pourrait créer entre les médecins
maliens.
6. Exige l'annulation pure et simple de cette décision et la réhabilitation
du Dr. Lassana Fofana dans ses droits légitimes.
7. Demande le report de la date de renouvellement du bureau du CNOM.
Dans l'attente d'une suite diligente, recevez Monsieur le ministre, l'expression
de nos sentiments de très vives préoccupations".
Bamako, le 6 octobre 2009
P/BEN-FDM-MNJ
Le président
Dr. Harouna Sissoko
Acceuil
APRES
LE
RECRUTEMENT
MANQUE
DE
449
JEUNES
A
LA
SANTE
Le Synaress dénonce la DAF et interpelle le ministre Touré
Dans une correspondance au ministre de la Santé dont une copie nous est
parvenue, le Syndicat national pour le renouveau socio-sanitaire dévoile
les pratiques mafieuses en cours à la direction administrative et financière
du ministère de la Santé après l'échec du recrutement
en catimini de 449 jeunes diplômés. Le Syndicat appelle le ministre à la
vigilance et à nettoyer à grande eau son administration devenue
une écurie d'Augias.
" Monsieur le ministre,
Nous avons pris acte par voie de presse le limogeage du chef de personnel du
ministère de la Santé et la création d'une commission d'enquête
suite au recrutement par voie de racket et de corruption de 449 jeunes diplômés.
Cette affaire rocambolesque n'est pas surprenante pour les syndicats qui ont
toujours dénoncé les vices de forme qu'ils constatent chaque année
dans le recrutement des personnels de la santé.
En effet, les syndicats ont regretté à maintes reprises la non-prise
en compte par votre département de leurs doléances en matière
de recrutement de personnels notamment soignants (médecins, techniciens
de santé, aides-soignants, garçons de salles). Pour illustrer cette
thèse, le cas de l'HGT est assez édifiant. En effet, cet hôpital
de premier plan dans la pyramide sanitaire au Mali, dépense par mois 15
millions de F CFA (soit le 1/3 de ses recettes mensuelles) pour payer le salaire
des contractuels qui sont au nombre de 125.
Face à ce problème qui pénalise le bon fonctionnement des
hôpitaux, il faut inverser la tendance actuelle en favorisant le recrutement
sans concours dans la fonction publique de tous les contractuels des formations
socio-sanitaires.
S'agissant du recrutement sur fond de corruption et de racket avérés,
nous vous informons qu'en réalité, il existe au niveau de la DAF/Santé un
réseau mafieux qui organise chaque année des recrutements opaques
de personnels de tous ordres.
L'opération consiste à simuler un recrutement en réceptionnant
pour la forme les dossiers de candidatures mais qui sont ensuite mis en poubelle
dans un magasin. Ces dossiers des pauvres jeunes diplômés candidats
ne seront hélas jamais examinés.
Puis on procède à un véritable marchandage avec les candidats
nantis à qui l'on demande de verser dans un délai strict une somme
d'argent dont le montant varie entre 300 000 F CFA et 500 000 F CFA.
Cette somme faramineuse qui dépasse le milliard par an est mise d'abord
dans une caisse spéciale pour être partagée ensuite entre
les complices et les acteurs du réseau mafieux. Et le hic dans tout cela,
c'est après recrutement à la fonction publique que les candidats
ayant versé une rançon fournissent leurs dossiers.
Devant cette situation grave, le Synaress attire votre attention sur le fait
que M. Youssouf Abdoulaye Berthé qui travaille dans la même section
que ML Etienne Coulibaly a été désavoué également
suite à une affaire similaire qui s'est produite en 2003-2004. Et contre
toute attente des personnels de la santé, certaines rumeurs concordantes
font état de la nomination imminente par vos soins du même Youssouf
Abdoulaye Berthé à la place de ML Etienne Coulibaly limogé.
En conséquence, le Synaress demande à votre département
de prendre toutes les mesures idoines pour assainir la DAF/Santé qui est,
on ne peut plus, au cœur de ce réseau mafieux".
Bamako, le 9 octobre 2009
Le secrétaire général
Dr. Harouna Sissoko
Acceuil
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