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2009

Mois d'octobre

Les Echos du 07 octobre

 

AFFAIRE DU SUCRE EXONERE
La base du "deal" avec Ben Moctar, Petit Barou et Batex-Ci
Les 55 000 tonnes de sucre exonéré de TCI accordé à Ben Moctar, Oumar Niangadou dit "Petit Barou" et Batex-Ci couvre le mois de Ramadan et la période de soudure et doit réajuster les prix sur le marché.
Les trois opérateurs économiques : Ben Moctar de la Société malienne d’approvisionnement (SMA), Petit Barou de la Société des détergents du Mali (Sodima) et Bakari Cissé de Bakari textile Côte d’Ivoire (Batex-Ci), dont le domaine traditionnel d’activité n’est pas le sucre, ont écrit au ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce pour les autoriser à importer du sucre.
Ils se sont engagés à approvisionner les populations pendant le mois de Ramadan et la période de soudure. Leur doléance était liée à l’exonération du paiement de la taxe conjoncturelle à l’importation (TCI), qui s’élève à 47,28 %.
Le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo a réservé une suite favorable à leurs sollicitations en accordant 55 000 tonnes de sucre exonéré de TCI aux commerçants concernés repartis comme suit : 25 000 tonnes à Sodima, 25 000 tonnes à SMA-SA et 5000 tonnes à Batex-ci. Ce dernier serait le seul qui n’a pas pu importer son tonnage.
A la demande de son collègue du Commerce, le ministre de l’Economie et des Finances a adhéré à titre exceptionnel à l’accord d’exonération de la TCI sur les 55 000 tonnes.
Le ministre leur exigeait en même temps de baisser le prix à 400 F CFA le kg avec comme date d’effet de la commercialisation le 10 septembre 2009 correspondant au 20e jour du mois de Ramadan.
Pour l'heure, les 55 000 tonnes ont contribué à stabiliser les prix sur le marché. Le kilo du sucre se vend à 390 F CFA (19 500 F CFA le sac). Mais le constat que l’on peut faire, bien que les 55 000 tonnes représentent la moitié de la consommation annuelle nationale, le marché n’est pas correctement approvisionné. Des réajustements à la hausse du prix du sucre ne sont pas exclus dans les prochains jours alors que la période de soudure n’est pas encore finie au Mali. Il y a à se demander si chacun des bénéficiaires a joué le jeu comme il le faut. A preuve, Batex-Ci aurait des difficultés à importer son quota.
Abdrahamane Dicko

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DIONCOUNDA TRAORE A LA RENTREE PARLEMENTAIRE
" Nous ne voterons pas une loi qui trouble le pays"
La session parlementaire du mois d’octobre a été ouverte le lundi 5 octobre 2009. Dioncouda Traoré, le président de l’Assemblée nationale a affirmé que les députés n’allaient pas voter "une loi qui sème le trouble dans le pays", allusion faite au Code des personnes et de la famille sur la table de l’AN pour une seconde lecture.
La session parlementaire du mois d’octobre qui prend fin le 31 décembre prochain a démarré lundi après-midi, place de la République à Bagadadji. Cette session va examiner puis adopter le projet de Loi des finances, c’est-à-dire le budget d’Etat 2010. Elle laissera peu de temps à l’examen d’autres projets de loi notamment celui du Code des personnes et de la famille, déposé sur la table de l’Assemblée.
Le Code a occupé une partie importante du discours de Dioncounda Traoré qui a nié toute crise institutionnelle entre le législatif et l’exécutif et la première institution qu’est le président de la République. "L’Assemblée nationale est pleinement en phase avec la décision prise par le président concernant ce renvoi", martèle l’honorable président de l’AN, qui relève quand même que c’est une première dans l’histoire parlementaire de notre pays qu’un projet de loi, voté, soit renvoyé pour relecture.
A en croire Dioncounda Traoré, cet exercice consistera à "lever toutes les équivoques, les ambiguités, d’endiguer les effets de l’intox et des dénigrements injustifiés et calomnieux distillés à propos du Code".
Dioncounda Traoré demande l’élargissement du débat au-delà des personnes et de la famille pour le porter sur la problématique de l’Etat. "C’est en toute humilité, sans complexe aucun, ni sentiment d’auto-culpabilisation, que nous aborderons cette seconde délibération du Code", a promis Dioncounda Traoré.
Denis Koné

Dans les coulisses
38 lois sur 49 votées
Au cours de la session qui s’est écoulée, l’Assemblée nationale a voté 38 lois sur 49 programmées. Une performance sur laquelle s'est étendu le président de l’Assemblée nationale d’autant que les députés, en plus de leur travail parlementaire, ont joué leur partition dans la tenue des élections communales.

Une cellule parlementaire sur le Fed
Le président de l’Assemblée nationale a chargé le 2e vice-président de réfléchir sur la mise sur pied d’une cellule d’appui du Parlement pour le suivi du Fonds européen de développement (Fed). La cellule aura pour missions de diligenter les projets de lois générés par la coopération, de maintenir les parlementaires sur le même niveau d’information sur la coopération entre le Mali et l’Union européenne…

Réflexion sur la fraude électorale
Evoquant les élections d’avril, Dioncounda Traoré a fait état de la fraude électorale, de la place prépondérante de l’argent, le recours aux juridictions contentieuses qui constituent, selon ses propres termes, "le fameux 3e tour". Durant la présente session, l’Assemblée nationale va mener une réflexion sur la question en vue d’une relecture de la loi électorale.
Massacre du 28 septembre en Guinée
L’Assemblée nationale du Mali condamne les tueries perpétrées le 28 septembre à Conakry par des militaires. A l’ouverture de la session parlementaire, le président Traoré a invité tous les démocrates africains à aider et à soutenir le peuple guinéen. "Ma conviction est que le dialogue avec le capitaine Dadis est désormais impossible. Tout compromis avec la junte actuelle ne serait ni plus ni moins que compromission".

ASSEMBLEE NATIONALE
Soungalo Togola rejoint l'Adéma !
Soungalo Togola, député originellement du Bloc des alternatives pour le renouveau, l'intégration et la coopération africaine (Barica) élu à Bougouni, a rejoint les rangs de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma/PASJ). Dans le nouveau bureau de l'Assemblée nationale, il occupe le poste de 5e vice-président.
Ce nouvel arrivant porte à 53, sur un total de 147 élus, le nombre de députés Adéma à l'Assemblée nationale.
Nous y reviendrons.

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MARCHE DIBIDA
Des commerçants chassés de leurs magasins
Kola Niangadou, propriétaire de magasins en bail au marché Dibida, a fait chasser une douzaine de ses locataires commerçants.
Sous le regard des forces de l’ordre, un huissier commis par Kola Niangadou a fait déguerpir, le mardi 6 octobre, les locataires d’une douzaine de ses magasins. Depuis plusieurs mois, un bras de fer opposait M. Niangadou aux occupants à propos d’une augmentation de tarifs de location.
Les boutiques louées à 30 000 F CFA ont été revues à la hausse à 50 000 F CFA, soit plus de 90 % d’augmentation. Les commerçants n’entendant pas les choses de cette oreille n’ont pas voulu obtempérer. Leur expulsion a été ordonnée à la suite d’un procès.
Il est temps de réglementer les baux commerciaux au Mali et même les simples locations au Mali. Un propriétaire d’immeuble ne devrait pas décider selon son humeur et sa cupidité d’augmenter les frais de loyer de façon vertigineuse.
La même situation prévaut aux magasins de l’ex-Peryssac et U-negoce. Les locataires de ces immeubles ont maille à partir avec son propriétaire Djonké Yernangoré dit Babou Yara. Ce dernier a décidé depuis octobre 2008 d’augmenter ses loyers de 50 à 100 %. L’affaire est au niveau du Tribunal de commerce.
Abdrahamane Dicko

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ECHOS DES REGIONS

MOIS DE LA SOLIDARITE A GAO
La plus âgée a 120 ans
L’Assemblée régionale a abrité le 30 septembre le lancement du Mois de la solidarité sous la présidence du gouverneur, le colonel Kalifa Kéita, en présence des responsables des services techniques.
Depuis le 1er octobre, notre pays a renoué avec son traditionnel Mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion. Le 1er octobre, consacré aux personnes du 3e âge, a été l’occasion de rendre visite aux aînés de la Cité des Askia. Ceux-ci ont reçu la visite du gouverneur de région.
La personne la plus âgée de Gao a 120 ans. Elle s’appelle Ramatou Aliou, domiciliée à Gadeye. Elle est suivie par trois autres femmes âgées respectivement de 110, 100 et 98 ans et qui vivent aux quartiers Château, Saneye, Sossokoira. Elles ont reçu, chacune, des présents symboliques.
Mme Maïga, l’une des membres de la commission d’organisation a fait savoir que le 3e âge mérite considération et respect. Selon elle, "en Afrique, nous vivons avec nos parents. Nous n’avons pas oublié nos us et coutumes", a-t-elle ajouté.
Ramata Diarra
(correspondante régionale)

SEGOU
Pour une moto volée, les enseignants en grève
Les enseignants de Ségou de tous les cycles de l’enseignement ont déclenché une grève de 72 h suite à l’arrestation du gardien de l’Académie d'enseignement de Ségou.
Suite à la disparition de la moto d’une stagiaire de l’Académie, le gardien de nuit qui rodait dans la cour est interpellé par la justice. Bien qu’il ait crié son innocence avec des preuves à l’appui, il est déféré à la Maison d'arrêt de Ségou.
Le syndicat des enseignants a démarché les autorités judiciaires pour sa libération puisque le gardien n’était même pas de service ce jour et ne devait nullement répondre du vol de la moto. Il reproche en outre aux juges d’avoir tenu compte de leurs affinités avec la propriétaire de la moto.
Lors de l’assemblée générale, qui s’est tenue le 5 octobre au Groupe scolaire Bandiougou Bouaré, les enseignants ont adressé une correspondance au gouverneur de région pour qu'il intercède auprès du tribunal. Nonobstant cela, ils ont déclenché une grève de 72 h et menacent d’aller plus loin à partir de jeudi prochain si le gardien ne recouvre pas sa liberté.
Affaire à suivre.
Daouda Coulibaly

MEDIA ET POLITIQUE DE L’EDUCATION
Des Allemands s’imprègnent à Ségou
Une vingtaine de professeurs d’Université de plusieurs villes allemandes viennent de séjourner à Ségou. L’objectif de cette visite était de s’imprégner de la politique de l’éducation à travers les médias.
Conduit par le représentant résidant de la Fondation Friedrich Ebert Dr. Reinhold Plate, les professeurs ont eu un déjeuner d’échange avec le conseiller aux affaires administratives et judiciaires du gouverneur, le président de l’Assemblée régionale, la vice-présidente du Conseil de cercle, les directeurs de l’Académie et des centres d’animation pédagogique de Ségou, Markala et le directeur de la Radio Jamana Foko.
Au cours du déjeuner, les Allemands ont été tout d’abord briefés sur la nomenclature de l’école malienne qui a été transférée aux collectivités décentralisées sous la supervision technique des Académies et des centres d’animation pédagogique, au nombre de 5 pour Ségou.
Ensuite, le directeur de la Radio Jamana Foko et celui de l’Académie, Boniface Kéita, appuyés des D.Cap de Markala et Ségou ont longuement débattu des relations cordiales qui existent entre la presse surtout locale et les structures de l’éducation à Ségou. Des relations qui vont de la sensibilisation à travers des débats contradictoires des partenaires de l’école à des émissions pédagogiques destinées aux enseignants et aux élèves.
Les professeurs allemands ont unanimement salué la politique communicationnelle des structures techniques de l’éducation surtout l’enseignement pédagogique par la radio.
Le directeur de l’Académie, Boniface Kéita, a demandé le soutien des professeurs allemands en faveur de la future université de Ségou.
Daouda Coulibaly
(correspondant régional)

TOMBOUCTOU
AI instaure le débat sur la peine de mort
En prélude aux préparatifs de la Journée du 10 octobre consacrée à l’abolition de la peine de mort, le coordonnateur chargé de la peine de mort d’Amnesty International a animé un atelier de formation le vendredi 2 octobre dans la cour du lycée Berey de Tombouctou.
Le formateur, Mohamed Elbechir Singaré, juriste spécialisé dans les questions de peine de mort, a d’entrée de jeu évoqué le contexte et les circonstances dans lesquelles Amnesty International a été créé. L'abolition de la peine de mort, dira-t-il, est un droit qui vise à protéger les justiciables des revirements politiques ou autres.
Toutefois, la loi et la Constitution peuvent être modifiées, le rétablissement de la peine de mort demeure possible. Au Mali des condamnations à mort continuent d’être prononcées, mais aucune exécution n’a été signalée depuis 1980, année ou deux condamnés ont été passés par les armes. Le président de la République use régulièrement de son droit de grâce.
Il a indiqué qu’Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances et de façon inconditionnelle. La peine capitale est la négation même des droits humains. Elle viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
" La peine de mort a un caractère discriminatoire. Proportionnellement, elle touche davantage les pauvres et les minorités raciales, ethniques et religieuses. Elle est prononcée et infligée de façon arbitraire. C’est pourquoi Amnesty International continue de demander son abolition partout", a-t-il ajouté.
Il a aussi rappelé que cet atelier consiste à mettre tous les membres d’Amnesty International au même niveau de formation et d’information. C’est ainsi que depuis 2003 une journée est célébrée dans tout le pays.
Il a affirmé que l’abolition de la peine demeure de mort une base fondamentale des droits humains. "Et nous, défenseurs des droits humains, avons l'obligation de lever l’amalgame pour faire la part des choses entre le droit à la vie et les besoins sécuritaires".
Amnesty International est une association apolitique, qui milite en dehors de toute coloration politique. D’où son caractère d’impartialité, a-t-il conclu.
Abdou Maïga
(correspondant régional)

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REVUE A MI-PARCOURS DU 10e FED
Routes, gouvernance, décentralisation…
Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre hier à l’atelier de concertations sur le rapport provisoire de la revue à mi-parcours du 10e Fonds européen de développement (Fed).
A travers cet atelier d’échange et d’information, il s’agissait, pour les parties prenantes, de discuter de la coopération Mali-Union européenne, de recueillir les préoccupations et commentaires des différents participants, afin que la revue à mi-parcours reflète au maximum les enjeux pour les années à venir.
Initialement, cette revue à mi-parcours ne devait intervenir qu'en 2010. Mais elle a été avancée en raison de la crise économique et financière mondiale. Les domaines de concentration de la coopération Mali-UE pour la période 2008-2013 sont la gouvernance, le développement économique des régions du nord et du delta.
Sur le 9e Fed, l’UE a financé au Mali 640 km de routes goudronnées. Et le 10e Fed prévoit la réalisation de 780 km de routes et pistes en terre améliorée. Ce qui permettra de désenclaver les régions de Tombouctou et de Kidal. La Commission de l’UE est également engagée dans l’appui à la décentralisation au Mali. Depuis le 8e Fed en 2003, ce sont près de 100 milliards de F CFA qui ont été apportés par la coopération communautaire dans ce secteur.
D’autres actions sur des champs plus limités sont également planifiées ; à savoir : des appuis à la société civile, à la culture, à la sécurité alimentaire et au secteur privé. Les niveaux d’instruction de ces projets sont avancés et leur mise en œuvre opérationnelle ne saurait tarder. Sur l’enveloppe globale allouée au Mali, soit près de 350 milliards de F CFA, à ce jour, le taux d’engagement se chiffre à 60 %. Il pourra atteindre plus de 80 % d’ici la fin de l’année.
Mais à l’UE, l’on estime que ces performances ne doivent pas occulter la nécessité de poursuivre les réformes pour renforcer la gouvernance et accroître la pérennité des actions menées. L’une des grandes innovations du 10e Fed, concerne la mise en place d’un plan d’actions gouvernance, décliné en une série d’engagements dans des domaines comme la démocratie, la justice.
La revue à mi-parcours est un moment fort d’évaluer la mise en œuvre au niveau national de la stratégie conjointe Afrique-UE arrêtée au sommet de Lisbonne.
Etaient présents à l’atelier, le directeur de la coopération internationale, ordonnateur national délégué du Fed, le chef de délégation de la Commission européenne, des représentants des différents ministères, des élus, des partenaires techniques et des représentants de la société civile
Mohamed Daou

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MANDO N. GOÏTA, DRJSAC DE SIKASSO
" La plupart de nos festivals est moribonde"
Mando Nanta Goïta, chef division artistique et culturelle à la direction régionale de la Jeunesse, des sports, arts et culture DRJSAC de Sikasso, nous parle ici de la région qui regorge d’un riche patrimoine culturel et artistique, mais surtout, des initiatives pour redynamiser le secteur.
Les Echos : Quel est l’état des activités artistiques et culturelles en 3e région ?
Mando Nanta Goïta : D’une manière générale, les activités artistiques et culturelles se portent bien. Dans le cadre de l’animation populaire, il y a eu toujours l’organisation des concerts géants avec les différents artistes qui entreprennent les tournées ; des troupes théâtrales font des spectacles dramatiques avec des comédiens nationaux et internationaux.
Sikasso comparée aux autres régions du Mali en matière de festival vient en reste. A part le festival Triangle du balafon, qui est international, il n’y a pas un grand événement régional qui puisse drainer les visiteurs internationaux. Cependant, à l’intérieur de la région, il y a quelques festivals notamment : le festival balafon Fesbala de Koutiala qui regroupe toutes les aires culturelles du balafon, le festival de l’association pour le développement de la Commune de Koumantou (Adakom), intitulé danse et musique traditionnelle de la localité, le festival Koporé à N’Kourala, basé sur l’exploitation de la culture sénoufo, le Feskalo de Loulouni, le festival Ponporon dans le cercle de Kadiolo, le Kiporé à Lobougoula dont le lancement a été fait, il y a quelques mois.
La majeure partie de ces festivals est moribonde. Ils sont mal préparés et exécutés dans la précipitation, contrairement par exemple au festival sur le fleuve Niger qui constitue aujourd’hui une véritable industrie dans la région de Ségou. Il ne suffit pas de créer un festival, mais de faire en sorte qu’il ait des retombées socio-économiques pour une localité. Nous sommes aussi, au regret de constater que la majeure partie de nos festivals est conçue au niveau de Bamako par les ressortissants du milieu sans associer dans la plupart des cas les acteurs principaux à la base.
Il est bon de participer au développement de sa localité, mais cela doit se faire de façon participative. Au cas échéant, les populations ont des difficultés de se l'approprier et il va de soi que le festival n’ait pas de lendemains meilleurs.
Les Echos : Quelles sont les solutions envisagées pour corriger cela ?
M. N. G. : A l’échelle nationale, la direction nationale de l’action culturelle (Dnac) est en train d’harmoniser et de coordonner les festivals en cours. Un listing est déjà fait. Sur le plan régional, nous sommes à pied d’œuvre pour le recensement exhaustif des festivals afin de redynamiser le secteur à la base avec la participation de toutes les communautés. Dans cette lancée, nous préparons le festival des bouffons, les "Korodougas".
C’est une confrérie qui est considérée comme faisant partie des véritables dépositaires traditionnels et est en passe d’être oublié. Nous pensons qu’en instaurant le festival des bouffons, nous ressuscitons notre histoire. En plus, il y a le festival des masques et marionnettes du cercle de Yorosso. Quand on parle des masques au niveau national, les gens ont le regard sur la région de Mopti, pensant qu’en dehors des Dogons, il y n’a pas une autre ethnie qui détient des masques.
Le cercle de Yorosso regorge de beaucoup de potentialités en la matière. C’est un cercle cosmogonique en ce sens qu’il est constitué de différentes communautés notamment les deux ethnies de Bobos : Bobofing et Bobowélé en d’autre terme Bouaba et Bouatou, les Marakadialans, les Borons, et les Miankas. Ici la variance des masques est liée aux ethnies qui constituent l’ossature du cercle chaque ethnie a ses propres masques avec une grande différence. Il existe dans la localité 4 variétés de masques, ce qui constitue une énorme potentialité pour le Mali.
Les Echos : Que représentent les masques pour les communautés ?
M. N. G. : Je ne suis pas d’accord avec ceux qui banalisent l’histoire de l’Afrique et se focalisent seulement sur la période coloniale. Tout peuple a une civilisation. Dire que l’Afrique n’a pas de civilisation est une injure. Sans rentrer dans les détails, l’histoire nous enseigne qu’avant la pénétration coloniale, nos communautés possédaient un mode éducationnel de la société.
En Sénoufo, on parlera du "poro". C’est une société initiatique où on entre par génération d’âge, les enfants sont initiés et c’est au sein de cette école qu’ils apprennent toutes les pratiques de la société. Les masques à l’image du "poro" remplissent les mêmes fonctions. En plus de leur caractère de fête populaire, ils ont un caractère fondamental : l’éducation de la communauté dans le respect mutuel par différents âges et suivant l’initiation, le savoir garder des secrets de la société.
Les Echos : Quelles sont leurs origines ?
M. N. G. : Je peux me permettre de parler de cela puisque je suis natif du milieu et connaisseur de cette tradition secrète. La date exacte est difficile à situer, c’est un patrimoine ancestral de plusieurs générations. Les premiers détenteurs de ces masques racontent que c’est un héritage reçu dans la forêt. Les autochtones de la localité pratiquant la chasse à l’époque sont tombés une nuit sur une fête des nains ou "wokolonis", propriétaires des masques, et brusquement dans l’euphorie ils ont fui. Certains nains capturés par les chasseurs ont donné toutes les vertus, c’est pourquoi les autochtones de Yorosso voient nettement la différence entre les masques et la société sécrète le "lô" ou le "tiô" pour certains. Leur configuration l’atteste, ils sont fabriqués en bois, en pailles, écorces et racines d’arbres. C’est une société secrète, mystérieuse, gérée par une administration et ses démembrements. Les masques prédisent l’oracle, jouent le rôle de préservation de l’écosystème, déterminent les moments favorables de l’année et les calamités naturelles, l’environnement en général. La société est organisée de la façon suivante : les patriarches, les adultes, les initiés, les non initiés et les néophytes. Le savoir est transmis du plus âgé au plus petit, le contraire n’est pas possible. Les manifestations sont classées par ordre : la manifestation à caractère sacré, il est formellement interdit aux non initiés d’y figurer, la manifestation a un caractère sacré populaire : le non initié peut observer, mais sans applaudir ni chanter et ni danser et celle à caractère populaire non sacré : tout le monde participe.
Les Echos : Quelle est la date du festival des masques ?
M. N. G. : Le festival des masques et marionnettes de Yorosso est prévu en février 2010, nos partenaires sont multiples : l’Etat, les ONG et les associations, parallèlement aux activités populaires, il est prévu des activités intégrées comme les conférences débats sur l’excision, le VIH/Sida et l’exode rural des jeunes. nous lançons un vibrant appel aux populations. Le festival que nous comptons organiser est l’affaire de tous. Il est censé laisser un effet positif dans le cadre du développement durable, il va du décollage de la localité et nous permettra de nous imprégner d’un bon pan de notre histoire, le masque est une histoire. Il traduit la vie dans la société qui le pratique.
Propos recueillis par
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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6es JEUX DE LA FRANCOPHONIE
Le Mali se contente d’une médaille d’argent
Les rideaux sont tombés sur la 6e édition des Jeux de la Francophonie hier à Beyrouth. Pendant une dizaine de jours (du 27 septembre au 6 octobre 2009), les sportifs et artistes de l’espace francophone ont rivalisé d’ardeur et de talent dans la solidarité et dans la plus grande diversité dans la capitale libanaise.
La participation malienne aux 6es Jeux de la Francophonie est mitigée. Notre pays n’a remporté qu’une seule médaille d’argent par l’entremise de Kadiatou Camara sur les 100 m. Celle-ci nous avait redonné l’espoir d’une seconde médaille en se qualifiant brillamment pour la finale des 200 m disputée le lundi 5 octobre 2009. Malheureusement, "La" n’est arrivée que 4e dans cette course remportée par l’inépuisable Nadjima Kaltouma du Tchad. Cette dernière a été suivie de deux Canadiennes.
Après un départ presque raté, Kadiatou a tout fait pour revenir à hauteur de ses concurrentes. En vain. Elle était naturellement la première à être déçue de sa course. Mais, il ne faut pas non plus oublier qu’elle revient d’une blessure. Sa présence à Beyrouth n’était même pas évidente. Elle a quand même offert au Mali une médaille francophone. Les autres athlètes (Yah Koïta, Ibrahim Maïga et Modibo Diarra) n’ont pas non plus démérité, car ils ont tous échoué au pied du podium. Ce qui ne fut pas le cas des boxeurs qui n’ont pas dépassé les quarts de finale.
Quant aux basketteuses, elles ont terminé 5e du tournoi remporté par les Roumaines. En effet, dans le match de classement disputé, le lundi 5 octobre, les nôtres ont été battues par les Libanaises par 57-65. Cette compétition devait leur servir de préparation pour la défense de leur couronne africaine lors du prochain Afro-basket, prévu à Madagascar du 9 au 18 octobre 2009.
La délégation malienne était privée de Joseph Kodio (littérature) et Souleymane Ouologuem (peinture) qui devaient défendre nos couleurs dans les concours culturels. Le Mali occupe la 22e place (sur 42 pays ou régions participants) au tableau des médailles. Les Maliens devaient quitter Beyrouth hier (mardi 6 octobre 2009) à destination de Bamako, pour une partie, et de Paris pour les basketteuses accompagnées de leur staff technique et médical.
De Paris, la sélection nationale va rejoindre la capitale malgache pour disputer l’Afro-basket féminin 2009. Il faut noter que notre pays va évoluer dans le groupe B avec l'Angola, le Rwanda, la Guinée et la Tunisie, le groupe A étant composé de Madagascar, du Sénégal, du Mozambique, de l’Afrique du Sud et du Cameroun. Gageons que l’encadrement technique aura tiré tous les enseignements des matches de préparation pour donner à Hamchétou Maïga et ses coéquipières les moyens de défendre leur trophée.
Moussa Bolly
(CC/MJS)

LE MAROC
Meilleure nation africaine à Beyrouth
Comme on pouvait s’y attendre, aux 6es Jeux de la Francophonie à Beyrouth, l’Afrique a dominé le tournoi de football réservé aux juniors. On aura ainsi un podium 100 % africain puisque le match de classement (3e et 4e places) a été largement remporté par le Maroc face au Canada, battu 3-1. La finale était prévue hier après-midi entre la Côte d’Ivoire, détentrice du trophée, et le Congo-Brazzaville.
En athlétisme, les jours se sont suivis et ressemblés pour les Marocains intraitables dans cette compétition. Avec 32 médailles, dont 10 en or, le Maroc a largement dominé les épreuves et les concours d’athlétisme. Le Royaume chérifien a devancé la France qui a remporté 27 médailles, dont 9 en or.
En athlétisme, les pays africains les mieux classés sont l’Egypte (6 médailles, dont 3 en or), le Rwanda (4 médailles, dont 3 en or), la Côte d’Ivoire (3 médailles, 2 or), le Tchad (2 médailles d’or)… Le Sénégal a remporté dix médailles, mais une seule est en or. L’Ile Maurice a aussi remporté une médaille d’or sur un total de 4. Le Mali occupe la 22e place (sur 42 pays ou régions participants) au tableau des médailles.
Au classement général, la France (49) devance le Maroc qui a 46 médailles. Le duo est suivi de la Roumanie et du Canada. L’Egypte, l’Ile Maurice, le Rwanda, la Tunisie, le Cameroun et la Côte d’Ivoire bouclent ces 6e jeux parmi les dix premiers au classement général.
M. B.
(CC/MJS)

COUPE DU MONDE
Le trophée de la Fifa à Bamako
Une importante délégation de la Fifa, accompagnée des autorités du département des Sports et de la Fédération malienne de football, était face à la presse mardi à l'occasion du séjour au Mali du trophée de la Coupe du monde de football.
Après Zurich, le Caire, Tunis, Rabat, Nouakchott et Praia c’est le tour de notre capitale d’accueillir l’événement Tour Africa du trophée de la Coupe du monde de la Fifa.
Le chef de la délégation de la Fifa dans son allocution, s’est penché sur la solidarité en Afrique comme vertu. "Nous sommes vraiment fiers de nous trouver ici au Mali".
Le président de la Fédération malienne de football a ajouté que la venue du trophée a donné une réelle allure de fête dans notre pays. "Même si notre équipe nationale ne sera pas du grand rendez-vous de Johannesburg, nous nous devons d’être toujours positifs à travers nos actes et un soutien collectif au nom de toute l’Afrique".
Après la conférence de presse, une séance de photo fut permise à travers laquelle un grand nombre de nos concitoyens ont pu immortaliser quelques instants en étant proches du trophée original de la Coupe du monde de la Fifa.
Ensuite, le trophée s'est transporté au palais de Koulouba où seul le président de la République a pu le toucher et le brandir. A noter que des mesures sécuritaires draconiennes ont été prises pour que le séjour de la Coupe se fasse sans couac.
Abdoulaye Diarra
(stagiaire)
CNCM

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