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2009
Mois d'octobre
Les
Echos du 05 octobre
IL
FAUT LE DIRE
SOS Guinée
Un commandant en chef des forces armées est mal fondé pour dire
que son armée est "incontrôlable" ; qu’il n’est
pas sur le terrain et se "désoler" de la mort de dizaines de
ses compatriotes tombés sous des balles achetées avec l’argent
du contribuable.
Un démocrate sincère n’interdit pas un meeting politique
au moment où son pays s’apprête à organiser des consultations
populaires ; il donne alors indirectement l’ordre à la troupe de
sévir en cas de refus d’obéir.
Au demeurant, peu avant, le capitaine avait fait le plein d’un stade de
province, supposé être le fief d’un "opposant" pour "défier" ses
détracteurs. Personne n’a entendu un seul coup de feu de son armée "incontrôlable" en
cette circonstance. Dans la vie tout court, et à plus forte raison en
politique, nul ne peut se vanter de n’avoir que des partisans.
Mais, fallait-il s’attendre à un épisode aussi sanglant que
celui de lundi dernier même si le chef du CNDD, après avoir promis
son retour dans une caserne à la fin de la transition, commençait à se
laisser emporter par le chant des sirènes ? Il est vrai que dernièrement
il niait toute ressemblance de parcours avec certains de ses "devanciers" qui
ont honoré leur promesse de rendre le pouvoir à l’issue d’élections
auxquelles ils ne se sont pas présentés. Mais, tout de même
!
Dans la tragédie guinéenne du 28 septembre, les responsabilités
pouvaient être situées facilement et une Cour martiale convoquée
pour juger les auteurs des crimes de sang, ne serait-ce que pour blanchir l’honneur
du chef de la junte. Mais, le capitaine Camara s’en est lavé les
mains.
Vendredi soir, après que des victimes eurent été enterrées,
le "Dadis Show" a continué. Le maître de Conakry en a
profité pour salir qui il voulait, dont un journaliste qualifié de "prostitué" ;
esquisser le portrait-robot de l'homme qu'il faut à la Guinée avant
de fixer la présidentielle au 31 janvier 2010.
Il est probable que Dadis, peut-être sincère au départ, est
désormais induit en erreur par des maîtres à penser, partisans
de la présidence à vie à tout prix. L’exhorte-t-on
encore à faire comme le général putschiste mauritanien ?
Lui chuchote-t-on à l’oreille les cas du Niger, du Kenya ou du Zimbabwe
sur lesquels la communauté internationale s’est essoufflée
après avoir sorti les muscles ?
En l’absence de certitudes, il faut craindre que, pour la Guinée,
le bout du tunnel soit encore loin. Château d’eau de l’Afrique
de l’Ouest, le pays du non à de Gaulle, qualifié de "scandale
géologique" par son 1er président, mérite d’être
sauvé pour son peuple, pour la stabilité et la prospérité de
la sous-région.
Mais Blaise Compaoré, appelé à la rescousse et qui a fait
ses preuves dans les médiations, risque de n'avoir autour de lui que des
protagonistes sourds et muets, tant le capitaine est persuadé qu'il a
le monopole de la vérité dans son pays face à des opposants,
spécialistes de la tergiversation.
A. M. T.
Acceuil
DIPLOMATIE
SOUS
REGIONALE
ATT, le grand absent de la scène régionale
Notre sous-région a connu des crises. Le Mali a été le grand
absent dans la résolution, et, partant, dans le partage des dividendes.
ATT passe de plus en plus pour celui qui ne tient ni compte de la géopolitique
régionale, ni des problèmes des voisins. La première crise
régionale qu’il a connue a été ivoirienne. Certes,
un moment, il a tenté de faire la médiation entre les parties en
réunissant à Bamako les protagonistes, mais, ce fut tout.
Ce fut plutôt pire, car quelques mois après cette rencontre, quelqu’un,
s’exprimant probablement sous le pseudonyme d'Arsène, démonte
les arrières pensées et les méthodes de notre président,
en ajoutant tout le mal que Gbagbo pense de lui.
Finalement, Blaise Compaoré qui était considéré comme
celui qui avait mis le feu a été le médiateur, il a mis
fin au conflit. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, nos compatriotes,
du fait de notre président, passent pour des "mauvais voisins" qui
n’ont rien fait pour leur frère en difficulté.
Pire, se noue aujourd’hui, dans l’espace Uémoa, une alliance
Burkina-Côte d’Ivoire. Cette alliance qui se veut le moteur de notre
région ne peut se faire que sur notre dos. Et ATT n’a rien fait
pour qu’il n’en soit pas ainsi.
L’occasion lui a été donnée de se rattraper avec la
Mauritanie : le président élu a été évincé par
une junte qui a eu de la peine de se faire accepter de l’opinion. Le pays
a connu, en cette période, toutes sortes de problèmes, allant jusqu’à des
attaques attribuées à Al Qaeda. Ces insécurités ont
eu des répercussions au Mali. Mais, qu’a fait ATT ? Silence et boule
de gomme. Ni vu ni connu.
Là également, c’est le président Wade qui montera
au charbon. Le Sénégal, en 1988, a connu une grave crise avec la
Mauritanie, d’abord dans la région du fleuve, puis jusque dans les
capitales. Les deux pays continuent de gérer les conséquences et
les réfugiés issus de cette crise. Nous étions donc les
mieux placés pour gérer la situation. Mais, nous avons été les
plus absents. D’ailleurs, à l’investiture du nouveau président,
ATT a accompagné Wade, mais, c’est à peine si on a mentionné sa
présence.
Le dernier cas en date est la Guinée. C’est quand même le
Mali qui a tenté la première fédération avec la Guinée
! (Ghana-Guinée-Mali). Dadis, depuis son arrivée au pouvoir n’a
fait que nous lancer des SOS. Le Mali est celui qui a le plus d’intérêts
en Guinée, qui souffre également du délitement de l’Etat
: il ne se passe pas de jour sans que les forces de l’ordre, sur la frontière,
soit sur le fleuve, soit par la route, n’interceptent des trafiquants de
drogues ou d’armes.
Les Guinéens ont discuté de la question de savoir comment mettre
sur pied un Etat viable, si Dadis devait rester ou pas, et comment organiser
la transition. Il y a eu un grand massacre à stade fermé. En bon
voisin, nous avons refusé de regarder par le mur, d’écouter
aux portes. Wade, à son habitude, est venu mettre le feu, avec ses déclarations à l’emporte-pièce.
Là encore, nous étions les mieux placés pour une médiation,
mais, du fait que nous faisons peu cas de la case du voisin qui brûle,
c’est encore Blaise qui a fait l’unanimité au niveau de la
Cédéao pour conduire la médiation. Alors, de qui parlera-t-on
en Guinée à la fin de la crise ? Qui les Guinéens reconnaîtront
comme bons voisins après ?
Au fait que fait ATT ? Car, il est difficile de croire qu’un chef d’Etat
manque d’une vision globale ou sous-régionale, qu’il ne voit
pas, aux plans géostratégique, sécuritaire et économique
les intérêts de son pays en premier.
Mais, bon, c’est ATT !
Alexis Kalambry
Acceuil
SATISFACTIONS
DES
DOLEANCES
DES
SYNDICATS
DU
PMU-MALI
Le ministre des Finances saisi du dossier
Dans une correspondance datée du 29 septembre, l’UNTM a saisi le
ministre des Finances pour qu’il s’implique dans la satisfaction
des doléances des syndicats du PMU-Mali contenues dans les procès-verbaux
de conciliation des 26 décembre 2008 et 23 mars 2009.
Pour la satisfaction des revendications des syndicats du PMU-Mali, ce n’est
plus le seul PDG, Idrissa Haïdara, qui est interlocuteur de l’UNTM.
La centrale syndicale vient de saisir le ministre de l’Economie et des
Finances, désormais partie prenante de la satisfaction des doléances
des syndicats.
La correspondance n°B386 BE/UNTM du secrétaire général
du bureau exécutif de l’UNTM, Siaka Diakité en date du 29
septembre dernier, est évocatrice. C’est dire que la gestion du
dossier des revendications des syndicats du PMU ne sera plus laissée à la
seule volonté de M. Haïdara, le ministre des Finances est désormais
un acteur incontournable dans les discussions.
Dans la correspondance du SG de l’UNTM, avec ampliation à la Primature,
au ministre délégué chargé du Budget, aux comités
syndicaux du PMU et au PDG du PMU, Siaka demande au ministre de l’Economie
et des Finances, "de prendre des dispositions diligentes dans le cadre de
l’exécution des protocoles d’accord entre le PDG du PMU Mali
et les syndicalistes", lesquels sont contenus dans le procès-verbal
de conciliation daté du 17 septembre.
Le procès-verbal de conciliation, qui est déposé depuis
la fin du mois de septembre sur la table du ministre des Finances, contient plusieurs
points qui devront être impérativement satisfaits. Il s’agit
du retrait de l’Aptitude Conseil des locaux de PMU-Mali, la révision
du contrat des revendeurs, le respect des textes qui régissent le PMU-Mali
(code et accord d’établissement organigramme et manuel de procédures
administratives et financières).
Le ministre Sanoussi Touré devra s’atteler à ce que les conditions
de vie des travailleurs soient améliorées ainsi que l’application
de la décision de justice concernant les agents de traitement. Concernant
les décisions de nominations, M. Touré, selon l’UNTM, est
invité à veiller à son application. Il est mentionné qu’à partir
du 1er octobre 2009, il sera procédé à l’étude
au cas par cas pour déceler d'éventuelles irrégularités
qui pourraient s’y trouver et de tirer les conséquences de droit.
Dans le PV de conciliation, il est fait cas d’une avance ce de salaire
30 000 F CFA pour les vacataires payables sur six mois, ainsi que la non-retenue
pour fait de grèves pour les permanents et les agents de traitements régis
par le code du travail (décision de justice n°159 du 28 novembre 2008
de la Cour d’appel de Bamako).
La gestion des revendeurs à travers la relecture de leur contrat pour
protéger la profession et garantir le revenu, la souscription à l’assurance
de son choix de chaque revendeur avec la venue d’un agent de l’INPS,
le retrait aptitudes Conseils dans la gestion des revendeurs et la ristourne
de 3,5 % à 4 % dès le 1er octobre 2009 et à 4,5 % courant
2010 et l’avance sur ristourne de 50 000 F CFA à payer sur 6 mois
mentionné dans le PV de conciliation sont des points à satisfaire
pour l’UNTM.
Il y a quelques semaines, les syndicats du PMU, accusaient les autorités,
singulièrement le ministre des Finances de ne rien faire pour la recherche
de solution à la crise qui secouait leur institution. Cette inertie des
autorités a empiré la situation, puisque les parieurs avaient été privés
de plusieurs courses. Ce qui a eu comme conséquence plusieurs centaines
de millions de pertes.
Amadou Sidibé
Acceuil
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