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2009

Mois d'octobre

Les Echos du 05 octobre

 

IL FAUT LE DIRE
SOS Guinée
Un commandant en chef des forces armées est mal fondé pour dire que son armée est "incontrôlable" ; qu’il n’est pas sur le terrain et se "désoler" de la mort de dizaines de ses compatriotes tombés sous des balles achetées avec l’argent du contribuable.
Un démocrate sincère n’interdit pas un meeting politique au moment où son pays s’apprête à organiser des consultations populaires ; il donne alors indirectement l’ordre à la troupe de sévir en cas de refus d’obéir.
Au demeurant, peu avant, le capitaine avait fait le plein d’un stade de province, supposé être le fief d’un "opposant" pour "défier" ses détracteurs. Personne n’a entendu un seul coup de feu de son armée "incontrôlable" en cette circonstance. Dans la vie tout court, et à plus forte raison en politique, nul ne peut se vanter de n’avoir que des partisans.
Mais, fallait-il s’attendre à un épisode aussi sanglant que celui de lundi dernier même si le chef du CNDD, après avoir promis son retour dans une caserne à la fin de la transition, commençait à se laisser emporter par le chant des sirènes ? Il est vrai que dernièrement il niait toute ressemblance de parcours avec certains de ses "devanciers" qui ont honoré leur promesse de rendre le pouvoir à l’issue d’élections auxquelles ils ne se sont pas présentés. Mais, tout de même !
Dans la tragédie guinéenne du 28 septembre, les responsabilités pouvaient être situées facilement et une Cour martiale convoquée pour juger les auteurs des crimes de sang, ne serait-ce que pour blanchir l’honneur du chef de la junte. Mais, le capitaine Camara s’en est lavé les mains.
Vendredi soir, après que des victimes eurent été enterrées, le "Dadis Show" a continué. Le maître de Conakry en a profité pour salir qui il voulait, dont un journaliste qualifié de "prostitué" ; esquisser le portrait-robot de l'homme qu'il faut à la Guinée avant de fixer la présidentielle au 31 janvier 2010.
Il est probable que Dadis, peut-être sincère au départ, est désormais induit en erreur par des maîtres à penser, partisans de la présidence à vie à tout prix. L’exhorte-t-on encore à faire comme le général putschiste mauritanien ? Lui chuchote-t-on à l’oreille les cas du Niger, du Kenya ou du Zimbabwe sur lesquels la communauté internationale s’est essoufflée après avoir sorti les muscles ?
En l’absence de certitudes, il faut craindre que, pour la Guinée, le bout du tunnel soit encore loin. Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, le pays du non à de Gaulle, qualifié de "scandale géologique" par son 1er président, mérite d’être sauvé pour son peuple, pour la stabilité et la prospérité de la sous-région.
Mais Blaise Compaoré, appelé à la rescousse et qui a fait ses preuves dans les médiations, risque de n'avoir autour de lui que des protagonistes sourds et muets, tant le capitaine est persuadé qu'il a le monopole de la vérité dans son pays face à des opposants, spécialistes de la tergiversation.
A. M. T.

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DIPLOMATIE SOUS REGIONALE
ATT, le grand absent de la scène régionale
Notre sous-région a connu des crises. Le Mali a été le grand absent dans la résolution, et, partant, dans le partage des dividendes.
ATT passe de plus en plus pour celui qui ne tient ni compte de la géopolitique régionale, ni des problèmes des voisins. La première crise régionale qu’il a connue a été ivoirienne. Certes, un moment, il a tenté de faire la médiation entre les parties en réunissant à Bamako les protagonistes, mais, ce fut tout.
Ce fut plutôt pire, car quelques mois après cette rencontre, quelqu’un, s’exprimant probablement sous le pseudonyme d'Arsène, démonte les arrières pensées et les méthodes de notre président, en ajoutant tout le mal que Gbagbo pense de lui.
Finalement, Blaise Compaoré qui était considéré comme celui qui avait mis le feu a été le médiateur, il a mis fin au conflit. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, nos compatriotes, du fait de notre président, passent pour des "mauvais voisins" qui n’ont rien fait pour leur frère en difficulté.
Pire, se noue aujourd’hui, dans l’espace Uémoa, une alliance Burkina-Côte d’Ivoire. Cette alliance qui se veut le moteur de notre région ne peut se faire que sur notre dos. Et ATT n’a rien fait pour qu’il n’en soit pas ainsi.
L’occasion lui a été donnée de se rattraper avec la Mauritanie : le président élu a été évincé par une junte qui a eu de la peine de se faire accepter de l’opinion. Le pays a connu, en cette période, toutes sortes de problèmes, allant jusqu’à des attaques attribuées à Al Qaeda. Ces insécurités ont eu des répercussions au Mali. Mais, qu’a fait ATT ? Silence et boule de gomme. Ni vu ni connu.
Là également, c’est le président Wade qui montera au charbon. Le Sénégal, en 1988, a connu une grave crise avec la Mauritanie, d’abord dans la région du fleuve, puis jusque dans les capitales. Les deux pays continuent de gérer les conséquences et les réfugiés issus de cette crise. Nous étions donc les mieux placés pour gérer la situation. Mais, nous avons été les plus absents. D’ailleurs, à l’investiture du nouveau président, ATT a accompagné Wade, mais, c’est à peine si on a mentionné sa présence.
Le dernier cas en date est la Guinée. C’est quand même le Mali qui a tenté la première fédération avec la Guinée ! (Ghana-Guinée-Mali). Dadis, depuis son arrivée au pouvoir n’a fait que nous lancer des SOS. Le Mali est celui qui a le plus d’intérêts en Guinée, qui souffre également du délitement de l’Etat : il ne se passe pas de jour sans que les forces de l’ordre, sur la frontière, soit sur le fleuve, soit par la route, n’interceptent des trafiquants de drogues ou d’armes.
Les Guinéens ont discuté de la question de savoir comment mettre sur pied un Etat viable, si Dadis devait rester ou pas, et comment organiser la transition. Il y a eu un grand massacre à stade fermé. En bon voisin, nous avons refusé de regarder par le mur, d’écouter aux portes. Wade, à son habitude, est venu mettre le feu, avec ses déclarations à l’emporte-pièce.
Là encore, nous étions les mieux placés pour une médiation, mais, du fait que nous faisons peu cas de la case du voisin qui brûle, c’est encore Blaise qui a fait l’unanimité au niveau de la Cédéao pour conduire la médiation. Alors, de qui parlera-t-on en Guinée à la fin de la crise ? Qui les Guinéens reconnaîtront comme bons voisins après ?
Au fait que fait ATT ? Car, il est difficile de croire qu’un chef d’Etat manque d’une vision globale ou sous-régionale, qu’il ne voit pas, aux plans géostratégique, sécuritaire et économique les intérêts de son pays en premier.
Mais, bon, c’est ATT !
Alexis Kalambry

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SATISFACTIONS DES DOLEANCES DES SYNDICATS DU PMU-MALI
Le ministre des Finances saisi du dossier

Dans une correspondance datée du 29 septembre, l’UNTM a saisi le ministre des Finances pour qu’il s’implique dans la satisfaction des doléances des syndicats du PMU-Mali contenues dans les procès-verbaux de conciliation des 26 décembre 2008 et 23 mars 2009.

Pour la satisfaction des revendications des syndicats du PMU-Mali, ce n’est plus le seul PDG, Idrissa Haïdara, qui est interlocuteur de l’UNTM. La centrale syndicale vient de saisir le ministre de l’Economie et des Finances, désormais partie prenante de la satisfaction des doléances des syndicats.
La correspondance n°B386 BE/UNTM du secrétaire général du bureau exécutif de l’UNTM, Siaka Diakité en date du 29 septembre dernier, est évocatrice. C’est dire que la gestion du dossier des revendications des syndicats du PMU ne sera plus laissée à la seule volonté de M. Haïdara, le ministre des Finances est désormais un acteur incontournable dans les discussions.
Dans la correspondance du SG de l’UNTM, avec ampliation à la Primature, au ministre délégué chargé du Budget, aux comités syndicaux du PMU et au PDG du PMU, Siaka demande au ministre de l’Economie et des Finances, "de prendre des dispositions diligentes dans le cadre de l’exécution des protocoles d’accord entre le PDG du PMU Mali et les syndicalistes", lesquels sont contenus dans le procès-verbal de conciliation daté du 17 septembre.
Le procès-verbal de conciliation, qui est déposé depuis la fin du mois de septembre sur la table du ministre des Finances, contient plusieurs points qui devront être impérativement satisfaits. Il s’agit du retrait de l’Aptitude Conseil des locaux de PMU-Mali, la révision du contrat des revendeurs, le respect des textes qui régissent le PMU-Mali (code et accord d’établissement organigramme et manuel de procédures administratives et financières).
Le ministre Sanoussi Touré devra s’atteler à ce que les conditions de vie des travailleurs soient améliorées ainsi que l’application de la décision de justice concernant les agents de traitement. Concernant les décisions de nominations, M. Touré, selon l’UNTM, est invité à veiller à son application. Il est mentionné qu’à partir du 1er octobre 2009, il sera procédé à l’étude au cas par cas pour déceler d'éventuelles irrégularités qui pourraient s’y trouver et de tirer les conséquences de droit.
Dans le PV de conciliation, il est fait cas d’une avance ce de salaire 30 000 F CFA pour les vacataires payables sur six mois, ainsi que la non-retenue pour fait de grèves pour les permanents et les agents de traitements régis par le code du travail (décision de justice n°159 du 28 novembre 2008 de la Cour d’appel de Bamako).
La gestion des revendeurs à travers la relecture de leur contrat pour protéger la profession et garantir le revenu, la souscription à l’assurance de son choix de chaque revendeur avec la venue d’un agent de l’INPS, le retrait aptitudes Conseils dans la gestion des revendeurs et la ristourne de 3,5 % à 4 % dès le 1er octobre 2009 et à 4,5 % courant 2010 et l’avance sur ristourne de 50 000 F CFA à payer sur 6 mois mentionné dans le PV de conciliation sont des points à satisfaire pour l’UNTM.
Il y a quelques semaines, les syndicats du PMU, accusaient les autorités, singulièrement le ministre des Finances de ne rien faire pour la recherche de solution à la crise qui secouait leur institution. Cette inertie des autorités a empiré la situation, puisque les parieurs avaient été privés de plusieurs courses. Ce qui a eu comme conséquence plusieurs centaines de millions de pertes.
Amadou Sidibé

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AXE FALADIE-SIRAKORO-MEGUETANA-SENOU
Des coupeurs de routes arrêtés
Vendredi dernier, des malfrats qui s’étaient spécialisés dans l’attaque des paisibles citoyens de l’axe Faladié-Sirakoro Méguétana-Sénou ont été arrêtés et conduits à la brigade de gendarmerie de Kalabancoro. Ils sont huit personnes à être sous les verrous, 4 filles et 4 garçons. Ils sont, pour la plupart, des adolescents dont l’âge est compris entre 13 et 17 ans. La bande de voyous avait pris la mauvaise habitude de déposséder les usagers de l’axe de leurs engins à deux roues.
Constituant une bande, leur stratégie était toute simple. Selon des témoignages concordants les filles se faisaient passer pour des personnes en difficultés le long de la voie et demandaient le secours des motocyclistes. Une fois que vous tombez dans le traquenard, c'était le tour des jeunes garçons d'entrer en action. Ordre vous était intimé de descendre de la moto. Ceux qui refusaient d’obtempérer sont menacés d’être abattus. Selon nos sources, c’est suite à la dénonciation d’une dame que la bande a été mise en déroute par des porteurs d’uniformes.
Dans notre parution du 17 août, nous faisions cas de quelques attaques perpétrées par les bandits. Les routes qui mènent à Sénou sont connues de tous comme faisant partie de la zone d'action des brigands. Sur ces axes, les assassinats sont perpétrés à l’aide d’armes à feu.
Le 28 mai 2009, un homme et son fils ont été abattus et leur moto enlevée. Les populations de la zone aéroportuaire sont fréquemment des victimes. Les malfrats ont transformé l’axe en un Far West.
Refusant tout commentaire sur les circonstances de l’arrestation des bandits, un agent de la brigade de gendarmerie de Kalabancoro, affirme tout de même que les malfaiteurs, vu leurs âges, ne pourraient agir seul. "Ils pourraient être sous commandement". Et d’affirmer que les traques vont continuer pour démanteler tous le réseau.
Nous y reviendrons.
Amadou Sidibé

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CHRONIQUE D'IBA
Nulle part où se sécher
Depuis le mois de juillet, la pluie ne cesse de s’abattre sur Bamako et sur plusieurs autres villes du pays, provoquant des dégâts colossaux.
Tombant du ciel, le torrent se fracasse contre les demeures encore mal construites de la capitale, avec des vents d’une rare violence, emportant tout sur leur passage : enfants, motos, matelas, poteaux électriques, jouets, sacs plastiques…
Les cours d’eau sont rapidement débordés, créant ainsi des inondations dans les quartiers. Impossible de circuler dans Bamako : des rues coupées par la montée des eaux qui refusent obstinément de baisser, des véhicules se retrouvant dans des fossés, l’eau ayant tout nivelé. Ce qui oblige plus d’un automobiliste à garer sa voiture pour rejoindre le bureau ou le domicile à pied. A ce rythme, il va falloir mettre en place une alerte pluie diluvienne dans cette partie du Sahel.
L’Afrique sub-saharienne, le Mali en particulier, a eu la prétention d’avoir un air de Sibérie au début de l’année. Ça a commencé par une vague de froid en février 2009. Le soleil s’était sans doute égaré dans le désert. Il faisait sombre toute la journée. Partout dans Bamako, les gens étaient attroupés autour des feux de bois. Sans chauffage, certains foyers laissaient leurs feux allumés la nuit durant.
Ce grand froid a même donné l’occasion aux Maliens qui ont l’habitude de se rendre dans les pays occidentaux, de mettre leurs tenues d’hiver : blousons, bottes, pulls au col roulé… Une de mes grands-mères, qui n’a jamais pris l’avion, a trouvé l’astuce. Pour bien dormir, elle mettait deux paires de chaussettes pour ses pieds et ses mains.
Du froid arctique, nous sommes passés à la dépression tropicale. Le changement climatique semble être à l’origine de cette folie pluvieuse. De jour comme de nuit, les pompiers ne cessent d’intervenir : chaussées glissantes, motocyclistes à terre, effondrements de maisons. Les pays industrialisés polluent, détruisent la couche d’ozone et le Sahel en paye le prix.
Pendant que les centres de secours sont ouverts en Occident pour recevoir les sinistrés, Djénéba Diarra et sa famille ne savent où aller. C’est comme si leur maison n’avait jamais eu de toit. L’eau pénètre par tous les trous et monte jusqu’à 40 cm. Il faut évacuer le logis, sortir les vêtements, tout sécuriser dans des malles, sacs en plastique et trouver refuge sous la véranda d’un hôtel.
Il faut partir au plus vite, car l’eau ne cesse de monter, de grossir. Son mari, Souleymane Diarra, essaye de creuser un canal pour laisser le flot s’échapper de sa courette. Sans résultat ! Aussi, il ne sert à rien de fermer la porte puisqu’elle va de toutes les manières s’effondrer sous la pression des eaux.
Les enfants sont énervés, le dernier ne cesse de pleurer, Djénéba s’impatiente : "Cette pluie-là va nous rendre fous, les habits n’ont même pas le temps de sécher que ça recommence. Ne parlons même pas de cuisine. Comment allons–nous faire pour manger aujourd’hui ? le bois est mouillé et l’allumette ne donne aucune étincelle. Ce soir, nous allons au lit le ventre vide. Même la vendeuse de haricots ne pourra pas allumer son feu", dit-elle de façon résignée, en reniflant et en pressant son pouce gauche sur son nez.
Les logements sociaux sont une bénédiction pour les Maliens. Ce sera davantage une réussite le jour où ils seront attribués aux gens qui n’ont pas de toit, qui n’ont pas les moyens de payer des milliers de F CFA par mois. Des quartiers comme Banconi, Sabalibougou doivent être rasés afin d’y édifier des logements décents pour ceux qui y résident.
L’horloge climatique est déréglée à tout jamais. Anticipons et essayons de mieux nous armer contre les pluies diluviennes des années à venir et exigeons de nos Etats une évaluation financière et sociale des dégâts causés. Je souris à l’inauguration tapageuse et inutile de certaines structures.
Le vrai défi, pour le Mali, pour le gouvernement malien, pour les maires du Mali, serait d’améliorer les conditions de vie des populations. Oui cela passe par des politiques de développement, des réformes, mais la priorité c’est la préservation de la vie humaine : par exemple, lutter contre le paludisme, les moustiques, les mauvaises odeurs en dopant nos quartiers de systèmes d’égouts. Ce sont ces grands travaux qui sont nécessaires et utiles.
C’est dérangeant ce fossé qui se creuse entre les couches sociales. D’un côté, les riches vaquent à leurs occupations. Ils accueillent la pluie avec joie. Ils sont à l’abri dans leur gros 4x4 et tant mieux pour eux ! Ils rentrent chez eux paisiblement et trouvent en la pluie une bénédiction.
" Il fait doux", disent-ils, en se plongeant sous leurs couvertures ou en s’installant devant la télévision pendant que frigo, gaz, voitures dégagent une pollution terrible. De l’autre côté, c’est dans la détresse que la misère humaine est le plus ostentatoire. Les plus fragiles de la société subissent et subiront jusqu’à la nuit des temps parce qu’ils n’ont nulle part où se sécher.
C’est vrai, ce n’est pas la fin du monde, il y a pire ailleurs, mais c’est toujours insupportable de lire la détresse sur les visages. Restons davantage solidaires pendant cette période de l’année.
Bon mois de la solidarité.
Birama Konaré

PS : Les journalistes ont un rôle social, c’est pour cette raison que durant tout le Mois de la solidarité, à travers l’Association de la jeunesse révolutionnaire africaine, nous récoltons des biens (jouets, habits, livres, denrées alimentaires…) pour les redistribuer. Votre généreuse contribution sera très utile. Pour toute donation merci de nous contacter au : 79 26 26 26 ou par email kbirama@gmail.com

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ECHOS DES REGIONS
SIKASSO
Le maire change les mentalités
Depuis juin dernier, le jeune maire Kalilou Togola, qui n’a jamais fréquenté un banc d’école préside aux destinées de Finkolo. Kalilou Togola a fait son entrée dans la politique pour aider ses concitoyens et surtout la jeunesse à sortir de la précarité et du désœuvrement.
Candidat indépendant lors de son premier mandat, Kalilou Togola a porté les couleurs de la Codem pour le second mandat. Agé de 43 ans, il veut amorcer une révolution des mentalités. "L’orpaillage, selon le maire, n’apporte financièrement rien à la commune. Nous sommes en train de voir avec les services techniques et les partenaires comment sensibiliser les populations afin que la commune tire profit du fort potentiel de cette activité, de manière à ce qu’elle puisse contribuer à améliorer les conditions de vie des populations".
Grâce au plan de développement économique et social de la Commune (PDSEC), les producteurs de Finkolo-Ganadougou se sont organisés et ont demandé au maire, l'aménagement des bas-fonds, l’organisation du monde paysan et le renforcement de leurs capacités. Dans ce cadre, la mairie de Finkolo-Ganadougou a signé une convention avec Mali-Folk Center, une ONG, pour l’aménagement de 2 plaines, la réalisation de 2 barrages de retenue d’eau sur 2,5 km à Finkolo et Gladié avec une superficie cultivable de 270 ha.
La Commune rurale de Finkolo-Ganadougou est l’une des 43 communes du cercle de Sikasso. Elle est située à 80 km du chef-lieu de cercle avec une population d’environ 14 000 habitants repartie entre 18 villages. Le conseil communal comprend 17 membres, dont 3 femmes. La Commune abrite 5 écoles publiques, 9 écoles communautaires, 2 centres de santé.
Les activités principales des populations sont l’agriculture, l’élevage, et quelques activités génératrices de revenus, dont l’orpaillage sur 4 sites : Nampala Gladié, Kadjila, Sikoro.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

Déficit budgétaire à la commune
Le budget annuel de la Commune de Finkolo-Ganadougou s'élève à 11 millions de F CFA. Il n'est pas couvert. Il manque au moins 5 millions de F CFA. Il faut donc instituer des taxes nouvelles par exemple une taxe sur l’orpaillage traditionnel et diverses taxes envisageables sur les marchands de la foire hebdomadaire qui combleraient le déficit. Les liaisons entre les villages sont difficiles, les voies de communication manquent ou se dégradent, une mobilisation bénévole des habitants pour les entretenir périodiquement est souvent sollicitée par le maire pour améliorer la situation. L'inventaire du patrimoine physique et culturel de Finkolo-Ganadougou est en cours.
B. Y. C.

TOMBOUCTOU
La 15e édition du Mois de la solidarité lancée
" Le mois d'octobre doit être, pour nous, un mois de partage. Je vous invite à penser davantage à nos couches vulnérables, à intensifier votre assistance en faveur des personnes âgées, des femmes seules, des handicapées, des enfants orphelins du Sida, des personnes infectées et affectées du VIH/Sida et des personnes en situation difficile", a déclaré le gouverneur de Tombouctou le jeudi 1er octobre 2009.
Le mois d'octobre au Mali est chaque année consacré à la solidarité et à la lutte contre l'exclusion. Le lancement de la 15e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion dans la région de Tombouctou a eu lieu le jeudi 1er octobre à la place de l'indépendance. Le thème retenu pour cette édition est : "La solidarité, est plus qu'un mot, mais un comportement".
Selon le gouverneur de la région, le colonel Mamadou Mangara, ce concept est plein de sens, car, dira-t-il, en faisant la part des choses, on peut affirmer "qu'il n'y a pas de solidarité sans justice, il n'y a pas de justice aussi sans solidarité".
" Le mois d'octobre doit être par conséquent, pour nous, un mois de partage. Alors je vous invite à cette occasion à penser davantage à nos couches vulnérables, à intensifier votre assistance en faveur des personnes âgées, des femmes seules chargées de famille, des handicapées, des enfants orphelins du Sida, des personnes infectées et affectées du VIH/Sida et des personnes en situation difficile", a-t-il ajouté.
C'est ainsi que des fournitures scolaires ont été offertes à 10 enfants des familles les plus démunies, au Centre d’animation pédagogique (Cap) de Tombouctou. Des céréales ont été distribuées aux associations des veuves.
La commission régionale d'organisation a choisi Abdramane Chérif Haïdara, vice-président du Haut conseil des Maliens de l'extérieur (HCM), comme parrain du mois dans la région.
Mohamed dit Houloulou, commerçant à Tombouctou, Moulaye Danna 2e vice-président du conseil de cercle, Bara Cissé, coordonnateur du Village millénaire, Mme Hallé Rokia Abba, présidente de l'association Tartit, ont été respectivement retenus comme parrains des 1re, 2e, 3e, 4e semaines thématiques en raison des qualités indéniables et des diverses actions de solidarité qu'ils mènent dans la région.
Abdou Maïga
(correspondant régional)

 

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SPORT
JEUX OLYMPIQUES 2016
Rio de Janeiro, la bienheureuse élue
Le Comité international olympique (CIO) a élu Rio de Janeiro (Brésil) ville hôte des Jeux de la XXXIe Olympiade en 2016. C’était vendredi dernier (2 octobre 2009) lors de sa 121e session à Copenhague (Danemark). Rio de Janeiro a obtenu 66 voix contre 32 pour Madrid au dernier tour du scrutin. Chicago, l’autre favorite, avait été éliminée dès le premier tour malgré la campagne du couple présidentiel américain.

La présence de Barack Obama et de son épouse (Chicago, Etats-Unis) ou de Sa Majesté Juan Carlos (Madrid, Espagne) n’y a rien changé. Rio de Janeiro était la favorite pour accueillir les Jeux olympiques de 2016 dans un environnement de "rêve". Elle l’a emporté au grand bonheur de toute l’Amérique du Sud qui va accueillir pour la première fois cet événement au prestige incomparable.
Et aussitôt le résultat connu, les "cariocas" ont laissé exploser leur joie. En effet, de Copenhague à Copacabana, les Brésiliens ont exulté à l'annonce du choix du CIO avec certainement la bénédiction du Christ Rédempteur (merveille de l’humanité) qui veille scrupuleusement sur Rio.
Auparavant, la foule avait patienté sous le soleil pendant plusieurs heures, au son du rock et de la samba dans une atmosphère joyeuse et anxieuse tenant à la fois d'une finale de Coupe du monde de football et du Carnaval. Et la fête s’est prolongée à des heures tardives de la nuit.
Dans cette compétition, Rio avait un atout de taille par rapport à ses concurrentes (Chicago, Madrid et Tokyo) : l’Amérique du Sud n’avait jamais accueilli les JO. Et c’est cet argument que le président Luiz Inacio Lula da Silva Lula a défendu becs et ongles pour imposer le projet de sa candidate.
La mégalopole brésilienne est ainsi la première ville sud-américaine à accueillir les Jeux. Une organisation que les autorités brésiliennes ont conçu comme un véritablement projet de développement durable.
Après ses échecs (en 2000, 2004 et 2012), Rio affichait un fort soutien populaire. L’organisation du Mondial 2014 de football dans le pays était également perçue comme un avantage autant qu’un inconvénient. En effet, le CIO jugeait que si elle peut accélérer la livraison des infrastructures et permet de collecter de l'expérience, l’organisation de la Coupe du monde risquait de faire de l'ombre aux Jeux. Une crainte peu réelle, car les JO ne ressemble à aucune autre compétition sportive.
Soutenu par le président Lula et le roi Pelé, le projet de Rio souffrait aussi d’un manque d'infrastructures, du niveau de violences urbaines ou de son concept de Jeux éclatés en quatre zones avec les réticences liées aux transports qui en découlent. N’empêche que Rio était toujours restée la ville favorite dans les pronostics. Les électeurs du CIO ont suivi les sondages.
Le président du Cio, Jacques Rogge, a naturellement été le premier à féliciter Rio de Janeiro pour son élection et saluer la grande qualité de son dossier de candidature. "Je tiens à féliciter la ville de Rio de Janeiro pour son élection en tant que ville hôte des Jeux olympiques de 2016. Elle a présenté au Cio un dossier extrêmement solide sur le plan technique, reposant sur une conception des Jeux célébrant les athlètes et le sport et permettant à la ville, à la région et au pays de concrétiser leurs plus vastes aspirations à long terme", a-t-il déclaré dans un communiqué de presse aussitôt publié par le comité.
On peut donc dire que le slogan "Vivez votre passion" du comité de candidature brésilien a véritablement trouvé un écho auprès des membres du CIO. A commencer par son président. Les Jeux sud-américains en 2007, la Coupe du monde de football en 2014 et maintenant les JO de 2016 ! Que reste-t-il alors au pays d’Edson Arantes do Nascimento alias Pelé ? Certainement mériter cette grande confiance et démontrer que le Brésil est réellement une puissance sportive, économique et politique de demain.
Alphaly

DEMI-FINALES DE LA COUPE CAF
Le Stade, un pied en finale
En match aller comptant pour les demi-finales de la Coupe de la Confé¬dé¬ra¬tion afri¬caine de foot¬ball (Caf), disputé samedi dernier, le Stade ma¬lien de Bamako a pris une sérieuse option pour la qua¬li¬fi¬ca¬tion en fi¬nale grâce à son match nul 2-2 ra¬me¬né d’Egypte, face à ENPPI (Engeneering for the petroleum and Process industries).
Le Stade, par l'entremise d'Ousmane Bagayoko, a ouvert le score dès la 22e sur une contre-attaque ponctuée d'une passe et d'une déviation. Mais à cinq minutes (40e) de la fin de la première période, les Egyptiens ont obtenu la parité sur penalty transformé par leur meneur de jeu, Adel Mostafa, qui se faisait justice lui-même après une faute dans la surface. La mi-temps interviendra sur ce score de 1-1.
A la reprise, ENPPI reprenait sa domination et prenait l’avantage à la 71e, grâce à Abderrahmane Benamadi. Déjà bien rythmé, le match a dès lors gagné en intensité et le Stade malien obtiendra à la 81e l'égalisation grâce à Bakary Coulibaly (Bako). Le Stade malien revenait de loin et devra ce résultat en partie, selon nos informations, à son gardien Soumbeyla Diakité. Ce dernier a réalisé un match parfait. "Les Maliens doivent quand même une fière chandelle à leur gardien Soumbeyla Diakité, plusieurs fois décisif sur sa ligne face aux attaquants égyptiens", a déclaré RFI.
Lors de la manche re¬tour, pré¬vue dans deux se¬maines, à Bamako, les Blancs pour¬ront juste se conten¬ter d'un match nul vierge (avec même 1 but) pour va¬li¬der leur ti¬cket pour la fi¬nale de la com¬pé¬ti¬tion. Une belle page de l'histoire de notre sport roi que le public sportif malien attend impatiemment.
Dans l’autre demi-finale, les Nigérians de Bayelsa United ont concédé le nul (1-1) à domicile face aux Algériens de l’Entente sportive de Sétif.
Boubacar Diakité Sarr

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