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2009
Mois d'octobre
Les
Echos du 1er octobre
MAIRIE
DE LA COMMUNE I
Des contrôleurs financiers débarquent
A la mairie de la Commune I, les agents vivent la peur au ventre depuis l'arrivée
inopinée des contrôleurs financiers, déterminés à mettre à nu
toutes les magouilles passées et nouvelles.
Après la gestion controversée des 84 hectares de Nafadji, du marché du
Banconi et l’élection contestée des conseillers communaux, à l’issue
du scrutin du 27 avril 2009, la mairie de la Commune I est de nouveau sur la
sellette pour mauvaise gestion.
C'est de notoriété publique que la mairie de la Commune I est abonnée
aux scandales fonciers. Mais l’on ne savait pas qu’elle avait une
si mauvaise réputation en matière de gestion des ressources financières.
C’est ce qui vient d’être révélé avec
la présence depuis près d’un mois d’une mission de
contrôle des services financiers.
Selon nos sources, dans cette mairie, l’opportunité des dépenses
ne se justifie pas non seulement, mais aussi elle n’est pas conforme aux
textes. Il semblerait que les dépenses sont faites de façon anarchique
sans aucune pièce justificative.
Après la pluie…
Les fonds perçus sur les ventes immobilières et la taxe de développement
régional local (TDRL) ne sont pas versés. Et même s’ils
le sont, il n’y a aucun document authentique qui l’atteste. C’est
du moins le constat auquel seraient parvenus les missionnaires.
De sources concordantes rapportent qu’un carton de souches de versements
a miraculeusement disparu entre les bureaux de la mairie. Paniqués et
désemparés, des conseillers se rejettent la responsabilité.
Les uns chargent les autres.
La campagne de Mme Konté Fatoumata Doumbia, la maire renouvelée,
avait été rondement menée avec à la clef des billets
craquants neufs distribués à des électeurs jusque dans les
centres de vote. Or, pour cela, il faut de grands moyens. Question : d’où sont
venus les montants colossaux pour battre campagne ? L’aide apportée
par des formations politiques ne suffit pas à expliquer la campagne à "l'américaine" de
Mme Konté.
Pensant qu’en se succédant à elle-même, elle pouvait
faire disparaître les traces ou justifier tout au moins les fonds utilisés,
la première responsable de la Commune I se retrouve malheureusement dans
de sales draps.
" A beau mentir qui vient de loin".
Mohamed Daou
Acceuil
PRESIDENTIELLE
DE
2012
La Coream dans la course pour Koulouba
La Convention de réflexion et d’action pour le Mali (Coream) a claqué la
porte de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP, majorité présidentielle)
pour se consacrer à la conquête de Koulouba en 2012. Son président
Bamba Gagny Kiabou l’a confirmé mercredi au cours d’un point
de presse.
Certains partis politiques hésitent à parler de la présidentielle
de 2012 et dévoiler le nom de leur candidat. D’autres, comme l’Adéma/PASJ, évitent
d’évoquer le sujet en mettant en avant le respect des statuts et
règlement de leur parti. A la Coream, le silence a été rompu
mercredi au cours d’une conférence de presse de son président,
Bamba Gagny Kiabou. A ses dires, il est candidat à l’élection
présidentielle de 2012.
Dans un document intitulé, "Si j’étais président…",
Bamba Gagny Kiabou détaille le projet de société qu’il
entend mettre en œuvre s’il était élu président.
La Coream est-elle suffisamment implantée ? Pourquoi avoir quitté l’ADP
maintenant pour se lancer à la conquête de la présidence
du pays ? La Coream dispose-t-elle de ressources intellectuelles suffisantes
pour prétendre diriger le Mali ?
Autant de problèmes et de défis que le conférencier se dit
conscient que son parti est capable de relever. Pour M. Bamba, la Coream dispose
de cadres capables de gouverner le Mali même si, reconnaît-il, son
parti a besoin de s’implanter davantage dans le pays (la Coream est présente
dans toutes les régions).
Membre de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP),
un regroupement de 43 partis politiques formé à la veille de l’élection
présidentielle de 2007 pour soutenir la candidature du général
Amadou Toumani Touré, la Coream, affirme son président, "n’est
plus un parti d’accompagnement". "Nous sommes, ajoute-t-il, désormais
dans la peau d’un parti de gouvernement".
" Depuis près de 20 ans, les idées ne se sont pas renouvelées à la
tête de l’Etat malien. Le personnel politique doit changer dans notre
pays", analyse Bamba évoquant à moitié les raisons
pour lesquelles il a démissionné de l’US-RDA (il a été secrétaire
général de la section US-RDA Côte d’Ivoire de 1993 à 2004).
Pour M. Bamba, la sortie du Coream de l’ADP et sa volonté de conquérir
le fauteuil présidentiel ne sont pas dû fait que le parti a été déçu
de n’avoir obtenu aucun poste ministériel ou récompense quelconque
de la part du pouvoir.
" Nous estimons que celui que nous soutenons est en train de sortir du pouvoir
et la Coream a décidé de se lancer dans la conquête du pouvoir",
affirme le conférencier, qui précise que sa déclaration
de candidature n’est point prématurée.
Denis Koné
Acceuil
SITUATION
SOCIO-POLITIQUE
EN
GUINEE
L’Adéma/PASJ condamne le massacre
Le massacre perpétré par le régime autoritaire du capitaine
Moussa Dadis Camra, chef de la junte au pouvoir en Guinée Conakry suscite
une vive émotion. Dans une déclaration parvenue à notre
rédaction, l’Alliance pour la démocratie au Mali, Parti africain
pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) condamne cette dérive.
Pour lui avoir réclamé, le lundi 28 septembre 2009, de ne pas se
présenter à la présidentielle, plus d’une centaine
de Guinéens ont trouvé la mort et des femmes violées par
la soldatesque du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte militaire au
pouvoir en Guinée.
Ce massacre d’humains innocents a causé une vive émotion
et inquiète tous ceux qui aspirent à l’instauration d’une
véritable démocratie sur le continent africain. Dans une déclaration
signée de son secrétaire politique dont une copie nous est parvenue,
l’Adéma/PASJ s’insurge contre cette barbarie du régime
Dadis et "demande aux autorités maliennes, aux organisations internationales
et surtout continentales de prendre toutes les dispositions pour arrêter
le bain de sang qui a cours en Guinée".
Faut-il signaler que mardi d’autres morts ont été encore
enregistrés dans le pays et tout laisse croire que la fin de cette série
noire n’est pour sitôt. Dans sa déclaration le parti de l’Abeille
affirme suivre "avec une très grande attention et une grande tristesse" la
dégradation de la situation socio-politique en République de Guinée.
Soutien aux démocrates
A en croire le parti Adéma, "la Guinée a vécu des heures
d’horreur dignes des pires fascistes". Une situation qui "interpelle
tous les peuples épris de paix et toutes les personnes de bonne volonté de
par le monde pour une mobilisation afin que le peuple de Guinée soit débarrassée
de cette meute anarchique et sanguinaire conduite par le capitaine Moussa Dadis
Camara", ajoute la déclaration.
L’Adéma/PASJ présente ses condoléances attristées
au peuple de Guinée et aux démocrates de Guinée engagés
dans la lutte pour l’honneur de notre continent. Il appelle tous les partis
et toutes les autres forces démocratiques à se rejoindre pour un
soutien aux démocrates de Guinée.
Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, le capitaine
Dadis Camara avait, dès les premiers jours de sa prise de pouvoir, rassurer
l’opinion guinéenne et internationale en s’engageant de remettre
le pouvoir aux civils au terme d’une transition rondement menée
sanctionnée par des élections libres et transparentes.
Mais visiblement aveuglé par les délices du pouvoir et ayant un
allié de poids en l’occurrence Me Abdoulaye Wade, président
du Sénégal, Moussa Dadis Camara est désormais sur la voie
de s’installer pour toujours, comme son prédécesseur Lansana
Conté contre vents et marées.
Denis Koné
Acceuil
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