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2009

Mois de novembre

Les Echos du 27 novembre

 

FACE A LA CRISE ECONOMIQUE

Réduire le travail des enfants par l'éducation

L’école constitue le premier rempart contre le travail des enfants. En vue de contrecarrer, à temps, l’effet de la crise économique sur l’éducation se tient, du 26 au 27 novembre à Bamako, un atelier de réflexion sur l’impact de la crise financière et économique sur l’éducation et le travail des enfants au Mali.

Notre réalité économique et socioculturelle fait que de nombreux enfants exclus du système éducatif sont obligés de travailler prématurément pour aider leurs familles et assurer leurs besoins fondamentaux en bafouant toute leur dignité humaine.

Selon les estimations du Bureau international du travail (BIT), 3 millions d’enfants, âgés de 5 à 14 ans, sont économiquement actifs au Mali et plus de la moitié d’entre eux ne sont pas scolarisés. Le nombre des enfants travailleurs s’accroîtra si rien n’est fait pour contrecarrer les retombées de la crise économique et financière sur l’éducation.

Organisé par le projet Tackle-Mali, cet atelier évoquera des mesures à prendre afin d’amoindrir l’effet de la crise sur l’école. Selon le représentant du ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, l’atelier permettra au Mali de contrecarrer les effets néfastes de la crise financière et économique sur notre développement économique et social en général et sur notre système éducatif en particulier.

"Le thème qui nous réunit est plus que d’actualité. C’est un sujet aussi brûlant qu’opportun, car il s’agit de nous mettre ensemble pour trouver des solutions adéquates face à la crise mondiale de façon générale, mais plus particulièrement mener une réflexion en vue d’épargner le secteur éducatif des retombées de l’impact de la crise financière et économique et d’éviter l’augmentation du nombre d’enfants exploités par le travail" , a-t-il ajouté.

A en croire Moulaye H. Tall administrateur d’Ipec-BIT/Mali, "l’atelier doit répondre aux préoccupations des gens pour atténuer les craintes et les menaces qui se profilent à l’horizon".

Pendant deux jours, les participants mèneront des réflexions sur l’impact éventuel de la crise sur l’éducation au Mali et sa répercussion sur les populations vulnérables notamment les enfants travailleurs.

Tackle-Mali est un projet du Programme international pour l’abolition du travail des enfants (Ipec). Il vise à combattre le travail des enfants par l’éducation.

Sidiki Doumbia

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PLAN-MALI

"Denmisenw Kunkan" ou la Voix des enfants

Le ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille a présidé le 25 novembre 2009, à la Cité des enfants, l’enregistrement de l’émission "Denmissew Kunkan", organisée par Plan-Mali à l’occasion de la commémoration des 20 ans de la Convention relative aux droits des enfants et des 10 ans de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

Les enfants occupent une place de choix et sont le symbole de l’avenir de la famille, du pays et du continent. Malgré les progrès notables réalisés dans le domaine de la santé des enfants vivant en situation de vulnérabilité, beaucoup reste à faire en matière de droits des enfants, car bien que signées, les conventions ne sont pas appliquées. Dans leur présentation, les enfants ont rappelé aux autorités et aux partenaires leurs droits à la vie, à la famille, à l’éducation, à la protection, à la dignité, à l’éducation, à la santé, aux jeux et à l’expression.

Aujourd’hui, la conjoncture économique internationale fait croître les menaces qui pèsent sur des millions d’enfants. Beaucoup d’entre eux sont rendus encore plus vulnérables par la fragilisation des familles, l’urbanisation massive, la dégradation de l’environnement, la mondialisation qui creusent les inégalités. C’est en réponse à ces maux, que Plan-Mali a initié l’émission "Demisew Kunkan" ou la Voix des enfants.

Pour le représentant de Plan-Mali, "l’émission Denmisew Kunkan, diffusée sur des radios locales d’une durée de 4 minutes permet aux enfants de s’exprimer sur leurs droits et a pour but la promotion et la protection des droits des enfants. C’est aussi une manière de sensibiliser".

A la cérémonie, les enfants ont présenté une émission qui faisait ressortir les situations vécues face au VIH/Sida dont les enfants sont victimes, ses modes de transmission, le dépistage volontaire et la gratuité des médicaments. L’occasion a été bonne de lancer un message de soutien et de solidarité aux enfants victimes de maladies et d’abus.

Depuis la ratification de la Convention relative aux droits des enfants, l’engagement multiforme de Plan-Mali en faveur des enfants s’est traduit par des avancées non négligeables dans le domaine de la protection, de l’éducation, de la lutte contre la traite transfrontalière et toute forme de traitement pouvant nuire aux enfants.

Si certaines des recommandations de la convention ont été appliquées, beaucoup d’autres n’ont pas été suffisamment prises en considération, notamment celles relatives à l’enregistrement des naissances, les châtiments corporels, les mutilations génitales, le mariage précoce ou forcé et l’exploitation économique.

Pour ce faire, le défi des vingt prochaines années consistera à prendre appui sur les progrès déjà réalisés en travaillant avec les autres partenaires pour atteindre ces enfants à qui l’on refuse encore le droit à la survie, au développement, à la protection et à la santé.

Le gouvernement du Mali, à travers le ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, a adopté une approche renouvelée de l’enfant qui tient compte de ses besoins les plus profonds ainsi que de son droit à la vie et à un développement intégral.

Il s’agit, entre autres, de l’humanisation de la justice pour les mineurs et la garantie d’une bonne alimentation, la lutte contre toute forme de violence à l’égard des enfants, l’assurance d’une éducation et de la lutte contre le Sida, à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le sida.

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

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PROGRAMME POINT SUD

Un foyer intellectuel pour les chercheurs africains

La conférence inaugurale du nouveau programme Point Sud se tient du 26 au 27 novembre. Elle réunit une centaine de délégués, venus de 21 pays.

Ce nouveau programme est une initiative de Point Sud, de l’Institut Goethe de Francfort et du Conseil allemand de recherche. Il met accent sur la formation des jeunes chercheurs.

Selon Pr. Mamadou Diawara, le directeur de Point Sud, l’objectif du programme est de créer en Afrique un forum de discussion qui réunit des chercheurs du Sud et du Nord en Afrique et d'instaurer un foyer intellectuel pour les chercheurs du continent et leur partenaire.

Le programme Point Sud durera 4 ans.

Pr. Diawara informera que de décembre 2009 à février 2010, auront lieu les 4 premiers ateliers du programme. Et M. Diawara d’ajouter que le premier atelier aura lieu à partir du 6 décembre à Point-Sud.

Le programme Point Sud permettra de créer un véritable carrefour intellectuel qui attirera les chercheurs du Nord et du Sud.

Sidiki Doumbia

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COOPERATION DECENTRALISEE

Kati et Puteaux réchauffent leurs relations

A l’heure où la Commune urbaine de Kati est victime d’agissements de malfrats malgré un réseau d’éclairage public qui s’étend le long des axes, le jumelage Kati-Puteaux (France), vieux d’un quart de siècle, connaît un regain de vivacité.

Du 22 au 24 novembre, une délégation de Puteaux, conduite par la députée-maire, Mme Joëlle Ceccaldi Reynaud, a séjourné à Kati. Ce fut l’occasion, pour le maire de Kati, Hamala Haïdara, de faire un bref rappel des réalisations de Puteaux à Kati. C’était au cours d’une cérémonie organisée dans la cour de la mairie.

Le jumelage Puteaux-Kati est à l’origine de la construction et l’équipement du Centre de santé de Sananfara, du financement du réseau d’électricité, de la construction de trois salles de classes à Samakébougou et de l’envoi de médicaments au Cscom de Sananfara.

La visite de cette année, qui visait à réchauffer l’axe Kati-Puteaux, a abouti à la signature d’une déclaration commune des deux municipalités. Dans ce document, Kati a demandé à la Commune jumelle de l’aider dans la réalisation de ses actions de développement socio-économique durable.

Pour ce faire, Puteaux, à travers sa maire, Mme Reynaud, a proposé au Conseil communal de Kati d’inscrire dans son prochain budget une liste de projets dont la construction de hangars métalliques dans trois quartiers (Kati-coco, Malibougou, Sananfara), la réhabilitation du Cscom de Sananfara et l’envoi de camion benne pour la collecte des ordures ménagères.

La Commune de Kati s’est engagée à prendre soin des infrastructures mises à sa disposition par la ville de Puteaux et d’assurer les charges récurrentes à travers une participation citoyenne.

Les temps forts du séjour de la délégation de Puteaux ont porté sur la visite des infrastructures, des échanges entre les élus des deux communes et de la découverte par les hôtes de la riche culture malienne à travers les animations culturelles.

Mme Joëlle Ceccaldi Reynaud, qui effectuait sa première visite en Afrique, et sa délégation ont exprimé toute leur satisfaction à l’issue de cette rencontre. Tous sont convenus que 2010, année de réalisations des projets susmentionnés par Puteaux, marquera un nouveau départ dans les relations de jumelage entre Kati et Puteaux.

Badri

 

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PREPARATIFS DE LA FETE DE TABASKI

Stabilité sur le marché des condiments

A J-1 de la fête de Tabaski, les prix des condiments n’ont pas connu de changement. Constats de nos reporters sur des marchés.

Jeudi, un passage dans certains marchés de la capitale nous a permis de faire le constat de la stabilité des prix des condiments. En général, lesprix des produits de première nécessité et surtout des condiments n’ont pas connu de grands changements.

Les condiments comme l’oignon, l’ail, les légumes, les épices, le piment dont les prix avaient pour la plupart flambé, il y a un ou deux mois, sont devenus abordables.

Le sac de tomate est vendu entre 35 000 F CFA et 40 000 F CFA selon les marchés. Le kilo du petit oignon local se vend à 750 F CA au marché de Diafarana. Quant au gros oignon importé, il est cédé à son prix habituel de 350 F CFA le kilo. Le litre d’huile est cédé à 650 F CFA.

Cependant, les prix diffèrent légèrement d'un marché à l'autre. Sanata Niaré, vendeuse de condiment au marché de Lafiabougou, affirme prendre le sac du "gros oignon" à 8000 F CFA et le revend à 375 F CFA le kilo.

Kadiatou Diarra également vendeuse de légumes au marché de Lafiabougou indique avoir acheté son sac d’oignon à 2850 et cède le kilo à 400 F CFA. Au marché de Ouolofobougou, le "gros oignon" se vend aussi à 400 F CFA le kilo.

A en croire Mariam Tounkara, vendeuse de condiments au marché de Ouolofobougou, les seuls produits dont les prix ont augmenté en cette veille de fête du mouton, demeurent l’ail et le piment .

Avant, le kilo de l’ail était vendu à 1150 F CFA, mais présentement il varie entre 1350 F CFA et 1400 F CFA. le sachet du piment qui était de 500 F CFA, se vend maintenant à 1000 F CFA. "A part l’ail et le piment qui ont doublé de prix, les autres condiments gardent leur prix habituel", affirme une vendeuse.

Les ménagères espèrent que les condiments continueront à garder leur prix jusqu’au jour de la fête des moutons.

Sidiki Doumbia

Ramata Kéita

(stagiaire)

 

 


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TAEKWONDO

La suprématie bamakoise

La Fédération malienne de taekwondo (Femat) a organisé le samedi dernier au Pavillon des sports du stade Modibo Kéita, la 7e édition du championnat national. Cette année, la compétition a mis aux prises les seniors et juniors masculins des ligues régionales et du district.

Sur le tatami, Boubacar Kéita, Ismaël Coulibaly, Assana Sissoko, Ibrahim Niang et le champion d’Afrique en titre, Oumar Cissé, Aminata O. Traoré et Aminata M. Traoré (tous du district de Bamako) se sont hissés sur la plus haute marche du podium en dominant, respectivement Abdoulaye Touré (Mopti), Kaba Mariko par KO (Sikasso), Abdoulaye Maiga (Mopti), Oumar Koné (Ségou), Awa Kaloga (Sikasso) et Fatoumata Coulibaly (Ségou).

Avec 21 médailles dont dix-neuf en or, la ligue du district a été sacrée championne du Mali 2009, les 2e et 3e places sont allées respectivement à Gao (14 médailles dont 3 or) et Ségou (9 médailles dont 3 or).

Présent dans la salle, le président d’honneur de la Fémat, Amadou Baïba Kouma, a offert 50 000 F CFA à la meilleure combattante, Aminata M. Traoré. Cette dernière et le meilleur combattant, Oumar Cissé, ont reçu chacun la somme de 25 000 F CFA du champion du monde des lourds, Daba Modibo Kéita, venu encouragé ses coéquipiers.

De son côté, Cheickna Dicko a été désigné meilleur arbitre de la compétition. A noter qu’en prélude au tournoi, un stage de recyclage pour entraîneur a été organisé. Le public a eu droit à une démonstration des combattants sous la supervision du directeur technique national, maître Alioune Badara Traoré.

Les finales avec la minute de silence observée à la mémoire du premier président de la Fémat, le contrôleur général de police, Boubacar Diouf, étaient présidées par le directeur national des sports et de l’éducation physique, Djibril Guèye, qui avait à ses côtés les responsables de la Fémat et du champion du monde, Daba Modibo Kéita.

Boubacar Diakité Sarr

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DOSSIER

LES SPORTS SOUS LA PREMIERE REPUBLIQUE

Une politique différente de celle du colonisateur

Incontestablement, le père de la nation, Modibo Kéita, avait une politique pour le décollage du sport. Le charismatique homme d’Etat a vaillamment travaillé pour que le sport malien se hisse au-devant de la scène internationale. Mais…

Le congrès constitutif de l’US-RDA de 1959 a consacré l’unité de tous les jeunes dans les divers mouvements de jeunesse de la République du Mali. Ce congrès a exprimé à la jeunesse aussi unifiée une nouvelle orientation politique. A l’indépendance, suivant les recommandations du congrès, Modibo Kéita avait mis en place une vraie politique de sport, qui a avait pour objectif de répondre aux besoins d’épanouissement des jeunes.

Sous l’égide du haut-commissariat à la jeunesse aux sports, dirigé par Moussa Tati Kéita (avec rang et prérogatives de ministre), un programme d’organisation de jeunesse a été mis en place. Parmi les activités, le sport a joué un rôle déterminant. "Sous Modibo, le sport a eu une autre dimension différente de celle du colonisateur, qui n’a fait que le mener dans le sens tracé par le colonisateur qui n’avait pour but que de détourner la jeunesse de sa vraie orientation : la libéralisation du pays", révèle le livre : "le Congrès constitutif de la jeunesse de l’Union soudanaise RDA".

Pour l’organisation du sport en 1960, Modibo avait un triple objectif. Il s’agissait de donner au sport la place qui lui revenait pour une représentation digne dans les compétitions internationales, intéresser la masse des jeunes sportifs aux problèmes politiques, économiques et sociaux, cultiver et développer l’esprit du sport en procédant à une formation accélérée des cadres dans toutes les disciplines sportives.

La création à Bamako d’un centre de formation sportive, la constitution d’une équipe nationale à entretenir par l’Etat ; la dotation du pays en terrains de sports ; la création dans chaque chef-lieu de cercle d’un terrain omnisports avec la participation des jeunes font partie des lignes tracées à l’époque.

C’est ainsi que les activités sportives (football, athlétisme, handball basket-ball, boxe,) avaient commencé à se développer. La formation des cadres pour un meilleur devenir des jeunes avait elle aussi commencé à prendre corps.

Conformément à la politique sportive mise en place, plusieurs clubs de football ont été mis en place à Bamako et dans les régions. A l’époque, les grands joueurs qui avaient l’amour du pays s’appelaient Ousmane Traoré "Ousmane Bléni", Idrissa Touré, Karounga Kéita, Abdoulaye Diawara "Blocus", Kindian Diallo, Doudou Diakité…

Dans la même mouvance, le président Modibo Kéita a posé la première pierre du stade Omnisports de Bamako le 12 juin 1963. Il a été inauguré le Samedi 2 juin 1967 avec la rencontre amicale entre les équipes nationales du Mali et de la République du Congo.

Au fil des ans, le commissaire général à la jeunesse et aux sports (20 janvier 1961-13 mai 1964) a cédé la place au haut-commissaire à la jeunesse et aux sports (13 mai 1964-16 septembre 1964) et enfin ministère haut-commissaire à la jeunesse et aux sports (16 septembre 1966-19 novembre 1968). Le coup d'Etat de 1968 a tout chamboulé.

Amadou Sidibé

 

SPORTS DE MASSE DE 1960 A 1968

Le football le plus populaire

Le sport de masse, en l’occurrence la pratique du football par les jeunes et des autres disciplines comme l’athlétisme, le basket-ball, le volley-ball, etc. sous la Ire République, a été décidé lors du congrès constitutif de la Jeunesse de l’Union soudanaise RDA, tenu les 26, 27 et 28 décembre 1959 à Bamako.

Le congrès constitutif de la Jeunesse US-RDA en décembre 1959 a, dans l’une de ses résolutions, décidé la création d’un haut-commissariat aux sports. Cette structure avait pour mission de développer toutes les activités sportives en République du Mali afin de permettre la création des districts, des équipes sportives dans les domaines du football, du basket-ball, du volley, de disciplines individuelle comme la boxe.

Ainsi, au niveau des sections, villages et villes, l’athlétisme, le football et le basket de même que la natation ont été les disciplines les plus pratiquées par la population. Au niveau des comités, c’est-à-dire des quartiers, l’athlétisme et le foot étaient les plus pratiqués. L’athlétisme a connu une attention particulière, note Amadou Traoré, ancien responsable de l’US-RDA parce que considéré comme la base de tous les autres sports.

Des équipes féminines ont été formées à tous les niveaux : comité, section. Les filles comme les garçons avaient l’obligation de pratiquer l’athlétisme, le volley-ball, le basket et natation dans les sections et seulement l’athlétisme dans les comités. Dans chaque chef-lieu de circonscription, une équipe de football est créée.

Des compétitions sont organisées à l’échelle de chaque ville ensuite des championnats régionaux. Ceci a favorisé la détection de jeunes athlètes en herbe ou sportif en général au niveau des villages et des villes qui, par la suite, représenteront le Mali dans les compétitions internationales.

Pourquoi a-t-on développé le sport de masse ? Réponse : "La pratique du sport aide tous les éducateurs dans la formation de la personnalité et le développement des qualités. Elle peut être considéré comme le meilleur procédé à employer par un gouvernement d’un pays pour cultiver l’énergie et éveiller chez les jeunes l’esprit combatif".

Denis Koné

 

STADE OMNISPORTS MODIBO KEITA

Une infrastructure qui a l’âge du Mali

Le premier complexe sportif moderne malien a vu le jour, il y a 49 ans, en vue de vulgariser la pratique du sport dans notre pays.

Le stade Omnisports Modibo Kéita est le premier complexe sportif moderne construit en 1960 avec l’aide de la coopération d’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Il compte 35 000 places et a été conçu par la Première République pour le développement du sport de masse dans notre jeune République qui venait d’accéder à la souveraineté nationale et internationale.

Comme infrastructure, le stade Omnisports, du nom de son initiateur, le premier président du Mali indépendant, Modibo Kéita, avait été privé de son nom au coup d’Etat de 1968. Le 6 février 1994, il le reprit grâce à un décret présidentiel, signé Alpha Oumar Konaré. La vieille bâtisse a été rénovée 42 ans plus tard, en 2002, pour abriter une poule de la phase finale de la 23e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can).

Le stade Omnisports Modibo Kéita comprend une arène principale gazonnée et éclairée, un terrain annexe, une piste d’athlétisme en tartan de 8 couloirs, une salle de musculation, un dojo, un pavillon pour le basket-ball, le volley-ball, le hand-ball. Le même pavillon est une salle polyvalente pour les spectacles, le cinéma. En plus, le stade est doté d’une cour de tennis, d'une piscine olympique avec deux bassins et plusieurs terrains d’entraînement.

Dans le cadre du Programme de développement économique et social (PDES), la piscine olympique est en rénovation pour plus d’un milliard de F CFA, sur financement du budget d’investissement spécial (BSI). La piscine, réhabilitée, sera dotée en plus du grand bassin, d’un petit bassin, d’une pataugeoire pour les enfants et d’espaces de loisirs et de détentes. Les travaux ont commencé le 6 mars 2009.

Abdrahamane Dicko

 

PREMIERE REPUBLIQUE

Le sport et le patriotisme

Sous le régime de Modibo Kéita, les sportifs nationaux étaient animés de patriotisme. C’est ce qui ressort du micro trottoir sous dessous. Réactions

Cheickna Traoré alias Kolo (ancien capitaine des Aigles)  :

"Au temps de Modibo, on ne nous donnait rien, mais nous étions fiers de défendre les couleurs nationales. Les joueurs étaient considérés comme des militaires. Ils n’osaient jamais laisser tomber leur patrie. On pouvait faire plus de trois mois au Prytanée militaire de Kati à la préparation d’un match. On nous manœuvrait. On faisait des corvées. Nous étions formés par des militaires. C’était le patriotisme. La réussite dans le sport dépend de l’amour de la discipline qu’on pratique. Le secret de notre célébrité dans le temps n’était pas l’argent mais le patriotisme".

Idrissa Touré alias Nani(ancien footballeur) :

"Le régime de Modibo Kéita ne nous donnait pas assez, mais il pensait à nous. Après Brazza, le président Modibo nous a donné chacun un terrain à usage d'habitation. Il nous avait promis de nous financer, mais malheureusement le coup d’Etat a eu lieu peu de temps après. A l’époque, le régime s’opposait à ce qu’on aille monnayer nos talents à l’extérieur. Notre prime en déplacement se situait entre 5000 et 10 000 francs maliens. Mais, si on jouait ici, on n’avait rien. Tout de même, on nous considérait dans la mesure ou après chaque match le président nous invitait pour nous encourager. Par contre, les joueurs ont des millions aujourd’hui, mais ils ne parviennent pas à faire des exploits".

Oumarou Tamboura (ancien champion saut en longueur) :

"Au temps de Modibo, on travaillait sans pour autant penser aux récompenses matérielles. C’était le patriotisme. On était fier de défendre le pays".

Propos recueillis par

Sidiki Doumbia

 

PREMIERE REPUBLIQUE

Très peu d’infrastructures sportives

Le sport n’a pas été la priorité des priorités des dirigeants de la Première République.

Sous la première République, il y avait très peu de stades pour abriter les compétitions. En faisant le calcul, l’on se rend compte qu’il n’y avait que le stade Mamadou Konaté dont le nom ancien est "Bouvier" et le stade Ouezzin Coulibaly qui a pour nom ancien "Assomption". Le reste des équipements se trouvait dans l'enceinte des établissements scolaires comme le lycée Technique, l’ex-Ecole des travaux publics (actuelle ENI).

La colonisation a non seulement laissé très peu d’infrastructures, mais elle avait également fait peu pour les sportifs qui, généralement d’ailleurs, étaient recrutés dans les établissements d’enseignement technique ou professionnel ou d’enseignement secondaire général. En gros, il s’agissait d’un sport purement scolaire qui ne visait pas les compétitions internationales.

En 1960, avec tous les problèmes qu’il avait, le sport n’a pas été une priorité des priorités du pouvoir en place. Celui-ci s’est contenté de créer un Commissariat à la jeunesse avec pour mission de résoudre le problème politique. Ce Commissariat à la jeunesse n’était pas bien structuré. Il n’avait pratiquement pas de représentation à Kayes, Bamako, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao, à l'époque les six régions du pays.

Pour ce qui était des cercles et des arrondissements, il n’y avait pas non plus de représentation. Ce qui a fait que la vie sportive sous la Première République était concentrée à Bamako et dans quelques capitales régionales. Mais grâce à des individualités, des clubs de foot ont pu être créés. C’est le cas par exemple de "l’Avenir de Ségou" et le "Méguétan de Koulikoro". Il convient de signaler qu’à l’époque le football était le sport le plus pratiqué.

Et dans ce domaine, c’est Bamako qui venait en tête avec ses 4 grands clubs. Il s’agit du Stade malien, du Djoliba AC, du COB et de l'AS Réal. Le championnat se jouait entre ces 4 clubs de même que la Coupe du Mali. Les régions n’intervenaient que très peu.

Toutefois, l’athlétisme était bien pratiqué dans les régions notamment à Mopti et Gao dans le domaine des courses. Mais à ce niveau également, il y avait peu de soutien politique.

Mohamed Daou

 

DIOFOLO TRAORE, ANCIEN INTERNATIONAL

"Deux générations, deux époques…"

Les propos de l’ancien joueur du Stade malien de Bamako, Diofolo Traoré, lèvent toute équivoque entre les générations puisque jettent la lumière sur des points du sport sous la Première République .

Véritable homme à tout faire, joueur au courage indéniable, Djofolo Traoré a souvent sauvé des situations bien compromises dans son club. De plus, lors de la saison 1983-84, il réalise avec le Stade malien le premier doublé de l’histoire du football malien.

Diofolo est né vers 1956 à Bamako. De 7 à 10 ans, il habite et joue dans le quartier populaire de Oulofobougou. Puis, il part au Stade malien de Bamako où il signe sa première licence en 1970 et fait les beaux jours du club. "Le sport était amateur sous la première République", confie-t-il.

Pour l’ancien joueur du Stade malien de Bamako, avec ses 20 sélections en équipe nationale, la première République, en dépit de ses moyens, a beaucoup fait pour le sport malien. C’est pourquoi au lendemain de l’indépendance, on a vu une véritable politique sportive prendre forme et se développer autour de plusieurs axes. Plusieurs infrastructures, dont l’actuel stade Modibo Kéita ont été créées afin de favoriser la pratique du sport en général et du football en particulier.

A l’international, le Mali était surtout connu par sa prestation aux Jeux de Brazza en 1965 et surtout sa place de finaliste de la Can-1972 à Yaoundé (Cameroun). Par la suite, beaucoup de joueurs maliens ont eu des contrats et d’autres ont eu l’opportunité de s’exiler en Europe.

Des entraîneurs ont été formés en Allemagne et dans les pays socialistes. Le renforcement des capacités de nos techniciens se poursuit actuellement avec les nombreux projets de la Fifa, de l’Uefa et de la Caf.

Selon l’ancien sociétaire des Blancs de Bamako, Diofolo Traoré qui a mis un terme à sa riche carrière en 1986, Modibo Kéita, a accordé une place primordiale au sport en général et le football en particulier. "Le sport dans les écoles était pratiqué sous les différentes facettes", confie-t-il. C’est dans cette optique que la Biennale artistique et sportive a vu le jour. Selon lui, la comparaison n’est pas facile parce que chaque époque répond à des conditions données. "A notre époque, on a pu bénéficier d’une meilleure hygiène de vie".

A l’en croire, le sport à l’époque était purement amateur. "Je touchais des primes allant de 5000 à 10 000 F maliens. Aujourd’hui, il est professionnel avec des primes de sélection de 1 million de F CFA", explique Diofolo.

"Sous la Première République, on pouvait allier sport et études. Tel n’est pas le cas aujourd’hui où les sportifs choisissent le sport d’élite et je pense que les joueurs signent des contrats pour gagner leur vie" , reconnaît un autre ex-international, Sadia Cissé.

Boubacar Diakité Sarr

 

SADIA CISSE, EX-INTERNATIONAL

"Le sport était très développé…"

Pour Sadia Cissé, ancien international et ex-sociétaire du Djoliba, le sport en général et le football en particulier, sous la Première République, se faisait aussi bien à l’école par l’enseignement de l’éducation civique et morale qu’au niveau des fédérations sportives.

Les Echos : Quelle était, selon vous, la politique sportive de la 1re République ?

Sadia Cissé : Le sport était défini dans le premier quinquennat du développement économique et social de la République du Mali au niveau du haut-commissariat à la jeunesse et aux sports qui était un ministère délégué à la présidence. Le haut-commissariat à la jeunesse et aux sports s’occupait de cette politique à travers la délégation de pouvoir au niveau des différentes fédérations sportives. En matière de football, je crois que cette politique était surtout attachée à une grande animation au niveau du sport de masse, au niveau des jeunes dans les quartiers et sur le plan scolaire. Le sport scolaire était très développé et le sport était également développé dans les organisations de jeunes à travers les pionniers et les hautes institutions qui servaient à animer la jeunesse.

Les Echos : Comment était organisé le sport sous la Première République ?

S. C. : Le sport était organisé en fonction du découpage administratif. Il y avait le championnat au niveau des ligues et la seule compétition était la Coupe du Mali. A Bamako, en plus du championnat junior, il existait les championnats d’honneur du district et à un certain moment le championnat cadet. A travers ces différentes structures, le sport était animé avec une détection sur le plan scolaire, au niveau du sport de masse, dans les quartiers avec les pionniers et les clubs au niveau de la République.

Les Echos : Pouvez-vous citer les noms de sportifs qui ont fait la gloire de la Première République ?

S. C. : Sur le plan football, il y a eu la génération des Bakoroba Touré, d’Abdoulaye Diawara "Blocus", de Cheickna Traoré "Kolo", d’Ousmane Traoré, Salif Kéita, Seydou Tall et autres Siré Diallo. A travers les 1ers Jeux de Brazza, il y a eu Lamine Touré, premier médaillé en judo, Namakoro Niaré, médaillé d’or de disque. Ils étaient les premiers médaillés de la République du Mali au niveau africain.

Les Echos : Est-ce que les sportifs bénéficiaient d’une attention particulière de la part de l’Etat ?

S. C. : En la matière, c’était une politique d’insertion. Je pense que tous les grands sportifs étaient des scolaires ou des civils avec une profession qui leur permettait de vivre décemment. A travers cette politique, les internationaux des différentes disciplines sportives bénéficiaient d’un traitement à travers leur insertion dans les différents métiers qu’ils exerçaient.

Les Echos : Quelles sont les difficultés que rencontraient les sportifs ?

S. C. : Sous la Première République, on avait commencé avec la politique des infrastructures. Je pense que les sportifs, à l’époque, n’ont pas bénéficié d’infrastructures adéquates pour pouvoir exercer le sport dans la mesure où ce n’est qu’en 1966 qu’il y a eu le stade Omnisports, l’actuel stade Modibo Kéita. C’était la seule infrastructure fiable qui pouvait abriter les événements sur le plan africain. Le stade Mamadou Konaté étant dépassé dans le temps en tant que stade "Bouvier" abritait les compétitions avant l’indépendance à travers la Coupe de l’Afrique occidentale française (AOF). Et en dehors il n’y avait pas un stade digne de ce nom. C’est à partir de 1965-66 qu’on a pu avoir le stade Modibo Kéita et c’était une politique au niveau de l’ex-URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) dans le cadre d’un partenariat avec certains pays supposés être des amis ou être des pays en relations favorables avec les pays de l’Est, à travers l’ex-URSS.

Les Echos : Parlez-nous un peu de votre carrière de sportif sous la Première République ?

S. C. : Nous sommes des enfants de la Première République dans la mesure où nous avons pu générer des activités sportives et scolaires. D’abord le lycée, ensuite les compétitions de jeunes au niveau des pionniers et j’ai remporté la 2e édition de la Coupe des pionniers en 1963. J'ai été finaliste malheureux de la même compétition en 1962 et vainqueur de la Coupe des juniors en 1963 et de la Ligue de football de Bamako avec le Djoliba la même année.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

 

EPILOGUE

Le sport sous la Première République

L’US-RDA, ayant fait le choix politique du socialisme, essaya d’organiser la jeunesse du pays dans cette voie. Dans les zones rurales, les structures traditionnelles d’encadrement de la jeunesse ne connurent pas de grand bouleversement et dans beaucoup de villages, furent laissées en l’Etat, c’est-à-dire que l’Etat n’essaya pas d’innover dans ce domaine en imposant par exemple la pratique du sport moderne.

La période antérieure, celle de la colonisation, n’avait fait qu’encadrer un peu la jeunesse scolarisée des centres urbains dans des structures sportives modernes de son choix comme le football, le basket, etc. Ces disciplines étaient le plus souvent pratiquées dans les établissements scolaires fréquentés par les élèves qui étaient un peu avancés dans les études : collèges, lycées, écoles normales, etc.

Dans les petites classes des écoles publiques, de la 1re à la 5e année, étaient cependant pratiqués les sports dits de masse comme la course à pied, les sauts (hauteur et en longueur) le lancer de poids, etc. et ceci conformément aux programmes scolaires. Rien n’avait été prévu pour la jeunesse non scolarisée des villes, mais les jeunes qui aimaient une discipline sportive pouvaient la pratiquer en tant qu’amateurs et devenir des champions locaux.

Quelques individualités sont ainsi parvenues à se faire un nom dans le sport local et ont continué sur cette lancée sous le 1re République et même au-delà. En règle générale, sous la colonisation, était surtout pratiqué le sport scolaire qui était certes inscrit dans les programmes mais ne visait pas prioritairement les compétitions internationales qui donnaient l’occasion aux sportifs de s’épanouir et de gagner honorablement leur vie.

La colonisation a laissé très peu d’infrastructures sportives non seulement dans les campagnes mais également dans les villes. En 1960, à Bamako et dans les villes de l’intérieur, il y a peu de stades et de terrains de sport de niveau international. Le peu qui existait dans ce domaine étaient concentrés dans la capitale Bamako : stades Mamadou Konaté (ex-Bouvier), Ouezzin Coulibaly et quelques autres petits stades dans des établissements scolaires comme le lycée Technique et l’Ecole normale secondaire.

Dans les régions, rares étaient les stades à même d’accueillir les compétitions de grande envergure hormis les villes où se trouvaient des garnisons militaires comme Kayes, Ségou ou Mopti. Mais même dans ces villes, les infrastructures sportives, en dehors de celles de l’armée, n’étaient pas légion. Dans les centres administratifs de moindre importance, les seules infrastructures sportives étaient celles des établissements scolaires (généralement un terrain de football et ses annexes).

En 1960, l’US-RDA, constatant les différents manques dans ce domaine, essaya de réagir en mettant en place un haut-commissariat à la jeunesse chargé de gérer non seulement les problèmes des jeunes, mais également ceux qui relèvent du domaine sportif. Le régime cherche surtout à rendre plus performantes les structures sportives trouvées sur place en les faisant fonctionner par des responsables nommés.

Dans chacune des 6 régions créées (Bamako, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao) furent nommés des responsables à la jeunesse chargés aussi de s’attaquer aux problèmes sportifs. Ces responsables à la jeunesse étaient généralement des militants du parti bien connus pour leurs compétences et leur dévouement au sport.

Mais, il faut bien l’avouer, dans les cercles et les arrondissements, la politique sportive était peu suivie par manque de responsables nommés à ce niveau. Les capitales régionales furent dotées de stades municipaux non gazonnés (rares étaient les stades africains qui l’étaient à cette époque) à côté des infrastructures sportives scolaires déjà existantes qui étaient réquisitionnées en cas de compétition de haut niveau.

En dépit de ce manque criard d’infrastructures, le gouvernement se donne les moyens d’impulser les activités sportives. Les grands clubs de football de Bamako (Stade malien, AS Réal, Djoliba et COB), en raison du fait que le football était le sport populaire le plus pratiqué, reçurent des appuis mais furent maintenus dans le cadre du sport amateur. Il était hors de question d’opter pour la formule du professionnalisme parce que, d’une part, l’option politique du régime le refusait et, autre part, l’état d’avancement du pays ne permettait pas d’aller vers un tel choix.

Dans les régions furent mises en place des ligues dans chacune des grandes disciplines sportives (football, basket-ball, volley-ball, athlétisme, etc.) La possibilité fut donnée aux entités administratives inférieures (cercles, arrondissements) de créer leurs propres structures sportives, leurs clubs et leurs organisations sportifs. Dans l’ensemble, ce furent les clubs de Bamako qui dans le domaine du football se présentèrent comme les meilleurs du pays, et même de la sous-région, produisant les vedettes sportives des années 1960-1970.

Très peu de joueurs régionaux émergèrent et quand ils furent près de le faire, les clubs de la capitale les débauchèrent. L’athlétisme, par contre fut quelque peu développé dans les régions, notamment dans les courses de fond et même dans les sauts.

Mais, très peu de régions furent capables de faire comme Bamako, si bien que dans le domaine du football, l’équipe nationale, vers 1969-1970, ne comportait que des joueurs de la capitale. Le régime ne néglige pas le domaine sportif, mais ne lui donne pas non plus la priorité.

Le peu qu’il réalisa dans ce domaine fit que l’EN fut finaliste de la Can-72 de Yaoundé où elle chuta devant son homologue de Congo-Brazzaville.

Facoh Donki Diarra

 

 

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