L’école constitue le premier rempart contre le travail des enfants. En vue de contrecarrer, à temps, l’effet de la crise économique sur l’éducation se tient, du 26 au 27 novembre à Bamako, un atelier de réflexion sur l’impact de la crise financière et économique sur l’éducation et le travail des enfants au Mali.
Notre réalité économique et socioculturelle fait que de nombreux enfants exclus du système éducatif sont obligés de travailler prématurément pour aider leurs familles et assurer leurs besoins fondamentaux en bafouant toute leur dignité humaine.
Selon les estimations du Bureau international du travail (BIT), 3 millions d’enfants, âgés de 5 à 14 ans, sont économiquement actifs au Mali et plus de la moitié d’entre eux ne sont pas scolarisés. Le nombre des enfants travailleurs s’accroîtra si rien n’est fait pour contrecarrer les retombées de la crise économique et financière sur l’éducation.
Organisé par le projet Tackle-Mali, cet atelier évoquera des mesures à prendre afin d’amoindrir l’effet de la crise sur l’école. Selon le représentant du ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, l’atelier permettra au Mali de contrecarrer les effets néfastes de la crise financière et économique sur notre développement économique et social en général et sur notre système éducatif en particulier.
A en croire Moulaye H. Tall administrateur d’Ipec-BIT/Mali, "l’atelier doit répondre aux préoccupations des gens pour atténuer les craintes et les menaces qui se profilent à l’horizon".
Pendant deux jours, les participants mèneront des réflexions sur l’impact éventuel de la crise sur l’éducation au Mali et sa répercussion sur les populations vulnérables notamment les enfants travailleurs.
Tackle-Mali est un projet du Programme international pour l’abolition du travail des enfants (Ipec). Il vise à combattre le travail des enfants par l’éducation.
PLAN-MALI
"Denmisenw Kunkan" ou la Voix des enfants
Le ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille a présidé le 25 novembre 2009, à la Cité des enfants, l’enregistrement de l’émission "Denmissew Kunkan", organisée par Plan-Mali à l’occasion de la commémoration des 20 ans de la Convention relative aux droits des enfants et des 10 ans de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.
Les enfants occupent une place de choix et sont le symbole de l’avenir de la famille, du pays et du continent. Malgré les progrès notables réalisés dans le domaine de la santé des enfants vivant en situation de vulnérabilité, beaucoup reste à faire en matière de droits des enfants, car bien que signées, les conventions ne sont pas appliquées. Dans leur présentation, les enfants ont rappelé aux autorités et aux partenaires leurs droits à la vie, à la famille, à l’éducation, à la protection, à la dignité, à l’éducation, à la santé, aux jeux et à l’expression.
Aujourd’hui, la conjoncture économique internationale fait croître les menaces qui pèsent sur des millions d’enfants. Beaucoup d’entre eux sont rendus encore plus vulnérables par la fragilisation des familles, l’urbanisation massive, la dégradation de l’environnement, la mondialisation qui creusent les inégalités. C’est en réponse à ces maux, que Plan-Mali a initié l’émission "Demisew Kunkan" ou la Voix des enfants.
Pour le représentant de Plan-Mali, "l’émission Denmisew Kunkan, diffusée sur des radios locales d’une durée de 4 minutes permet aux enfants de s’exprimer sur leurs droits et a pour but la promotion et la protection des droits des enfants. C’est aussi une manière de sensibiliser".
A la cérémonie, les enfants ont présenté une émission qui faisait ressortir les situations vécues face au VIH/Sida dont les enfants sont victimes, ses modes de transmission, le dépistage volontaire et la gratuité des médicaments. L’occasion a été bonne de lancer un message de soutien et de solidarité aux enfants victimes de maladies et d’abus.
Depuis la ratification de la Convention relative aux droits des enfants, l’engagement multiforme de Plan-Mali en faveur des enfants s’est traduit par des avancées non négligeables dans le domaine de la protection, de l’éducation, de la lutte contre la traite transfrontalière et toute forme de traitement pouvant nuire aux enfants.
Si certaines des recommandations de la convention ont été appliquées, beaucoup d’autres n’ont pas été suffisamment prises en considération, notamment celles relatives à l’enregistrement des naissances, les châtiments corporels, les mutilations génitales, le mariage précoce ou forcé et l’exploitation économique.
Pour ce faire, le défi des vingt prochaines années consistera à prendre appui sur les progrès déjà réalisés en travaillant avec les autres partenaires pour atteindre ces enfants à qui l’on refuse encore le droit à la survie, au développement, à la protection et à la santé.
Le gouvernement du Mali, à travers le ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, a adopté une approche renouvelée de l’enfant qui tient compte de ses besoins les plus profonds ainsi que de son droit à la vie et à un développement intégral.
Il s’agit, entre autres, de l’humanisation de la justice pour les mineurs et la garantie d’une bonne alimentation, la lutte contre toute forme de violence à l’égard des enfants, l’assurance d’une éducation et de la lutte contre le Sida, à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le sida.
Anne-Marie Kéita
(stagiaire)
Acceuil
PROGRAMME POINT SUD
Un foyer intellectuel pour les chercheurs africains
La conférence inaugurale du nouveau programme Point Sud se tient du 26 au 27 novembre. Elle réunit une centaine de délégués, venus de 21 pays.
Ce nouveau programme est une initiative de Point Sud, de l’Institut Goethe de Francfort et du Conseil allemand de recherche. Il met accent sur la formation des jeunes chercheurs.
Selon Pr. Mamadou Diawara, le directeur de Point Sud, l’objectif du programme est de créer en Afrique un forum de discussion qui réunit des chercheurs du Sud et du Nord en Afrique et d'instaurer un foyer intellectuel pour les chercheurs du continent et leur partenaire.
Le programme Point Sud durera 4 ans.
Pr. Diawara informera que de décembre 2009 à février 2010, auront lieu les 4 premiers ateliers du programme. Et M. Diawara d’ajouter que le premier atelier aura lieu à partir du 6 décembre à Point-Sud.
Le programme Point Sud permettra de créer un véritable carrefour intellectuel qui attirera les chercheurs du Nord et du Sud.
Sidiki Doumbia
Acceuil