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2009

Mois de novembre

Les Echos du 23 novembre

 

3e MANDAT POUR ATT

Le Mouvement citoyen ouvre la campagne à Paris

Le Mouvement citoyen sur qui le président de la République s’est appuyé pour mener sa campagne en 2007 a animé un meeting organisé à la dernière minute à Montreuil, fief de la communauté malienne à Paris. Objectif "faire le point sur le bilan d'ATT à mi-parcours à travers le PDES".

"Pourquoi vous devez croire à ce qui est dit dans le PDES ?" Le gourou de la communication à Koulouba ne cache pas que c’est là le fil rouge de son propos. Le vice-président du Mouvement citoyen qu’il est, est présenté à la salle comme le porte parole du président ATT dans la mission qui a fait déplacer Hamed Diané Séméga, président du même Mouvement citoyen et non moins ministre de l’Equipement et des Transports, Ousmane Thiam ancien ministre et président du conseil d’administration de la Sotelma, Ahmed Sow, ancien ministre, père du PDES et président d’une institution de financement à Dubaï, Oumar Hamadoun Dicko, ancien ministre et président du comité d’organisation du cinquantenaire de l’indépendance nationale, l’ambassadeur Mohamed Salia Sokhona, le consul général Waffi Cissé, Hamidou Traoré, président du Mouvement citoyen en France, et son premier vice-président Séga Doucouré, membre de la commission présidentielle française sur le cinquantenaire des indépendances africaines.

Il faut reconnaître que pour un meeting d’un mouvement politique, de mémoire de Malien dans la diaspora en France, on n’avait pas vu depuis bien longtemps un si beau rassemblement de personnalités. Ce qui fait dire à presque toute l’assistance qu’ils étaient venus pour soutenir ATT en toutes circonstances. Même Olivier Stirn, ancien ministre français, était là, mais s'est "gardé de se prononcer sur une affaire purement nationale".

"Les Maliens de la diaspora au cœur du PDES" . L’intitulé à lui seul suffisait pour démontrer l’offensive de charme en direction d’une couche électorale préoccupée par d’autres questions. Sékou Sissoko de l’Association des griots ne manquera pas l'occasion pour interpeller les conférenciers sur les retours forcés de dizaines de Maliens sans papiers en demandant si les autorités de Bamako se sont mises d’accord avec Paris dans ce sens. La question est restée sans réponse.

Pourtant le ministre président du Mouvement citoyen répondra en toute sincérité que la route Kayes-Sadiola-Kéniéba n’est pas inscrite dans le programme gouvernemental. "Notre pays est vaste, les besoins immenses et les ressources très limitées. Le PDES prévoit d’engager 700 milliards de F CFA pour réaliser les liaisons vitales. La prise en charge de la route  Kayes-Sadiola-Kéniéba a été proposée aux sociétés minières de la région qui dépensent rien que pour l’entretien annuel du tronçon Kayes-Sadiola 500 millions de F CFA. Or la construction d’un kilomètre coûte 250 millions", dira le ministre de l'Equipement.

En attendant la déclaration solennelle…

Comme pour laisser entendre tout l’intérêt du financement par les entreprises minières de cette route en réponse au président de l’association Benkan, une des vingt et quelques associations qui forment la dynamique du Mouvement dans la diaspora en France.

Le porte-parole de la jeunesse du Mouvement interpellera sur l’état de l’éducation en demandant notamment quelles sont les chances d’un fils de paysan au Mali de faire de bonnes études afin de faire face aux défis du monde actuel pour son pays ? Combien de jeunes Maliens meurent sur les routes de l’immigration avant d’affirmer que si l’implication des jeunes et la promotion du genre constituent des socles solides pour un développement meilleur, "ceci ne se fera pas simplement par des nominations gadgets de jeunes et de femmes, pas non plus par une distribution d’enveloppes".

Moussa Sidibé conclura par une menace presque non voilée. "Si vous ne vous occupez pas de la jeunesse, c’est elle qui s’occupera de vous". La menace a été prise au sérieux par les différents conférenciers qui se relayeront à la tribune pour commenter tout le bienfait et le bien pensé du PDES. Hamed Diané Séméga dira qu’il faut s’occuper ensemble du Mali et que c’est dans la complémentarité des générations que les pays progressent.

"Le Mouvement citoyen étant un mouvement fort qui effraie les gens - qui ne le devraient pas d’ailleurs - ambitionne de construire un Mali débout. Notre credo 'retrouvons ce qui nous unit'fait de notre mouvement le partenaire de partis politiques qui veulent bien avec nous construire le Mali en soutenant la vision du président ATT pour notre pays. Aujourd’hui plus que jamais, le président, le gouvernement du Mali ont besoin de vous, de votre soutien. Notre ambition est claire, elle est simple, elle est saine. Parce qu’en politique, le bilan compte, notre ambition est de donner à la vision du président de la République une matérialité visible". Voilà qui est bien dit.

Mais dans la salle, on s'est chuchoté à l’oreille "si le Monsieur veut un 3e mandat, qu’il le dise clairement". Ce doute sera certainement ce qui marquera le plus l’assistance à laquelle l’animateur de la réunion demandera de porter dans les foyers, les familles le message que le PDES est le programme qu’il faut pour le Mali. Mais comme le fait remarquer cet homme : "Ses amis les enfants de 1991, ont grandi et possèdent aujourd’hui un esprit critique".

Oussouf Diagola

(Paris)

 

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IL FAUT LE DIRE

Différences et mépris

Pour qui se donne la peine d’analyser un peu l’actualité récente, il n’y a plus de doute : nous sommes dans un processus de différenciation sociale tellement prononcée que les autorités ont du mal à dissimuler leurs intentions réelles. Sinon comment comprendre que dans un pays qui n’a pas d’emploi pour les sortants de ses écoles puisse s’intéresser exclusivement à l’emploi des diplômés maliens de l’extérieur.

Vous croyiez que c’était pour les beaux yeux de la diaspora ? Et bien vous faisiez alors fausse route ! C’est une astuce, certes malhabile, mais imaginée et mise en pratique pour recruter à tour de bras les fistons, neveux et beaux-fils qui ont eu la chance d’étudier à l’extérieur plus à cause de leur position sociale qu’en raison de leurs bons résultats scolaires. On est mort.

C’est quoi d’autre si ce n’est une stratification forcée de la société quand l’Etat accepte d’un côté l’ouverture d’une école de médecine privée et de l’autre impose l’application du clausus numerus (clause du nombre) à la FMPOS. Une disposition qui laisse sur la paille les étudiants démunis alors que les fils à papa peuvent dormir tranquilles : sûrs d’obtenir, tôt au tard, le sésame nécessaire à la pratique médicale.

On n’est plus égaux dans ce pays. Désormais, c’est la devise de l'ex-Loterie nationale ("la chance sourit aux audacieux") qui est la clef de voûte de la réussite sociale. Mais, contrairement au jeu, les audacieux en l'occurrence sont les prédateurs et autres spécialistes de la dissimulation et leurs rejetons.

Non seulement elles nous bernent sur l'égalité de chance et de droit, mais les autorités nous tiennent aussi pour quantité négligeable. Voilà pourquoi un avion atterrit quelque part, décharge une cargaison suspecte, manque son envol, se fait détruire par ses occupants qui s’en tirent à bon compte à l’heure des Ntic et des GPS sophistiqués.

L’information fait le tour du monde, ici c'est un silence de mort qui l'accueille. Comme les Bambaras qui, pour ne pas se justifier sur une situation embarrassante, elles se disent que "si vous ajoutez de la soude à la marmite, vous en augmentez inutilement la quantité d’eau". Toutefois, il faut en convenir : cette loi du silence protège quelqu'un.

C’est quoi d’autre si ce n’est un mépris du peuple quand ses représentants somment toujours l’Etat de ramener (rapatrier ?) l’argent de la privatisation de la Sotelma. Pas du tout convaincue, l’Assemblée nationale, pour une fois qu'elle tient le bon bout, continuera de tirer à boulets rouges sur le gouvernement, car trop c'est trop.

On a beau leur démontrer par a + b que les logements sociaux ne peuvent pas se prévaloir du statut d’utilité publique pour exproprier des citoyens, rien à faire : on continue de créer des tonnes de problèmes fonciers à Tabakoro où c’est la foire de la mafia foncière, qui spolie au nom d’une raison d’Etat qu’elle manipule dans le sens de ses intérêts propres.

C’est par ce biais que sont nés les milliardaires de la terre. Ils sont plus dangereux que des tueurs à gage. Ils n’ont pitié ni de la veuve ni de l’orphelin, qu’ils regardent de haut. Et vous voulez toujours me convaincre qu'il n'y a aucune différence entre les Maliens, comme entre les albinos et les Noirs d'ébène ; que les autorités n'ont aucun mépris pour nous ? Allons donc !

Mais enfin qui peut honnêtement vouloir la perpétuation d'un tel système ?

A. M. T.

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ASSEMBLEE NATIONALE

Moctar Ouane devant les députés

Après le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, ce sera le tour du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d'aller s’expliquer cette semaine sur les difficultés que rencontrent nos compatriotes à l’étranger à l'Assemblée nationale.

Les députés n’entendent plus faire aucun cadeau au gouvernement et chacun des ministres, semble-t-il, passera devant eux pour s’expliquer sur des sujets ayant trait à son département. Après le ministre délégué Lassine Boiré, jeudi dernier, le tour revient à Moctar Ouane, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Moctar Ouane ira répondre aux questions orales de l’honorable Amadou Bouaré. Le député veut savoir ce que fait ce ministère en direction des Maliens qui éprouvent d’énormes difficultés dans des pays qui se disent pourtant "amis du Mali".

A en croire le député, les Maliens au Kenya seraient sur une "liste rouge". Idem en Angola, en Tanzanie, en RDC, en France. Le député veut être édifié sur les principaux accords de coopération qui lient notre pays et ces pays amis qui sont : la Libye, la France, l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Guinée Conakry…

Quelle réponse objective donne la nouvelle carte diplomatique du Mali aux attentes d’assistance et de sécurité des Maliens dans les pays d’accueil, l’attitude du gouvernement face au refus du visa d’entrée dans les pays tels le Kenya, la Tanzanie seront entre autres, des questions auxquelles M. Moctar répondra.

Denis Koné

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PLAN D’ACTION STRATEGIQUE DE L’UDD

Le parti de la Colombe s'aligne sur 2012

L’Union pour la démocratie et le développement (UDD) a planché hier sur son plan d’action stratégique 2010-2012 qu’il a validé, un document qui tourne le parti vers l’avenir et le met en ordre de bataille pour les échéances de 2012.

Les cadres de Bamako et de Kati du parti UDD étaient en conclave hier au CICB pour valider le plan d’action stratégique 2010-2012 de leur parti. Ouvrant les travaux en présence des invités d’autres partis politiques, le 1er vice-président du comité exécutif de l’UDD, Dr. Issa Paul Diallo, a affirmé que le document soumis à la validation des cadres a fait l’objet de plusieurs séances de travail d’une commission restreinte, présidée par l’honorable Kalifa Doumbia, secrétaire politique du parti.

Le document est considéré comme un bréviaire pour le parti de la Colombe. Celui-ci doit amorcer le cap du changement pour les deux prochaines années précédant les élections générales de 2012. Dr. Issa Paul Diallo a affirmé que l’UDD doit apporter sa touche au changement que notre pays connaît sur les plans social et politique. Il s’est agi, pour la flopée de cadres présents, d’adopter le nouveau plan, qui est un condensé de programme avec des textes, manifestes, statuts et règlements relus et corrigés.

L’UDD, née à l’avènement de la démocratie au Mali, a connu des moments difficultés à cause de la transhumance politique de certains de ses cadres. Ses démêlés politiques seraient à l’origine de sa régression aux élections municipales du 26 avril 2009 avec son piètre score de 187 conseillers municipaux élus alors qu’il était solidement implanté dans le pays. Son seul réconfort est les trois sièges remportés à l’Assemblée nationale à la faveur des législatives de juillet 2007.

Pour des cadres comme le secrétaire général, Tiéman Coulibaly, "il y avait un besoin réel de relecture de leurs textes fondamentaux". A l’en croire, "le manifeste qui est la profession de foi de son parti date de 1992, date de création de l’UDD. Il faut l’adapter au contexte politique national".

A l'issue des travaux, des militants se sont montrés déterminés à aller en rangs serrés et à s’atteler à la tâche pour remonter la pente avec ce nouveau dispositif qu’est le plan d’action stratégique 2010-2012. Il s’agit, pour eux, "de donner un nouveau visage à leur formation politique avec de jeunes cadres et une nouvelle philosophie".

Le comité exécutif de l’UDD se dit prêt pour les échéances de 2012 et pour la présidentielle soit avec son propre candidat, soit en soutenant un autre candidat. Mais d’ici là, le nouveau plan validé par l’atelier d’hier sera soumis à l’appréciation du Conseil national et du congrès prévus courant 2010.

Abdrahamane Dicko

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RENTREE POLITIQUE DE L’UDM

Ibrahima Siby accuse les autres…

Le président de l’Union pour le développement du Mali (UDM) a tenu pour responsables de la reculade de la démocratie des hommes politiques et des partis politiques. C'était samedi au cours d’une conférence de presse.

Le 21 novembre dernier, au siège du Centre des handicapés à Bakaribougou (Commune II), le président de l’UDM Jaama ka wassa, n’y est pas allé de main morte pour fustiger le comportement des partis politiques et des hommes politiques dans notre pays.

Profitant de la tribune de la première conférence du parti, axée sur les élections communales, la configuration actuelle de la classe politique, le Code de la famille et des personnes et le développement du Nord, Ibrahima Siby, a admis que "la démocratie malienne est malade de ses hommes politiques et de ses partis politiques".

Pour lui, tout ce qui s’est passé lors du scrutin du 29 avril 2009 (élections communales) n’est ni la faute de l’administration ni la faute des électeurs, mais des hommes politiques et des partis politiques.

Créditée de 56 élus dans 12 cercles, l’UDM, qui n’entend jamais souscrire à la tricherie, clame haut et fort que la démocratie a reculé du fait d’un système politique qui a suscité le dégoût au sein de la population malienne. Sur 120 partis politiques, seuls 68 ont participé aux communales d’avril 2009. Et ce sont 32 formations politiques qui ont pu obtenir au moins un élu.

Dans son analyse, M. Siby a soutenu que des partis politiques ont rivalisé à la faveur des communales d’avril 2009 de tricherie et d’achats de conscience au détriment du débat d’idées. L’année 2009 a été jalonnée d’événements politiques qui ont mis à rude épreuve la démocratie malienne. L’autre débat qui a quitté l’hémicycle pour gagner la rue, c’est l’adoption par les élus de la nation du nouveau Code la famille et des personnes.

Le président de l’UDM s’est étonné du déphasage que le vote dudit projet de loi a créé entre la majorité et la base. Il dit ne pas comprendre aussi le silence radio observé par cette même majorité lorsque le débat s’est transporté dans la rue. Ce qui, à ses yeux, atteste de la faible vitalité de la scène politique.

Tout en se félicitant de l’évolution de la situation actuelle dans le Nord du pays, l’UDM, sortie des entrailles du Rassemblement pour le Mali (RPM), n’est pas contre la reconstitution de la grande famille politique. Mais, avertit-elle, faudra-t-il que celle-ci se fasse dans des règles clairement définies.

Cet échange du parti avec la presse consacre la rentrée politique 2009-2010 de l’UDM.

Mohamed Daou


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NEGOCIATIONS

Le oui mais des travailleurs de Huicoma

Après deux semaines de squat de la Bourse du travail, le gouvernement semble décidé à entrer en négociation avec toutes les parties prenantes des problèmes de Huicoma.Mais…

Plus que jamais déterminés à entrer en possession de leurs dus, les travailleurs de Huicoma en activité dans les 3 usines (Koulikoro, Kita, Koutiala) et Bamako, après quatre années de calvaire, sont-ils en passent d’être satisfaits ? La décision n°09-1930 MTFPRE-SG du 18 novembre, qui crée une commission ad hoc pour examiner certains points des travailleurs, est révélatrice de la volonté de l'Etat de faire quelque chose.

Les multiples rencontres initiées par l’UNTM, la Commission des travailleurs de l'Huicoma ont contraint le gouvernement à mettre en place une commission ad hoc sous l’autorité du MTFPRE. La commission, selon la décision, a pour mission "d’examiner le projet de plan social convenu entre le gouvernement et l’UNTM en faveur des travailleurs de la société Huicoma-SA et déterminer les modalités de sa mise en œuvre".

Cette commission, croit savoir Abdramane Touré, secrétaire général MTFPRE est chargée de "prendre les mesures appropriées en vue de la signature du projet de plan social, d'identifier les travailleurs bénéficiaires, de procéder au calcul des montants dus".

La commission des travailleurs a pris acte de la création de la commission ad hoc. Néanmoins, les travailleurs, à travers leur président, Bakary Berté, affirment que le plan social sur lequel la commission entend statuer est loin d’être la seule doléance des travailleurs.

Halte aux "G8 maliens"

Au cours d’une assemblée générale le samedi 21 novembre à la Bourse du travail, les travailleurs ont été on ne peut plus clairs : "Nous tenons à l’exécution de tous les points qui ont les mêmes valeurs", a affirmé M. Berté. Et d’ajouter qu’il revient à la commission ad hoc de travailler sur tous les 7 points.

Ce sont le paiement des arriérés de salaire (6 mois), le versement des cotisations à l’INPS ; l'avancement, le reclassement des travailleurs et le paiement des indemnités des 31 personnes emprisonnées et licenciées, la reprise sans délai et sans condition de l’Huicoma par l’Etat au groupe Tomota, le paiement rapide du plan social 2003 de la CMDT amélioré, adopté pour les travailleurs de la CMDT, et les mesures d’accompagnement à partir de la date de rachat (le 16 mai), la reprise sans délai et sans condition des activités de l’entreprise.

Les travailleurs des trois usines conditionnent leur participation aux discussions de ce mardi 24 novembre, à la réception d’une note qui prend en compte toutes les préoccupations des travailleurs. Les travailleurs, par la voix de M. Berté, avertissent que si les négociations n’aboutissent pas qu’ils resteront à la Bourse le temps qu’il faut.

Le Mouvement des sans voix, à travers son président Tahirou Bah, déplore l’attitude indifférente de la société civile. M. Bah a invité le peuple malien à sortir de son immobilisme et à soutenir les travailleurs de Huicoma qui ont beaucoup souffert de l’attitude des "G8 maliens".

Amadou Sidibé

 

Les femmes et leurs enfants implorent ATT

Inquiètes, sans défense, des épouses affamées de travailleurs ont rejoint en nombre leurs maris à la Bourse du travail. "C'est parce que nous n’avons rien à nous mettre sous la dent, que nos enfants ont faim que nous sommes ici". Ces femmes, une cinquantaine, demandent l’arbitrage du président de la République qui se dit ami des enfants et de toutes les personnes de bonne volonté pour que solution rapide à leur problème soit trouvée.

Le regard fatigué, elles étaient installées sur des nattes avec leurs enfants (dont l’âge est compris entre 5 et 8 ans). "ATT, on a faim vient nous donner à manger pour qu’on poursuive les études". Traumatisées, les épouses des travailleurs, prévoient de fêter la Tabaski à la Bourse du travail.

A. S.

 

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EDM-SA

Le paiement des factures par système bancaire

Energie du Mali (EDM-SA) en collaboration avec Ecobank a procédé le 20 novembre au lancement officiel du paiement des factures par le système bancaire. C’était en présence du ministre de l’Energie et de l’Eau.

Les clients de l’EDM-SA sont généralement confrontés à des difficultés d’attente devant les guichets pour le règlement de leurs factures mensuelles de consommation d’eau et d’électricité. Pour résoudre ce problème, EDM, durant ces trois dernières années avait implanté des points d’accueil clientèle qui ont permis une amélioration en décongestionnant les agences. Pour plus d’efficacité et de crédibilité, EDM vient de lancer son nouveau système de paiement. Il s’agit du paiement par système bancaire.

Selon le directeur d’EDM, Alpha Sékou Djittèye, "avec ce système, l'ambition de rendre plus proche, plus facile et plus rapide l’accès de la clientèle aux guichets de paiement des factures s’est réalisée. Aussi la clientèle bénéficiera d’un gain de temps considérable et d’un service efficace qui lui épargnera les longues files d’attente et contribuera à l’amélioration du taux de bancarisation dans nos pays", selon la directrice d’Ecobank, Mme N’Doye Binta Touré.

Ce nouveau service est disponible depuis le 20 novembre auprès des 6 agences Ecobank à Bamako, notamment dans les quartiers de Bacodjicoroni, Djélibougou, Hamdallaye, Kalaban, Korofina et au Quartier du fleuve.

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

 

 

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