Les
Echos du 12 novembre
MARCHE DU MOUTON
Flambée des prix à quelques jours de la fête
Le marché du mouton devient de plus en plus inaccessible. A quelques semaines de la fête de Tabaski, les prix grimpent au grand dam des chefs de famille.
Le mouton demeure à cette heure intouchable. Au Mali, la veille de la fête de Tabaski est le moment, pour des revendeurs de moutons, pour s'en mettre plein les poches. On ignore qui des revendeurs ou de leurs fournisseurs sont responsables de la flambée.
Au marché de bétail de Lafiabougou-Koda, des revendeurs de moutons proposent le petit bélier décharné à 25 000 F CFA. A prendre ou à laisser. Le bélier moyen est marchandé à partir de 40 000 F CFA alors que le prix du plus gros se situe entre 100 000 et 150 000 F CFA.
Des revendeurs à qui nous avons demandé si la hausse des prix est justifiée par une probable pénurie, répondent par la négative. Selon eux, il y a du mouton de fête à gogo. Mais ils soutiennent tout de même qu’ils achètent cher les bêtes dans les brousses.
Les marchés des petits ruminants de Tanga, Bèlèko et des localités situées derrière San, Niono et Mopti affichent l’abondance, mais les prix ne sont pas encore abordables, précise Samourou, revendeur de moutons. Il ajoute que le prix des béliers est fixé selon les conditions de ravitaillement et d’acheminement vers la ville. A l’en croire, le transport de chaque tête, surtout à l’approche de la Tabaski, se situe entre 1000 et 2000 F CFA, voire plus suivant les localités.
Selon d’autres revendeurs, "les prix des béliers n’en sont qu’à leur début et sont encore abordables. Ils peuvent doubler et même tripler du jour au lendemain. Au lendemain de la fête, le prix du petit bélier qui est présentement de 25 000 F CFA peut aller jusqu’à 50 000 F CFA", laissent-ils entendre.
Contrairement à l’année dernière, il ne devrait pas y avoir de manque de moutons, assurent quelques revendeurs de béliers du marché de Lafiabougou. "Mais comme c’est le marché, autrement dit l'offre et la demande, chaque vendeur est libre de faire ce qu’il veut. Il y en a qui préfèrent aller vendre leurs moutons hors du pays, mais nous quand même nous avons choisi de rester sur une place fixe".
Sur le marché de bétail de Kalabancoro, les hangars sont bien approvisionnés, mais les clients se font encore désirer. Les prix apparemment ne sont pas à la hauteur de leurs bourses. Le prix d'achat varie entre 35 000 pour les plus petits, 60 000 et 90 000 F CFA pour les moyens. Les lieux de provenance de ces moutons sont : Goundam, Mopti, Nara et d’autres localités du Nord. Toutefois, signalent les vendeurs, ce sont les moutons de race "bali-bali" ou métissée qui sont les plus chers.
Tout musulman doit accomplir le sacrifice d’Abraham en égorgeant un bélier le jour de l’Aïd el-fitr. Mais dans le Saint Coran, Dieu n’a exigé ce sacrifice qu’à ceux qui en ont les moyens. Donc à chacun ses moyens et son bélier le jour de la Tabaski.
Ramata S. Kéita
Aminata Traoré
(stagiaires)
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SQUAT DE LA BOURSE DU TRAVAIL
La présidence dépêche un émissaire
En attendant les conclusions de la rencontre gouvernement-UNTM ce matin, la présidence de la République s’est saisie mardi du contenu des revendications des travailleurs de l’Huicoma qui occupent les locaux de la Bourse du travail depuis le 10 novembre et ce, jusqu'à la satisfaction de leurs doléances.
Quelques heures après avoir occupé les locaux de la Bourse du travail, mardi 10 novembre tôt le matin, un émissaire de la présidence, du nom de Tahirou Sidibé, a rencontré les responsables des squatteurs pour constater de visu ce qui se passe sur le terrain et en même temps prendre connaissance du contenu des revendications.
Bakary Berté, président de la commission des travailleurs de Huicoma et les siens sont revenus sur les différents points de revendications, qui depuis 2005 sont sur la table des autorités. M. Sidibé, sans faire de commentaire, a promis de rendre compte à qui de droit.
C’est dire qu’ATT dès son retour de Dakar rentrera en possession du dossier même s’il est déjà imprégné du problème. A la Bourse du travail, désormais considéré comme le quartier général des travailleurs d’Huicoma, les travailleurs restent sereins. "Nous n’écartons aucune médiation pour la satisfaction de nos doléances. Tous ceux qui pensent pouvoir faire quelque chose sont les bienvenus".
Maintes fois reçu par le ministre de l’Industrie et du Commerce, la commission des travailleurs n’a jamais eu gain de cause. L’implication de l’UNTM dans les négociations est restée sans suite. Siaka Diakité, qui était face aux "frondeurs" mardi dernier, a promis que la centrale maintiendra la pression sur le gouvernement.
Désormais pressée par les travailleurs "affamés" (plusieurs mois sans salaire), l’UNTM à la rencontre de ce matin avec le gouvernement sera obligée de cesser de caresser son interlocuteur dans le sens du poil. Les travailleurs ne veulent plus entendre de l’UNTM que le gouvernement est en train de consentir des efforts. "On a assez attendu ces genres de propos. Nous voulons des actes concrets", avertissent-ils. Ils ajoutent que ce n’est pas les promesses qui font nourrir leurs familles.
Faut-il rappeler que les travailleurs des trois usines (Koutiala, Kita, Koulikoro) exigent la reprise sans délai et sans condition de l’Huicoma par l’Etat au groupe Tomota, le paiement rapide et sans condition du plan social 2003 de la CMDT amélioré, adopté pour les travailleurs de la CMDT et les mesures d’accompagnements à partir de la date du rachat (le 16 mai 2005), la reprise sans délai et sans condition des activités de l’entreprise.
"Si Tomota n’est pas un super homme, l’Etat doit s’assumer en reprenant Huicoma à ce citoyen qui n’a de considération pour personne" , affirment des travailleurs.
Amadou Sidibé
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EQUIPEMENT ET TRANSPORTS
Une inspection pour contrôler les infrastructures
Les députés ont adopté en leur séance plénière de jeudi dernier le projet de loi portant création d’une inspection de l’équipement et des transports.
La faiblesse du réseau routier, la qualité des moyens de transport, la prolifération anarchique des compagnies, entre autres, sont à l’origine de la création d'une inspection de l'équipement et des transports.
L’inspection veillera à la réglementation et des normes en matière d’équipement et de transports, à la réalisation en cas de besoin des audits des projets d’infrastructures de transport et au respect de la déontologie en matière d’études de contrôle des projets d’infrastructure de transport.
Pour s’assurer de la bonne gestion des deniers publics, l’inspection pourra engager des contrôles périodiques et inopinés, pendant les examens de passage de permis de conduire, aux postes de contrôle routier et chez les régisseurs de recettes au niveau des directions régionales des transports terrestres et fluviaux.
De plus, la nouvelle inspection va veiller sur la régularité des passations de marchés relatifs aux projets du département de l’Equipement et des Transports sous maîtrise d’ouvrage déléguée par les agences d’exécution qui ne sont pas assujetties aux contrôles de la direction générale des marchés publics.
Les députés en adoptant le projet de loi espèrent que cette inspection permettra la bonne exécution des travaux des infrastructures routières, ferroviaires, aériennes et fluviales ainsi que les tâches administratives de délivrance des documents de transport, notamment les permis de conduire, les cartes grises et les cartes de transport.
Les honorables ont également estimé que la structure faciliterait la tâche des différents services de contrôle (Contrôle général des services publics, Inspection des finances, Cellule d’assistance et d’appui au contrôle des services publics, Cour suprême et BVG).
Denis Koné
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