Jamais une vente de société et entreprise d’Etat comme celle de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma) n’a fait couler autant d’encre et de salive dans notre pays. En fait, dans le budget 2010 devant être voté par les élus de la nation à la faveur de la session budgétaire en cours, les 180 milliards de F CFA représentant le coût de cession de la Sotelma n’ont pas répondu à l’appel.
N’ayant pas compris cette absence qui ne se justifie sous aucun prétexte, les députés auraient brandi la menace de ne pas adopter le projet de budget. Après les explications cafouillées du ministre de l’Economie et des Finances, Sanoussi Touré sur les antennes de la télévision nationale, c’est le président de la République en personne qui a rencontré vendredi à Koulouba, les présidents des institutions de la République, les partenaires techniques et financiers… pour les entretenir du mode de répartition des fonds issus de la cession de la Sotelma.
Sans le dire ouvertement, ATT a prouvé aux yeux de l’opinion que les explications du ministre Touré n’ont pas éclairé la lanterne de l'opinion. A entendre le chef de l’Etat, les fonds de la cession seront destinés aux secteurs sociaux comme les infrastructures, l’éducation, la santé, les ressources humaines, etc.
Sans être exhaustif, nous notons que 40 milliards de F CFA seront dédiés aux instances de paiement au Trésor dont 24 milliards pour les opérateurs économiques. Dans le domaine de la jeunesse et des secteurs sociaux, l’Etat a promis de consacrer 17,58 milliards de F CFA pendant que 5,4 milliards seront affectés à la construction de lycées d’enseignement général.
Dans le domaine de la santé, 2 milliards sont prévus pour combler le gap de financement de la construction de l’hôpital de Sikasso. Par ailleurs, l’Etat s’engage à consacrer 6,9 milliards de F CFA à l’amélioration de la bonne gouvernance. Et 15 autres milliards de F CFA seront investis dans le domaine agricole au cours de la période 2010-2012…
La démarche du chef de l’Etat paraît nouvelle d’autant plus qu’elle s’inscrit dans une logique de transparence dans la gestion des fonds publics. Mais ce que l’opinion malienne dans sa majorité aujourd’hui n’a pas compris et qui est vrai, c’est que de la transition à son premier mandat jusqu’au 6 novembre 2009, personne n’avait vu ATT donner des explications sur des fonds publics, leur origine et leur mode de répartition.
Ce qu’il faut dire et savoir, c’est que l’histoire récente des ventes des sociétés et entreprises publiques n’a pas commencé avec la Sotelma. Il y a eu par exemple la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA, Huicoma, entre autres). Pourquoi n’a-t-il pas détaillé le mode de répartition des fonds de ces cessions ? De plus, le montant de cession de la Sotelma ne constitue pas les sous les plus importants. Du moins, il n’est pas plus important que le Millénium Challenge qui fait normalement plus de 300 milliards de F CFA. Motus et bouche cousue.
Il n’est même pas évident que l’argent ira réellement à sa destination. Sinon pourquoi ne pas l’inscrire directement dans le budget après le paiement du plan social des travailleurs de la Sotelma qui s’élèverait à environ 16 milliards de F CFA ? Le chef de l’Etat n’en a pas fait cas alors que c’est une exigence du groupe Parena-Sadi.
La sortie du président de la République n’a pas et ne pouvait pas passer inaperçue. Certainement, les autorités se reprochent quelque chose ou alors elles ont mangé à satiété et estiment qu’il est temps d’associer le peuple à sa chose.
Nul doute que la démarche de Koulouba ne vise qu’à répondre dans le feu de l’action l’opposition parlementaire qui exige des éclaircissements sur la cession de la Sotelma et de la BIM. Ce qui n’a commencé que vendredi fera-t-il désormais jurisprudence au Mali ?
MODIBO KADJOKE, DG DE L'APEJ
"L'Apej est une grande chance à saisir par les jeunes"
Le Programme pour l'emploi des jeunes, 2e génération (Pej-II) est en gestation. Le directeur général de l'Agence pour la promotion de l'emploi des jeunes (Apej), Modibo Kadjoké, dans un entretien qu'il nous a accordé, parle de ce que l'Apej a pu faire au cours du Pej-I en termes de formation et d'employabilité des jeunes, la situation des anciens volontaires, les perspectives… Il dit tout.
Les Echos : Y a-t-il en cours, un programme de recrutement de jeunes volontaires de l'Apej dans les services publics et parapublics ?
Modibo Kadjoké : Oui. Il y a un programme de recrutement de jeunes volontaires de l'Apej dans les services publics et parapublics, mais surtout dans des ONG. Le volontariat est un programme qui a commencé dans notre pays depuis assez longtemps. Nous en sommes à la 3e vague. Dans un premier temps, c'était exclusivement les services publics et parapublics. L'année dernière, nous avons fait un glissement vers les collectivités territoriales. Nous avons mis 100 jeunes volontaires dans les services publics et parapublics et 1400 dans les collectivités territoriales.
Nous avons vu dans les collectivités territoriales de grands gisements en termes de création d'emplois et d'opportunités pour les jeunes. Je pense qu'on ne s'est pas trompé parce que nous avons des cas assez intéressants dans certaines collectivités territoriales. Nous nous sommes dit cette année qu'il vaut mieux laisser des jeunes continuer avec certaines des collectivités et choisir un autre secteur. C'est ce qui détermine notre choix des ONG cette année. Nous sommes aussi convaincus que les ONG constituent un grand vivier en terme d'emplois et qu'elles constituent surtout une grande école en ce sens que le volontariat est une école de formation.
Les Echos : Quels sont à ce jour, les points saillants de vos activités ?
M. K. : Parmi les points saillants des activités de l'Apej, il y a bien sûr ce programme-là qui est assez important et qui fait partie de la composante renforcement de l'employabilité des jeunes, qui est toujours accompagné de stage de qualification dans les entreprises privées. Le volontariat est pris en charge à 100 % par l'Etat, à travers l'Apej, mais le stage de qualification est pris en charge à 50 % par l'Apej et 50 % par le service d'accueil. En plus de ce programme, il y a celui qui est consacré à l'incitation des jeunes vers la création de petites et moyennes entreprises. Nous le faisons avec des services financiers et non financiers. Les services non financiers, c'est tout ce qu'il y a comme appui à la création d'entreprise, assistance/conseil, formation à l'esprit d'entreprise, suivi des jeunes.
Pour ce qui est des services financiers, nous avons le Fonds national pour l'emploi jeune (Fnej), qui permet de financer des projets de jeunes. Nous avons choisi le financement indirect où nous passons par les banques. Celles-ci financent les projets et l'Apej apporte la garantie.
Le 3e point saillant, qui nous paraît le plus important, c'est tout ce que vous voyez en matière de Haute intensité de main d'œuvre (Himo). Himo est une méthode de travail que nous avons priorisée pour créer beaucoup d'emplois s'il s'agit de construire des routes dans une ville ou des pistes rurales. Ce système Himo est à proposer aux élus communaux, aux autorités administratives, à tous les décideurs et investisseurs comme un chantier école.
Le 4e point saillant, c'est tout ce qui concerne l'emploi rural. L'Apej a un vaste programme d'aménagements hydroagricoles sous forme de chantiers école-là aussi et d'aménagement de mares en Himo, d'installation de jeunes, d'équipement de jeunes et de financement de crédits de campagne.
Les Echos : Peut-on savoir le coût du programme Himo qui vous tient à cœur pour son double intérêt de coût moins élevé et de chantier école ?
M. K. : Il faut d'abord dire que ça vient dans le cadre d'un grand programme de l'Apej que nous réalisons avec l'assistance technique du BIT, financée par le Grand Duché du Luxembourg. C'est un chantier école dont les investissements sont à la charge de l'Etat malien, l'assistance technique est offerte par le BIT et financé par le Grand Duché du Luxembourg. Si nous avons choisi cette méthode, c'est parce qu'elle est moins coûteuse et elle crée beaucoup d'emplois. Ce qui est le plus important, Himo fait sortir le moins de devise parce que les matériaux (pierre) sont d'origine locale ainsi que la main-d'œuvre. Si nous faisons une piste rurale, 1 km nous revient à 5 millions de F CFA. Mais si elle est faite en Haute intensité d'équipement (HIEQ), le coût se situe entre 15 et 20 millions de F CFA.
L'avantage de Himo, c'est que c'est une école de formation que les jeunes s'approprient. La route pavée des logements sociaux de Tabacoro a coûté en pavé de roche 156 millions de F CFA pour 1,4 km alors qu'en revêtement ou bitume, elle atteindrait 266 millions de nos francs. Ce qui veut dire qu'avec le montant en bitume, on peut faire le double en pavé de roche, qui vient de chez nous et qui est facile à entretenir et à réaliser. C'est une technique adaptée à la grande masse de jeunes qui n'ont pas un bon niveau, mais qui peuvent apprendre des choses. C'est un peu la philosophie de la méthode Himo, c'est-à-dire : moins coûteuse et créant plus d'emplois.
Les Echos : Croyez-vous en la pérennité de l'Apej ?
M. K. : Bien sûr que oui. Plusieurs évaluations ont été faites sur l'Apej et toutes les évaluations sont allées dans le même sens ; à savoir : la pertinence de la création de la structure. Les objectifs ont été jugés pertinents. Toutes les composantes du Pej répondent à des soucis précis des jeunes. Un jeune qui finit ses études n'a pas d'expérience de travail. C'est parce qu'il n'a pas d'expérience qu'il n'a pas d'emploi. C'est un cercle vicieux.
Le renforcement de l'employabilité permet de résoudre cette équation. L'apprentissage permet à ce jeune qui n'est pas allé à l'école et qui n'a pas une qualification d'en avoir une. Le volet financement permet d'amener les jeunes à créer leur entreprise. L'auto-emploi partout dans le monde est le remède essentiel au problème d'emploi des jeunes. Nous avons beaucoup de partenaires dans les Himo.
Nous avons reçu l'Agetier qui était avec nous sur le chantier de Tabacoro, qui a envoyé des cadres en formation en Himo à Madagascar et à Turin (Italie). Il en est de même pour le génie rural. Des engagements ont été pris par les ministères du Logement, de l'Urbanisme et des Affaires foncières, de l'Emploi et de la Formation professionnelle et de l'Equipement et des Transports. Les collectivités territoriales sont en train de nous emboîter le pas. A Sikasso, elles ont 1600 km de piste rurale à aménager. Les collectivités territoriales de Sikasso se sont organisées à mobiliser 500 millions de F CFA avec la Coopération suisse pour faire ces pistes.
Koulikoro est venue nous voir sur le même sujet. Nous lui avons dit qu'elle a la matière première, qui est la pierre parce que la ville jouxte la colline. Donc, Koulikoro n'a pas besoin de bitume pour ne pas gaspiller ses ressources financières. Tout est à portée de main que ce soit les aménagements hydroagricoles, les forêts, les pistes, entre autres. L'espoir est permis.
Les Echos :L'Apej à vous entendre a même atteint sa vitesse de croisière…
M. K. : Je le pense même si cette appréciation aurait été mieux si elle venait des autres. J'ai parlé tantôt des évaluations qui ont été faites par des personnalités indépendantes et celles-ci sont allées dans le sens indiqué. Nos actions ont contribué à réduire le chômage et à former des jeunes. Le volontariat, c'est 2000 jeunes chaque année. Dans l'évaluation que nous avons faite à l'interne, il y a eu en tout 19 977 jeunes formés de la création de l'Apej à maintenant. Le compte-rendu a été fait au conseil des ministres.
Les emplois directs créés sont de l'ordre de 8943 et les emplois indirects sont environ 30 929. Ce qui a conduit le gouvernement à aller vers un Programme emploi jeune 2e génération (Pej-II). Le Pej-II est en phase de gestation. Nous sommes à la phase de conception, on est sur les termes de références qui vont être validés avec les partenaires du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle. Le premier Pej s'est étendu de 2004 à 2008.
Les Echos :Où en êtes-vous avec les anciens volontaires qui étaient fâchés avec vous et l'Etat un moment ?
M. K. : Les anciens volontaires avaient demandé un certain nombre de choses. Il y en a qu'on pouvait gérer. Ce qu'on ne pouvait pas régler a été porté à leur connaissance. Ce programme, il faut toujours le préciser, est basé sur la formation pour donner une première expérience professionnelle aux jeunes. Le jeune qui sort du programme de volontariat n'est plus le même. Il a acquis de l'expérience. Les anciens volontaires ont travaillé pendant 3 ans. Pendant ces 3 ans, l'Apej a investi dans leur formation chaque fois qu'il y avait un concours de recrutement dans la fonction publique. Ce qui a permis à beaucoup d'entre eux d'être intégrés dans la fonction publique d'Etat et dans la fonction publique des collectivités territoriales.
L'Apej a proposé son partenariat à ceux d'entre eux qui voulaient ouvrir leur entreprise. Un certain nombre d'entre, environ 147 jeunes ont déposé des dossiers qui ont requis une grande indulgence de notre part. Tous les projets ont été approuvés du côté du comité de crédit de l'Apej. Seulement une quinzaine ont des difficultés à apporter leurs fonds. Pour tout le reste, le processus est mis en branle. C'est cela que nous avons proposé aux anciens volontaires.
Nous leur avons donné la priorité sur tous nos programmes, c'est le cas de Money-Gram avec la BMS. Dans le cadre de la Bourse de l'emploi du ministère de l'Emploi, l'exclusivité des kits de l'Apej a été donnée aux anciens volontaires. Des jeunes ont été également installés à Siengo, dans la zone Office du Niger avec 171 hectares à leur disposition, soit 3 hectares par jeune et des équipements.
Les Echos : Est-ce que la crise est éteinte avec ces jeunes volontaires ?
M. K. : Je ne saurais le dire, parce que leur problème est l'intégration à la fonction publique sans concours, sans test. Cela n'est pas de notre compétence. Ce qu'il faut ajouter, il y a eu un autre programme de volontariat après celui-ci. Les jeunes ont, pour l'occasion, organisé une grande fête. Ils ont compris que le programme dure une année et ont écrit à tous les volontaires pour leur dire que le programme est terminé. Les jeunes ont même décerné des diplômés de reconnaissance à leurs partenaires qui les ont soutenus.
Nous sommes en train d'aller à une deuxième phase et c'est cela tout le sens du Pej. Je veux dire aux jeunes de croire en l'entreprenariat. La fonction publique a une capacité d'absorption limitée. Ce n'est pas que le pays n'a pas besoin de tous ses fils, mais il faut avoir des ressources pour prendre le maximum d'agents en charge. Les jeunes doivent s'inscrire dans la dynamique de la petite et moyenne entreprise pour se créer des emplois et employer d'autres. Nous avons tout le dispositif pour le faire. Il faut que les jeunes se laissent aller dans cette aventure avec nous. L'Apej est une grande chance que les jeunes doivent saisir.
Propos recueillis par
Abdrahamane Dicko
Acceuil
EXPROPRIATION DE PARCELLES A TABACORO
Le silence coupable du ministre du Logement
L’extension de la construction des logements sociaux à Tabacoro (route de Ségou) a empiété sur des parcelles, obstrué la servitude commune, dévasté des arbres sans consultation des propriétaires. Le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme se confine dans un silence total.
Le 8 juin dernier, le président de la République a annoncé "qu’on ne chassera jamais un Malien de sa parcelle au profit d’un autre". Mais quelle ne fut la surprise des propriétaires de parcelles et concessions rurales de Tabacoro d’apprendre par voie de presse que leur site a fait l’objet d’expropriation pour cause d’utilité publique dans le cadre de l’extension des logements sociaux.
L’extension des logements sociaux a causé du tort aux propriétaires de parcelles et concessions rurales de Tabacoro dans la mesure où les constructions ont empiété sur des terrains, obstrué la servitude commune et dévasté des arbres. Les correspondances envoyées au ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana sont restées sans suite. Les techniciens et les géomètres continuent d’opérer sur des parcelles.
C’est le cœur lourd que l’Association des propriétaires de parcelles et concessions rurales de Tabacoro a rencontré samedi la presse à la Maison de la presse afin de donner des éclairages sur la question.
Evoquant le décret qui a déclaré d’utilité publique les travaux de réalisation des logements sociaux, Me Amadou T. Diarra, avocat des victimes de l’expropriation, indique que l’article 228 du code domanial et foncier du Mali énonce que "l’utilité publique est déclarée : dans l’acte qui autorise les travaux d’intérêt public projetés, tels que construction de routes, chemins de fer, ports, travaux urbains, travaux militaires, aménagements et conservation des forêts, protection de sites ou de monuments historiques, aménagements d’hydraulique et distribution d’énergie, installations de services publics, création ou entretien du domaine public, travaux d’assainissement, d’irrigation et de drainage".
Du point de vue du conseil des victimes, les logements sociaux n’entrent pas dans ce catalogue bien qu’ils sont considérés comme des droits sociaux, humains, économiques et culturels. "De bons conseils ne sont pas donnés aux autorités. Si l’Etat veut que les logements sociaux soient dans ce catalogue, il faut réviser l’article 228 du code domanial et foncier. En incluant par décret les logements sociaux dans le champ d’application de l’article 228 du code domanial et foncier, l’auteur de l’acte a péché par excès de pouvoir", a soutenu Me Diarra.
Selon lui, seul le tribunal civil est habilité à prononcer l’expropriation pour cause d’utilité publique après quoi un décret est pris pour sa mise en œuvre. Mais pour le cas spécifique de Tabacoro, le décret a été pris avant que le tribunal civil compétent en la matière ne se prononce. "Sur le plan de la forme, la procédure n’a pas été respectée. Pour arriver à les exproprier, il y a des procédures à suivre". Les nombreux recours formulés par l’association pour attaquer le décret n’ont pas abouti, mais l’affaire reste pendante devant la Section administrative de la Cour suprême.
Toutefois, estiment les responsables de l’association, ils ne sont pas contre la construction des logements sociaux mais encore faudrait-il que les droits à la propriété privée soient respectés. Néanmoins, préfèrent-ils leurs parcelles à toute indemnisation. "Aucune indemnisation ne saurait combler des années d’énergie, de privation, d’angoisse, d’investissements. Nous sommes des morts vivants", a affirmé Mme Diop Binta Diallo, présidente de l’association. Et d’ajouter : "Nous n’avons été associés ni de près ni de loin à cette expropriation. Nous n’acceptons pas cela. Il y a des procédures à suivre avant que l’Etat ne se tape la poitrine pour dire que la loi lui appartient", a-t-elle fustigé.
Ce sont au total, 320 ha qui ont fait l’objet d’expropriation pour cause d’utilité publique contre 240 ha annoncés par l’Etat. Les propriétaires de parcelles et concessions rurales de Tabacoro clament qu’ils ne sont pas des usurpateurs de parcelles, mais des détenteurs de titres régulièrement acquis.
Mohamed Daou
Acceuil