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2009

Mois de Mars

Les Echos du 30 Mars 2009

 

A LA DERIVE PAR LA FAUTE DE SA DIRECTION

Transrail sur le point de licencier 376 agents

Au dépôt de bilan préconisé par la direction générale, le dernier conseil d’administration de Transrail a proposé le licenciement de 376 agents pour diminuer la charge d’une entreprise qui s’est installée dans une gestion artisanale.

La mauvaise gestion apparente à Transrail s’est confirmée lors du dernier conseil d’administration, tenu le 4 mars 2009. La direction générale avait proposé le dépôt de bilan. Les administrateurs ont opté pour le licenciement pour diminuer les charges. Il est prévu la compression de 376 agents.

Pour démontrer leur désaccord avec cette décision du CA, six syndicats de Transrail, dont 3 au Sénégal, représentés chacun par 3 délégués, soit un total de 18 représentants du personnel de Dakar à Bamako, se sont rencontrés à Kayes le 26 mars.

Une déclaration, dite « Déclaration de Kayes », a été élaborée. Signée par le CSTS/FC/SUTRA, le CNTS/Fetrail et l’UNSAS/SASTrail (Sénégal) et par le Sytrailm/UNTM, le Syltrail/CSTM et le Synachem (Mali) avec ampliation aux hautes autorités des deux pays, aux syndicats des travailleurs, à l’Assemblée nationale, au Sénat, elle indique que les syndicats ne sont nullement responsables de la situation actuelle de Transrail.

Au regard des fautes de gestion du directeur général de Transrail, Eric Peiffer, et de la volonté affichée par la direction générale de licencier 376 agents pour motif économique, les syndicats ont décidé de rompre leurs relations avec lui.

Toutefois, ils entendent assurer la continuité des activités de Transrail avec les cadres nationaux sénégalais et maliens, désireux d’accompagner le personnel pour relever le défi. Ils se disent ouverts au dialogue et à la concertation avec les autorités concédantes et le conseil d’administration de Transrail.

Pour les syndicats maliens, le chemin de fer du Mali ne se porte pas mieux qu’avant sa concession. Ils sont déterminés à poursuivre la lutte jusqu’à leur satisfaction. Une assemblée générale est prévue ce matin pour définir la stratégie à suivre.

Une affaire de famille

A la concession du chemin de fer en 2003, les clauses du contrat prévoyaient une suspension des recrutements pendant cinq ans pour permettre à la société de mieux se structurer. Mais, contre toute attente, le repreneur, en fin 2004 déjà, avait commencé à recruter.

Ce recrutement « illégal », selon certaines sources, n’a pas été fait dans les règles de l’art. Aujourd’hui, les différents directeurs sont accusés par les travailleurs de recruter à tour de bras leurs connaissances parmi lesquelles des étrangers. Ce favoritisme prévaut du côté sénégalais comme du côté malien. Pis, les « nouvelles recrues » toucheraient trois fois plus de salaires que ceux qui sont les « noyaux du chemin de fer ».

L’anarchie dans la gestion de Transrail n’est plus qu’un secret de polichinelle. Les chefs de service et directeurs se sont octroyés une indemnité de sujétion de 300 000 F CFA par mois. Aussi les finances de l’entreprise sont proprement dilapidées. L’exemple de cette mauvaise gestion en est que le DG, le DGA, le DAF et le secrétaire général ont chacun, indépendamment des autres, le plein pouvoir de soutirer de l’argent des comptes de l’entreprise.

Ce qui constitue un drame pour le peuple malien, car dans la concession, il est dit que c’est l’Etat malien qui achète tous les matériels, le repreneur les utilisant au mieux des intérêts de l’entreprise. Après quelques années, le constat est que l’Etat ne profite en rien de Transrail. A cela, il faut ajouter le fait que l’entreprise ne parvient pas à desservir toutes les gares qui faisaient la fierté des Maliens.

Amadou Sidibé et A. M. T.

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 LES ANCIENS VOLONTAIRES DE L’APEJ EN GREVE DE LA FAIM

Après l’appât, le déni

Le volontariat avait été lancé à grand renfort médiatique comme une tremplin-miracle pour les jeunes diplômés, toutes catégories confondues, à trouver du travail tout en témoignant à « l’Etat providence », leur patriotisme.

Tous les observateurs prévoyaient l’explosion de ce cocktail de désespérance un jour ou l’autre, tant le projet n’était pas solide dans sa conception. Tout comme d’ailleurs tous les autres programmes de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej). Des cabines téléphoniques, qui ne procuraient à leurs exploitants des revenus réguliers et substantiels, aux contrats de qualification, qui ne garantissaient pas plus de six mois de travail aux jeunes contractuels dans des services privés, tout comme le volontariat dont la durée ne dépasse un semestre dans l’administration… l’échec de chacun de ces programmes était prévisible.

Et toutes les structures en charge de l’emploi sont restées sourdes face aux voix qui se sont élevées pour dénoncer le caractère précaire des emplois ainsi créés, mais également leur inefficacité à lutter contre la pauvreté. Ces programmes ne reposent sur rien de réaliste, si ce n’est la volonté d’un homme qui tenait vaille que vaille, à avoir un semblant de résultat dans la création d’emplois en distribuant l’argent public pour simplement se faire un nom auprès des jeunes dans le très fertile champ du clientélisme misérabiliste.

Dans le programme de qualification, plus de 700 millions de F CFA ont disparu entre des entreprises qui n’ont jamais existé, alors que les cabines fermaient les unes après les autres, en ligotant les promoteurs dans le carcan de la dette.

Dans le cadre du volontariat, par exemple, seuls les enfants des pontes du régime sont restés à Bamako et dans les services les plus en vue. Les enfants des pauvres (citoyens lambdas) sont jetés loin des leurs, souvent avec seulement 40 000 F CFA de salaire à la fin du mois pour les secrétaires.

Au même moment, le groupe des jeunes est noyauté par Koulouba pour étouffer d’éventuelles contestations. Un certain Mamadou Dionsan, proche de la fille bien aimée et non moins « président » des jeunes volontaires joue bien le rôle de chef diviseur, arpentant les services et ministères, il passe son temps en mission tous frais payés par l’Apej.

Il est établi aujourd’hui que le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle avec ses services rattachés ne sont pas à la hauteur. Ils n’ont pas jusqu’ici été capables de créer des emplois durables et rémunérés ; cependant des créneaux ne manquent pas dans les secteurs de l’informatique, des télécommunications, des multimédias et bien d’autres domaines de prestation des services.

Un groupe d’incompétents

Le constat est établi également que le manque de ressources humaines compétentes touche aussi les partenaires du département de l’Emploi. Par exemple la BMS (Banque malienne de solidarité) qui doit accompagner l’Apej dans l’évaluation et le financement des projets. Cette banque regorge d’anciens travailleurs de « Césiriso » devenu depuis, Crédit initiative (7 au total).

Tous partis de « Césiriso » au moment du dégagement du Fed (Fonds européen de développement) avec des grosses enveloppes d’argent dans le dessein de créer leur entreprise, et comme par coïncidence, tous ont lamentablement échoué. Après leur échec dans le privé, ils sont redevenus des salariés dans une banque où ils sont chargés de l’étude technique de projets. Leur parcours nous enseigne leur limite dans l’entreprenariat, alors comment de tels individus peuvent-ils donner leur avis pour le financement d’un dossier ? Par leur incompétence, beaucoup de projets n’ont pas été financés, et ceux qui l’ont été ne sont pas économiquement rentables.

Rappelons qu’en 2007 un projet dans le secteur de l’audiovisuel et le multimédia (les seuls secteurs très rentables au monde avec un taux de croissance à deux chiffres 27 à 37 %) qui avait l’assentiment des jeunes volontaires a été saboté parce que simplement le promoteur n’avait pas les bénédictions de Koulouba. Ce projet, très original, voulait créer 300 emplois en seulement quelques mois tout en faisant des jeunes actionnaires en même temps employés dans leur propre société. Koulouba avait choisi de reconduire les contrats des jeunes sur 6 mois, plutôt que de financer la part de certains dans cette nouvelle société.

Traumatisés par leur échec, ils ont tendance à charcuter tous les budgets, ne proposant que de petites sommes qui ne suffisent manifestement pas au financement efficace des projets soumis à leur appréciation.

Lorsqu’on n’a pas confiance en soi-même, on ne peut avoir confiance aux autres. La solution de l’emploi dans tous les pays se trouve dans la création de grands projets capables de générer de dizaines, voire des centaines d’emplois durables et conséquemment rémunérés, mais jamais dans les cabines téléphoniques ou indemnités de stages de six mois.

Le ministre Ndiaye, qui avait suscité l’espoir, n’est en réalité qu’un tocard qui brille par son manque d’initiative, mais pas seulement. C’est un flambeur qui administre par communications mensongères, incapable de concevoir une bonne politique intégrée de création d’emplois pérennes, il est toujours prompt à bondir sur la moindre idée d’autrui et en usurper les substances.

Abdoul Karim Dramé

(journaliste indépendant)

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COUR D’ASSISES

Un garde national condamné à 20 ans de réclusion

Pour avoir expérimenté une pratique qu’on croyait à jamais révolue dans la collecte des impôts, un maire et des gardes viennent d’être punis par la Cour d’assises de Bamako.

Il a fallu plus de 11 h à la Cour d’assises pour rendre, vendredi dernier, le verdict du procès qui opposait les populations de Tousséguéla à leur maire et à deux gardes, accusés de détention illégale et complicité d’enlèvement. La Cour a acquitté le garde Boubacar Coulibaly et condamné le maire Konimba Konery à deux ans de prison avec sursis. Quant au garde Salif Diallo, absent, il a écopé de la lourde peine de 20 ans de réclusion.

Le 17 juillet 2006, suite au retard constaté dans le recouvrement des impôts, Konimba Konery, maire de la Commune rurale de Tousséguéla cercle de Kolondiéba, écrit au préfet de Kolondiéba pour solliciter la mise à sa disposition de deux agents de sécurité pour une période de 3 jours allant du 24 au 26 juillet 2006.

Le préfet fait mettre le 18 juillet 2006, à la disposition du maire deux éléments de la garde nationale du peloton de Kolondiéba : Boubacar Coulibaly et Salif Diallo. A leur arrivée, les agents sont mis à la disposition du régisseur de la mairie et conduits chez le chef de village de Tousséguéla avec instruction d’interpeller et de conduire devant le maire tous ceux qui ne se sont pas entièrement acquittés de leurs impôts et taxes.

A la suite de ces instructions, une véritable chasse à l’homme commence. Les gardes guidés par le représentant du chef de village fouillent toutes les familles du village à la recherche d’éventuels « mauvais payeurs d’impôts ». Des chefs de famille retrouvés sont embarqués sans ménagement dans le véhicule, conduits à la mairie et enfermés dans un bureau sur ordre du maire.

Les chefs de familles absents de chez eux sont remplacés par un membre de la famille trouvé sur place. C’est ainsi qu’un mineur de 9 ans, Issa Konaté, malade, est embarqué en lieu et place de son père et enfermé dans la même chambre que les autres. Mme Fatoumata Koné est arrêtée pendant qu’elle pile son mil. Elle est embarquée à la place de son mari et elle ne doit sa libération qu’à l’arrivée de ce dernier.

Mme Zélé Samaké, en état de grossesse avancée, est arrêtée à son domicile à la place de son époux Mamadou Konaté, parti en mission à Sikasso. Elle proteste et explique tant aux gardes qu’au représentant du maire que son mari a fini de payer ses impôts, peine perdue. Elle est embarquée comme les autres et enfermée dans la même pièce qu’eux, de 8 h à 14 h. C’est à l’arrivée de son époux qu’elle est libérée après que celui-ci eut justifié qu’il est à jour dans le paiement de ses impôts. Le choc éprouvé par Mme Zélé Samaké finit par provoquer son avortement malgré toutes les ordonnances payées par son mari.

A l’aveuglette

Aly Sidibé, de retour du champ, constate que sa mère a été arrêtée et conduite à la mairie. Il se précipite en cet endroit et est aussitôt enfermé en même temps que celle-ci. Salia Ballo, Daouda Konaté et d’autres ont chacun subi les mêmes épreuves, du matin jusque tard la nuit, consistant à l’enfermement sans nourriture, ni eau, ni possibilité de sortir pour uriner ou autres besoins naturels.

Après avoir recouvré leur liberté, les victimes et l’ensemble des habitants de Tousséguéla ont assigné le maire et les gardes en justice. Devant le juge d’instruction, le maire a tenté de minimiser sa participation aux faits incriminés arguant tantôt que les personnes arrêtées l’ont été sur l’ordre du représentant du chef de village, tantôt que c’est sur instruction du régisseur.

Le garde Salif Diallo a reconnu que lui et son collègue ont arrêté et conduit plusieurs personnes à la mairie où elles ont été gardées pendant toute la durée de leur mission. Il a précisé qu’ils ont agi en tant qu’exécutant et sur l’ordre du maire. En ce qui concerne le garde Boubacar Coulibaly tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, il a opté pour la dénégation systématique.

Le procès des trois personnes a commencé à la Cour d’appel de Bamako aux environs de 11 h 30. Le garde Salif Diallo étant absent, la Cour a entendu le maire et le garde Boubacar Coulibaly qui ont été ensuite interrogés par le président de séance et les avocats de la partie civile. « Nous ne sommes que des exécutants. Aujourd’hui, si on nous met à ta disposition et que tu nous demandes d’aller prendre une telle personne, nous le ferrons sans hésiter », a répliqué le garde Boubacar Coulibaly. La présence des gardes, selon le maire, était nécessaire dans l’accomplissement de la mission de recouvrement.

Les témoins et les victimes ont été également entendus par la Cour. C’est à 23 h 30 précise que la Cour, après une heure de délibération, a acquitté le garde Boubacar Coulibaly et condamné Konimba Konery à deux ans de prison avec sursis pour séquestration. Le garde Salif Diallo a été condamné à 20 ans de réclusion.

Selon Me Mamadou Camara, un avocat de la défense, « le garde Salif a été condamné à 20 ans de réclusion parce qu’il n’est pas venu au procès. S’il revient, la Cour va reprendre son procès ».

Sidiki Doumbia

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MISSABOUGOU

Les 81 maisons cassées sans dédommagement

L’Etat avait donné jusqu’à mercredi 25 mars aux propriétaires des 81 concessions de Missabougou situées dans l’emprise du 3e pont de quitter les lieux. Hier, dimanche, des Bulldozers ont tout rasé sans dédommagement préalable.

Dans un précédent article, nous relations les déboires des résidents de Missabougou, qui avaient dénoncé à la faveur d’une conférence de presse le mardi 24 mars 2009, l’attitude de l’Etat envers eux. Dans le cadre de la construction du 3e pont, des concessions au nombre de 81, avec une mosquée et un commissariat de police ont été ciblés comme étant dans l’emprise du pont et de ses voies adjacentes.

L’appréhension des propriétaires de ces maisons contre l’opération de démolition est liée aux conditions dans lesquelles elle se déroule. Au cours de la conférence de presse, le porte-parole du Collectif des résidents de Missabougou, Abdoul Karim Sangaré, et ses camarades ont critiqué la commission interministérielle (ministère de l’Equipement et des Transports, Logements , Urbanisme et Affaires foncières et Finances) de n’avoir pas joué pleinement leur partition.

Selon M. Sangaré, les lots de compensation mis à leur disposition par la mairie de la Commune VI dans les 95 ha de Yirimadio et qui font 200 ou 190 m2 ne sont pas adaptés aux familles nombreuses qui occupaient des domaines de 300 à 400 m2, voire plus. L’argent qui devait leur être payé est bloqué au niveau du ministère des Finances qui attend le PV d’expertise de son collègue de l’Urbanisme.

C’est dans ce contexte de désordre ambiant, que les membres des 81 familles ont été sommés, le 20 mars 2009, par un communiqué radiotélévisé de déguerpir au plus tard le mercredi 25 mars.

Tout en montrant toute son adhésion au projet de construction du 3e pont qui fait la fierté de tout Missabougou, le Collectif parle du manque d’argent pour construire un nouveau toit. C’est pourquoi ses membres ont demandé aux autorités de différer leur déménagement ou de les prendre en charge dans le cadre d’un contrat de location bail pour au moins six mois.

En faisant passer les maisons par les Bulldozers hier dimanche, les autorités qui sont accusées d’avoir mis les charrues devant les bœufs ont une fois de plus fait la sourde oreille.

Abdrahamane Dicko

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SEMAINE DES MARTYRS

L’ADJ en avant-garde

L’Association démocratie et justice (ADJ) n’est pas restée en marge de la célébration de la Semaine des martyrs du 17 au 26 mars.

Célébrée du 17 au 26 mars de chaque année depuis l’avènement de la démocratie, la Semaine des martyrs a vécu. L’édition 2009 a été marquée par des rencontres et conférences-débats animées par des acteurs du Mouvement démocratique.

L’une des particularités de la Semaine des martyrs de cette année a été le fait que la Coordination nationale du Mouvement démocratique a assigné des activités à certaines associations relevant d’elle. Parmi celles-ci, l’ADJ qui a marqué d’une pierre blanche la célébration de l’événement à travers l’organisation de deux conférences-débats : l’une en Commune I et l’autre au Point G.

Celle de la Commune I a eu lieu le samedi 22 mars autour du thème générique « les défis actuels à la démocratie malienne ». Animée par le président de l’ADJ, Pr. Abdoul Traoré dit Diop, elle a enregistré la présence d’éminentes personnalités acquises à la cause de la démocratie.

Actualité oblige et en rapport avec le thème, des sujets comme le manque de transparence dans la gestion des affaires publiques, la fraude électorale, la vie chère, la crise de l’école et bien d’autres sujets ont occupé une place de choix dans les débats.

Autres faits qui n’ont pas échappé à l’analyse et à la critique des participants, c’est bien les alliances contre-nature à l’approche des élections. A l’ADJ, l’on est loin d’oublier le comportement de certains partis politiques en l’occurrence l’Adéma qui s’est mis à plat ventre en 2007 pour soutenir un candidat indépendant, renonçant ainsi à la conquête du pouvoir.

La conférence a permis de faire un panorama des défis qui se présentent à notre démocratie. Pour une démocratie forte et apaisée, le Pr. Diop a insisté sur la transparence dans la gestion des deniers publics et invité les partis politiques à jouer le rôle qui est le leur.

Se prononçant sur la crise scolaire, des intervenants ont estimé que l’école est en passe de devenir le dernier souci du gouvernement dans la mesure où la question n’est pas traitée avec la même envergure aujourd’hui comme celle de « l’Initiative riz » ou des projets d’infrastructures routières.

Interpellé sur l’organisation des élections, l’ex-ministre Ousmane Sy, a partagé sa vision et son expérience. Aussi, la question relative aux avantages et aux inconvénients de la décentralisation n’a pas été occultée. M. Sy a démontré que celle-ci présente plus d’avantages que d’inconvénients.

Mohamed Daou

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FEKAY-2009

La Cité du Rail à la croisée des chemins économiques

A travers la foire d’exposition internationale de Kayes (Fekay), la Cité du Rail entend montrer ses potentialités économiques. Le Premier ministre, Modibo Sidibé a inauguré l’événement vendredi dernier.

La 2e édition de la Foire exposition internationale de Kayes (Fekay), a donné son coup d’envoi vendredi 27 mars au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. L’événement était placé sous la présidence du Premier ministre, Modibo Sidibé, accompagné de membres du gouvernement, du gouverneur de Kayes, du président de la CCIM et de plusieurs autres invités de marque.

C’est fort du succès de la 1re édition, tenue en 2005, qui a largement comblé les attentes, tant du point de vue du nombre d’exposants que du volume d’affaires réalisées, qu’il a été procédé à l’organisation d’une 2e édition afin d’intensifier les courants d’échanges commerciaux dans notre sous-région qui reste marquée par la faiblesse des échanges intra-communautaires.

La manifestation commerciale biennale et multisectorielle, qui va s’étendre sur plus de deux semaines (27mars/12 avril), vise à renforcer les relations d’affaires entre opérateurs économiques des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) et ceux d’autres espaces économiques. Elle constitue à cet égard un lieu privilégié de rencontres et d’échanges à travers des expositions et ventes directes au grand public dans les domaines aussi variés que le commerce, l’industrie, l’agriculture, l’élevage, les mines et les services.

Fruit des efforts conjugués de la Chambre de commerce et d’industrie, des autorités administratives et politiques de la région, l’événement est perçu du côté de la CCIM comme un signal fort de l’adhésion des plus hautes autorités et surtout de leur soutien aux ambitions des opérateurs économiques visant à renforcer le processus de participation accrue des opérateurs privés aux efforts de construction de notre pays.

De par sa position géographique, à la confluence des routes du Sénégal, de la Guinée, de la Gambie, de la Mauritanie et de la Guinée-Bissau, ce sont les opérateurs économiques de ces pays qui exposent leurs produits. La Syrie, et l’Iran qui ne sont plus à présenter en matière de foire au Mali sont également présents à travers des produits aussi divers que variés. Pour que la foire soit la volonté des autorités n’a pas fait défaut.

Décidé à faire du secteur privé un maillon essentiel du développement, le Premier ministre a affirmé que le gouvernement est décidé à aller le plus loin possible. « C’est dans une croissance accélérée et forte que nous avons une chance de pouvoir assurer le décollage économique. Cela passera nécessairement par le décollage industriel qui demande des mutations, des transitions à faire, qu’il faut accompagner en termes politiques et des programmes et nous le ferons. Si le secteur privé n’est pas prêt, le gouvernement est prêt », a-t-il dit.

Cette forte volonté politique a été aussi exprimée par le ministre de l’ E conomie, de l’I ndustrie et du C ommerce. M. Diallo a mis l’accent sur la diversification des produits et la qualité du prix dans un monde où le marché reste marqué par des mutations profondes et une concurrence exacerbée.

Le président de la CCIM, a estimé que la foire administre la preuve d’une solidarité et d’une synergie remarquables entre les acteurs du secteur privé national. Aussi, M. Bittar, à l’instar du président de la délégation régionale de la CCIM de Kayes, Diaby Doucouré, a mis la cérémonie à profit pour poser certaines doléances parmi lesquelles l’obtention d’un espace aménageable comme parc d’exposition pour y tenir les futures éditions de la Fekay, la création d’un institut de formation professionnelle, un centre régional d’appui aux entreprises, un siège moderne pour incarner l’image de l’institution.

La coupure du ruban par le Premier ministre et la visite des stands a mis fin à la cérémonie.

Amadou Sidibé

 

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SOUDAN-MALI : 1-1

Crocodiles et Aigles se neutralisent

Dans le cadre de son premier match du groupe D du dernier tour des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010 disputé samedi dernier au stade d'El Merriekh, le Mali n'a pas réussi une entrée en matière très convaincante en concédant le nul au Soudan (1-1).

Partis par vol spécial à Khartoum pour donner le signal d’un rêve que tout un peuple attend dans les éliminatoires combinées Can/Mondial-2010, les Aigles se sont finalement contentés, samedi, du partage de points avec les Crocodiles du Nil. Le manque de vigilance de l'arrière-garde et de réalisme devant le but adverse ont été les fautes des poulains de Keshi.

Toute la rencontre d’ailleurs se joue dans la première demi-heure. Les Aigles poussent et obtiennent l’ouverture du score à la 24e par Frédéric Oumar Kanouté sur un service d’El Hadji Mahamane Traoré. L'égalisation soudanaise intervient un peu plus tard suite à une mauvaise appréciation de la remise d’Adama Tamboura au portier Mahamadou Sidibé. Une situation que profite l'attaquant soudanais Ibrahim Mountader qui loge la balle dans les buts du portier et capitaine malien après une aile de pigeon en toute beauté. Dès lors, les deux équipes jouent la prudence mais se créent des occasions de part et d'autre.

Les Maliens par Seydou Kéita, Modibo Maïga, El Hadj Mahamame et surtout Adama Coulibaly "Police" rateront tour à tour de belles occasions. Mais c'est le Soudanais Ibrahim Molater qui a donné des sueurs froides aux Maliens en fin de partie. A la réception d'une passe, il se retrouve seul face à Maha, mais par précipitation, il tire au-dessus. Malgré les actions offensives des deux côtés, les deux équipes se quittent dos-à-dos.

A Keshi et sa bande de sortir le grand jeu et d’être plus forts en juin pour affronter le Ghana et le Bénin. Ces derniers s'affrontaient hier à Kumasi (Ghana) pour le second match du groupe.

Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit…

Stephen Keshi(entraîneur des Aigles):

" On aurait pu gagner 3-1 ou 4-1, mais il faut compter avec certains aléas du football sinon les garçons ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Bon à nous d’être forts lors des prochaines sorties et d'ici là nous aurons le temps nécessaire pour préparer ces rendez-vous".


Frédéric Oumar Kanouté(attaquant des Aigles):

"C'est vrai qu’on pouvait gagner. Au bout, il y a une petite déception, mais avec ce résultat il faut plus perdre l'espoir, car c'est le moment ou jamais de rester unis pour les deux matches de juin à domicile. Si on fait le plein, je pense qu'on aura la chance. On essaye d'avoir l'objectif principal qui est la Coupe du monde et l’on va tout faire pour y être. On demande à tous les Maliens d'être derrière nous".

 

Les à-côtés

Les Aigles bloqués à l'aéroport

Une fois de plus l’improvisation était au rendez-vous du voyage. Partis sans les pièces d'identité, des Aigles ont connu des moments de frayeurs à leur arrivée à Khartoum où l'équipe et l'encadrement technique ont été bloqués des heures durant. Il a fallu l'intervention énergique de la présidence et la Primature et surtout des acrobaties du MJS et de l’ambassadeur du Mali au Caire pour que les joueurs retrouvent le sourire. A qui profite ce dérapage en dépit des dispositions prises par les autorités afin que le voyage se passe dans les conditions idoines ?

Les fils du pays

Ils étaient étudiants, fils de diplomates, commerçants ou simples citoyens, tous habillés aux couleurs nationales. Pendant toute la rencontre, ils ont donné de la voix, histoire de prouver aux Aigles qu’ils n'étaient loin d’être des orphelins à Khartoum.

Rassemblés par

B. D. S.

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