Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2009

Mois de Mars

Les Echos du 16 Mars 2009

 

ANNIVERSAIRE

Les vingt ans des Echos en images, débats et témoignages

A l’occasion de son 20e anniversaire, le journal « Les Echos » a ouvert le débat sur les acquis démocratiques, la relève en 2012 et la crise financière, la collaboration entre juges et journalistes pour endiguer le fléau de la corruption. En plus des comptes-rendus et commentaires, nous vous proposons aussi des témoignages sur le journal et des images de la fête à Ouolofobougou et au Blonba.

Maintenir le flambeau !

Participer à l’édification d’une nation démocratique, libre, solidaire et transparente : telle est l’ambition du journal « Les Echos », lancé le 17 mars 1989. Demain, 17 mars 2009, le journal de la Coopérative culturelle Jamana, qui a connu des mutations significatives, aura effectivement 20 ans d’âge. Vingt ans au cours desquels, il n’a cessé d’être au premier rang pour partager les préoccupations des masses populaires.

Pouvait-il en être autrement ? En dédiant le premier numéro à Abdoul Karim Camara dit Cabral, le secrétaire général de l’Union des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), assassiné dans les geôles du régime du général Moussa Traoré neuf ans auparavant, les initiateurs « des Echos » ont définitivement tracé les sillons du parcours, c’est-à-dire tout pour le bien-être du Mali dans l’équité, la justice et la solidarité.

En dépit des vicissitudes de la vie politique, des crises de toutes natures, cette ligne éditoriale demeure intacte et sera maintenue. Autrement dit, le combat reste le même du régime du parti-Etat à nos jours. Comme leurs prestigieux aînés, les membres de l’équipe actuelle s’engagent à maintenir le flambeau allumé, en faisant preuve de courage, de don de soi, de sens de la mesure, de respect de l’autre, mais sans transiger.

Si « Alpha a osé » sous le général Moussa Traoré, comme certains l’ont dit, pourquoi devons-nous trembler sous la dictée de ceux qui s’échinent à croire qu’ils sont désormais en territoire conquis ? Avons-nous le droit de ménager ceux qui s’accaparent les biens de l’Etat, spolient la veuve et l’orphelin ? Faut-il se taire quand des Maliens s’érigent en fossoyeurs de la paix, de l’entente, de l’unité nationale ? Faut-il cautionner la mort des institutions, l’unanimisme ambiant après avoir combattu les mêmes tares sous le monopartisme ?

La conduite des partis politiques aujourd’hui est-elle de nature à renforcer le processus de démocratie ? Permet-elle de traduire en actes concrets les aspirations profondes du peuple ? La conduite des affaires de l’école, de la santé, de l’exploitation des ressources naturelles se fait-elle dans les règles de l’art ?

Certes, il y a de nos jours plus de libertés, mais globalement les défauts jadis dénoncés, comme de vieux démons, sont de retour. Il serait donc suicidaire de baisser la garde. Ce serait trahir le sacrifice des martyrs de janvier-mars 1991, de tous les opprimés du régime militaro-civil de 1968 à 1991. Pour sa part, accompagné ou pas, « Les Echos » maintiendra le flambeau de la lutte rallumé. Il sait compter sur les citoyens, ses partenaires, ses lecteurs engagés pour un Mali plus prospère.

Alors vivement « Les Echos » centenaire et pourquoi pas éternel au service d’un Mali où il fera toujours bon vivre !

Acceuil


 

 AN XX DES ECHOS

Pour l’alternative partisane en 2012 !

« Quelle relève en 2012 ? » C’est l’un des thèmes de la conférence-débats organisée samedi à Blonba par la Coopérative culturelle multimédia Jamana dans le cadre des festivités marquant les vingt ans du journal « Les Echos » .

Votre quotidien « Les Echos » fête ces jours-ci les vingt ans de son existence. Créée le 17 mars 1989 par des hommes et des femmes soucieux des libertés individuelles et collectives, le journal « Les Echos » a été, jusqu’à ce jour, à la pointe du combat pour un Mali démocratique.

La conférence-débats organisée par la Coopérative culturelle multimédia Jamana, à l’espace culturel Blonba, sur le thème « Quelle relève en 2012 ? », avait pour objet de faire une rétrospective du processus démocratique enclenché dans le pays après les événements du 26 mars 1991, de l’interroger, de mesurer le chemin parcouru et surtout « d’ausculter » l’avenir, précisément 2012.

Cette date s’annonce comme une étape décisive dans la vie de notre pays puisque se tiendra une élection présidentielle qui, de l’avis des conférenciers, ne doit en aucun cas, ressembler à celle que nous avons vécue en 2007. D’où le devoir des partis politiques, de la société civile et de la jeunesse de prendre conscience de leur rôle pour assurer une relève qui puisse donner espoir aux populations.

Si pour Ousmane Sy, secrétaire politique de l’Adéma/PASJ, ce parti est résolument engagé à jouer le rôle qui est le sien en 2012, c’est-à-dire, reconquérir le pouvoir, Thierno Diallo du Mouvement devoir de génération (MDG) trouve que pour assurer une alternance crédible en 2012 il faut des préalables. Il cite une société civile forte autrement dit, organisée et demandant toujours des comptes aux dirigeants, des partis politiques et des hommes politiques crédibles et une jeunesse qui prend pour repères ceux qui se sont battus pour allumer le flambeau de la liberté.

A l’analyse des propos des conférenciers et intervenants, il ne serait pas exagéré de dire que le destin du pays dépend aussi de la relève à laquelle il sera confié en 2012. Car unanimes ont été les débatteurs, qu’après vingt ans d’exercice démocratique, nous nous retrouvons avec la fameuse phrase de Vladimir Ilitch Lénine « un pas en avant, deux pas en arrière ».

Ainsi les idéaux pour lesquels le peuple s’est battu s’estompent-ils au grand dam des acteurs du Mouvement démocratique. C’est pourquoi Mme Sy a suggéré qu’un véritable débat soit engagé autour de cette question entre acteurs du Mouvement démocratique et pourquoi pas avec le peuple.

La relève sera celle que les Maliens en donneront en 2012 estiment les conférenciers. Mais, l’avènement d’un autre indépendant « pourrait engendrer le fascisme et le nazisme », prévient Daniel Tessougué, juriste. Pour qu’elle soit partisane, la relève, d’ores et déjà « doit s’approprier le langage du peuple, répondre à ses aspirations », souligne M. Diallo du MDG.

Denis Koné

 

[haut]

Acceuil


NAISSANCE DE « LES ECHOS »

Des témoignages poignants

La célébration des 20 ans de Les Echos a été un temps fort de communion avec les témoignages vivants des précurseurs du quotidien de Jamana. La nuit du samedi 14 mars au Blonba a été riche en révélations.

Mme Sy Kadiatou Sow (ancien ministre et revendeur des Echos) : « Le journal Les Echos a créé un éveil de conscience »

« J’ai commencé par être membre de l’équipe de diffusion, dirigée par Mahamoudou Sidibé, des publications comme la Revue Jamana, Les Echos et le magazine Grin-Grin. A l’époque, mon réseau de distribution était la zone CMDT où je travaillais et qui me permettait de faire parvenir les différentes publications aux fins fonds du pays. C’était un plaisir pour nos dépositaires, composés en majorité d’enseignants, de venir verser tous les trois mois les recettes des journaux qu’ils gardaient jalousement par dévers eux malgré les retards de salaires de trois mois. J’étais heureuse de distribuer les productions de Jamana. On sentait cet engouement à tous les niveaux. Les articles publiés passaient à la moulinette. Beaucoup de gens : éleveurs, paysans, pêcheurs ou fonctionnaires ont appris énormément de choses sur la gestion du pays dans les journaux édités par Jamana mais aussi « Sorofé », qui reprenait en langue nationale bamanan et sur support audio certaines informations. Les Echos ont créé un éveil de conscience ».

Pr. Abdoul Traoré dit Diop(Association démocratie et justice) : « Mon adhésion à Jamana à été faite à travers Alpha »

« Le Pr. Ali N. Diallo avec qui j’étais au PMT m’a présenté à Alpha Oumar Konaré. Ce dernier connaissait déjà ma famille à Markala où il a enseigné et où il fut entraîneur de basket du club local dans lequel jouait mon grand frère. J’ai fait mon entrée à Jamana à travers la Revue culturelle Jamana. Puis vint la création de Les Echos. Pour des raisons de sécurité pour ma propre personne, parce que j’étais fonctionnaire, Alpha ne voulait pas que mon nom apparaisse dans l’ours et c’était le cas pour la plupart des rédacteurs anonymes qui signaient avec des pseudonymes. Mais j’ai dit à Alpha que je signerais mes articles et que j’en prendrais l’entière responsabilité. Le journal Les Echos n’était pas seulement ceux qui travaillaient sur place à Bamako. Il y avait des anonymes à travers le pays et même le monde. Un de nos illustres anonymes fut Dr. Nafé Sangaré. Il vit en France et a été pendant longtemps le dépositaire des Echos et d’autres publications de Jamana dans l’Hexagone. Grâce à lui, Jamana a pu avoir plus d’abonnés en France qu’ailleurs ».

Mme Dramé Kadiatou Konaré(éditrice et fille d’Alpha) : « J’ai eu le goût de la lettre à travers les Echos »

« Je fais partie des enfants de Jamana. Quand la Revue Jamana naissait, j’étais dans les petites classes. Mais la création de Les Echos m’a trouvé en classe de terminale. Ce qui me reste encore comme souvenir, c’est la Une ensanglantée de Les Echos qui retraçait le film des événements douloureux qui ont abouti au 26 mars 1991 appelé « le vendredi noir ». J’ai reçu un exemplaire de ce journal quand j’étudiais en France. J’ai été bouleversée et scandalisée. Avec la Coopérative Jamana, j’ai pris goût à la lecture. J’ai un profil de scientifique pour avoir fait des études de sciences depuis le lycée. Mon orientation à l’édition est due en grande partie à ma passion pour la lecture et les belles lettres. Le journal Les Echos a contribué à bousculer pas mal de choses au Mali et je prie le bon Dieu qu’il lui donne la chance de vivre encore longtemps ».

Ousmane Sy(ancien ministre, secrétaire politique de l’Adéma) : « On dérangeait beaucoup le régime »

« Si on dérangeait quelqu’un, on dérangeait beaucoup le régime de l’époque. Nous tenions notre comité de rédaction les vendredis après-midi au siège de Jamana à Ouolofobougou. Le pouvoir en place avait mis à nos trousses un officier de gendarmerie qui nous filait à nos heures de comité de rédaction à Jamana. Un jour, nous avons fini par le démasquer et le mettre hors d’état de nuire. Les Echos se vendaient sous les manteaux. Certains le lisaient en l’intercalant dans L’Essor, le quotidien national. Nous avons mené un combat noble. Quand on voit la floraison de titres de journaux et de radios libres, je me dis quelque part qu’on ne s’est pas battu pour rien. Il faut continuer le combat et se battre. La liberté de presse au Mali a été acquise au prix du sang et des nuits blanches. Il faut la sauvegarder à tout prix ».

Rassemblés par

Abdrahamane Dicko

 

[haut]

Acceuil


20 ANS APRES

« Les Echos » ouvre le débat sur les acquis démocratiques

Dans le cadre des festivités commémorant les 20 ans du journal « Les Echos », une série de débats a été organisée le samedi 14 mars au Blonba. « Les Echos, 20 ans après, comment se porte la démocratie et le pluralisme au Mali ? » était le thème du premier panel conduit par Mahamane Hamèye Cissé.

Le rôle du journal dans l'accompagnement du processus démocratique, le fonctionnement des institutions, le rôle et la place des partis politiques, le financement des partis, l’exercice du pouvoir, les élections, la bonne gouvernance, la corruption… ont été les points les plus discutés par les panélistes Me Mamadou Gaoussaou Diarra, avocat à la Cour, Salif Berthé, ancien directeur de publication « des Echos », Hamidou Konaté, directeur de Jamana, et Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre et membre fondateur de « Les Echos ».

Devant une foule nombreuse, les conférenciers, sous la conduite de Mahamane H. Cissé, directeur de publication du « Scorpion », ont donné leurs avis sur les acquis de la démocratie dans notre pays près de 20 ans après la révolution du 26 mars 1991.

De l’avis des conférenciers, en 1989, au moment où Moussa Traoré, à la tête de l'OUA, se faisait le chantre des droits de l'Homme et de la liberté en Afrique alors que son peuple était mangé à la sauce des privations de toutes sortes, « les initiateurs des Echos ont pris le risque de lancer ce journal, mais dans le strict respect de la loi », a dit Soumeylou Boubèye Maïga selon qui, ils étaient considérés par les dirigeants de l’époque comme des aventuriers. Ce qui a été corroboré par le directeur général de Jamana qui a salué le dynamisme, le dévouement et la qualité du travail des équipes rédactionnelles qui se sont succédé.

Pour Me Mamadou Gaoussou Diarra, le choix du thème n'est pas fortuit et les acquis ne sont jamais définitifs. Il a déploré la situation actuelle en ces termes : « L ’enfant né le 26 mars 1991 a, à présent, 18 ans révolus. Désormais, il est en droit de pratiquer personnellement et directement sa citoyenneté. Mais, nous avons aujourd’hui une démocratie atypique » . Et d’ajouter que le montage constitutionnel est tel que, le constituant a entendu opérer un partage du pouvoir entre différentes institutions, de sorte que le pouvoir puisse arrêter le pouvoir. Malheureusement, dans la pratique, cette articulation est totalement faussée, poursuivra-t-il, flétrissant la sorte de système censitaire (il faut débourser des millions pour être candidat), ce qui exclut de la compétition politique les moins nantis alors même que leur contribution peut être de qualité.

Toutefois, à en croire les conférenciers, l'un des acquis irréversibles de mars 1991 est la liberté d'expression. Mais relativisant cette « chance », le doyen de la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash), le Pr. Salif Berthé, a indiqué que l’échec le plus patent est la crise de l’école, ce qui ne sera de nature à faciliter la relève.

« C'est un complot qui se trame sur le dos du peuple et il est du rôle de la société civile, des acteurs du Mouvement démocratique de mettre fin à cette trahison des idéaux du 26 mars » , a dit Daniel Tessougué qui a démontré que cet unanimisme autour d'un seul homme et l'absence de « vraie » majorité et d'une opposition responsables sont un danger pour les partis politiques et la démocratie.

De l’avis général, il y a aujourd'hui un révisionnisme qui s'installe pour endormir la conscience politique du peuple et que la mission de la presse et de la société civile doit être de réveiller cette conscience et de la cultiver. « La presse privée, à l'image des Echos, joue son rôle. Elle joue même le rôle de l'opposition politique aujourd'hui et c'est courageux, car même dans les pays développés, critiquer un gouvernant, c'est prendre des risques », a dit le modérateur Cissé.

Les conférenciers ont estimé que l’action gouvernementale ne consiste plus en une mise en pratique du programme du parti majoritaire, s’agissant d’un système majoritaire, mais plutôt d’actions opportunistes pour la bonne image et à l’arrivée tout le monde est responsable. « Tel n’est pourtant pas le choix constitutionnel », a tranché Me Diarra.

Idrissa Sako

[haut]

Acceuil


CRISE FINANCIERE

Opportunité et non menace pour le Mali

Pour des panélistes à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire « des Echos », la crise financière qui sévit à travers le monde, constitue un atout pour le Mali et non une menace .

La célébration samedi à Blonba du 20e anniversaire du journal les « Echos » a été marquée par des conférences-débats sur des sujets d’actualité. « Les conséquences de la crise financière sur le Mali » se sont invitées dans les débats. Pour le développer, il y avait 3 panélistes : Mark Ibrahim Traoré, l’honorable Mody Ndiaye et Jacques Tobo.

Commencée en 2000, la crise financière actuelle est la première grande crise que le monde connaît. A la différence de la crise de 1929, elle intègre l’économie. Et son ampleur est accentuée par la mondialisation et la globalisation. Pour les conférenciers, bien de pays pourront difficilement échapper à la crise. Ce qui fera dire à l’honorable député Mody Ndiaye que l’analyse ne doit pas porter sur le seul Mali, mais sur les autres pays.

Dans l’ensemble, les panélistes ont reconnu que le Mali court le risque d’être affecté dans la mesure où l’aide publique au développement peut diminuer, les différents projets de construction de mines peuvent également être entamés. « La crise économique qui va nous frapper est issue de la crise financière. Elle va nous frapper parce que nous sommes ouverts aux autres pays, nous avons des clients à l’extérieur de même que des fournisseurs. L’ampleur de la crise vient de la mondialisation », a précisé Mark Ibrahim Traoré.

Abondant dans le même sens, l’honorable Ndiaye a fait valoir que les vrais maux se trouvent au niveau de la crise économique. « C’est pourquoi des plans ont été revus afin que le Mali puisse atténuer les effets de la crise, il faut qu’il parvienne à booster son économie et à mettre en œuvre ses propres réformes adoptées avant le déclenchement de la crise ».

Pour Jacques Tobo, il urge, pour le Mali, de repenser son système économique et de développer des PME-PMI. Par ailleurs, des intervenants ont fustigé la mauvaise santé économique du pays qui, à leurs yeux, a été toujours au plus bas niveau avec une CMDT désastreuse, une Sotelma déficitaire, des chemins de fer au bord de la faillite.

D’aucuns pensent que la crise financière a toujours existé au Mali. « A peine, des familles mangent 3 fois par jour ». Une situation que le ministre Ousmane Sy attribue au fait que depuis 1968, le Mali a privilégié l’exportation à la valeur ajoutée, favorisé le financement extérieur à l’effort interne.

De même, le commerce a été préféré à l’industrie et le marché favorisé à l’Etat. Comme thérapie, le ministre Sy a proposé une réflexion approfondie sur toutes ces questions afin d’en tirer le maximum de leçons.

Malgré la récession, les panélistes ont assuré qu’il n’y a eu aucune fermeture d’entreprises dans notre pays liée à la crise économique. Optimistes, ils ont mis l’auditoire à l’aise en démontrant que la crise financière constitue beaucoup plus d’opportunités pour le Mali que de réelles menaces. « Je vois une opportunité. Mais il faut avoir la capacité de la saisir en arrêtant la commercialisation à outrance et en créant de la valeur ajoutée », a conseillé Mark Ibrahim Traoré. A cela s’ajoutent la communication au tour des réelles potentialités du pays, la collecte des épargnes, une meilleure organisation des entreprises car, aucun modèle économique ne peut résister au temps.

Mohamed Daou

 

[haut]

Acceuil


 

ANNIVERSAIRE

Le « balani » s’invite aux 20 ans « des Echos »

Vendredi après-midi à Ouolofobougou face au dispensaire Antoine, près du siège qui a vu naître « Les Echos », le groupe de balafoniste, « Bébé Balani » a ouvert le bal des festivités marquant le 20e anniversaire du 1er journal indépendant du Mali.

La cérémonie à laquelle a pris part la direction de la Coopérative culturelle multimédia Jamana était placée sous la haute présidence du président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré.

L’honorable Traoré, un compagnon de la Coopérative Jamana et acteur de premier plan du Mouvement démocratique, a salué l’effort de Jamana qui a été crée à la veille de l’avènement de la démocratie et qui a énormément contribué, selon lui, à l’éveil de la conscience du peuple malien. « Jamana, qui a eu à surmonter d’énormes obstacles dans son parcours, a beaucoup de mérite aujourd’hui », a-t-il ajouté.

A ses dires, la création « des Echos » en 1989, qui fut le premier organe indépendant au Mali, a favorisé la floraison des journaux qui sont aujourd’hui plus d’une cinquantaine. M. Traoré a souhaité bonne continuation à Jamana et l’a invité à persévérer sur le même chemin qu’à ses débuts et avec la même allure.

Le directeur de la Coopérative Jamana, Hamidou Konaté, a parlé de la symbolique du choix porté sur Ouolofobougou pour abriter la cérémonie de démarrage des festivités des 20 ans des Echos. Selon lui, « ce n’est pas fortuit, car c’est là-bas que Jamana a vu pour la première fois le jour ». Le directeur a rendu grâce à Dieu et aux habitants de Ouolofobougou qui a vu naître la Coopérative qui compte aujourd’hui 6 organes de presse dont « Les Echos », Sorofè, Jekabara… 10 radios disséminées à travers le Mali et de nombreuses librairies.

Le porte-parole des résidents de Ouolofobougou a remercié la Coopérative Jamana qui les a honorés en choisissant leur quartier comme cadre de lancement de la commémoration des 20 ans des Echos, « chose qui prouve que vous nous avez pas oubliés ».

« Bébé Balani » , avec ses trois danseurs en complicité avec le reste de son groupe, a tenu en haleine durant trois heures le personnel de Jamana qui était en grande partie composé de femmes. Tous ont dansé et vraiment mouillé le maillot au rythme du bon et chaud balani.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

[haut]

Acceuil


 

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Le rôle des juges et des journalistes clarifié

L’anniversaire des 20 ans du journal « Les Echos » a été marqué dimanche à l’hôtel Nord-Sud par une conférence-débats sur « Juges et journalistes : quels rôles dans la lutte contre la corruption ».

Riche en débats, la conférence a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités, de juges, journalistes, responsables de partis politiques, législateurs, enseignants et étudiants. Le thème a été exposé par deux éminents conférenciers et était très attendu par les participants.

Aux dires des conférenciers, le journaliste a un rôle très important dans la lutte contre la corruption. Selon Amadou Tidian Sy, journaliste et conférencier, « le journaliste est par essence la transparence. Son rôle dans la lutte contre la corruption est déterminant au moment où il diffuse des informations. Il joue un rôle de service public. De ce fait, il n’a pas droit à l’erreur et doit respecter sa déontologie. Il doit être à l’abri de la corruption ».

Selon Djibril Kané, juge, la corruption est un détournement de pouvoir dans le but d’en tirer profit. Elle se manifeste de plusieurs façons ; à savoir : la petite corruption et la grande corruption.

Très souvent, les journalistes et les juges sont exposés à ces formes de corruptions ont commenté les conférenciers qui ont poursuivi que c’est à eux de savoir faire la part des choses. Selon le juge, la protection de la justice est du rôle du juge et des journalistes, qui ne doivent pas en aucune manière céder au chantage, au trafic et au mensonge.

Le rôle de la presse est de maintenir son indépendance enfin de donner la bonne information. Pour y arriver, il faut mettre les journalistes dans de bonnes conditions et améliorer leurs outils de travail.

Pour certains participants, la corruption est le mal qu’il faut combattre à sa racine. Ibrahima Famakan Coulibaly, président de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO) a estimé que si la presse collabore très bien avec les magistrats, il est possible d’endiguer la corruption.

Sidiki Doumbia

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

"Je ne suis pas fou "

Prix:2500f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org