Les Echos du 13 Mars 2009
SITRAO
Au chevet des routes ouest-africaines
Développer des services et des moyens de transport, réduire la pauvreté par l’amélioration du système de transport rural, amener les opérateurs économiques à échanger avec les partenaires dans un cadre spécialisé… sont des objectifs du Salon international des transports en Afrique de l’Ouest (Sitrao).
La 1re édition du Salon international des transports en Afrique de l’Ouest (Sitrao) a ouvert ses portes le jeudi 12 mars 2009 au Centre international des conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du président de la République Amadou Toumani Touré.
Pendant quatre jours, Bamako sera le pôle du transport sous-régional où les professionnels et partenaires du transport vont se concerter pour le développement de ce secteur vital pour l’économie d’un pays, car contribuant au désenclavement, gage du développement.
Initié par le ministère de l’Equipement et des Transports et parrainé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), le Sitrao a pour objet d’ouvrir le débat sur la problématique des transports dans la zone ouest-africaine afin favoriser des échanges sur une plate-forme. Il s’agit, à partir de Mali, un pays continental et désenclavé, de finaliser une politique en matière de gestion de la problématique des transports.
L’incontournable entretien
« Le Mali est un lieu indiqué pour mesurer les besoins et les enjeux liés au transport dans la sous-région » , a justifié le président de la République, notant que dans l’espace Uémoa il existe serte de nombreux cadres d’échange sur divers sujets entre les professionnels et différents secteurs.
Mais le Sitrao, à travers l’organisation des ateliers thématiques comme « le financement des infrastructures et équipements de transport », « les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic) et les transports », met un accent particulier sur le caractère transversal du secteur du transport.
Le chef de l’Etat a attiré l’attention des usagers des routes de l’Uémoa sur le respect scrupuleux des normes en matière de pesage. « La route coûte cher, son entretien aussi. Il est donc impératif d’observer le poids autorisé à l’essieu », a-t-il rappelé.
En écho au président de la République, le ministre le l’Equipement et des Transports, Hamed Diané Séméga, tout comme le commissaire de l’Uémoa chargé de l’aménagement du territoire et des infrastructures de transport et du tourisme, Ibrahim Tamponné, a invité les participants à mener des réflexions visant à bannir les pratiques anormales sur les axes routiers.
A noter que la cérémonie d’ouverture du Sitrao a enregistré la présence des ministres des Transports de la Guinée et du Burkina Faso.
Amadou Waïgalo
SITRAO
Pour préserver nos routes
Du président ATT, au ministre Hamed Diané Séméga en passant par le représentant du président de la Commission de l’Uémoa, tous ont fait allusion dans leur intervention à l’entretien des réseaux routiers.
Selon eux, il ne s’agit pas de construire des infrastructures de transport et ignorer de prendre des dispositions pour les préserver.
M. Tamponné a expliqué que les objectifs du Salon cadrent parfaitement avec la vision de l’Uémoa en termes de stratégie de développement des transports. Un des objectifs majeurs de l’Uémoa porte sur l’entretien, la réhabilitation et l’aménagement des infrastructures de transport.
Selon lui, la surcharge des camions contribue aux dégradations de nos routes. « Les études ont montré que 90 % des gros porteurs sont coupables de cette pratique dangereuse », a-t-il regretté.
Il a révélé que face à la recrudescence de l’insécurité routière et la corruption, l’Union a mis en place un outil de contrôle des pratiques dangereuses et anormales sur ses routes.
Amadou Waïgalo
Acceuil
DEBATS
Faut-il vouer aux gémonies « l’Initiative riz » ?
« L’Initiative riz » est un projet du Premier ministre, Modibo Sidibé. Il a été lancé, juste avant le début de la saison des pluies. Déjà, en début de récoltes, le ministre de l’Agriculture, Tiémoko Sangaré déclarait qu’elle était une réussite, puisqu’elle tablait sur un million de tonnes de riz.
La question a mobilisé toute la nation. Ceux qui n’aiment pas Modibo Sidibé ont pris en grippe l’Initiative, oubliant qu’il a pour objectif de bénéficier à toute la nation. C’est connu, le Mali, rien qu’à l’Office du Niger, dispose de plus d’un million d’hectares irrigables par gravitation. Or, à ce jour, c’est à peine si nous exploitons les 30 %.
Dans l’Initiative, il y a deux challenges. Au niveau d’abord de la philosophie. Au-delà des contingences factuelles, « l’Initiative riz » a permis à la nation de se mobiliser autour de l’agriculture, de réfléchir sur comment faire réellement que l’agriculture soit le moteur de notre développement. Tout le Mali a subitement pris conscience que l’agriculture est à la fois créatrice d’emplois, de valeurs ajoutées, d’autonomie, de richesse.
En cela, nous avons déjà les bénéfices, car Modibo Sidibé ou pas, cet esprit a germé, cette conviction qui s’est concrétisée par le retour des jeunes dans les champs est devenue une réalité, une victoire, une réussite. Et puis, franchement, quelle importance que la récolte soit d’une tonne ou de trois millions, à partir du moment où l’on a réussi à développer un concept, à mobiliser tout une nation autour d’un idéal de développement, qui, par définition et par essence, va au-delà d’une campagne saisonnière ?
Ensuite, au niveau des résultats. Pour cette année, en dépit des prises de position, des analyses, nous n’avons eu aucun chiffre, aucun spécialiste, aucun producteur démentir publiquement les chiffres avancés par le département. Que ceux qui ont des chiffres ou des arguments techniques les avancent ! Le débat sera plus riche et dépassera la personne du Premier ministre, car s’il a été l’instigateur, la cheville ouvrière, celui qui a tout mis en musique, il n’est pas celui qui récoltera les fruits !
L’autre paramètre dont on parle peu, ce sont nos opérateurs économiques. Il existe une « vraie mafia du riz » qui sévit aux bords de nos champs, et qui, tablant sur une saison dure, à l’image de 2008, a stocké. Les magasins de Bamako et de Niono de ces opérateurs économiques sont pleins.
Au Mali, ce qu’il faut déplorer surtout, c’est le manque de maîtrise de la politique des prix. Aucun gouvernement n’a jamais pu maîtriser les prix des denrées. Prenez par exemple la viande. Notre pays est cité comme un grand producteur de viande, mais le kilo nous coûte les yeux de la tête.
Le dernier aspect concerne la politique politicienne. Ce n’est un secret pour personne, les Hamed Diane Séméga et autres Hamed Sow n’aiment pas le Premier ministre Modibo Sidibé. Ils oublient, surtout pour Séméga qui se dit ami d’ATT, qu’aider Modibo, c’est d’abord aider ATT, si cette amitié était sincère. Dans tous les cas, nous vous promettons des révélations sur tout ce qui se passe si cela perdure.
Mais, pour revenir à « l’Initiative riz », ma conviction est qu’elle a réussi. En entendant, qu’à visage découvert, quelqu’un le démente.
Amadou Siriki Traoré
(Djikoroni Dontèmè II)
Acceuil
MISSABOUGOU
Quatre jeunes se noient dans le fleuve
Le dimanche 8 mars 2009 aux environs de 18 h une pirogue avec à son bord un groupe de 8 jeunes a chaviré. Quatre jeunes ont trouvé la mort par noyade. Le piroguier serait le responsable de la tragédie.
Les 8 jeunes avaient campé sur les berges du fleuve Niger à Missabougou. Aux environs de 18 h, ils ont décidé de traverser le fleuve à bord d’une petite pirogue qui, normalement, ne peut contenir que 3 personnes.
Malheureusement, la pirogue a chaviré au milieu du fleuve. Le piroguier s’est enfui, abandonnant le groupe de jeunes à son triste sort. C’était le sauve-qui-peut.
Quatre jeunes (3 garçons et une fille) ont eu la vie sauve. Les corps des victimes ont été retrouvés par le commissariat de police du 12e arrondissement.
Selon l’inspecteur Yoro Traoré, le chef de la brigade de recherche de ce commissariat, les deux premiers corps (deux enseignants) ont été retrouvés le lundi 9 mars aux environ de 11 h. Ceux des 3e et 4e (un enseignant et une employée de commerce) n’ont été repêchés que le mardi.
Les corps des défunts ont été remis à leurs parents qui selon la tradition, les ont enterrés sur la berge du fleuve.
Pour l’inspecteur, le piroguier, dont l’identité n’est pas encore connue et qui est jusque-là introuvable, est le responsable du drame. « Une embarcation qui ne peut contenir que 3 personnes, si vous prenez le risque de faire traverser 9 personnes ensemble, vous êtes directement coupable. On est à sa recherche ».
Sidiki Doumbia
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